INTRODUCTION GENERALE
En g‘ologie du KATANGA, le sous-groupe du MWASHYA ou R4 d‘signe
l ensemble des couches qui s ‘tendent entre le sous-groupe de la Dip‘ta (R3) vers le
bas et le groupe de Kundelungu inf‘rieur (Ki) nouvellement appel‘ Nguba (Ng) vers le
haut. A sa partie inf‘rieure, le Mwashya est s‘par‘ de la Dip‘ta par le Petit Conglom‘rat,
alors que sa partie sup‘rieure, vient le grand conglom‘rat.
Notre travail se focalisera sur une ‘tude cartographique, p‘trographique et
s‘dimentologique de ces formatons terrigènes du Mwashya.
En effet, MATRA ‘tant un meilleur atout pour sa visibilit‘, le Mwashya est
fortement visible en cette zone des environs de Lubumbashi, et va constituer pour nous
un site id‘al pour ces ‘tudes pr‘cit‘es ci-haut.
Notre ‘tude a pour but principal, l ‘tude s‘dimentologique du Mwashya, y
adjoignant d autres aspects qui sont entre autre, des ‘tudes cartographiques et
p‘trographiques.
Pour y parvenir, nous avons suivi certaines ‘tapes qui ont pu ’tre regroup‘es
selon leurs objectifs et caract‘ristiques. La première ‘tape a consist‘ en une ‘tude
documentaire, la deuxième, en l ‘tude de terrain qui consiste en la reconnaissance du
terrain et en la cartographie du secteur d ‘tude, la troisième, en l observation des figures
s‘dimentaires et prise des ‘chantillons respectant ainsi la polarit‘ des formations, la
quatrième ‘tape est celle de l ‘tude p‘trographique (lames minces et sections polies), la
cinquième ‘tape, une conclusion g‘n‘rale.
Le mat‘riel utilis‘ sur terrain se composait d une boussole, d un carnet de
terrain, d un GPS, d un marteau de g‘ologue ou piolet, d un crayon à gomme, d un
marqueur, d un d‘camètre, des sacs à ‘chantillons et d une loupe.
Ainsi, ce travail se subdivise en quatre chapitres, le premier donnant les
g‘n‘ralit‘s sur la g‘ologie du Katanga m‘ridional, le deuxième concerne la cartographie
et la p‘trographie des formations observ‘es sur le terrain, le troisième chapitre portera
sur l aspect s‘dimentologique et enfin le quatrième chapitre portera sur le traitement et
l interpr‘tation de r‘sultats obtenus.
CHAPITRE I. GENERALITES
1.1 CADRE GEOGRAPHIQUE
1.1.1 LOCALISATION
La province du Haut Katanga est situ‘e au Sud-Est de la R‘publique
D‘mocratique du Congo et faisant frontière au Sud avec la Zambie et à l Est avec la
Tanzanie. Elle est comprise entre les m‘ridiens 230 et 300 de longitude Est, puis entre
les parallèles 50 et 150 de latitude Sud.
La carrière Matra est situ‘e au sud-ouest à approximativement 14 km de la ville
de Lubumbashi, la route Kipushi servant pour repère, cette dernière se trouve sur
l anticlinal de Kisanga, à la diff‘rence de la ville de Lubumbashi qui, elle, se trouve dans
un synclinal. Sur ce site, on y exploite des mat‘riaux de construction (Grès) et il est
s‘par‘ de kilimasimba à environ 6 Km.
1.1.2 CLIMAT ET VEGETATION
Le climat rencontr‘ dans cette partie de la province est du type tropical sec
des hauts-plateaux avec une saison sèche de 9 à 10 mois et une saison pluvieuse de 2 à
3 mois. La temp‘rature moyenne annuelle sur les hauts plateaux du Katanga est
d environ 200C avec des très fortes amplitudes thermiques de 70 à 80C (Pain 1978). La
moyenne des pr‘cipitations annuelles est de 1200 mm, et la pression atmosph‘rique
moyenne est de 878 mm Hg (Madi 1985).
La v‘g‘tation rencontr‘e dans la partie sud de la province du Haut-Katanga
est à pr‘dominance bois‘e, d une forte for’t claire. Cependant, on trouve des steppes
sous forme de clairière sur les hauts-plateaux, une for’t dense sèche par endroit et une
for’t galerie le long des certains cours d eaux et dans certaines vall‘es plus humides.
1.1.3 RELIEF ET HYDROGRAPHIE
Le Katanga m‘ridional est dans son ensemble constitu‘ d une succession des
hauts-plateaux ‘tag‘s et très r‘guliers dont l altitude est comprise entre 1200 et 2000 m
(Pain 1978).
Les principaux cours d eaux du Katanga m‘ridional partent de la cr’te de
partage des bassins hydrographiques des fleuves Congo et Zambèze. Il coule du Sud
vers le Nord et de l Ouest à l Est. Parmi ces cours d eaux, on peut citer, la rivière
Luapula, la rivière Luina, la rivière Lubudi… (Mbeza 1978).
Ces rivières suivent dans la plus part des cas, des cassures ant‘rieures au
quaternaire et ayant donn‘ naissance à un relief en creux, caract‘ris‘s par une s‘rie de
gorges, vall‘es encaiss‘es, chutes et cascades (Pain 1978).
1.2 CADRE GEOLOGIQUE
1.2.1 LITHOSTRATIGRAPHIE
Selon François (1973, 1987), les formations que l on rencontre au Katanga
m‘ridional peuvent ’tre r‘parties selon deux types qui sont :
les formations pliss‘es et m‘tamorphiques du pr‘cambrien, à la base ;
les formations phan‘rozoïques tabulaires, au sommet.
I. Les formations pr‘cambriennes
Les ‘tudes de l auteur pr‘cit‘ ont montr‘ que le Pr‘cambrien a des formations
qui se succèdent comme suit :
a. Le Complexe de base
Il est constitu‘ des formations d âges arch‘en et prot‘rozoïque inf‘rieur. Ce
complexe n affleure pas au Katanga m‘ridional.
b. Le Kibarien
C est une formation du m‘so prot‘rozoïque. Il est constitu‘ globalement des
schistes et des quartzites m‘tamorphiques. Du point de vue de la Lithostratigraphie, on y
rencontre trois ensembles :
- Le Kibarien inf‘rieur.
- Le Kibarien moyen.
- Le Kibarien sup‘rieur.
c. Le Katanguien
C est une formation d âge N‘oprot‘rozoïque. Il constitue l assise de notre
travail, et par cons‘quent, c est dans ce Super groupe que nous allons nous attarder.
Plusieurs ‘tudes y ont ‘t‘ ‘galement effectu‘es dont celles de Cahen (1954), Ngongo
(1975), Cailteux (1983), Mashala (2007), etc. C est en fait dans cette unit‘ que se
localisent les min‘ralisations à cuivre-cobalt-nickel-uranium qui forment la province
m‘tallog‘nique de l Afrique centrale comprenant le Copperbelt zambien et l Arc
cuprifère du Katanga.
Selon certains auteurs, dont ceux d‘jà pr‘cit‘s, le Katanguien se subdivise en
trois groupes (tableau 1) qui sont de haut en bas :
le Kundelungu ;
le Nguba ;
le Roan.
c.1. Le Kundelungu
Il a ‘t‘ ‘tudi‘ par plusieurs auteurs, particulièrement par François (1974) qui
le d‘crit comme ‘tant un ensemble de roches calcaires gr‘seuses et de shales. Selon
cet auteur, sa base d‘bute par une mixtite connue commun‘ment dans la g‘ologie
locale sous le nom de Petit-conglom‘rat .
