Chimie Organique
Chimie Organique
b) La molécule d’heptanol
C7H15OH OH3
CH
71
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Nombre d’atome de 5 6 7 8 9 10
carbone
Préfixe pent hex hept oct non déc
Nom pentane hexane heptane octane nonane décane
Il faut signaler qu’un atome de carbone lié à : - un C est dit carbone primaire (CI)
- deux C est dit carbone secondaire (CII)
- trois autres C est dit tertiaire (CIII)
72
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
cyclopropane cyclopentane
Exemple :
Cl
1 2 3 4 5 6 7 8 CH3
CH3–CH2–CH–CH2–CH–CH2–CH2–CH3 2
1
6
CH3 CH2–CH2–CH3 3 5
4 C3H7
3-méthyl-4-propyloctane 1-chloro-2-méthyl-5-propylcyclohexane
Exemple :
H3C
CH2–CH3 CH3
7 6 5 4 3 2 1 4 1
CH3–CH–CH2–CH2–CH–CH–CH2–CH3 3 2
9 8
CH3–CH2 CH3 C2H5
3-éthyl-4,7-diméthylnonane 3-éthyl-1,1-diméthylcyclobutane
73
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Exemple :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
CH3–CH–CH2–CH2–CH–CH–CH2–CH2–CH2–CH3
CH2–CH3
toujours n°1 CH2
CH3
5-(1-méthylpropyl)décane
Exemple :
1 2 3 4 5 6
5 4 3 2 1
CH2–CH=CH–C=CH CH2=CH2–CH=CH–C=CH
pent-3-én-1-yne Hexa-1,3-dién-5-yne
74
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Dans une molécule simple, le benzène est qualifié de chaîne principale et les chaînes
latérales, si présentent, greffées sur le benzène comme préfixe. Ainsi, le nom
systématique est alklbenzène
Exemple :
CH3
Cl
éthylbenzène chlorobenzène (1-méthylbutyl)benzène
Le benzène peut perdre la place de chaîne latérale au dépend de ses chaînes principales
si celles-ci sont plus complexes. Ainsi, le benzène est en position de préfixe et son nom en
tant que substituant est phényl (-C6H5), à ne pas confondre avec le substituant
benzyl (-CH2-C6H5).
Exemple :
CH3
CH3 CH3
CH3
4-phénylpent-2-ène 3-benzylpent-2-ène
Exemple :
COOH CHO
COOH 1 1
1
2 OH 3
Cl 4
75
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Triples liaisons
CH3–C–C–CH2- but-2-ynyle
Cycle aromatique O
CH23
CH3
76
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Suffixe et préfixe utilisés pour désigner quelques groupes importants. Les groupes
présentés dans ce tableau sont rangés dans l’ordre décroissant de priorité.
77
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Dérivés halogénés
R–X
Organométalliques
R–M
Fonctions oxygénées
Fonctions azotées
78
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Exemple :
OH
HO
CH3–OH OH –OH
H3C CH2
méthanol éthan-1,2-diol pent-4-én-1-ol cyclopentanol
79
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
80
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Exemple :
O OH
H3C CH3
H3C CH3
O
O
propanone (ou cétone) CH
2-méthylpentan-3-one
3
4-hydroxyhexan-3-one
O CH3
éthanoate de méthyle cyclohexanecarboxylate de méthyle
81
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
H3C CH3
N-méthyléthanamine
N,N-diméthylpropanamine N-éthyl N-méthyléthanamine
82
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Exemple :
O O O
H
H3C CH3 CH3
O N H N H3C N CH3
H 2N CH3 CH3
H
CH3
H3C C≡N –C≡N
CH3-C=CH-C≡N
pentanenitrile 3-méthylbut-2-énenitrile cyclobutanecarbonitrile
83
Chimie organique Nomenclature des composés hydrocarbonés
Exercices d’auto-évaluation
1- Donner la formule développée des molécules suivantes, préciser le groupe caractérisant
la famille.
a) 2,2-diméthylbutane ; b) 2-éthyl-3-méthylpent-1-éne ; c) 2,2-diméthylbutan-1-ol ;
d) 3-méthyl-2-propylhexanal ; e) 2,4-diméthylpentan-3-one ; f) acide 4-
méthylpentanoique ; g) 3-méthylbutan-2-amine ; h) triméthylamine ; i) formyl
acide méthanoique ; j) 3-cyano-1,5-pentanedinitrile ; k) 3-(carboxyméthyl)acide
adipique ; l) isopropylcyclohexane ; m) 2-méthylbut-2-éne ; n) 1,3-
dichlorocyclopentane ; o) 3-(2-aminocyclobutyl)pent-3-énamide ; p) 3-phénylbutan-
2-ol ; q) a cide 4-carbamoyl-4-formyl-3-méthylbut-2-énoique ; r) N,N-
diméthylbutanamine ; s) bromure de benzoyle ; t) N-éthyl N-méthyl propylamine.
2- Lequel des énoncés suivants est un nom correct ?
a) 1,1-diméthyl-2-cyclohexanol
b) 5-bromo-2-pentanol
c) 1-bromo-4-pentanol
d) 3-butanol
e) 2-méthyl-4-chlorohexane
3- Lequel des énoncés suivants est le 4-chloro-N-méthyl-2-pentanamine
a) ClCH2CH2CH2CHN(CH3)2CH3
b) CH3CHBrCH2CH(NHCH3)CH3
c) CH3CHClCH2CH(NHCH3)CH3
d) CH3CH2CH2CH(NHCH3)CH3
4- Donner le nom des molécules suivantes selon les règles de l’IUPAC ainsi que leur
écriture topologique :
CH(CH3)2
CH2=CH-CH-CH-CH2-C=CH-CH3 ; CH2=CH-CH-C≡C-CH3 ; CH2=CH-CH2OH ;
CH3 CH2-CH3 CH=CH2
Cl COOH O
CHOCCl=CHCH(CH3)2 ; (CH3)2CH-C-O-CH(CH3)2 ; ; ;
CN CH3
O Cl
H2N CN
CH2OH-CH=CH-CO-C-C-CONH2 ; CH3-O-CH=CH2 ; CH3–CH2–CH2–CH–CH2–CH3
CH2-CH=CH2 F
C5H9
COOH
CH3–CH2–CH2–CH–CH2–CH3 ; CH3–CH2–CH–CH3 ;
N(CH3)CH2CH3
CH3 Cl
NH2 NO 2
O
Cl
CH3
CH
2–CH3
CH(CH3)–(CH2)2OH ; ; ;
Br CH3
C2H5–CH(CHO)–CH(CH3)–CH2CHO ; C2H5–CHOH–CH=CH–CH(CCH)–CH2)5CH3
84
Chimie organique Stéréochimie
I- Isomérie plane
Pour ce type d’isomérie on trouve les isoméries de chaîne, de fonction, de
position de fonction et la tautomérie.
