Mon Guide de Performance
Mon Guide de Performance
Présentation générale
de la démarche de Performance
Depuis la mise en œuvre de la loi organique relative aux lois de finances promulguée le 1er août 2001, la
gestion de l’État est passée d’une logique de moyens à une logique de résultats. Le budget est organisé
sur la base des actions de politiques publiques et orienté selon une logique de résultats. Il est voté par
finalité, sur la base d’enveloppes globales. Les informations qui l’accompagnent rendent compte des
résultats attendus et obtenus par les responsables de programme.
Le fait que le nombre de missions et de programmes ait relativement peu évolué depuis l’entrée en
vigueur de la LOLF (PLF 2008 : 49 missions, 173 programmes ; PLF 2013 : 52 missions, 181
programmes) montre que cette cartographie des politiques publiques et de leurs composantes a été bien
conduite dès le départ. Rendue d’autant plus nécessaire avec l’instauration de budgets pluriannuels, cette
stabilité de la maquette budgétaire est apparue comme la condition indispensable à la comparabilité des
exercices budgétaires dans le temps et au suivi de la performance.
Des politiques publiques mieux évaluées grâce à la mise en perspective des moyens et
des résultats
La LOLF n’a pas été rédigée en vue de privilégier un mode de gestion des finances publiques plutôt qu’un
autre et n’est pas porteuse d’un mode d’organisation particulier de l’État. En revanche, en tant que
réforme budgétaire, la LOLF a été conçue comme un levier de réforme de l’État.
Le processus d’élaboration de la LOLF repose sur la volonté forte de rééquilibrer la place respective de
l’exécutif et du législatif dans le débat budgétaire.
L’information du Parlement est aujourd’hui considérablement enrichie. Les articles 50 à 54 de la LOLF
énumèrent pour chaque catégorie de loi de finances (initiale, rectificative, de règlement) les documents
qui doivent être joints au texte de loi. Les annexes générales destinées à l’information et au contrôle du
Parlement ont fortement progressé depuis 2007 et se comptent au nombre de 42. Des articles de loi ont
allongé la liste de ces documents (ex : document de politique transversale). Le Parlement est aujourd’hui
destinataire de plus de 50 % des documents budgétaires imprimés par le ministère du budget, soit
environ 45.000 volumes chaque année. Une collection annuelle de documents budgétaires totalise en
PLF 2013 plus de 22.000 pages.
Sur le plan de la performance, les assemblées ont une connaissance plus précise, systématique et
organisée des objectifs stratégiques et des résultats des politiques de l’État, présentés dans les projets
annuels de performances annexés aux projets de lois de finances. Le choix des objectifs et de cibles de
résultat doit également tenir compte des résultats précédemment obtenus. Ceux-ci doivent être
commentés et analysés précisément, sur la base des rapports annuels de performances, documents
présentés en annexe des projets de lois de règlement.
Le Parlement est ainsi en mesure d’apprécier la cohérence entre les choix budgétaires qui lui sont
proposés et les objectifs prioritaires qui les accompagnent. Définir des priorités constitue un premier pas
vers une amélioration de l’efficacité de la dépense publique ; faute de priorité, l’action publique se
disperse et manque de cohérence et de lisibilité, ce qui nuit à l’efficacité des moyens qui lui sont alloués.
La stratégie de chaque programme et les objectifs qui en découlent sont définis par le responsable de
programme. Ils sont validés au cours de la procédure de préparation du budget. Celle-ci est coordonnée
dans chaque ministère par le responsable de la fonction financière ministérielle (RFFIM) et au plan
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interministériel par la direction du budget. Enfin, stratégie et objectifs sont discutés par le Parlement au
cours de la procédure d’adoption du budget.
Article 7 : « un programme regroupe les crédits destinés à mettre en œuvre une action
ou un ensemble cohérent d’actions relevant d’un même ministère et auquel sont
associés des objectifs précis, définis en fonction de finalités d’intérêt général, ainsi que
des résultats attendus et faisant l’objet d’une évaluation
Article 51 : sont joints au projet de loi de finances de l’année [..] 5° des annexes
explicatives accompagnées du projet annuel de performances de chaque programme
précisant : a) la présentation des actions, des coûts associés, des objectifs poursuivis,
des résultats obtenus et attendus pour les années à venir mesurés au moyen
d’indicateurs précis dont le choix est justifié
Article 54 : sont joints au projet de loi de règlement.. 4° les rapports annuels de
performances, faisant connaître, par programme, en mettant en évidence les écarts
avec les prévisions des lois de finances de l’année considérée, ainsi qu’avec les
réalisations constatées dans la dernière loi de règlement a) les objectifs, les résultats
attendus et obtenus, les indicateurs et les coûts associés ; ..
1- Le Parlement
- à l’occasion du débat d’orientation des finances publiques qui se déroule généralement en juillet de
l’année N pour l’examen du PLF N+1, la maquette performance par mission et programme fait l’objet
d’une présentation complète des objectifs et indicateurs de performance qui seront proposés au PLF
(rapport n° 2 du DOFP)
- après le dépôt du PLF N+1 le 1er mardi d’octobre de l’année N, les volets performance des PAP font
l’objet d’un examen détaillé par les rapporteurs pour avis et rapporteurs spéciaux des deux assemblées.
Au sein de chaque assemblée, les parlementaires, toutes commissions confondues, sont amenés à
commenter et analyser les informations contenues dans les projets annuels de performances (PAP) et les
rapports annuels de performances (RAP). Les données de la performance constituent pour eux une grille
de lecture privilégiée pour apprécier tant la qualité de la gestion des programmes que la pertinence des
objectifs qui les sous-tendent. Ces informations pourraient le cas échéant conduire les parlementaires à
proposer des amendements tendant à redéployer les crédits entre programmes d’une même mission.
Les rapporteurs spéciaux, membres des commissions des finances, continuent à suivre l’exécution
budgétaire des crédits correspondant à leur champ de compétences. Ils peuvent en outre exercer des
pouvoirs étendus de contrôle sur pièces et sur place et ainsi vérifier l’utilisation faite des crédits de tel ou
tel programme. Les rapporteurs pour avis, issus des autres commissions, peuvent, lors du débat sur le
projet de loi de finances, porter un jugement critique sur les objectifs et les indicateurs de performance
présentés au Parlement.
Les commissions des finances peuvent, à l’occasion de mission d’évaluation et de contrôle, vérifier
éventuellement avec l’appui d’organismes spécialisés les modalités de construction et de renseignement
des informations sur les performances. Le travail des parlementaires concernés consiste également à
déterminer sur le terrain la fiabilité, la qualité, la pérennité et l’usage des indicateurs de performance
associés à chaque programme. Les responsables de programme sont susceptibles d’être auditionnés en
vue de rendre compte des résultats obtenus avec les crédits qui leur ont été dévolus.
