Cours Route
Cours Route
15-11-13
I- Généralités
Le compactage vise par une action mécanique à
diminuer les vides existants dans un sol, donc à augmenter
sa densité. Cette densification permet de :
- réduire les tassements ultérieurs du sol sous l’effet
des charges permanentes ou des surcharges roulantes qu’il
est appelé à supporter.
- augmenter les caractéristiques mécaniques du sol
(angle de frottement – cohésion), ce qui se traduit par une
augmentation de sa portance et donc de la sécurité par
rapport à la rupture.
- diminuer l’influence de l’eau en rendant le sol plus
imperméable par diminution de la porosité et de
l’érodabilité.
Cette action mécanique apparemment simple risque
si elle est appliquée sans discernement de ne pas avoir
l’efficacité souhaitée et même de conduire dans certain cas à
des échecs importants (Ex : chute de portance par sur-
compactage de certain sol fin).
3
Si la teneur en eau naturelle est nettement supérieure à la teneur en
eau optimale Proctor, le compactage sera plus délicat et il sera difficile
d’obtenir une densité élevée. On peut alors envisager les solutions suivantes :
- aération du sol si les conditions climatiques le permettent,
- traiter le sol à la chaux vive,
- compacter le sol à travers une couche supérieure.
4
- pour le cylindre vibrant léger, l’épaisseur moyenne est comprise entre
15 et 25cm.
2- Contrôle de réception
Vérifier que les résultats obtenus soient conformes aux normes du
cahier des charges : contrôle de γd et W. Quelquefois, on fait des essais de
plaque et essais CBR.
22-11-13
VI- Recommandations
- Pour assurer l’homogénéité du compactage, le chargé de contrôle
ne doit pas sous-estimer le nombre d’essais à réaliser.
- Il est recommandé de procéder à une planche d’essai pour chaque
type de matériel, chaque type de matériau et chaque zone homogène.
- Pour le cas des chaussées, pour que les couches supérieures se
comportent bien, il faut que les couches inférieures soient bien compactées.
- Il faut éviter :
Un excès de compactage qui peut générer un décompactage.
5
Une épaisseur trop faible ou trop forte entrainant soit un
feuilletage, soit un matelassage (effet coussin de caoutchouc -
mievotrevotra)
Une forte teneur en eau pour le cas des matériaux fins afin de
faciliter le compactage.
6
Chap. 2- ELEMENTS DE COMPORTEMENT DE SOLS ET
MATERIAUX UTILISES SUR DIFFERENTES COUCHES
I- Comportement mécanique
Compte tenu de l’utilisation des sols en couche de fondation, les
contraintes dues aux trafics restent seulement des contraintes de compression
que l’on cherche à annuler.
7
Voici quelques matériaux utilisables en remblai et couche de
forme :
Localisation
Zones de Haut-Plateaux (Tanà-Fianar)
8
Pourcentage de gonflement : 0,5 à 5,5
Recommandation : Matériau érodable.
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Localisation : Manakara, Farafangana, Vangaindrano
%tage de fines : 10 à 30
WL : 16 à 30
IP : 10 à 20
γd : 21 à 23
W : 8 à 12
Essai CBR : 0jr → 40 à 80 ; à 4jrs → 30 à 60
Pourcentage de gonflement : 0,2 à 0,5
γd : 14 à 17,6
W : 20 à 40
Essai CBR : 0jr → 40 à 60 ; à 4jrs → 30 à 40
Pourcentage de gonflement : 0
Recommandation : Matériaux très poreux évolutif, donc à utiliser avec
attention.
10
06-12-13
Aperçu sur l’influence répétée des efforts
La répétition des efforts est très importante car le trafic par les
charges répétées use et fatigue la [Link] passage d’une charge, la chaussée
se déforme et accuse :
- des déformations permanentes ou résiduelles appelées déflexion.
- des déformations réversibles.
Déformation = Déflexion + Déformation
réversible
Résultats d’expérience
La déformation totale croît avec l’intensité de la charge de la
contrainte et le nombre d’applications de la charge.
Plus le sol est humide, plus la déformabilité est grande sous les
charges.
11
L’EAU DANS LE SOL
I-GENERALITES
Comportement du sol en présence d’eau
L’eau a un rôle décisif quant au comportement des sols,
donc de la chaussée (Exemple : effet sur le compactage). L’eau peut
s’infiltrer dans les chaussées, soit à partir des fissures de
revêtement, soit à partir des fossés et accotement. Ce qui entraîne le
ramollissement de la plateforme et de la fondation → d’où
dégradation assurée.
L’eau des nappes souterraines peut imbiber les différentes
couches de la chaussée par capillarité, d’où effet destructif :
L’imbibition d’un sol crée les effets ci-après :
- gonflement
- dispersion (miparitaka)du sol si l’eau est trop abondante.
Sur le plan mécanique, la présence d’eau diminue la
cohésion des sols, d’où effet négatif sur la portance.
Quand un sol se dessèche, on peut avoir :
- retrait (vakivaky, mitresaka) suivant la teneur en fine du
sol, les fissures plus ou moins grandes apparaissent.
- une perte partielle ou totale de la cohésion.
Remarque
Les éléments qui conditionnent les comportements à
l’imbibition et la dessiccation sont surtout les éléments fins,
notamment les sols argileux qui, par temps sec, ont une certaine
cohésion mais ils se dessèchent relativement d’une manière générale
et sont très sensible à un excès d’eau.
