Article de PA : mystère de la nature, surtout de la mer : « les grandes
profondeurs de l'océan nous sont totalement inconnues »
Rencontre avec le harponneur NL : « il racontait ses pêches et ses
combats avec une grande poésie naturelle » Art du récit
Machine comparée à du vivant : le nautilus respire « à la façon des
baleines »
Premier discours de Nemo : éloge de la mer : « vous allez voyager dans le
pays des merveilles. L'étonnement, la stupéfaction seront probablement
l'état habituel de votre esprit. Vous ne vous blasez pas facilement sur le
spectacle incessamment offert à vos yeux. »
Mer Mère nourricière : mythe de l'âge d'or « la mer fournit à tous mes
besoins », « Tout me vient maintenant de la mer comme tout lui
retournera un jour ! », « C'est l'infini vivant » (= Michelet, la Mer,1861), «
La mer est le vaste réservoir de la nature », « Ces étoffes qui vous
couvrent sont tissées avec le byssus de certains coquillages. », « Je dois
tout à l'océan : il produit l'électricité, donne aux nautilus la chaleur, la
lumière, le mouvement, la vie en un mot ! »
Émerveillement scientifique devant les objets naturels, le nautilus :
collection de musées d'histoire naturelle
Première ouverture des panneaux du salon : beauté du spectacle « quel
spectacle ! Quelle plume pourrait le décrire ! »
Taxonomiste vs pêcheur : « on les classe en poisson qui se mangent et en
poisson qui ne se mangent pas »
Nécessité du récit des expériences de la nature par PA : « j'écrivais sur un
papier fabriqué avec la zostère Marine » Le récit est lui-même une
expérience de la nature car fait sur un support marin
« Promenade en plaine », expérience de la nature inédite : lieu
inaccessible à l'homme. Beauté ineffable ? Mais le récit tente d’en rendre
compte : partage avec le lecteur : Illustrations p 163 : « Paysage sous-
marin de l'île Crespo »
Droit de propriété de Nemo sur cette nature ? « Nous étions enfin arrivés à
la lisière de cette forêt sans doute l'une des plus belles de l'immense
domaine du capitaine Nemo. Il la considérée comme étant sienne, et
s'attribuait sur elle les mêmes droits qu'avaient les premiers hommes au
premier jour du monde. D'ailleurs, qui lui eût disputé la possession de
cette propriété sous-marine »
Océan vivant : « la vie, plus intense que sur les continents, plus
exubérantes, plus infinie, s'épanouissant dans toutes les parties de cet
océan, élément de mort pour l'homme, a-on-dit, élément de vie pour des
myriades d'animaux, et pour moi ! »
Spectacle, « La mère prodiguait incessamment ses plus merveilleux
spectacles. Elle les variait à l'infini. Elle changeait son décor et sa mise en
scène pour le plaisir de nos yeux et nous étions appelés à non seulement à
contempler les œuvres du créateur au milieu de l’élément liquide, mais
encore à pénétrer les plus redoutables mystères de l'océan »
L’île de Guerboroar : PA et ses compagnons sur terre, expédition terrestre
sur l'île, Sur l'île, arbre à pain cuisiné par NL : l'expérience de la nature
passe par tous les sens, Regard de l'explorateur NL vs celui du
narrateur : « je le regardais faire plus tôt avec les yeux d'un naturaliste
qu'avec les yeux d'un homme affamé »
Papouas qui tentent de pénétrer dans le nautilus, mais rompe électrifier
les repousses : « la foudre du capitaine Nemo » (N=Zeus)
Exemple d’anomalie : olive porphyre senestre émotion de PA et C : « Et
il y avait de quoi être ému ! On sait, en effet, comme l'ont fait observer les
naturalistes, que la dextrosité est une loi de la nature »
Enterrement du marin mort, Le Royaume de corail : corail : « curieuse
substance qui fut tour à tour classée dans le règne minéral, végétal et
animal » mystère de la nature. La mère comme cimetière : « les polypes
ce charge dit scellé nos morts pour l’éternité ! » : à l'abri « des requins et
des hommes ! »
Plaisir de lister les animaux : «
Santé des personnages dans cette vie sous-marine : « le régime du bord
nous convenait parfaitement »
Lien entre nature et culture, argonaute : « Il est un charmant animal dont
la rencontre, suivant les anciens, présageait des chances heureuses », «
L'argonaute est libre de quitter sa coquille, dis-je à Conseil, mais il ne la
quitte jamais. -Ainsi fait le capitaine Nemo, répondit curieusement conseil.