La Cour des comptes contrôle le « bon emploi des crédits, fonds et valeurs » gérés par les différents
organismes publics. Elle dépose chaque année un rapport relatif aux résultats de l’exécution de l’exercice
antérieur et aux comptes associés qui en particulier analyse par mission et par programme l’exécution
des crédits.
Dans ce cadre, la Cour examine les programmes et les performances. Elle dispose de matériaux plus
riches et plus précis pour concevoir et asseoir ses investigations, à mesure que les principes de la gestion
par les performances se diffusent dans les administrations.
Dans ses travaux annuels sur l’exécution des lois de finances, la Cour analyse la cohérence et la fiabilité
des informations présentées dans les documents budgétaires ainsi que les écarts manifestes entre
objectifs et réalisations. Par ailleurs, des contrôles plus approfondis peuvent être engagés à la demande
du Parlement, afin de s’assurer de la régularité et des performances des actions publiques retracées dans
les lois de finances.
Les objectifs retenus doivent refléter l’approche stratégique de la politique publique concernée. Ces
objectifs doivent être le cas échéant cohérents avec d’autres documents stratégiques de l’État ou d’autres
acteurs.
Les indicateurs doivent être pertinents au regard des objectifs fixés et être en adéquation avec la mesure
de la performance.
L’ensemble des informations produites sur la performance doit donner une assurance raisonnable en
termes de fiabilité et de pertinence :
- sur les sources des données : contrôle du système d’information, vérification de l’existence de
dispositif de contrôle des processus d’élaboration, vérification du calcul des indicateurs ;
- sur la présentation des résultats : analyse de la qualité des commentaires en termes de clarté,
d’exhaustivité et d’objectivité portant sur l’interprétation des résultats.
Le contrôle de gestion vise à améliorer le rapport entre les moyens engagés et les résultats, notamment
en préparant le dialogue de gestion sur des bases objectives et en développant les outils nécessaires au
pilotage de la performance. C’est une fonction en principe organisée, en tant que métier, au sein des
ministères et des programmes. Les missions généralement dévolues sont :
- l’analyse de la performance des activités dans le but d’optimiser leur pilotage : dans cette optique, le
contrôle de gestion peut apporter des outils de connaissance des coûts, des activités et des résultats
permettant d’améliorer le rapport entre les moyens engagés et l’activité ou les résultats obtenus ;
1- Les administrations sont pilotées en fonction des résultats attendus des programmes
Les objectifs associés au budget sont des objectifs stratégiques. En nombre limité, ils portent sur les
effets attendus des politiques publiques, la qualité exigée des services publics et l’optimisation des
moyens mis en œuvre par les administrations.
Ces objectifs laissent une certaine autonomie aux administrations sur la manière de les réaliser, dans la
mesure où ils ne fixent pas le détail des activités à effectuer ou des crédits à consommer. Il appartient
aux administrations d’utiliser au mieux les marges de manœuvre liées à la globalisation des crédits, pour
arrêter les modalités d’action les plus appropriées en vue d’atteindre les objectifs stratégiques.
Elles doivent à cette fin mettre en place un dispositif de pilotage par la performance permettant d’orienter
l’action de l’ensemble de leurs services vers la réalisation des objectifs stratégiques.
Compte tenu de la longueur des chaînes de responsabilité de l’État, le passage de témoin entre la
responsabilité politique et la responsabilité de gestion revêt une importance cruciale. Le responsable de
programme est à la charnière de ces deux niveaux de responsabilité. Il concourt à l’élaboration des choix
stratégiques, sous l’autorité du ministre compétent et il est responsable de leur mise en œuvre
opérationnelle.
L’article 70 - 2ème alinéa du décret relatif à la gestion budgétaire et comptable publique précise le rôle
dévolu au responsable de programme :
- il établit le projet annuel de performances prévu à l’article 51 de la loi organique du 1 er août 2001. Il
présente dans ce document les orientations stratégiques et les objectifs du programme et justifie les
crédits et les autorisations d’emplois demandés
- dans le cadre du dialogue de gestion, en liaison avec les responsables des budgets opérationnels de
programme, il décline notamment les objectifs de performance au niveau du budget opérationnel de
programme.
Les objectifs stratégiques arrêtés par les autorités politiques sont relayés grâce au dispositif de pilotage
par les performances dans l’ensemble de l’administration. Ainsi les agents sont à même de conduire leurs
activités dans une direction qui concourt à la réalisation des objectifs stratégiques arrêtés par le niveau
politique.
Le budget opérationnel de programme présente sur son périmètre la programmation des crédits et des
emplois en précisant notamment les dépenses obligatoires et inéluctables et une déclinaison des objectifs
et des indicateurs de performance du programme.
La performance de la gestion du budget opérationnel de programme est mesurée par le suivi d’objectifs
et d’indicateurs qui sont définis en cohérence avec les objectifs et indicateurs inscrits dans le projet
annuel de performances du programme, en lien direct avec les actions conduites dans le périmètre du
budget opérationnel de programme. Les objectifs du budget opérationnel du programme peuvent être
soit identiques à ceux fixés dans le projet annuel de performances, soit concourir directement à la
réalisation de ces mêmes objectifs.
Les indicateurs rattachés à ces objectifs présentent sur le périmètre du budget opérationnel de
programme les résultats obtenus lors des exercices précédents, les résultats à atteindre au cours de
l’année et le cas échéant, les cibles pluriannuelles définies dans le projet annuel de performances.
Les opérateurs de l’État occupent une place centrale dans la mise en œuvre des politiques publiques. En
contrepartie, il est légitime que l’État assure par l’intermédiaire des tutelles ministérielles le suivi des
orientations stratégiques de ces établissements en veillant à ce que leur action s’inscrive dans les
politiques publiques auxquelles ils participent.
Au vu des priorités et objectifs retenus par le contrat de performance, une lettre de mission est adressée
par le ministre de tutelle à chaque dirigeant d’établissement nommé par un acte de Gouvernement. Elle
permet de définir les indicateurs de performance à partir desquels est calculée la part variable de la
rémunération du dirigeant et des membres des équipes de direction.
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Par ailleurs, les objectifs stratégiques et opérationnels doivent être en lien direct avec les objectifs de
performance de la mission du ou des programmes de rattachement de l’opérateur. Ainsi, tout objectif et
tout indicateur présent dans un projet annuel de performances et porté par un opérateur doit être
intégralement repris dans le contrat d’objectifs de l’opérateur concerné. De plus, les cibles fixées doivent
être conformes aux engagements internationaux ou à tout autre engagement inscrit dans un document
public.
L’ordonnance du 24 avril 1996 prévoit que les contrats d’objectifs et de gestion (COG) déterminent, outre
les moyens de fonctionnement dont les branches et organismes disposent, des objectifs pluriannuels de
gestion. Les objectifs fixés dans les COG portent sur la qualité de service, l’efficience de la gestion, et la
performance économique. La démarche de performance des COG est antérieure à celle mise en place par
l’État avec les contrats d’objectifs des opérateurs.
