Antonio Vivaldi: Les Quatre Saisons
Antonio Vivaldi: Les Quatre Saisons
Portrait de Vivaldi
Gravure de James Caldwall
1739-après 1789)
dossier pédagogique réalisé par Frédéric Fuchs, CPEM bassin sud, en septembre 2008, 1
dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
Dans l’esprit des Nouveaux Programmes de 2008, l’Histoire des Arts fait son entrée dans
l’enseignement humaniste et artistique. Une demande institutionnelle forte est faite de permettre
aux élèves d’entrer en contact avec les œuvres d’art, avec les artistes et de s’ « accaparer »
les structures culturelles de proximité.
Depuis de nombreuses années maintenant, je vous invite à des concerts que j’organise pour vous
dans cet esprit, vous mettant à disposition un document pédagogique qui vous aide à préparer vos
élèves afin de leur faire profiter au mieux de ces moments. Je vous remercie de vous être
inscrit dans cette dimension, vous souhaite une bonne lecture de ce document et une bonne
préparation de vos élèves.
Je suis particulièrement demandeur de recevoir après le concert quelques traces de vos travaux avec
votre classe.
- Qui est intéressé par la musique pourra proposer quelques extraits de la période baroque, allant à la
découverte de compositeurs, d’instruments de musique, …
- Qui est intéressé par l’architecture pourra aborder le Baroque dans les merveilleux bâtiments qui sont les
joyaux de notre patrimoine.
- Qui souhaite faire une étude sur des œuvres picturales pourra choisir la thématique du violon dans
l’art ou proposera à sa classe des recherches et analysera des œuvres de peintres vénitiens et autres.
- Qui est davantage intéressé par la construction d’instrument pourra aborder des notions de physique, de
mesures, de techniques de construction, maniement d’outils, ….
- Qui est intéressé par l’écologie profitera pour aborder la thématique du changement climatique.
Plusieurs portes vous sont donc ouvertes. L’essentiel est de mettre les enfants dans un
contexte de réflexion, de découverte, de les ouvrir à la curiosité, de leur ouvrir les oreilles.
Faites-leur écouter des extraits d’œuvres (celles du CD ou d’autres que vous trouverez) en
leur faisant prendre conscience que la musique exprime des sentiments, des émotions.
Comme à l’habitude, ce dossier se veut informatif pour les enseignants, vous laissant le
choix de votre démarche de préparation des enfants à la séance. En tout état de cause, il
ne s’agit pas de vouloir aborder toutes les pistes proposées. Choisissez un domaine dans
lequel vous vous sentez à l’aise, osez peut-être une écoute nouvelle,
en vous aidant des pistes données dans ce document.
Je me suis inspiré de quelques documents trouvés sur le Net pour écrire certaines pages de ce dossier. Que leurs
auteurs soient remerciés.
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
SOMMAIRE du document
introduction page 18
le principe de fonctionnement page 18
les origines du violon page 19
l’évolution des instruments à cordes page 19
le violon page 21
la famille du violon page 22
description du violon page 24
la fabrication du violon page 25
le violon dans l’art page 27
discographie et bibliographie page 28
quelques expressions page 29
fabriquer un cordophone page 30
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
Comment écouter une pièce musicale?
Voici quelques pistes pour vous aider à écouter une pièce musicale :
Il est intéressant d’attirer son attention sur les paramètres ci-dessous décrits afin d’entrer dans
l’œuvre. Ce sont des clefs d’écoute indispensables.
La MÉLODIE – C’est la partie de la musique faite de différents thèmes que l’on peut fredonner, siffler ou
chanter. Certaines mélodies bondissantes sont difficiles à chanter, mais faciles à jouer sur un instrument
comme le violon. Vous n’auriez probablement aucun mal à chanter la mélodie du largo de « l’Hiver »,
La PULSATION – C’est la partie de la musique qui permet de taper du pied. Les mesures les plus
courantes regroupent deux, trois ou quatre battements, appelés temps.
Essayez de suivre la mesure en écoutant la musique. Commencez par le début de « l’Automne », une mesure
à quatre temps.
Le TEMPO – C’est la vitesse d’exécution de la musique, qui peut varier du très lent au très rapide.
On utilise généralement des termes italiens pour décrire le tempo : par exemple, adagio veut dire très
lentement; andante, modérément; allegro, vivement; presto, très vite.
Vivaldi demande que le premier mouvement de « l’Automne » soit joué allegro, et le second adagio.
Le TIMBRE – C’est la sonorité propre à chaque instrument. Le son aigu du violon diffère sensiblement
de celui, plus grave, de l’alto et de la voix profonde du violoncelle, même si les trois jouent exactement la
même note. Un passage du premier mouvement de « l’Été » offre un exemple saisissant du contraste des
timbres entre les violons et les violoncelles.
L’HARMONIE – Derrière la mélodie, on peut entendre des groupes de notes appelés accords, qui ont
chacun leur son propre. Ces accords peuvent se suffire à eux-mêmes ou appuyer une mélodie. Le
compositeur les emploie pour créer le climat qu’il veut établir à chaque moment. Écoutez le début de
« l’Hiver » : nulle mélodie, presque aucun rythme, mais quelle harmonie! Vivaldi maintient chaque accord
sur huit temps égaux, avant de passer au suivant, et chaque nouvel accord est une surprise!
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La MUSIQUE BAROQUE
La période appelée « BAROQUE » correspond à la période historique comprise entre 1610 (mort de Henri
IV) et le règne de Louis XV (fin XVIIIè).