C'est pourquoi il eût mieux fait d'appeler son navire l'argonaute »
Nautilus : comme lieu privilégié de l'expérience de la nature : « Je n'ai
éprouvé nul désir de quitter le capitaine Nemo. Grâce à lui, grâce à son
appareil, je complétais chaque jour mes études sous-marines et refaisais
mon livre des fonds sous-marins au milieu même de son élément »
Ambiguïté du personnage de Nemo : misanthropie, mais aussi lien avec
certains hommes « races opprimées », « Victimes à venger », « Son cœur
palpitait encore aux souffrances de l'humanité, et son immense charité
s'adressait aux races asservies comme aux individus ! »
Importance du récit, témoignage pour partager l'expérience (visite de
l'Atlantide) : « Je suis l'historien des choses d'apparence impossible qui
sont pourtant réelles, incontestables. Je n'ai point rêvé. J'ai vu et senti ! »
Plaisir de la liste de conseils de points liste de poissons : « Quand
passaient des poissons, conseil, emportés dans les abîmes de la
classification, sortez du monde réel »
Exploitation de la nature par Nemo : volcans sous-marins comme mine de
charbon de charbon : « je vois, capitaine, que la nature vous sert partout
et toujours »
Expérience de la nature par les sens : le goût : Ned récolte le miel pour
pouvoir faire un gâteau à bord d’un nautilus
Expérience scientifique : « Ce jour-là, le Nautilus fut employé à des
expériences de sondages qui m'intéressèrent vivement »
La mer des sargasses, vu photographique du paysage sous-marin pour
garder trace de cette expérience : illustration « C'est l'épreuve positive
que j'en donne ici. » (page 320 de l’œuvre originale)
Lutte contre les cachalots, le capitaine Nemo s'oppose à la destruction de
la nature, du vivant VS NL qui veut chasser la baleine : « à quoi bon,
répondit le capitaine Nemo, chassé uniquement pour détruire ! Nous
n'avons que faire d'huile de baleine à bord »
Expérience de la nature par le goût : lait de baleine
Beauté des icebergs : couleur éclat. Comparaison des pierres précieuses :
comparaison nature / Civilisation : utilisés du connu pour rendre compte de
l'inconnu : « Ici, leur ensemble formait une ville orientale, avec ses
minarets et ses mosquées innombrables », « Mine éblouissante de
gemmes, et particulièrement de saphirs qui croisaient leurs jets bleus avec
le jet vert des émeraudes »
En route vers le pôle Sud, le Nautilus plonge sous la banquise, quelle limite
à l'exploration et à l'expérience de la nature ? NL : « Parce que personne
ne peut franchir la banquise. Il est puissant, votre capitaine ; mais, mille
diables ! il n'est pas plus puissant que la nature, et là où elle a mis des
bornes, il faut que l'on s'arrête bon gré mal gré »
Expérience géographique inédite : atteindre le pôle Sud !
Goût : PA et ses compagnons goûte du poisson
Ouïe : rugissements des morses comparés à des taureaux
Vue + Expérience de la nature : CN, parce qu'il est le premier à atteindre
le pôle sud, s’en donne la propriété : « Le capitaine Nemo déploya un
pavillon noir, portant un N d'or écartelé sur son étamine »
Réflexion écologiste sur le rôle des manates (lamentins) dans la santé e
l’équilibre de l’écosystème
Monstre : kraken, poulpe géant. Conseil Rapporte en avoir déjà vu un sur
un tableau : représentation de la nature comme expérience de la nature,
apparition du poulpe à la fenêtre du Nautilus. Illustration page 462 : roman
qui donne au lecteur une expérience et rencontre avec le poulpe : « C'était
un calamar de dimensions colossales », Monstre animal chimérique : «
quelle fantaisie de la nature ! Un bec d'oiseau un mollusque ! »
Explications scientifiques du Gulf Stream + commentaire écologiste
prémonitoire : danger sur la modification du Gulf Stream « Il faut souhaiter
que cette régularité persiste, car, si, comme on a cru le remarquer, sa
vitesse et sa direction viennent à se modifier, les climats européens seront
soumis à des perturbations dont ne seraient calculées les conséquences »
Importance du récit de l'expérience : « Voici, monsieur Aronnax, un
manuscrit écrit en plusieurs langues. Il contient le résumé de mes études
sur la mer, et, s'il plaît à Dieu, il ne périra pas avec moi. Ce manuscrit,
signé de mon nom, complété par l'histoire de ma vie, sera renfermé dans
un petit appareil insubmersible. Le dernier survivant de nous tous à bord
du Nautilus jettera cet appareil à la mer R, et il ira ou les flots le
porteront. »
Combat entre le Nautilus et navire de guerre mystérieux, La misanthropie
du CN : « Je suis le droit, je suis la justice ! Me dit-il. Je suis l'opprimé, et
voilà l'oppresseur ! C'est par lui que tout ce que j'ai aimé, chéri, vénéré,
patrie, femme, enfants, mon père, ma mère, j'ai vu tout périr ! Tout ce que
je hais est là ! »
PA et ses compagnons échouent sur les îles Loffoden. Mystère sur le sort
du Nautilus, Question de la vraisemblance du récit et du témoignage : «
Me croira-t-on ? Je ne sais. Peu importe, après tout. Ce que je puis affirmer
maintenant, c'est mon droit de parler de ces mers sous lesquelles, en dix
moi j'ai franchi vingt mille lieues, de ce tour du monde sous-marin qui m’a
révélé tant de merveilles »
Nature belliqueuse de l'homme : « En ces temps désastreux où l'homme
s'ingénie a multiplié la puissance des armes de guerre »
Le Nautilus : Machine pour voir le vivant = ouverture sur la nature,
exploration des Abymes, théâtralisation : « on se croirait devant un
aquarium ! -Non répondis je, car l'aquarium ce n'est qu'une vaste cage, et
ces poissons-là sont libres comme l'oiseau dans l'air. », « Ce n'était plus
de l'eau lumineuse mais de la lumière liquide », Chiasme
Toutes les réussites sont menacées puisque les individus meurent, et
même les espèces. Les réussites sont des échecs retardés, les échecs des
réussites avortées. C'est l'avenir des formes qui décide de leur valeur.