La direction de la sécurité sociale a mis en place en 2003 un groupe de travail « benchmarking » qui vise
à disposer d’une instance de réflexion sur la performance du service public de la sécurité sociale. Il est
ouvert à tous les organismes, régime général et régimes spéciaux confondus. Sa principale mission est de
veiller à la convergence des indicateurs des COG. A ainsi été élaboré un catalogue d’indicateurs dans
lequel on retrouve :
- des indicateurs « métiers » par branche
- des indicateurs pour les fonctions transverses
- des indicateurs de coût de gestion
- des indicateurs spécifiques sur l’informatique
L’adoption d’indicateurs communs doit permettre la production de données homogènes afin de faciliter les
comparaisons et d’assurer le partage des bonnes pratiques. Ce groupe de travail se réunit sur la base du
volontariat.
La démarche de performance repose sur un « cycle vertueux » fondé sur la confrontation entre ce qui a
été annoncé dans les PAP en termes de résultats attendus (prévisions, cibles) et les résultats constatés
(réalisés) à l’occasion de la présentation des RAP. Ce bouclage permet de procéder entre les deux
exercices à des ajustements et à revalider régulièrement la pertinence du système de pilotage de la
performance en analysant les écarts entre les objectifs et les résultats, avec deux types d’ajustement
possible :
- boucle de régulation : il s’agit ici de s’efforcer de réduire un écart constaté entre objectif et résultat
en intensifiant le plan d’action engagé ou bien en révisant les objectifs fixés initialement
- boucle d’apprentissage : l’action corrective porte ici sur le modèle de performance qui sous-tend
l’objectif. Sur la base d’une évaluation plus approfondie de la politique publique engagée, l’action
peut être en partie ou totalement réorientée
9 avril 2014 séance de présentation des travaux Performance et DPT aux ministères
Saisie par les ministères des libellés des objectifs, indicateurs et sous-
indicateurs (au niveau programme et au niveau mission)
Choix des indicateurs qui seront présentés au niveau des missions et
Jusqu’au 30 mai 2014 sélection sous Farandole
Livraison du lot et envoi du fichier des objectifs et indicateurs de
performance à l’adresse l-budget-perf@[Link]
(cf. fiche 7)
Discussion avec la DB
Août 2014
Finalisation et édition des bleus 2015 par mission
Les conférences de performance organisées entre les bureaux sectoriels et les ministères se tiendront au
cours du mois d’avril 2014 et porteront sur la préparation des projets annuels de performances (PAP) 2015.
Ces conférences de performance seront l’occasion d’échanges approfondis sur la pertinence des
indicateurs, sur leur utilisation dans le pilotage des services ainsi que sur le niveau des prévisions et des
cibles.
Dans une perspective d’amélioration du dispositif de performance, elles permettront de passer en revue les
objectifs et indicateurs des programmes, de revenir sur l’analyse des résultats 2013 et d’engager la
discussion sur le choix des indicateurs considérés comme les moins fiables ou pertinents et qui pourront
faire l’objet de proposition de suppression des volets PAP.
En prévision des conférences de performance, il est demandé de transmettre 5 jours francs avant la
conférence un dossier contenant les propositions d’amélioration. Ce dossier sera transmis par courrier
électronique au chef du bureau sectoriel concerné de la direction du budget, ainsi qu’au bureau de synthèse
en charge de la performance (bureau de la performance de la dépense publique et de la fonction financière)
à l’adresse suivante : l-budget-perf@[Link]
- la liste des objectifs et indicateurs envisagés au PAP 2015 avec notamment les propositions de
suppression d’indicateurs jugés les moins fiables et les moins pertinents. Les échanges pourront se
réaliser sur la base du tableau EXCEL de suivi des indicateurs 2014-2015 mis en ligne sous
farandole
- les fiches de documentation attachée à chaque indicateur. Ces fiches doivent impérativement être
transmises avec la liste des objectifs et indicateurs. Elles servent de support aux discussions pendant
les conférences de performance. Si le format de la fiche ministérielle diffère de celui proposé en fiche
6, il convient de veiller à ce que les différents items soient tous repris. La documentation complète
des indicateurs constitue une obligation : le défaut de documentation influe sur leur prise en compte
dans le dispositif de performance
- la liste des projets pouvant être intégrés dans l’indicateur de respect des coûts et délais des grands
projets (cf. fiche 20).
Pour chaque indicateur présent dans les documents budgétaires, la production de fiches de documentation
est obligatoire. Ces fiches complètent, dans un registre technique détaillé, les éléments fournis dans un
format simplifié à la rubrique « Précisions méthodologiques » du PAP.
Ces fiches, garantes de la robustesse et de la fiabilité des indicateurs proposés, doivent être renseignées
de manière précise. Elles sont nécessaires à la production des documents budgétaires, mais également au
pilotage et au suivi de la mesure de performance. Elles constituent un élément d’auditabilité de la démarche
de performance opposable au Parlement, au Conseil constitutionnel, à la Cour des comptes ainsi qu’à tout
acteur concerné par l’évaluation du dispositif.
Le contenu de ces fiches de documentation doit permettre de comprendre la nature des données, leur
périmètre exact, leur mode et leur périodicité de collecte, leurs modalités de consolidation, le rôle des
différents acteurs dans le cycle de production de l’indicateur, de la collecte à la conservation des données
de base.
Ces fiches peuvent être complétées par des annexes relatives aux procédures suivies pour la collecte et la
conservation des données. Il est possible d’adjoindre des séries statistiques plus fines portant si possible
sur plusieurs années et détaillant les données servant au calcul de l’indicateur (par exemple, données du
numérateur d’une part et données du dénominateur d’autre part ; données par région dans le cas d’une
moyenne nationale, etc.).
Le modèle de fiche de documentation d’indicateur est présenté infra pour décrire et documenter en
détail les indicateurs, en vue de garantir une harmonisation qualitative du dispositif global de
mesure de la performance et d’assurer son auditabilité.
A l’issue des conférences de performance, la maquette des objectifs et indicateurs rattachés à chaque
mission et programme doit être validée. Cette maquette est présentée dans le tome 2 du rapport
présentée à l’occasion du débat d’orientation des finances publiques qui se tient à la fin du premier
semestre de l’année.
Pour les PAP 2015, la saisie des objectifs, indicateurs et sous-indicateurs suivra la même procédure que
pour les PAP 2014.
Cette procédure permet de renforcer la traçabilité des indicateurs. Tout indicateur présenté en PLF
comporte en effet un identifiant unique, non apparent dans les documents budgétaires.
2/ Les ministères renseigneront, par programme, un fichier Word retraçant en mode corrections
les évolutions souhaitées du dispositif de performance.
Ce fichier est disponible sous Farandole, au niveau du lot Performance de chaque programme.
Il correspond au départ à la liste des objectifs, indicateurs et sous-indicateurs du PAP 2014.
Les ministères veilleront donc particulièrement à présenter clairement l’ensemble des évolutions
souhaitées dans ce fichier.