En architecture, le mot « baroque » désigne un style très chargé, riche en courbes et en ornements qui
dominait en Allemagne aux XVII et XVIIIè siècles.
Le peuple est miséreux, la classe des nobles et du clergé toute puissante. Les inégalités sociales sont
très fortes et seuls la noblesse et le clergé se partagent les richesses et tous les privilèges.
Durant cette période se développent la recherche dans le domaine des sciences, de la philosophie, de
l'établissement de la langue française dans sa perfection classique (Racine –Voltaire - Molière).
L'architecture, la peinture, la musique deviennent des arts à la disposition des fastes de la Cour et des
Salons. Ils sont raffinés, mettent en valeur les ornementations, s’intéressent au mariage des matériaux
ou des timbres.
En MUSIQUE
La ligne mélodique, à l’identique des effets ondulants en architecture, se complexifient par des fioritures
extrêmes (écouter de airs d’opéras de Haendel).
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Les instruments ont bénéficié pendant cette période de la première série de perfectionnements
techniques importants. Les facteurs réussissent à les rendre plus puissants tout en leur donnant un son
plus agréable, plus doux. Leur tessiture (le nombre de notes dans le grave et l’aigu) augmente.
Les compositeurs écrivent des œuvres en fonction des lieux dans lesquelles elles seront interprétées,
donnant ainsi à l’acoustique du lieu une importance dans le langage musical.
Dans chaque famille d’instruments, un certain nombre d’entre eux disparaissent, au profit d’une
homogénéisation des timbres, de leur couleur, de leur technique de jeu. (eh oui, déjà !)
Les instruments à cordes vont dominer et connaître une expansion phénoménale. Certains compositeurs,
particulièrement les italiens et Vivaldi en tête, vont composer une majorité d’œuvres pour orchestre à
cordes.
Les instruments à cordes de toutes sortes (à archet et sans archet) sont encore très nombreux au
début de la période baroque. Le violon qui existe à partir de 1530 se développe et écrase les douces
violes de sa supériorité de puissance de son. A la fin du XVIIIè, il a totalement détrôné tous les autres
instruments à archet et dominera, avec les trois autres membres de sa famille, l’orchestre jusqu’à nos
jours. (violon – alto – violoncelle – contrebasse).
Les instruments baroques ont un son très doux, sont peu sonores de par la technique de jeu et d’archet,
mais également de par la facture des cordes différente de celle des instruments modernes.
La pratique musicale tendait progressivement, à la fin du baroque, à pratiquer l’art du concert dans des
salles de plus en plus grandes. C’est une des raisons de l’abandon des instruments baroques, pas assez
sonores.
Parmi les instruments à vent, le hautbois baroque va s’imposer et les chalumeaux, musettes, cromornes et
autres instruments à anches doubles ne subsisteront que quelques temps encore dans la musique populaire,
pour disparaître totalement dans la musique de cour.
Dans la famille des cuivres, la trompette remplace le cornet à bouquin et sera à l’honneur durant toute
cette période, par l’éclat de sa sonorité mise en valeur dans les acoustiques généreuses des églises
baroques.
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La VIE de VIVALDI
DANGER DE MORT! Les Vénitiens font la fête. Ils sont tous magnifiquement drapés dans des
habits de rêve, le visage recouvert de masques somptueux. C’est le Carnaval.
Les gondoliers chantent leurs plus beaux airs en faisant glisser leurs gondoles sur les étroits canaux de
la ville tandis que leurs clients se murmurent des histoires drôles dans les oreilles.
Tout le monde ne pense qu’à s’amuser, à rire, à faire et à écouter de la musique.
Le même jour, Antonio VIVALDI voit le jour dans cette ville dédiée aux plaisirs et à la musique.
Il sera un des plus grands compositeurs italiens, le plus grand de cette époque.
Antonio naît dans un des quartiers pauvres de Venise, grouillant de vie et de bruits. Le jeune garçon
s’amuse souvent sur l’une de ses places. Il observe les gens qui travaillent tout autour de lui, s’émerveillant
de toutes ces activités et du talent de tous ces artisans.
Très vite il devient un compositeur réputé, un homme reconnu. Imaginez-vous dans la peau d’un
compositeur si célèbre qu’il en devient une attraction touristique. Des inconnus vous abordent et vous
demandent de leur écrire une pièce en souvenir de leur passage dans votre ville. Ce musicien, c’est
Antonio Vivaldi (1678-1741), l’un des géants de l’ère baroque.
Vivaldi a connu des rois et des princes, et a même joué du violon devant le pape à deux reprises. Après sa
mort, bizarrement, sa musique a été oubliée pendant deux siècles. Elle n’a été redécouverte qu’au milieu
du XXe siècle. Vivaldi jouit désormais d’une immense popularité, semblable à celle qu’il a connue de son
vivant. Tâchons d’en apprendre davantage sur cet homme remarquable et l’époque à laquelle il a vécu.
Antonio est issu d’une famille nombreuse. Il avait quatre frères et quatre soeurs. On sait peu de choses
de son enfance, hormis le fait que dès l’âge de quinze ans, il a entrepris des études menant à la prêtrise.
Ordonné prêtre en 1703, il n’a toutefois dit la messe qu’en de rares occasions. On le surnommait
« le prêtre roux » à cause de sa chevelure flamboyante.
Vivaldi était atteint d’un mal qu’il appelait une « étroitesse de poitrine », et
qui porte aujourd’hui le nom d’asthme. Néanmoins, ses problèmes de santé ne
l’ont pas empêché d’apprendre le violon et la composition, et de mener un
grand nombre d’activités musicales. On ne lui connaît pas d’autre professeur
que son père, avec qui il lui arrivait de jouer du violon à l’église.