1- Isomérie de chaîne
Se dit dans le cas des composés organiques qui différent par leur chaîne carbonée
(ramification ou cycle).
Exemple :
a) C5H12 CH3
CH3–CH2–CH2–CH2–CH3 CH3–CH–CH2–CH3 CH3–C–CH3
pentane CH3 CH3
isopentane néopentane
b) C4H8
CH3
cyclobutane méthylcyclopropane
2- Isomérie de fonction
Il s’agit des composés qui différent par la nature d’une fonction.
Exemple :
a) C2H6O
CH3–CH2–OH CH3–O–CH3
éthanol diméthyléther
b) C5H10O
CH3–C–CH2–CH2–CH3 CH2=CH–CH2–CH2–CH2–OH
O pent-4-én-1-ol
penta-2-one
85
Chimie organique Stéréochimie
4- Tautomérie
Ce type d’isomérie est un cas particulier de l’isomérie de fonction, il est présent
dans des composés carbonylés en équilibre chimique avec une forme énolique (ou iminol).
Exemple :
a) Equilibre céto-énolique :
CH3–C–CH3 CH3–C=CH2
O OH
forme cétone frome énol
CH3–C–NH2 CH3–C=NH
O OH
forme amide fome iminol
CH3–CH2–CH2–CH2–OH (1)
butan-1-ol
(1) et (2) isomères de chaîne
(squelette carboné différent)
CH3–CH–CH2–OH (2)
CH3
2-méthylpropan-1-ol
(1) et (3) isomères de position
(groupe alcool fixé sur des carbones différents)
CH3–CH–CH2–CH3 (3)
OH
butan-2-ol
(1) et (4) isomères de fonction (alcool et éther)
CH3–CH2–O–CH2– CH3 (4)
oxyde de diéthyle
86
Chimie organique Stéréochimie
II- Stéréoisomérie
Les stéréoisomères sont des molécules organiques de constitution identique
c'est-à-dire qui présentent la même formule brute, la même formule développée plane mais
qui ne différent que par un ou des arrangements différents de leurs atomes dans l’espace.
On notera que les représentations planes ne précisent pas la répartition spatiale des
atomes d’une molécule, ce qui oblige le passage aux représentations spatiales
tridimensionnelles et nécessite par conséquent la maîtrise de certains modes de
représentation avant d’aller plus loin dans l’étude des différentes stéréo-isoméries.
HH H
H H
b) Représentation en Cram
Pour pouvoir introduire l’information tridimensionnelle, il est nécessaire de se fixer
une convention de représentation, qui indique les groupements dans le plan, en avant et en
arrière du plan du dessin. Par convention, on retiendra que :
une liaison dans le plan de la feuille, est représentée par un trait :
Pune liaison en avant du plan, est représentée par un trait gras ou un triangle plein :
aune liaison en arrière du plan, est représentée par un trait en pointillé ou un triangle hachuré :
r
Exemple : molécule de méthane CH4 (atome de carbone hybridé sp3)
c H
o
109°28’
n C
H
v H
e H
n
Dans le cas des chaînes aliphatiques (exemple : molécule d’éthane) ou des chaînes
t
carbonées longues (exemple : 3-méthylhexane) on peut les représenter comme suit :
i
o H H CH3
H H H
n C
C C H
, CH3
C C C
H CH3
H
c CH H H
H H
e C C
t
Dans le cas des chaînes cycliques (exemple : 1,2-diméthylcyclopentane) on peut les
t
représenter de la façon suivante :
e H3C H
m H
é CH3
t
h
o 87
d
Chimie organique Stéréochimie
Il faut signaler que les composés cycliques à 6 chaînons, cas du cyclohexane, sont les plus
intéressants. De sorte qu’il existe trois possibilités pour représenter le cyclohexane : deux
formes chaise et une forme bateau.
(e) (a)
(e) (e)
(a)
conformation chaise conformation bateau conformation chaise
inverse
On remarque que l’on peut passer d’une forme chaise à l’autre en passant par un
intermédiaire forme bateau. On parlera alors de la conformation chaise et chaise inverse.
Ce passage se fait par torsion des angles valenciels CCC.
Il est indispensable de savoir que les substituants qui se trouvent à la verticale sont des
atomes en position dite axiale (a), par contre les autres ils sont en position équatoriale (e).
Ainsi au cours du passage de la forme chaise à la forme chaise inverse les liaisons
C–substituant initialement axiales deviennent équatoriales et inversement. De plus, il faut
retenir que les substituants les plus volumineux préfèrent être en position équatoriale, car
en position axiale, ils génèrent un encombrement stérique et des interactions dites
interactions diaxiales qui conduisent à un conformère peu stable donc un niveau d’énergie
plus élevée.
c) Représentation de Newman
Pour cette représentation, il faut d’abord dessiner la molécule en projection
cavalière. Puis on projette l’atome à l’état d’hybridation sp3 sur un plan dans la direction de
l’une des liaisons.
Cas d’un seul atome de carbone, exemple la structure tétraédrique du méthane, elle est
projetée sur le plan de la feuille selon l’axe CH2.
H1 H1
Projection de Newman
H2
H4 H4 H3
H3
Cas de deux atomes de carbones, exemple l’éthane (schéma ci-dessous) et ses dérivés,
ils se représentent en effectuant une projection dans la direction de la liaison C–C (un
devant et l’autre en arrière). Les carbones de cette liaison sont figurés respectivement par
un point (carbone situé à l’avant) et par un cercle (carbone situé à l’arrière).