Pour rappel, seuls les objectifs et les indicateurs sont présentés au Parlement dans le cadre du débat
d’orientation des finances publiques.
Après la livraison de ce premier lot, les libellés des sous-indicateurs pourront par conséquent faire l’objet
d’ajustements, dès lors que ces derniers auront été validés en conférence de performance. Tout
ajustement sur les sous-indicateurs devra être demandé sous le même format (fichier Word en mode
correction) à l’adresse
l-budget-perf@[Link]
Pour l’exercice du PAP 2015, la date de livraison à la direction du budget des volets performance
associés aux programmes est fixée au 31 juillet 2014.
Cette deuxième phase de livraison du lot Farandole permettra de consolider les valeurs, les commentaires
techniques et les autres textes littéraires constitutifs du volet performance des PAP.
La présentation stratégique du programme, les présentations des objectifs, la présentation des indicateurs
les valeurs et commentaires techniques des indicateurs seront renseignés par les ministères.
Le guide utilisateur relatif à la performance des PAP 2015 présent sur la page d’accueil de Farandole
reprend l’ensemble de ces points.
Les projets annuels de performances annexés au projet de loi de finances présentent pour chaque mission
une programmation pluriannuelle.
Cette présentation est positionnée en ouverture de chaque volume contenant les projets annuels de
performance des programmes. Elle est donc lue avec une attention particulière par les parlementaires.
Le choix des indicateurs de mission opéré pour la plupart au PLF 2010 doit entièrement être réexaminé
au PLF 2015 pour s’assurer qu’ils sont en rapport direct avec les priorités politiques portées par la
mission.
Ces indicateurs sont considérés comme particulièrement emblématiques des politiques publiques du
ministère et des priorités engagées. Ils revêtent donc une importance toute particulière.
Cet examen doit entraîner la suppression des indicateurs de mission les moins pertinents et les moins
compréhensibles pour les parties prenantes (Parlement, Cour des comptes, presse, grand public, etc.)
et leur remplacement soit par d’autres indicateurs de programme plus significatifs soit par des
indicateurs ad hoc à créer en les rattachant à de nouveaux objectifs – également à créer - au niveau de
la mission.
Il pourra notamment être proposé un indicateur ad hoc qui soit transversal aux programmes de la
mission. Par exemple, l’indicateur PISA relatif aux acquis des élèves à 15 ans peut être considéré
comme synthétique pour l’ensemble des programmes de la mission Enseignement scolaire.
En cas de création d’objectifs et d’indicateurs ad hoc au niveau de la mission, il est rappelé que les
indicateurs de performance doivent être définis en fonction des objectifs à atteindre et qu’ils doivent
permettre la mesure de la performance en termes d’efficacité socio-économique, de qualité de service
ou d’efficience.
S’agissant d’indicateurs d’efficacité socio-économique, il est précisé que les résultats mesurés peuvent
n’être qu’en partie imputables à l’action des services en charge de la politique publique (par exemple, le
nombre de morts sur les routes ne résulte pas seulement de l’entretien routier, mais aussi de la
présence policière, de l’éducation des conducteurs, des pratiques de consommation d’alcool et de
drogues, du climat, etc.).
Cette imputabilité partielle ou indirecte ne doit pas pour autant faire renoncer au choix d’indicateurs de
résultat, sans doute les mieux à même pour communiquer sur les impacts et les effets d’une politique
publique.
- Un texte succinct justifiant la pertinence de leur choix au regard des politiques publiques portées
par la mission ainsi que les prévisions d’évolution sur la période du triennal 2015-2017.
Le libellé de l’objectif, de l’indicateur et pour chaque sous-indicateur associé, son libellé, l’unité de
mesure retenue, la prévision au PLF 2015 ainsi que la valeur-cible 2017.
Le libellé de l’objectif suivi d’une présentation brève explicitant la pertinence des indicateurs
associés et les éventuelles évolutions du dispositif en cohérence avec les données
chiffrées.
D’un champ « présentation des prévisions et de la cible » dans lequel doit figurer les
justifications et les éléments d’explication se rapportant aux prévisions et aux cibles. Cette
partie permet de présenter les leviers d’action mobilisés et les résultats attendus.
Une analyse comparative avec d’autres pays (benchmarking) pourra être ici développée
pour éclairer et mettre en perspective les indicateurs de mission retenus et au-delà
contribuer à l’évaluation de la performance des politiques publiques portées par la mission.
L’insertion de parangonnages internationaux (OCDE, UE, etc.) lorsqu’elle est possible et
pertinente (homogénéité des groupes de comparaison et des modes de collecte des
données), est à insérer au sein de ce texte.
Principes directeurs
La stratégie est élaborée au terme d’une réflexion approfondie. : évaluation de la politique mise en œuvre,
comparaisons internationales, analyse de l’environnement (politique, économique, social, environnemental,
légal), concertation avec les services opérationnels sur les modalités de mise en œuvre, d’action et
d’organisation.
La stratégie s’inscrit dans une perspective pluriannuelle. Le choix d’une stratégie est structurant pour les
politiques menées et les administrations concernées. Il est donc important que celle-ci soit relativement
stable dans le temps – sous réserve de changements de politique générale et que la réflexion stratégique
s’inscrive dans un cycle pluriannuel, en principe à horizon de 3 à 5 ans.
La définition d’une stratégie est une étape préalable à la définition des objectifs et indicateurs. En l’absence
de réflexion stratégique, il est difficile de définir des priorités et donc de proposer un nombre limité
d’objectifs pertinents. La présentation de la stratégie permet d’expliquer la cohérence globale des objectifs
retenus et de justifier leur choix. La réflexion stratégique tient compte du contexte du programme et en
premier lieu des programmes qui appartiennent à la même « mission », c’est-à-dire à la même unité de vote
des crédits.
La cohérence d’ensemble des stratégies des programmes et leur compatibilité avec le cadre budgétaire
sont assurées en premier lieu dans la phase d’élaboration du projet de loi de finances, puis lors de la
discussion budgétaire au Parlement. La stratégie retenue doit être présentée de manière synthétique en
structurant autour de quelques orientations les objectifs qui la concrétisent. Elle doit être énoncée en termes
clairs et concis.
Guide de rédaction
- Vérifier que la présentation stratégique intègre une présentation succincte du programme.
- Vérifier que la partie « présentation stratégique » du PAP exprime une véritable démarche
stratégique : confrontation des finalités, des contraintes et des ressources, débouchant sur des
priorités ; analyse des résultats antérieurs et des perspectives pluriannuelles.
- Vérifier qu’elle définit les finalités de la politique concernée, pour en déduire les axes ou orientations
stratégiques qui justifient le choix des objectifs.
- Prévoir un échange avec le chef de file du DPT sur les indicateurs des différents programmes
contributeurs, à intégrer dans le cadre de la politique transversale concernée. A ce titre, les
ministères contributeurs sont appelés à répondre aux sollicitations du chef de file dans son
nécessaire rôle de coordination et de mise en cohérence des propositions formulées. Une adaptation
des indicateurs de performance n’est envisagée qu’au titre des politiques territorialisées.
