0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues14 pages

Cours 1 Ntro

Le document présente une introduction aux applications de télécommunications, en se concentrant sur le spectre électromagnétique, sa définition, son historique et ses caractéristiques. Il décrit également les télécommunications, leur définition, leur historique et les évolutions technologiques majeures qui ont marqué leur développement. Enfin, il souligne l'importance des différentes longueurs d'onde et fréquences dans les applications de télécommunications.

Transféré par

nourelhouda.habibes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues14 pages

Cours 1 Ntro

Le document présente une introduction aux applications de télécommunications, en se concentrant sur le spectre électromagnétique, sa définition, son historique et ses caractéristiques. Il décrit également les télécommunications, leur définition, leur historique et les évolutions technologiques majeures qui ont marqué leur développement. Enfin, il souligne l'importance des différentes longueurs d'onde et fréquences dans les applications de télécommunications.

Transféré par

nourelhouda.habibes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique & Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique


Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

Chapitre I : Introduction aux applications de télécommunications


Spectre électromagnétique et télécommunications

1- Spectre électromagnétique
1.1- Définition

Le spectre électromagnétique est la description de l'ensemble des rayonnements électromagnétiques


classés par fréquence, longueur d'onde ou énergie. Le spectre électromagnétique s'étend théoriquement de
zéro à l'infini en fréquence (ou en longueur d'onde), de façon continue. Pour des raisons tant historiques que
physiques, on le divise en plusieurs grandes classes de rayonnement, qui s'étudient par des moyens particuliers
à chacune d'entre elles.

La spectroscopie ou la spectrométrie est l'étude expérimentale des spectres électromagnétiques par des
procédés techniques tels que l’observation et la prise de mesure en faisant la décomposition des radiations
spectrales en ondes monochromatiques (en une seule longueur d’onde) [1] .

1.2- Historique

Si on parle un peu de l’historique du spectre électromagnétique, on peut dire que jusqu’à la fin du
18ème siècle, la seule partie du spectre électromagnétique qui était connue était le spectre visible ou spectre
optique (la partie du spectre électromagnétique visible par l’humain). Si le phénomène d'arc-en-ciel était connu
des premiers humains, ce n'est qu'au 17ème siècle que Isaac newton a mis en évidence le fait que la lumière
blanche peut être décomposée en diverses couleurs et ceci exactement en 1671 qu’il a démontré que la lumière
blanche est un mélange hétérogène de rayons différemment réfrangibles . En 1800 William Herschel
découvre de façon plutôt fortuite l'existence d'une radiation lumineuse non-visible, le rayonnement infrarouge.
L'année suivante, le physicien allemand Johann Wilhelm Ritter prolonge le spectre électromagnétique connu
du côté des courtes longueurs d'onde en mettant en évidence l'existence du rayonnement ultraviolet.
L'interprétation de la lumière comme la propagation d'une onde électromagnétique est due à James Clerk
Maxwell dans les années 1860, qui prédit également l'existence d'ondes électromagnétiques de toutes les
fréquences possibles, se déplaçant toutes dans le vide à la vitesse de la lumière .

Les travaux du physicien Heinrich Hertz permettent la découverte en 1886 des ondes hertziennes,
dites aussi ondes radio, qui étendent encore le spectre électromagnétique en de çà de l'infrarouge dans le
domaine des basses fréquences ou des grandes longueur d'onde. Les expériences
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

sur les tubes électroniques permettent à Wilhelm Röntgen de mettre en évidence l'existence d'un
nouveau type de rayonnement, de plus courte longueur d'onde que l'ultraviolet, les rayons X. La dernière
portion du spectre électromagnétique, les rayons gamma, commence à être explorée au début du 20ème siècle
avec les travaux de Paul Villard et William Henry Bragg.[2]

1.3- Caractéristiques du spectre électromagnétique

Le spectre électromagnétique est principalement caractérisé par une onde de même nature physique,
c'est-à-dire électromagnétique qui se comporte elle aussi à la fois d’un champ électrique et un champ
magnétique oscillant à la même fréquence. Ces deux champs, perpendiculaires l’un par rapport à l’autre se
propagent dans un milieu selon une direction orthogonale (figure ci-dessous). La propagation de ces ondes
s’effectue à une vitesse qui dépend du milieu considéré. Dans le vide, la vitesse de propagation est égale à
3.108 m/s.

