TD3 Methodes Directes
TD3 Methodes Directes
Cette feuille est très largement extraite des feuilles de TD proposées par Guillaume Legendre (jusqu’en
2024), disponibles ici : [Link]
Exercice 1. Résoudre par la méthode d’élimination de Gauss, en donnant l’expression de toutes les
matrices et de tous les seconds membres intermédiaires, le système linéaire s’écrivant matriciellement Ax =
b, avec
2 →1 4 0 8
4 →1 5 1 16
A= et b = .
→2 2 →2 3 3
0 3 →9 4 3
Répondre à la même question avec
5 2 1 1
A = 5 →6 2 et b = 2 .
→4 2 1 3
1. Est-il possible d’utiliser la méthode d’élimination de Gauss sans échange pour la résolution de ce
système ?
2. Trouver des matrices de permutation P et Q telles que l’on puisse réaliser l’élimination sur la matrice
P AQ. Comment est transformé le système linéaire initial ?
Exercice 4. Donner une formulation matricielle (c’est-à-dire en termes d’un produit de matrices de
transformations élémentaires) de la réduction à la forme échelonnée de la matrice rectangulaire
1 1 3 0 0 2
4 6 5 2 2 0
A=
4 2 4 1 3 4
2 2 0 3 3 8
1. En utilisant la méthode d’élimination de Gauss–Jordan, mettre le système sous une forme échelonnée
réduite équivalente.
2. Préciser le rang et la dimension du noyau de la matrice obtenue et en déduire ceux de A.
3. Déterminer des bases de l’image et du noyau de la matrice A.
4. Quelle(s) condition(s) doit vérifier le vecteur colonne b pour que le système possède une solution ?
u1 = a1 , li = di
ui→1 , ui = ai → li ci→1 , 2 ↔ i ↔ n.
3. Obtenir les formules découlant de l’utilisation de cette factorisation pour la résolution du système
linéaire s’écrivant matriciellement Ax = b, la matrice colonne b de Mn,1 (R) étant donnée.
4. Déterminer le nombre d’opérations nécessaires pour la résolution de ce système.
Le but de cet exercice est de montrer qu’une telle matrice est inversible et admet une factorisation LU.
1. Montrer, en raisonnant par l’absurde, qu’une matrice carrée d’ordre n à diagonale strictement do-
minante par lignes est inversible.
2. Soit A une matrice carrée d’ordre n inversible. Montrer que A admet une factorisation LU si et
seulement si A↓ admet une factorisation LU.
3. Soit A une matrice carrée d’ordre n, que l’on suppose pouvoir partitionner en blocs de la manière
suivante : ( )
a W↓
A= ,
V A1
où a = a11 est un réel non nul, V et W sont des matrice colonnes de Mn→1,1 (R) et A1 est une
matrice d’ordre n → 1. En e"ectuant des produits par blocs, vérifier que
( )( )( )
1 0↓ 1 0↓ a W↓ 1
A= 1 , avec B = A1 → V W ↓,
aV In→1 0 B 0 In→1 a
n→1
'
|(A1 )ij | < |(A1 )jj | → |wj |, 1 ↔ j ↔ n → 1,
i=1,i↑=j
n→1 n→1
' ' |wj | n→1
'
|bij | ↔ |(A1 )ij | + |vi |, 1 ↔ j ↔ n → 1.
i=1,i↑=j i=1,i↑=j
|a| i=1,i↑=j
Par ailleurs, on dit qu’une matrice A réelle symétrique d’ordre n admet une factorisation de Cholesky s’il
existe une matrice triangulaire inférieure inversible B à diagonale strictement positive telle que
A = BB ↓ .
1. Montrer que si la matrice réelle A est symétrique définie positive alors A est inversible.
2. Montrer que si la matrice réelle A admet une factorisation de Cholesky alors A est une matrice
symétrique définie positive.
3. Montrer que si la matrice réelle A admet une factorisation de Cholesky alors A admet une factorisa-
tion LDL↓ . En déduire que si A admet une factorisation de Cholesky, cette factorisation est unique
dès lors que les coe!cients diagonaux de B sont strictement positifs.
Dans toute la suite, on suppose que A est une matrice symétrique d’ordre n définie positive.
4. Dans cette question, on veut prouver que A admet une factorisation de Cholesky par un raisonnement
par récurrence.
(a) Pour n strictement plus grand que 1, écrire la matrice A sous la forme
( )
An→1 V
A= ,
V ↓ ann
où V est une matrice colonne de Mn,1 (R), ann est un réel et An→1 est une matrice symétrique
d’ordre n → 1. Montrer que la matrice An→1 est définie positive.
(b) On suppose que An→1 admet une décomposition de Cholesky, c’est-à-dire qu’il existe une matrice
triangulaire inférieure à diagonale strictement positive Bn→1 telle que An→1 = Bn→1 Bn→1 ↓ .
Montrer que l’on peut déterminer de manière unique M de Mn,1 (R) et b de R, b > 0, tels que
( )
Bn→1 0
B=
M↓ b
et A = BB ↓ .
(c) En déduire que A admet une factorisation de Cholesky.
5. Écrire l’algorithme permettant de calculer les coe!cients de la matrice B.
6. Comparer le nombre d’opérations nécessaires à la résolution d’un système linéaire à matrice sy-
métrique définie positive par la méthode de Cholesky avec celui de la méthode d’élimination de
Gauss.
7. Application : déterminer la factorisation de Cholesky des matrices suivantes :
1 0 3 2 1 2 3 4 1 →1 3 1
0 4 2 0 2 5 1 10 →1 5 →7 →4
(a) A =
, (b) A = , (c) A =
.
3 2 11 7
3 1 35 5
3 →7 14 4
2 0 7 21 4 10 5 45 1 →4 4 8
4
Exercice 12. On considère la matrice
ω 1 2
A = 1 3 1
2 1 3
d’un système linéaire, avec ω un réel.
1. Déterminer pour quelles valeurs du paramètre ω la matrice A est symétrique définie positive.
2. On suppose tout d’abord que ω = 0. On veut résoudre le système matriciel Ax = b par une méthode
directe. Quelle factorisation de la matrice A peut-on envisager dans ce cas ?
3. On suppose maintenant que ω = 2.
(a) Vérifier que la matrice A est définie positive et en calculer la factorisation de Cholesky.
* +↓
(b) En supposant que b = 1 1 1 , résoudre le système linéaire en utilisant la factorisation
calculée à la question précédente.
A↓ A = R↓ R.
2. En déduire qu’il existe une matrice orthogonale Q, c’est-à-dire vérifiant Q↓ Q = QQ↓ = In , telle
que
A = QR.