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Jeancy N Rapport Final PDF

Ce rapport de fin de formation présente une étude sur l'échantillonnage à distance par caméra piège pour les espèces les plus consommées dans les zones de chasse de Kabo et de Makao, en République du Congo. Réalisé par OSSERE Jeancy Vaugelas à l'Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie, il met en lumière l'importance des forêts et les défis liés à la chasse non durable. Le travail, encadré par des experts, vise à contribuer à la gestion durable de la faune dans ces régions.

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Jeancy N Rapport Final PDF

Ce rapport de fin de formation présente une étude sur l'échantillonnage à distance par caméra piège pour les espèces les plus consommées dans les zones de chasse de Kabo et de Makao, en République du Congo. Réalisé par OSSERE Jeancy Vaugelas à l'Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie, il met en lumière l'importance des forêts et les défis liés à la chasse non durable. Le travail, encadré par des experts, vise à contribuer à la gestion durable de la faune dans ces régions.

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UNIVERSITE MARIEN NGOUABI

Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie


et de Foresterie (ENSAF)

Année : 2022 N° d’ordre :

RAPPORT DE FIN DE FORMATION


En vue d’obtention du Diplôme de Licence Professionnelle

Domaine : Forêt
Parcours : Licence Professionnelle
Spécialité/Option : Sciences et Techniques Forestières

Présenté et soutenu par :


OSSERE Jeancy Vaugelas

Thème

Echantillonnage à distance par caméra piège pour des espèces les plus
consommées dans la zone de chasse de Kabo et de Makao,
Départements de la Sangha et de la Likouala

Directeur de Rapport
Dr Roger Albert MBETE, Maître-Assistant CAMES, ENSAF, UMNG
Encadreur de Rapport
Dr Vittoria Estienne, Chef de Service Recherche au Parc National Nouabalé-Ndoki
DEDICACE
Je dédie ce travail à :

➢ mon père OSSERE Armand ;


➢ ma mère ITOUA SOUSSANDJE Virginie Serges ;
➢ toutes les familles OSSERE ET ITOUA.

i
REMERCIEMENTS
Le travail de recherche présenté dans ce rapport est le résultat de trois années passées à
l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie (ENSAF) et de 3 mois de stage
passé au Parc National de Nouabalé-Ndoki. Au-delà de l’acquisition des techniques, des
connaissances et du raisonnement scientifique, ce rapport m’a permis de gagner en
maturité. Tout ceci n’aurait pu être réalisé sans un ensemble de personnes à qui j’adresse
mes plus sincères remerciements, ainsi que le témoignage de mon plus profond respect :
- au Docteur Roger Albert MBETE, Maître-Assistant CAMES à l’ENSAF, Directeur de ce
rapport. Merci pour votre disponibilité, vos conseils, vos orientations, vos motivations et
pour la confiance que vous m’avez offert ;
- au Docteur Vittoria ESTIENNE, Chef de Service Recherche du Parc National Nouabalé-
Ndoki, pour m’avoir accueilli au sein de cette structure. Merci pour votre présence et vos
conseils scientifiques judicieux tout au long de la réalisation de ce travail.
- je remercie les membres du jury convoqués pour examiner ce document.
- je tiens à remercier tous les enseignants de l’Ecole National Supérieur d’Agronomie et de
Foresterie (ENSAF), en particulier le Professeur Parisse AKOUANGO, Directeur de
l’ENSAF ; le Docteur Félix KOUBOUANA, Maitre de Conférences CAMES, UMNG,
Directeur Adjoint de l’ENSAF; le Chef du Bureau de Stage, le Docteur Pierre MBETE,
Maitre de Conférences CAMES, UMNG; le Professeur Victor MAMONEKENE, Maitre
de Conférences CAMES, UMNG ; le Docteur Armel IBALA NZAMBA, Maitre de
Conférence CAMES, UMNG ; le Docteur AYESSA LECKOUNDZOU, Maitre-
Assistant CAMES, UMNG. Merci pour l’accueil chaleureux au sein de l’établissement,
les conseils et encouragements m’ont poussé à arriver au bout.
- je remercie le Docteur Germain MAVAH, le Coordonnateur du Projet SWM, pour ses
conseils et ses orientations ;
- mes remerciement les plus cordiaux s’adressent également à Monsieur Benjamin EVANS,
Directeur du Parc National Nouabalé-Ndoki, pour ses merveilleux conseils et
encouragements ;
- je tiens à remercier le Docteur Saint Fédriche NDZAI, Assistant à l’ENSAF pour ses
merveilleux conseils, le temps qu’il a consacré à m’écouter ;

- je remercie Monsieur Clement INKAMBA NKULU, pour ses conseils, ses


orientations et ses encouragements ;

ii
- je remercie Monsieur Blaise MILANDOU KIABELO, pour l’orientation, les conseils et
les corrections;
- je remercie Monsieur Guichard BOUNGOU, Assistant à l’ENSAF pour l’orientation et
les conseils ;
- je tiens à remercier les agents de la WCS CONGO : Crépin EYANA, Wen MAYOUKOU,
Aymar BOUNDA, Cisquet OPEPA, Frelcia BAMBI, Onesi SAMBA, Phael
MALONGA, Marien YOKA , Dalvenir MOTIJEL. Merci pour l’accueille au sein de
l’entreprise, les conseils et encouragements.
- je tiens à remercier mes chers doyens de l’ENSAF : Jeansy Alverick KIMBEMBE,
Gerléo Lassy MOUNDAGA. Merci pour les conseils et encouragements.
- je tiens à remercie mes collègues: Joseph Harvey Natan ELENGUE, Nazaire OTANGA,
Cline DIMI MANGA, Paperno Charnauld Justavie MAHOUNGOU, Florent OLENGA,
Mont-Désir NTOUNDA, Davin MEKEMENEA, Nature ELENGA, Chadrel ONARY,
Exaucé BOULE, Ololo ONGOMAT, Jemima AYESSA, Lynda MVILA . Merci pour
les bons moments passés ensembles dans divers travaux académiques.
- je remercie tous mes amis(e) et frères et sœurs qui m’ont soutenu de loin comme de près.
- je tiens à remercier tous mes collègues des promotions confondues avec qui nous avons
passé nos trois (3) ans de vie estudiantine à l’ENSAF.
Enfin, que tous ceux qui m’ont assisté et soutenu tout au long de ma formation et à la réalisation
de ce modeste travail, trouvent ici le témoignage de ma profonde reconnaissance.

iii
SIGLES ET ACRONYMES
ACFAP : Agence Congolaise de la Faune et des Aires Protégées ;
ACP : Afrique Caraïbes Pacifique ;
CDB : Convention sur la Diversité Biologique ;
CIB : Congolaise Industrielle des Bois ;
CIFOR : Centre International de Recherche sur les Forêts ;
CIRAD : Centre de Recherche de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour
le Développement ;
CNIAF : Centre National d’inventaire et d’Aménagement des Ressources Forestières et
Fauniques ;
CTDS : L’échantillonnage à Distance par Piège Caméra ;
DS : Distance Sampling ;
ENSAF : Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et de Foresterie ;
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ;
Ha : Hectare ;
LTDS : L’échantillonnage par Transect Linéaire à Distance ;
PNNN : Parc National de Nouabalé-Ndoki ;
PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement ;
RC : République du Congo ;
STC : Société Thanry-Congo ;
SWM : Sustainable Wildlife Management ;
UFA : Unité Forestière d'Aménagement ;
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature ;
UMNG : Université Marien Ngouabi ;
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture ;
USLAB : Unité de Surveillance et de Lutte Anti Braconnage ;
WCS : Wildlife Conservation Society.

iv
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ................................................................................................................................. i

REMERCIEMENTS .................................................................................................................. ii

SIGLES ET ACRONYMES ..................................................................................................... iv

LISTE DES FIGURES ............................................................................................................ viii

LISTE DE TABLEAUX ........................................................................................................... ix

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

Contexte et justification .......................................................................................................... 1

Problématique ......................................................................................................................... 2

Objectif général et objectifs spécifiques ................................................................................. 3

Hypothèses de recherche ........................................................................................................ 3

CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE ........................................................................ 4

I. Définitions des concepts ..................................................................................................... 4

I.1 Suivi écologique .......................................................................................................... 4

I.2 Importance de la faune ................................................................................................ 4

I.3 Echantillonnages de la faune ....................................................................................... 5

I.4 Caméra piège ............................................................................................................... 6

I.5 Chasse non durable ...................................................................................................... 7

I.6 Développement et gestion durable de la faune sauvage .............................................. 8

CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES ......................................................................... 9

II. Présentation de la zone d’étude et approche méthodologique ........................................ 9

II.1 Localisations géographiques des zones d’études ......................................................... 9

II.2 Milieu physique ......................................................................................................... 10

II.2.1 Climat ................................................................................................................. 10

II.2.2 Géologie ............................................................................................................. 11

II.2.3 Relief et hydrographie ........................................................................................ 11

II.3 Milieu biologique ...................................................................................................... 11

v
II.3.1 Pédologie ............................................................................................................ 11

II.3.2 Végétation .......................................................................................................... 11

II.3.3 Faune .................................................................................................................. 12

II.4 Matériel ...................................................................................................................... 12

II.4.1 Matériel biologique ............................................................................................ 12

II.4.2 Matériel technique .............................................................................................. 12

II.5 Méthodes ................................................................................................................... 13

II.5.1 Collecte des données .......................................................................................... 13

