Deuxieme Partie - Identification, Preparation Et Appreciation Des Projets (Continued)
Deuxieme Partie - Identification, Preparation Et Appreciation Des Projets (Continued)
L'analyse financière traite le projet comme une affaire et vérifie si celui-ci ajoute ou non à la
valeur nette de l'entreprise ou, si un certain nombre d'agents de types différents interviennent,
quel sera le profit que chacune des principales catégories d'agents tirera de sa participation au
projet. Pour effectuer cette évaluation, l'équipe chiffre les coûts et profits de la participation des
agents (agriculteurs, transformateurs, institutions de crédit, administrations publiques, etc.).
En plus de la documentation qu'elle doit présenter concernant l'impact escompté du projet sur la
trésorerie, les garanties de crédit, l'efficacité financière, les recettes, etc., des divers agents en
cause, l'équipe doit aussi, dans la mesure du possible, utiliser l'Etape 2 pour répercuter les
résultats de l'analyse financière dans le choix des critères de conception. (C'est la raison pour
laquelle l'étude de faisabilité des projets commerciaux du secteur privé est souvent considérée
comme faisant partie de la conception même du projet (Phase III), et non comme une tâche
distincte et consécutive).
Pour aborder l'analyse financière, il existe deux approches principales (i) l'analyse des flux de
trésorerie et l'analyse des avantages/coûts et (ii) l'analyse des recettes et dépenses; la première
est l'outil d'analyse le plus important pour la formulation des projets.
L'analyse des flux de trésorerie retrace les entrées et sorties d'argent de l'entité concernée
(exploitation, écloserie, société, banque, etc.) quand il y a effectivement des encaissements et
des déboursements (en pratique, sur une base annuelle). L'analyse se fait en deux étapes, à
savoir avant et après financement. Dans la première, toutes les opérations de crédit sont
exclues des entrées et sorties. Elle a pour but d'estimer à quel moment les agents concernés
auront besoin d'argent et combien, pour pouvoir investir comme prévu (peut-être dans le cas
d'exploitants), ou pour atteindre des objectifs financiers (dans le cas d'institutions de
financement, par exemple). Dans l'analyse après financement, tous les encaissements (prêts) et
déboursements (services de la dette) relatifs au crédit sont inclus. Le but de l'analyse des flux de
trésorerie après financement est d'établir si les agents qui doivent emprunter pour financer leur
investissement auront un revenu en espèces suffisant pour rembourser leurs prêts et conserver
une partie de leurs gains supplémentaires.
L'analyse des avantages/coûts est semblable à l'analyse des flux de trésorerie sauf qu'elle tient
compte, en plus, des entrées et sorties non monétaires (produits cultivés pour la consommation
directe du ménage, prêts remboursés en nature).
L'analyse des résultats évalue les intrants et extrants non au moment où ils sont achetés et
vendus mais au moment où ils sont réellement consommés ou produits. Elle tient compte de
toute modification des avoirs survenant entre le début et la fin de la période comptable. Ce type
d'analyse est un outil essentiel quand on évalue la viabilité de propositions de projets du point de
vue de l'agent en personne, mais ne donne pas un tableau complet de la situation économique
dudit agent; par exemple, une évaluation complète de la situation des “revenus” d'une
exploitation, par exemple, devrait tenir compte des modifications des avoirs entre le début et la
fin de la période comptable.
Comme on le verra plus loin (Etape 12d), dans une analyse financière complète, il faut souvent
présenter les données financières sous un certain nombre de manières différentes, et
notamment sous forme de bilans et d'états indiquant la provenance et l'utilisation des fonds. En
général, les analyses ne sont pas, à cet égard, très détaillées et ce qu'il faudra presque
certainement, pour la plupart des types d'agents dans la plupart des projets, c'est une analyse
des flux de trésorerie et des avantages/coûts.
Les analyses dont nous venons de parler sont toujours faites pour montrer ce que sera l'impact
du projet en comparant la situation “avec” et “sans le projet”; il s'agit d'une analyse différentielle
qui se déroule comme suit:
flux net différentiel de flux net de flux net de moins trésorerie sans le
trésorerie - projet
- égale trésorerie
moins
avec le projet
On peut obtenir le même résultat en calculant:
flux net différentiel de - entrées - sorties moins supplémentaires
trésorerie égale supplémentaires moins
Ces différents types d'analyse reposent sur des hypothèses de certitude. Dans la pratique, bien
sûr, les opérations agricoles, comme toute opération commerciale d'ailleurs, comportent des
risques. Pour traiter le risque, les analystes ont généralement recours à une “analyse de
sensibilité”. Cela signifie simplement que l'on essaie plusieurs valeurs plausibles pour les
variables clés prises en compte dans l'évaluation et que l'on vérifie leur effet sur l'ensemble du
projet. Dans les projets d'aquaculture, les fluctuations de certaines variables, comme le coût des
produits d'alimentation, les taux de croissance, de survie, les prix des produits, etc., peuvent être
très accentuées de sorte que l'analyste doit consulter un expert pour retenir des écarts réalistes.
Par exemple, l'équipe peu décider que l'augmentation maximum que le prix des aliments pourrait
subir par rapport au prix utilisé dans l'analyse est de 20 %, que les prix des produits pourraient
être de 15 % inférieurs aux prix utilisés dans l'analyse et que les taux de survie pourraient être
de 10 % inférieurs. Ces variantes seront ensuite utilisées dans l'analyse pour décrire le pire
scénario possible.
Les “valeurs critiques” sont un dérivé de l'analyse de sensibilité. Chaque variable du modèle
financier peut être modifiée à volonté par l'analyste. La valeur critique est la valeur que toute
variable devrait atteindre par suite d'une éventuelle modification dans un sens défavorable avant
que le projet ne tombe au-dessous du seuil minimum d'acceptabilité tel qu'indiqué par l'une des
mesures de la validité du projet. Par exemple, si le taux de rentabilité interne minimum est fixé à
12 %, l'analyse des valeurs seuils permet à l'analyste de savoir jusqu'où peut monter le prix des
aliments ou jusqu'où peut descendre le prix des produits avant que le taux de rentabilité ne
tombe au-dessous de 12 %. L'analyse fondée sur les valeurs critiques a cet intérêt particulier
qu'elle exprime l'importance relative des différentes variables d'après la sensibilité des résultats
du projet auxdites variables.
Dans les projets de production aquacole, l'unité économique de base est généralement
l'exploitation. Pour l'analyse financière, les intrants et extrants de l'exploitation sont exprimés
dans le modèle d'exploitation. Les modèles reflètent d'aussi près que possible la situation réelle,
mais la simplifient, inévitablement. Dans un projet, les exploitations peuvent avoir des tailles
différentes, utiliser des étangs de tailles différentes, et parfois employer des technologies
différentes. L'analyste du projet construira un modèle d'exploitation correspondant à chaque type
d'activité. Les “blocs” de base qui servent à construire les modèles d'exploitations sont les
budgets d'activité dans lesquels les intrants et extrants sont exprimés en coûts unitaires. Par
exemple, la production peut être exprimée d'après le revenu par hectare (ou par étang, cage ou
parc de référence) multiplié par la superficie ou par le nombre d'unités de référence contenues
dans le modèle; l'unité de peuplement peut être le millier de pièces (ou alevins) et le coût total
correspondra au nombre d'unités multiplié par le coût unitaire.