Cet auteur le subdivise en trois sous-groupes qui sont de bas en haut :
le Sous- groupe de Kalule (Ku-1) : constitu‘ de shales, grès et dolomies ;
le Sous-groupe de Kiubo (Ku-2) : à grès pr‘dominant ;
le Sous-groupe des Plateaux (Ku-3) : compos‘ de shales et de grès
arkosiques.
c.2. Le Nguba
Ce groupe est s‘par‘ du pr‘c‘dent par le Petit-conglom‘rat . Il d‘bute par
une diamictite commun‘ment appel‘e Grand-conglom‘rat .
François (1973 et 1987), Katekesha (1975), Cailteux (1983,1994a, 1994b),
Annels(1984), Sweeney et al. (1989), Okitaudji (1989), le subdivisent en deux sous-
groupes qui sont de bas en haut :
le Sous-groupe de Muombe (Ng-1) ;
le Sous-groupe de Monwezi (Ng-2).
c.3. Le Roan
C est le groupe le plus important et donc le mieux ‘tudi‘ car il contient
l essentiel des min‘ralisations en cuivre, cobalt, nickel, uranium et leurs
accompagnateurs.
Selon plusieurs auteurs, le Roan est constitu‘ d une alternance de deux types
de formations:
Type A : Constitu‘ des couches terrigènes, peu carbonat‘es, microgr‘seuses,
g‘n‘ralement massives et d aspect monotone.
Type B : Constitu‘ des couches très carbonat‘es, g‘n‘ralement bien lit‘es
avec une alternance d ‘pisodes terrigènes et chimico-organiques.
François (1974) et Cailteux (1983) subdivisent ce groupe en quatre sous-
groupes dont la succession se pr‘sente, de bas en haut, de la manière suivante:
le sous - groupe de RAT (R- 1) ;
le Sous-groupe des Mines (R-2) ;
le Sous-groupe de Dipeta (R-3) ;
Le Sous-groupe de Mwashya (R-4).
Tableau I.1 : Synthèse lithostratigraphique du Katanguien François, (1973) ; (Cailteux et al., 1994) ;
(Batumike et al., 2007a).
Super Groupe Groupe Sous-Groupe Formations Lithologie
± 500 Ma Biano Ku 3 Arkoses, conglom‘rats, grès argileux
Ngule Sampwe Ku 2.3 P‘lites dolomitiques, argilo- microgr‘seux
Ku 2 Kiubo Ku 2.2 Grès dolomitiques, microgrès et P‘lites
Mongwe Ku 2.1 P‘lites dolomitiques, microgrès et grès
Kundelungu Lubudi K 1.4 Alternance calcaires et lits sablo-carbonat‘s
Ku Gombela Kanianga Ku 1.3 Shales et microgrès carbonat‘s
Ku 1 Lusele Ku 1.2 Calcaire rose
± 620 Ma Kyandamu Ku 1.1 Petit conglom‘rat (tillite/diamictite)
Bunkeya Monwezi Ng 2.2 Grès dolomitiques, microgrès et p‘lites
Ng 2 Katete Ng 2.1 Grès dolomitiques alternant avec shales
Nguba Kipushi Ng 1.4 Dolomies et shales dolomitiques
Ng Muombe Kakontwe Ng 1.3 Calcaires et dolomies
Ng 1 Kaponda Ng 1.2 Shales carbonat‘s et microgrès
Mwale Ng 1.1 Grand conglom‘rat (tillite/ diamictite)
Kanzadi R 4.3 Grès, alternance shales et de microgrès
Mwashya Kafubu R 4.2 Shales carbonat‘s
R4 Kamoya R 4.1 Shales dolomitiques, microgrès, grès, niveaux
conglom‘ratiques et cherts
Kansuki R 3.4 Dolomies avec intercalations
Dipeta volcanoclastiques
R3 Mofya R 3.3 Dolomies, microgrès dolomitiques et ar‘nites
R 3.2 Microgrès argilo-dolomitiques avec
intercalations de grès feldspathiques ou de
dolomies
Katanguien
R.G.S. R3.1 Microgrès argilo-dolomitiques (roches gr‘so
Roan schisteuses).
R Mines Kambove R 2.3 Dolomies argilo-talqueuses laminaires et
R2 stromatolitiques
S.D R 2.2 Shales dolomitiques avec 3 horizons carbon‘s
Kamoto R 2.1 Dolomies stromatolithiques (RSC), dolomies
silicifi‘es et ar‘nitiques (RSF/[Link].) et
Microgrès argilo-dolomitiques grises (RAT
grise)
R.A.T R 1 Microgrès argilo-dolomitiques rouges et des
grès
RAT lilas.
± 750 Ma
La base de la RAT n est pas bien connue
‹ 900 Ma Conglom‘rat de base
le sous - groupe de RAT (R- 1)
De bas en haut nous avons :
R1.1 : conglom‘rats quartzitiques et quartzites de type Konkola ;
R1.2 : conglom‘rats arkosiques, quartzite, grès argileux et cherts ;
R1.3 : grès dolomitiques, dolomies gr‘seuses et talqueuses.
le Sous-groupe des Mines (R-2) :
C est le sous-groupe le plus important et le mieux ‘tudi‘. On retrouve en son
sein l essentiel des min‘ralisations cupro-cobaltifères et urano-nick‘lifères stratiformes
et filoniennes que l on rencontre au Katanga. Du point de vue de la Lithostratigraphie, on
retrouve ainsi de bas en haut :
la roche argilo-talqueuse (RAT lilas) ;
La dolomie stratifi‘e (D-Strat) ;
La roche siliceuse feuillet‘e (RS F) ;
La roche siliceuse cellulaire (RSC) ;
Shale de base (SD) ;
Black ore mineral zone (BOMZ);
Calcaire à min‘raux noirs (CMN).
le Sous-groupe de Dipeta (R-3) comprenant de bas en haut :
R3.1. : Ensemble comprenant des dolomies gr‘seuses et talqueuses rose
claire à oolithes et stromatolithes, des argilites gris violet.
R3.2. : Ensemble form‘ de shales à nodules gr‘seux.
R3.3 : regroupant des dolomies talqueuses à nodules siliceuses, des shales
talqueux et des grès.
Le Sous-groupe de Mwashya (R-4)
Ce sous-groupe fait l objet de notre travail. Ainsi, dans son ensemble, il est
constitu‘ des couches comp‘tentes dolomitico-pellitiques surmontant la brèche
tectonique de la Dipeta. Ce sous-groupe r‘sulte principalement du sur‘levèrent et
‘rosion des Kibarides caus‘s par une orog‘nèse affectant le katanguien inf‘rieur (Cahen
1974).
Il est caract‘ris‘ comme le Roan dans son ensemble, par s‘dimentation
cyclique de la plate-forme continentale. Cette dernière forme une s‘quence compos‘e
de plusieurs litho faciès du type plaine s‘dimentaire supra ou intertidale, lagunaire,
r‘cifale, marin (Lefèvre 1978). Cette s‘quence est g‘n‘ralement transgressive ou
r‘gressive et marque selon Lefèvre (1978) le passage d environnement continental en
marin et le bouleversement.
Toutefois, Cailteux (1984) pr‘sente le sous-groupe de Mwashya comme un
cycle transgressif allant du faciès de barrière r‘cifale dans sa partie inf‘rieure d un faciès
marin au lagunaire dans sa partie sup‘rieure. Oosterbosch (1959), quant à lui, lie ce
sous-groupe à un environnement lagunaire euxinique.