12
L’EAU DANS LE SOL
13
Les forces d’absorption sont des forces intermoléculaires
qui s’ajoutent aux forces électrostatiques produites par les particules
argileuses. Ces forces décroissent rapidement avec la distance aux
particules et sont d’autant plus fortes que la surface du sol est
grande.
Les forces capillaires : elles résultent de la tension
interfaciale entre l’eau, les particules du sol et l’air. Elle est donnée
par la Loi de JULIN.
Loi de JURIN → Si on plonge un tube très fin et ouvert à
ces 2 extrémités dans un récipient contenant un liquide, on observe
une montée de liquide dans le tube. Cette ascension est due aux
forces de tension superficielle existant à la surface car les molécules
de la paroi solide exercent une traction sur les molécules du liquide.
Dans un sol, les vides reliés entre eux sont assimilés à des tubes
capillaires de diamètre variable et de l’ordre de grandeur des particules les
plus fines. Les forces capillaires seront donc d’autant plus fortes que le sol
sera fin.
Potentiel matriciel
C’est le potentiel dont dérive les forces matricielles considérées tout
à l’heure et qui se traduisent par un abaissement de pression de l’eau
interstitielle ΔPm. Ce potentiel est égal au travail fourni par cette pression
négative et s’écrit pour une masse d’eau unitaire :
14
Sm : Sucion matricielle → Elle a la dimension d’une longueur. Le
signe moins (-) indique que le potentiel matriciel diminue lorsque S m
augmente.
13-13-13
15
I-6- Force et potentiels de consolidation.
Les forces de consolidation en un point sont dues au poids du sol
sus jacent et aux surcharges éventuelles posées sur le sol. Conformément à la
théorie de la consolidation, une fraction α de la contrainte ΔP c induite par ces
forces est supportée par l’eau interstitielle. Le facteur α, appelé facteur de
compressibilité, traduit la variation du volume d’un échantillon de sol en
fonction de la teneur en eau, il est compris entre 0 et 1. α dépend
principalement de la nature du sol mais aussi de sa compacité et de sa teneur
en eau.
RUSSAM du RRL (Research Road Laboratory) a établi des
relations empiriques donnant un ordre de grandeur de α en fonction de
l’indice de plasticité de sol :
IP < 5 → α = 0
5 < IP < 40 → α = 0,024 IP – 0,12 IP
IP > 40 → α = 1
Ces relations ont été établies pour des sols situés dans un état de
compacité et de teneur en eau normale pour un sol routier. Le potentiel de
consolidation, dont dérivent les forces de consolidation est égal au travail
fourni par la pression de consolidation αΔPc. Il a pour expression :
I-7-1- Succion
16
On appelle succion totale ou succion, la quantité S = S m + S0.
Physiquement, cette succion totale est égale au quotient par le poids
volumique de l’eau de la pression négative (la référence étant la pression
atmosphérique), à laquelle il faut soumettre de l’eau pure pour la maintenir
immobile lorsqu’elle est mise en contact par l’intermédiaire d’une membrane
semi-imperméable avec un échantillon de sol libéré de toute contrainte
extérieure et dans lequel la phase gazeuse est à la pression atmosphérique.
La succion a la dimension d’une longueur, elle est généralement
exprimée en cm et comme elle peut atteindre des valeurs très élevées, on
l’exprime par le logarithme décimal de la valeur correspondante noté PF = log
s (s : succion). Pf varie de 0 à 7 et s varie de quelques centimètres pour les
sols très perméables jusqu’à plusieurs mètres pour les sols fins. La succion
varie en sens inverse de la teneur en eau du sol ou de son degré de saturation
et tend vers 0 quand ce dernier tend vers 1 et atteint des valeurs très élevées
quand le degré de saturation tend vers 0. Elle dépend du sol et de son état de
compacité. On représente graphiquement la succion en fonction de la teneur
en eau et la courbe obtenue s’appelle courbe de succion ou courbe de
rétention et caractérise un sol de nature et de compacité données.
(Figure)
17
u = αP – s
La hauteur de pression interstitielle u est souvent appelée par
simplification pression interstitielle quand elle est positive, et tension
interstitielle quand elle est négative.
Cette notion de pression interstitielle et de succion est fondamentale
en mécanique des sols et en hydraulique des sols. C’est une composante
importante de la résistance en mécanique des sols (support des chaussées et
conditionne les mouvements d’eau dans les sols).
(Figure)
V : vitesse de filtration.
grad Ф : le gradient de hauteur de potentiel de l’eau.
k : conductivité hydraulique et a la dimension d’une vitesse et
dépend de la nature du sol (porosité, structure) et de sa teneur en eau dont elle
est une fonction croissante, sa valeur maximale est atteinte à la saturation.
18
Dans ce cas, on appelle k perméabilité intrinsèque. Il a la dimension d’une
vitesse et caractérise la perméabilité d’un milieu saturé pour un fluide donné.
Le coefficient k est appelé également coefficient de perméabilité. Ce
coefficient permet de classer le sol vis-à-vis de la facilité avec laquelle l’eau
peut y circuler. Le tableau suivant donne à titre indicatif des ordres de
grandeur de k en cm/s.
k 10-9 10-7 10-6 10-4 10- 10-1
3
(cm/s)
Types Argile Limon Limon Sable fin Mélange de
de sol plastique 10<IP<20 IP<10 sable et de
IP>20 Sable Sable graves
argileux limoneux
Conclusion :
Il faut souligner l’importance des études hydrogéologiques qui
expliquent le comportement des sols en présence d’eau :
- détermination du niveau de la surface des nappes
- étude géologique et géotechnique des sols
- mesure de la perméabilité K (ou k) et comportement vis-à-vis du
sol.