Quand il construit des budgets d'exploitation, il importe que l'analyste utilise les prix payés ou
perçus par le ménage d'exploitants. Ces prix proviennent d'observations faites sur le terrain ou
sur des marchés parallèles ou clandestins et servent à vérifier les prix officiels. L'analyste doit
aussi (i) exclure des calculs la main-d' oeuvre familiale (ii) exclure de même le coût de la terre si
le ménage en est propriétaire et (iii) inclure, aux prix du marché, les produits consommés par le
ménage. En établissant des modèles et des budgets, il ne faut pas chercher à être trop réaliste
pour ne pas rendre le modèle trop complexe et perdre trop de temps. Il vaut mieux s'efforcer de
saisir les principaux changements qui pourront se produire entre la situation actuelle, la mise en
oeuvre et le stade pleinement opérationnel du projet.
Avant financement:
Après financement:
La différence entre les entrées (positives) et les sorties (négatives) représente le bénéfice net
tiré de son activité par le ménage, d'abord calculé avant financement, puis après financement.
Dans certains cas, des membres d'une famille d'exploitants peuvent travailler à temps partiel ou
complet en dehors de l'exploitation. Il est alors nécessaire de calculer l'effet que l'exécution du
projet aura sur toute activité extérieure et sur le budget du ménage, qui comprend les revenus
tirés de cette activité.
On compare les budgets des exploitations et des ménages “avec” et “sans le projet” pour
calculer le bénéfice net différentiel résultant du projet pour l'exploitation ou le ménage. Cette
différence montrera si le projet est financièrement attrayant pour les exploitants.
Le tableau 6 montre dans le cas d'un projet exécuté en Chine, le calcul de l'avantage additionnel
net d'un agriculteur élevant des poissons et des porcins. Dans cet exemple, un ménage
d'exploitants travaille sous contract. L'institution qui fournit le contrat supporte elle-même les
charges financières qui, par conséquent, ne doivent pas être imputées sur le budget de
l'exploitation. Ici, l'équipe a pris comme hypothèse que le prix du poisson tombe de 8, 0 à 3, 5
¥RMB le kg, mais que le revenu de la main-d'oeuvre familiale passe de 4 ¥RMB par journée de
travail à 39¥RMB avant de retomber quand la production porcine baisse.
Un mot de mise en garde. Quand une activité agricole porte sur un domaine particulier, par
exemple, l'élevage de poissons et de porcins, il est juste et commode d'adopter un budget
d'exploitation simple (budget d'activité différentiel) qui ne s'applique qu'à un hectare de la culture
donnée. Dans le cas d'exploitations pour lesquelle la pisciculture n'est qu'une activité entre
beaucoup d'autres, il est préférable d'élaborer un budget d'exploitation complet, comme pour
l'analyse des projets agricoles, montrant comment s'articulent toutes les activités de
l'exploitation. Sans cela, on risque de mal répartir les ressources.
Naturellement, les projets de production obligent les agriculteurs à injecter des ressources
supplémentaires - semences, engrais, main-d'oeuvre et souvent capital. Très souvent aussi les
agriculteurs doivent apprendre de nouvelles techniques ou appliquer des méthodes de gestion
plus complexes.
Les facteurs non financiers dont l'équipe doit tenir compte dans son estimation du taux
d'adoption du projet à introduire auront été, si nécessaire, inclus dans les études sociales et
techniques effectuées au début de la préparation du projet. A ce stade, l'équipe s'intéresse à
l'attrait exercé par les incitations financières. Elle doit donc décider si le revenu supplémentaire
engendré par le projet est suffisant pour inciter les cultivateurs à travailler plus dur pour payer les
intrants supplémentaires qu'ils devront utiliser. Si le cultivateur doit investir dans un nouvel étang
ou dans une pompe, sa principale préoccupation sera de savoir si son gain lui permettra non
seulement de rembourser son prêt avec les intérêts, mais aussi de payer les intrants
supplémentaires et lui laissera un exédent suffisant pour que le risque vaille la peine.
Les flux de trésorerie liés au projet dépendent des conditions de prêt proposées aux
emprunteurs, mais aussi des conditions faites à l'institution elle-même pour les ressources
qu'elle a mobilisées ou qu'elle a été chargée de gérer.
Tableau 6
Revenu additionnel net par hectare d'étang modifié avec élevage de porcs (ménage sous-
traitant) en Chine (¥RMB)
1 2 3 4 5 6
RECETTES
Production de poisson (kg) 3 000 4 500 5 625 6 750 6 750 6 750
Production de porcs (kg) 1 425 2 850 2 850 2 850 3 250 1 425
Revenu tiré des poissons 11 400 17 100 21 375 25 650 25 650 25 650
Revenu tiré des porcs 5 700 11 400 11 400 11 400 11 800 5 700
Moins le revenu tiré du poisson sans le projet 6 555 6 555 6 555 6 555 6 555 6 555
Revenu total 10 545 21 945 26 220 30 495 30 895 24 795
COUTS
Alevins 2 250 - - - - -
Frai 225 322 386 386 386 386
Outils - - - - - 80
Aliments 210 1 190 2 446 3 938 3 938 3 938
Entretien et divers 240 240 240 240 240 240
Engrais 207 235 263 290 290 290
Prévention des maladies 213 213 213 213 213 213
Services techniques, redevances 171 257 321 385 385 385
Intérêts du fonds de roulement poisson (9,9 %) 374 - - - - -
Commercialisation 114 171 214 257 257 257
Taxe 570 855 1 069 1 283 1 283 1 283
Moins coûts de production sans le projet 3 232 3 232 3 232 3 232 3 232 3 232
Total coûts de production 1 342 251 1 919 3 759 3 759 3 839
Coûts de la production porcine 6 384 10 054 10 054 10 054 10 054 6 384
Intérêts du fonds de roulement porcs (9, 9 %) 585 - - - - -
Revenu additionnel brut total 2 234 11 641 14 248 16 683 17 083 14 573
Pourcentage (20 %) 1 000 3 330 3 330 3 330 3 330 3 330
Revenu additionnel net après pourcentage 1 234 8 311 10 918 13 353 13 753 11 243
Besoins de main-d'oeuvre (md) 340 340 340 340 340 340
Rémunération main-d'oeuvre familiale (md/an) 4 24 32 39 39 28
Tableau 7
Tableau 7
Années 1 2 3 4 5 6 7 8–19 20
a - 667 1 333 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000 2 000
Superficie en production (ha)
b - 600 1 334 2 201 2 601 2 867 3 000 3 000 3 000
Production de crevettes (tonnes)
c - 9,0 20,01 33,02 39,02 43,01 45,00 45,00 45,00
Revenu brut
Coûts
Dépenses d'investissement 24,50 39,50 27,20
Dépenses de fonctionnement
d - 1,00 2,00 3,00 3,00 3,00 3,00 3,00 3,00
Peuplement
e - 2,75 5,50 8,25 8,25 8,25 8,25 8,25 8,25
Aliments - transformés
f - 1,08 2,16 3,24 3,24 3,24 3,24 3,24 3,24
- frais
g - 0,02 0,03 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Engrais
Energie - électricitéh 1,29 2,58 3,87 3,87 3,87 3,87 3,87 3,87 387
i - 0,02 0,05 0,07 0,07 0,07 0,07 0,07 0,07
-pétrole
Main-d'oeuvre - 0,89 1,78 2,66 2,66 2,66 2,66 2,66 2,66
j - 0,70 1,40 2,11 2,11 2,11 2,11 2,11 2,11
Autres frais
k 3,00 3,00 3,00 - - - - - (9.00)
Fonds de roulement
Total partiel 3,00 10,75 18,50 23,25 23,25 23,25 23,25 23,25 14,25
1 - 1,00 1,60 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00
Frais généraux
Coût total 27,50 51,25 47,30 25,25 25,25 25,25 25,25 25,25 16,25
Taxes (5 % des ventes) - 0,45 1,00 1,65 1,95 2,15 2,25 2,25 2,25
Revenu net (27,50) (42,70) (28,29) 6,12 11,82 15,61 17,50 17,50 26,50
Taux de rentabilité financière = 12 %
a Construction de 200 étangs (de 3,33 ha chacun) au cours de chacune des années 1–3
b Hypothèse de rendement: année 1 – 0,9 t/ha; année 2 – 1, 1 t/ha; année 3 – 1, 3 t/ha; année 4 etsuivantes 1,5 t/ha
k Fond de roulement à court terme destiné à couvrir les coûts avant la récolte. Estimé sur la basedes coûts répartis sur 6 mois
d'exploitation (mai-octobre)
1 Englobe les frais de gestion versés à la Société de sélection (2 % des ventes), les assurances etautres frais généraux
L'équipe de formulation prépare, pour chacune des institutions concernées des tableaux annuels
montrant:
les sorties (remboursement du capital emprunté par la banque ellemême, intérêts versés
par la banque pour son propre emprunt, prêts aux emprunteurs de la banque, coûts
administratifs). La différence entre les entrées et sorties donne le solde de trésorerie
annuel.