II.5.2 Installation des caméras ..................................................................................... 15

II.5.3 Désinstallation des caméras ............................................................................... 15

II.5.4 Réglage de la caméra piège ................................................................................ 16

II.5.5 Effort d’échantillonnage ..................................................................................... 16

II.5.6 Traitement des données ...................................................................................... 16

II.5.7 Analyse des données .......................................................................................... 17

II.5.7.1 Richesse spécifique ..................................................................................... 17

II.5.7.2 Richesse spécifique par ordre ..................................................................... 17

II.5.7.3 Spectre brut et pondéré ............................................................................... 17

II.5.7.4 Fréquence relative ....................................................................................... 17

II.5.7.5 Classification UICN .................................................................................... 18

II.5.7.6 Indice d’abondance relative ........................................................................ 18

CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION ................................................................. 19

III.1 Résultats..................................................................................................................... 19

III.1.1 Richesse faunique et nombre d’évènements enregistrés dans les deux zones ... 19

III.1.2 Richesse spécifique par ordre ............................................................................. 20

III.1.3 Nombre de vidéos enregistrées dans les deux zones par espèce ........................ 20

III.1.4 Nombre de sites d'échantillonnage par espèce ................................................... 21

III.1.5 Spectres brut et pondéré ..................................................................................... 23

vi
III.1.6 Fréquence relative des espèces cibles ................................................................ 24

III.1.7 Classification IUCN des espèces cibles ............................................................. 24

III.1.8 Indices d’abondance relative (RAI) ....................................................................... 25

III.2 Discussion ..................................................................................................................... 27

III.2.1 Richesse faunique et nombre d’évènements enregistrés dans les deux zones d’études
.............................................................................................................................................. 27

III.2.2 Richesse spécifique par ordre .................................................................................... 27

III.2.3 Nombres de vidéos enregistrées et sites dans les deux zones par espèce .................. 27

III.2.5 Spectres brut et pondéré ............................................................................................ 28

III.2.6 Fréquence relative des espèces cibles ........................................................................ 28

III.2.7 Classification IUCN des espèces cibles ..................................................................... 29

III.2.8 Indices d’abondance relative (RAI) ........................................................................... 29

CONCLUSION ET PERSPECTIVES ..................................................................................... 30

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................. 32

ANNEXES ................................................................................................................................ A

Annexe 1 : Présentation du programme de gestion durable de la faune (SWM) .................. A

Annexe 2 : Installation du caméras pièges ............................................................................ C

Annexe 3 : Désinstallation du caméras pièges ..................................................................... C

Annexe 4 : Liste des espèces cibles pour cette étude ............................................................. E

Annexe 5 : Fiches de traitement des données sur Excel ......................................................... F

Annexe 6 : Exemples d'espèces cibles capturées par les caméras pièges ............................... F

Annexe 7 : Matériels techniques : A) Caméras pièges ; B) Les cartes laminées ; C) Mètres-


rubans ; D) Boussole ; E) Sécateur ; F) Machette ; G) GPS ; H) Delorme et I) Ruban de
couleur vive ............................................................................................................................. I

vii
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Carte géographique des zones d’études .................................................................... 10


Figure 2: Emplacement des caméras dans la zone de chasse de Kabo..................................... 14
Figure 3 : Emplacement des caméras dans la zone de chasse de Makao ................................. 14
Figure 4: Installation des caméras pièges ................................................................................. 15
Figure 5: Matrice pour la mesure de distance .......................................................................... 16
Figure 6: Richesse spécifique par ordre ................................................................................... 20
Figure 7: Valeurs du spectre pondéré et du spectre brut .......................................................... 23

viii
LISTE DE TABLEAUX

Tableau I: Outils utilisés sur le terrain pour la collecte des données faunistiques et floristiques 12
Tableau II: Composition faunique et nombre d’évènement ..................................................... 19
Tableau III: Nombre de vidéos enregistré par espèce .............................................................. 21
Tableau IV: Sites d'échantillonnage par espèces...................................................................... 22
Tableau V: Fréquence relative des espèces ............................................................................. 24
Tableau VI: Classification de la Liste rouge d’IUCN .............................................................. 24
Tableau VII: Indices d’abondance relative .............................................................................. 25

ix
INTRODUCTION
Contexte et justification
Les forêts constituent des écosystèmes particulièrement précieux pour l’humanité, elles
représentent un réservoir de la biodiversité végétale et animale dont les populations profitent
pour leur alimentation, leur habitat et leur santé (Zima et al., 2018). Elles procurent un habitat
à 80 % des espèces d’amphibiens, 75 % des espèces d’oiseaux et 68 % des espèces de
mammifères (FAO et PNUE, 2020). Elles jouent également un rôle essentiel dans la lutte contre
le changement climatique et contribuent ainsi à la prévention de l’insécurité alimentaire (FAO
et PNUE, 2020).
Actuellement, les forêts occupent environ 4,06 milliards d’hectares, soit 30,8 % de la superficie
terrestre mondiale, elles produisent des biens et services importants pour l’Humanité comme la
viande de brousse qui comble entre 60 et 80 % de besoins quotidiens en protéines des
populations (FAO et PNUE, 2020).
Nonobstant l’importance écologique, alimentaire, sanitaire (la pharmacopée) et climatique de
ces forêts, les relations entre l’Homme et les milieux naturels ont considérablement évolué au
cours du développement des civilisations humaines. Celui-ci a développé plusieurs méthodes,
techniques et stratégies pour lui permettre de satisfaire à ses besoins en ressources naturelles
(Roubaud, 2004). Mais, cela se faisait de manière anarchique entrainant la dégradation et la
déforestation (Gaston et al., 2013).
Ainsi, l’augmentation de l’exploitation de ces ressources est due à la croissance démographique,
aux développements technologiques de la chasse et à l’émergence d’un commerce de viande de
brousse en expansion avec un taux de prélèvement moyenne annuelle de 51 Kg par habitant en
zone rurale et dix fois en zone urbaine (Mbété, 2012 ; Vliet et al., 2017 ; Maisels et al. ,2019).
Cette surexploitation présente un impact très négatif sur la biodiversité et sur la régénération
forestière d’autant plus que certaines espèces animales contribuent à la pollinisation, la
germination et la dissémination des graines (Roche, 1998 ; Fargeot, 2013). Cette destruction
progressive de ces habitats naturels a renforcé le besoin de protéger ces écosystèmes (Yves,
2004).
Les forêts tropicales couvrent une superficie de 1,79 milliard ha réparties en trois blocs : le
bassin amazonien en Amérique du Sud, le bassin Bornéo Mékong, en Asie du Sud - Est et le
bassin du Congo, en Afrique Centrale (FAO, 2015). L’exploitation illégale et non réglementée
de la faune sauvage dans les régions de forêts tropicales entraîne la rareté et la disparition de
certaines espèces (CBD, 2018). La conservation des ressources naturelles est identifiée depuis

1
plusieurs années comme une organisation fondamentale de la politique forestière dans tous les
pays africains (René, 2001).
Le bassin du Congo est le deuxième grand massif forestier après celui de l’Amazonie (OFAC,
2008 ; UNESCO, 2010), 10 à 15 % de sa superficie est couvert par des aires protégées. Ce
bassin offre un potentiel très important pour la conservation de la biodiversité (Souvannovong
et al., 2008). Couvrant une superficie d’environ 228 millions d’hectares soit 57 % de sa
superficie totale (FAO, 2022), il abrite une diversité biologique estimée à 400 espèces de
mammifères, 1300 espèces d’oiseaux, 336 espèces d’amphibiens, 400 espèces de reptiles et
20 000 espèces de plantes parmi lesquelles 800 espèces sont endémiques (Mindonga et al.,
2020). En effet, la chasse est une composante importante de l’économie domestique dans le
bassin du Congo et représente entre 15 et 75 % total de revenus de ménages (Wilkie et
Carpenter, 1998 ; Aye, 2014).
La République du Congo couvre une superficie de 23,5 millions d’hectares des forêts avec 3
Parcs nationaux et 8 réserves (CNIAF, 2015). Le programme de gestion durable de la faune
sauvage (SWM) contribue depuis 2018 à la conservation de la faune sauvage, des écosystèmes
et de leurs services, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité alimentaire
des populations qui dépendent de ces ressources (WCS, 2019).
Cependant, ils existent plusieurs solutions qui permettent de trouver un équilibre entre la
conservation de la biodiversité forestière et l’utilisation durable des forêts, par exemple pour
inverser le cours de la déforestation et de la perte de biodiversité, il est nécessaire de transformer
en profondeur les modes de production et de consommation alimentaire des populations pour
une gestion durable de ces ressources (FAO et PNUE, 2020).

Problématique
La viande de brousse reste la première source de protéines animales pour la majorité des
familles du bassin du Congo (Mbété et al., 2011) environs 50 millions d’êtres humains
dépendent de près ou de loin de la faune sauvage pour leur sécurité alimentaire (Vliet et al.,
2017). Néanmoins, la proportion totale de surfaces émergées occupées par des zones forestières
a diminué de 32,5 à 30,8 % au cours des trois décennies écoulées (de 1990 à 2020), cela
représente une perte nette de 178 millions d’hectares de forêt (FAO et PNUE, 2020). La
demande de cette dernière est de plus en plus importante, ce qui est à l’origine de l’extinction
de nombreuses espèces animales (Wilkie et Carpenter, 1998). Les études menées dans les pays
du bassin du Congo montrent que la consommation de la viande de brousse est estimée de 1 à
5 millions de tonnes par an (Aye, 2014).