Enfin, Buffard et Muhagaje (1981) le lient à un environnement de type supra à
intertidal ayant subi des variations des faciès et d ‘paisseurs importantes à l ‘chelle
r‘gionale.
Ces variations semblent indiquer que dans certains r‘gions, le g‘osynclinal
combl‘ à cette p‘riode n a pu laisser subsister ailleurs qu un certain nombre de lagune
(François 1971).
Les ‘tudes faites par François (1973), r‘vèlent l existence d un environnement
de type lagunaire et chaud pendant le d‘pôt de la dolomie oolitique siliceuse et de la
dolomie silicifi‘e à horizon des jaspes et d h‘matite.
Ce d‘pôt a ‘t‘ suivi d une transgression avec accroissement de la pente
s‘dimentaire, accompagn‘ probablement d un refroidissement du climat. Cette
transgression a ‘t‘ à la base d une ‘rosion marine donnant naissance à un revirement
de l oolithe (Madi 1975).
De plus, l analyse faite par ce dernier auteur a r‘v‘l‘ une reprise d ‘rosion
marine au d‘but du groupe et une r‘gression vers sa fin, ce qui montre que le groupe de
Mwashya est dû à un mouvement ‘pirog‘nique faible.
Par ailleurs, les mouvements pr‘curseurs de faible ampleur de l orog‘nèse
lufilienne enregistr‘s au d‘but et pendant le Mwashya se sont signal‘s localement par
les coul‘es basiques (pyroclastites), des lacunes stratigraphiques, des faibles
discordances ou des poudingues renfermant les ‘l‘ments arrach‘s aux terrains plus
anciens (François 1971).
Enfin, le groupe de Mwashya est subdivis‘, de bas en haut, en 2 formations :
R4.1. ou Mwashya inf‘rieur : Dolomies siliceuses à oolithes et h‘matites,
cherts, roches pyroclastiques et shales ;
R4.2. ou Mwashya sup‘rieur : Shales à nodules, shales ruban‘s, grès
feldspathiques et quartziques.
Au Katanga m‘ridional, le Mwashya occupe g‘n‘ralement des lignes de cr’te
(François 1973).
Le Mwashya sup‘rieur d‘bute localement par une tillite peu ‘paisse. Il a une
‘paisseur de plus de 400m et est form‘ des shales gr‘so-dolomitiques et des shales
Psamm‘tique charbonneux avec parfois des bancs d arkose (François 1971).
Le Mwashya inferieur, quant à lui, est s‘par‘ du groupe de la Dipeta par une
faille de glissement, s ‘tend sur une ‘paisseur de plus de 120m et contient divers bancs
caract‘ristiques dont les dolomies diverses avec ou sans horizon oolithique, les shales,
les bancs d h‘matites, jaspes et localement les pyroclastes (François 1974).
Stratigraphie sectoriel du Mwashya
L ensemble du Mwashya est constitu‘ des roches dolomitiques à la base et
des roches argileuses au sommet.
Pour mieux comprendre les donn‘es stratigraphiques du Mwashya, nous
optons pour la division du bassin katanguien en trois grandes parties :
1. La partie Sud-orientale qui comprend les secteurs de Sakania, Mokambo,
Kisenda et Swakala ;
2. La partie centrale et Nord occidentale qui comprend les secteurs de
Lubumbashi, Likasi, Kakanda, Kambove et Kolwezi ;
3. La partie Nord orientale avec comme secteur Bunkeya, Lukafu, Lufunzu,
Kilwa, Pweto et Moba.
Etant donn‘ que notre secteur d ‘tude est celui de la ville de Lubumbashi
(partie centrale), elle sera la seule à ’tre d‘velopp‘e dans notre travail.
II. Les Formations phan‘rozoïques tabulaires
Au-dessus des formations pr‘cambriennes pr‘c‘demment cit‘es, s ‘tendent
des s‘diments phan‘rozoïques d‘pos‘s au cours de la p‘riode de calme orog‘nique qui
a suivi le plissement katanguien (Cahen, 1954; Oosterbosch, 1962; François, 1973,
1987; Katekesha, 1975; Cailteux, 1983). Elle comprend un ensemble de formations
s‘dimentaires d origine continentale, datant du Pal‘ozoïque, du C‘nozoïque, et du
Quaternaire, qui sont non pliss‘es. Ces formations tabulaires n ont pas fait l objet
d ‘tudes d‘velopp‘es. Elles ne contiennent pas de min‘ralisation. Des plus anciennes
aux plus r‘centes on a :
Pour le Pal‘ozoïque, le groupe de la Lukuga qui est constitu‘ de
shales, d argilites, de grès, de psammites, de couches à houille.
Pour le C‘nozoïque il y a le groupe de Kalahari constitu‘ de sable
ocres et de grès polymorphes (grès calcaires et roches argileuses
silicifi‘es).
Pour le Quaternaire on a les terres de recouvrement et les alluvions
r‘centes.
1.2.2 TECTONIQUE
L arc Lufilien a ‘t‘ d‘form‘ au cours de l orog‘nèse Lufilienne (Panafricaine). Selley
et al. (2005) ont subdivis‘ l arc Lufilien du Nord vers le Sud en quatre zones tectoniques
diff‘rentes:
1. Le Katanguien pliss‘ et charri‘ situ‘ entièrement au Katanga;
2. La r‘gion des dômes qui s ‘tend de la frontière Congolo-Zambienne
jusqu en Zambie ;
3. Le synclinorium situ‘ entièrement en Zambie ;
4. Le Katanga Haut, situ‘ ‘galement en Zambie.
Demesmaeker et al., (1963) ainsi que François (1973) et (1987) distinguent trois
secteurs aux effets tectoniques diff‘rents dans le Katanguien pliss‘ et charri‘ . Il s agit
de :
1. Le secteur SE : la tectonique y est caract‘ris‘e par des anticlinaux complets ;
2. Le secteur centre : la tectonique est extrusive et les plis d‘vers‘s vers le Sud.
Il s agit des r‘gions de Likasi, Shinkolobwe, Kambove, et Fungurume ;
3. Le secteur Ouest : la tectonique y est aussi extrusive, chevauchante et se
termine par le charriage. C est le secteur de Kolwezi qui pr‘sente une
structure très complexe et faill‘e.
Aujourd hui les phases tectoniques ayant affect‘ les formations du Katanguien font
d‘bat. Kampunzu et Cailteux (1999) ont pu d‘finir trois phases à savoir :
La phase D1 (fig I.6) ou phase Kolwezienne, correspondant à la phase majeure de
plissement et de chevauchement avec une direction de transport des structures vers
le Nord. Le cœur des anticlinaux est souvent affect‘ par des failles et occup‘ par des
brèches tectoniques ;
La phase D2 ou phase Monwezienne qui a affect‘ les terrains pliss‘s et chevauch‘s
se manifeste par des failles d‘crochantes senestres orient‘es E-W dans la partie
Ouest de la ceinture. Ces failles sont souvent inject‘es des m‘ga brèches des
formations du Roan ;
La phase D3 (fig. I.6) ou phase Chilatembo, est consid‘r‘e comme responsable des
plis droits et ouverts de direction NE-SW orthogonaux à l arc et de plis conjugu‘s de
direction N160-N170°E et N70-80°E dans la partie Est de la ceinture, sugg‘rant une
compression orient‘e NW-SE.
Les ‘tudes r‘centes de Kipata (2013) sur la tectonique cassante dans l arc Lufilien et
son avant-pays ont prouv‘ l existence de 8 stades de fracturation dans la zone dont 5
seulement sont rattach‘s à l orogenèse Lufilienne et 3 autres sont post-orog‘niques.
