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Elhamma

Le rapport présente une étude sur les techniques de forage en hydrogéologie dans le sud tunisien, mettant en évidence les défis liés à l'aridité et à la gestion des ressources en eau souterraine. Trois zones d'étude ont été examinées, chacune avec des caractéristiques géologiques et hydrologiques distinctes, et des méthodes de forage spécifiques ont été appliquées. Les résultats incluent des informations sur les niveaux de nappe, les essais de pompage et les implications environnementales des stations de dessalement.

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Le rapport présente une étude sur les techniques de forage en hydrogéologie dans le sud tunisien, mettant en évidence les défis liés à l'aridité et à la gestion des ressources en eau souterraine. Trois zones d'étude ont été examinées, chacune avec des caractéristiques géologiques et hydrologiques distinctes, et des méthodes de forage spécifiques ont été appliquées. Les résultats incluent des informations sur les niveaux de nappe, les essais de pompage et les implications environnementales des stations de dessalement.

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Département Science de la Terre

Rapport de Sortie :
Hydrogéologie : Techniques de forages

2023/2024

1
1. Introduction
2. Cadre générale
a. Objectif
b. Cadre géographique
c. Itinéraire
d. Cadre géologique
e. Cadre climatique
3. Travail de terrain
a. Station n°1
b. Station n°2
c. Station n°3
4. Conclusion

2
1. Introduction : Le Sud tunisien est caractérisé par son aridité, faible
précipitation, ainsi que par le caractère très peu renouvelable de ses
ressources hydrauliques souterraines (nappes fossiles du Complexe
terminal et du Continental intercalaire). Confronté à ces conditions
climatiques et hydrologiques, les gens sont efforcés de s’adapter et de tirer
le maximum de ressources de son territoire en développant plusieurs
techniques du forage et de celle du pompage pour remplir leurs besoins.
2. Cadre générale :
a. Objectif : Notre sortie de terrain a pour objectif d’examiner les
techniques de forages et leur mode de fonctionnement. De plus, nous
avons prendre une idée sur les outils utilisés et les différentes
considérations à prendre en compte pour trouver l’emplacement idéal
d’un forage.
b. Cadre géographique :
*Zone d’étude n°1 : La région d’El Ghandri est située au SW du
gouvernorat de Gabès, plus précisément à 6 km vers le SW de la région
de Kettena, plus proche de la zone El Goubai et El Imaoua. Elle est
limitée par l’affleurement de Matmata vers l’ouest et la cote de Gabès
vers l’est.
*Zone d’étude n°2 : Elle s’agit d’une étude de la station de dessalement
de Matmata nouvelle. Elle est située au SW de la ville de Gabès à
environ 29 km.
*Zone d’étude n°3 : C’est la région d'Oglat Merteba qui située à 20km
au sud d’El Hamma et à 40km de Gabès environ. Elle est traversée au
NW par la route Gabès-Kébili.

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c. Itinéraire :
- Point de départ : Faculté de science de Gabès le 26/02/2024 à 8 :30.
- Nous avons pris la route Gabès-Médenine, jusqu’aux atteint la région de
Kattena puis nous avons déviée à droite dans la direction de la région
d’El Ghandri (zone d’étude n°1).
- A 11 :00 , nous avons continué notre chemin vers la région de Matmata
nouvelle où elle trouve la station de dessalement (zone d’étude n°2).

Figure 1: Localisation géographique de la zone étudiée n°2

- Et finalement, nous avons passé vers la région d’Oglet Merteba pour


déterminer notre étude : C’est la zone d’étude n°3.