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Édition des premières œuvres
Vivaldi proposait de façon inédite dans son recueil des concertos grossi de facture traditionnelle, généralement
en quatre mouvements (lent-vif-lent-vif) et des concertos solistes dont la structure en trois mouvements (vif-
lent-vif) est celle de l'ouverture à l'italienne. Le soliste virtuose y est confronté seul à l’orchestre. C’est ce plan
qu’il a utilisé dans « les quatre saisons ».
Après 40 ans de service, Vivaldi quitte la Pietà pour s’installer à Vienne en Autriche où il devait travailler pour
un ami de jeunesse devenu l’empereur Charles VI. Mais celui-ci meurt subitement, victime d’un empoisonnement
alimentaire, et personne d’autre à Vienne n’a voulu de Vivaldi.
Le compositeur succomba lui-même l’année suivante, le 28 juillet 1741. Il a été enterré dans le plus
grand dénuement. L’emplacement de sa tombe a été perdu; ses restes reposent probablement sous un centre
commercial ou une tour à bureaux.
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FEMMES CÉLÈBRES
L’orchestre de Vivaldi regroupait surtout des pensionnaires de la Pietà. Il composait pour ce groupe
talentueux, célèbre dans toute l’Europe. Les visiteurs s’étonnaient de voir des jeunes femmes jouer
des instruments aussi massifs ou « insolites » que le basson et la clarinette.
On estimait qu’il était inconvenant pour des femmes de se produire en public, aussi jouaient-elles
Depuis une galerie, comme sur l’image.
D’autres établissements du même genre offraient une formation musicale aux garçons.
Vivaldi a vécu vers la fin d’une période importante de l’histoire de la musique, l’ère baroque, qui a duré
de 1600 à 1750 environ. C’était une époque exaltante, marquée par l’esprit d’aventure et de découverte.
Les astronomes Copernic et Galilée scrutaient le ciel et apprenaient que la Terre tournait autour du soleil.
Anton van Leeuwenhoek découvrait un tout nouveau monde sous la lentille du microscope :
bactéries, cellules sanguines, etc. William Harvey révélait la circulation du sang. Les grands compositeurs
ne manquaient pas : Bach et Telemann en Allemagne, Haendel et Purcell en Angleterre, Couperin et Rameau
en France.
Ce terme, d’abord apparu en architecture, désignait des édifices de conception grandiose, richement
ornementés. Par analogie, il a ensuite été appliqué aux autres arts de l’époque ainsi qu’au mobilier, aux
jardins (par exemple à Versailles), et même aux vêtements et aux coiffures, qui se sont inspirés des
caractéristiques de ce style architectural. Les couleurs intenses, les effets dramatiques, la magnificence,
le dynamisme du mouvement et la spontanéité étaient autant de caractéristiques du style baroque. Une
bonne partie de l’art, de l’architecture et de la musique de cette période pourrait être qualifiée d’ «
impressionnante ».
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LE CARNAVAL
Dans la Venise du XVIIIe siècle, le terme carnaval désignait la période du calendrier liturgique qui
précédait le Carême. Cette période durait plusieurs semaines et donnait lieu à de grandes réjouissances –
bals masqués, fêtes populaires et autres activités sociales. Les opéras étaient aussi très courus. Des
visiteurs de toute l’Europe se rendaient à Venise pour le carnaval.
La vie n’était pas toujours facile à l’ère baroque. Des luxes comme la cuisinière électrique, le lave-vaisselle,
la radio, la télévision et le téléphone cellulaire étaient inconnus, et il n’y avait ni installations de plomberie
ni chauffage central. Seul un petit groupe privilégié (l’aristocratie) jouissait pleinement de l’existence; la
majorité devait travailler dur et beaucoup plus longtemps qu’aujourd’hui. Le pouvoir absolu des rois, des
reines et des empereurs, voire de l’Eglise, causait bien des souffrances aux populations, lesquelles étaient
encore loin de songer à la démocratie.
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LA MUSIQUE DE VIVALDI
Compositeur typique de l’ère baroque, Vivaldi affectionnait les effets musicaux étincelants : grands bonds
d’un registre à un autre; descriptions sonores de phénomènes naturels comme les tempêtes, le vent, la
pluie; simulation de chants d’oiseaux; contrastes marqués entre le fort et le doux, ou oppositions entre
l’orchestre au complet et un instrument solo; gammes qui montent et descendent comme des
montagnes russes. Il convient de noter qu’à son époque, les gens ne s’intéressaient qu’aux dernières
créations musicales, tout comme les amateurs de musique pop de nos jours. Il fallait donc produire à un
rythme frénétique. Vivaldi a écrit énormément – plus de mille pièces en tout. Il a produit autant que
Bach et Haendel réunis. Mais plus au nord, en Allemagne, Georg Philip Telemann a composé encore
plus d’oeuvres que lui.
Aujourd’hui, on se souvient surtout de Vivaldi pour ses nombreux concertos pour violon – plus de 200
en tout. Mais il en a écrit plus encore (environ 500) pour d’autres instruments : mandoline, viole d’amour,
hautbois, flûte à bec, basson, violoncelle, cor, flûte et trompette. Leur variété est presque infinie!
Il est clair que la musique hantait non seulement l’esprit de Vivaldi, mais aussi chaque fibre de son être.
Ses concertos pour violon des Quatre Saisons demeurent incontestablement ses plus célèbres.