2
Face à ces menaces sur la faune sauvage, il s’est avéré primordiale de mettre en place des
mesures de gestion appropriées basées sur l’information des données précises de l’abondance
des populations animales à partir desquelles tout changement peut être facilement mesuré en
permanence (Einspenner ,2016). L’alimentation des populations des sites forestières (Kabo et
Makao) est fortement basée sur les ressources naturelles notamment le viande de brousse. Les
études menées dans ces zones montrent que le taux prélèvements en gibier pour
l’autoconsommation et la vente s’élèvent à 83,09 % (Ekoungoulou, 2010), c’est dans ce sens
que s’inscrit l’intérêt de cette étude sous le thème : « Echantillonnage à distance par caméra
piège pour des espèces les plus consommées dans la zone de chasse de Kabo et de Makao,
Départements de la Sangha et la Likouala ». Le but de cette étude est d’évaluer l’abondance
relative des espèces fauniques pour une chasse durable.

Objectif général et objectifs spécifiques


Cette étude a pour objectif général de fournir des données scientifiques sur la disponibilité des
espèces ciblées par les populations du département de la Sangha et de la Likouala.
De manière spécifique, elle vise à :
➢ estimer l'abondance des espèces ciblées à Kabo et Makao ;
➢ identifier les espèces les plus chassées ;
➢ identifier la famille la plus chassée.
Hypothèses de recherche
Compte tenu des objectifs, les hypothèses suivantes ont été formulées :
➢ la zone de Kabo présente l’abondance des espèces ciblées que la zone de Makao ;
➢ la zone de Makao présente les espèces les plus chassées ;
➢ la zone de Makao présente la famille la plus chassée.
Structuration du rapport
Pour la présentation de ce modeste travail, outre l’introduction :
➢ Chapitre I : Revue bibliographique. Il fait état de connaissances relatives à la
compréhension du sujet ;
➢ chapitre II : Matériel et méthodes. Il présente la zone d’étude, le matériel utilisé ainsi
que la méthodologie adoptée pour atteindre nos objectifs ;
➢ chapitre III : Résultats et discussion. Ce dernier présente l’interprétation des résultats
obtenus ainsi que leurs analyses (discussions).
Enfin une conclusion et des perspectives mettent fin à cette dissertation.

3
CHAPITRE I : REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

I. Définitions des concepts


I.1 Suivi écologique
C’est une activité qui consiste à collecter des informations de façon continue sur le
milieu, sur sa biodiversité dans le temps et dans l’espace, en vue de mieux le connaître,
de déceler les changements éventuels et de contribuer efficacement à sa gestion (Ngaba,
2015). Toutefois, lorsqu’on se focalise uniquement sur la biodiversité, sans toucher à
d’autres paramètres non biologiques (facteurs climatiques, etc…), on parle aussi de bio-
monitoring (Ngaba, 2015).

I.2 Importance de la faune


La faune est un patrimoine biologique commun de la nation, dont l’Etat garantit la gestion
durable. Elle constitue l’ensemble des animaux sauvages vivant en liberté dans leur milieu
naturel ou maintenus en captivité. L’utilisation de la faune est importante en ce qui a trait à la
subsistance et joue plusieurs rôles (MEF, 2008).
➢ Rôle nutritionnel
Les produits de la faune sont souvent d’importants produits de consommation et possèdent
d’importantes valeurs nutritionnelles. En effet, la viande brousse a depuis longtemps servi de
source de nutrition à des millions de personnes dans plusieurs régions du monde, dans les pays
développés comme dans les pays en développement. Elle constitue souvent la principale source
de protéines animales et de revenus pour les habitants des forêts humides des tropiques (CBD,
2008). On estime qu’en Afrique centrale, plus de 4 millions de tonnes de viande de brousse sont
consommées chaque année, la plupart de cette viande étant fournie aux zones urbaines (CBD,
2018).
➢ Rôle économique
Les activités liées à la faune sauvage tels que la chasse, élevage, vente de la viande, des sous-
produits (cuirs, peaux, trophées...) ainsi que le commerce des animaux vivants et le tourisme de
vision, créent de nombreux emplois et représentent une source de revenus pour la population et
l’état. Dans certains pays africains la faune sauvage joue un rôle très important dans les
économies nationales. Les pays qui ont su définir une politique de conservation et de
l’utilisation rationnelle de la faune marquent des résultats encourageants. Les investissements
dans les infrastructures pour le tourisme de vision et l’élevage, l’organisation et la conservation
pour la chasse sportive, la formation et la publicité, ont permis de créer des emplois et ont
apporté des devises précieuses (Czudek, 2001).

4
➢ Rôle environnemental
Les espèces sauvages africaines ont évolué avec leur milieu naturel et sont alors à priori mieux
adaptées que toute espèce exotique, résistent mieux aux conditions dures de l’Afrique et
exploitent les ressources végétales fragiles de façon plus efficace et équilibrée que le bétail
domestique. Elles constituent donc une ressource naturelle extrêmement précieuse qu’il
conviendrait de valoriser par une exploitation rationnelle en préservant la diversité et équilibre
naturel (Czudek, 2001).

➢ Rôle socioculturel
L’importance socioculturelle de la faune sauvage en Afrique ne doit pas être sous-estimée et
elle doit toujours être introduite comme une sérieuse composante dans les différents projets de
la conservation des ressources naturelles (Czudek, 2001). Le rapport entre l’homme et la faune
est historiquement très fort et les sociétés africaines utilisent traditionnellement les animaux
dans l’alimentation, la médecine, la religion, l’éducation, l’artisanat, l’art, etc. (Czudek, 2001).
La faune contribue ainsi positivement à la santé spirituelle, physique et mentale. Les rituels et
la médecine traditionnelle sont largement pratiqués. Une très grande partie de la population fait
appel à cette forme traditionnelle de soins, plus accessible et aussi moins onéreux que la
médecine moderne. La croyance bien ancrée dans l’efficacité de ces médicaments traditionnels
tirés de la faune sauvage permet de combattre un certain nombre de problèmes de santé à
moindre coût et de dépenser ses moyens financiers pour se procurer des aliments ou autres
articles nécessaires plutôt que d´acheter le médicament moderne difficilement disponible et
cher (FAO, 1998). En regardant les nombreuses utilisations de la faune sauvage dans la vie
quotidienne des populations africaines, il apparaît plus évident que la conservation et le
maintien d’un certain niveau de la population animale est nécessaire pour assurer leur identité
culturelle et sociale (Czudek, 2001). Le respect des coutumes locales et la recherche des
bénéfices tangibles et appréciables que les projets de l’aménagement de la faune sauvage
peuvent apporter à la population riveraine est le seul moyen de la faire participer à la
conservation de ses ressources naturelles (Czudek, 2001).

I.3 Echantillonnages de la faune


L’échantillonnage permet d’identifier les espèces présentes, en particulier les espèces
protégées, rares ou menacées, aux échelles locales, nationales et internationales (Barbara et al.,
2020). Plusieurs méthodes ont été développées pour estimer l’abondance des espèces sauvages
parmi lesquelles :

5
la méthode dite du line transect ou l'Echantillonnage par Transect Linéaire à Distance (LTDS),
est l’une des méthodes les plus utilisées depuis longtemps pour l’estimation des densités des
populations, soit par des observations indirectes en utilisant des signes substitutifs tels que des
crottes ou des nids qui seront observés depuis le transect puis mesurés la distance
perpendiculaire au transect; soit par des observations directes qui consistent à marcher très
silencieusement sur le transect pour détecter le nombre d’animaux en premier avant qu’ils
puissent vous détecter. Ensuite, mesurer la distance perpendiculaire entre le transect et le centre
du groupe (Sawadogo, 2012 ; WCS, 2022). Les transects doivent être absolument des vraies
lignes droites et coupées en utilisant la boussole (WCS, 2016). C’est ainsi que les observateurs
humains se déplacent le long de transects linéaires, mesurant ou estimant les distances
perpendiculaires entre les objets et les transects. Cette méthode est basée sur le constat que la
probabilité de détection d’animal diminue avec la distance du transect (Sawadogo, 2012 ; Kühl
et al., 2020). Cette méthode est souvent onéreuse et présente des limites dans le temps car elle
ne permet pas d’échantillonner des données de nuit.
En outre, les récentes avancées technologiques surtout celles des caméras pièges permettent
d’enregistrer des évènements rares et inédits en l’absence de toutes perturbations contrairement
à l’observation directe de la faune (Harissou et al., 2021). Les caméras pièges présentent
plusieurs avantages tels que : les estimations de densité et d’abondance de toutes les espèces
mêmes pour lesquelles l’indentifications des individus n’est pas possible, présente moins
d’effet et évite les biais par rapport aux enquêtes sur les crottes ou les nids, elles permettent
d’obtenir des observations d’espèces rares (WCS, 2022).