On utilise le piézomètrepour déterminer la pression interstitielle qui
règne au sein d’un massif de sol.
19
10-01-14
IIème Trimestre
CONCEPTION ET CALCUL DES CHAUSSEES
Couche de
roulement
(Enrobé,enduit
superficiel,….)
Couche de base
(Tout-venant concassé,grave
Structure de la concassé non traité)
route : Couche de
fondation
Pour protéger la
Couche de forme plateforme et faciliter
l’accès des engins
Plateforme
20
du corps des chaussées en comparaison avec les performances des matériaux
du corps de chaussée.
Les méthodes les plus connues concernant ces méthodes théoriques
sont les suivantes :
- méthode de Jones en Angleterre
- méthode de Jeuffroy-Bachelez en France
- méthode d’Ivanov en Russie
A- Méthode CBR
Cette méthode a été conçue et développée par O.J. Porter du
California State Highway département. Il effectua plusieurs essais sur les
routes californiennes et trouva la relation empirique existante entre le CBR
d’un sol et l’épaisseur de chaussée minimale pour empêcher la rupture de se
produire par déformation plastique du sol. Il a établi ainsi un abaque donnant
en fonction du CBR l’épaisseur nécessaire du corps de chaussée pour le trafic
léger (essieux de 3,1Tonne), et le trafic moyen lourd (essieux de 5,4Tonne).
On a appliqué la formule suivante concernant cette épaisseur :
B- Méthode du RRL
C’est la méthode CBR améliorée basée sur l’étude des trafics.
Jusqu’en 1960, la méthode CBR ci-dessus a été largement utilisée
en Angleterre. On a tenu compte de l’incidence de la répétition du trafic en
majorant de 20% le poids de la roue maximale considérée. De nouveaux
essais ont permis à la RRL de publier de nouveaux abaques faisant intervenir
dans la méthode CBR les hypothèses suivantes :
- l’effet de la répétition des charges sur l’épaisseur requise suit une
loi logarithmique.
- l’effet des véhicules des poids totaux inférieurs à 3Tonnes est
négligeable.
- la durée de vie des chaussées est de 20 ans.
21
- le trafic est évalué en nombre équivalant d’essieux normaux
(8,1Tonne)
- les durées de service recommandées sont de 20 ans pour les
chaussées souples et de 40 ans pour les chaussées en béton.
- le dimensionnement est obtenu pour différents matériaux
utilisables à divers niveaux de la chaussée (fondation, couche de base, couche
de surface) sous forme de courbe continue donnant l’épaisseur minimale en
fonction du trafic.
Les dimensionnements obtenus sont valables pour les voies de
circulations supportant une circulation lente (poids lourd avec effet
d’orniérage). Des coefficients minorateurs peuvent être appliqués aux voies
recevant exclusivement une circulation rapide. Il est donc possible pour les
routes à chaussée séparée d’avoir un dimensionnement dont la section
transversale est variable.
17-01-14
Au cours de cette étude, il a été possible de confronter aux
indications fournies par une observation visuelle détaillée du réseau de
nombreux renseignements techniques relatif à la constitution à l’âge à la
déformation des chaussées en même temps qu’à la nature même du trafic qu’a
supporté ce réseau depuis sa construction. Dans de nombreux cas particuliers,
on a pu expliquer le mauvais comportement de certaines chaussées et on a pu
trouver par l’analyse les causes des ruptures. Grâce à la longue expérience
accumulée sur ce réseau routier par les services d’étude des laboratoires
nationaux et à partir des données qu’ils ont communiquées au cours de la
préparation du manuel de dimensionnement, il a été possible de constituer un
ensemble de directives et de recommandations techniques sur la procédure à
suivre pour l’étude du dimensionnement des chaussées bitumées dans les
Pays tropicaux en voie de développement.
1- Principes de base
Couche souple : couche élastique (qui peut se déformer et reprendre
sa forme précédente)
Couche rigide : ex béton, ou chaux
- Dans le cas de chaussée souple, ne comportant aucune couche
rigidifiée, l’indice portant du sol de plateforme d’une part et l’intensité des
trafics d’autre part déterminent l’épaisseur totale de la chaussée.
22
- Si les chaussées comportent une ou plusieurs couches rigidifiées,
le dimensionnement précédent vise uniquement à éviter le poinçonnement de
la forme, et on doit compléter par une analyse théorique qui consiste à vérifier
que les contraintes de traction à la base des couches rigidifiées sont
compatibles avec les performances des matériaux.
2- Directives techniques
En vue de réduire les risques de rupture assez fréquemment
rencontrée, une série de directives techniques relatives au choix ou à la mise
en œuvre des matériaux sont proposées :
- un minimum de compacité au niveau supérieur des terrassements
et l’élimination sur les 30 derniers centimètres de matériaux instables ou
gonflants. Ceci en vue de diminuer l’importance des tassements sous trafic.
a- Portance de la plate-forme
Dans un but de simplification, les portances du sol de plateforme
ont été divisées selon les intervalles des valeurs CBR suivantes :
0 < CBR < 5 → Ces matériaux sont dans la mesure du possible
éliminés de la partie supérieure des terrassements (Ex : argile, tanyhaboka)
5 < CBR < 10
10 < CBR < 15
23
15 < CBR < 30
30 < CBR < 80
80 < CBR
b- Définition du trafic
Le trafic considéré est celui qui évolue sur toute la largeur de la
chaussée, donc dans les 2 sens de circulation. Il est divisé en 4 grandes
catégories et peut être exprimé de 2 manières :
ESSIEU DE REFERENCE
Tout modèle de charge s’appuie sur une charge à l’essieu de
référence dont la valeur varie avec les Pays :
13T pour la France
8,16T pour la Suisse (venant de l’essai AASHO)
10T pour les Pays-Bas.