Une onde électromagnétique est caractérisée par plusieurs grandeurs physiques :

- La période (T) : elle représente le temps nécessaire pour que l’onde effectue un cycle son unité est la
seconde.

-La fréquence (f) : inverse de la période, elle traduit le nombre de cycles par unité de temps, elle s’exprime
en Hertz (Hz) – un Hz équivaut à une oscillation par seconde
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

– La longueur d’onde (λ) : elle exprime le caractère oscillatoire périodique de l’onde dans l’espace ,c’est la
longueur parcourue par l’onde pendant une période T dans l’espace (figure ci-dessus) donc la distance
séparant deux crêtes successives. Nous avons donc la relation suivante :

𝜆 = 𝑐 𝑇 ou encore 𝜆 = 𝑐/𝑓 car 𝑓 = 1/𝑇 . Par conséquent, plus la longueur d’onde est petite, plus la
fréquence est élevée, et réciproquement. Les échanges d’énergie portée par le rayonnement
électromagnétique ne se font pas de manière continue, mais de façon discrète, sous forme de paquets
d’énergie, véhiculés par des corpuscules élémentaires immatériels connus sous le nom photons.

La relation suivante exprime la quantité d’énergie (E) associée à un photon en fonction de la fréquence de
l’onde : E = ℎ 𝑓 ou 𝒉 est la constante de Planck (6,625.10-34 J.s). Ainsi, les rayonnements
électromagnétiques de courte longueur d’onde ou de fréquence élevée véhiculent davantage d’énergie que
les rayonnements de grande longueur d’onde (basse fréquence).

Le spectre électromagnétique représente la répartition des ondes électromagnétiques en fonction de leur


longueur d’onde, de leur fréquence ou bien encore de leur énergie (figure ci dessous). En partant des ondes
les plus énergétiques, on distingue successivement :

 Les rayons gamma (ɤ) : ils sont dus aux radiations émises par les éléments radioactifs. Très énergétiques,
ils traversent facilement la matière et sont très dangereux pour les cellules vivantes. Leurs longueurs d’onde
s’étendent d’un centième de milliardième (10-14 m ou 0,01pm) à un milliardième (10-12 m ou 1 pm) de
millimètre.

 Les rayons X : rayonnements très énergétiques traversant plus ou moins facilement les corps matériels et
un peu moins nocifs que les rayons gamma, ils sont utilisés notamment en médecine pour les radiographies,
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

dans l’industrie (contrôle des bagages dans le transport aérien), et dans la recherche pour l’étude de la
matière (rayonnement synchrotron). Les rayons X ont des longueurs d’onde comprises entre un milliardième
(10-12 m ou 1 pm) et un cent millième (10-8 m ou 10 nm) de millimètre.

 Les ultraviolets : rayonnements qui restent assez énergétiques, ils sont nocifs pour la peau. Heureusement
pour nous, une grande part des ultraviolets est stoppée par l’ozone atmosphérique qui sert de bouclier
protecteur des cellules. Leurs longueurs d’onde s’échelonnent d’un cent millième (10-8 m ou 10 nm) à
quatre dixièmes de millième (4.10-7 m ou 0,4 µm) de millimètre.

 Le domaine visible : correspond à la partie très étroite du spectre électromagnétique perceptible par notre
œil. C’est dans le domaine visible que le rayonnement solaire atteint son maximum (0,5 μm) et c’est
également dans cette portion du spectre que l’on peut distinguer les 7 couleurs de l’arc en ciel (violet-indigo-
bleu-vert-jaune-orange-rouge). Il s’étend de quatre dixièmes de millième (4.10-7 m ou 0,4 µm) – lumière
violette – à huit dixièmes de millième (8.10-7 m ou 0,8 µm) de millimètre – lumière rouge.

 L’infrarouge : rayonnement émis par tous les corps dont la température est supérieure au zéro absolu (-
273°C). En télédétection, on utilise certaines bandes spectrales de l’infrarouge pour mesurer la température
des surfaces terrestres et océaniques, ainsi que celle des nuages. La gamme des infrarouges couvre les
longueurs d’onde allant de huit dixièmes de millième de millimètre (8.10-7 m ou 0,8 µm) à un millimètre
(10-3 m ou 1 mm).