I.4 Caméra piège


Les pièges photographiques ou piège à caméra sont des appareils photos qui permettent, comme
leur nom l'indique, de piéger la personne ou l'animal qui passe devant celle-ci (Vollot, 2019),
les caméras pièges enregistrent des séquences ou des images aussi longtemps qu'un animal se
déplace dans la zone de détection. Les caméra-pièges actuellement disponibles sur le marché
sont fixées avec un angle de vue le plus souvent compris entre 42-45° et une portée maximale
d'environ 15-17 m sur laquelle le déclencheur de mouvement infrarouge peut être déclenché.
Elles peuvent enregistrer des images fixes ou des vidéos, ou les deux, tant qu'elles ont de la
puissance et une mémoire disponible suffisante. Il en résulte fréquemment des observations
répétées d'animaux individuels au même endroit. Le champ de vision réduit et la structure
temporelle étendue des données nécessitent tous deux des ajustements par rapport aux enquêtes

6
traditionnelles par échantillonnage à distance (Kühl et al., 2020). Les caméras pièges
suppriment cette exigence (Kühl et al., 2020) ainsi :
➢ les caméras sont actives 24 heures sur 24, de sorte que le nombre d'observations
(photographies d'animaux passant devant l'objectif) par unité de temps est beaucoup plus élevé
que lorsqu'un observateur passe un temps limité à chaque point ;
➢ les caméras collectent des données de jour comme de nuit ;
➢ les caméras sont moins susceptibles, si elles sont bien gérées, d'attirer l'attention de la
faune, ou d'être évitées par la faune, qu'un observateur humain, ce qui répond à l'une des
hypothèses clés de l'échantillonnage à distance (les animaux ne devraient pas bouger en
réponse à l'observateur) ;
➢ Les caméras n'ont pas d'angle de vision à 360 degrés, il faut donc en tenir compte lors
de l'estimation de la densité animale ;
➢ Les animaux ne sont pas "disponibles" 24 heures sur 24 - certains sont semi-arboricoles,
beaucoup sont diurnes ou nocturnes, et il faut donc également en tenir compte lors de l'analyse
(Maisels, 2019).

I.5 Chasse non durable


La croissance de la population humaine et du commerce de la viande de brousse, ainsi que
l’absence d’une bonne politique de gestion dans certains pays sont les principaux facteurs des
niveaux non durables de chasse. Étant donné que la chasse non durable de la faune sauvage est
considérée comme une menace importante pesant sur l’écologie des écosystèmes tropicaux et
subtropicaux , touchant directement de nombreuses espèces menacées ainsi que les moyens de
subsistance des peuples autochtones et des communautés locales, la sécurité alimentaire et la
santé, il importe au plus haut point de renforcer les solutions de politique publique dans un
cadre socioéconomique, culturel, écologique et de santé publique plus intégré (CBD, 2018). La
réduction des conséquences de la chasse excessive est une question complexe. Il existe souvent
une toile complexe de facteurs contribuant à l’augmentation de la demande de viande
d’animaux sauvages et à la surexploitation des ressources en résultant. Ces facteurs peuvent
inclure la disponibilité d’emplois, la migration, les questions de droits fonciers, le rôle des
institutions, le manque d’incitations à gérer la ressource de manière durable, la migration, les
mauvaises récoltes, la disponibilité de viande de bétail, les régimes et le dérèglement
climatique, l’exploitation forestière et minière, le pâturage excessif, l’expansion urbaine, les
catastrophes naturelles, le déplacement, le braconnage, le commerce illégal, la guerre et les

7
conflits. Le changement d’affectation des terres pour des besoins agricoles et industriels a aussi
eu un impact important sur l’habitat et le comportement de la faune sauvage (CBD, 2018). Le
braconnage, c’est tout acte de chasse sans permis, en période de fermeture, en des endroits
réservés (parc national…) ou avec des engins ou des armes prohibées (Ngaba, 2015).

I.6 Développement et gestion durable de la faune sauvage


Le développement durable s’efforce de répondre aux besoins du présent sans compromettre de
satisfaire ceux des générations futures (Martin, 2002). La gestion durable de la faune sauvage
désigne la bonne gestion des espèces de faune sauvage afin de maintenir leur population et leur
habitat au fil du temps, compte tenu des besoins socioéconomiques des populations humaines.
Lorsqu’elle est gérée de manière durable, la faune sauvage peut fournir des éléments nutritifs
et des revenus à long terme aux peuples autochtones et aux communautés locales, contribuant
ainsi considérablement aux moyens de subsistance locales et sauvegardant la santé humaine et
environnementale (CBD, 2018).

8
CHAPITRE II : MATÉRIEL ET METHODES
II. Présentation de la zone d’étude et approche méthodologique
II.1 Localisations géographiques des zones d’études
Cette étude a été réalisée dans les départements de la Likouala et la Sangha au nord de la
République du Congo. Dans le département de la Sangha, elle a été réalisée dans le District de
Kabo, précisément dans le village de Kabo qui se trouve dans l’UFA Kabo (site de la CIB). Elle
couvre une superficie totale de 267 048 hectares (figure 1) est limitée :
➢ au Nord par la rivière Ndoki jusqu’à sa confluence avec la rivière Goualogo ;
➢ au Sud par la parallèle 1°50’ N situe à 7 km au nord du confluence Mbolo-Sangha ;
➢ à l’Ouest par la Sangha, puis la frontière entre la République Congo et la République
Centrafricaine jusqu’à la rivière Ndoki ;
➢ à l’Est par la limite départementale Sangha-Likouala (CIB, 2006).
Quant au département de la Likouala, l’étude a été réalisée dans le village de Makao situé dans
l’UFA Ipendja (site de la STC). Elle couvre une superficie totale de 461 296 hectares (figure
1) et limitée :
➢ au Nord par la rivière Lola jusqu’à son intersection avec la rivière Ipendja ;
➢ au Sud et à l’Ouest par la rivière Lola en aval jusqu’à sa confluence avec la rivière
Motaba ;
➢ à l’Est par la confluence des rivières Ipendja et Motaba (STC, 2016).

9
Figure 1: Carte géographique des zones d’études

II.2 Milieu physique


II.2.1 Climat
Le climat de la Sangha est la même avec celui de Ouesso (CIB, 2006). La pluviométrie moyenne
annuelle est de 1686 mm. Le régime de pluies présente 2 pics de précipitations en mai (187
mm) et octobre (238 mm et 15 jours de pluie), une nette diminution des pluies de décembre à
février (45 mm et 4 jours de pluie en janvier) et un léger creux de précipitations en juillet (117
mm) (CIB, 2006).

La température moyenne mensuelle est d’environ 25°C, avec un minimum en aout (24,0°C) et
un maximum en mars (25,7°C). Les écarts thermiques diurnes sont faibles (inferieurs à 10°C).
L’hygrométrie moyenne annuelle est de 85 % (CIB, 2006).
Le climat du département de Likouala dans l’UFA d’Ipendja est la même que celui d’Impfondo.
Il est caractérisé par une saison sèche de 40 jours de décembre à janvier et d’une saison de pluie

10
325 janvier à novembre. Il présente des précipitations de 1600 à 1800 mm et une température
moyenne annuelle de 25 – 26° C (Feintrenie et al., 2014 ; STC, 2016).
II.2.2 Géologie
La plus grande partie de Kabo repose sur des formations greso-schisteuses du précambrien
moyen, plus ou moins recouvertes par des grès du secondaire (grès de Carnot) et des formations
argilo-sableuses tertiaires. Les formations sédimentaires quaternaires de la Cuvette congolaise
(alluvions argileuses ou sableuses), recouvrent le Sud-Est de l’UFA et les bordures des rivières
Sangha et Ndoki (ORSTOM, 2006) l’UFA Ipendja, est recouverte d’alluvions récentes du
quaternaire, composées principalement de grès, d’argile, de sables et de limons sur plusieurs
dizaines de mètres de profondeur (Peyrot, 1977).

II.2.3 Relief et hydrographie


Le relief de l’UFA Kabo est généralement plat, présente aussi des secteurs légèrement ondulés
comme au Nord-Est de de l’UFA (CIB, 2006 ; STC, 2016). L’UFA Kabo est entièrement située
sur le bassin hydrographique de la Sangha. La partie Ouest de l’UFA est envahie directement
par la rivière sangha, les parties centrales et Est de l’UFA sont drainée par la rivière Ndoki qui
se jette dans le Sangha à 70 km plus au sud (CIB, 2006 ; STC, 2016).

Dans l’UFA d’Ipendja la majeure partie, ne présente pas de relief élevé, avec une altitude ne
dépassant pas les 400m. L’UFA présente un réseau hydrographique peu développé, elle est
cependant délimitée par deux importantes rivières, la Motaba au sud‐ouest et l’Ibenga au nord‐
est. Il est également à noter l’importance de la rivière Ipendja, donnant son nom à l’UFA, et qui
la traverse du sud est au nord-ouest (CIB, 2006 ; STC, 2016).

II.3 Milieu biologique


Les deux zones présentent les mêmes caractéristiques : Pédologiques, Végétales et Fauniques.

II.3.1 Pédologie
Les sols des 2 UFA sont essentiellement de type ferralitique, plus ou moins hydromophe. Ce
sont des sols argilo-limoneux ou limono-sableux selon la nature des alluvions, très acides et
peu fertiles (CIB, 2006 ; STC, 2016).

II.3.2 Végétation
Les sols des 2 UFA sont sableux et argileux riches en litières et favorables à l’agriculture. La
végétation est constituée de forêt dense (massif forestier du bassin du Congo) il s’agit des forêts
semi‐sempervirentes de terre ferme, forêts à Marantacées, forêts à monodominance de Limbali

11
(Gibertiodendron dewevrei), savanes. Elles ont une abondance et diversité d’espèces de faunes
et de flores sauvages (CIB, 2006 ; STC, 2016 ; Agnagna, 2019).