Hb
Hd Hd Ha
Hb
Ha 1 1
He He 2
Hf Hc Hc
Hf
88
Chimie organique Stéréochimie
Important et à retenir
Les substituants sont placés en fonction de la stéréochimie de la molécule de départ. Ils
peuvent être en position éclipsée (l’un derrière l’autre) mais c’est une position peu stable à
cause de l’encombrement stérique; ou bien en position décalée pour donner une
conformation la plus stable (cette conformation est aussi appelée position ou conformation
gauche).
Exemple : représentation de 1,2-dichloroéthane
Cl
Cl Cl Cl
Conformation éclipsée
H (Position peu stable)
H H H H
H H H
Cl H Cl
H H H
Conformation décalée
H H H (Position plus stable)
Cl
H
Cl
Pour passer d’une conformation décalée à l’autre, la molécule doit franchir une barrière
énergétique faible = 12 [Link]-1. Cette énergie est du même ordre de grandeur que
l’énergie d’agitation thermique. Ainsi à la suite des chocs intermoléculaires, les molécules
passent d’une conformation à l’autre, c’est pour cela que l’on parle de libre rotation.
89
Chimie organique Stéréochimie
d) Représentation de Fisher
La représentation de Fischer est particulièrement utilisée en biochimie, afin de
représenter les glucides et les acides aminés. Les principes de cette représentation sont les
suivants :
Disposer la chaîne carbonée principale sur l’axe vertical du plan du papier en
positionnant le carbone le plus oxydé dans la partie supérieure de l’axe. Les liaisons
des carbones terminaux pointent en arrière du plan.
Placer les substituants des atomes de carbone appartenant à la chaîne carbonée sur la
gauche et la droite de ces atomes. Signalons que leurs liaisons pointes en avant du plan
c'est-à-dire vers l’observateur.
Exemple : 2,3-dihydroxypropanal. L’atome de carbone du groupe –CHO porte le
numéro 1 :
C H C OH OH
OH H
H
CH2OH CH2OH
CH2OH
observateur
CHO CHO
OH OH OH
CHO H H HO H HO H
H
HO H HO H
H
180° OH HOCH2 CHO
HOCH2 HOCH2
HOCH2
90
Chimie organique Stéréochimie
H Les atomes de rang 1 sont classés selon la règle CIP, par ordre de
CH3–C–Cl priorité décroissante de Z. Donc : 17Cl > 8O > 6C > 1H
OMe La priorité décroissante des groupes est : -Cl > -OMe > -CH3 > -H
2) Au-delà des atomes de rang 1, les atomes rencontrés par la suite, sont dit de rang 2, 3, …
Si les substituants ont le même numéro atomique au rang 1, il faut passer de rang en rang le
long des deux chaînes jusqu'à ce que l’on atteigne un atome de nature différente qui permet
la distinction de priorité.
Exemple :
2-éthyl-2-méthylpentan-1-ol
atome
atome central de rang
1 2 3 4
H
OH O ..
Priorités décroissantes
1 C
1
H ..
CH2 H H
1’ 2 2’ 3’ 4
C
5
H L’ordre séquentiel des substituants :
CH3 – C – CH2 – CH3 3
C H H 1’
3 C H H -CH2OH > -CH2–CH2–H3 > -CH2–CH3 > -CH3
CH2 2 H
H
4 C 3’
CH2 2’ C H
5
C H H
CH3 H
1’ H
C H
H
91
Chimie organique Stéréochimie
3) Dans le cas de la présence des liaisons multiples, celles-ci sont décomposées comme
autant de liaisons simples et chaque atome engagé dans une liaison multiple sera écrit autant
de fois qu’il porte de liaisons.
Exemple :
O O (C)
C est considéré comme C (O)
H H
(C)
N (C)
–C≡N est considéré comme – C – (N)
( N)
Les atomes entre crochets interviennent mais sont considérés comme porteurs d’atomes fantômes de
numéro atomique nul.
4) Dans le cas de la présence de deux isotopes, c’est l’isotope le plus lourd qui l’emporte.
5) Dans le cas de la double liaison (isomérie géométrique), un substituant de configuration
Z a la priorité sur la configuration E.
6) Dans le cas d’un carbone asymétrique (isomérie optique), la configuration R est
prioritaire par rapport à la configuration S.
R2 R4
92
Chimie organique Stéréochimie
Exemple :
but-2-éne : le classement des atomes de rang 1, selon l’ordre de priorité
décroissante de Z donne : -CH3 > -H
1 1’ 1 2’
H3 C CH3 H3 C H
C C C C
H H 2’
H CH3
2 2 1’
les deux méthyles du même coté par les deux méthyles de part et d’autre
rapport au plan de la double liaison de la double liaison
On remarque que ces deux isomères ne sont pas images l’un de l’autre par un miroir plan,
ce qui ce traduit par la présence de deux diastéréoisomères de configuration E et Z
Cas du cycle
Les configurations pour un cycle sont :
cis si les deux substituants prioritaires sont du même coté du plan de la molécule.
trans, si les deus substituants sont de part et d’autre du plan de la molécule
Exemple :
2-méthylcyclohexanol
OH OH
CH3
CH3
cis-2-méthylcyclohexanol trans-2-méthylcyclohexanol
Important et à retenir
Un composé possédant n liaisons doubles comporte au maximum 2n isoméries
géométriques.
Pour passer d’un isomère Z à un isomère E il faut rompre la liaison et ceci par
thermolyse ou par photolyse.
L’isomérie géométrique se rencontre aussi dans le cas des liaisons C=N et N=N, on
utilise les termes syn à la place de cis et anti à la place de trans.
Les isomères géométriques présentent des propriétés chimiques voisines et des
propriétés physiques différentes.