 Les ondes radar ou hyperfréquences : Cette région du spectre est utilisée pour mesurer le rayonnement
émis par la surface terrestre et s’apparente dans ce cas à la télédétection dans l’infrarouge thermique, mais
également par les capteurs actifs comme les systèmes radar. Un capteur radar émet son propre rayonnement
électromagnétique et en analysant le signal rétrodiffusé, il permet de localiser et d’identifier les objets, et de
calculer leur vitesse de déplacement s’ils sont en mouvement. Et ceci, quelle que soit la couverture
nuageuse, de jour comme de nuit. Le domaine des hyperfréquences s’étend des longueurs d’onde de l’ordre
du centimètre jusqu’au mètre.

 Les ondes radio : Ce domaine de longueurs d’onde est le plus vaste du spectre électromagnétique et
concerne les ondes qui ont les plus basses fréquences. Il s’étend des longueurs d’onde de quelques cm à
plusieurs km. Relativement faciles à émettre et à recevoir, les ondes radio sont utilisées pour la transmission
de l’information (radio, télévision et téléphone). La bande FM des postes de radio correspond à des
longueurs d’onde de l’ordre du mètre. Celles utilisées pour les téléphones cellulaires sont de l’ordre de 10
cm environ.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

2- Télécommunications

2.1 Définition

Le mot télécommunications vient du préfixe grec tele- (τηλε-), signifiant loin, et du latin
communicare, signifiant partager. Le mot télécommunication a été utilisé pour la première fois en 1904 par
Édouard Estaunié, ingénieur aux Postes et Télégraphes, directeur de 1901 à 1910 de l'école professionnelle
des Postes et Télégraphes (ancêtre de l'École nationale supérieure des télécommunications, devenue Télécom
ParisTech), dans son Traité pratique de télécommunication électrique, pour désigner les multiples réseaux
créés tout au long du 19ème siècle pour assurer la diffusion des signaux écrits et sonores. Les
télécommunications (abrév.. télécoms), sont considérées comme des technologies et techniques appliquées et
non comme une science.

On entend par télécommunications toute transmission, émission et réception à distance, de signes, de


signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toutes natures, par fil électrique, radioélectricité,
liaison optique, ou autres systèmes électromagnétiques [3]

2.2- Historique

Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à vue, permettent de
communiquer à courte distance. Le besoin de communiquer à plus grande distance dans les sociétés humaines
organisées a amené très vite à développer des télécommunications primitives: tambours, signaux de fumée,
langage sifflé, etc.

Certains de ces types de communications, comme les pavillons, sémaphores ou héliographes sont
encore utilisés dans la marine, même si cet usage est devenu marginal. Bien que la communication par signaux
optiques entre des points hauts soit très ancienne, on doit à l'ingénieur Claude Chappe la création à partir de
1794 du premier réseau simple et efficace de transmission optique de messages. Ce réseau qu'il a nommé «
télégraphe » fut développé sur les grands axes français et resta en service jusqu'en 1848.

1837 : Samuel Morse : système de transmission de lettres de l’alphabet ou ce qu’on appelle le


Télégraphe : Codage des lettres par points et traits de longueurs différentes (correspondant à des durées
différentes) en optimisant le temps de transmission qui donne la fondation de base de la Théorie de
l’Information
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

1864 : Equations de Maxwell: prédiction de l’existence d’ondes radio 1865 : 1ère conférence de
l’Union Télégraphique Internationale qui fait progresser le développement des télécommunications sur le plan
international

1870 : transmissions télégraphiques à longue distance (plusieurs milliers de km) 1874 : Invention du
multiplexage temporel par Baudot

1876 : Graham Bell : brevet de système électrique de transmission du son connu sous le nom
Téléphone

1887 : Hertz : démonstration de l’existence des ondes radios

1891 : Premier commutateur téléphonique

1894 : Lodge : communications sans fils (sur 150m)

1901 : Marconi/Popov : Radio, transmission d’ondes radio longues distances

1902 : première liaison radio point-à-point (US) : télégraphie sans fil 1906 : Fessenden : première
transmission radio AM

1907 : Invention de la Triode : amplification analogique ce qui fait la téléphonie à longue distance

1928 : Nyquist : Théorie de l’échantillonnage

1936 : Reeves : Pulse Code Modulation (PCM) est la naissance des transmissions numériques

1940 : techniques d’étalement de spectres (pour cryptage)

1947 : Union Internationale des Télécommunications (UIT) et la réglementation des


télécommunications internationales

1948 : Invention du transistor qui favorise développement de l’électronique des télécoms