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LES QUATRE SAISONS
Les Quatre Saisons sont une suite de quatre brefs concertos pour violon écrits vers 1720.
Chaque saison comporte trois mouvements et dure environ dix minutes.
Cette œuvre est l'une des plus connues du genre « concerto » (ici, violon soliste concertant avec un
orchestre de chambre à cordes). L'introduction du Printemps (Primavera) est le troisième mouvement,
presto, de l’Été (Estate) sont les passages les plus célèbres.
L'œuvre est accompagnée de quatre sonnets attribués à Vivaldi décrivant le déroulement des saisons.
Sur la partition, le compositeur précise les correspondances avec les poèmes, explicitant même certains
détails (aboiements de chien, noms d'oiseaux : coucou, tourterelle, pinson… )
À ce jour, il en existe plus de 600 versions différentes, faisant état de divers arrangements (en jazz)
et transcriptions (piano, orgue, harpe, guitare, flûte, accordéon, synthétiseur pour les plus courantes).
Les concertos des Quatre Saisons sont inspirés de tableaux du peintre Marco Ricci.
On appelle musique à programme une pièce musicale qui raconte une histoire ou dépeint une scène.
Les Quatre Saisons de Vivaldi sont un modèle du genre et ont révolutionné la musique en leur temps.
Bien sûr, il n’est pas indispensable d’en connaître les détails picturaux pour apprécier ces concertos,
mais il est amusant de rechercher les correspondances entre la musique et les images.
Les Quatre Saisons ont été conçues comme un tour de force artistique associant peinture, poésie et
musique. À l’époque, cette oeuvre a soulevé un enthousiasme comparable à celui que suscite aujour-
d’hui la sortie d’un film attendu avec impatience.
Le sonnet est une forme poétique très difficile à maîtriser; les lignes ou vers doivent compter un nombre
déterminé de pieds (syllabes), rimer selon un plan bien précis, et le poème achevé doit compter
exactement quatorze vers. Les poètes talentueux d’autrefois publiaient ce genre de textes pour
démontrer leur savoir-faire.
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Les mots en gras dans les sonnets sont illustrés dans la musique de Vivaldi. Les chiffres à gauche des strophes indiquent le
mouvement dans lequel vous « entendez » les scènes décrites
LE PRINTEMPS (CONCERTO NO 1)
1 Le printemps est venu, apportant la gaieté;
Les oiseaux le saluent de leurs chants exaltés
Et les ruisseaux, qu’effleure un souffle de Zéphyr,
Coulent à l’unisson leurs flots qu’on entend bruire.
Le ciel s’est recouvert d’une sombre voilette,
Le tonnerre et l’éclair annoncent la tempête.
Mais sitôt qu’ils s’apaisent, les oiseaux joyeux
Reprennent sans tarder leurs chants harmonieux.
2 Et dans la prairie ondulante, tout en fleurs,
Dont chaque feuille ou herbe chuinte en douceur,
Le pâtre dort, son chien fidèle à ses côtés.
3 Dans le pré, au son des musettes pastorales,
Nymphes et bergers saluent d’une bacchanale
L’arrivée du Printemps, l’éclat de sa beauté.
Spring Breezes, High Park par J.E.H. MacDonald
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
L’ÉTÉ (CONCERTO NO 2)
1 Sous l’empire accablant du soleil qui écume
Homme et troupeau languissent, et le pin se consume;
Le coucou entonne son chant, et lui font choeur
La tourterelle et le chardonneret moqueur.
Zéphyr souffle tout doucement, mais tout à coup
Survient Borée, son ennemi, qui le secoue;
Le pastoureau gémit et tremble, car il craint
Le choc de la bourrasque, et son propre destin.
2 Ses membres convulsés l’épuisent, factionnaire
Figé par les éclairs, la fureur du tonnerre,
Les essaims affolés de frelons et de mouches!
3 Hélas! il ne s’est pas alarmé sans raison :
Le ciel fulmine et, sous l’assaut de ses grêlons,
Les épis sont fauchés et les tiges se couchent.
Le
cours supérieur de l’Outaouais, près de Mattawa par
Frank Carmichael
L’AUTOMNE (CONCERTO NO 3) Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa
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L’HIVER (CONCERTO NO 4)
1 Gelés et frissonnants dans la neige qui mord,
Et battus par des vents cruels et sans remords,
Nos pieds tout engourdis s’emmêlent à chaque instant,
L’abominable froid nous fait claquer des dents.
2 Allons auprès du feu, au calme et bien au chaud,
Cependant que la pluie redouble ses assauts.
Nous marchons à pas lents sur une onde gelée,
Tout entiers attentifs à ne pas perdre pied;
3 Pour qui veut se presser, c’est la chute assurée.
Reprenons prudemment notre pénible route,
Tant que les glaces ne sont rompues ni dissoutes.
À l’abri de nos portes, nous entendons hurler
Le Sirocco, Borée et tous les vents en guerre :
Mais bien des joies pourtant accompagnent l’hiver.
L'automne commence par un allegro qui en fait "un ballo e canto dei villanelli-L'ubriaco".
- Le 1er mouvement est donc une danse paysanne, toute en joie bucolique et pastorale devant des moissons.
Le violon solo évoque les cabrioles de Bacchus avec de grands sauts d'octaves et des traits rapides
dramatiques évoquant la bacchanale.
- Le 2è mouvement –Adagio- décrit le second quatrain et transforme les chants d'ébriété en une douce
quiétude.