93
Chimie organique Stéréochimie
Objet chiral
la chaise est l’image d’elle-même dans un
miroir et on peut les superposer l’une à l’autre
dans le même sens
Objet achiral
L'origine la plus courante de l'isomérie optique (chiralité) est la présence d'un carbone
asymétrique. Par définition, un carbone asymétrique (centre chiral) est un atome hybridé
sp3, portant quatre substituants différents et noté : C*
Exemple :
a) butan-2-ol miroir
CH3 CH3
OH ≠ C2H5 ≠ CH3 ≠ H
* *
H H
C2 H5 OH HO C2H5
b) 4-méthylcyclopentanol
* OH HO *
H3C * * CH3
Attention !! Une molécule qui possède plusieurs carbones asymétriques peut ne pas
être chirale donc achirale. Ces composés sont dits méso inactifs, ils peuvent avoir un axe de
symétrie passant par le centre de la liaison C* – C*.
En conclusion, la présence de C* est une condition nécessaire mais non suffisante
H OH
H OH
* Molécule achirale
* CH3
H3C
plan de symétrie
94
Chimie organique Stéréochimie
A retenir que deux structures symétriques l’une de l’autre par rapport à un plan (miroir) et
non superposables sont dites énantiomères (du nom grec énantio : opposé) ou inverse
optiques (on dit aussi énantiomorphe ou antipode optique). De plus, deux énantiomères
présentent des propriétés physiques et chimiques identiques, à l’exception de leur action
sur la lumière polarisée.
lumière polarisée
plane
OH
C2 H5
H
Plan dévié
CH3
Polariseur Analyseur
Cuve contenant
le composé chiral
Pour chacun des 2 énantiomères d’une molécule chirale, on définit un pouvoir rotatoire
spécifique [] donné par la loi de BIOT (angle mesuré via le polarimètre de Laurent):
Si > 0 (la déviation à droite pour l’observateur = sens des aiguilles d’une montre),
l’énantiomère est dit dextrogyre (D) et le pouvoir rotatoire est compté positif (+).
Si < 0 (la déviation à gauche pour l’observateur = sens inverse des aiguilles d’une
montre), l’énantiomère est dit lévogyre (L) et le pouvoir rotatoire est compté négatif
(-).
Si = 0, soit la molécule est achirale, soit il s’agit d’un mélange racémique
c’est-à-dire un mélange équimolaire de 2 énantiomères à 50D-50L. On désigne le
mélange racémique par le symbole (±).
95
Chimie organique Stéréochimie
La lettre R ou S est écrite entre parenthèses suivie d’un tiret devant le nom du composé.
Exemple :
a) butan-2-ol (1C*) CH3
Ordre séquentiel : -OH > -CH2CH3 > -CH3 > -H *
L’observateur regarde dans l’axe C*-H H OH
Les groupes –OH, -CH2CH3 et -CH3 tournent dans le sens des C2H5
aiguilles d’une montre, la configuration du carbone est donc R. (R)-butan-2-ol
b) 3-hydroxy-2-méthylpentanal
Cette molécule possède deux carbones asymétriques C*.
Ordre séquentiel : HO H O
*
*
C2* : CHO C3 CH 3 H
3
*
2
*
C3* : OH C 2 C 2 H 5 H H
(2S,3R)-3-hydroxy-2-méthylpentanal
Important et à retenir
La détermination de la configuration absolue peut se faire sur n’importe quelle des
représentations tridimensionnelles.
Sur une représentation de Ficher, il faut prendre en considération la convention : que
tout ce qui est sur la verticale est à l’arrière et tout ce qui est sur l’horizontale est à l’avant.
Ainsi, lorsque le plus petit substituant est à l’arrière (placé verticalement) la configuration
absolue est lue directement. Cependant, si le plus petit substituant est à l’avant (placé
horizontalement) la configuration absolue est l'inverse de celle qu'on lit.
96
Chimie organique Stéréochimie
Exemple :
2 2
CHO CHO
4 1 4 3
* H * C2H5
H Br
C2H5 Br
3 1
direction S, mais H est à l’avant direction R, mais H est à l’avant
configuration absolue = R (inverse de S) configuration absolue = S (inverse de R)
1 1
Cl Cl
3 2 3 4
H3C * C2H5 *
H3C H
H C2H5
4 2
configuration absolue = R configuration absolue = S (inverse de R)
2
CH2Br 2
CH2Br
H H 3
configuration S
HO H 3 1
1 4 H3C OH
H
97
Chimie organique Stéréochimie
H
HO
H OH
H H OHC
CHO
H OHC
H CHO
H H
OH
H
H
C
H HO
H C R
S S
Cram
R
R S R S H
H H
H CH2OH HOH2HC OH HO CH2OH HOH2C OH
H
HO
H H H H H H
Newman
H OH HO H HO OH H H
H OH HO H H H HO OH
H OH HO H HO H H OH
R S S R
Fischer
R S R S
H OH HO H H OH HO H
R, R S, S
E
(I) (II)
D : Diastéréoisomère
D E : Enantiomère
D
(III) (IV)
E
S, R R, S
98
Chimie organique Stéréochimie
CH2OH CH2OH
D-Erythrose L- Erythrose
CHO
CHO
HO H
H OH
H OH
HO H
CH2OH
CH2OH
D-Thréose L- Thréose
On remarque que les D et L Erythroses sont liés par une relation d’énantiomère, de même
pour les D et L Thréoses. En outre le D-Erythrose et le D- Thréose sont des
diastéréoisomères, de même pour le D-Erythrose et le D- Thréose
Les acides aminés constitutifs des protéines sont des composés portant une
fonction amine NH2 et une fonction acide carboxylique COOH
Pareillement que pour les sucres, on retiendra que la configuration L est réservée pour les
composés ayant leur fonction amine à gauche alors que la configuration D est pour les
composés l’ayant à droite. A retenir que la configuration est déterminée par la position de
NH2 sur le carbone asymétrique porteur du COOH (exemple : L-thréonine).
CO2H CO2H CO2H
99
Chimie organique Stéréochimie
Isomères
Même formule brute
Isomères de
Stéréoisomère constitution
s
Groupes fonctionnels
identiques différents
Conversion de l’un à l’autre
par simple rotation autour de
la liaison simple Isomères de chaîne Isomères de
ou de position fonction
possible
impossible
Diastéréoisomères Enantiomères
100
Chimie organique Stéréochimie
Exercices d’auto-évaluation
1- Enumérer les isoméries planes possibles pour les composés suivants :
O
CH3-CH2-CH2-C6H5 ; CH3-C-CH2-CH2-CH3 ; CH3-CH2-CH2-CH=CH2
2- Combien d’alcools saturés non cycliques correspondent à la formule suivante C5H12O et
donner des formules spatiales si nécessaire. Classer ces isomères en isomères de chaines,
de positions et géométriques éventuellement possible.