1948 : Shannon : Théorie de la capacité du canal 1958 : premier satellite de communications (SCORE,
orbite basse),

1962 : premier cable 1.544 Mbits/s (USA, Bell) 1965 : premier satellite géostationnaire de
télécommunications (INTELSAT)

1966 : les premières fibres optiques à faibles pertes et le début des hauts débits numériques
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

1970 : Autocommutateurs numériques (CNET)

1980 : MINITEL 1981 : NMT/AMPS : téléphones mobiles de 1ère génération (analogiques)

1988: RNIS : Réseau Numérique à Intégration de Services (Numéris de France Télécom)

1991 : GSM/IS-54 : téléphones mobiles de 2ème génération (numériques) , Généralisation des


réseaux numériques , Développement rapide d’Internet (World Wide Web en 1991) , Apparition de
la téléphonie mobile 2G (GSM) : appels vocaux numériques et SMS, Début de la fibre optique pour
les réseaux longue distance.

2000 : Explosion d’Internet haut débit (ADSL, câble ), Apparition de la 3G : accès Internet mobile, e-
mails, visiophonie , Développement du Wi-Fi , Convergence télécom–informatique–multimédia (voix,
données, vidéo).

2010 : Déploiement de la 4G / LTE : Internet mobile rapide, streaming, réseaux sociaux


,Généralisation des smartphones ,Essor du cloud, des applications mobiles et de la visioconférence ,Début
de l’Internet des objets (IoT).

2020 a Aujourd’hui :Déploiement de la 5G : très haut débit, faible latence ,Développement de


l’intelligence artificielle dans les réseaux , Télécommunications par satellites modernes (Internet par
satellite) ,Expansion des objets connectés, villes intelligentes et télétravail

2.3- Classification des systèmes des télécommunications[5]

2-3-1 Synoptique : Le synoptique d’une chaîne de transmission en télécommunication pourrait être


celui schématisé sur la Figure suivante :
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

La figure ci-dessu represente Synoptique d'une chaîne de transmission, avec représentation "poétique"
du bruit.

La chaine de télécommunication est formée principalement de :

1. Le canal (ligne, câble coaxial, guide d’onde, fibre optique, lumière infra-rouge, canal hertzien, etc.)
2. L’émetteur, qui a comme fonction de fournir un signal (représentant le message) adapte au canal.

3. Le récepteur dont la fonction est de reconstituer le message après observation du signal présent sur
le canal.

2-3-2 Nature des transmissions

La transmission des informations sur un support peut être analogique ou numérique selon que le signal
transporté varie de manière continue ou discrète dans le temps, et que son espace de valeurs est infini
ou non. Un signal de parole peut moduler de manière analogique l’amplitude ou la fréquence d’une
onde porteuse avec des variations dans le temps qui sont continues. On parle de transmission
analogique.

Une suite de données binaires permet de construire un signal qui prend, par exemple, deux valeurs 0
et 1, et qui varie dans le temps à des intervalles de temps réguliers kT où k est un entier. On parle de
transmission numérique

2-3-3 Les supports de transmission [6]

A/ La paire torsadée

Une paire torsadée non blindée est composée de deux conducteurs en cuivre, isolés l’un de l’autre et
enroulés de façon hélicoïdale autour de l’axe de symétrie longitudinal. Cet enroulement permet de
réduire les conséquences des inductions électromagnétiques parasites provenant de l’environnement.

B/ Les câbles coaxiaux

Pour éviter les perturbations dues aux bruits externes, on utilise souvent deux conducteurs cylindriques
de même axe, séparés par un isolant, et qui forment un ensemble appelé câble coaxial. L’atténuation
varie de 2 à 18dB/km suivant le type de câble et les fréquences utilisées. Le câble coaxial présente de
meilleures caractéristiques que le câble à paire torsadée. Il offre en outre un bon compromis entre la
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

largeur de bande passante qu’il présente et la protection contre les rayonnements électromagnétiques
parasites.

