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DM5 Correction

Le document présente une correction d'un devoir de mathématiques sur les équations polynomiales, la construction d'un pentagone régulier et des équations différentielles. Il aborde des concepts tels que les racines cinquièmes de l'unité, les décompositions en éléments simples, et les solutions d'équations différentielles d'ordre 1. Les solutions sont illustrées par des calculs détaillés et des démonstrations géométriques.

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PCSI5 Lycée Saint Louis

DM3
Correction du Devoir Maison

Exercice 1
Partie 1

2ikπ
1. Les solutions de (E) : z 5 − 1 = 0 dans C sont les racines cinquièmes de l’unité, c’est à dire les e 5 avec
k = 0, 1, 2, 3, 4.

2. (a) On utilise la formule du cours an − bn = (a − b)(an−1 + an−2 b + · · · + bn−1 ) ici :

z 5 − 1 = (z − 1)(z 4 + z 3 + z 2 + z + 1).

(b) On résout l’équation z 4 +z 3 +z 2 +z +1 = 0. Tout d’abord, z = 0 n’est pas solution de cette équation,
donc on peut supposer z 6= 0 dans la suite. On divise cette équation par z 2 :

z 2 + z + 1 + z −1 + z −2 = 0.
1
En posant Z = z + , on a Z 2 = z 2 + 2 + z −2 . Donc l’équation devient Z 2 + Z − 1 = 0. On obtient
z
une équation
√ du second degré en Z, qu’on sait résoudre : le discriminant vaut ∆ = 5, et on obtient
−1 ± 5
Z= . On obtient donc les deux équations suivantes en z :
2
√ √
2 −1 + 5 2 −1 − 5
(E+ ) z − z + 1 = 0 et (E− ) z − z + 1 = 0.
2 2

Le discriminant de ces équations vaut ∆± = − 52 ± 25 < 0, et les solutions de (E± ) sont donc
√ p √ √ p √
−1 ± 5 ±2 5 + 10 −1 ± 5 ±2 5 + 10
z= +i et z = −i .
4 4 4 4
4 3 2
Finalement, l’ensemble des solutions de z + z + z + z + 1 = 0 est :
 √ p √ √ p √ 
 −1 + 5
 2 5 + 10 −1 + 5 2 5 + 10 
+i , −i ,
 

S= 4√ p √4 4 √ p 4√
 −1 − 5
 −2 5 + 10 −1 − 5 −2 5 + 10 
+i , −i
 

4 4 4 4

3. (a) On a obtenu l’ensemble des solutions de z 4 + z 3 + z 2 + z + 1 = 0 de deux manières différentes, sous


2iπ 4iπ
des formes différentes. Reste à présent à identifier la solution e 5 et e 5 parmi celles-ci.
2iπ
Puisque 0 < 2π π
5 < 2 , les parties réelle et imaginaire de e 5 sont donc strictement positives. Il s’agit
√ p √
−1 + 5 2 5 + 10
donc de la solution +i . En identifiant les parties réelles et imaginaires, on
4 4
obtient donc : √ p √
−1 + 5 2 5 + 10
cos(2π/5) = et sin(2π/5) = .
4 4
π 4π 2iπ
De même 2 < 5 < π, la partie réelle de e est strictement négative, sa partie imaginaire est
5
√ p √
−1 − 5 −2 5 + 10
strictement positive. Il s’agit donc de la solution +i . En identifiant les
4 4
parties réelles et imaginaires, on obtient donc :
√ p √
−1 − 5 −2 5 + 10
cos(4π/5) = et sin(4π/5) = .
4 4

2 1+cos(2x) 2 1 + cos(2π/5) 3+ 5
(b) On se rappelle que cos (x) = 2 , d’où cos (π/5) = = et donc cos(π/5) =
p √ 2 8
3+ 5
√ .
2 2

1
PCSI5 Lycée Saint Louis

Partie 2 - Construction d’un pentagone régulier à la règle et au compas

4. (a) Le polygone A0 A1 A2 A3 A4 est un pentagone régulier.


(b) Voir plus loin.
(c) Le triangle KOB est rectangle en O, d’où par Pythagore :
5
BK 2 = KO2 + OB 2 = (1/2)2 + 12 = .
4
√ √
5 5
Donc BK = 2 . Puisque B et J sont sur le même cercle de centre K, on a KJ = 2 .
√ √
5 1 −1+ 5
Les points K, O et L sont alignés. Donc OJ = KJ − KO = 2 − 2 = 2 .

