Groupe 1 : Des impacts sur les territoires
Présentation des documents
Document 2 : L’élévation du niveau de la mer dans le département de la Manche
Trois cartes du département de la Manche illustrent différents scénarios du GIEC. On constate alors l’impact
sur le territoire avec l’élévation du niveau marin.
Document 3 : Événements climatiques et météorologiques extrêmes et autres impacts sur le territoire
français
Ce document représente une carte de la France métropolitaine et des DROM avec la hausse de température
d’ici 2050, ainsi que les risques tels que les feux de forêts, les inondations, la sécheresse, etc.
1. Avoir résumé les impacts directs et indirects du changement climatique sur l’environnement.
Le changement climatique a pour conséquence :
● une élévation du niveau de la mer et potentiellement la submersion de villes côtières (ex. : Cherbourg),
ou même d'îles comme les Maldives ;
● une hausse des températures sur les territoires pouvant aller jusqu’à 3 °C d’ici 2050 ;
● des événements climatiques extrêmes qui sont de plus en plus fréquents (inondations, feux de forêts,
sécheresses, cyclones, ouragans, crues, baisse de l’enneigement, etc.) ;
● le développement d’espèces invasives (ex. : moustique tigre) ;
● la stagnation des rendements dans les cultures.
2. Avoir évalué les risques (environnementaux, humains, etc.) selon les différents scénarios du GIEC.
D’après le document 2, l’élévation du niveau de la mer dans le département de la Manche dépendrait du scénario
du GIEC. Selon le scénario RCP 4.5, correspondant à une atténuation des émissions de GES (gaz à effet de
serre), où le forçage radiatif est stabilisé avant 2100, le niveau de la mer s’élèverait de 0,32 m en 2100 et de 5
m en 2500. Selon le scénario 8.5 (scénario pessimiste), correspondant à un scénario extrême où les émissions
de GES s’accroissent, on estime une élévation de 1 m en 2100 et de 13 m en 2500.
Les conséquences de cette élévation du niveau marin sont la disparition de certains territoires par immersion,
la modification des écosystèmes, le relogement des populations, des migrations importantes, des problèmes
économiques, la perte de patrimoine culturel, etc. L’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes pourra
générer des décès liés aux canicules, la destruction de certains écosystèmes, la disparition partielle ou totale
des glaciers, des problèmes économiques liés à la gestion des ressources et le développement des espèces
invasives sur le territoire.
3. Avoir ordonné les idées pour établir des liens de cause à effet.
Pour l’oral : l’objectif est d’être convaincant. Aussi, pourquoi ne pas sensibiliser la tribune avec des images
avant/après (aide : [Link] Il faut également bien organiser les idées.
Dans un premier temps, on pourra expliquer ce qu’est le GIEC et pourquoi le niveau des mers va augmenter.
Ensuite, on verra les conséquences de cette élévation du niveau marin. Enfin, on montrera à l’aide de la carte
quelles sont les conséquences du changement climatique sur le territoire.
4. À l’aide d’une recherche documentée, identifier des pistes de solutions pour lutter contre le
changement climatique.
Voir les ressources complémentaires.
Groupe 2 : Des impacts au niveau des mers et des océans
Présentation des documents
Document 4 : Réactions chimiques et acidification des océans
Cette infographie permet de comprendre l’origine de l’acidification des océans. Celle-ci provient de la
solubilisation du CO2 atmosphérique, qui suite à de nombreuses réactions va générer une augmentation d’ions
H+, acidifiant ainsi l’océan.
Document 5 : Évolution du pH des océans selon les scénarios du GIEC
Ce graphique montre l’évolution du pH des océans en fonction de deux scénarios du GIEC (le plus optimiste
étant RCP 2.6 et le plus pessimiste étant RCP 8.5).
Document 6 : Impact de l’acidification des océans sur les êtres vivants
Ce document relate les résultats de deux expériences d’acidification du milieu sur deux êtres vivants (bars et
Thecosomata) au cours du temps.
1. Avoir résumé les impacts directs et indirects du changement climatique sur l’environnement.
D’après le document 4, l’augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique va générer une augmentation
de la solubilisation du CO2 dans l’eau. À la suite de plusieurs réactions chimiques, cela va engendrer une
augmentation du nombre de protons (H+) dans les océans, ce qui serait à l’origine d’une diminution du pH et
donc d’une augmentation de l’acidité dans les océans.
L’acidification des océans a des impacts sur la biodiversité marine, comme par exemple la dégradation des
coquilles calcaires, comme celle de Thecosomata. On observe également des modifications des structures
internes chez certains poissons, comme le bar. L’acidification peut enfin générer des changements de
comportement chez les bancs de poissons, comme des groupes plus espacés.