L'homme est ce vivant capable d'exister, de résistance, d'activité
technique et culturelle dans tous les milieux
L'existence de monstres dans la nature vivante démontre la spécificité de
la biologie par rapport aux sciences mathématiques physiques et
chimiques. « il n'y a point de monstre minéral. Il n'y a point de monstre
mécanique. »
Calme de la nature vs ville : « je faisais de courtes promenades et j'étais
heureuse de jouir d'un peu de calme, après l'agitation de la ville »
Le mur : « résistance lisse et froide à un endroit où il ne pouvait avoir rien
d'autre que de l'air »
« L'homme était le seul ennemi que j'avais connu dans mon ancienne vie »
Utilité de l'animal + care : « il ne me fallut pas longtemps pour
comprendre que si cette vache était pour moi une bénédiction, elle
représentait aussi une lourde charge »
Chasse et pêche : « la perspective de ces activités meurtrières ne me
plaisait pas, et pourtant je n'avais pas d'autre choix si je voulais rester en
vie ainsi que lynx »
La peur de perdre son humanité : « ce qui est terrible c'est qu'un homme
ne peut jamais devenir un animal, il passe à côté de l'animalité pour
sombrer dans l'abîme »
Hypothèse sur le mur : « toute la ferme sembla l'invention humaine la plus
diabolique qu'avait pu concevoir le cerveau de l'homme »
La nature comme lieu de sécurité vs la ville : « je n'ai jamais eu peur la
nuit dans la forêt alors qu'en ville je ne me suis jamais senti tranquille »
Propriété : « j'ai bien dit « ma vallée ». Le nouveau propriétaire, s'il en
existe un, ne s’est pas encore présenté.
Apprécie la vie dans la forêt, la forêt comme un éden, elle imagine si elle
avait élevé ses enfants ici : « pour moi, cela aurait été sans doute le
paradis »
Corps-machine, les mains qui deviennent des outils de travail > se
transforme : « j'avais perdu la conscience d'être une femme. Mon corps,
plus intelligent que moi, c'était adapté et avait réduit au minimum les
inconvénients de mon état. J'avais acquis le droit d'oublier ma condition »
Lien du corps avec la nature : « je ressemble davantage à un arbre qu'un
être humain, une souche brune et coriace qui a besoin de toute sa force
pour survivre »
Expérience de la nature par les sens, l’ouïe : la forêt : « On la croit
silencieuse, alors qu'elle recèle des bruits innombrables »
La nature monstrueuse, ruisseau qui devient … « monstre brunâtre »
Lynx qui protège la narratrice : « il savait mieux que moi ce qui me
convenait »
Le bonheur de l'expérience de la nature : « marché pour la forêt
m'empêchait de m'appesantir sur mon sort. Ça me faisait du bien
d'avancer lentement, de regarder, de respirer l'air frais »
Lien fort avec Lynx : depuis sa mort, elle se sent comme « amputée,
quelque chose me manque et me manquera toujours »
Perception du temps qui est différente : « ici tout vient en son temps, un
temps qui n'est pas harcelé par des milliers de montre. Rien ne pousse ni
de presse »
Care Vs Destruction : « il m'est et prendre soin d'un être est une tâche très
pénible et beaucoup plus difficile que tuer ou détruire », ex : temps de
gestation et soin de Taureau
Violence de l'homme : « l'homme qui l'a abattu était certainement fou,
mais sa folie même la trahir. Le désir secret de tuer devait déjà sommeiller
en lui auparavant »
La nature nourricière : « Notre alimentation n'était pas extraordinaire mais
nous n'avons jamais vraiment souffert de la faim »
« Parfois je ne peux pas m'empêcher de jouer le rôle de la providence ; je
sauve une bête d'une mort certaine que j'en tue une autre parce que j'ai
besoin de viande »
Nature nourricière, Bella : « elle ne pouvait pas savoir à quel point elle
était précieuse et indispensable. Elle était là, luisante, chaude, tranquille
notre grande et douce mère nourricière »
Hiérarchie homme/animal renversé dans un jeu avec Tigre : « tout se
résumait au fait que lui, un animal sauvage, fier et intelligent, était
capable de faire peur à un homme bête et ridicule »
Beauté de la nature, perception : prairie « Elle était toujours animée d'un
léger mouvement quand je croyais qu'il n'y avait pas de vent. Une douce
ondulation sans fin qui répandait la paix et une odeur délicieuse. »
Mystère de la nature, du soleil : « je n'étais qu'une spectatrice attentive et
enthousiaste, mais ma vie tout entière n'aurait pas été assez longue pour
comprendre la plus courte des phrases de ce jeu »
La nature permet de se connaître : « je prenais conscience que tout ce que
j'avais pensé ou fait dans le passé n'avait été qu'une imitation sans valeur.