Certains de ces stades sont corr‘lables avec les 3 phases tectoniques d‘finies par
Kampunzu et Cailteux (1999) notamment :
La phase D1 a ‘t‘ reli‘e au Stade 1 d‘fini par Kipata (2013) comme ‘tant le premier
stade de d‘formation caract‘ris‘ par des chevauchements dont les failles
caract‘ristiques sont essentiellement non min‘ralis‘es ;
L incurvation de l arc rattach‘e par Kampunzu et Cailteux (1999) à la phase D2 qui
constitue à lui seul le stade 2 de la phase D1 de Kipata (2013). Ce ph‘nomène
d incurvation ou « bending » a ‘t‘ interpr‘t‘ comme r‘sultat probable d une
compression contrôl‘e par des contraintes lat‘rales g‘n‘r‘es par la chaîne
Kibarienne au NW et le Bloc de Bangweulu à l E ;
La phase D2 correspond à son tour au stade 3 de Kipata (2013), qui d‘finit le r‘gime
de la d‘formation comme ‘tant d‘crochant, marqu‘ par une d‘formation
transpressive caract‘ris‘e par des failles de d‘crochement d extension r‘gionale ;
La phase D3 ou Chilatembo de Kampunzu et Cailteux (1999) correspondant au stade
6 de Kipata (2013). Selon ce dernier auteur, la phase D3 serait post-orog‘nique due
à l inversion tectonique qui a fonctionn‘ en d‘crochement transpressif. Il est
caract‘ris‘ par un tenseur de contrainte de champ lointain (Far-field stress) qu on
retrouve dans d autres r‘gions d Afrique.
Figure I.1. : Carte des structures D1 et D3 dans la partie congolaise de l Arc Lufilien. (Modifi‘e
d après Kampunzu et Cailteux 1999, modifi‘e Kipata 2013).
Plusieurs auteurs ont propos‘ des p‘riodes pendant lesquelles se serait d‘roul‘e
l orog‘nèse Lufilienne :
Porada et Berhorst (2000) se basant sur la datation du magmatisme syntectonique de
la zone de cisaillement de Mwembeshi proposent que cet ‘v‘nement se serait
d‘roul‘ entre 560 et 550 Ma ;
Renaud et al. (2005) se basant sur la datation U-Pb de la monazite des roches du
Katanguien d‘form‘es et m‘tamorphis‘es pendant la m’me orog‘nèse propose la
p‘riode allant de 592 à 512 Ma ;
Selley et al. (2000) concluent à leur tour que l arc Lufilien se serait ‘rig‘ entre 560 et
520 Ma avec son paroxysme à 550 Ma.
La complexit‘ des structures tectoniques dans l arc Lufilien ont pouss‘ certains auteurs
tels que Jackson et al. (2003) à conclure que le bassin Katanguien fut radicalement
transform‘ premièrement par des ‘vaporites allochtones et ensuite par le
raccourcissement tectonique durant l orogenèse Lufilienne.
Ceci s explique par le fait qu au cours de l orog‘nèse Lufilienne, les couches
comp‘tentes du Roan (principalement le Sous-Groupe des Mines, R2) ont ‘t‘ pliss‘es et
se sont rompues. Elles sont encadr‘es stratigraphiquement par celles dites
incomp‘tentes (RAT et Dipeta) dont les caract‘ristiques n ont pas permis d autre issue
qu une d‘sagr‘gation g‘n‘ralis‘e et un fluage des mat‘riaux qui les constituent sous
l effet de la pouss‘e tectonique (Demesmaeker et al., 1963 ; Placet 1991). Cette
tectonique est en effet li‘e à une extrusion diapirique, accompagn‘e finalement par un
‘panchement horizontal du diapirisme.
Les mouvements ont commenc‘ par diff‘rents d‘collements et se sont termin‘s
par l'affleurement de plusieurs piles de s‘diments du Roan. En surface, les structures
tectoniques zonaires apparaissent superpos‘es aux allures s‘dimentologiques d'origine.
Il s en suit une g‘ologie très particulière dans laquelle le Roan constitue une macro-
brèche dont les ‘l‘ments de toute taille (de l ordre du centimètre à plusieurs kilomètres)
appartiennent le plus souvent au Sous-Groupe des Mines, tandis que la matrice est
constitu‘e d une pâte broy‘e de la RAT (R1) et de la Dipeta (R3). On y trouve aussi des
‘l‘ments des mat‘riaux comp‘tents du Kundelungu sus-jacent.
Les travaux de Jackson et al. (2003) et certains autres auteurs affirment que le
bassin Katanguien autrefois contenait des ‘vaporites qui se seraient d‘pos‘es entre
1050 et 950 Ma. Certains auteurs pensent m’me que les ‘vaporites auraient form‘
localement des diapirs qui ont ‘t‘ dissout pour former des brèches ‘vaporitiques dont la
dissolution a assur‘ le transport des m‘taux. C est le cas du gisement de Kipushi form‘
sur le flanc d un diapir qui se serait dissout et effondr‘.
Trois types de preuves confirment la pr‘sence d ‘vaporites dans le Katanguien, il s agit:
Premièrement, des preuves lithologiques qui soutiennent la pr‘sence des ‘vaporites
dans le Katanguien. Cailteux (1983) affirme que les roches stratifi‘es du R1 et R3
renferment des structures (laminites, tapis alguaires et dolomie) les rattachant à un
environnement côtier de Sebkha. De Magn‘e et François (1998) affirment la
pr‘sence de pseudomorphose de gypse et d anhydrite dans les fragments
min‘ralis‘s de la m‘ga-brèche du Roan du gisement de Kipushi.
Deuxièmement, des preuves chimiques confirment la pr‘sence des fluides
‘vaporitiques. Les inclusions fluides dans les minerais et dans les zones
d alt‘ration indiquent que les saumures ont transport‘ les m‘taux dissous. Les
minerais de Shinkolobwe contiennent des chlorures (MgCl2, CaCl2, KCl et NaCl) qui
sont des fluides typiques des ‘vaporites (Aud‘oud et al., 1984). Signalons aussi la
pr‘sence des sources salines(NaCl) à Mwashya et à Nguba.
Troisièmement, De Magn‘e et François (1988); Cailteux et al. (1994)
attribuent certaines lacunes stratigraphiques aux anciennes couches d ‘vaporites
aujourd hui dissoutes entre les 4 Sous-groupes du Roan. Ceux-ci sont pr‘serv‘s et
s‘par‘s par des discontinuit‘s stratigraphiques marqu‘es par des brèches issues de la
dissolution de ces dernières (De Magn‘e et François, 1988).
1.2.3 METAMORPHISME
Le m‘tamorphisme dans l Arc cuprifère du Katanga se limite au stade de
s‘ricite et de chlorite (François et Cailteux, 1981). Ceci est en accord avec les r‘sultats
d Intiomale (1982) selon lesquels ce m‘tamorphisme n a pas d‘pass‘ le degr‘ de la
m‘sozone sup‘rieure.
Au Katanga Sud-oriental et en Zambie, le m‘tamorphisme atteint souvent Le
stade de biotite avec possibilit‘ d apparition du grenat autour des massifs cristallins. Les
formations du Roan pr‘sentent parfois de la scapolite à proximit‘ du socle cristallin et
peuvent contenir très localement du disthène dans certaines conditions particulières
(Oosterbosch, 1962).