- Le dernier mouvement (la chasse) intervient brutalement au travers d'une danse populaire pesante, et
les solistes décrivent les émois et la bête traquée et tuée.
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
"Tel est l'hiver, mais pour cela, il nous apporte aussi de la joie"
Et pourquoi ne pas faire réaliser par les enfants des tableaux ou leur faire écrire un texte faisant appel à
leur imagination sur ce que seront les saisons dans quelques décennies.
Proposition : Nous sommes en 2050. Vous racontez à vos petits-enfants comment c’était dans votre
enfance. Le réchauffement planétaire a bouleversé le climat depuis cinquante ans et l’environnement
en a subi les contrecoups. Les quatre saisons ne ressemblent plus guère à la description qu’en faisait en
1725 Antonio Vivaldi dans la musique et les mots, des Quatre Saisons pour orchestre à cordes.
Qu’est-ce que l’« effet de serre »? L’atmosphère terrestre est un mélange de nombreux gaz qui
emprisonnent la chaleur du soleil comme une serre et régularisent la température sur la Terre. Sans ces
gaz à effet de serre, la chaleur du soleil s’échapperait et la température moyenne sur la Terre serait trop
froide pour maintenir la vie telle que nous la connaissons.
Qu’arrive-t-il quand l’équilibre des gaz à effet de serre est rompu? L’augmentation de la quantité de
gaz à effet de serre dans l’atmosphère accentue la capacité de réchauffement de l’effet de serre naturel.
La plupart des scientifiques estiment que les températures moyennes sur la Terre risquent d’augmenter
de 1 à 3,5 degrés d’ici cent ans. En 2000, les émissions de gaz à effet de serre ont été de 15 p. 100 plus
élevées qu’en 1990.
Comment le changement climatique peut-t-il perturber l’écosystème? Les régions côtières pourraient
être inondées et érodées par suite de la hausse du niveau des mers. Les forêts seront plus vulnérables aux
ravageurs, à la sécheresse et aux incendies; par contre, les agriculteurs pourraient connaître des saisons
de croissance plus longues. Si la hausse des températures et des taux d’humidité est trop rapide, bien des
espèces végétales et animales, incapables de s’adapter, risquent de disparaître. En raison des sécheres-
ses, on peut prédire un déclin en quantité et en qualité des réserves d’eau potable. De plus, les perturba-
tions – telles que sécheresses, tempêtes de neige, inondations, vagues de chaleur et tornades – pourraient
être plus fréquentes et plus intenses.
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- Quelques poèmes sur des compositeurs baroques
-
BACH HAENDEL
Sur le chemin de l’alphabet, Passant près d’une citadelle,
Se dresse un B en capitale ! Je vis un H,
Le B de Jean-Sébastien Bach, H comme Haëndel,
Aux dimensions des cathédrales ! Eclairé par quelques chandelles…
VIVALDI
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DECOUVERTE du
VIOLON
Plan du dossier
introduction page 17
le principe de fonctionnement page 17
les origines du violon page 18
l’évolution des instruments à cordes page 18
le violon page 20
la famille du violon page 21
description du violon page 23
la fabrication du violon page 13
le violon dans l’art page 26
discographie et bibliographie page 27
quelques expressions page 28
fabriquer un cordophone page 28
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
Introduction.
Le violon est un instrument à cordes faisant partie d’une famille très nombreuse qui a parcouru les
siècles et les continents.
Le PRINCIPE de FONCTIONNEMENT
Le principe de fonctionnement d’un instrument à cordes repose sur deux facteurs :
- la tension d’une ou plusieurs cordes qui vibre(nt)
- corde d’une longueur et épaisseur plus ou moins grande.
La corde toute entière vibre d’une extrémité à l’autre des points d’appuis (chevalet et sillet).
Pour que le son soit suffisamment audible (qu’on l’entende correctement), on tend la corde sur une
caisse creuse qui augmente la résonance. C’est la caisse de résonance.
Les doigts du musicien se déplacent sur une partie du manche afin de réduire ou d’allonger la longueur
de la corde qui est mise en vibration entre le chevalet et le doigt du violoniste.
C’est avec l’archet tenu à la main droite que le violoniste frotte la corde (un peu au-dessus du chevalet).
Il peut faire résonner deux notes à la fois, en appuyant davantage sur l’archet.
Lorsque le violoniste doit jouer des notes très courtes, très brèves, appelées notes piquées, il laisse
l’archet et pince la corde avec un doigt. On appelle cela la technique du pizzicato.
Tenue de l’instrument :
Le violon est placé sous le menton du violoniste et est tenu avec le bras gauche.
Le violoncelle est trop grand pour être tenu sous le menton. Le musicien en joue assis.
L’instrument est muni d’une pique qui lui permet d’être assez haut pour être placé entre les genoux du
violoniste.
La contrebasse est encore plus haute. Elle se joue debout ou alors le musicien s’assied sur une chaise
haute.
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ORIGINE DU VIOLON
C’est vraisemblablement un chasseur des temps préhistoriques qui, le premier, découvrit le son d’une
corde. En effet, on peut imaginer qu’un chasseur ait un jour été surpris de remarquer qu’en lâchant la
corde tendue de son arc pour décocher la flèche, un son était émis par cette corde.
Peut-être même qu’un jour, ayant mis son arc très près de son visage pour
mieux viser, il remarqua que la corde sonnait plus fort lorsqu’il avait la
bouche ouverte.
C’est chez les Egyptiens que l’on a retrouvé les vestiges des plus anciens instruments à cordes, violons
mais surtout harpes et lyres, de formes, de tailles et au nombre de cordes très différentes.