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Figure 2: Localisation géographique de la zone étudiée n°3

d. Cadre géologique :
- La partie Nord de la chaine du Dahar forme les monts de Matmata ‟
proche de notre zone d’étude n°1” qui domine la plaine de Gabès, en se
dirigeant vers le Sud. Ces monts de Matmata, essentiellement formés de
la série mésozoïque plissée, sont très découpés en cuvettes, vallées et
couloirs situés à des altitudes différentes.
- La plaine d’Oglet Merteba est une vaste cuvette drainant les eaux des
Djebels qui l’entourent, elle débouche vers le Nord par la faille d’axe
NS qu’emprunte l’oued d’El Hamma.
- Le système aquifère multicouche de la Jeffara de Gabès est largement
influencé par la tectonique. En outre, les structures géologiques qui
affectent la région de Gabès et ses alentours portent directement sur le
cadre hydrogéologique régional et locale .A l’échelle régionale, la
communication entre la nappe de la Jeffara de Gabès et la nappe du
Continental Intercalaire (CI) logée dans les séries gréseuses du Crétacé
inférieur est déjà prouvée dans la région d’El Hamma via la faille d’El
5
Hamma. Cette faille a engendré l’effondrement du bloc oriental mettant
en contact des niveaux de forte perméabilité à l’Ouest avec des niveaux
de moindre perméabilité à l’Est. Ce « seuil hydraulique » maintient à
son amont une pression hydrostatique nettement plus élevée qu’en aval.
L’effet du seuil hydraulique formé par la faille d’El Hamma est reflété
par la différence d’altitude du niveau piézométrique de la nappe du CI
de part et d’autre de cette faille.
e. Cadre climatique : Le gouvernorat de Gabès est marqué par un climat
aride, très chaud à sec, caractérisé essentiellement par une rare et faible
précipitation avec une haute température.
3. Travail de terrain :
- Le forage est une méthode courante utilisée pour extraire l’eau
souterraine. Pour assurer l’efficacité du processus de forage, il est
crucial de repérer le meilleur emplacement pour forer. Alors trouver
l’emplacement idéal pour un forage d’eau souterraine est essentiel pour
assurer un approvisionnement en eau fiable et durable. Parmi les
considérations le plus importantes à prendre en compte lors de la
recherche de l’emplacement optimal en peut distinguer :
*Étude géologique : Une étude géologique approfondie de la région est
nécessaire pour comprendre la composition géologique et la structure des
couches souterraines. Cela peut être réalisé en consultant des cartes
géologiques, des études précédentes ou en faisant appel à des experts en
géologie.
*Caractéristiques topographiques : La topographie du terrain peut
influencer le mouvement des eaux souterraines. Des zones basses ou des
vallées peuvent être propices à la recharge de l’eau souterraine, tandis que
des zones plus élevées peuvent être moins favorables.

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*Niveau de la nappe souterraine : Il est important de connaître la
profondeur de la nappe à capter, c’est-à-dire la couche d’eau souterraine
accessible.
*Éloignement des sources de pollution : Il est essentiel de s’assurer que le
site de forage est éloigné de toute source potentielle de pollution, telle que
des sites industriels, des décharges ou des zones de ruissellement de
produits chimiques ; ainsi les zones de forte salinité (le chott, la sebkha,
présences d’évaporites).

Les outils utilisés pour repérer l’emplacement idéal du forage :


- Il existe plusieurs outils qui peuvent être utilisés pour repérer
l’emplacement idéal pour un forage. Parmi les techniques le plus récente
on peut citer l’étude géophysique par sondages électriques (SE) qui
peuvent donner une idée sur la résistivité du sous-sol pour la protection
des conduites enterrées contre l’oxydation ; identifier et délimiter des
anomalies géophysiques (cavités, karst, failles, discordances,…) ;
délimiter les niveaux salés et les intrusions marines. On peut trouver
aussi les images satellites qui peuvent fournir des informations sur la
topographie du terrain, la présence de sources d’eau et la végétation. Les
données géologiques peuvent également être utilisées pour déterminer
les caractéristiques du sol et de la roche.
- Il est également important de prendre en compte les connaissances
locales. Les habitants de la région peuvent être en mesure de fournir des
informations sur les endroits où l’eau est généralement trouvée.