Certains auteurs dont Cailteux (1973) ; François et Cailteux (1981) ont
reconnu quatre zones parallèles de m‘tamorphisme dont les isogrades d‘finies en
Zambie se poursuivent au Katanga (figure 3) :
la zone à s‘ricite et chlorite : de Lubumbashi-Kengere vers le Nord du bassin
katanguien
la zone à biotite et muscovite : de Lubumbashi-Kengere à Musoshi-Kitwe
la zone à scapolite-‘pidote-actinote : de Musoshi-Kitwe à Lombe-Kisanga
la zone à amphibole-grenat : de Lombe Kisanga à Solwezi.
La pr‘sence du chlorite, de la biotite et m’me du disthène laisse envisager un
domaine de temp‘rature qui s ‘tend de 400 à 600°C correspondant à une pression qui
varie entre 2 et 8 kilobars.
Par voie de cons‘quence, le domaine normal de thermo-dynamo-m‘tamorphisme de
type Barrow tel que d‘fini par a ‘t‘ atteint dans les formations du système du Katanga.
Figure I.3 : Carte synth‘tique d isogrades m‘tamorphiques dans le Katanguien (d après
François et Cailteux, 1981)
1.2.4 MINERALISATION
Dans tous les gisements stratiformes du Katanga, les min‘ralisations se situent
g‘n‘ralement au sein de deux corps min‘ralis‘s appel‘s ores bodies , s‘par‘s par une
couche r‘cifale g‘n‘ralement st‘rile appel‘e Roche Siliceuse Cellulaire (RSC).
Le Sud-Katanga contient plusieurs min‘ralisations : celles à Cu-Co-Ni-U sont
essentiellement concentr‘es dans le Roan et celles à Cu-Pb-Zn, dans le Nguba.
A l ‘chelle Lithostratigrahique, on y distingue deux venues cuprifères distinctes et
responsables des min‘ralisations cuprifères du Katanga :
La première venue, comprenant l association Cu-Co-U-Au de type stratiforme, est
rencontr‘e strictement dans le sous-groupe des Mines au Sud Katanga et dans le
Copperbelt zambien. Les gisements congolais de Musoshi et Kinsenda sont à rattacher à
ceux du Copperbelt zambien.
La seconde venue, domin‘e par l association Cu-Zn-Pb-Ag-Ge, est du type
filonien.
Les travaux de prospection à Kimpe, effectu‘s par Lefebvre et Tshiauka (1987) ont
confirm‘ l appartenance des roches min‘ralis‘es au Sous-groupe des Mines. Cette
min‘ralisation est principalement cantonn‘e dans l horizon inf‘rieur rapport‘ à la RAT
grise, mais ‘galement dans la D-Strat et la RSF. Ces masses min‘ralis‘es sont un peu
r‘duites en dimension et isol‘es dans de grandes surfaces st‘riles.
Tableau I.2 : Echelle Lithostratigrahique du Sud-Est du Katanga (d après LEFEBVRE et
TSHIAUKA, 1986)
Sous-
Groupes Lithologie
groupes
Kundelungu
Biano - Grès feldspathiques, argileux et
(ancien
Kiubo dolomitiques, quartzites, shales
Kundelungu
Kalule - conglom‘rat
Sup‘rieur)
SUPERGROUPE DU KATANGUIEN
Nguba
- Grès dolomitiques, shales dolomitiques
(ancien Monwezi
plus ou moins argileux.
Kundelungu Muombe
- Grand conglom‘rat
Inf‘rieur)
- Brèche tectonique
- Couches de la Kimfwi (dolomies et marnes
Mwashya
indiff‘renci‘es)
Roan - Brèche tectonique
katangais - Formation des dolomies talqueuses de
Kambove
Mines
- Formation des p‘lites de Fungurume
- Formation des dolomies de Kamoto
- Formation des argiles de la Rwashi
(RAT grise)
Kolwezi
- Brèche tectonique
(RAT)
- Formation des dolomies de
Kanwangungu
- Formation des p‘llites graveleuses de
Kinsenda
Kibalongo
- Formation p‘lito-arkosique de Musoshi
- Formation arkosique de Mutonda
- Formation quartzitique de Kafufya
Kasumbalesa
- Formation conglom‘rat de Chimfunsi
1.2.5 CORRELATION LITHOSTRATIGRAPHIQUE ENTRE LE KATANGUIEN DU
KATANGA MERIDIONAL ET CELUI DE LA ZAMBIE
Cette corr‘lation entre le Roan du Katanga et celui de la Zambie est due à
l occurrence de la min‘ralisation cuprifère et cobaltifère. Ces deux Roan ne renferment
pas exactement les m’mes unit‘s Lithostratigrahiques. Le Roan au Katanga est très
constant et les formations qui le constituent se reconnaissent ais‘ment depuis Kolwezi
au Nord-ouest jusqu au gisement de l Etoile au Sud-est.
Des ‘tudes ont montr‘ que ces formations se poursuivent dans des r‘gions
r‘put‘es à faciès zambien, comme c est le cas pour Kimpe (Tshiauka et al. 1991). A
Musoshi par contre, les terrains du Roan de type Katanga n ont pas ‘t‘ observ‘s.
Les couches de Mbaya et Kapapa, proches à la foi de celles de Kimpe et de celles de
Musoshi, pourraient repr‘senter un interm‘diaire lithologique entre le Katanguien de type
Zambien et celui du Katanga (Cailteux, 1976).
Il n est pas possible de suivre de façon continue le passage sur le terrain d un
faciès du Katanguien à l autre dans les deux r‘gions ; et les difficult‘s et lacunes
d observation dans cette r‘gion de transition ne permettent pas d ’tre tout à fait
cat‘gorique quant à cette corr‘lation.
Une tentative d ‘tablissement d une colonne Lithostratigrahique corr‘lable à celle
du Katanguien de type Katanga (Tshiauka et al.) suggère que le groupe de Kirilabombwe
pourrait ’tre l ‘quivalent de la Dipeta. Le groupe de Musoshi est l ‘quivalent possible du
sous-groupe des mines du Katanga ; et le siliciclastic group correspondrait au Sous-
groupe des RAT
CHAP II. CARTOGRAPHIE
1. D‘finition :
La cartographie est une branche de la g‘ologie charg‘e de l ‘tude des diff‘rentes
m‘thodes permettant d ‘laborer les cartes.
2. Objectif :
Produire une carte g‘ologique à partir des donn‘es de terrain (latitude, longitude,
altitude, lithologie, mesures structurales sur diff‘rents affleurements).
Avant de cartographier une r‘gion donn‘e, la première ‘tape est essentiellement une
‘tude bibliographique sur ladite r‘gion.
Si les travaux g‘ologiques ant‘rieurs ont ‘t‘ effectu‘s, la bibliographie permettra
de s appr‘hender de ce qui a d‘jà ‘t‘ fait pour voir comment r‘duire la maille et
d augmenter l ‘chelle pour plus de d‘tails en vue d obtenir des r‘sultats plus affin‘s.
Si, aucun travail n a ‘t‘ fait, il faudra chercher de photos ou images satellitaires
en vue d avoir une id‘e g‘n‘rale de la r‘gion à cartographier et voir ainsi les zones
accessibles et pr‘dire les itin‘raires.
3. M‘thodologie :
Concernant la m‘thode de lev‘ g‘ologique, nous avons utilis‘ la m‘thode
traditionnelle, celle de la cartographie des affleurements utilis‘e pour des lev‘s de
d‘tails. Il s agit de recenser tous les affleurements et de les porter sur la carte avec leur
extension r‘elle.