Dans ces projections, il est parfois nécessaire de vérifier la sensibilité avec laquelle la viabilité de
l'institution réagit à différentes proportions de créances irrecouvrables.
Si une entité particulière, par exemple un organisme ou une société, doit être constituée, on
prépare des projections des comptes financiers. Le but de l'opération est de vérifier si elle sera
en mesure de faire face à toutes ses dépenses (dépenses d'investissement et dépenses de
fonctionnement), et de prévoir le montant et la date de ses besoins financiers. Les jeux de
trésorerie considérés concernent uniquement les montants perçus ou versés par l'entité chargée
du projet et faisant fonction d'agent.
Les autres participants au projet peuvent être des négociants en poisson et coquillages, des
transporteurs, des usines de transformation, etc., agissant soit individuellement, soit dans le
cadre de sociétés existantes ou nouvelles.
L'analyse financière s'appliquant à ces participants suit les règles générales du calcul de
l'avantage additionnel net (ou flux de trésorerie) avec, pour chaque année future, visualisation
des:
les subventions, qui s'ajoutent aux entrées précédentes - le nouveau solde est également
appelé “bénéfice net avant financement (commercial)”;
les rentrées financières (prêts à long et court termes reçus, augmentations des obligations
et des montants dus, intérêts perçus) et les sorties correspondantes (service de la dette,
diminutions des obligations et des créances) - pour calculer le “bénéfice net après
financement (commercial)”.
Les effets budgétaires d'un projet se présentant sous la forme d'un compte de caisse de l'Etat.
Pour chacune des années de la durée du projet, il faut estimer les postes ci-après:
montants reçus au titre du service de la dette (versés à l'Etat par les agents participants);
taxes (impôts indirects, droits d'importation, impôts sur le revenu) liées aux activités du
projet;
charges incombant aux usagers (si elles sont versées directement à une institution
publique);
La différence entre les entrées et les sorties peut montrer un solde déficitaire (négatif) ou
excédentaire (positif). Un pourcentage de recouvrement des coûts est calculé sur une base
différentielle pour mesurer la proportion des dépenses publiques recouvrée des agents
participants.
Comme on l'a noté plus haut, les cinq tâches de l'Etape 12 ont toutes trait aux
projets du secteur public (Modèles B, C et D). Outre la tâche principale (Etape 12d)
qui s'applique aux projets du secteur privé (Modèle A), on incluera, pour certains
projets du secteur privé, l'Etape 12a; par exemple, si une société se propose de
produire des produits aquacoles en constituant une “société mère” et qu'il faut
estimer l'impact sur les exploitants de différentes séries de conditions financières.
Les objectifs communs des politiques nationales de développement économique formulés par la
plupart des gouvernements, particulièrement dans les pays en développement, sont les
suivants:
progrès constants dans la voie d'un équilibrage satisfaisant des comptes en devises du
pays, ou maintien de cet équilibre;
équilibre budgétaire.
Le quatrième objectif a déjà été analysé (Etape 12e). Les trois autres sont traités ci-après
(Etapes 13a, 13b et 13c):
L'analyse économique s'intéresse aux flux de ressources “réelles”. Ce sont soit des intrants,
dont l'utilisation par le projet se traduit par une moindre disponibilité pour d'autres projets, soit
des extrants, qui ajoutent au bien-être matériel de la collectivité ou à la richesse dont elle
dispose.
Dans la formulation des projets, l'analyse économique peut être abordée de deux façons, à
savoir la méthode du “prix virtuel” (ou “prix comptable”) et la méthode des “effets”. L'approche
retenue sera principalement fonction des préférences des organismes de parrainage et de
financement.
La méthode du prix virtuel a été abondamment préconisées par les organisations internationales
de développement. Son principe consiste à définir les coûts et avantages du projet d'après leur
valeur pour la société dans son ensemble:
en attribuant une valeur à l'emploi de ressources qui, quoique non cotées sur aucun
marché, ont néanmoins une valeur de production réelle, par exemple le travail consacré
par un ménage d'exploitants pour faire valoir sa propre ferme;
en ajustant la valeur des intrants et des extrants du projet au moyen de prix identifiables
sur le marché, dans la mesure où ces prix sont considérés comme ne reflétant pas la
valeur vraie pour l'économie des articles en question;
Le calcul des prix virtuels est un travail de spécialiste dont il ne convient pas ici décrire en détail
la méthode. Il vaut la peine de noter néanmoins que, comme ce calcul est complexe, on risque
de perdre beaucoup de temps à établir les prix virtuels de facteurs ou d'articles qui sont
relativement insignifiants au regard de l'analyse. Il vaut mieux que l'équipe identifie les valeurs
critiques et se concentre sur ce travail. Dans le domaine de l'aquaculture, le prix virtuel le plus
important est souvent celui de la main-d'oeuvre. Très fréquemment, les prix virtuels de la main-
d'oeuvre et d'autres variables clés ont déjà été calculés par l'Office national de la planification.
La méthode des effets a été mise au point en France et est utilisée dans plusieurs pays en
développement où la coopération française est particulièrement active. La croissance
économique est mesurée d'après les accroissements du revenu national, c'est-à-dire le produit
intérieur brut (PIB) ou le produit national brut (PNB). La valeur ajoutée (VA) d'une activité donnée
est la différence entre le prix du marché des marchandises et services produits (P) et le coût de
la consommation intermédiaire (CI) nécessaire à leur production.