Ce n’est qu’au courant du Moyen-âge, et surtout à la Renaissance, que de nombreux types d’instruments
à archet sont utilisés.
Les troubadours s’accompagnent fréquemment d’instruments à cordes pincées ou frottées.
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
- le luth - vient aussi des pays arabes où il s’appelle aoud.
Il arrive en Europe ramené par les Croisés.
Le luth évolue beaucoup au cours des siècles. Au 17è, il est muni de 20 à 24 cordes.
La VIELE à ARCHET.
la VIOLE.
Les petites violes se jouaient sur les genoux (comme le
rebec), puis l’habitude fut prise de les poser sur les bras d’où
leur nom italien. C’étaient les lyra da braccio.
C’est jusqu’en 1700 que les violes ont été joués. Il a fallu la
fin de notre siècle pour que l’intérêt pour cet instrument
renaisse. (Penser au film « Tous les Matins du Monde. »)
La sonorité des violes est très douce et le nombre de cordes s’est stabilisé à 6. On en joue avec un archet
courbe tenu à l’envers par rapport à la tenue moderne.
Leur forme est assez allongée et étroite du côté du manche. Le dos de l’instrument est plat. Les ouïes ont
une forme de C ou d’une flamme.
Le 16è siècle voit l’apparition d’un nouvel instrument très ressemblant aux vièles, tant par sa forme que par
son nom.
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Le VIOLON
Le violon est peut-être né en Italie, à Brescia, mais il se trouva adopté très vite en France et en
Allemagne.
Dans les Vosges, une école de lutherie subsiste, réputée dans le monde entier à Mirecourt. Les violons
tchèques et de la Forêt-Noire sont également connus.
Le violon est très rapidement adopté par les musiciens ambulants qui font danser le peuple de paysans
sur les places des villages. Le son du violon est plus puissant et l’instrument surtout utilisé en plein air.
C’est grâce à sa facture que le violon est plus sonore que la vièle ou que la viole.
¤ Il n’a plus que 4 cordes mais elles sont plus tendues et plus épaisses.
¤ Le bois de la table d’harmonie, (le dessus de l’instrument) est moins épais et vibre davantage.
¤ La forme des deux ouvertures en S laisse passer plus de son permettant à l’instrument d’être
plus sonore.
Ce sont donc les luthiers italiens qui ont créé cet instrument et lui ont donné, dès la fin du 16è
siècle, sa forme définitive.
Depuis Amati, Stradivarius, Guarneri - les plus grands luthiers de l’histoire du violon - installés à
Brescia et à Crémone, le violon n’a quasiment pas connu de changement.
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La famille du violon
le violon
Il mesure environ 59 à 61cm de longueur et pèse environ 450 grs.
(L’on peut dire que la taille des violons est standard.)
La longueur de l’archet de violon mesure environ 75 cm de longueur.
(S’il était plus court que celui du violoncelle, il serait trop léger et
ne donnerait pas assez de force au son.)
L’alto
Il mesure environ 64 à 68 cm de long et pèse environ 650 grs.
L’archet del’alto mesure environ 74 cm.
violon et alto côte à côte. Même si l’alto semble être un gros violon, plusieurs différences
importantes le différencie: La taille varie davantage d’un instrument
à l’autre. Trois cordes (plus épaisses) sonnent à l’unisson du violon mais leur timbre est très
particulier car l’archet utilisé est plus lourd et la caisse de résonance légèrement différente.
Cet instrument est un peu méconnu et a longtemps été joué par les « mauvais » violonistes. Il est
vrai que la « lourdeur » de l’archet ne permet pas autant de vélocité que le violon. Mais depuis
quelques temps, il est considéré à part entière comme un maillon important de la famille des
violons.
En Allemagne et en Angleterre, il est appelé « viola », nom dans lequel on reconnaît aisément
l’ancêtre viola da bracchia.
le violoncelle
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Il mesure environ 130 cm de longueur.
L’archet du violoncelle mesure environ 70 ou 73 cm de long et pèse environ 75 grs.
la contrebasse.
Ce n’est que depuis le milieu du XVIIIè qu’elle fait partie de l’orchestre. C’est l’instrument à
cordes qui donne de la force et la structure rythmique.
En jazz, elle est beaucoup utilisée dans la technique pizzicato, c’est à dire sans archet, mais par
pincement des cordes par les doigts du musicien.
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DESCRIPTION de l’INSTRUMENT.
Le violon et ses frères sont construits quasiment sur le même principe.
Ils ont : - une caisse de résonance
- un manche
- quatre cordes
- quelques accessoires servant à fixer les cordes, à les accorder
ou à maintenir l’instrument.
1) La caisse de résonance.
Elle est constituée de deux tables réunies par des éclisses.
La table du dessus s’appelle table d’harmonie. Elle est en épicéa, bois qui vibre bien.
Les cordes sont fixées sur la partie inférieure au cordier, accessoire en bois d’ébène
où l’on trouve les quatre boutons tendeurs qui servent à ajuster l’accordage des
cordes.
2) Le manche.
Le manche a environ la largeur prise par les quatre cordes. Sur le manche, une
plaque de bois d’ébène, étroite et arrondie (Elle s’appelle la touche) permet au
musicien de placer les doigts pour bloquer la corde à des endroits précis.
Les cordes sont tendues par l’action des chevilles, quatre petites clés de bois
coincées à l’extrémité du manche, juste avant la volute.