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a. Station n°1 :
- La région de Gabès Sud est affectée par un réseau de faille très
cassantes (faille de Médenine, faille NS, faille EW) de façon que ces
derniers forment une juxtaposition des couches qui influe directement
sur le niveau statique de la nappe. Dans notre cas, l’aquifère exploitée
de cette région capte le premier niveau de sénonien inférieur qui s’agit
du calcaire fissuré d’une profondeur d’environ 170m tandis que dans la
partie Nord de ce forage, en trouve un deuxième forage qui capte un
deuxième niveau du Turonien qui dépasse le 350m.
- Il existe de nombreuses méthodes de forage dont la mise en œuvre
dépend de paramètres très divers. Dans notre cas d’étude, nous
s’intéressons par la sonde Rotary : c’est un appareil à rotation rapide et
injection de boue sous forte pression. La boue est prélevée à partir d’une
fosse à boue et injecter grâce à une pompe. Elle jaillie à la base sur
l’outil et entraine les déblais vers la surface. Ensuite la boue retourne à
la fosse où elle se décante.

Figure 3: Appareil de forage Rotary

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Fosse à boue

Figure 4: Schéma simplifié d’une installation de forage rotary

Figure 5: Fosse à boue

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- La première étape faite avant l’exécution de ce forage, c’est la
prospection électrique. Cette technique a été menée pour mieux
reconnaitre le sous-sol et surtout prendre une idée sur le degré de
résistivité de la formation et par conséquent identifier la structure
géologique de l’aquifère. L’analyse de l’ensemble des résultats montre
que la zone prospectée est caractérisée par des multicouches des
résistivités variables.
- Après l’exécution du forage, nous avons faire le carottage électrique
pour vérifier nos études et nos informations préexistant en comparaison
à ce qui nous trouvons.
 Essais de pompage : dans cette étape nous sommes besoin à :
* Un prise d’air
* Une pompe de dimension 5 l/s jusqu’à 140m
* Un manomètre

Prise d’air

Manomètre

Figure 6: Outils pour l’essais de pompage

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+ Résultat :
Niveau de la pompe dans le forage : 113m
Colonne d’eau sur la pompe : 16.5m
Niveau statique (Ns) du forage étudiée : 113-16.5= 96.5m

 Contrôle de rabattement : il nécessite un test de débit de la pompe ; alors


nous sommes besoin d’un récipient de 20l et un chronomètre.

Récipient

Figure 7: Test du débit de la pompe

=˃ le résultat donne : 20l par 3.5s ; le débit de la pompe = 5.7 l/s.


- Après la mesure du niveau statique (Ns), en constate qu’il n’y a pas une
diminution du niveau d’eau, donc il n’y a pas un rabattement.

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Exemple : rabattement= 2m
Niveau dynamique de la nappe = Ns après pompage + niveau de
rabattement

A.N : N dynamique = 96.5+ 2 = 98.5m

=˃ débit de la pompe récente = Q/r = 5.7/2 = 2.9 l/s

Conductimètre

Figure 8: Mesure de la conductivité

On a trouvé : conductivité = 2.9 S/m


Résidu sec = conductivité * 0.8 = 2.32g.
 Calcule théorique du volume de gravier nécessaire pour ce forage :

On a : les outils utiliser : 8ʺ ½ ; 12ʺ ¼

A.N : 122- 82 /2 = 40 l/m

Sachant que : la longueur de tubage = 148m

=˃ Volume de gravier = 148 *40 = 6 m3


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b. Station n°2 :
 Caractéristiques de la station de dessalement de Matmata :
- Cette station a été mise en service vers la fin de l’année 2015. Elle a une
capacité de production de 4000 m3/j basée sur la technique de l’osmose
inverse. L’eau brute provient de trois forages du Matmata d’une salinité
de 3 g/l. L’installation de cette station est pour but d’alimenter les
régions de Matmata, Toujane et El Medou en eaux potables.