La valeur ajoutée sert à mesurer la richesse créée par l'agent qui contrôle le processus de
production et représente la valeur que l'agent ajoute à la valeur initiale des intrants consommés
pour obtenir le nouveau produit. Pour calculer la valeur ajoutée par chaque agent participant, il
faut modifier légèrement les tableaux d'analyse des mouvements de trésorerie pour mettre en
évidence les “comptes d'exploitation” annuels. Dans ces tableaux:
la CI est la somme des matières premières, autres intrants, frais de transports, frais
généraux et autres coûts;
La somme de la valeur ajoutée par tous les agents participant directement ou indirectement au
projet représente la contribution brute du projet:
Tableau 8
Années
1 2 3 4 5 6 7 8–19 20
1 - 8,19 18,21 30,04 35,50 39,13 40,95 40,95 40,95
Valeur économique de la production
Coûts économiques
Dépenses d'investissements 22,60 36,20 25,60 - - - - - -
Dépenses d'exploitation
2 - 0,91 1,82 2,73 2,73 2,73 2,73 2,73 2,73
Peuplement
3 - 2,29 4,58 6,87 6,87 6,87 6,87 6,87 6,87
Aliments - Transformés
4 - 1,18 2,35 3,53 3,53 3,53 3,53 3,53 3,53
- Frais
5 - 0,02 0,04 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06
Engrais
6
Energie
- 1,16 2,32 3,47 3,47 3,47 3,47 3,47 3,47
7 - 0,51 1,01 1,52 1,52 1,52 1,52 1,52 1,52
Main-d'oeuvre
8 - 0,76 1,53 2,29 2,29 2,29 2,29 2,29 2,29
Autres coûts
Fonds de roulements 2,75 2,75 2,75 - - - - - (8,25)
Total partiel 2,75 9,58 16,40 20,47 20,47 20,47 20,47 20,47 12,22
9 - 1,32 2,11 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64 2,64
Frais généraux
Coût total 25,35 47,10 44,11 23,11 23,11 23,11 23,11 23,11 14,86
Bénéfices nets (25,35) (38,91) (25,90) 6,93 12,39 16,02 17,84 17,84 26,09
Taux de rentabilité économique = 13,5 %
NVP à 12 % = 8,23 millions de ¥
au PIB si on tient compte de la valeur ajoutée “intérieure” (VAI), qui ne fait pas de
distinction entre les agents;
au PNB si on tient compte de la valeur ajoutée “nationale” (VAN), qui est la VAI moins les
salaires, les coûts de financement et les bénéfices d'exploitation versés à des étrangers
(travailleurs, institutions et entreprises).
La différence de valeur ajoutée sert donc à mesurer les effets du projet sur la croissance
économique en termes d'addition au PIB ou au PNB.
Quelle que soit la méthode utilisée, le résultat final des calculs faits par l'économiste de l'équipe
de formulation concernant l'impact escompté sur la croissance économique est une estimation
des excédents ou déficits économiques créés chaque année par suite de l'investissement
consacré au projet, c'est-à-dire du revenu additionnel net du projet (selon la terminologie de la
méthode du prix virtuel) ou de la valeur additionnelle nette du projet (selon la terminologie de la
méthode des effets).
Ce résultat est ensuite testé par une analyse de sensibilité portant sur tous les facteurs au sujet
desquels peut régner quelque incertitude.
L'évaluation de l'impact du projet sur la balance extérieure suit les règles générales de toute
analyse des flux de trésorerie. Les entrées sont des gains de devises (augmentation des
exportations et/ou diminution des importations), et les sorties sont des pertes de devises
(augmentation des importations et/ou diminution des exportations).
Les prix utilisés pour les calculs sont les prix réels enregistrés à la frontière, généralement les
prix c.a.f. pour les importations et les prix f.o.b. pour les exportations. Le flux net de devises est
la différence entre les entrées et les sorties. Le flux différentiel net de devises représente l'impact
réel du projet tel qu'il résulte de la comparaison entre la situation “avec” et “sans” le projet.
En règle générale, les projets aquacoles sont rarement assez importants pour justifier une
analyse de la distribution du revenu. S'il semble opportun de faire cette analyse, on notera de ce
qui précède que la valeur ajoutée est la somme des revenus allant aux différents agents, à
savoir:
Etat: taxes,
La distribution du revenu supplémentaire doit donc être ventilée en revenus nets et revenus
supplémentaires:
Comme on l'a vu dans l'introduction de la Phase IV, les trois tâches composant
l'Etape 13 s'appliquent surtout aux projets du secteur public (Modèles B, C et D).
Au cours de cette étape, l'équipe de formulation s'efforce d'évaluer les changements qui se
produiront dans l'existence des personnes et des communautés à la suite du projet.
La façon de mener cette analyse dépendra du type de projet et de son contexte. Dans les
projets de production du secteur public (Modèle B), il est souvent commode de considérer trois
domaines de changement, à savoir l'organisation de la production, les mouvements de
population et le niveau de vie. Dans chaque cas, il faut faire une synthèse des connaissances et
de l'expérience de l'ensemble de l'équipe, mais c'est le sociologue qui sera chargé de rédiger
cette partie du rapport. Chacun des domaines de changement possibles est considéré ci-
dessous comme une activité séparée.
Comment les relations entre ceux qui détiennent la terre ou des droits d'eau seront-elles
modifiées par le projet?
L'accès aux droits d'exploitation de la terre ou de l'eau est une question généralement sensible.
L'équipe de formulation doit veiller à ce que le projet soit non seulement conforme aux règles et
traditions existantes, mais évite aussi tout risque d'apparaître faussé en ce qui concerne
“l'appropriation” de droits appartenant à autrui. Par exemple, l'adoption d'une nouvelle technique
par des entrepreneurs peut accroître la rentabilité de la production aquacole, et entraîner soit
l'expulsion de fermiers en place, soit le rachat par les entrepreneurs des fermes de petits
exploitants qui n'ont pas su ou pu investir dans la nouvelle technique.
L'accès à d'autres facteurs de production pose plusieurs questions importantes que l'équipe doit
résoudre. Par exemple:
Quels sont les exploitants qui ne seront peut-être pas en mesure d'acheter les intrants
prévus dans le projet?
Quels sont les risques que courent les exploitants s'ils ont recours au système de crédit
proposé?
Quels sont les exploitants qui sont ou ne sont pas prêts à accroître leur utilisation des
intrants (aliments, engrais ou alevins produits en écloserie) fournis par le projet?
Quels sont les exploitants qui utiliseront les intrants subventionnés de la façon
recommandée, ou les détourneront pour d'autres usages?
Les exploitants les plus dynamiques se saisiront rapidement des opportunités offertes par un
projet, mais il importe que l'équipe de formulation étudie des mesures permettant de donner à
tous les exploitants la possibilité d'y participer, sans favoriser un groupe particulier.