2. Avoir évalué les risques (environnementaux, humains, etc.) selon les différents scénarios du GIEC.
Selon le scénario RCP 2.6, le pH sera entre 8,0 et 8,1 en 2100, alors que pour le scénario RCP 8.5, on atteint
une valeur comprise entre 7,7 et 7,8. Actuellement, le pH des océans est de 8,2. L’échelle du pH est une échelle
logarithmique, ce qui signifie que la moindre modification du pH a un grand impact sur l’acidité du milieu.
Une augmentation de l’acidité peut avoir des conséquences importantes sur la biodiversité et sur les interactions
dans un écosystème. Une diminution importante du pH va générer la disparition des organismes à coquille
calcaire. Dans le document 6, on comprend que pour le scénario RCP 8.5 (scénario pessimiste), des organismes
à coquille calcaire comme Thecosomata vont peu à peu disparaître. Ces organismes font partie de plusieurs
interactions dans l’écosystème et notamment dans les chaînes trophiques. Ils sont souvent à la base de
l’alimentation de certains poissons. En disparaissant, les chaînes trophiques seront alors fragilisées, ce qui
entraînera la disparition de nombreuses autres espèces.
Pour les bancs de poissons, une baisse du pH va générer des différences de structuration osseuse qui vont se
généraliser à la place des structures cartilagineuses. La modification des comportements peut influencer
plusieurs facteurs : la reproduction, la prédation, la socialisation, etc.
3. Avoir ordonné les idées pour établir des liens de cause à effet.
L’objectif est de structurer les idées à l’oral. On peut générer une carte mentale pour mieux organiser
l’acheminement d’idées.
Exemple :
4. À l’aide d’une recherche documentée, identifier des pistes de solutions pour lutter contre le
changement climatique.
Groupe 3 : Des impacts sur la biodiversité et les écosystèmes
Présentation des documents
Document 7 : Un rapport alarmant de l’IPBES
Ce document montre quelles sont les catégories d’espèces menacées à l’échelle mondiale. L’IPBES (plateforme
intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) explique que
sur 10 millions d’espèces environ, 1 million sont ainsi menacées.
Document 8 : Espèces menacées et extinctions
Il s’agit d’un graphique représentant les espèces menacées en fonction de différents scénarios du GIEC. Plus
la température augmente, plus les différentes espèces sont menacées.
Document 9 : Développement des espèces envahissantes : l’exemple du moustique tigre en France
Ce document représente des informations relatives à l’évolution du moustique tigre sur le territoire français
métropolitain. Son cycle de développement est raccourci avec l’augmentation de la température.
Groupe 3 :
1. Avoir résumé les impacts directs et indirects du changement climatique sur l’environnement.
L’altération des milieux par l’activité humaine menace 1 million d’espèces sur les 10 millions d’espèces
recensées par l’IPBES. Plus la température augmente, plus le pourcentage d’espèces menacées augmente. Le
réchauffement climatique peut par exemple générer des problèmes de reproduction, comme c’est le cas chez
la tortue Luth. L’augmentation de la température du sable va entraîner uniquement le développement des tortues
femelles, voir stopper le développement des tortues.
L’augmentation de la température liée au réchauffement climatique va augmenter le développement d’espèces
invasives, comme le moustique tigre, car il va permettre le raccourcissement de son cycle de développement.
On remarque ainsi que le moustique tigre s’installe dans de plus en plus de départements français
métropolitains.
2. Avoir évalué les risques (environnementaux, humains, etc.) selon les différents scénarios du GIEC.
Aujourd’hui, on recense 1 million d’espèces menacées, ce qui est une conséquence de la destruction de leur
milieu naturel. Le changement climatique est un facteur important de modification des milieux et des
écosystèmes, ce qui implique que le nombre d’espèces menacées risque d’augmenter dans les années à venir.
Chaque scénario implique une augmentation de la température et plus cette augmentation est importante, plus
le nombre d’espèces menacées est important. Dans le scénario le plus pessimiste, la communauté scientifique
estime qu’environ 65 % des plantes, 40 % des oiseaux, 60 % des mammifères, 55 % des amphibiens et 35 %
des reptiles seront menacés d’extinction.
Comme chaque scénario du GIEC implique une hausse de température, cela amènera à une amplification du
développement des espèces invasives, comme le moustique tigre (diminution du cycle de développement,
augmentation des températures qui permettra une plus grande étendue des zones d’expansion de cette
espèce).
Le changement climatique implique des risques sanitaires, écologiques et économiques.
3. Avoir ordonné les idées pour établir des liens de cause à effet.
Il faut essayer de convaincre l’auditoire en donnant des chiffres clefs et illustrer les propos avec des graphiques
et des images d’espèces qui sont potentiellement menacées.
4. À l’aide d’une recherche documentée, identifier des pistes de solutions pour lutter contre le
changement climatique.
Voir les ressources complémentaires.