C/ La fibre optique

Une fibre optique est constituée d’un fil de verre très fin (quelques micromètres) à base de silice qui
constitue le coeur dans lequel se propage la lumière, d’une gaine en silice dopée et d’un revêtement de
protection en polymère. Une impulsion lumineuse représente l’information binaire 1 tandis que
l’absence de lumière représente l’information binaire 0. Les avantages de la fibre optique sont
nombreux. Le diamètre extérieur est de l’ordre de 0,1 mm et son poids de quelques grammes au
kilomètre, rendant son utilisation facile. La largeur de bande passante utilisable est de 15THz, qui
permet le multiplexage sur un même support de très nombreux canaux de télévision, de téléphone. La
faible atténuation des fibres conduit à un espacement plus important des points d’amplification du
signal transmis. Les meilleures fibres optiques présentent une atténuation de 0,22 dB/km. De plus,
l’insensibilité des fibres aux parasites électromagnétiques constitue un avantage particulier pour la
transmission de données, dans la mesure où elle leur permet de supporter sans difficulté la proximité
d’émetteurs radioélectriques. L’inconvénient des fibres optiques tient aux coûts.

D/ L’éther

L’utilisation des ondes électromagnétiques permet la transmission de signaux sur un support


immatériel, désigné par le terme d’éther, qui peut-être l’atmosphère ou le vide. Elle est pratiquement
indispensable dans le cas de liaisons très longues distances. De plus, l’absence de support matériel
permet d’apporter une certaine souplesse et convient bien aux applications ponctuelles. Ce type de
transmission comprend principalement les faisceaux hertziens, les rayons infrarouges et les rayons
laser.

2-3-4 Méthodes de transmission[7]

A/Types de transmission :

Simplex : communication dans une seule direction (ex : télécommande)

Half-duplex: communication possible dans les 2 sens, mais pas simultanément (partage d’un même
canal.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

Full-duplex : communication dans les 2 sens simultanément, par séparation ducanal de transmission .

B/Méthodes de Duplex :

1-Fréquentiel (FDD) :(Frequency-Division Duplexing ) désigne une méthode de duplexage dans le


domaine des télécommunications sans fil et sur certains réseaux câblés. émission sur des bandes de
fréquences différentes (ex : GSM sur canaux montant et descendant)

2-Temporel (TDD) : ( Time-Division Duplex) est une technique permettant à un canal de


télécommunication utilisant une même ressource de transmission (un canal radio par exemple), de
multiplexer dans le temps l'émission et la réception. Cette technique présente un avantage certain dans
le cas où les débits d'émission et de réception sont variables et asymétriques émission sur le même
canal fréquentiel, à des instants successifs (slots). Utilisation récente pour applis wireless indoor sur
zone très petite (temps de propagation faibles)

C/Méthodes d’accès multiple[8] :

TDMA :( Time Division Multiple Access ou accès multiple à répartition dans le temps est une
technique de contrôle d'accès au support permettant de transmettre plusieurs flux de trafic sur un seul
canal ou une seule bande de fréquenceles utilisateurs se partagent des intervalles de temps réguliers
pour transmettre (ex : GSM)

FDMA (Frequency Division Multiple Access ou l’accès multiple par répartition en fréquence est
une technique de contrôle d'accès au support utilisée en téléphonie mobile. Il s'agit d'un découpage en
bandes de fréquences de manière à attribuer dynamiquement une partie du spectre à chaque utilisateur
les utilisateurs se partagent la bande de fréquence

CDMA (Code Division Multiple Access ou accès multiple par répartition en code est un système
de codage des transmissions, utilisant la technique d'étalement de spectre. Il permet à plusieurs liaisons
numériques d'utiliser simultanément la même fréquence porteuse

SDMA : Spatial Division Multiple Access ou accès multiple par répartition spatiale est l’utilisation
d’antennes multiples et polarisations différentes attribuées aux utilisateurs.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

2-3-5 Les services de Télécommunications

Les services de télécommunication se distinguent selon

- le type d'information transmise (parole, images ou données)

- le nombre des partenaires impliqués dans la communication

- le mode de communication, qui précise le rôle des divers partenaires (unilatéral, bilatéral, conférence
à plusieurs).

2-4 Le marché des télécommunications : état actuel et tendances futures[9,10]

La croissance des mobiles reste toujours aussi forte avec 6,6 milliards d’abonnés dans le monde en
2013 et des prévisions à plus de 8 milliards fin 2018 .