Cette m‘thode est objective puisqu elle permet de se rendre compte imm‘diatement des
faits (les affleurements) sur lesquels reposent l interpr‘tation (les trac‘s). Nous
marchions perpendiculairement à la direction des couches, en observant tout autour de
nous des affleurements sur lesquels nous avions pris les mesures de direction et de
pendage.
Dans le cas de roches massives, nous prenions uniquement l azimut de
l affleurement puis, nous faisions des observations macroscopiques et m‘soscopiques
de nos formations.
Ainsi donc, pour la r‘alisation de toute cette m‘thodologie, nous proc‘dions par des
coupes g‘ologiques c est-à-dire que nous marchions perpendiculairement (sub-
perpendiculairement) à la direction des couches pour recouper toutes les formations
g‘ologiques.
La figure ci-dessous, pr‘sente les coupes ‘labor‘es en plan.
Figure II.1. Plan des coupes ‘labor‘ par BYAJUWAMUNGU et LWAMBA à la carrière MATRA
Dans le lev‘, nous avons fait appel à certaines ‘tapes dont :
La reconnaissance du terrain : cette ‘tape est la plus importante car elle permet
d avoir une id‘e du terrain. On observe les cours d eaux, la v‘g‘tation, le sol, les
termitières en absence d affleurements.
La prise des mesures consistant à mesurer toutes les formations pr‘sentant des
structures telles que la stratification, les veines,
La description macroscopique de la roche en se basant sur la couleur, la
granulom‘trie, la composition min‘ralogique, la texture,…
Il est n‘cessaire de pr‘lever les ‘chantillons permettant de compl‘ter les ‘tudes au
bureau et passer aux analyses laboratoires.
Nous avons effectu‘ neuf coupes pour l ‘tablissement de la carte dont sept sont
repr‘sentatives. Les descriptions sont reprises dans les tableaux suivant :
1.1 COUPE 1
CONTACT
COORDONNEES
Epaisseur/
SECTION (EN UTM WGS DESCRIPTION
DIRECTION/ cm
84)
PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des éléments
arrondis et sub-arrondis. Ces
éléments sont de diamètre
décimétrique : ce sont des
galets. Ces galets nagent dans
une matrice argileuse. Nous
remarquant que du haut en
X : 543550 bas, la taille de ces galets
sol-
1 Y : 8707152 diminue considérablement, les 330
conglomérat
Z : 8707152 gros galets sont en haut, les
plus petits galets à la base.
d'où un granoclassement
normal montrant ainsi la base
de la couche (les plus petits
galets) et le sommet (les plus
gros galets allant à des blocs).
cette roche est un
conglomérat, la diamictite
roche stratifiée, bien litée à des
bancs ayant une épaisseur
millimétrique a centimétrique.
conglomérat-
X : 543545 C'est une roche argileuse, de
shale
Y : 8707150 couleur rouge à rougeâtre. 70
Z : 1289 Présence des oxydes de fer:
N130/30E
c'est un shale ferrugineux. La
minéralisation en oxyde de fer
est stratiforme
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est un
X : 543541 grès ferrugineux, la
Y : 8707150 minéralisation en oxyde de fer, shale-grès 90
Z : 1288 le quartz est dans les plans de
fractures. Ces cassures ont
pour caractéristiques
géométriques: N150E/40NE.
roche stratifiée, bien litée à des
bancs ayant une épaisseur
X : 543543 grès-shale
millimétrique a centimétrique.
Y : 8707146 114
C'est une roche argileuse, de
Z : 1286 N140/36E
couleur rouge à rougeâtre.
c'est un shale ferrugineux. La
minéralisation en oxyde de fer
de manière stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543544 sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707150 grès ferrugineux, la shale-grès 410
Z : 1286 minéralisation en oxyde de fer,
aussi le quartz est dans les
plans de cassure.
roche stratifiée, bien litée à des
bancs ayant une épaisseur
millimétrique. C'est une roche
X : 543533 grès-shale
argileuse, de couleur rouge à
Y : 8707146 136
rougeâtre. C’est un shale
Z : 1290 N150/30E
ferrugineux. La minéralisation
en oxyde de fer de manière
stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543510 sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707106 grès ferrugineux, la shale-grès 120
Z : 1295 minéralisation en oxyde de fer,
quartz est dans les plans de
fractures.
roche argileuse stratifiée, des
gros bancs centimétriques,
ceux-ci démontrent la base de
nos formation. il s’agit d’un
grès-shale
shale. La minéralisation en
1235
oxydes de fer est stratiforme.
N155/32E
De ces formations nous y
voyons quelques figures
sédimentaires telles que les
convolutes et les ovoïdes.
nous sommes face à une
roche constituée des petits
éléments arrondis se trouvant
dans une matrice argileuse
plus ou moins consolidée. Les
galets constituant ce shale-
601
conglomérat sont de diamètre conglomérat
inférieur à 2 cm et sont de
natures pétrographiques
différentes. c'est un
conglomérat polygénique. c'est
un petit conglomérat: la mixtite
Tableau II.1 : synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 1
Figure II.2 : profil suivant la coupe 1
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8679519 549088 1278 COUPE
FIN DE LA
8678998 548119 1284 COUPE
Tableau II.2 : coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°2
1.2 COUPE 2
CONTACT
COORDONNEES Epaisseur/
SECTION DESCRIPTION DIRECTION/
(EN UTM WGS 84) cm
PENDAGE
nous voyons des
éléments polygéniques,
la matrice est argileuse
et ne pas trop
consolidée, les galets
sont de natures
différentes du fait que
nous y voyons des
galets quartzeux, des
débris de grès, des
dolomies,… les galets
X : 543567
sont sub arrondis de sol-
2 Y : 8707132 320
grand diamètre lorsque conglomérat
Z : 1288
nous partons du haut en
bas, à une épaisseur de
2,6 m ou 260cm en
dessous de ça, les
galets deviennent
arrondis et de petit
diamètre. l'épaisseur de
ce grand conglomérat
est de 320 cm: c'est le
grand conglomérat, la
diamictite
roche stratifiée,
argileuse, rougeâtre à
jaune, très altérée, a
conglomérat-
X : 543565 tendance à devenir une
shale
Y : 8707134 cuirasse latéritique 60
Z : 1289 ferrugineuse à sa partie
N150/30E
supérieure: le sommet.
Présence des oxydes
de fer. C'est un shale.
roche dure, massive,
constituée des sables.
C'est un grès, sa
couleur est rouge, noire,
qui démontre une forte
X : 543568 minéralisation en oxyde
Y : 8707126 de fer; les sables qui le shale-grès 98
Z : 1286 constituent sont trop
fins. La minéralisation
en quartz suit les plans
de cassure et celle en
oxyde de fer est
fortement tâchant.
roche bien stratifiée,
argileuse de banc
X : 543569 grès-shale
millimétrique, la
Y : 8707122 124
minéralisation en oxyde
Z : 1292 N150/33E
de fer est stratiforme:
c'est un shale.
roche massive, de
couleur brun-rouge,
constituée de sables fin
X : 543564
à moyen. C'est un grès,
Y : 8707124 shale-grès 383
la minéralisation en
Z : 1286
oxyde de fer, quartz, est
dans les plans de
fractures.
roche stratifiée, bien
litée à des bancs ayant
une épaisseur
millimétrique. C'est une
X : 543549 grès-shale
roche argileuse, de
Y : 8707130 114
couleur rouge à
Z : 1287 N127/40E
rougeâtre. c'est un
shale. La minéralisation
en oxyde de fer est
stratiforme.
roche massive, de
couleur brun-rouge,
constituée de sables fin
X : 543521
à moyen. C'est un grès,
Y : 8707196 shale-grès 124
la minéralisation en
Z : 1298
oxyde de fer, quartz est
dans les plans de
cassure.