3- Donner les formules développées et les isoméries planes possibles des alcools et éthers
oxydes de formule brute C4H10O
4- Classer les substituants suivants par ordre de priorité selon les règles de Cahn, Prelog et
Ingold
a) –CH3 ; -CH2-CH3 ; -OH ; -NH2
b) –COOH ; -COOCH3 ; -CH=CH2 ; -C=N ; -CHO
c) –C(CH3) ; -CCl3 ; -CH2-CH2OH ; -COCH3 ; -CONH2 ; -CH2OH
5- On considère l’alcène suivant : 2-méthylbut-1-énol. L’action de l’eau sur ce composé,
conduit à deux isomères. Les écrire en représentation de Cram
6- Parmi les alcènes suivants, quels sont ceux qui peuvent présenter des isomères
géométriques : CH3
101
Chimie organique Stéréochimie
C2H5
C2H5
NH3
NH2
16- Indiquer les configurations des composés suivants, sont-ils optiquement actifs ?
H CH3 CHO OH
H Cl CH3 Cl
H NH2
Cl H Cl H C6H5
H
OH Br CHO CHO
CHO CHO
HO Ø
C2H5 H
HO NH2 C C CH=CH2
HO Ø
CH3 C
H Cl
CHO CHO
17- Indiquer la relation stéréochimique entre chacun des couples d’isomères suivants :
H OH Me CHO CHO
Et
OH C2H5 C2H5 OH
H Me H
H OH CH3 H CH3
HO H
Et OH H H
CHO CHO
CH2OH OH
102
Chimie organique Mécanismes réactionnels
une rupture symétrique (homolytique) dans laquelle chacun des atomes constituant la
molécule capte un électron du doublet de liaison. Ceci se produit sous l’action de la
lumière ou de la chaleur lorsque les atomes présentent la même électronégativité, c’est le
cas pour les liaisons apolaires ou peu polarisées.
A B A+ + B-
cation anion
Si A–B est une molécule organique, alors A+ est appelé carbocation et B- est appelé
carbanion
115
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Par ailleurs, la plupart des réactions chimiques évoluent en plusieurs étapes dont chaque
étape aura sa propre vitesse et la vitesse de la réaction globale sera une fonction de
l’ensemble des vitesses élémentaires. Dans certains cas une des étapes sera beaucoup plus
lente que l’autre, la vitesse de la réaction globale sera alors essentiellement égale à la
vitesse de la réaction la plus lente.
Energie
(ET)
Energie
Energie
Energi
e
(intermédiaire)
coordonnée de réaction
coordonnée de réaction
Profil énergétique d’une réaction en
Profil énergétique d’une réaction en deux étapes
une seule étape
116
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Dans le cas, du profil énergétique d’une réaction en deux étapes, il existe deux
états de transitions et un minimum d’énergie entre deux maxima. Ce creux correspond à un
intermédiaire réactionnel qui peut être stable ou instable. A noter, que plus l’intermédiaire
est stable, correspondant à un creux profond, plus l’énergie d’activation est faible, et plus il
se forme rapidement.
Stabilité croissante
les carbocations (hybridation sp2, structure plane) étant pauvre en électrons, sont
plus stables avec la présence de substituants à effet inductif +I (donneurs
d’électrons). De même avec la présence de groupement à effet mésomère +M.
R3 H H H
+ + + +
R1 C R2 > R1 C R2 > R1 C H > H C H
117
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Sous certaines conditions de travail, une classification des réactions organiques à été
donnée en quatre grandes catégories : l’addition, l’élimination, la substitution et la
transposition.
À retenir que le réactif est composé de deux parties : électrophile (E) et nucléophile (N)
pour assurer la neutralité électronique de l’espèce résultante.
Dans le cas des composés éthyléniques ou acétyléniques simples, la partie électrophile du
réactif se fixe sur le carbone de la liaison multiple le moins substitué. On dit que la
réaction est régiosélective et qu’elle obéit à la règle de MARKOVNIKOV.
Exemple : addition de HBr sur le 2-méthylbutène
le réactif HBr présente l’entité électrophile H+ et l’entité nucléophile Br-
H – Br H+ + Br-
CH3
+
CH3–C carbocation le plus stable
CH3 H+
C2H5
H2C
C2H5
H+ CH3
+
CH2–CH carbocation le moins stable
C2H5
CH3 - Br
+ Br
CH3–C CH3–C–C2H5 produit majoritaire
C2H5 CH3
CH3 - CH3
+ Br produit minoritaire
CH2–CH BrCH2–C–C2H5
C2H5 CH3
118
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Il est important de noter, que selon les conditions réactionnelles utilisées on peut
assister à une addition radicalaire de façon anti-Markovnikov dite effet Karash. Pour
cela, le mécanisme s’effectue en présence de lumière (UV, h) et/ou de peroxydes (eau
oxygéné ; ROOR) qui induit la rupture homolytique de la double liaison.
Exemple : addition de HBr sur le 3-chloropropène en présence du peroxyde. Le
mécanisme se déroule en trois étapes :
la première étape est l’étape d’initiation lors de laquelle les radicaux libres se
forment.
h
ROOR 2RO
BrCH2–CH–CH2Cl + HBr BrCH2–CH2–CH2Cl + Br
En règle générale :
Une addition classique (hétérolytique) induit l’application de la règle de
Markovnikov : le produit majoritaire, le plus stable, est celui dans lequel l’addition de
l’hydrogène s’effectue sur le carbone le moins substitué (le plus hydrogèné).
Une addition radicalaire (hétérolytique) induit l’application de la règle anti-
Markovnikov (effet Karash) : le produit majoritaire est celui dans le quel on additionne
l’hydrogène sur le carbone le moins substitué.
En jouant sur les conditions expérimentales, on peut orienter la réaction vers une
addition électrophile (AE) ou radicalaire (AR). Il en résulte une compétition entre une AE
et une AR.