L’IDATE, partenaire analyste du LTE World Summit 2014 qui s’est tenue du 23 au 25 juin 2014 à
Amsterdam, rend publics les résultats de son étude publiée dans le cadre de son suivi « Telecom Players
& Markets ». Après le creux de 2009 et une croissance timide en 2010, le marché mondial a retrouvé
depuis 2011 le chemin d’une croissance modérée. En 2013, elle s’établit à 2.4%. « Globalement, nous
observons que les services télécoms évoluent désormais moins vite que l’économie générale » souligne
Didier Pouillot, Directeur de la Business Unit Stratégie Télécoms. En phase de reprise, les marchés
télécoms des pays avancés redémarrent lentement tandis que les économies en développement profitent
toujours d’une forte dynamique en volume. Ce phénomène est l’illustration d’une industrie mature
poussée par la démographie plus que par l’économie. Ainsi, en Afrique/Moyen-Orient, la chute du PIB
régional en 2009 (-6%) et son rebond en 2010 (+16%) n’ont eu que peu d’effets sur la croissance des
services télécoms qui est restée très élevée, respectivement à +8% et +9% pour les deux années.

 Les revenus des services télécoms

Selon l'IDATE, les revenus mondiaux des services télécoms vont passer de 1 186 milliards EUR en
2013 à 1 341 milliards EUR en 2018, soit une progression annuelle moyenne de 2.5%.

• Les revenus des services mobiles progresseront de 17% entre 2013 et 2018 (+3% par an en moyenne),
pour atteindre 826 milliards EUR en 2018.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

• Les revenus associés à la transmission de données et à Internet progresseront plus fortement (+24%
entre 2013 et 2018, soit +4% par an en moyenne), pour atteindre 338 milliards EUR en 2018.

• Le chiffre d’affaires de la téléphonie fixe continuera de décliner sensiblement (-15% entre 2013 et
2018, soit un recul de 3% par an en moyenne), pour s’établir à 177 milliards EUR en 2018.

 Les accès mobiles majoritaires

Selon l'IDATE, le nombre de clients mobiles dans le monde pourrait dépasser le cap des 8 milliards
fin 2018 (+21% par rapport à fin 2013).

• Le nombre d’accès à l’Internet fixe continuera également de progresser (+18% entre 2013 et 2018,
soit +3% par an en moyenne). Toutefois le milliard d’accès ne devrait pas être atteint avant 2020.

• Les lignes fixes traditionnelles continuent de céder du terrain face à la VoIP et au mobile.

 La progression du haut debit

Selon l'IDATE, le nombre d’abonnés au haut débit fixe devrait atteindre 858 millions en 2018 au
niveau mondial. Le nombre d’abonnés mobiles LTE devrait croitre très fortement, relayé par le LTE-
Advanced dans les pays early adopters. L’IDATE annonce 1,3 milliard d’abonnements LTE au niveau
mondial à fin 2017, générant un chiffre d’affaires total de 400 milliards Deux facteurs majeurs joueront
en faveur de la progression du haut débit :

• Le succès des offres bundlées (accès Internet, téléphonie fixe, TV, téléphonie mobile) et l’appétence
pour les applications vidéo.

• L'investissement des opérateurs télécoms pour la migration de leurs infrastructures vers le haut débit
mobile ou fixe.

 Des performances nuancées chez les opérateurs

• Les opérateurs européens restent à la peine, avec une croissance des revenus qui s’essouffle, mais de forts
besoins d’investissement.

• Les opérateurs nord-américains bénéficient d’une dynamique encore soutenue sur leur marché domestique,
notamment dans les mobiles.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

• Si plusieurs grands opérateurs des pays émergents continuent d’afficher de fortes dynamiques, proches de
ou supérieures à 10% (Bharti Airtel, China Mobile, China Telecom, China Unicom), un certain nombre d’entre
eux marquent toutefois le pas en 2013, avec des croissances régulièrement voisines de 0 (América Móvil,
MTN, Oi, Vimpelcom). Les marges restent toutefois élevées (entre 30 et 40% de marge EBITDA, voire au-
delà). Plusieurs de ces opérateurs sont largement engagés dans des stratégies d’expansion internationale.
République Algérienne Démocratique & Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique
Université de Saida - Dr Moulay Tahar
Faculté des Mathématiques, de l’Informatique et de Télécommunications
Département de Télécommunication

REFERENCES
[1,2,3] wikipédia
[4,5,6] Systèmes de télécommunications, P.-G. Fontolliet, Traité d’Electricité, volume XVIII, Editions Georgi, Lausanne,
1983, p. 1
[7,8] D. Battu, Initiation aux Télécoms : Technologies et Applications, Dunod, Paris, 2002
[9] [Link]
2017-Pr%C3%[Link]
[10] [Link]
[Link]

Vous aimerez peut-être aussi