II.3.3 Faune
Le nord de la République du Congo renferme une grande richesse des espèces fauniques. Par
exemple : concernant les primates, cette zone renferme au moins huit espèces de
Cercopithecidae (genres Cercopithecus, Cercocebus et Colobus), deux espèces d’Hominidae
(genres Gorilla et Pan) et Bovidae (Cephalophus callipygus, Cephalophus dorsalis,
Cephalophus sylvicultor, Philantomba monticola) ainsi que la population de Loxondota
africana cyclotis (l’éléphant) (CIB, 2006 ; STC, 2016).

II.4 Matériel
II.4.1 Matériel biologique
Le matériel biologique étudié était constitué de 15 espèces fauniques les plus consommées dans
les zones de chasses de l’UFA Kabo et l’UFA Ipendja (village Makao. Pour plus de détails
confère Annexe 4 et voir les images des espèces sur Annexe 6.

II.4.2 Matériel technique


Pour la réalisation de cette étude les outils ci-après ont été utilisés (Tableau I). Pour les images
confère Annexe 7.
Tableau II: Outils utilisés sur le terrain pour la collecte des données fauniques

Outils Utilité
GPS GARMIN 64 pour relever des coordonnées géographiques
Boussoles Suunto pour l’orientation, la navigation
Piège caméra Browing pour capturer et les vidéos de jours comme de nuits
Carnet de terrain (Foresty pour prendre des notes utiles sur le terrain
supliers,Inc.)
Cartes laminées pour faire les vidéos de références
Delorme pour la communication
Mètres-rubans pour mesurer la hauteur de l’arbre et faire la matrice des
vidéos de référence
Machettes pour ouvrir les pistes
Sécateurs pour couper les petits arbustes
Appareil photo canon pour prendre les photos

12
Boitier de sécurité pour protéger la caméra
Sangle pour attacher le boitier de sécurité à l’arbre
Câble de verrouillage pour sécuriser l’ensemble du dispositif (le boitier et la
caméra)
Ensemble de rubans de couleurs vives pour connaitre la distance de l’espèce
Fiche technique pour enregistrer les données

Fiche plastifiée pour connaitre l’heure de l’installation et désinstallation


de la caméra
Ordinateur portable pour télécharger les vidéos enregistrées des caméras

II.5 Méthodes
II.5.1 Collecte des données
La présente étude s’est déroulée dans la période allant de février-mars 2021 à Kabo et
novembre-décembre 2021 à Makao. La méthode d'échantillonnage mise en évidence est celle
de caméra piège (Distance Sampling). L’emplacement des points caméras était établie à l’aide
du logiciel Distance version 7.4 et les points sur la carte ont été placés à l’aide du logiciel
ArcGis 10.8. L’équidistance entre deux points caméras dépendait de la superficie de la zone de
chasse. Concernant la zone de chasse de Makao (Figure 3), la distance entre deux points
caméras était de 2 Km sur une superficie de 273 Km2 et de 3,5 Km sur une superficie de 572
Km2 de la zone chasse de Kabo (Figure 2). Chaque caméra piège a été attachée à un arbre et
puis ces caméras pièges ont été récupérées après un mois.

13
Figure 2: Emplacement des caméras dans la zone de chasse de Kabo

Figure 3 : Emplacement des caméras dans la zone de chasse de Makao

14
II.5.2 Installation des caméras
L’installation des caméras pièges obéit à plusieurs critères (Figure 5), voir l’Annexe 2 pour les
images d’installation :

➢ choix du site : il dépendait de l’arbre qui présente une bonne conformité et un bon
diamètre;
➢ recherche du cap pour l’emplacement de la caméra : avec la boussole, la caméra piège
a été orienté au nord ou au sud ;
➢ paramétrage : réglage de la caméra ;
➢ emplacement : la caméra piège a été placée sur l’arbre à une hauteur de 50 cm du sol ;
➢ fixation : une délimitation a été faite à l’aide du sécateur les limites de la caméra sur
l’arbre ( figure 4);
➢ déploiement/début : faire la vidéo du début en utilisant le papier plastifié.

Figure 4: Installation des caméras pièges


II.5.3 Désinstallation des caméras
La désinstallation des caméras pièges obéit aussi à plusieurs critères notamment :
➢ état de caméras : une vérification est faite pour voir si la caméra est en bonne état (bien
fixée sur l’arbre) ;
➢ déploiement/Fin : la vidéo marquant la fin de l’échantillonnage a été réalisé;
➢ configuration : un changement de la pile a été effectué. Une nouvelle carte mémoire est
installée et une règlementation de la longueur de la vidéo à 2 min ;
➢ installation de la matrice : la caméra reste allumée pour voir si le penta décamètre tiré à
15 m est au centre de l’écran selon le cap réel, puis l’éteindre ;

15
➢ vidéo de référence : utiliser les papiers laminés ou numérotés de 1 à 15 pour effectuer
les vidéos à chaque distance de la matrice (Figure 5), voir les images de désinstallation
sur l’Annexe 3.

Figure 5: Matrice pour la mesure de distance


II.5.4 Réglage de la caméra piège
Au cours de cette étude, les caméras pièges ont été mises en mode vidéo afin de permettre la
capture d’images vidéo 24 h sur 24, les caméras ont été paramétré en 1 minute. Chaque image
vidéo acquise a été enregistrée avec la date et l’heure de la prise de vue.

II.5.5 Effort d’échantillonnage


Nous avons placé de façon systématique 51 caméras pièges dans la zone de chasse de Kabo. 50
points d'échantillonnage étaient également prévus à l'origine pour Makao. Cependant, deux
points d'échantillonnage ont finalement été exclus car la réalité sur le terrain a montré que ces
deux sites étaient trop proches d'une zone habitée. Le nombre final de points d'échantillonnage
pour Makao a donc été de 48. Dans les 51 caméras pièges de Kabo un total de 1986 jours a été
enregistré dont la durée moyenne d’échantillonnage par pièges caméras était de 38 jours et 21
jours représente la durée minimum d’échantillonnage et 42 jours la durée maximum. Pour les
48 caméras pièges de Makao, la durée de l’échantillonnage total est de 1270 jours et la durée
moyenne d’échantillonnage par pièges caméras est de 26 jours dont 1 jours représente la durée
minimum d’échantillonnage et 29 jours la durée maximum.

II.5.6 Traitement des données


Les données obtenues par les caméras pièges ont été mises dans le logiciel Mbaza AI pour
déterminer la probabilité de détection des espèces, les vidéos ont été visualisées à l’ordinateur
avec un logiciel de lecture de vidéo (VLC media player 3.0.2), pour exclure les image-vidéos
ne comportant aucune espèce ou celles des espèces non ciblées.

16
Les données ont été enregistrées dans un tableur Excel version 2016, confère Annexe 5. La
reconnaissance des espèces animales a été rendue possible grâce au guide de reconnaissance
des mammifères d’Afrique (Kingdon, 2013).
Ces données ont été ensuite importées dans le logiciel R 4.0.5 et ont été utilisées pour estimer
l’abondance relative animale.

II.5.7 Analyse des données


Pour analyser nos données, plusieurs éléments ont été pris en compte pour décrire la diversité
de la faune à savoir :

II.5.7.1 Richesse spécifique


La richesse spécifique (S), représente le nombre total d’espèces présentes dans le milieu
(Sambieni et al., 2018).

II.5.7.2 Richesse spécifique par ordre


La richesse spécifique par ordre, permet d’apprécier l’ordre qui présente plus d’espèces et celui
qui présente moins d’espèces. Elle est calculée par l’équation 1 (Sambieni et al., 2018).

𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅’𝒆𝒔𝒑è𝒄𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝑶𝒓𝒅𝒓𝒆


𝑹𝒊𝒄𝒉𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒔𝒑é𝒄𝒊𝒇𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 = 𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅’𝒆𝒔𝒑è𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝑶𝒓𝒅𝒓𝒆𝒔 × 100 Équation 1

II.5.7.3 Spectre brut et pondéré


Deux spectres c’est-à-dire brut et pondéré, ont été calculés, l’un consistait à déterminer le
nombre d’espèce par famille par rapport au nombre total d’espèces, et l’autre, à déterminer le
nombre d’individus par famille par rapport au nombre total d’individus. Ils ont été calculés par
l’équation 2 et 3 (Koubouana et al., 2016) :

𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅’𝒆𝒔𝒑è𝒄𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒍𝒆


𝑺𝒑𝒆𝒄𝒕𝒓𝒆 𝒃𝒓𝒖𝒕 = 𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅’𝒆𝒔𝒑è𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒍𝒆𝒔 × 100 Équation 2

𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅’𝒊𝒏𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒖𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒍𝒆


𝑺𝒑𝒆𝒄𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒏𝒅é𝒓é = 𝑵 𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅’𝒊𝒏𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒖𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒍𝒆𝒔 × 100 Équation 3

II.5.7.4 Fréquence relative


La fréquence relative permet d’apprécier l’hétérogénéité de la composition des espèces d’une
zone donnée (Ndzai, 2020). Elle est calculée par l’équation 4.

17
𝒎𝒊
FR = x 100 Équation 4
𝒏𝒑

mi : Nombre de fois ou l’espèce a été observée


np : Nombre de site

II.5.7.5 Classification UICN


La classification de la liste rouge d’IUCN (CR=gravement menacé, EN=en danger,
VU=vulnérable, NT=presque menacé, LC=peu d’inquiétude) a été utiliser pour identifie pour
connaitre le statut de chaque espèces (IUCN, 2020).

