Nom :
Prénom :
Contrôle 1 et 2 / semestre 2
Il but son thé à petites gorgées, fuma plusieurs cigarettes. Cette brusque escapade dans le passé avait rouvert certaines plaies qu’il croyait
cicatrisées depuis longtemps. Il se revit errant de ville en ville à la recherche d’un travail, mais il n’y avait rien. La misère régnait partout et une
grande épidémie de typhus emportait les plus faibles. Seuls les Européens étaient soignés à temps. Cette maladie sévissait surtout dans le
peuple, chez les indigènes comme on les appelait alors. Il y avait des poux partout. Chez les Européens, les poux n’existaient pas. Certains
esprits moqueurs disaient : « Qui n’a pas de poux n’est pas musulman... » Les Français vivaient dans la propreté tandis que les indigènes
s’entassaient les uns sur les autres dans des gourbis confinés. Plusieurs années de sécheresse avaient appauvri la campagne jadis riche en
céréales qu’on exportait vers l’Europe.
I- Compréhension et langue :
1- Complétez le tableau suivant :
Courant littéraire Ecrivain Titre de l’œuvre d’où est extrait Nom du personnage principal
ce passage
2- De quel chapitre est-il extrait ce passage ?
Chapitre 1 ?
Chapitre 2 ?
Chapitre 4 ?
3- Par quelle expression le narrateur introduit son souvenir ?
4- Relevez du texte l’expression qui montre qu’il s’agit d’un souvenir douloureux.
-
5- A quelle époque revient le narrateur en pensée ?
- La colonisation française.
- L’indépendance marocaine.
6- Relevez du texte quatre mots qui expriment l’état misérable des indigènes.
-
7- Relevez de la fin du texte, un phénomène naturel ayant frappé la compagne du narrateur lors de cette époque.
-
8- De quelle figure de style s’agit-il dans les énoncés suivants ?
Métaphore ? Comparaison ? Antithèse ?
« Cette brusque escapade dans le passé avait rouvert certaines plaies qu’il croyait cicatrisées. »
9- Quel est le registre exprimé dans l’énoncé suivant :
« Qui n’a pas de poux n’est pas musulman... »
10- Donnez un titre convenable au texte.
Nom :
Prénom :
Contrôle 1 et 2 / semestre 2
II- Production écrite :
Exercice 1 : (10points)
Mettez en ordre le texte narratif suivant :
[Link], on volait dans le pays, puis on pouvait revenir. Et les deux femmes effarées contemplaient les traces de pas,
bavardaient, supposaient des choses : "Tenez, ils ont passé par là. Ils ont mis leurs pieds sur le mur ; ils ont sauté dans la plate-
bande". Et elles s'épouvantaient pour l'avenir. Comment dormir tranquilles maintenant !
Le bruit du vol se répandit. Les voisins arrivèrent, constatèrent, discutèrent à leur tour ; et les deux femmes expliquaient à
chaque nouveau venu leurs observations et leurs idées.
2. Finalement, Mme Lefèvre et Rose vivaient dans une tranquillité et une paix absolue grâce au conseil du fermier.
3. Or, une nuit, on lui vola une douzaine d'oignons. Dès que Rose s'aperçut du larcin, elle courut prévenir Madame, qui descendit
en jupe de laine. Ce fut une désolation et une terreur. On avait volé, volé Mme Lefèvre !
4. Mme Lefèvre était une dame de campagne, une veuve, une de ces demi-paysannes à rubans et à chapeaux à falbalas, de ces
personnes qui parlent avec des cuirs, prennent en public des airs grandioses. Elle avait pour servante une brave campagnarde
toute simple, nommée Rose.
Les deux femmes habitaient une petite maison à volets verts, le long d'une route, en Normandie. Comme elles possédaient,
devant l'habitation, un étroit jardin, elles cultivaient quelques légumes.
5. Un fermier d'à côté leur offrit ce conseil : "Vous devriez avoir un chien".
C'était vrai, cela ; elles devraient avoir un chien, quand ce ne serait que pour donner l'éveil. Pas un gros chien, Seigneur ! Que
feraient-elles d'un gros chien ! Il les ruinerait en nourriture. Mais un petit chien.
Dès que tout le monde fut parti, Mme Lefèvre discuta longtemps cette idée de chien. Elle faisait, après réflexion, mille
objections, terrifiée par l'image d'une jatte pleine de pâtée.
Rose, qui aimait les bêtes, apporta ses raisons et les défendit avec astuce. Donc il fut décidé qu'on aurait un chien, un tout petit
chien.
Exercice 2 : (10points)
Pensez-vous que l’apprentissage d’une nouvelle langue pourrait menacer notre langue maternelle ?
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