119
Chimie organique Mécanismes réactionnels
H3C OH
OH- -
O CH3 – C – O
H5C2 C2H5
X
C + BH + X-
C C C
H
B- (base)
120
Chimie organique Mécanismes réactionnels
CH3
+
C2H5(CH3)CH – C(CH3) – C2H5 C2H5(CH3)CH – C + Br-
Br C2H5
121
Chimie organique Mécanismes réactionnels
H(1) (2) H
+
C2H5(CH3)C – CCH – CH3
(3)
– H2C H
(1) (2) (3)
)
B- H H3C C2 H5
+ C 2 H5
H3C
H5 C2 CH3
H 5C 2
CH3
(E)-3,4-diméthylhex-3-éne
(produit majoritaire)
B- H H5 C2 C2 H5
+ C 2H5
H 5C 2 H3C CH3
H3 C
CH3
(Z)-3,4-diméthylhex-3-éne
(produit majoritaire)
122
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Le produit final dépend également de la nature de la base utilisée. Une base forte et
encombrée (volumineuse), comme dans le cas de l’anion (CH3)3CO- ou élimination de
l’ammonium, est fortement gênée pour attaquer le substrat. Ainsi, la proportion des
produits est inversée et c’est l’alcène le moins substitué (thermodynamiquement le moins
stable) qui est le produit majoritaire. Cette observation décrit la règle de HOFMANN
Exemple :
2-méthylbut-2-éne 2-méthylbuténe
Important et à retenir
Un nucléophile est une espèce disposant d’un doublet libre, qui peut attaquer un
atome déficitaire en électron avec lequel il forme une liaison. Cette espèce peut être
neutre ou porter une charge négative.
Un électrophile est une espèce qui se lie avec un nucléophile. Si elle possède une
lacune électronique, elle est alors chargée positivement ou neutre.
Une base est une espèce disposant d’un doublet qui cherche à se lier avec un proton.
Les bases sont classées en fonction de leur pKa, plus le pKa est grand, plus elle est forte.
Un nucléofuge est une espèce partante, elle est donc moins nucléophile que celle qui
la remplace. un nucléofuge peut revenir, on dira qu’il a perdu une bataille mais pas la
guerre.
123
Chimie organique Mécanismes réactionnels
B- H5C 6 δ+ H5C 6
CH3 CH3 H3C C6H5
H B H
+ HBr
δ- H5C2 CH3
Br H3C Br
H3C
H5 C2 H5 C2
V = k [substrat]1[base]1
124
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Cas de réaction E2
Le substrat : la vitesse de la réaction E2 ne varie que faiblement avec la
classe du substrat. Néanmoins, le substrat primaire est le plus privilégié, mais
lorsqu’on est en présence de substrat secondaire, on différencie les mécanismes
E1 et E2 par les effets mésomères.
La base (ou le nucléophile) : la vitesse de réaction dépendant de la
concentration du substrat et de la base. Plus la base est concentrée et forte, plus la
réaction E2 est favorisée.
Le nucléofuge : de même que pour le mécanisme E1, plus une liaison
C–nucléofuge est longue (plus polarisable) et plus sa rupture est facile.
Le solvant : un solvant polaire aprotique favorise le mécanisme E2 en
solvatant le cation associé à la base forte. En effet, la charge positive étant formée
à l’intérieur de la molécule (état de transition), le solvant et par conséquent moins
accessible pour solvater la base. Cette dernière restera alors libre dans le milieu,
donc très réactive.
125
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Ø Ø
C I C+ + I-
CH3 CH3 C2H5
C2H5
Comme la cinétique de la réaction est toujours imposée par l’étape lente, alors la vitesse
de la réaction est égale à celle de la formation du carbocation : V = k
[(C2H5(CH3)(Ø)CI] 1
Ø
Ø Ø
- + -
OH C OH + + -
C OH HO C + H3O ,I
CH3 C2H5 CH3 CH3
C2H5 C2H5
100% (R) 50% (R) 50% (S)
rétention de configuration inversion de configuration
mélange racémique
126
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Il faut retenir que si le nucléofuge est lié au substrat par un carbone asymétrique, on
obtient un seul produit ayant une configuration inverse à celle de départ. Ainsi, la
réaction SN2 est dite stéréospécifique. D’autre part, il est important de signaler que
l’inversion de configuration se produit que si le nucléophile ait le même ordre de priorité
du nucléofuge. Si cela n’est pas le cas, il n’y aura pas inversion, mais rétention de
configuration, c'est-à-dire qu’un substrat R conduit à un produit R et un substrat S
conduit à un produit S.
Cinétiquement, la vitesse de réaction correspond à celle de l’état de transition c'est-à-dire
que la vitesse dépend de la concentration du substrat et de la base (bimolécualire). La
vitesse réactionnelle est :
V = k [substrat]1[base]1
127
Chimie organique Mécanismes réactionnels
128
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Exemple :
Considérons les réactions données ci-dessous réalisés dans les mêmes conditions
expérimentales : base forte = C2H5O-Na+ ; solvant = C2H5OH ; T = 55°C
C2H5O-Na+ , C2H5OH
CH3CH2CH2-Br CH3CH2CH2-OC2H5 + CH3CH=CH2
55°C
Substrat primaire 91% (SN2) 9% (E2)
C2H5O-Na+ , C2H5OH
(CH3)2CH-Br (CH3)2CH-OC2H5 + CH3CH=CH2
55°C
Substrat secondaire 13% (SN2) 87% (E2)
C2H5O-Na+ , C2H5OH
(CH3)3C-Br (CH3)3C-OC2H5 + (CH3)2C=CH2
55°C
Substrat tertiaire 1% (SN1) 99% (E1)
a-4-2) La température
Une élévation de la température augmente à la fois la vitesse de l’élimination
et de la substitution. Cependant la vitesse de l’élimination croît plus rapidement avec la
température (contrôle thermodynamique) que celle de la substitution. Autrement dit, une
élévation de la température favorise l’élimination au détriment de la substitution.