Tableau II.3 : synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 2
Figure II.3 : profil suivant la coupe 2
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8680841 548576 1275 COUPE
FIN DE LA
8679982 547606 1282 COUPE
Tableau II.4 : coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°2
1.3 COUPE 3
COORDONNEE CONTACT
SECTIO EPAISSEUR
S (EN UTM DESCRIPTION DIRECTION
N / cm
WGS 84) / PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des
éléments arrondis et sub
arrondis. Ces éléments sont
de diamètre supérieur à 2
cm: ce sont des galets. Ces
galets nagent dans une
matrice argileuse. Nous
remarquons que du haut en
X : 543561 bas, la taille de ces galets
sol-
3 Y : 8707112 diminue considérablement, 290
conglomérat
Z : 1288 les gros galets sont en haut,
les plus petits galets à la
base. d'où un
granoclassement normal
montrant ainsi la base de la
couche (les plus petits
galets) et le sommet (les
plus gros galets allant à des
blocs). cette roche est un
conglomérat, la diamictite
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
conglomérat
X : 543585 C'est une roche argileuse,
-shale
Y : 8707116 de couleur rouge à 70
Z : 1287 rougeâtre. Présence des
N130/30E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme
roche dure, massive,
constituée des sables. C'est
un grès, sa couleur est
X : 543583
rouge, noire, qui démontre
Y : 8707106
une forte minéralisation en
Z : 1286 shale-grès 89
oxyde de fer; les sables qui
le constituent sont trop fins.
La minéralisation suit les
plans de cassure et est
fortement tâchant.
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
X : 543581 C'est une roche argileuse, grès-shale
Y : 8707106 de couleur rouge à 114
Z : 1289 rougeâtre. Présence des N140/36E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543581 sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707104 grès, la minéralisation en shale-grès 380
Z : 1289 oxyde de fer et de quartz
remplissent les plans de
cassure
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
X : 543576 C'est une roche argileuse, grès-shale
Y : 8707096 de couleur rouge à 110
Z : 1288 rougeâtre. Présence des N150/30E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543547 sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707066 grès, la minéralisation en shale-grès 120
Z : 1295 oxyde de fer et de quartz
est dans les plans de
cassure.
Tableau II.5 : synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 3
Figure II.4 : profil suivant la coupe 3
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8681733 547700 1277 COUPE
FIN DE LA
8680905 546731 1286 COUXPE
Tableau II.6: coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°3
1.4 COUPE 4
COORDONNEES CONTACT
EPAISSEUR
SECTION (EN UTM WGS DESCRIPTION DIRECTION/
/ cm
84) PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des éléments
arrondis et sub-arrondis. Ces
éléments sont de diamètre
supérieur à 2 cm: ce sont des
galets. Ces galets nagent dans
une matrice argileuse. Nous
remarquons que du haut en
X : 543618 bas, la taille de ces galets
sol-
4 Y : 8707068 diminue considérablement, les 290
conglomerat
Z : 1291 gros galets sont en haut, les
plus petits galets à la base.
d'où un granoclassement
normal montrant ainsi la base
de la couche (les plus petits
galets) et le sommet (les plus
gros galets allant à des blocs).
cette roche est un
conglomérat, la diamictite
roche stratifiée, bien litée à des
bancs ayant une épaisseur
milimétrique. C'est une roche conglomerat-
X : 543622
argileuse, de couleur rouge à shale
Y : 8707068 70
rougeatre. Présence des
Z : 1288
oxydes de fer: c'est un shale. N156/32E
La minéralisation en oxyde de
fer est stratifome
roche dure, massive,
constituée des sables. C'est un
grès, sa couleur est rouge,
X : 543619
noire, qui démontre une forte
Y : 8707068 shale-grès 89
minéralisation en oxyde de fer;
Z : 1290
les sables qui le constituent
sont trop fins. La minéralisation
suit les plans de cassure.
roche bien stratifiée, argileuse
X : 543623
de banc millimétrique, la
Y : 8707062 grès-shale 124
minéralisation en oxyde de fer
Z : 1285 N150/42E
est stratiforme: c'est un shale.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543622
sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707064 shale-grès 383
grès, la minéralisation en
Z : 1284
oxyde de fer et de quartz est
dans les plans des cassures.
roche stratifiée, bien litée à des
bancs ayant une épaisseur
milimétrique. C'est une roche
X : 543619 grès-shale
argileuse, de couleur rouge à
Y : 8707054 114
rougeatre. Présence des
Z : 1284 N160/30E
oxydes de fer: c'est un shale.
La minéralisation en oxyde de
fer est stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543585
sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707030 shale-grès 120
grès, la minéralisation en
Z : 1292
oxyde de fer et quartz est dans
les plans de cassure.
Tableau II.7 : synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 4
Figure II.5 : profil suivant la coupe 4
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8682656 546731 1279 COUPE
FIN DE LA
8682226 546279 1281 COUPE
Tableau II.8: coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°4
1.5 COUPE 5
COORDONNEE CONTACT
SECTIO EPAISSEUR
S EN UTM DESCRIPTION DIRECTION/
N / cm
(WGS 84) PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des
éléments arrondis et sub-
arrondis. Ces éléments
sont de diamètre supérieur
à 2 cm: ce sont des galets.
Ces galets nagent dans
une matrice argileuse.
Nous remarquons que du
haut en bas, la taille de ces
X : 543655
galets diminue sol-
Y : 8707034 290
considérablement, les gros conglomérat
Z : 1289
galets sont en haut, les
plus petits galets à la base.
d'où un granoclassement
normal montrant ainsi la
base de la couche (les plus
5 petits galets) et le sommet
(les plus gros galets allant
à des blocs). cette roche
est un conglomérat, la
diamictite
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
conglomérat-
X : 543653 C'est une roche argileuse,
shale
Y : 8707034 de couleur rouge à 70
Z : 1283 rougeâtre. Présence des
N130/36E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme
roche dure, massive,
constituée des sables.
X : 543642
C'est un grès, sa couleur
Y : 8707040 shale-grès 89
est rouge, noire, qui
Z : 1287
démontre une forte
minéralisation en oxyde de
fer; les sables qui le
constituent sont trop fins.
La minéralisation suit les
plans de cassure et est
tâchant.
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
C'est une roche argileuse,
X : 543641 grès-shale
de couleur rouge à
Y : 8707042 114
rougeâtre. Présence des
Z : 1281 N129/30
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est
stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est
X : 543634
un grès, la minéralisation
Y : 8707044 shale-grès 383
en oxyde de fer est dans
Z : 1283
les fractures. Présence des
cassures remplies en
quartz et oxydes de fer..
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
C'est une roche argileuse,
X : 543622 grès-shale
de couleur rouge à
Y : 8707044 114
rougeâtre. Présence des
Z : 1291 N150/42E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est
stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est
X : 543606
un grès, la minéralisation
Y : 8707044 shale-grès 120
en oxyde de fer est dans
Z : 1297
les fractures. Présence des
cassures remplies en
quartz et oxydes de fer.