II.5.7.6 Indice d’abondance relative


Pour déterminer l’abondance relative de chaque espèce, l’indice d’abondance relative (Relative
Abondance Index, ou « RAI ») a été utiliser (Hedwig et al., 2017). Elle est calculée par
l’équation 5 :

RAI = (Nombres d’évènements /Nombres total de caméras-jours) x 100 Équation 5


Afin d'obtenir le RAI nous devrions donc :
1) calculer le nombre d'événements enregistrés pour une espèce sur un site et
2) calculer le nombre total de jours de caméra (ou « caméras-jours », c'est-à-dire notre effort
d'échantillonnage temporel). Le nombre d'événements et le nombre total de jours de caméra ont
été obtenus à l’aide du logiciel R, version 4.0.5 (R Core Team, 2021).
Les vidéos d'une même espèce capturée dans un intervalle de 5 minutes sur un même site sont
considérées comme un seul événement (Hedwig et al., 2017). Nous avons utilisé cette logique
pour éviter l’augmentation artificiellement de la fréquence de capture car, les animaux restaient
souvent plus longtemps dans le champ de vision de la caméra, ce qui entrainait des
déclenchements multiples pour le même individu.
Le nombre total des jour-caméras a été obtenu en additionnant la durée des jour-caméras
enregistrée à chaque point d'échantillonnage. Le temps d'échantillonnage a été considéré à partir
du moment où la caméra a été installée jusqu'au moment où la caméra a fonctionné correctement
ou a été désinstallée par les techniciens de terrain. Nous avons exclu l’analyse les jours où la
caméra piège ne filmait pas pour des problèmes techniques ou les jours où la caméra piège était
attaqué (tomber de l’arbre) par les éléphants ou les personnes.

18
CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSION
III.1 Résultats
A l’issue des échantillonnages menés dans les périphéries du Parc National de Nouabalé-Ndoki,
les résultats de la zone de chasse de Kabo et ceux de Makao sont présentés.

III.1.1 Richesse faunique et nombre d’évènements enregistrés dans les deux zones
L’étude réalisée dans la zone de Kabo et Makao a été focalisée sur 15 espèces, 4 ordres et 8
familles (tableau II). Les résultats indiquent que la famille des Bovidae et celle des Suidae sont
les plus représentées dans ces deux zones. Concernant le nombre d’évènements, la famille des
Bovidae avec (2033 pour Kabo et 909 pour Makao) a enregistré un nombre d’évènements très
élevés, suivie de celle des Cricetidae avec 167 évènements pour Kabo et la famille des
Hystricidae avec 320 évènements pour Makao.

Tableau III: Composition faunique et nombre d’évènements

Nbres d’évènements
Ordres Familles Espèces
Kabo Makao
Cephalophus callipygus 781 152
Cephalophus dorsalis 172 137
Cephalophus leucogaster 3 0
Bovidae Cephalophus silvicultor 118 40
Philantomba monticola 945 580
Artiodactyles
Syncerus caffer 3 0
Tragelaphus euryceros 11 0
Hylochoerus meinertzhageni 1 0
Suidae
Potamochoerus porcus 27 21
Tragulidae Hyemoschus aquaticus 22 0
Hystricidae Atherurus africanus 102 320
Rongeurs
Cricetidae Cricetomys sp. 167 73
Galliformes Numididae Guttera plumifera 20 22
Viverridae Genetta sp. /civettictis sp. 26 7
Carnivores
Herpestinae Herpestes sp. 92 95

19
III.1.2 Richesse spécifique par ordre
La figure 6 montre la valeur de la richesse spécifique en fonction des ordres.

Figure 6: Richesse spécifique par ordre


Il ressort de cette figure 6 que l’ordre la plus représenté est celui des Artiodactyles avec 66,67 %
d’espèces, suivi des Rongeurs (13,33 %), Carnivores (13,33 %) et enfin les Galliformes (6,67
%) qui est la faiblement représenté dans les deux zones.

III.1.3 Nombre de vidéos enregistrées dans les deux zones par espèce
Le tableau III montre le nombre de vidéos enregistrées par espèce. Les résultats indiquent que
L’espèce Philantomba monticola présente le nombre de vidéos le plus élevé dans la zone de
Kabo et Makao avec respectivement 1412 et 785 vidéos. Dans la zone de chasse de Kabo
Cephalophus callipygus est aussi abondante avec 1034 vidéos suivi de Cricetomys sp. avec 220
vidéos les autres espèces sont faiblement représentées et aussi dans la zone de chasse de Makao
Atherurus africanus est aussi abondante avec 358 vidéos suivi de Cephalophus callipygus avec
202 vidéos et d’une part d’autres espèces sont faiblement représentées et d’autre part
Cephalophus leucogaster, Hyemoschus aquaticus, Hylochoerus meinertzhageni, Syncerus
caffer et Tragelaphus euryceros avec 0 vidéos ne sont pas représentées dans la zone de Makao.

20
Tableau III : Nombre de vidéos enregistré par espèce

Espèces Nombre de vidéos


Kabo Makao
Atherurus africanus 131 358
Cephalophus callipygus 1034 202

Cephalophus dorsalis 342 194

Cephalophus leucogaster 4 0

Cephalophus silvicultor 261 49

Genetta sp. /civettictis sp. 38 7

Cricetomys sp. 220 77

Guttera plumifera 94 69

Hyemoschus aquaticus 32 0

Hylochoerus meinertzhageni 1 0
Herpestes sp. 126 106

Philantomba monticola 1412 785

Potamochoerus porcus 112 51

Syncerus caffer 4 0
Tragelaphus euryceros 49 0

III.1.4 Nombre de sites d'échantillonnage par espèce


Le tableau IV montre le nombre d’espèces par site. Les résultats indiquent que sur les 51
caméras placées dans la zone de chasse de Kabo, l’espèce Philantomba monticola (44) et
Cephalophus callipygus (45) sont les plus présentées et les autres espèces sont moins présentées
dans la zone. La zone de chasse de Makao présente les mêmes observations que celle de Kabo
car, sur 48 caméras placées, l’espèce Philantomba monticola (38) et Cephalophus callipygus
(35) sont les plus présentées et les autres espèces sont moins présentées dans cette zone de
chasse.

21
Tableau IIV: Sites d'échantillonnage par espèces

Nbres de sites d'échantillonnage


Espèces
Kabo Makao
Atherurus africanus 17 27

Cephalophus callipygus 45 35

Cephalophus dorsalis 35 34

Cephalophus leucogaster 3

Cephalophus silvicultor 37 15

Genetta sp. /civettictis sp. 13 5


Cricetomys sp. 16 21
Guttera plumifera 16 5
Hyemoschus aquaticus 2
Hylochoerus meinertzhageni 1
Herpestes sp. 27 28
Philantomba monticola 44 38
Potamochoerus porcus 19 12
Syncerus caffer 3
Tragelaphus euryceros 8

22
III.1.5 Spectres brut et pondéré
Les spectres brut et pondéré analysés varient d’une famille à une autre (figure 7)

Figure 7: Valeurs du spectre pondéré et du spectre brut


Cette figure atteste que, dans la zone de chasse de Kabo quantitativement (spectre pondéré)
c’est la famille des Bovidae qui est la plus représentée avec 80,66 %, suivie de celle des
Cricetidae avec 6,76 % et les autres familles sont faiblement représentées. Qualitativement
(spectre brut), la famille des Bovidae avec 46,67 % suivie des Suidae avec 13,33 % sont les
familles les plus représentées et les autres sont faiblement représentées. Au niveau de la zone
de chasse de Makao c’est la famille des Bovidae qui est la plus représentée quantitativement
(spectre pondéré) avec 62,82 %, suivi des Hystricidae avec 22,11 %, la famille des Tragulidae
n’est pas représentée et les autres familles sont faiblement représentées. Qualitativement
(spectre brut), la famille des Bovidae avec 36,36 % est la mieux représentée et les autres sont
faiblement représentées

23
III.1.6 Fréquence relative des espèces cibles
Le tableau V montre la fréquence (présente 1 et absente 0) relative dans les deux zones. Dans
la zone de chasse de Kabo toutes les espèces ciblées ont été présentes et dans la zone de chasse
de Makao 5 espèces (Cephalophus leucogaster, Hyemoschus aquaticus, Hylochoerus
meinertzhageni, Syncerus caffer et Tragelaphus euryceros) n’ont pas été présentes.
Tableau V: Fréquence relative des espèces
Fréquence relative
Espèces
Kabo Makao
Atherurus africanus 1 1

Cephalophus callipygus 1 1
Cephalophus dorsalis 1 1
Cephalophus leucogaster 1 0
Cephalophus silvicultor 1 1
Genetta sp. /civettictis
1 1
sp.
Cricetomys sp. 1 1
Guttera plumifera 1 1
Hyemoschus aquaticus 1 0
Hylochoerus
1
meinertzhageni
0
Herpestes sp. 1 1
Philantomba monticola 1 1
Potamochoerus porcus 1 1
Syncerus caffer 1 0
Tragelaphus euryceros 1 0

III.1.7 Classification IUCN des espèces cibles


L’étude s’est focalisée sur 15 espèces cibles dont 9 espèces présentent peu d’inquiétude, 5
espèces sont presque menacées et 1 espèce en danger selon la classification de l’IUCN
(CR=gravement menacé, EN=en danger, VU=vulnérable, NT=presque menacé, LC=peu
d’inquiétude) (Tableau VI).