Les cordes du violon ont toutes la même longueur, mais leur épaisseur
diffère. Plus on veut des notes graves, plus la corde doit être épaisse, plus l’on
veut des notes aiguës plus la corde doit être fine.
Il ne faut pas oublier une petite pièce de bois cylindrique que l’on glisse
entre les deux tables, l’âme. Elle aide à supporter le chevalet qui reçoit
20 à 30 kg de tension des cordes. En tout, ce sont environ 70 pièces qui
sont nécessaires à la fabrication d’un violon.
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La FABRICATION du violon.
Le luthier stocke pendant des dizaines d’années du bois qu’il a sélectionné suivant des critères très précis.
Il les a fait couper en planches qu’il laisse sécher pendant au moins 10 ans avant de les utiliser.
Chez certains luthiers, l’on trouve des planches vieilles de cent ans que les arrières-grands-pères luthiers
avaient achetées pour que leurs enfants ou petits enfants puissent travailler des bois de qualité.
Lorsque le luthier commence un nouvel instrument, il choisit parmi son bois, une planche sans défaut. Il en
coupe deux morceaux qu’il découpe en deux dans leur épaisseur. Puis il les assemble par collage suivant le
schéma ci-après.
Il découpe ensuite la forme de la table d’harmonie et de la table du fond. A l’aide de rabots et de gouges,
il se met à les creuser et à les tailler afin d’obtenir les épaisseurs nécessaires à un bon rendu de son.
Ce travail est long et doit être méticuleux. La beauté de la forme de
l’instrument et le son qu’il rendra en dépendent.
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Le luthier peut maintenant coller les deux tables et les éclisses. La caisse est presque achevée.
Il taillera ensuite le manche au bout duquel il sculptera la volute en forme d’escargot. Il pourra le glisser dans
la caisse et le coller.
Le violon va recevoir maintenant entre 7 et 10 couches de vernis dont la préparation est un secret gardé
jalousement car l’on prétend que c’est le vernis qui donne la sonorité de l’instrument. Le luthier va donc mettre
beaucoup de soin à ce travail.
Après plusieurs jours de séchage, il reste à faire les finitions. La touche d’ébène est collée sur le manche, les
chevilles sont glissées dans leur logement, l’âme est coincée dans la caisse, le cordier fixé avant que l’instru-
ment ne soit encordé. Cette opération sera également délicate car la tension est très importante. Le luthier
ne tendra pas trop les cordes dès la première fois. Il laissera le temps à l’instrument de s’habituer aux cordes.
C’est donc au bout de plusieurs centaines d’heures de travail patient et minutieux que le violon sera vendu
après quelques réglages précis qui répondront aux souhaits du musicien qu’il va l’acquérir.
Il ne faut pas oublier que sans l’archet, notre violoniste sera un peu perdu. Même s’il arrive au musicien de
jouer en pizzicati (en pinçant les cordes avec ses doigts), il ne peut se passer de ce « bâton magique ».
C’est un maître-archetier qui le fabrique.
Cette fine baguette de bois rougeâtre (bois de Pernambouc venant du Brésil) est légèrement courbée. C’est
l’artisan qui donne cette courbure en taillant la pièce de bois. Ce bois d’ailleurs doit être souple et dur à la fois
afin de garder la forme mais de répondre malgré cela à la demande du musicien.
La hausse :se trouve à l’endroit où le violoniste tient son archet. Les crins sont attachés à cette pièce qui est
généralement en métal, mais elle peut être en argent, en or, en diamant, en écaille de coquillage, suivant la
qualité de l’archet et ... la fortune du violoniste. Dans la hausse, il y a une vis qui permet de tendre et de
détendre les crins.
Les crins : proviennent d chevaux russes et canadiens. Il en faut environ 150 pour un archet. Il sont
sélectionnés et testés car aucun crin ne doit être trop fragile ni cassant
La pointe : Comme son nom l’indique, c’est l’extrémité pointue de l’archet. Les crins y sont coincés dans un
creux et bloqué par un petit bout de bois. Ils sont censés ne pas pouvoir en sortir.
Un archet de violon mesure environ 74 cm et ne pèse que 60 grammes. Le violoniste y passe régulièrement de
la collophane, sorte de résine qui permet aux crins de bien glisser sur les cordes.
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Le VIOLON dans l’ART.
De très nombreux artistes peintres ont rendu hommage au violon. Citons Chagall avec le violoniste à
la fenêtre, Le Caravage (artiste italien de la fin de la Renaissance), Matisse ou Dufy. Même au
Moyen-Age, nombreuses sont les miniatures représentant des joueurs d’instruments à cordes.
Sauriez-vous parler des oeuvres présentées ci-dessous ? Faites des recherches sur les artistes.
CUBISME
Picasso violons
Man Ray
le violon d’Ingres
Nature morte
Chagall le viloncelliste
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DISCOGRAPHIE
¤ Violon classique
Vivaldi, [Link] : concertos pour 2 violons ;
Sonates pour violon seul [Link] ;
Sonates pour violon et piano [Link] , Beethoven,
Concertos pour violon et orchestre de Beethoven, Brahms, Tchaikovski, …;
Quatuors et trios à cordes de Chostakovitch, Mozart, Beethoven,
Caprices pour violon seul de Paganini
Carmen-Fantaisie (Anne-Sophie Mutter)
¤ Violoncelle classique
Sonates de concert [Link] ;
Suites pour violoncelle seul de [Link] ; oeuvres du XXè,
Sonate pour violoncelle et piano de Beethoven , Fauré,
Concertos pour violoncelle et orchestre de Boccherini, [Link], Vivaldi,
Dvorak, Haydn,
E. T. C..........
BIBLIOGRAPHIE.