Exemple :
a) C2H5O-Na+ , C2H5OH
(CH3)3C-Br (CH3)3C-OC2H5 + (CH3)2C=CH2
25°C
Substrat tertiaire 9% (SN1) 91% (E1)
C2H5O-Na+ , C2H5OH
(CH3)3C-Br (CH3)3C-OC2H5 + (CH3)2C=CH2
55°C
Substrat tertiaire 1% (SN1) 99% (E1)
b) C2H5O-Na+ , H2SO4
CH3-CH2-OH C2H5-O-C2H5 + H2O
60°C
C2H5O-Na+ , H2SO4
CH3-CH2-OH C2H5-O-C2H5 + H2O
120°C
129
Chimie organique Mécanismes réactionnels
à 120°C
(+)
H H2O
rapide H H E2
CH3–CH2–OH + H+ C C -H2O CH2=CH2 + H2SO4
- H H 100% (E2)
(H2SO4) SO4
130
Chimie organique Mécanismes réactionnels
réaction vers une E1 ou SN1. A retenir qu’une voie E1 est plus favorisée au dépend de
SN1 lorsque le carbocation formé est encombré.
Exemple :
CH3O-Na+
CH3-(CH2)8-CH2Cl CH3-(CH2)7-CH=CH2 + CH3-(CH2)9-OCH3 + HCl
CH3OH ,
60°C 1% (E2) 99% (SN2)
(CH3)3O-Na+
CH3-(CH2)12-CH2Cl CH3-(CH2)11-CH=CH2 + CH3-(CH2)13-OC(CH3)3 + HCl
(CH3)3COH , 60°C
85% (E2) 15% (SN2)
Recapitulatif
131
Chimie organique Mécanismes réactionnels
+ HB
H E
substitution électrophile
δ+ δ-
H B-
E –B
+ E
H
H
CH3
addition électrophile
E E E
H E
+ + H H H
E - H+
+ +
E
H
complexe de Wheland +
132
Chimie organique Mécanismes réactionnels
X Nitration COR
Halogénation Acylation
SO3 R
Sulfonation Alkylation
b-1) Halogénation
Pour réaliser cette réaction, il est nécessaire de rajouter dans le milieu
réactionnel un acide de Lewis (AlCl3, FeCl3,…) dans le but de rendre l’halogène plus
électrophile par polarisation de la liaison halogéne-halogène
Exemple :
Chloration du benzène en présence du catalyseur FeCl3 (acide de Lewis)
Dans un premier temps il faut former le réactif électrophile Cl+ :
- 2nd étape rapide : élimination rapide d’un proton avec formation du produit
H
Cl Cl
+ H+
+
133
Chimie organique Mécanismes réactionnels
b-2) Nitration
Cette réaction permet d’introduire le groupement nitro NO2 sur un cycle
aromatique. Pour cela un mélange HNO3/H2SO4 est utilisé et qui permet de former
l’entité électrophile NO2+
Exemple :
Formation de l’entité électrophile NO2+ (ion nitronium) via l’action de H2SO4 sur
HNO3
H
+ H + + + +
O=N–O–H O=N–O–H NO2 + H2O
O O+
H
NO2
NO2
+
+ NO2 + + H+
b-3) Sulfonation
La réaction de sulfonation via l’introduction du groupe SO3 nécessite la
formation au préalable de l’entité HSO3+ (ion sulfonium), obtenue par le mélange de
H2SO4 et de SO3 dit aussi mélange oléum.
Exemple :
Formation de l’entité électrophile neutre SO3 au milieu H2SO4 concentrée
- +
2H2SO4 HSO4 + H3SO4
+ +
H3SO4 SO3 + H3O
H O H O
O - SO3
S OH S -
OH -H+
+ S O
O + O
O +
134
Chimie organique Mécanismes réactionnels
b-4) Alkylation
La réaction d’alkylation connue sous le nom de la réaction de Fidel-Craft
correspond à la fixation d’une chaine carbonée, linéaire ou ramifiée sur un noyau
aromatique. Lors de cette réaction l’entité électrophile est un carbocation, qui peut se
réarranger afin d’augmenter sa stabilité. Généralement, le carbocation est obtenu à partir
d’un halogénure d’alkyle, d’un alcool ou d’un alcène sous l’action d’un catalyseur acide
de Lewis. A noter, que dans cette réaction l’acide Lewis est introduit en quantité
catalytique du fait qu’il est régénéré en fin de réaction.
Exemple :
Formation de l’entité électrophile R+ par polarisation de la liaison R–X (R :
radical alkyle et X : halogène ici le Br) e présence d’un catalyseur acide de Lewis
tel AlBr3
R Br + AlBr3 R+ + AlBr4-
b-5) Acylation
L’acylation, semblable au mécanisme de l’alkylation, permet d’introduire
un groupe alcyle en présence de catalyseur AlCl3 (acide de Lewis). Dans cette réaction, il
faut introduire AlCl3 en quantité stœchiométrique car il va se complexer avec le produit
formé et ne réagira plus. D’où l’obligation d’introduire une quantité stœchiométrique.
Exemple :
Formation du réactif électrophile RCO+ sous l’action de l’acide de Lewis :
R
+ -
O=C–Cl + AlCl3 O=C–R + AlCl4
O O O
H H
CH3
R R R
+R C+ O + + H+
135
Chimie organique Mécanismes réactionnels
b-6) Polysubstitution
Une polysubstitution consiste à une nouvelle substitution électrophile
aromatique sur un composé aromatique lui-même substitué. En effet, rien ne s’oppose à
ce qu’un produit de substitution électrophile aromatique subisse de nouveau une SEa, tant
qu’il reste des atomes d’hydrogène liés à des atomes de carbone du cycle aromatique.
A retenir, que le produit d’une seconde substitution dépondra du produit de départ.
De sorte que le groupement présent sur le composé de la première substitution influence à
la fois sur la réactivité de ce composé (substitution possible ou pas), ainsi que sur la
régiosélectivité de la réaction (tous les produits possibles ne sont pas formés).
Ces groupements sont classées en deux catégories : groupemnts activnats et désactivants.
Ces règles sont dites règles de HOLLEMAN, qui permettent de définir l’orientation du
second substituant R sur un noyau aromatique contenant déjà des groupements.
Des groupements activants sont des groupements dont la présence sur un composé
aromatique augmente la réactivité de ce dernier devant celle d’un composé
aromatique non substitué.