24
Tableau VI: Classification de la liste rouge d’IUCN

Statut
Ordre Famille Espèces
IUCN

LC Rongeurs Hystricidae Atherurus africanus


LC Artiodactyles Bovidae Cephalophus callipygus
LC Carnivores Viverridae Genetta sp. /civettictis sp.
LC Rongeurs Cricetidae Cricetomys sp.
LC Galliformes Numididae Guttera plumifera

LC Artiodactyles Tragulidae Hyemoschus aquaticus


LC Artiodactyles Bovidae Philantomba monticola
Hylochoerus
LC Artiodactyles Suidae
meinertzhageni
LC Artiodactyles Suidae Potamochoerus porcus
EN Carnivores Herpestinae Herpestes sp.
NT Artiodactyles Bovidae Cephalophus dorsalis
NT Artiodactyles Bovidae Cephalophus leucogaster
NT Artiodactyles Bovidae Cephalophus silvicultor
NT Artiodactyles Bovidae Syncerus caffer
NT Artiodactyles Bovidae Tragelaphus euryceros

III.1.8 Indices d’abondance relative (RAI)


L’indice d’abondance relative pour chaque espèce ciblée est présenté dans le tableau VII. Les
espèces présentant le RAI les plus élevés dans la zone de chasse de Kabo est Philantomba
monticola avec 47,56 Suivie de Cephalophus callipygus 39,31 et les autres espèces sont
faiblement représentées. Dans la zone de chasse de Makao le Philantomba monticola présente
le RAI le plus élevé avec 45,66 Suivie Atherurus africanus avec 25,19 et les autres espèces sont
faiblement représentées.

25
Tableau VII: Indice d’abondance relative
RAI
Espèces
Kabo Makao

Atherurus africanus 5,13 25,19


Cephalophus callipygus 39,31 11,97
Cephalophus dorsalis 8,66 10,79
Cephalophus leucogaster 0,15 -
Cephalophus silvicultor 5,94 3,15
Genetta sp /civettictis sp. 1,31 0,55
Cricetomys sp. 8,41 5,75
Guttera plumifera 1,01 1,73
Hyemoschus aquaticus 1,11 -
Hylochoerus meinertzhageni 0,05 -
Herpestes sp. 4,63 7,48
Philantomba monticola 47,56 45,66
Potamochoerus porcus 1,36 1,65
Syncerus caffer 0,15 -
Tragelaphus euryceros 0,55 -

26
III.2 Discussion
III.2.1 Richesse faunique et nombre d’évènements enregistrés dans les deux zones
d’études
Cette étude a été focalisée sur 15 espèces, 4 ordres et 8 familles. Les résultats obtenus indiquent
que la famille des Bovidae avec (7) suivie de celle des Suidae avec (2) présentent un nombre
élevé d’espèces rencontrées. La famille des Bovidae a enregistré un nombre d’évènement très
élevés dans ces deux zones avec 2033 évènements pour Kabo et 909 évènements pour Makao
et la famille des Numididae présente une faible nombre d’évènement avec 20 évènements pour
Kabo aussi la famille des Tragulidea n’est pas représentée avec 0 évènement pour Makao , cette
tendance pourrait s’expliquer notamment par le fait que la famille des Bovidae présente plus
d’espèces enregistrées Nos résultats approuvent l’hypothèse obtenus par Yapi et al. (2011)
stipulent que les activités de la famille des Bovidae demeurent la plus observées depuis les
premières phases du suivi écologique avec 67 % d’empreintes en République du Congo.

III.2.2 Richesse spécifique par ordre


Dans les deux zones, l’ordre la plus représenté est celui des Artiodactyles avec 66,67 % et celui
des Galliformes (6,67 %) est moins représenté, cela pourrait s’expliquer par le fait que l’ordre
des Artiodactyles est la plus abondante dans ces deux zones, parce qu’il regroupe certainement
plusieurs d’espèces appartement aux familles des Bovidae, Suidae et Tragulidea. Nos résultats
corroborent avec ceux obtenus par Eves et Ruggiero (2000) ; Mbété (2012) qui stipulent en
Afrique centrale, les Artiodactyles représente la majorité des espèces.

III.2.3 Nombres de vidéos enregistrées et sites dans les deux zones par espèce
Dans les deux zones de chasse, l’espèce Philantomba monticola présente le nombre de vidéos
le plus élevé, avec respectivement avec 1412 pour Kabo et 785 pour Makao suivie du
Cephalophus callipygus avec 1034 vidéos pour Kabo et Atherurus africanus avec 358 vidéos
pour Makao. Cela pourrait s’expliquer par le fait que Philantomba monticola est plus abondante
dans les deux zones de chasse. Selon Vliet et al. (2007), des espèces de gibier comme :
Philantomba monticola résistes aux pressions humaines telles que la dégradation de l’habitat
ou la chasse.
Nos résultats correspondent à ceux obtenus par Hedwig et al. (2017), qui affirment que le
Céphalophe bleu est l’espèce fréquemment capturée dans la région de Bate au Gabon.

27
Concernant le nombre de sites d'échantillonnée par espèces, Les résultats indiquent que sur les
51 caméras placées dans la zone de chasse de Kabo, l’espèce Philantomba monticola (44) et
Cephalophus callipygus (45) et la zone de chasse de Makao présente les mêmes observations
que celle de Kabo car, sur 48 caméras placées, l’espèce Philantomba monticola (38) et
Cephalophus callipygus (35) sont les plus présentées et les autres espèces sont moins présentées
dans cette zone de chasse. Cette dominance pourrait s’expliquer par le fait que les deux zones
d’études les Céphalophes sont présents dans tous les types d’habitats. Nos résultats corroborent
avec ceux obtenus dans le triangle de Djéké en 2020 dont le céphalophe bleu (Philantomba
monticola) est présenté comme l’espèce le plus filmée et le plus vue dans la plupart des sites.

III.2.5 Spectres brut et pondéré


Quantitativement (spectre pondéré) dans la zone de chasse de Kabo, c’est la famille des Bovidae
qui est la plus représentée avec 80,66 % et celle des Numididae avec 0,81 % est la moins
représentée. Au niveau de la zone de chasse de Makao c’est aussi la famille des Bovidae qui est
la plus représentée avec 62,82 %, et celle des Tragulidae n’est pas représentée. Cette
prédominance pourrait s’expliquer par le fait que les deux zones d’études ont été colonisées par
le Céphalophe bleu. Nos résultats vérifient ceux obtenus par Eves et Ruggiero (2000) qui
stipulent que les céphalophes sont parmi les espèces les plus abondantes dans les forêts
tropicales.
Qualitativement (spectre brut), dans la zone de chasse de Kabo c’est la famille des Bovidae qui
est la plus représentée avec 46,67 % et d’autres les familles les faiblement représentées avec
6,67% et dans la zone de chasse de Makao, la famille des Bovidae avec 36,36 % est la mieux
représentée et les autres sont faiblement représentées avec 9,09 %. Cela pourrait s’expliquer
certainement par le fait que ces deux zones sont dominées par les céphalophes. Nos résultats
corroborent avec ceux obtenus Par Milandou (2015) qui stipule que La forte dominance de la
famille des Bovidea révèle de la présence de plusieurs genres de Cephalophus spp.
III.2.6 Fréquence relative des espèces cibles
La fréquence (présente 1 et absente 0) relative dans les deux zones. Dans la zone de Kabo toutes
les espèces cibles sont présentes et dans la zone de Makao, 5 espèces (Cephalophus leucogaster,
Hyemoschus aquaticus, Hylochoerus meinertzhageni, Syncerus caffer et Tragelaphus
euryceros) ne sont pas présentes. L’absence des espèces dans la zone de Makao Cela se justifie par
le fait ces espèces n’ont pas pu résister à la pression anthropique et ce qui à entrainer
certainement leurs immigration (Nakashima, 2015 ; Hedwig et al., 2017).

28
III.2.7 Classification IUCN des espèces cibles
Nos résultats indiquent que sur les 15 espèces cibles 9 espèces ayant un statut de peu
d’inquiétudes, 5 espèces sont presque menacées et 1 espèce en danger selon la classification de
l’IUCN (2020) ces résultats pourraient s’expliquer par le fait que plus les espèces sont chassées
plus elles deviennent menacées voir même en voie d’extinction. Nos résultats vont dans le
même sens que ceux obtenus par Bout (2006) qui affirme que, l’influence anthropique avaient
poussé les grands ou moyens mammifères au seuil de l’extinction au Gabon.

III.2.8 Indices d’abondance relative (RAI)


Les espèces présentant le RAI les plus élevés dans la zone de chasse de Kabo est Philantomba
monticola avec 47,56 Suivi de Cephalophus callipygus 39,31 de même que, dans la zone de
chasse de Makao l’espèces Philantomba monticola présente le RAI le plus élevé avec 45,66
Suivi Atherurus africanus avec 25,19. Cette prédominance pourrait s’explique par le fait que
dans les deux zones d’études le Céphalophe bleu a été l’espèces la plus observée et la plus
captures dans presque tous les sites. Cette capacitée qu’a le Céphalophe bleu est dû
certainement du fait qu’il est capable de s’adapte à toutes formes de pression humaine
notamment la chasse commerciale. Nos résultats correspondent avec ceux obtenus par Hedwig
et al. (2017) qui stipule que parmi les dix espèces qui présentaient des valeurs RAI plus élevées
dans la région de Bate au Gabon, les espèces de Céphalophes sont les plus représentées. L’étude
menée dans le triangle de Djéké (2020) présent le céphalophe bleu (Philantomba monticola)
comme étant l’espèce qui présente le RAI très élevé.