OJ −1+ 5
Enfin L est le milieu de OJ, donc OL = = 2 = cos(2π/5).
4
On en déduit que les points L et A1 ont même abscisse. Le point L est donc la projection orthogonale
de A1 sur l’axe des abscisses.

B A1

A2

K L J A0
O

A3

A4

(d)

Exercice 2
x−1 a b c
1. La décomposition en éléments simples est de la forme : = + + . En mettant
x(x + 1)(x + 2) x x+1 x+2
tout au même dénominateur et en identifiant, on obtient a = −1/2, b = 2 et c = −3/2. On en déduit
10
1 10 1
Z 10
x−1 3 10 1
Z Z Z
1
dx = − dx + 2 dx − dx
1 x(x + 1)(x + 2) 2 1 x 1 x+1 2 1 x+2
1 3
= − ln(10) + 2(ln(11) − ln(2)) − (ln(12) − ln(3)).
2 2

x−1 a bx + c
2. La décomposition en éléments simples est de la forme : = + 2 . En mettant tout au
x(x2 + 1) x x +1
même dénominateur et en identifiant, on obtient a = −1, b = 1 et c = 1.
On en déduit
Z y y Z y
1 y 2x
Z y
x−1
Z Z
1 x+1 1
dx = − dx + dx = − ln(|y|) + dx + dx
1 x3 + x 1 x 1 x 2+1 2 1 x 2+1
1 x 2+1

1
= − ln(|y|) + (ln(y 2 + 1) − ln(2) + arctan(y) − arctan(1),
2
sur un intervalle ne contenant pas 0.
4
e + e−ix e4ix + 4e2ix + 6 + 4e−2ix + e−4ix
 ix
3. ˆ cos4 (x) = = = 18 cos(4x) + 12 cos(2x) + 38 .
2 16
Z π Z π  π
1 1 3 1 1 3 3
ˆ 4
cos (x)dx = cos(4x) + cos(2x) + dx = sin(4x) + sin(2x) + x = π.
0 0 8 2 8 32 4 8 0 8

2
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π
1 π 2 1 π 2 3 π 2
Z Z Z Z
ˆ x2 cos4 (x)dx = x cos(4x)dx + x cos(2x)dx + x dx.
0 8 0 2 0 8 0
On procède alors à des intégrations par parties (x 7→ x2 , x 7→ sin(4x) et x 7→ sin(2x) étant C 3 ).
+ x2 cos(4x) + x2 cos(2x)
& &
- 2x sin(4x)/4 - 2x sin(2x)/2
& &
+ 2 − cos(4x)/16 + 2 − cos(2x)/4
&
R
&
R
- 0 ←− − sin(4x)/64 - 0 ←− − sin(2x)/8

Z π
1 2
x2 cos4 (x)dx = [x sin(4x)/4 + x cos(4x)/8 − sin(4x)/32]π0
0 8
1 3 π π π3
+ [x2 sin(2x)/2 + cos(2x)/2 − sin(2x)/4]π0 + [x3 /3]π0 = + + .
2 8 64 4 6

Exercice 3
1. C’est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 et normalisée. On résout cette équation sur l’intervalle
R. L’équation homogène associée est y 0 − 2ty = 0. Une primitive de t 7→ −2t est donnée par t 7→ −t2 .
Les solutions de l’équation homogène sont donc les fonctions de la forme
2
t 7→ λet avec λ ∈ R.

On cherche à présent une solution particulière. On remarque que la fonction t 7→ ch(t) est solution de
l’équation différentielle. On peut donc conclure que l’ensemble des solutions de l’équation différentielle est
n 2
o
S = t 7→ λet + ch(t)/λ ∈ R .

2. C’est une équation différentielle linéaire d’ordre 1, à coefficients constants et normalisée. On résout cette
équation sur l’intervalle R. L’équation homogène associée est y 0 − y = 0. Les solutions de cette équation
sont les fonctions de la forme
t 7→ λet avec λ ∈ R.