Les projets se traduisent souvent par des modifications du système de production. Il importe que
l'équipe évalue les conséquences de tels changements du point de vue des relations que les
pisciculteurs entretiennent entre eux ou avec d'autres agents ruraux, comme les agriculteurs ou
les pêcheurs. Des changements dans l'organisation de la production peuvent, par exemple,
entraîner diverses modifications sociales, comme une nouvelle division de la main-d'oeuvre à
l'intérieur de l'unité de production familiale, ou l'abandon accéléré des familles élargies
traditionnelles au profit d'entreprises mères.
L'équipe de formulation devra identifier les modifications possibles des schémas de colonisation.
Il peut s'agir de restrictions au déplacement de pêcheurs nomades, de concentrations de
villages, de migrations vers les villes, etc. Les modifications qui peuvent se produire sont de
deux types, à savoir:
une redistribution définitive de la population, quand un projet crée des zones à fort
potentiel de développement (par exemple, la construction de réseaux de canaux dans des
zones marécageuses côtières donnera la possibilité d'exploiter de nouveaux étangs de
pisciculture);
La composition des biens et services qui correspondent aux “besoins essentiels” d'une
communauté varie selon la région. Les objectifs particuliers du projet à l'égard de ces besoins
diffèreront donc selon les cas. Toutefois, l'équipe de formulation envisagera (dans la plupart des
cas) les indicateurs ci-après:
impact du projet sur la qualité de la vie des participants au projet (en général);
Comme pour l'Etape 13, les trois tâches de l'Etape 14 s'appliquent surtout aux
projets du secteur public (Modèles B, C et D).
Les projets de développement de l'aquaculture rurale et côtière ont invariablement pour effet de
modifier les processus biologiques et physiques qui modèlent l'environnement naturel.
L'interaction entre les activités du projet et l'environnement est parfois suffisamment complexe
ou étendue pour mériter une analyse approfondie.
identifier les points sensibles des systèmes écologiques locaux qui pourraient souffrir du
projet;
évaluer le risque de pollution liée à la production aquacole et aux activités de
transformation connexes;
évaluer, sur un plan général, dans quelle mesure les grands systèmes de production
conçus pour le projet sont, à long terme, écologiquement viables;
De nombreux pays ont mis au point des procédures permettant de faire des évaluations d'impact
écologique ou des déclarations d'impact. Dans le premier cas, on demande généralement à
l'investisseur de présenter un exposé général des effets du projet sur l'environnement; dans le
second, l'exposé est beaucoup plus rigoureux et peut aller jusqu'à inclure tous les aspects
concrets du projet et exiger une estimation détaillée de ses effets sur l'environnement. Ces effets
auront été identifiés par l'équipe au cours de l'Etape 3b (évaluation de la situation du sous-
secteur/zone du projet).
Pour un projet aquacole, on analyse ses implications potentielles de deux point de vue:
Dans la mesure du possible, ces effets doivent être quantifiés et intégrés dans l'analyse
économique. Il n'est pas rare que des équipes de formulation choisissent la méthode décrite ici
pour analyser les effets du projet; il est plus rare qu'elles incorporent dans l'analyse économique
des estimations chiffrées des effets du projet (effets externes du projet).
L'équipe de formulation doit étudier l'impact probable du projet sur les ressources renouvelables
qui sont utilisées, par exemple le poisson de rebut pour la fabrication d'aliments ou les fumiers
animaux comme engrais, qui ourraient être affectées à d'autres activités, ses éventuels
inconvénients pour la biodiversité et les ressources génétiques locales, l'introduction de
parasites ou de maladies, etc. Un “bilan des ressources” est ensuite établi pour mettre en
évidence l'impact escompté du projet sur lesdites ressources.
Les trois tâches de l'Etape 15 doivent être accomplies pour tous les types de projets
(Modèles A, B, C et D).
Apprenant que les coûts estimatifs étaient supérieurs à ceux qui étaient prévus, l'investisseur
avait décidé de demander à la CEE un financement supplémentaire sous forme de subvention. Il
s'est adressé à un bureau d'études/architecture local pour faire les plans définitifs et lancer des
appels d'offres, puis a de nouveau recruté les premiers consultants techniques pour faire établir
deux rapports de faisabilité, l'un pour le gouvernement du pays et l'autre pour présentation à la
CEE.
En annexe aux rapports de faisabilité, l'investisseur a demandé aux consultants d'inclure une
analyse financière du projet (Etape 12a) et de dresser des tableaux des mouvements de
trésorerie et de l'utilisation des crédits. Enfin, en raison de l'extension de la partie de rivage à
faire sauter à l'explosif, il a demandé aux consultants d'élargir l'évaluation écologique (Etape
15a).
Le travail supplémentaire demandé aux consultants pendant la Phase IV a pris six mois de plus
sur le calendrier du projet.
On s'est aperçu que le taux de rentabilité économique était sensiblement plus élevé que le taux
de rentabilité financière du fait surtout que le prix virtuel de la main-d'oeuvre a été jugé être de
50 % supérieur au prix financier et que les paiements de transfert des agriculteurs, notamment
les redevances pour l'eau, étaient exclus (Etape 13a). L'impact sur les recettes en devises
(Etape 13b) est apparu positif, de même que l'effet sur les revenus (Etape 13c).
L'impact social du projet (Etape 14) a été considéré comme négligeable. L'impact écologique du
projet (Etape 15) a été examiné, avec l'analyse sociale, en supplément aux analyses financières
et économiques. Ce travail a retardé la formulation. L'éventuelle action d'affouillement de l'eau
avait été examinée durant la conception du projet et il avait été conclu qu'il n'aurait que des
conséquences minimes. De même, il avait été prévu, au stade de la conception, d'inclure des
retenues en écran pour atténuer l'effet physique de la prise d'eau. Il est apparu cependant,
quand on a examiné l'impact sur l'environnement, que l'évacuation de la terre provenant de
l'approfondissement et de l'élargissement des canaux et de l'approfondissement des étangs
avait été extrêmement sous-estimée au stade de la conception. Une bonne partie des déblais
devraient être déversés sur le rivage. Il a donc fallu reprendre la conception du projet et faire
d'autres analyses pour tenir compte du coût supplémentaire. On a considéré néanmoins que ces
déversements de matériaux auraient un effet bénéfique sur la croissance de la mangrove. Cette
phase a été conduite dans les mêmes délais que la phase précédente. Il n'a pas fallu en
allonger la durée.
Ce projet régional du secteur public, entrepris avec une aide extérieure de la CEE, avait pour but
d'accroître la production et d'améliorer le contrôle de la qualité des moules et huîtres cultivées
dans les cinq pays de l'Asie du sud-est. Durant la conception du projet, toutes les nouvelles
composantes de production ont été écartées et il a été décidé de se concentrer sur la formation
et la vulgarisation pour soutenir la production actuelle, la mise en place d'un réseau de contrôle
sanitaire et la création d'un organisme de commercialisation.
L'analyse des résultats attendus (Etapes 12–15) a fait apparaître certaines difficultés et
complexités.
Dans l'analyse financière, on s'est apperçu que les coûts afférents à la création d'un réseau pour
le contrôle de la qualité de l'eau dans les principales zones de production et à l'amélioration de
la qualité sanitaire de la production dans un certain nombre d'entre elles étaient élevés
comparés aux bénéfices financiers qui pouvaient être escomptés, de sorte que le taux de
rentabilité financière était très faible. Par contre, les avantages économiques (Etape 13), sociaux
(Etape 14) et écologiques (Etape 15) ont été considérés comme particulièrement importants.