29
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
L’étude réalisée dans la périphérie du Parc National de Nouabalé-Ndoki (PNNN) dans les zones
de chasse de Kabo et de Makao, donne un aperçu global des espèces fauniques avec comme
intérêt d’évaluer l’abondance relative des espèces ciblées les plus chassées au niveau local. Les
résultats obtenus montrent que la famille des Bovidae est la plus présentée quantitativement
(spectre pondéré) avec 88,66 % pour Kabo et 62,82 % pour Makao suivi des Cricetidae (6,76
%) pour Kabo et Hystricidae (22,11 %) pour Makao. Qualitativement (spectre brut), la famille
des Bovidae 46,67 % est la plus représenté, suivies des Suidae 13,33 % à Kabo et à Makao la
famille des Bovidae 36,36 % est la mieux représentée. Les résultats obtenus par les nombres
d’évènements et de vidéos montre que Philantomba monticola est l’espèce la plus observées
dans les deux zones. Les résultats du RAI montre que Philantomba monticola est l’espèce la
plus abondante dans les deux zones. Cette étude indique que, toutes ces 15 espèces ciblées sont
présente dans la zone de Kabo. Par contre, 5 espèces n’ont pas été observées dans la zone de
Makao, il s’agit notamment de : C. leucogaster, H. acquaticus, H. meinertzhageni, S. caffer et
T. euryceros. Ces résultats montrent que, selon le statut IUCN, 9 espèces sont classées peu
inquiétante, 5 espèces sont presque menacé et 1 espèce en danger.
En définitive, cette étude indique que la zone de chasse de Kabo présente plus des espèces
ciblées avec une abondance importante que celle de Makao. Avec respectivement 15 espèces à
Kabo et 10 espèces à Makao. Dans la zone de Makao les espèces suivantes : Cephalophus
leucogaster, Hyemoschus aquaticus, Hylochoerus meinertzhageni, Syncerus caffer et
Tragelaphus euryceros sont les plus chassées avec un RAI de 0. La famille des Tragulidea est
la plus chassée avec 0 évènement enregistre dans la zone de Makao.

30
En perspective, il serait souhaitable de :
➢ sensibiliser les communautés locales et populations autochtones avec des données
scientifiques, consécutives aux menaces dont les espèces fauniques sont confrontées.
D’où la nécessité de promouvoir la gestion participative et durable des ressources
fauniques ;
➢ mettre en place une nouvelle politique de gestion de la ressource faunique,
conformément à la règlementation et la législation en vigueur dans notre pays ;
➢ diversifier l’apport en protéine animale, si possible développer l’élevage des animaux
domestiques et la pisciculture.

31
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35
ANNEXES
Annexe 1 : Présentation du programme de gestion durable de la faune (SWM)
➢ Historique
En République du Congo, les concessions forestières et les aires protégées jouent un rôle très
important dans la protection de la biodiversité. Cependant, cette biodiversité est confrontée à
plusieurs menaces. Parmi lesquelles, chasse non durable y menace fortement la biodiversité, à
très la chasse illégale des espèces intégralement protégées et la surexploitation de la faune pour
nourrir les populations de villages traditionnels mais aussi les villes secondaires telles que
Ouesso, et les grandes villes plus éloignées (Brazzaville, Bangui). Avec la croissance
démographique expansion de la demande en viande de brousse augmente de plus en plus, ce
qui cause la dégradation des habitats forestiers. Ainsi, la chasse pourrait rapidement réduire
l’abondance de la faune (SWM, 2018). En effet, contenue de tout c’est tous ces problèmes
évoqués, le programme de gestion durable de faune qui était Décembre 2018, a proposé des
solutions adaptées et préjudiciable à durabilité de la faune et la sécurité alimentaire et
nutritionnelle associée à la consommation de la viande et poisson d’origine sauvage dans 8
pays. Au Congo, le projet se focalisera sur les concessions forestières qui constituent le bassin
d’approvisionnement en viandes sauvages (gibier et poisson) de la ville de Ouesso (SWM,
2018).
➢ Objectifs
L’objectif général du Programme de gestion durable de la faune est de contribuer à la
conservation de la faune sauvage, des écosystèmes et de leurs services, ainsi qu’à l’amélioration
des conditions de vie et à la sécurité alimentaire ( Amélioration et la règlementation de la chasse
de la faune sauvage ; accroitre l’offre en viandes et poissons d’élevage produits de manière
durable ; renforcer les capacités de gestion des communautés autochtones et métropoles ;
réduire la demande en viande de brousse, en particulier dans les villes et métropoles ) ; des
populations qui dépendent de ces ressources dans les pays ACP.
Son objectif spécifique est de concilier les enjeux de sécurité alimentaire et de conservation de
la faune par une exploitation durable et légale des populations animales sauvages par les acteurs
ruraux et un ajustement de l’offre en protéines alternatives d’origine domestique au bénéfice
des populations rurales et urbaines.
Plusieurs modèles sont développés dans divers pays ACP pour atteindre cet objectif global. Le
projet mis en œuvre au Congo illustre le modèle : « Gestion communautaire durable de la chasse
et de la pêche au sein de concessions forestières » (SWM, 2018).

A
➢ Les résultats visés par SWM
Les activités du projet sont regroupées en six « résultats », permettent d’évaluer et de suivre
l’atteinte des autres résultats. Dans le cadre de notre étude focalisera sur les résultats deux qui
dit :« La gestion des espèces sauvages résilientes à la chasse ou à la pêche est améliorée ». Le
projet travaillera en collaboration avec les Directions Départementales de l’Economie
Forestière, le personnel ACFAP des USLAB, les compagnies forestières, et la société civile
pour : 1) mettre en place et opérationnaliser des territoires de chasse et de pêche aux accès
différenciés selon les populations cibles ; 2) accompagner les acteurs locaux chargés de la
gouvernance des territoires dans la mise en place de mécanismes de cogestion avec les
concessionnaires forestiers; 3) identifier les règles de chasse/pêche, de gestion des
prélèvements, de surveillance et de suivi des règles permettant une gestion adaptative de la
chasse et de la pêche par les groupes de chasseurs/pêcheurs ; 4) renforcer les capacités des
chasseurs/pêcheurs, les accompagner pour développer le micro-entrepreneuriat et un système
d’épargne/prêt et diversifier ainsi leurs revenus en compensation de toute perte potentielle liée
à la baisse du niveau de prélèvement à un niveau durable(SWM, 2018).

➢ Organisation et Fonctionnement
Le programme de gestion durable de la faune (SWM) regorge de nombreuses entités reparties
de manière suivante :

B
Annexe 2 : Installation du caméras pièges

Annexe 3 : Désinstallation du caméras pièges

C
D
Annexe 4 : Liste des espèces cibles pour cette étude

Ordres Familles Noms Scientifiques Français Lingala Kaka


(Makao)
Rongeurs Hystricidea Atherurus africanus Atherurus Ngomba Mboke
Cricetidae Cricetomys sp. Rongeur Kalou Kalou
Cephalophus callipygus Cépholophe Ngandi Ngandi
de Peters
Cephalophus dorsalis Céphalophe Gbomou Ngbomou
bai
Cephalophus Céphalophe à Senge Hengue
leucogaster ventre blanc
Philantomba monticola Céphalophe Mboloko Mokete
Bovidae de Maxwell,
Cephalope
bleu
Artiodactyle
Syncerus caffer Buffle Mpakasa, Mboko
de forêt (NGombo ya
Ndzamba)
Tragelaphus euryceros Bongo Mbongo Mbongo
Cephalophus sylvicultor Céphalophe à Bimba Bemba
dos jaune
Hyemoschus aquaticus Chevrotain Mbenguégné Mbengeni
Tragulidea
aquatique
Potamochoerus porcus Potamochère Ngoulou Ngoya
Suidae
Hylochoerus Hylochère Ngoulou Bea
meinertzhageni muindo
Genetta sp. /civettictis Civette/Genet
Viverridea
Carnivores sp.
Herpestes sp. Mangouste
Herpestinea

Galliformes Numididae Guttera plumifera Oiseau Ndeke

E
Annexe 5 : Fiches de traitement des données sur Excel

Annexe 6 : Exemples d'espèces cibles capturées par les caméras pièges

Philantomba monticola Cephalophus callipygus


(Céphalophe bleu) (Céphalophe de Peters)

F
Cephalophus dorsalis Cephalophus silvicultor
(Céphalophe bai) (Céphalophe à dos jaune)

Tragelaphus euryceros Hyemoschus aquaticus


(Bongo) (Chevrotain aquatique)

Cricetomys sp. (Rongeur) Guttera plumifera(Oiseau)

Cephalophus leucogaster Syncerus caffer (Buffle de forêt)


(Céphalophe à ventre blanc)

G
Atherurus africanus (Atherurus) Hylochoerus meinertzhageni(Hylochère)

Herpestes sp. (Mangouste) Herpestes sp. (Mangouste )

Genetta sp. /civettictis sp. (Civette/Genet)

H
Annexe 7 : Matériels techniques : A) Caméras pièges ; B) Les cartes laminées ; C) Mètres-
rubans ; D) Boussole ; E) Sécateur ; F) Machette ; G) GPS ; H) Delorme et I) Ruban de couleur
vive

A B

C D

E F

G H I

I
32

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