24
La tendance générale actuelle en Europe va vers l’utilisation d’un
essieu de 11,5T, qui correspond à la limite légale de charge d’un essieu
simple moteur admise par l’Union Européenne.
25
Des relations traduites en abaque ont été établies entre le nombre N
de passage d’essieu simple ou jumelé de poids P supporté par la chaussée
jusqu’à ce que son PSI tombe à 1,5 ou 2,5. Un indice d’épaisseur de la
chaussée E pouvant s’exprimer par une forme linéaire des épaisseurs des
différentes couches de chaussée, alors, on a :
E = a1D1 + a2D2 + a3D3
E en cm
D1 : couche de surface
D2 : couche de base
D3 : couche de fondation
Les coefficients a1, a2, a3 sont des coefficients d’équivalence entre
couches selon leur nature. Par ex :
a1 = 0,44 pour une couche de surface en béton bitumineux avec D 1
≥ 5cm
a2 = 0,14 pour une couche de base en pierre concassée avec D 2 ≥
8cm
a3 = 0,11 pour une couche de fondation en grave sableuse.
Remarques :
- Les poids d’essieu utilisé dans cet essai allaient de 9T à 13,6T
pour l’essieu simple et le prolongement des abaques de 1,1Mio à 10Mio
d’application de charge a été obtenu par extrapolation. Donc ces
extrapolations sont hasardeuses.
- Sol de plateforme : Le sol de plateforme de l’essai AASHO avait
un indice CBR de 3. Pour un projet relatif dont CBR ≠ 3, l’extrapolation
consiste à multiplier l’indice d’épaisseur des abaques par un coefficient
fonction du CBR du sol du projet. Ce coefficient = 1 si le CBR = 3, et ce
coefficient < 1 si le CBR est plus élevé. Ce coefficient est d’autant plus petit
si le CBR est élevé.
- Qualité des matériaux de couche de chaussée : L’extrapolation
consiste à remplacer les valeurs des coefficients d’équivalence a 1, a2, a3 par
d’autres valeurs obtenues à partir d’un module d’élasticité des couches du
projet. Sachant que les modules correspondants aux couches indiquées plus
haut sont :
Pour a1 = 0,44, = 100 000kg/cm2 ( : Module d’Young = Module
d’élasticité longitudinale)
Pour a2 = 0,14, = 12 000kg/cm2
Pour a3 = 0,11, = 2 000 à 3 000kg/cm2
- Conditions climatiques : Il est difficile de déduire par
extrapolation les conditions climatiques différentes de celles de l’essai
AASHO.
- Durée de vie des chaussées : Les essais sous trafic AASHO n’ont
duré que 2 années avec des circulations journalières intenses, de sorte que le
26
facteur temps n’a pratiquement pas joué. Les chaussées étant généralement
construites pour durer 15 à 20 ans, alors est-ce que les résultats rappelés plus
haut sont valablement applicables ? En particulier, peut-on penser que le
nombre total N d’application de charge conduisant à PSI = 2,5 ou 1,5 reste
constant et indépendant du nombre d’année de vie de la chaussée ?
27
II- Calcul des épaisseurs
- Détermination de l’épaisseur équivalente.
- Détermination des épaisseurs réelles de chaque couche.
- Vérification des contraintes (chaussée semi-rigide).
B- Trafic
On évaluera le nombre cumulé de véhicule journalier N passant sur
la route dans les 2 sens pour la 1 ère année de mise en circulation. On ne tient
compte que des véhicules dont le poids en charge est supérieur à 3T. D’autres
part, on tient compte de la répartition des charges par essieu de la façon
suivante ; il a été défini 2 répartitions types dites :
- trafic à répartition normale
- trafic à forte proportion de poids lourds.
28
C- Durée de vie de la chaussée
Les abaques ont été calculés pour une durée de vie de 15 ans. Pour
une durée de vie différente, on adoptera les coefficients correcteurs suivants
applicables sur N :
Durée de vie en Coefficient β correcteur de
année N
8 0,36
10 0,5
15 1
20 1,8
α : coefficient de correcteur
β : coefficient de correcteur du nombre journalier de véhicules.
29
40
20 < CBR < 1000 à 2000 0,60
30
12 < CBR <
Couche de 750 à 1 000 0,5
Sol 20
forme
CBR 10 50 0,4
Remarque :
Pour les sols stabilisés, il est recommandé de mesurer en laboratoire
le module d’élasticité statique du matériau. Le coefficient d’équivalence est
donné par la formule :
E en Bars
Pour les sols naturels, on pourra calculer le coefficient
d’équivalence à partir de la formule ci-dessus en adoptant E = 50 x CBR.
Si on utilise des matériaux non liés de très bonne qualité en couche
de fondation (Ex : tout venant de concassage) on adoptera un coefficient
d’équivalence maximum de 0,8 pour cette couche.