Après des discussions entre les consultants et le comité directeur, le projet a été divisé en un
certain nombre de projets distincts, dont certains devaient être financés au moyen de
subventions, notamment ceux qui avaient pour objectif d'améliorer les dispositifs de contrôle de
la qualité de l'eau et la qualité sanitaire des produits, les autres au moyen de prêts. Les analyses
financière, économique, sociale et écologique ont été faites pour chaque projet.
Les discussions et les analyses supplémentaires rendues nécessaires ont prolongé de cinq mois
cette phase, qui a en tout duré dix mois.
Thémes de discussions
le rôle de l'analyse du projet et les changements qu'elle peut amener à faire dans la
conception du projet; les implications qui en résultent concernant l'organisation et le
calendrier de la préparation du projet;
les similarités et les différences d'approches en matière d'analyse des projets et les
techniques adoptées en fonction du type de projet;
Buts et produits
Après avoir rédigé et soumis le rapport du projet, les équipes de formulation travaillant sur des
projets du secteur public auront généralement fini leur travail. Il est rare qu'elles soient associées
aux négociations administratives et financières dont le projet fera ensuite l' object. Dans les
projets du secteur privé, par contre, les membres de l'équipe de formulation, peuvent également
être associés à la négociation du contrat qui est fondé sur le rapport de projet, puis être appelés
à gérer ou à conduire l'exécution du projet.
la rédaction proprement dite d'un rapport (ou une série de rapports) reprenant tous les
aspects du travail de l'équipe et fournissant un plan de projet détaillé;
Le travail de la Phase V ne comprend qu'une seule Etape (16), dont les activités sont
représentées sur la figure 10 et décrites en détail dans le texte qui suit:
Même si l'équipe de formulation a fait un excellent travail de terrain et procédé à l'analyse la plus
attentive et la plus sophistiquée, tout ce travail sera en grande partie perdu si les conclusions ne
peuvent être convenablement communiquées au promoteur du projet. La mauvaise organisation
des matériaux d'un rapport est malheureusement souvent l'une des principales causes d'une
rupture du dialogue entre les deux parties. La première phase de cette étape concerne
l'organisation de la tâche qui consiste à rédiger un rapport et à produire le document. Elle
comprend quatre activités principales:
Dans la plupart des cas, le chef d'équipe connaît bien les exigences du promoteur du projet, ses
préférences pour ce qui concerne la structure du rapport et la manière dont ces exigences se
présentent concernant le projet considéré. Plus tôt le mode de présentation du rapport est connu
et communiqué aux membres de l'équipe, mieux cela vaut car il est plus facile d'établir dès le
départ tous les documents provisoires de la manière correcte que de les réorganiser au stade
ultime. On se souviendra qu'à l'Etape 8d, il a été suggéré que le chef d'équipe discute avec son
équipe de la structure et de la teneur du rapport et qu'il leur donne des exemples du type de
travail attendu.
Une excellente manière de juger de ce que pourrait être la longueur des différentes parties du
rapport, leur importance et les détails demandés, consiste à identifier ceux qui vont lire la totalité
du rapport, ou certaines parties de celui-ci seulement. Les chapitres qui composent le rapport et
leurs lecteurs potentiels sont normalement les suivants:
Le résumé. Celui-ci s'adresse généralement aux décideurs au plus haut niveau, comme
un ministre ou un directeur, quand le rapport de formulation du projet est envoyé sous
lettre de couverture émanant probablement d'un Secrétaire permanent ou du Directeur de
la division du développement, et à tous les intéressés cités ci-après.
Rapport principal. Il peut être destiné à des chefs de services non techniques, à des
Secrétaires permanents auprès des ministéres et à tous les intéressés cités ci-après.
Annexes. Elles sont généralement lues de manière très approndie par les chefs des
départements techniques et par les spécialistes.
Documents de travail. Ils sont destinés à être examinés en détail par l'équipe d'évaluation
et, le cas échéant, par les départements techniques travaillant pour le promoteur du projet.
Ces deux catégories de destinataires les utiliseront pour vérifier les hypothèses détaillées
sur lesquelles reposent les analyses.
Le résumé donne un tableau complet du projet et de toutes ses implications; il constitue un tout
en soi et ne dépasse pas deux ou trois pages.
Le rapport principal est rédigé dans un style cohérent, il comprend des parties bien équilibrées.
C'est un résumé du projet, étayé par les matériaux présentés dans les annexes, soigneusement
édité pour donner une description concise des objectifs, des résultats, des conclusions et des
recommandations de l'étude.
Chaque annexe est une analyse autonome d'un aspect déterminé du projet envisagé.
Le contenu du rapport principal est organisé en sections suivant un ordre déterminé qui, pour un
projet de production, est généralement le suivant:
Résumé
Introduction
Généralités
Le futur projet
Organisation et gestion
Marchés et prix
La formulation d'un projet est un travail long. Il est facile de sous-estimer le temps qu'il faudra
pour produire le rapport, avec tous ses travaux annexes que sont la relecture, les corrections,
l'impression, la reliure et la distribution. Le chef d'équipe doit donc faire très attention à la
manière dont il établit le calendrier de préparation de tous les documents de travail et annexes,
car certaines annexes dépendent d'autres et que la plupart doviet être prêtes avant que la
rédaction du rapport principal puisse commencer.
Rédiger un bon rapport est un travail spécialisé. Le chef d'équipe qui rédige un rapport doit
connaître les cinq principes de base qui sont:
La manière directe, éviter les digressions à moins qu'elles ne visent un but particulier.
La lucidité, le rapport doit être compréhensible pour tout lecteur intelligent, et exempt
d'ambiguïté.
La vigueur, le rapport doit porter l'intérêt du lecteur, présenter les arguments avec limiter
conviction et les conclusions avec confiance.
La brièveté, sans aller jusqu'à sacrifier des matériaux importants, simplement pour limiter
la longueur d'une section donnée.
Pour un projet de mise en place d'institutions (Modèle D), la structure du rapport sera semblable
à celle d'un rapport correspondant à un projet de production du secteur privé (Modèle A), mais la
teneur en sera sensiblement différente. La description donnée ci-dessous de la manière de
rédiger un rapport s'applique à des projets de production.
Les annexes d'un rapport de formulation de projet sont les moëllons qui serviront à construire le
rapport principal. L'ordre dans lequel elles sont présentées dans le rapport suit la séquence
logique de la formulation elle-même. Chaque annexe se présente comme une petite
monographie traitant d'une composante ou d'un aspect particulier du projet considéré, avec une
introduction et une conclusion. Chacune contient une bibliographie spécialisée et doit
correctement renvoyer aux autres annexes.
Dans le rapport principal, le chapitre d'introduction a pour but de situer le contexte et le cadre
dans lesquels les propositions d'investissements ont été formulées.
La section sur les marchés et les prix, quand elle s'applique, montre comment les intrants et
extrants du projet seront négociés et indique ce à quoi l'on peut s'attendre concernant les prix
critiques et les structures de prix.
La section consacrée aux implications financières et/ou économiques décrit les résultats des
analyses financières et économiques.