Tableau II.9 : synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 5
Figure II.6 : profil suivant la coupe 5
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8683702 545676 1280 COUPE
FIN DE LA
8683395 545252 1283 COUPE
Tableau II.10 : coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°5
1.6. COUPE 6
COORDONNEES CONTACT
SECTIO EPAISSEUR
EN UTM (WGS DESCRIPTION DIRECTION
N / cm
84) / PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des
éléments arrondis et sub-
arrondis. Ces éléments sont
de diamètre supérieur à 2
cm: ce sont des galets. Ces
galets nagent dans une
matrice argileuse. Nous
remarquons que du haut en
X : 543666 bas, la taille de ces galets
sol-
5 Y : 8707012 diminue considérablement, 330
conglomérat
Z : 1292 les gros galets sont en haut,
les plus petits galets à la
base. d'où un
granoclassement normal
montrant ainsi la base de la
couche (les plus petits
galets) et le sommet (les
plus gros galets allant à des
blocs). cette roche est un
conglomérat, la diamictite
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
conglomérat
X : 543666 C'est une roche argileuse,
-shale
Y : 8707010 de couleur rouge à 70
Z : 1290 rougeâtre. Présence des
N150/30E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
X : 543667 sables fin à moyen. C'est un
Y : 8707012 grès, la minéralisation en shale-grès 90
Z : 1291 oxyde de fer est dans les
fractures. Présence des
cassures remplies en quartz
et oxydes de fer. Ces
cassures ont pour
caractéristiques
géométriques: N150E/40NE.
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
X : 543663 C'est une roche argileuse, grès-shale
Y : 8707012 de couleur rouge à 114
Z : 1289 rougeâtre. Présence des N150/33E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est un
X : 543665
grès, la minéralisation en
Y : 8707014 shale-grès 410
oxyde de fer est dans les
Z : 1284
fractures. Présence des
cassures remplies en quartz
et oxydes de fer.
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique.
X : 543650 C'est une roche argileuse, grès-shale
Y : 8706998 de couleur rouge à 136
Z : 1291 rougeâtre. Présence des N127/40E
oxydes de fer: c'est un
shale. La minéralisation en
oxyde de fer est stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est un
X : 543646
grès, la minéralisation en
Y : 8706992 shale 120
oxyde de fer est dans les
Z : 1292
fractures. Présence des
cassures remplies en quartz
et oxydes de fer.
Tableau II.11: synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 6
Figure II.7 : profil suivant la coupe 6
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8684471 545012 1280 COUPE
FIN DE LA
8684102 544709 1284 COUPE
Tableau II.12 : coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°6
1.6 COUPE 7
COORDONNEES CONTACT
EPAISSEUR/
SECTION EN UTM (WGS DESCRIPTION DIRECTION/
cm
84) PENDAGE
Nous sommes face à une
roche constituée des
éléments arrondis et sub
arrondis. Ces éléments sont
de diamètre supérieur à 2
cm: ce sont des galets. Ces
galets nagent dans une
matrice argileuse. Nous
remarquons que du haut en
X : 543714 bas, la taille de ces galets
sol-
7 Y : 8706954 diminue considérablement, 330
conglomérat
Z : 1290 les gros galets sont en haut,
les plus petits galets à la
base. d'où un
granoclassement normal
montrant ainsi la base de la
couche (les plus petits
galets) et le sommet (les plus
gros galets allant à des
blocs). cette roche est un
conglomérat, la diamictite
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique. C'est
conglomérat-
X : 543716 une roche argileuse, de
shale
Y : 8706950 couleur rouge à rougeâtre. 70
Z : 1284 Présence des oxydes de fer:
N156/32E
c'est un shale. La
minéralisation en oxyde de
fer est stratiforme
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est un
X : 543717 grès, la minéralisation en
Y : 8706959 oxyde de fer est dans les shale-grès 90
Z : 1286 plans de cassure. Présence
des cassures remplies en
quartz et oxydes de fer. Ces
cassures ont pour
caractéristiques
géométriques: N150E/40NE.
l'épaisseur vraie de cette
couche est de 90 cm
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique. C'est
X : 543716 une roche argileuse, de grès-shale
Y : 8706950 couleur rouge à rougeâtre. 114
Z : 1286 Présence des oxydes de fer: N150/42E
c'est un shale. La
minéralisation en oxyde de
fer de manière stratiforme.
roche massive, de couleur
brun-rouge, constituée de
sables fin à moyen. C'est un
X : 543718
grès, la minéralisation en
Y : 8706944 shale-grès 410
oxyde de fer est dans les
Z : 1284
fractures. Présence des
cassures remplies en quartz
et oxydes de fer.
roche stratifiée, bien litée à
des bancs ayant une
épaisseur millimétrique. C'est
une roche argileuse, de
X : 543701 couleur rouge à rougeâtre. grès
Y : 8706938 Présence des oxydes de fer: 136
Z : 1288 c'est un shale ferrugineux. N160/30E
L'épaisseur vraie de cette
roche est de 114cm. La
minéralisation en oxyde de
fer de manière stratiforme.
Tableau II.13: synthèse de description des donn‘es g‘ologiques de la coupe 7
Figure II.8 : profil suivant la coupe 7
NORTHING EASTING ALT
DEBUT DE LA
8685239 544559 1281 COUPE
FIN DE LA
8684749 543712 1288 COUPE
Tableau II.14: coordonn‘es (en UTM) de d‘part et d'arriv‘e de la coupe n°7
OBSERVATION :
Nous remarquons que toutes les coupes d‘butent par le grand conglom‘rat qui
s‘pare le sous-groupe de MWASHYA du groupe de NGUBA, et fini dans le petit
conglom‘rat qui le s‘pare du sous-groupe de la DIPETA.
Nous remarquons en suite que toutes ces coupes montrent une alternance des
grès et des shales. Les shales sont bien stratifi‘s et montre des petits bancs
millim‘triques à centim‘triques vers le Nord-Est et au fur et à mesure que nous
poursuivons les coupes vers le Sud-Ouest, les bancs des shales deviennent
d‘cim‘triques. D où, un granoclassement normal des bancs des Shales, car cela montre
que le sommet du MWASHYA se situe vers le Nord-Est et la base, vers le sud-Ouest.
Les couches pr‘sentent un pendage variant entre 30° et 50° vers le Nord-Est.
Ainsi, après corr‘lation de toutes les coupes, nous obtenons le plan g‘ologique
qui est repr‘sent‘e par la figure II.9 suivante :
figure II.9 : plan g‘ologique obtenu après corr‘lation des formations sur toutes les coupes
CONCLUSION PARTIELLE
Du point de vue stratigraphique, la carrière MATRA est situ‘e dans le sous-groupe
de MWASHYA (R4), s‘par‘ au sommet par le groupe de NGUBA (Ng) (anciennement
appel‘ KUNDELUNGU INFERIEUR (Ki)) et le sous-groupe de la DIPETA (R3) à la base.
Ce sous-groupe du MWASHYA, pr‘sente une alternance des grès et des shales,
mais d‘bute par le petit conglom‘rat à la base et fini, au sommet, par le grand
conglom‘rat. Les bancs des shales sont d‘cim‘triques à la base et centim‘trique à
millim‘trique au sommet ce qui justifie un granoclassement normal des bancs des
shales.
Les min‘ralisations observ‘es telles le quartz, les feldspaths, les oxydes de fer et
bien d autres, remplissent les plans de cassure dans les grès, par contre elles
remplissent les plans de stratification dans les shales.
L orientation g‘n‘rale des formations g‘ologiques de MATRA est NW-SE avec un
pendage allant de 30° à 50° vers le NE.
La figure suivante pr‘sente le plan g‘ologique final de la carrière MATRA.
Figure II.10 : plan g‘ologique de la carrière MATRA en projection UTM (WGS 84)