30
Trafic N ou N' CBR de la
Epaisseur
Couche couche de Observations
TL TN minimale
fondation
10 1cm Monocouche
Revêtement 20 – 100 10 – 20 2cm Bicouche
≥ 200 ≥ 50 2,5cm Enrobé dense
20 à 30 15
10
> 30 12
20 à 30 20
Base 20 – 100 10 – 20
> 30 15
20 à 30 25
≥ 200 ≥ 50
> 30 20
D’après abaque :
CBR ≥ 20 et N = 200véhicules/jour
Epaisseur équivalente ≤ 28,5
H1 = 8,57 cm (fondation)
H2 = 20 cm (base)
H3 = 2,5 cm (revêtement)
H = 8,57 + 20 + 2,5 = 31,07 cm
31-01-14
F- Route en terre
31
Pour le dimensionnement d’une route en terre, on admet qu’une
certaine plastification du sol est admise. Donc on admet de prendre un CBR >
à celui habituellement retenue. On continue donc l’essai CBR jusqu’à rupture
complète, et on prend comme valeur de P la moitié de la pression de rupture.
Le dimensionnement de la route en terre consiste à déterminer l’épaisseur
minimale de la chaussée. Donc il existe un abaque pour le calcul de cette
épaisseur (voir photocopie). Ou bien on emploie la formule de Peltier qui fait
intervenir le nombre de poids lourds supérieur à 3T/jour.
Donc : (e en [cm])
N : nombre de véhicules par jour > 3T
P : poids de la roue maximale en Tonne.
à cette épaisseur, il faut ajouter une surépaisseur Δ e pour tenir
compte de la date de la prochaine intervention sur la chaussée.
32
Elles sont basées sur l’étude des contraintes engendrées par le trafic
à différents niveaux du corps de chaussée et la comparaison de ces contraintes
avec les performances probables des matériaux constituant la chaussée. Ces
méthodes donnent en fonction de la géométrie du pneumatique, de l’épaisseur
et des rapports de module des différentes couches de la chaussée, la valeur des
contraintes de compression ou de traction à différentes interfaces.
Il existe plusieurs modèles de calcul développé pour trouver ces
contraintes. Citons :
- Jones (en Angleterre)
- Jeuffroy-Bachelez (en France)
- Ivanov (en Russie)
+ formule
33
(Figure 1)
34
14-02-14
RENFORCEMENT DES CHAUSSEES REVÊTUES
1- Etape de consolidation
Cette étape suit immédiatement la construction d’une chaussée et au
cours de laquelle, les couches de chaussées se consolident au maximum sous
les contraintes de compression engendrées par le trafic. Si l’on mesure la
déformabilité ou la déflexion de la chaussée pendant cette période, on se rend
compte qu’elle n’est pas constante car elle diminue en fonction des différents
degrés de compacité atteinte par l’ensemble du corps de chaussée. C’est la
période d’adaptation au trafic qui peut durer 3 à 6 mois.
3- Etape de la fatigue
Les déformations élastiques sous l’effet répété du trafic et les
contraintes diverses indiquées plus haut finissent par fatiguer le corps de
chaussée, cette fatigue est accentuée par les effets prolongés des agents
35
atmosphériques. Ce qui entraîne une baisse de résistance du corps de chaussée
et de la plate-forme et qui se traduit par des dégradations (nids de poule,
orniérage, faïençage ou par de fissures).
L’expérience montre que ce seuil de fatigue est très vite dépassé et
un processus de dégradation importante lui succède si une intervention
sérieuse de renforcement n’a pas lieu dès les 1ers signes de fissuration.
Toutefois, il arrive que la chaussée soit dès l’origine plus ou moins sous
dimensionnée (bien que les matériaux soient de bonne qualité ou réalisée avec
des matériaux de qualité insuffisante.) Dans ce cas la chaussée se trouve très
rapidement en limite de rupture.
IV- Renforcement
Le renforcement consiste à ramener une chaussée à un niveau de
service donné. Il faut définir les caractéristiques résiduelles de la chaussée
existante, pour cela, voir l’historique de la chaussée et faire une auscultation.
Auscultation
36
L’auscultation joue le même rôle que pour les sondages pour les
chaussées neuves pour déterminer les caractéristiques de la chaussée. 4
opérations sont nécessaires :
a- Documentation
Analyse de tout document disponible et données existantes en vue
de reconstituer l’historique de la chaussée : âge, constitution, renforcement
éventuellement réalisé, trafic déjà supporté, importance et variation des
déflexions à partir des campagnes effectuées, tous ceux-ci au bureau.
c- Déflexion
Pour cette déflexion, on utilise un essieu de 13T pour la mesure en
un point de la chaussée. On obtient les résultats fournis par le graphique
suivant. (Graphe)
Ce graphe appelé déflectogramme permet la division en zones
homogènes de l’axe à étudier (d90 : déformation pour laquelle 10 valeurs au
plus excèdent d90 ou d98 : déformation pour laquelle 2 valeurs au plus excèdent
d98). Si le déflectogramme présente des valeurs d90 très grandes, ex 300/100è
ou 250/100è, cela s’explique rationnellement. Ex : mauvaise plate-forme ou
défaut d’assainissement.
Il est à noter que ces campagnes de déflexion doivent se faire
pendant la saison la plus défavorable de l’année, c'est-à-dire immédiatement
après la saison des pluies lorsque les sols sont à leur teneur en eau maximum.
En plus de cette mesure de déflexion, on fera une reconnaissance détaillée par
relevé de dégradation et la quantification de ces dégradations. Ce qui
permettra de catégoriser le type de renforcement à faire sur chacun des
tronçons. On admettra que le plus petit tronçon à renforcer sera de 200m.