Les autres impacts et les principaux risques afférents au projet sont présentés dans la section
intitulée justification du projet. C'est souvent celle que les principaux responsables des décisions
liront en premier. Il vaut donc mieux parler ici des avantages particuliers du projet plutôt
qu'énumérer les résultats que l'on peut en attendre.
Enfin, la dernière section doit appeler l'attention sur toute question importante restant en
suspens qu'il faudra résoudre avant que puisse commencer la mise en oeuvre du projet. Elle
contient donc aussi des suggestions concernant les mesures à prendre pour accélérer le rythme.
Le résumé n'a pas pour but de condenser toutes les informations contenues dans le rapport
principal. Il met en lumière les principales conclusions résultant de l'étude de formulation et
présente les options essentielles sur la base desquelles les responsables de l'investissement
prendront leurs décisions.
Normalement, le résumé ne dépasse pas deux ou trois pages. Il est bon que l'auteur se mette
lui-même à la place des directeurs et administrateurs qui auront à prendre connaissance d'une
masse d'informations et de documents de base.
Les promoteurs d'un projet peuvent demander que le rapport établi à la fin de la Phase V leur
soit d'abord soumis à l'état de projet, parfois accompagné d'une présentation orale. Des
ajustements peuvent être ensuite demandés à l'équipe avant que le rapport soit accepté comme
document définitif du projet.
Il est utile que le rapport de formulation du projet soit envoyé sous couvert d'une lettre du chef
de l'équipe ou de l'organisation responsable de la formulation, surtout s'il est expédié par la
poste. Cette lettre rappelle au promoteur du projet les circonstances dans lesquelles l'étude de
formulation a été commandée, qui a préparé le rapport et quand. Si le mandat original a subi
d'importants remaniements, il en sera fait mention. La lettre conclut en recommandant que le
projet soit ou non mis en oeuvre.
Si une présentation orale est demandée, celle-ci doit être faite par le chef de l'équipe,
éventuellement secondé par un ou deux des principaux membres de l'équipe. Cette présentation
doit elle aussi être soigneusement préparée. Elle doit être concise mais complète, suffisamment
détaillée et visuellement bien illustrée (environ 10–12 éléments visuels préparés par des
professionnels sous forme de diapositives ou de transparents). Il importe que la présentation
forme un tout compréhensible car, souvent, certains de ceux qui y assisteront n'auront pas eu le
temps de lire à fond le rapport, ou même ne l'auront pas lu du tout.
Les trois tâches de cette étape s'appliquent à tous les projets (Modèles A, B, C et
D).
Les coûts élevés du projet ont obligé l'investisseur à chercher un financement supplémentaire en
recourant à une subvention de la CEE; il a recruté le consultant pour avoir deux rapports de
faisabilité.
Les consultants techniques ont rédigé, en anglais et au siège de leur société, des rapports
relativement courts mais détaillés, complétés par plusieurs annexes dont le programme
technique, l'analyse financiére des opérations et une évaluation écologique. L'un a été préparé
pour être soumis au gouvernement du pays, c'est-à-dire que le rapport, l'analyse financière et
l'évaluation d'impact ont été traduits. Le second rapport, préparé pour être soumis par le
gouvernement à la CEE dans le cadre de son dossier national de projets structurels pour
lesquels une subvention représentant 70 % des coûts de construction est demandée, est resté
en anglais. Le principal associé de la société-conseil est retourné dans le pays avec les
documents et les a soumis à l'investisseur (Etape 16).
Le rapport a été rédigé et présenté, avec les annexes techniques, sous la forme décrite ci-
dessus (Etape 16b). Les documents de travail, préparés pendant la rédaction du rapport, ont été
conservés par les consultants sous une forme constituant une documentation complète et
commode pour une équipe d'évaluation. Une fois achevée la rédaction du rapport, l'équipe a été
dissoute.
La CEE n'avait pas donné d'instructions particulières à l'équipe pour ce qui concerne la création
du document et la rédaction du rapport (Etape 16), si ce n'est qu'elle avait demandé d'une
manière générale, qu'il soit établi selon les normes des institutions d'aide internationale. Le
projet avait, à l'epoque, suscité l'intérêt du Fonds européen de développement (FED), de la
Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement et du Programme des Nations-
Unies pour le développement (PNUD). Quand le rapport a été soumis (Etape 16c), il a été
immédiatement accepté et l'équipe de formulation a été dissoute.
Thèmes de discussions
Les discussions concernant les exemples donnés ci-dessus pourraient porter sur les points ci-
après:
la mesure dans laquelle les rapports tiennent compte des besoins correspondant à chaque
situation.
4. EVALUATION DU PROJET
Le troisième et dernier stade de la formulation des projets concerne l'évaluation du projet. Il ne
comprend qu'une seule Phase (VI), qui porte sur la négociation du projet.
Buts et produits
Il peut arriver, dans certains cas, que le travail de l'équipe de formulation se termine avec la
Phase V, mais le projet lui-même n'a pas encore été accepté pour être exécuté. Le passage
entre la fin de la formulation et la mise en oeuvre du projet peut se négocier de diverses façons
car les pratiques ne sont pas les mêmes dans le secteur public et dans le secteur privé; elles
peuvent aussi varier à l'intérieur de chacun de ces deux secteurs.
Les différences proviennent de ce que les quatre tâches comprises dans la négociation du projet
ne reçoivent pas la même attention, spécialement en ce qui concerne la seconde, l'évaluation du
projet. Dans un certain nombre d'institutions donatrices, l'évaluation se présente comme un
examen technique approfondi de la totalité du projet tel qu'il a été présenté par l'équipe de
formulation. Dans d'autres, cependant, mais aussi dans le secteur privé, le projet fait rarement
l'objet d'une évaluation et le promoteur en négocie l'exécution tel qu'il est présenté.
Comme il a été dit plus haut, dans le secteur public, les procédures et préférences du promoteur
du projet sont différentes. Très souvent, cependant, le rapport du projet est utilisé comme base
de discussion entre le promoteur et les autres parties éventuellement intéressées (négociation
préliminaire). Le promoteur du projet utilise ce même rapport, ou bien un “rapport d'évaluation”
préparé par lui-même, pour les discussions et décisions internes (négociation interne). La
négociation finale du projet entre le promoteur et le gouvernement et/ou l'organisme d'exécution
vient ensuite.
Dans le secteur privé, une fois que le projet a été accepté par le promoteur, il est envoyé à
l'institution de financement pour approbation; quand des sociétés financent directement
l'investissement sur leurs propres ressources, le rapport du projet est généralement d'abord
approuvé par la division technique compétente avant d'être soumis à une instance supérieure
pour approbation.
La négociation du projet est une opération souvent complexe et longue qui demande beaucoup
de patience, de compréhension et de sens professionnel. Il n'est pas de notre propos de donner
ici une description complète de toutes les questions qui peuvent se poser durant la négociation.
Celle-ci n'est considérée ici que comme une étape (17), comprenant quatre tâches principales,
représentées à la figure 11.
Quand le rapport de formulation d'un projet du secteur public est accepté par le promoteur, il sert
de base de discussions entre le promoteur et les autres parties intéressées, qui doivent convenir
de leurs conditions de participation.
Dans le secteur privé, où rares sont les projets qui mettent des tiers en cause, cette étape est
généralement omise.