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dans le cadre de la préparation des concerts scolaires.
Pour les encore plus curieux ......
Quelques expressions....
Aller au violon :Aller en prison.
Ce sont les cordes de piano qui font penser aux barreaux de la prison.
C’est comme pisser dans un violon : Entreprendre quelque chose sans résultat,
comme si un violon pouvait résonner rien qu’en « pissant » dedans.
Un Violon d’Ingres : une activité secondaire, un loisir, une passion qui a un lien
avec l’art. Ingres était peintre mais également violoniste.
Aller plus vite que les violons : Aller trop vite, précipiter les choses.
Pour jouer :
¤ ou tu laisses ton cordophone sur une table et tu frappes la corde en déplaçant le chevalet,
¤ ou tu le tiens comme un violon sous le menton et tu déplaces ta main le long du manche en frappant la corde
avec ta baguette, juste avant le chevalet qu’il faut glisser le plus loin possible.
Bon amusement !
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ANALYSE de quelques EXTRAITS du CD pédagogique
Vous vous étonnerez peut-être de ne pas trouver de plages comportant les quatre saisons de Vivaldi.
Par éthique, l’œuvre étant trouvable en séries très économiques et étant un « tube », il me paraît
souhaitable que toutes les écoles en acquièrent une version pour leur discothèque.
Beethoven « la Pastorale »
Une atmosphère heureuse et sereine est établie dès le début du mouvement par un premier thème paisible
que chantent les violons (cordes aigues) sur une ligne mélodique très simple des altos et violoncelles (cordes
graves)
Sa rythmique est sautillante et joyeuse. Ce thème sera légèrement modifié tout au long du mouvement, mais
restera très audible à nos oreilles.
Il serait intéressant de faire écouter les deux extraits suivants et de les comparer en cherchant les moyens
utilisés par Beethoven pour décrire les situations. C’est une musique descriptive ou plutôt évocatrice car l’on ne voit
pas, l’on ressent les éléments décrits.
Atmosphère calme
Par l’utilisation de peu d’instruments
Essentiellement quelques cordes qui dialoguent par petites touches avec les autres instruments de l’orchestre.
Pas de grande phrase musicale
Mouvement lent
Nuance douce
A 4’54, sorte de dialogue entre oiseaux (flûte et hautbois) repris à 5’54 par la clarinette et le cor.
Les différentes interventions des instruments, les différentes phrases musicales nous font partager la
terrible angoisse des paysans et des animaux.
A 2’10, les phrases montantes et descendantes des codes évoquent quant à elles les rafales de vent qui sont
entrecoupées d’un grand coup de tonnerre avant 2’30
A 3’10, l’orage s’éloigne, on perçoit de moins en moins fort quelques coups de tonnerre.
A 3’35, le calme revient, chanté par le hautbois puis la flûte.
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Berlioz « scène aux champs »
Comme pour la plupart de ses œuvres, Berlioz bâtit sa pièce sur un programme littéraire. Un récitant qui,
dans l’œuvre originale, joue dramatiquement son rôle, raconte : « Un soir d’été, à la campagne, il entend deux
pâtres qui dialoguent un ranz des vaches ; ce duo pastoral, le lieu de l scène, le léger bruissement des arbres
légèrement agités par le vent, quelques motifs d’espoir qu’il a conçus depuis peu, tout concourt à rendre à son
cœur un calme rare, à donner à ses idées une couleur plus riante ; mais elle apparaît de nouveau, son cœur se
serre, de douloureux ressentiments l’agitent.
Si elle se trompait …..
L’un des pâtres reprend sa naïve mélodie, l’autre ne répond plus. Le soleil se couche … bruit éloigné du
tonnerre …. Solitude …. Silence ! »
Extrait 1.
Chant des pâtres.
Dialogue entre le cor anglais (hautbois grave) et le hautbois qui lui répond de loin (dans les coulisses).
Vers 1’00, on remarque le trémolo des cordes qui indique le bruissement des feuilles agitées par le vent.
Extrait 2
Le Cor anglais reprend le thème auquel répond un coup de tonnerre.
Une deuxième tentative de renouer le dialogue avec le 2ème pâtre échoue. On entend un nouveau coup de
tonnerre avec ses résonances dans l’espace. Le berger insiste, mais seul l’orage lui répond.
Selon le schéma habituel, après quelques mesures d’introduction de l’orchestre qui donne le thème principal
( 1’13), les solistes rentrent en lice. Au premier violon répond le second placé au loin (en coulisse) à 1’33.
Le 1er violon et le 2ème commencent alors un dialogue marqué par la distance entre les instruments mais
également par une sorte de domination du 1er.
Après l’entrée de l’orchestre, la flûte traversière piccolo joue une phrase très ornementée sur une basse
continue formée d violoncelle et du clavecin qui accompagne sur un thème très simple.
L’orchestre à cordes intervient entre les phrases de la flûte.
Lors de la deuxième entrée de la flûte, l’orchestre l’accompagne en retrait du soliste.
Dans ce mouvement plus lent, les violones tiennent de longues notes tandis que les violoncelles et le clavecin
marquent les pulsations, sur le chant mélodieux, calme de la flûte.
Une ambiance de douce quiétude se dégage de cette pièce.
In reconnaît bien le timbre grave et chaud de l’instrument qui dialogue avec l’orchestre.
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IX. CONTENU DU CD
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A découper et mettre avec le disque.
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