Catégorie I-A :La chaussée est en phase plastique et elle est très
déformée. Les désordres sont dus uniquement au corps de chaussée. Celui-ci
est d’une épaisseur ou d’une qualité qui, avec l’âge, et compte tenu du trafic
déjà supporté, ne satisfont plus aux normes d’un dimensionnement
acceptable. En outre, les résultats de déflexion montrent l’existence de
déformations rémanentes existantes. Les accessoires et l’environnement de la
37
chaussée (drainage, ligne rouge, talus, accotements, etc) sont dans un état
satisfaisant et ne mérite aucun travail confortatif. L’ancienne plate-forme est
conservée.
Catégorie I-B : La chaussée est en phase plastique est très déformée comme
précédemment. Il faut la redimensionner. En plus, les désordres sont aggravés
par certaines faiblesses relatives aux accessoires et à l’environnement. On doit
donc effectuer des travaux confortatifs (assainissement, restauration des
talus).
38
IV- Calcul des épaisseurs
Catégorie I-A : Chaussée en phase plastique très déformée.
On calculera ou renouvellera la structure nouvelle à partir du CBR de la plate-forme et en appliquant
le tableau de dimensionnement de la chaussée. On considèrera l’ancienne couche de chaussée comme une
couche de fondation dont l’épaisseur sera déduite des épaisseurs indiquées dans le tableau de
dimensionnement précédent.
Pour la catégorie II-A : Chaussée en limite de phase élastique, peu ou moyennement déformée. On
calculera la nouvelle structure en se basant sur les résultats des campagnes de déflexion. Un abaque donnant
les déflexions admissibles permet de déterminer les épaisseurs de renforcement au moyen du tableau ci-après :
39
1 4, 2
100 0 2,5 0 3,5 10 3 15 2,5 3,5 15 20 4 5
5 5 0
1 2, 2 2
75 0 2,5 0 3,5 3 15 15 3,5 3 20 5 25 4 5
0 5 0 5
2, 1 3, 2 3
50 0 0 2,5 10 3,5 2,5 15 20 4 3 25 4 25 5 5
5 5 5 5 0
40
Renforcement des accessoires de la chausse
Travaux confortatif :
Ce renforcement s’applique au cas des routes ou tranchant appartenant à la
catégorie IB, IIB,IIIB et IV
41
Dans les cas le plus complexe,il sera de procédé à une véritable étude de la
stabilité des talus basés sur les résultats de sondage et d’analyse au laboratoire
d’échantillon représentatif des sols constituent le talus et sa fondation.
Changement de tracé
Un mauvais calage initiales de la ligne rouge en zone inondable peut avoir
situé le sommet de la chaussé au dessous du niveau des crus
Cette erreur de conception à l’origine peut être réalisée que par de nouveau
travaux de terrassement suivi d’une reconstruction totale de la chaussée.
On surélèvera le remblai jusqu’a le sommet de la nouvelle plateforme soit à
une hauteur tel quel ne soit pas sujette à une imbibition prolonger.
Par exemple, pour un sol lumineux propice à ascension capillaire àune
hauteur supérieure à 1 m peut être nécessaire.
D’autres travaux seront également nécessaires suivant le cas
07-02-14
42
LES MATERIAUX DE CHAUSSEE
I- Introduction
Pour avoir une bonne route, il faut connaitre l’environnement et les
matériaux constitutifs de cet environnement, et enfin discerner les matériaux
qui possèdent les qualités les plus favorables pour constituer la chaussée.
43
Matériaux sableux types
19,02 ≤γd≤ 20,3 8 à 14% 28 à 34
arènes
Limons 17 ≤ γd ≤ 19 15 à 25% 10 à 18
Argiles 15 ≤ γd ≤ 17 20 à 30 3 à 10
V- Utilisation
→ Objectif : Pérennité de l’ouvrage
Remblai : matériaux cohésifs (Ex : limons argileux)
Couche de forme : matériaux cohésifs mais ayant une
certaine portance (voir chapitre précédent)
Accotements et fondations : matériaux assez granuleux et
cohésifs (Ex : sols sableux ou sables limoneux) (voir chapitre
précédent)
Couche de roulement : graveleux ou granuleux ayant une
certaine cohésion (Ex : quartzite, …) (voir chapitre
précédent)
Processus de formation :
Magmas en fusion qui par refroidissement forment des cristaux en
surface. Ils deviennent pâteux et se durcissent avec le temps. On distingue les
roches métamorphiques : litage claire et sombre, constituant : quartz,
feldspath, fer et magnésium.
La roche métamorphique principale rencontrée à Madagascar est :
- le granite, on le trouve surtout dans la partie centrale de
Madagascar.
44
- le basalte se rencontre aussi à Antsiranana, Nosy Be, Antsirabe et
à Ambatolampy.
- la roche calcaire se rencontre à l’Ouest et au Nord.
Résistance à l’usure
Si la roche contient du quartz, on a une usure rapide de concasseur
et on a aussi des problèmes d’adhésivité.
Si la roche contient du feldspath ou du mica, alors la dureté est
médiocre.
Utilisation
Pour une route en terre :
- empierrement
- macadam à l’eau (Mac Adam) → on utilise toujours des roches
dures, tondrahanafotakanyvato dia fenoinany vides manelanelanaazy,
compacté-na avyeo.