Certains promoteurs utilisent le document de formulation du projet tout au long des négociations.
La plupart des banques de développement et certaines grandes sociétés, par contre, utilisent
une approche différente. Après avoir analysé le rapport de formulation du projet et pris une
décision de principe favorable à son exécution, ces institutions préparent, au plan interne, un
rapport d'évaluation du projet, qui est ensuite soumis au conseil d'administration de l'institution
ou à tout autre organe de décision, pour approbation finale.
Etape 17
NEGOCIATION DU PROJET
Etape 17a
Négociation préliminaire
Etape 17b
Evaluation du projet
Etape 17c
Etape 17d
Accord du projet
de recommander les conditions à réunir pour être sûr que les objectifs du projet seront
atteints;
sociale: facteurs sociologiques et impact prévisible du projet sur des groupes déterminés
(comme des minorités ethniques et les femmes);
Etape 17c - Respect des conditions fixées par le gouvernement et/ou par (1')les
organisme(s) d'exécution
Cette étape ne concerne généralement que les projets financés au moyen d'une assistance
extérieure. La décision prise par le conseil d'administration du promoteur du projet est
généralement sujette à conditions. Le moment est venu maintenant pour le gouvernement et/ou
l'organisme d'exécution de remplir ces conditions. Elles concernent notamment:
Certains gouvernements sont en mesure de remplir ces conditions très rapidement mais, dans
d'autres cas, la réalisation de cette étape peut prendre plusieurs mois, sinon plus.
Dans le secteur public, quand toutes les conditions décrites à l'Etape 17c sont remplies, l'accord
peut être définitivement mis au point. Il peut prendre diverses formes, selon les critères léfislatifs
du pays et les règles appliquées par les institutions concernées. En général, cependant l'accord
stipule:
le calendrier d'exécution, prévu, les étapes critiques, les moyens et les personnes;
La négociation fait partie de tous les projets (Modèles A, B, C et D). Toutefois, les
quatre tâches que recouvre la négociation s'appliquent plutôt aux projets du secteur
public (Modèles B, C et D), en particulier à ceux qui sont de relativement grandes
dimensions et coûteux. La négociation des petits projets du secteur privé (Modèle A)
ne nécessite que deux de ces tâches (17a et 17d), et celle des grands projets peut
en requérir trois (17a, 17b et 17d).
L'investisseur, ayant déjà notifié les autorités nationales de son intention de demander une aide
de la CEE, a soumis les deux rapports qu'il avait commandés (voir l'illustration de l'Etape 16)
sous lettre de couverture. Le ministère concerné, après en avoir parlé avec l'investisseur, les a
acceptés pour évaluation (Etape 17b). Trois mois plus tard, l'investisseur a été notifié que son
projet recevrait une subvention du pays au cas où la CEE fournirait aussi une aide financière et
que son projet serait inclus au nombre des projets d'aquaculture qui seraient soumis à la CEE.
Le gouvernement a soumis sa proposition à la CEE deux mois plus tard. Elle contenait une
appréciation générale des sept projets présentés, ainsi qu'une évaluation de chaque projet
connexe. La CEE a ensuite procédé à sa propre évaluation (Etape 17b) sur la base du
document du projet et de l'appréciation du gouvernement. Neuf mois plus tard, l'investisseur a
été avisé par le gouvernement que son projet avait été accepté par la CEE avec trois autres,
choisis parmi les sept qui avaient été présentés; comme le projet prévoyait une écloserie, il
pouvait prétendre à une subvention représentant 70 % des coûts de construction.
L'investisseur a alors rempli un certain nombre de formulaires (Etape 17c) et deux mois plus
tard, le premier versement a été effectué à la banque. Au moment de la réception de ce
versement, les négociations ont complètement pris fin.
L'investisseur a alors signé, avec le bureau d'architectes/ingénieurs qui avait conçu l'écloserie,
un contrat couvrant la supervision du chantier. Un entrepreneur local a été sélectionné pour
effectuer le travail et le terrain a commencé à être défriché deux mois plus tard.
Le rapport des consultants a été accepté par l'institution de financement concernée (Etape 16c).
Aucune modification n'a été jugée nécessaire pour tenir compte de faits nouveaux qui auraient
pu se produire pendant la formulation du projet (Etape 17a) et l'institution de financement a
procédé à la mobilisation d'une équipe chargée d'effectuer l'évaluation (Etape 17b). L'équipe se
composait d'un chef d'équipe et d'un économiste/analyste financier (tous deux fonctionnaires de
l'institution de financement), d'un ingénieur civil et d'un expert en crevetticulture.
L'équipe d'évaluation s'est rendue dans le pays pendant deux semaines, a eu des entretiens
avec les représentants des ministères concernés et avec la banque de crédit agricole. Elle a
ensuite visité un certain nombre de zones du projet avant de revenir dans la capitale pour de
nouvelles discussions techniques et pour résoudre les deux “questions en suspens” signalées
par l'équipe de formulation dans son rapport.
Pour le reste, l'équipe d'évaluation a jugé acceptable le rapport de l'équipe de formulation, sur la
base duquel elle a rédigé son rapport d'évaluation qui est devenu par la suite le document de
référence du projet.
Le gouvernement a été en mesure de satisfaire à bref délai aux conditions du prêt (Etape 17c) et
l'accord de projet a été signé neuf mois après la fin de la formulation du projet.
Le rapport de projet de l'équipe de formulation a été accepté et l'équipe a été dissoute (Etape
16). Un certain nombre de donateurs avaient déjà exprimé leur intérêt pour le projet.
Le rapport a été envoyé à tous ces donateurs. Entretemps, une institution donatrice installée au
Moyen-Orient en a demandé un exemplaire. Elle a ensuite fait savoir qu'elle souhaiterait passer
par le projet pour fournir une assistance, de la part des Etats du Golfe, aux deux pays
musulmans de la région.
La discussion du projet (Etape 17a) tournait dès lors autour de deux projets possibles, l'un pour
l'Indonésie et la Malaisie uniquement, avec un financement fourni par le nouveau donateur
potentiel et une assistance technique obtenue par l'intermédiaire d'une société-conseil; le
second, concernant l'ensemble de la région, financé au moyen d'un fonds fiduciaire créé par la
Banque européenne de développement (de la CEE) et le PNUD, et d'un prêt fourni
conjointement par la Banque européenne de développement (BED) et la Banque asiatique de
développement (BAsD) pour la construction des installations de dépuration.
Enfin, après d'autres négociations complexes menées à divers niveaux, il a été décidé que trois
documents de projets seraient établis, chaque projet mettant plus spécialement l'accent sur les
conditions à remplir par les institutions donatrices et par les gouvernements des pays (Etape
17c). Un projet a été ainsi préparé, signé et sa mise en oeuvre a commencé quinze mois après
réception du document de projet initial; un autre a commencé huit mois plus tard et le troisième
six mois plus tard.
un projet régional visant à améliorer la qualité des eaux côtières, co-financé par le FED et
par un autre donateur bilatéral (arrivé à la dernière minute) et mis en oeuvre par le PNUE.
Thèmes de discussions
Les thèmes de discussions concernant les exemples ci-dessus pourraient porter sur:
BIBLIOGRAPHIE COMPLEMENTAIRE
GENERALITES
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