On cherche à présent une solution particulière. L’équation est à coefficients constants, et le second membre
est de la forme exponentielle - polynôme. De plus le facteur 1 dans l’exponentielle satisfait 1 − 1 = 0
(noter que cette condition est exactement la même que pour les équations différentielles d’ordre deux :
1 est racine de l’équation caractéristique associée qui est dans ce cas r − 1 = 0). On cherche donc une
solution sous la forme f (t) = (at + b)tet avec a, b ∈ R à déterminer. On a f 0 (t) = (at2 + bt + 2at + b)et .
La fonction f est donc soution de l’équation si et seulement si :

(at2 + (b + 2a)t + b)et − (at2 + bt)et = (t + 1)et soit 2at + b = (t + 1)et .

On obtient en identifiant b = 1, a = 1/2. Ainsi une solution particulière de l’équation est donnée par
t 7→ (t/2 + 1)tet . L’ensemble des solutions de l’équation différentielle est

S = t 7→ λet + (t/2 + 1)tet /λ ∈ R .




3. C’est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 et non normalisée. On résout cette équation sur ]0, +∞[
ou sur ] − ∞, 0[. L’équation normalisée devient alors :
1
y 0 − y = tet .
t
L’équation homogène associée est y 0 − 1t y = 0. Une primitive de t 7→ − 1t est donnée par t 7→ − ln(|t|). Les
solutions de l’équation homogène sont donc les fonctions de la forme

t 7→ λeln(|t|) = λ|t| avec λ ∈ R

soit encore t 7→ λt (quitte à changer λ en −λ).


On cherche à présent une solution particulière. Le second membre est encore de la forme exponentielle
- polynôme, mais la méthode précédente ne s’applique pas car les coefficients de l’équation ne sont

3
PCSI5 Lycée Saint Louis

pas constants. On applique la méthode de variation de la constante : on cherche une solution sous la
forme f (t) = λ(t)t avec λ une fonction de classe C 1 sur ]0, +∞[ ou sur ] − ∞, 0[. On a f 0 (t) = λ0 (t)t + λ(t)
. La fonction f est alors solution de l’équation si et seulement si :
1
λ0 (t)t + λ(t) − λ(t)t = tet
t
soit encore λ0 (t) = et . On peut donc prendre λ(t) = et , et t 7→ tet est solution particulière de l’équation
différentielle.
L’ensemble des solutions de l’équation différentielle sur ]0, +∞[ ou sur ] − ∞, 0[ est donc

S = t 7→ λt + tet /λ ∈ R .


4. C’est une équation différentielle linéaire d’ordre 1 et non normalisée. Le coefficient de y 0 ne s’annulant
pas, on résout cette équation sur R. L’équation normalisée devient alors :

1 arctan(t)
y0 + y= 2 .
t2 + 1 t +1

L’équation homogène associée est y 0 + t21+1 y = 0. Une primitive de t 7→ t21+1 est donnée par t 7→ arctan(t).
Les solutions de l’équation homogène sont donc les fonctions de la forme

t 7→ λe− arctan(t) avec λ ∈ R.

On cherche à présent une solution particulière par la méthode de variation de la constante, sous la forme
f (t) = λ(t)e− arctan(t) avec λ une fonction de classe C 1 sur R. On a f 0 (t) = λ0 (t)e− arctan(t) − tλ(t)
2 +1 e
− arctan(t)

. La fonction f est alors solution de l’équation si et seulement si :

λ(t) − arctan(t) 1 arctan(t)


λ0 (t)e− arctan(t) − e + 2 λ(t)e− arctan(t) = 2 ,
t2 + 1 t +1 t +1
arctan(t) arctan(t) arctan(t) arctan(t)
soit encore λ0 (t) = e . On cherche alors une primitive de t 7→ 2 e . On fait
t2 + 1 t +1
une intégration par parties :

1
+ arctan(t) t2 +1
earctan(t)
&
R
1
- t2 +1
←− earctan(t)

Les fonctions t 7→ arctan(t) et t 7→ earctan(t) sont bien de classe C 1 . On a donc :


Z Z
arctan(t) arctan(t) arctan(t) 1
2
e dt = [arctan(t)e ] − 2
earctan(t) dt = arctan(t)earctan(t) − earctan(t) + C
t +1 t +1

avec C ∈ R. On peut donc prendre λ(t) = arctan(t)earctan(t) − earctan(t) , et t 7→ (arctan(t)earctan(t) −


earctan(t) )e− arctan(t) = arctan(t) − 1 est solution particulière de l’équation.
L’ensemble des solutions de l’équation différentielle est donc
n o
S = t 7→ λe− arctan(t) + arctan(t) − 1/λ ∈ R .

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