Nota :
Depuis le PAP 2014, un champ spécifique est réservé à la présentation pour chaque indicateur, des
éléments de justification des prévisions et de la cible. Il convient donc de réserver les
développements relatifs à l’explicitation de l’évolution des résultats et à l’identification des leviers
d’action dans le champ prévu à cet effet et non plus en commentaire sous la partie objectif.
Les indicateurs sont destinés à mesurer la réalisation des objectifs préalablement définis.
Chaque indicateur de performance est composé :
INDICATEUR X.X :
(du point de vue du contribuable)
SSI n° 1
SSI n°2
- s’assurer de la lisibilité des libellés des indicateurs : ces derniers doivent être courts et signifiants pour
tous. Une formulation plus précise est toutefois possible au niveau du sous-indicateur. Les indicateurs
formés par ratio non interprétable en lecture directe doivent impérativement faire l’objet d’éléments de
contexte éclairants en commentaire.
- privilégier, lorsque cela est pertinent, un format d’unité qui augmente la lisibilité et facilite la lecture :
séparateur de milliers lorsqu’un nombre est peu lisible, se limiter à une décimale pour les pourcentages et
les millions, et à deux décimales pour les milliards.
- veiller à la cohérence entre la mesure annoncée dans les libellés et l’unité de mesure valorisée.
- renseigner toutes les réalisations passées, les prévisions et les cibles : pas d’absence de données sinon
de manière dérogatoire et justifiée avec mention de la date ultérieure de disponibilité. L’indisponibilité des
données doit conduire le cas échéant à une réflexion sur le maintien de l’indicateur dans les documents
budgétaires.
- justifier les cibles au regard des moyens et plans d’action mis en œuvre, en cohérence avec les autres
parties des PAP (présentation stratégique/axes et dispositifs mis en place, JPE, CAC ou Opérateurs).
- rappeler la méthode de valorisation des indicateurs et indiquer la source des données dans les
commentaires techniques : ce commentaire reprend de façon simplifiée les éléments essentiels de la
fiche de documentation.
Les indicateurs transversaux doivent être renseignés par les programmes support (programmes portant
l'intégralité du support ou programmes ne portant pas l'intégralité du support mais dont la spécialité relève
exclusivement de crédits de support) et, lorsqu'un tel programme n'existe pas pour un ministère donné,
par le programme portant l'action support majoritaire :
Écologie, développement et
217 Programme portant l’intégralité du support
aménagement durables
Le ratio d’efficience bureautique a été introduit dès les travaux du PLF 2008.
Pour une meilleure compréhension de l’efficience globale, ce ratio sera présenté de façon consolidée
dans le programme soutien principal, en faisant état des différents contributeurs et différents bénéficiaires.
Le périmètre de mesure sera bien précisé.
Le ratio comprendra :
Au numérateur : la somme des dépenses bureautiques, intégrant : les achats de PC fixes, PC portables,
écrans, PDA, photocopieurs et imprimantes personnelles ou en pool, les consommables, les
messageries, les licences des systèmes d'exploitation, les suites bureautiques, les logiciels de sécurité, la
formation bureautique des utilisateurs, les serveurs bureautiques, les serveurs de messagerie et les
personnels internes (titre 2) et externes affectés au support et au soutien des utilisateurs de la
bureautique, les coûts de la maintenance des matériels et du logiciel de bureautique ainsi que les
locations d'équipements afférentes à la bureautique.
Sont à exclure les coûts internet d'accès et d'hébergement, les applications de collaboration et les coûts
réseaux (téléphonie et données) ainsi que les dépenses de reprographie. Les coûts du personnel
utilisateur de la bureautique ne sont pas intégrés dans ce ratio, y compris le temps qu'il passe en
formation bureautique.
Nota :
- Les dépenses internes en personnel affecté à l’administration et au soutien de la bureautique
(consommations CP sur le titre 2 hors CAS) sont à inclure dans le numérateur.
- Les coûts liés aux missions à l’étranger sont à prendre en compte si le déplacement concerne le
support bureautique ; ils doivent être mentionnés en commentaire technique.
- Les deux possibilités étant admises, les ministères choisiront et le signaleront en commentaire si le
numérateur du ratio est établi en coût annuel (données de comptabilité générale) ou bien en dépense
budgétaire (données de comptabilité budgétaire).
- Il faut raisonner en euros courants.
- Les éventuelles recettes liées à la bureautique ne sont pas à inclure.
Nota :
Dans certains cas, l'équipement bureautique peut ne pas être affecté à l'usage individuel d'un agent de la
structure, notamment s’agissant de l'équipement des salles de formation, des vacataires ou prestataires
ou autres intervenants extérieurs, ou bien encore pour des positions d'accueil ou des positions techniques
de supervision ou de contrôle. Il est alors légitime de considérer que le nombre de ces postes physiques
supplémentaires, non affectés à des agents, doit être ajouté, sous réserve que les différentes utilisations
soient clairement exposées en commentaire.
Par définition et pour tenir compte des éventuelles évolutions entre deux années, le nombre de postes
bureautiques à inscrire au dénominateur sera la moyenne des nombres de postes bureautiques de
l’année N-1 et de l’année N, ces deux nombres étant chacun évalués comme précédemment expliqué.
Exemple : au 31 décembre 2009 : 30.000 postes bureautiques, au 31 décembre 2010 : 31.000 postes
bureautiques, nombre de postes bureautiques 2010 : 30.500
Les commentaires techniques seront articulés autour des axes suivants : le périmètre, le calcul du
numérateur et le calcul du dénominateur. Le choix de la cible sera justifié et pourra être mis en
perspective avec des éléments plus qualitatifs, comme le niveau de service attendu.
Les commentaires porteront également sur la précision des chiffres fournis, qu’il s’agisse de la qualité de
l’évaluation, de la précision de la mesure ou du périmètre retenu. Dans le cas où l’indicateur porte sur un
périmètre restreint, une mention particulière précisera que l’indicateur est en cours de développement en
indiquant une année d’exercice comme date ferme de documentation complète.
L'indicateur est calculé sur la base du ratio entre le nombre de personnels gestionnaires ou « effectifs
gérants » et le nombre « d’effectifs gérés », inclus dans le plafond d’autorisations d’emplois.
Les ministères se conformeront à la méthodologie DGAFP établi en 2006, dans le cadre d’un groupe de
travail interministériel.
Les effectifs « gérants » seront indiqués en « équivalent temps plein » (ETP) ou en équivalent temps plein
travaillé (ETPT). L’unité retenue devra être précisée dans les commentaires techniques. Les « effectifs
gérés »1 seront décomptés en effectifs physiques.