Figure 9: station de dessalement de Matmata

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 Principe de cette station :
- La technologie la plus utilisée en Tunisie pour séparer les sels de l’eau
est le procédé membranaire utilisant le principe d’osmose inverse. Les
principales composantes de ce procédé sont :

 Phase de prétraitement de l’eau brute


 Phase de traitement : osmose inverse (Pompe à
haute pression)
 Phase de posttraitement de l’eau produite

- Pour déplacer l’eau salée vers le moins salée, il doit exercer une contre
pression :
 1éré cas : P < ɸ : osmose naturel
 2éme cas : P =ɸ : eau à l’état d’équilibre
 3éme cas : P ˃ɸ : osmose inverse

 Mode de fonctionnement :

*Phase de prétraitement :

1. Réception des eaux brute.


2. Filtre à sable
3. Filtre à cartouche

*Phase de traitement : Cette étape s’agit d’un passage d’eaux par les
membranes pour but de diminuer la salinité.

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* Phase de posttraitement :

- Après la phase de traitement d’eau, en va séparer la quantité d’eau


douce et le distribuée dans les régions de Matmata, Toujane et El
Medou et déchargés les saumures dans les étangs d’évaporation (ces
sont des petit lacs artificiel d’une superficie de 20 Ha et qui reçoit une
saumure de 12 g/l tel que cette quantité du sel peut se multiplier jusqu’à
atteint le 45 g/l sous l’effet de l’augmentation de l’évaporation.
L’évaporation annuelle d’eau de ces bassins est de 1.7 m).

Figure 10: Etang d’évaporation

- Malheureusement, ces eaux de rejet de dessalement deviennent une


source de problème surtout quand les unités de dessalement sont
implantées loin de la mer ou non raccordées à un canal de drainage : Ça
C’est le cas de notre station de dessalement de Matmata qui est basée
sur la méthode d’évaporation à l’aide des étangs d’évaporation vu
qu’elle est très loin de la côte .Mais le problème est toujours existe car
on ne peut pas s’appuyons sur ces étangs d’évaporation vu qu’elles ne
considèrent pas comme une solution efficace : il y’a un risque de
débordement de l’eau et par conséquent le saumure peut s’infiltrer dans
l’aquifère et détériorer la qualité de l’eau.

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- Cette station a été contrôlée par un système bien équipé par les caméras
de façon que nous s’éloignera de tout risque de panne.

Figure 11: Poste de contrôle

c. Station n°3 :
- La région d’Oglet Merteba est une zone très affectée par les failles ce
pour célà en distingue une variation de profondeur d’un forage à un
autre. Dans notre cas, le forage exploité se trouve entre deux failles
d’une profondeur de 170 m ce pendant qu’on a un autre forage dans le
même zone qui caractérise par une forte profondeur d’environ 270 m.
- Comme il est dominant dans tous les forages, ce forage a utilisé
l’appareil de forage rotary. L’outil de creusement préférer pour ce
forage c’est le trépan 15 ʺ. Il capte le niveau de sénonien.

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Figure 12: Appareil de forage Rotary

- Pour chaque mètre forer en prélève un échantillon représentatif puis le


placer en ordre dans une caisse d’échantillonnage. Pour ce forage, on a
prélevé 77 échantillons. Ces échantillons sont prenne à partir du rejet de
débris accumulée dans la fosse à boue.

a b

Figure 13: a) Fosse à boue ; b) Caisse d’échantillonnage


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4. Conclusion : après l’étude de ces forages et suite à une recherche
approfondie sur les techniques de forage, on constate que l’étude
géologique de la zone étudiée est très nécessaire et même si obligatoire
pour choisir un meilleur emplacement du forage. Il est également
important de faire une étude géophysique pour connaitre la lithologie des
différents niveaux géologiques à traverser.

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