D'autres hommes avaient pensé et agi, avant moi et pour moi. Je n'avais
eu qu'à suivre leur trace »
Homme ≠ Robot, automate : « Souvent j'essayais de me traiter comme un
robot : fais ceci et va là-bas et n'oublie pas de faire cela. Mais je n'y
parviens qu'un court instant. Je suis un mauvais robot »
Fusion avec la nature à l'alpage : « je ne faisais déjà plus partie du vaste
espace et du silence. Je savais que rien ne serait plus jamais comme cet
été »
Relativisme et observation des fourmis : « mes propres activités auraient
probablement paru très énigmatiques et très inquiétante à une fourmi
géante »
Opposition ville vs nature, question du temps et de l'observation : ici « le
pas tranquille du paysan » vs « auparavant j'allais toujours quelque part,
j'étais toujours pressée et exaspérée car partout j'arrivais je devais
attendre mon tour » + « l'ennui que j'éprouvais souvent était celui d'un
paisible cultivateur de rose à un congrès de fabricants d'autos »,
Elle a trouvé sa place dans la nature : simplicité de la vie vs technique,
société de consommation : « Ici dans la forêt, je me trouve enfin à la place
qui me convient […] maintenant que les hommes n'existent plus, Les
conduites de gaz, les centrales électriques et les oléoducs montre leur vrai
visage lamentable. On en avait fait des dieux au lieu de s'en servir comme
d'objets d'usage »
Risque de dissolution du moi, hors de la vie en société, perte du nom,
perte du visage : « je pouvais sans crainte me débarrasser de mon visage,
on n'avait plus besoin de lui. Cette pensée fit naître en moi une impression
de vacuité dont je devais à tout prix me délivrer
Union avec les animaux : « Les barrières entre les hommes et les animaux
tombent très facilement. Nous appartenons à la même grande famille et
quand nous sommes solitaires et malheureux, nous acceptons plus
volontairement l'amitié de ces cousins éloignés. Il souffre comme nous si
on leur fait mal et ils ont comme nous besoin de nourriture, de chaleur et
d'un peu de tendresse »
Perception du temps très floue : « je crois que le temps est immobile et
que je me meus en lui parfois lentement, parfois à une vitesse
foudroyante »
Nature hostile, neige fond puis regèle : « par moments, j'avais l'impression
que la nature ne constituait pour ces créatures qu'un immense piège »
Famille et soins réciproques : « je n'étais pas seul et je n'avais pas le droit
de les abandonner » , « lynx me traitait comme une enfant sans défense et
parfois, pris de panique, me réveiller quand je dormais »
La Corneille blanche monstre : isolé, rejeter les autres corneilles
Bonheur dans la nature, les fleurs : « elles étaient toutes ravissantes et
créées pour mon plaisir »
La nature reprend ses droits, gagne sur la civilisation : « à présent on
distinguait seulement quelques îlots plus sombres sur les parties
asphaltées [… ] bientôt les routes elle n'existerait plus »
L'expérience de la nature permet une découverte de soi : « dans le passé,
les circonstances de la vie m'avaient souvent forcé à mentir, mais je
n'avais plus aucune raison ni aucune excuse pour continuer à le faire. Je
ne vivais plus au milieu des hommes »
Violence des hommes, corps de l'homme qui souille « l'herbe innocente ».
Taureau laissez là où il git : « En été ses os blanchiront sur le pré, des airs
de des fleurs pousseront sur son corps et il s'enfoncera lentement dans
l'herbe humide de pluie » : mort et renaissance, elle creuse une tombe
pour lynx : chien compagnon traité comme un homme