1° La gestion administrative
2° La formation
Les formateurs ne font pas partie des effectifs « organisant la formation ». En revanche, l’organisation
matérielle des actions de formation entre en ligne de compte quand elle est assurée par les services du
ministère et non pas par des sous-traitants, établissements publics ou autres ministères2.
1
Il est fait l’hypothèse qu’une quotité de temps de travail inférieure au temps plein n’induit pas un allègement de
l’activité des services gestionnaires.
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3° Les conditions de travail
Les ministères pourront inclure les effectifs chargés des fonctions particulières de liquidation de la paye et de
gestion des pensions. Ils le préciseront en commentaires techniques.
Ces agents correspondent généralement aux agents en position normale d’activité affectés dans le
ministère, celui-ci prenant en charge leur rémunération à partir de son plafond de crédits.
Devront donc être exclus du décompte :
- les personnels faisant l’objet d’une gestion partagée avec une autre administration : agents
détachés entrants ou sortants, agents mis à disposition entrants ou sortants ;
- les personnels « affectés » dans un autre ministère ou établissement public ;
- les personnels en CFA ou CLD (qui sont décomptés hors du plafond d’autorisation d’emplois du
ministère) ;
Lorsque les modalités de décompte des effectifs gérés exposées ci-dessus entraînent une réduction
significative du nombre d’agents gérés (par exemple lorsqu’un ministère assure des tâches de gestion
pour le compte d’établissements publics ou d’un autre ministère), un coefficient applicable aux « effectifs
gérants » pourra réduire le nombre de gestionnaires à concurrence des seuls effectifs gérés pris en
compte. Ce coefficient devra être explicité.
2
Les agents et les élèves qui bénéficient de formations ne sont pas « organisateurs » de ces formations et ne sont pas
comptés.
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Pour rendre compte dans le calcul du ratio de la situation des ministères assurant la gestion d’effectifs
pour le compte d’autres entités, le numérateur pourra être réduit par application d’un coefficient rendant
compte de la part d’activité des gestionnaires consacrée aux seuls effectifs inclus dans le dénominateur
(i.e. effectifs compris dans le plafond d’emplois et intégralement gérés par le ministère).
- Calcul du ratio :
Ratio = (Effectifs gérants x 64 %) / (effectifs intégralement gérés inclus dans le plafond d’emplois).
Dans la pratique, l’indicateur comportera deux sous-indicateurs : le ratio et les effectifs gérés. Les
effectifs pourront être présentés en sous-indicateur de contexte (sans cible).
Les ministères pourront apporter un niveau de détail plus élevé en JPE en renseignant le tableau
présenté ci-dessous. Dans ce cas, mention en sera portée en performance.
Effectifs
intégralement
Ratios gestionnaires / effectifs gérés gérés (inclus
dans le plafond
d'emplois)
(Effectifs physiques ou ETP) G
Effectifs gérants T = T/G
a+b+c+d
administrant et gérant a a/G
organisant la formation b b/G
consacrés aux conditions de travail c c/G
consacrés au pilotage et à la politique des d d/G
compétences
Partiellement gérés
Partiellement gérés
(agents en Intégralement gérés
(agents en
Intégralement gérés détachement entrant, (CLD4, disponibilité,
détachement sortant
en MAD3 sortante et etc.)
et en MAD entrante)
en PNA)
64 % 3% 25% 8%
3
Mises à disposition
4
Congés de longue durée (CLD), dont congés parentaux de longue durée (dès lors que l’agent n’est pas rémunéré mais
reçoit une prestation) ; Congés de fin d’activité (CFA).
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Fiche 15 : indicateur d’efficience de la gestion immobilière
L’État mène une politique de modernisation de la gestion du patrimoine immobilier afin d’en maîtriser
l’efficience. Cette politique a conduit à définir des indicateurs et ratios immobiliers en concertation avec
France Domaine.
Les programmes listés en début de cette annexe présenteront un indicateur de performance de la gestion
immobilière. Le programme 333 devra poursuivre sur son périmètre la fiabilisation de cet indicateur.
Afin de poursuivre le travail de fiabilisation engagé sur cet indicateur, la direction du Budget propose de
maintenir l’exercice limité aux immeubles occupés par des bureaux. Il est proposé de reprendre le
périmètre des loyers budgétaires (immeubles majoritairement occupés à usage de bureaux).
En cohérence avec la production du DPT « gestion du parc immobilier » et dans un souci de mise en
cohérence des données, il est demandé aux programmes contributeurs de bien vouloir respecter les
éléments de cadrage portant sur cet indicateur et sur les sous -indicateurs qui le composent : respect
des intitulés, conformité aux définitions et mode de calcul établis par France Domaine. Les
différentes notions servant de base à la construction de l’indicateur sont détaillées dans la note
France Domaine du 19 février 2010 « Définition et typologie des surfaces de l’État ». Il est précisé
que la notion de poste de travail est la plus pertinente pour la mesure du ratio imm obilier. Pour
autant, lorsque cette donnée n’est pas disponible, dans un souci de fiabilité de l’information, la notion
d’effectifs en ETPT sera retenue. Dans ce cas, il s’agira de n’intégrer que les ETPT correspondant au
périmètre étudié. Les ministères ayant une connaissance fine des résidents et constatant une
différence importante entre les effectifs en ETPT et les résidents en ETPT pourront en faire mention
en commentaires techniques.
Les commentaires techniques porteront également sur la précision des chiffres fournis et sur la
trajectoire retenue. Les valeurs cibles devront par ailleurs être justifiées.
(1) en cas d'occupation par un tiers, l'éventuelle contribution de ce dernier aux dépenses d'entretien et aux travaux devra
si possible être indiquée
(2) données non basculées à partir de l'ex-TGPE mais intégrables dans Chorus.
Principe
Depuis le PLF 2012, le périmètre de l’indicateur 218.5.1 « Gains relatifs aux actions achat
interministérielles animées par le Service des achats de l’État » permet de rendre compte des gains
d’achat potentiels générés par les actions du SAE.
Pour assurer une couverture complète de la performance de la fonction achat, il est proposé d’élargir
le périmètre de suivi en déclinant l’indicateur d’efficience de la fonction achat sur l’ensemble des
ministères engagés dans la démarche et selon la même méthodologie que celle qui est utilisée pour
le pilotage du plan d’actions achat, en termes de répartition de la cible d’objectif de gains, de calcul
des gains prévisionnels et de calcul des gains sécurisés. Les correspondants techniques sont les
responsables ministériels achats (cf. tableau de correspondance supra) qui disposent de l’ensemble
des informations et données disponibles pour renseigner l’indicateur ministériel.
Dispositif
- au niveau des ministères, en cohérence avec le Plan d’action d’achats validé par le SAE, le
nouvel indicateur sera rattaché par convention sur le programme support ministériel. Les
données de gains (cible, prévision, réalisé) seront agrégées (gains d’achat relatifs au x actions
interministérielles et gains d’achat relatifs aux actions ministérielles propres).