Pour les routes revêtues :
- couche de base
- concassée 0/31,5 ou 0/40
- revêtement : enrobé et enduit superficiel
45
46
28-02-14
CUT BACK
Les cut back français sont au nombre de 5. Ils sont tous préparés
avec un même solvant dont la volatilité est comprise entre l’essence lourde et
le kérosène. Leur bitume résiduel après évaporation du solvant a une
pénétration comprise entre 120 et 150.
1- Viscosité
La viscosité des cut back est mesurée en laboratoire au viscosimètre
B.R.T.A (British Road Tar Association) à orifice de 10mm qui mesure le
temps d’écoulement par rapport à l’écoulement de l’eau distillée à la
température de 25°. Les températures d’utilisation des cut back sont rappelées
dans le tableau suivant :
Types de cut Température de Température
back répandage d’enrobage
0/1 10 à 40° 10 à 40°
10/15 40 à 90° 40 à 90°
50/100 100 à 120° 30 à 100°
150/220 110 à 135° 90 à 110°
400/600 120 à 160° 100 à 200°
47
- cut-back 150/220s : visqueux, répandage et emploi partiel
différé(point-à-temps).
- cut-back 400/600s : très visqueux, utilisé en enduit superficiel et
enrobage des matériaux, répandage par temps chaud.
2- Le bitume résiduel
C’est lui qui enfin de compte est le liant final demeurant sur la route
et jouant le rôle essentiel.
3- a) Couche d’imprégnation
Le but de l’imprégnation est d’améliorer la liaison des éléments
constitutifs d’une chaussée déjà cohérente dans certaines conditions
hygroscopiques. L’imprégnation sert surtout à protéger les plateformes des
intempéries et pour une couche de base sert de liaison avec la partie
supérieure bitumée. On utilise du cut-back 0/1 très fluide qui pénètre dans la
couche qu’on traite sur une épaisseur de 1 à 2cm afin d’imperméabiliser la
surface,l’imprégnation assure aussi une meilleure adhérence entre une couche
non traitée aux liants bitumineux et une couche bitumineuse
3- b) Couche d’accrochage
Le but de la couche d’accrochage est de coller une couche de base
au revêtement. On utilisera des bitumes fluidifiés à séchage moyen (50/100)
ou rapide (100/250) ou des émulsions à rupture rapide. Le dosage variera en
fonction de la nature des couches à coller (de 0,4 à 0,6 dans le cas de grave-
ciment à 1 à 1,5kg/m2 pour des couches de base à structure ouverte).
4- Stabilisation des sols (sol-bitume)
Sol cohérents : Elle conduit à mélanger intimement un sol de type
cohérent contenant un certain pourcentage d’argiles à un cut-back de viscosité
adaptée à l’équipement de malaxage dont on dispose. On emploie
habituellement le cut-back 10/15 ou 50/100.
48
EMULSION
Mélange de bitume + eau + émulsifiant
49
alcaline qui empêche l’adhérence. Aussi, emploie-t-on de plus en plus les
émulsions cationiques dont la phase dispersante est à réaction acide en
utilisant comme émulsif des savons cationiques. Dans ces conditions, les
globules des bitumes sont chargés positivement et attirés par les matériaux
siliceux (négatifs)
Matériaux basiques = matériaux chargés positivement
Matériaux acides = matériaux chargés négativement
La stabilité est importante car elle intervient à un double point de
vue :
Problèmes
Les problèmes qui peuvent se poser dans l’utilisation d’un liant sont
la liaison ou contact entre liant et granulat. Le liant doit pouvoir mouiller le
granulat. Il doit pouvoir adhérer au granulat notamment en présence d’eau.
Adhésivité au granulat
Par suite d’une adhésivité du liant inférieure à celle de l’eau,
beaucoup de revêtements sont défaillants, ce qui se manifeste quand l’eau
reste en contact prolongé avec ce revêtement. Par définition, l’adhésivité est
l’effort à exercer uniformément sur l’unité de surface d’un enduit pour le
50
détaché du support. L’adhésivité donc une contrainte. Physiquement
l’adhésivité représente pour un liant ayant mouillé un minéral, la faculté de ce
liant de résister au déplacement ou au décollement sous l’effet des possibles
actions extérieures. L’adhésivité est donc une caractéristique d’affinité d’un
corps pour un autre. Cette affinité se manifeste lorsque l’un des corps est
suffisamment fluide et que ces molécules puissent se diriger et entrer en
contact dans les champs des forces de cohésion avec des molécules de corps
rigide.
En pratique, la faculté d’un liant ayant mouillé le minéral de résister
au déplacement par l’eau sera conservé si :
- l’énergie d’adhérence du liant pour le minéral sera plus élevée.
- le liant sera plus visqueux
- l’épaisseur du liant d’enrobage est plus importante.
2 cas peuvent se produire :
- le liant et l’agrégat sont seuls au cours du mouillage, l’eau
n’apparait qu’ensuite. Dans ce cas, le liant peut résister longtemps au
désenrobage grâce à sa viscosité ou grâce à la perfection des enrobages.
- le liant et l’agrégat doivent entrer en contact alors que l’eau est
déjà présente. Le liant ne pourra pas manifestement mouiller le minéral et y
adhérer. On emploie alors des dopes de composition spéciale donnant au liant
une affinité particulière selon la nature de l’agrégat utilisé (Ex : le bitume est
enrichi en acide naphténique). Le dosage de ces dopes est de 1 à 2% du poids
du liant.
Pour estimer l’adhésion du liant au granulat, c'est-à-dire pour
estimer la stabilité du mélange liant-granulat, notamment en présence d’eau,
on effectue l’essai TWIT (Total Water Immersion Test). Le granulat enrobé
de liant est plongé dans l’eau pendant 24h et on estime le pourcentage de
surface des enrobés qui est noté de 0 à 10%.
51
07-03-14
LES ENROBÉS BITUMINEUX
Mélange de granulat (Granulat : gravillon + sable + filler) et de
bitume (Bitume, Cut back, Emulsion)
52
- Granulométrie continue étalée pour permettre une compacité
maximum, en général 0/12,5. Pour la fabrication, on divise en 3 parties (0/3,
3/8, 8/12,5). Si nécessaire, on ajoute du filler.
- La forme des gravillons est anguleuse.
- Les granulats doivent être propres, c'est-à-dire dépourvu de fines
argileuses (Equivalent de sable > 55).
53
MVA : Masse volumique apparente (mbolamisy vides)
MVR : Masse volumique réelle
La formule ∑ montre la grande influence du filler. Mais il ne faut
pas en mettre trop car cela entraîne des effets de mastic (enrobé peu
maniable). Cela entraîne aussi un dosage excessif de de bitume, d’où ressuage
et fluage.
Le % de filler est de 5 à 10% en poids d’agrégat
54
- A froid : les matériels sont plus rustiques car on ne recherche pas
des performances élevées pour les enrobés à froid qui sont utilisés pour des
opérations d’entretien.
Il y a beaucoup de sortes d’enrobé :
- sable enrobé 0/5mm
- les micro-bétons(sheet asphalt) : 5 à 50% de bitume.
Rôle du sablage :
Fermer les vides et absorber les excès éventuels du liant notamment
si l’on doit mettre sous circulation rapidement. Les enduits superficiels sont
très utilisés car ils sont imperméables, souples et économiques et très
rugueux.
NB : Il faut de granulat de très bonne qualité (forme, dureté,
adhésivité)
55
Les granulats doivent être propres et secs pour favoriser l’adhésion
au liant.
Dans le cas d’atmosphère humide, on fait un dopage.
b- Les liants
On utilise le cut-back 400/600 ou les émulsions à 60 à 70% de
bitume. Pour la facilité de mise en œuvre et le meilleur accrochage aux
gravillons.
Belgique :
V = A – (A2/100)
A = 20 → q = 15l/m2qté de gravillon
A = 10 → q = 12l/m2qté de gravillon
A = 05 → q = 07l/m2qté de gravillon
56
Les tableaux suivants montrent les dosages habituellement en cours
pour les enduits monocouches et bicouches.
- Monocouche
Types d’enduit CUT BACK EMULSION GRAVILLONS
2
Tamis Passoir 400/600 (kg/m ) 65% 70% (en l/m2)
e
4/6 5/8 0,9 1,2kg/m2 1,1 6,5 à 7,5
6/10 8/12,5 1,2 1,5 1,4 9 à 10
10/14 12,5/18 1,5 1,5 1,85 12,5 à 14
14-03-14
- Bicouche :
Types d’enduit CUT EMULSION GRAVILLONS
Tamis Passoire BACK 65% 70% (en l/m2)
400/600
(kg/m2)
1ère 6/10 8/12,5 1,1 1,8kg/m2 1,6 11 à 13
couche
2ème 4/6 5/8 1 1,1 1 7à8
couche
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TRAITEMENT DES SOLS A LA CHAUX ET/OU AU CIMENT
- Les ciments
L’utilisation des ciments permet d’obtenir un développement rapide
et durable des résistances mécaniques par liaison des grains du sol. Le
traitement au ciment est le plus souvent employé pour la réalisation des
couches de forme ou des couches de fondation. Les dosages habituels sont de
l’ordre de 4 à 7%.
58
le plan technique, il faut retenir que le traitement à chaux ne sera avantageux
que lorsque le sol est cohérent et argileux. Les sols peu ou non plastiques ou
non cohérents bénéficient plutôt des traitements au ciment.
III- MATERIELS
Les opérations de traitement de sols nécessitent un matériel
spécifique dont le type et les performances sont fonction de la nature des sols
à traiter et de leur utilisation.
- Stockage du liant
Il s’effectue en silos fixes d’une capacité de 100 à 300Tonnes
(verticalement) ou horizontalement en silos mobiles de 50 à 100Tonnes de
capacité.
- Préparation
Cette opération consiste à préparer le sol pour faciliter le malaxage
(défonçage) ou modifier sa teneur en eau (arrosage).
- Epandage
Il est réalisé en surface par des épandeurs tractés ou automoteurs
avec doseurs volumétriques qui permettent d’obtenir une meilleure précision.
- Malaxage
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On utilise les scarificateurs et aussi des malaxeurs rotatifs à axe
horizontal (pulvimixeur). Ces derniers sont particulièrement recommandé
pour les couches de forme et les assises des chaussées car ils peuvent malaxer
jusqu’à 40cm d’épaisseur en place avec un rendement de 2000m3/jour
- Compactage
Le réglage et le compactage s’effectuent avec les matériels
traditionnels de terrassement.
NOTA :
- L’adjonction de chaux ou de ciment a pour effet d’augmenter la
rigidité de la couche traitée. Donc son module croît et on parle alors de
couche rigidifiée. Et les chaussées qui comportent ce type de couche sont
appelées couche de chaussée à structure semi-rigide, au contraire des
chaussées souples (couche de roulement + couche de base + couche de
fondation).
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