Un indicateur du SAE
décliné en deux sous- Rattachement P218
indicateurs
Indicateurs
Agriculture
Affaires étrangères
Culture
Défense
Ecologie
Rattachement
Un indicateur agrégé, Economie et budget
déclinaison de la cible par Education nationale programme support
ministère (SAE + actions et supérieure des ministères
ministérielles propres) Intérieur
Justice
Santé
Services du Premier
ministre
Travail
La méthode interministérielle de calcul des gains achats a été validée par le comité des achats en
juillet 2009 et fait l’objet d’un suivi auditable à travers l’application IMPACT, au premier niveau par le
responsable ministériel achat (RMA) et au deuxième niveau par le SAE. Le principe général de calcul
des gains achats consiste à valoriser l’action de l’acheteur à travers les leviers utilisés
L’écart de prix ou de coût est multiplié par le volume prévisionnel annuel. Est ainsi calculé un« gain achat
base 12 mois » comptabilisé une seule fois l’année de réalisation (= sécurisation du projet achat).
Les données inscrites dans l’indicateur transversal devront être cohérent es avec le suivi du Plan
d’actions achat. Dans cette perspective, les ministères solliciteront l’appui de leur correspondant
«responsable ministériel achat » (RMA) :
Présentation de l’indicateur
Gains relatifs aux actions M€ XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X
achat interministérielles
animées par le SAE
Gains consolidés M€ XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X
interministériels
Gains relatifs aux actions M€ XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X XX,X
achat
(SAE + actions
ministérielles propres)
Les commentaires techniques seront articulés autour des axes suivants : le périmètre, le calcul de la
cible, la justification des prévisions notamment lorsqu’elles présentent un écart à la cible.
Dans le cas où l’indicateur porte sur un périmètre restreint, une mention particulière précisera que
l’indicateur est en cours de développement en indiquant une année d’exercice comme date ferme de
documentation complète.
Tous les programmes support présenteront un indicateur mesurant le respect de l’obligation d’emploi des
travailleurs handicapés au sein des ministères. Il convient de préciser que le ratio mesuré concerne
l’ensemble du ministère et non les effectifs du seul programme.
Le mode de calcul retenu est celui utilisé dans le cadre de la déclaration faite au FIPHFP. Un document
en ligne [Link] rappelle les définitions communes. La
liste des bénéficiaires y est notamment détaillée.
Vous veillerez à ce que les valeurs renseignées en prévision et en cible soient conformes aux
engagements pris dans les plans pluriannuels et discutés dans le cadre des conférences de gestion
prévisionnelle des ressources humaines.
INDICATEUR X.X : Part des bénéficiaires de l’obligation d’emploi prévue par la loi n°87-517 du 10
juillet 1987
(du point de vue du citoyen)
Il s’agit d’une problématique transversale à tous les ministères. L’objectif poursuivi est de publier dans les
meilleurs délais les textes d’application des lois et, si adaptée au programme, la transposition des
directives européennes.
Il s’agit pour chaque décret publié sur N (jusqu’au 31 décembre) de calculer la différence entre la date de
publication du décret et la date de publication de la loi (sauf dans les cas de différé d’application). La
valeur de l’année N est la moyenne de ces différences. La période de référence est la législature en cours
(14ème législature). Dans les commentaires techniques, des précisions seront fournies sur la dispersion
des délais et sur le stock. Cet indicateur de délai vient en complément de l’indicateur de taux d’exécution
des lois inscrit sur le programme 129 et décliné par ministère.
L’indicateur sera intégré dans le volet performance du programme support (ou du programme
portant l’action support majoritaire) ou sur le programme de politique publique lorsque l’ensemble
des projets sont portés par ce programme.
Par convention, le coût initial est le coût total prévisionnel à l’achèvement déterminé au lancement du
projet6, c'est-à-dire le cumul des dépenses prévisionnelles (consommations de CP) directement liées au
projet. Le délai initial est la date prévue, au moment du lancement du projet, pour la fin du projet, c'est-à-
dire la date du dernier état de service fait du dernier marché dédié au projet.
Les coûts pris en compte concernent le titre 5, le cas échéant le titre 3, ainsi que le titre 2 pendant toute la
durée du projet. Les études effectuées préalablement au lancement du projet sont réputées avoir permis
d’affiner le délai et le périmètre des coûts à prendre en compte et donc permettre au maître d’ouvrage
d’engager le projet sur des bases clarifiées. Les dépenses engagées après la fin du projet sont à exclure
du périmètre des coûts.
3. L’initialisation de l’indicateur
Cet indicateur a vocation à mettre en évidence régulièrement l’éventuelle dérive en coût et en délai sur un
portefeuille de projets issus des domaines considérés et présentant un enjeu budgétaire significatif.
A cette fin, il est demandé de s’intéresser aux projets de l’année (en cours en fin d’année et
terminés dans l’année), à coût initial supérieur à 1 M€. Le cas échéant, un seuil supérieur peut être
discuté avec la direction du Budget dans le cadre des conférences de performance.
La mesure de cet indicateur nécessite de la part des ministères la surveillance de l’avancement des
projets concernés, notamment avec le suivi de leur objectif, de leur coût et de leur délai d’achèvement
prévisionnels.
5
Dans le cas d’un projet informatique, la phase de réalisation peut se décliner par exemple en une phase de
développement, une phase d’intégration et de test et enfin une phase de déploiement.
6
La détermination des conditions initiales de lancement, concernant notamment des projets en cours de réalisation au
moment du démarrage de cet indicateur, est de la responsabilité des programmes maîtres d’ouvrage, ainsi que le
maintien dans le temps de la cohérence de la communication interne et externe sur leur avancement. Les coûts et délais
initiaux sont ceux déterminés à l’issue de l’étude préalable, lorsqu’une telle étude a été conduite et en tout état de cause
préalablement à la passation du premier contrat dédié au projet.
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La mise en place de cet indicateur suppose, pour les projets en cours, de se mettre d’accord
rétrospectivement sur le coût initial et le délai initial. Ceci fera l’objet d’échanges avec les maîtres
d’ouvrage.
Contenu de l’indicateur
L’objectif de cet indicateur n’est pas de mettre en avant d’éventuelles dérives mais bien de
favoriser un meilleur pilotage des grands projets.
Cet indicateur devra être assorti d’un commentaire explicatif justifiant, en cas de dérive significative, ce
qui relève de décisions d’évolutions, d’évolutions réglementaires, de l’indice des prix d’une part et ce qui
relève des aléas d’exécution du projet d’autre part.
Les commentaires porteront également sur l’explication des données chiffrées présentées.
La présentation des projets les plus lourds dans la partie JPE se concentre sur la partie « projets »
des activités SI menées par les programmes.
1 – La démarche MAREVA
La réalisation des projets est indispensable à la mise en œuvre du service public, en maintenant sa
qualité dans le temps et en intégrant les évolutions réglementaires et technologiques. Si la décision de les
engager est une prérogative des programmes de politique publique, il est indispensable que ces mêmes
programmes aient une vision claire et responsable des conséquences financières et organisationnelles de
leurs décisions et il est tout aussi souhaitable que la direction du Budget et les assemblées aient une
vision consolidée des budgets à soutenir.
L’évaluation des grands projets constitue la première étape sur la voie de la maîtrise de tous les projets.
L’expérience montre que l’acquisition de cette méthode d’évaluation, appliquée d’abord aux gros projets,
est en général étendue à tous les projets, ce qui contribue à la performance de la gouvernance
d’ensemble.
Cette évaluation est fondée sur la démarche MAREVA (Méthode d’Analyse et de REmontée de la VAleur)
qui a donné lieu à la mise au point d’un outil, actuellement sur Excel, bientôt sur web. Cet outil se fonde
sur un questionnement systématique et produit une synthèse de type « radar » à cinq axes.
Pour être crédible, l’analyse multicritère de type MAREVA nécessite un échange d’information et un
dialogue enrichis à l’intérieur des ministères, entre maîtrises d’ouvrage et DSI. La synthèse produite à
l’aide de l’outil constitue un support de communication homogène qui facilite la compréhension des
différents enjeux du projet.
Avant de revenir sur le critère de choix du projet à présenter, nous proposons une définition de ce qu’est
un projet.
LE CONCEPT DE PROJET :
Un projet correspond à une action spécifique, avec une date de lancement et une date de fin, un résultat
attendu, un délai objectif ainsi qu’un ensemble de ressources, en principe dédiées, affectées à son
exécution. Pendant la durée du projet, on lui affecte les dépenses qui n’auraient pas été supportées en
son absence.
L’étude préalable effectuée avant la décision de lancement du projet est en principe financée sur les
dépenses récurrentes, sauf à ce que le niveau de son coût nécessite une décision d’engagement
particulière ; dans ce cas, elle est financée sur la dépense « projets ». Le déroulement d’un projet
consiste successivement en une phase de conception (quelles spécifications pour l’application), une
phase de développement (codage de l’application), une phase d’intégration et de test (vérification du
fonctionnement en environnement réel de production et d’utilisation) et enfin d’une phase de déploiement
(sur les sites de production et les postes de travail). Ce découpage est fourni à titre d’exemple.
Un projet qui dure en longueur n’est pas un vrai projet. Il est nécessaire de reconsidérer périodiquement
l’intérêt d’un projet en cours, de façon à l’arrêter le cas échéant et a minima mettre à jour sa planification.
Un projet qui se termine débouche en principe sur une application en production.
Après la fin du projet, c'est-à-dire pendant la phase de production, toutes les dépenses liées au
fonctionnement de l’application sont comptabilisées dans le budget des dépenses récurrentes de
l’application. Ces dépenses de type maintenance curative ou évolutive sont à surveiller de près dans le
temps car elles ont une tendance naturelle à la hausse. Leur surveillance permet d’anticiper au mieux la
refonte ou le remplacement de l’application.
A noter aussi qu’en passant en phase de production, la nouvelle application permet souvent des gains
économiques ou qualitatifs hors de la sphère DSI.
Il s’agit d’abord de rendre compte de la maîtrise de la « soutenabilité financière » du projet jusqu’à son
achèvement ; à cette fin, les ministères sont invités à fournir les informations suivantes :
1 l’identification du projet
2 la référence LOLF de l’action finançant le projet
3 la référence LOLF [Programme/Action] de l’action bénéficiaire du projet (éventuellement
plusieurs)
4 le cas échéant, la référence de la mesure RGPP ou MAP concernée
5 le cas échéant, l’appartenance au domaine concerné par le programme CHORUS
6 le cas échéant, l’appartenance au domaine concerné par le programme ONP
7 le cumul jusqu’à 2013 inclus, et la prévision, à partir de 2014, des consommations annuelles de
CP et d’AE, liées au projet et mises à jour ; l’ensemble historique et prévision mise à jour met en
évidence le coût total prévisionnel à l’achèvement du projet et notamment le reste à payer CP
après 2013.
Il s’agit ensuite de présenter de façon plus large le projet et ses conséquences, notamment sa « valeur »
vis-à-vis des agents et des usagers, ainsi que les risques inhérents au projet.
8 le graphe de notation à 5 axes, produit par l’outil MAREVA, à saisir dans Farandole par copier-coller
à partir des résultats fournis par l’outil d’analyse
9 la date de l’analyse multicritère, l’objectif étant qu’elle soit récente
10 la période annuelle sur laquelle la rentabilité a été évaluée
11 le montant de la valeur actualisée nette, produite par l’outil MAREVA
12 le délai de retour, calculé par l’outil MAREVA
13 un commentaire expliquant brièvement :
- les enjeux du projet,
- les étapes significatives déjà réalisées et celles restantes,
Pour que puissent être déterminés les programmes concernés, il y a lieu de recenser au préalable tous
les programmes finançant des projets en cours ou à lancer. Ce recensement est d’autant plus facile que
le ministère dispose :
- d’un schéma directeur de son informatisation (1)
- d’une instance de gouvernance des projets (2)
- d’une liste des projets (3)
Pour que puisse être déterminé le projet le plus lourd financièrement, en termes de "soutenabilité", il y a
lieu d’effectuer pour chaque programme financeur et pour chaque projet à financer un suivi de la dépense
passée et de la dépense à venir jusqu’à achèvement (séquence budgétaire en AE et CP).
La dépense à venir en CP est utilisée pour décider quel est le projet à présenter, étant entendu qu’il est
fait le choix par convention de présenter le plus lourd. La surveillance du reste à dépenser, d’une année à
l’autre, est susceptible de confirmer (ou d’infirmer) la tenue du budget prévu initialement, au moment de la
décision de lancement. Ce suivi est d’autant plus facile que le ministère dispose :
- d’un suivi budgétaire en AE et CP des projets (4)
Pour que l’analyse multicritère du projet retenu soit crédible, il est nécessaire que le DSI réunisse tous les
moyens pour faire une bonne évaluation de la dépense, des risques techniques et de l’impact sur les
coûts récurrents après achèvement du projet. Il est nécessaire aussi que la maîtrise d’ouvrage
commanditaire du projet assume pleinement les évaluations des gains et des retours qui constituent
implicitement les objectifs du projet. Ce suivi est d’autant plus facile que le ministère dispose :
- d’un suivi budgétaire en AE et CP des applications en production (5)
L’existence même de l’étude multicritère MAREVA, qui ne porte pas exclusivement sur la rentabilité
économique, témoigne du fait que certains projets peuvent apparaître non rentables quoique totalement
justifiés. Les DSI s’attacheront toutefois à ne mettre en chantier que des projets à niveau de risque bien
maîtrisé ; les projets à rentabilité nulle ou négative devront logiquement faire état d’un niveau de maîtrise
des risques et d’un niveau de nécessité élevés. Ce suivi est d’autant plus facile que le ministère dispose :