Groupements ortho et para directeurs :
- Activant fort : -NH2 ; -NHR ; -NR2 ; -OH ; -OR
- Activant faible : alkyle ; phényle
Des groupements désactivants sont des groupements dont la présence rend le
composé substitué moins réactif que celui qui n’est pas substitué.
Groupements méta directeurs :
- Désactivant fort : NO2 ; -CF3 ; -NR3+ ; -CO2H ; -CO2R ; -COR ; -SO3H ; -CN
- Désactivant faible : -F ; -Cl ; -Br ; -I
Exemple :
Comparaison de la réactivité du benzène et d’un composé monosubstitué vis à vis
d’un substitution électrophile aromatique.
NH2 NH2 NO 2 NO 2
E
E+ E+ E+
E
E
Il en résulte que l’aniline (présence de NH2 : activant fort) est plus réactive que le
benzène lui même plus réactif que le nitrobenzène (présence de NO2 : désactivant fort).
En conclusion, certains groupements, en plus d’orienter la deuxième substitution vers une
ortho, para ou méta, sont désactivants alors d’autres sont activants. A titre d’exemple, la
fonction cétone désactive fortement la deuxième substitution, on peut dons s’arrêter à la
monosubstitution, contrairement aux groupes alkyles qui donnent directement le produit
de polysubstitutions.
Par ailleurs, la question qu’on se pose : c’est comment déterminer la direction de la
polysubsitution. Pour cela, il suffit juste de raisonner sur la stabilité du complexe de
Wheland. En effet, il suffit d’écrire les différentes formes limites mésomères et de cibler
celles sui sont stables et celles qui ne le sont pas lorsque un aromatique substitué attaque
136
Chimie organique Mécanismes réactionnels
+ +
+ NO2+ H + H+
NO2 NO2 NO2 NO2
+
- Nitration du toluène
- Nitration du méthoxybenzène
+ NO2+ + H+
+ +
NO 2 NO 2 H NO
2 NO 2
137
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Important et à retenir
Il faut retenir que la réaction de substitution nucléophile aromatique SNa est moins
répondue que la SEa du fait qu’elle nécessite des conditions bien particulières : utilisation
de catalyseurs type base très forte, réaction initiée par un donneur d’électron, activation
de la réaction via la présence d’un groupement électroattracteur en positions ortho et
para, par rapport au groupe partant.
138
Chimie organique Mécanismes réactionnels
Exercices d’auto-évaluation
1- Donner le caractère électrophile, nucléophile, ou ni l’un ni l’autre, conféré aux
structures suivantes par l’atome souligné en gras :
- -
H3O ; NH2 ; CH3–CH2–CH3 ; BH4
2- Soit la réaction suivante et son diagramme d’énergie:
(CH3)3COSO2CH3 + NaI (CH3)3CI + CH3SO3Na
Écrire un mécanisme précis (déplacement des électrons par des flèches
courbes, intermédiaires réactionnels éventuels) de cette réaction en indiquant
les charges partielles éventuelles. Indiquer le caractère électrophile ou
nucléophile de chacun des réactifs et des intermédiaires réactionnels éventuels.
3- Quels produits de réaction devrait-on obtenir en faisant réagir l’eau et le dérivé
allylique suivant : CH3–CH=CH–CH2–Cl
4- On additionne l’acide bromhydrique HBr sur le but-1-ène
- Quel est le produit formé ? justifier l’orientation proposée.
- Citer les entités électrophiles et nucléophiles qui interviennent dans la réaction.
- Représenter les deux énantiomères du produit obtenu et donner leur configuration
absolue.
5- Soit la réaction effectuée en milieu aqueux suivante :
(CH3)3C–OH + HBr (CH3)3C–Br + H2O
On constate que l’addition du réactif HBr sur l’alcool tertiaire ne modifie pas la vitesse de
réaction : v = k [(CH3)3C–OH]
- Quel est le type de cette réaction ? On précisera les différentes étapes du mécanisme
réactionnel tout en décrivant les étapes lentes et rapides.
- L’alcool précédent avec le même réactif HBr et dans les mêmes conditions, conduit par
déshydratation à un alcène. Ecrire le mécanisme de cette seconde réaction.
6 - Donner le mécanisme de l’hydratation en milieu acide du 3-méthylpent-2-ène
Quel produit obtiendrait-on si l’on traitait par l’éthanol C2H5OH dans les mêmes
conditions.
7- La réaction des ions acétate dans l’acide acétique sur le 3-bromo-3-méthylhexane a
lieu selon le schéma global suivant :
CH3 CH3
-
C2H5 – C – Br + CH3COO C2H5 – C – COOCH3 + Br-
C3H7 C3H7
On constate que l’addition d’acétate de sodium au mélange réactionnel ne modifie pas la
vitesse de la réaction.
- Quel est le type de cette réaction ? On précisera les différentes étapes du
mécanisme.
- Quel est cinétiquement l’étape limitante de la réaction.
8- La bromation de l’acétophénone C6H5–CO–CH3 conduit à des résultats différents selon
que la réaction soit effectuée au milieu acide ou basique.
1- Au milieu acide, on obtient exclusivement la cétone monobromée.
2- En milieu basique, la réaction nécessite un excès de brome et on obtient finalement un
mélange de benzoate de sodium C6H5–COO- et du bromoforme CHBr3
Expliquer ces résultats à l’aide des mécanismes de réactions dans les deux milieux.
139
Équilibres chimiques
en solutions
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
Important et à retenir :
Pour une température donnée, la valeur de la constante d’équilibre, notée Keq, est égale
à une constante.
En raison des difficultés rencontrées lors de l’évaluation des activités, la constante
thermodynamique d’équilibre chimique est rarement utilisée. De ce fait la plupart des
applications relatives à l’équilibre font appel aux constantes d’équilibres exprimée le plus
souvent soit en termes de concentration, de fraction molaire ou de pression.
La valeur et l’unité de mesure de la constante d’équilibre dépend de la façon dont elle
est exprimée.
140
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
Les espèces chimiques qui participent à la réaction chimique à l’état solide ou liquide
purs n’interviennent pas dans l’expression de la constante d’équilibre.
C γ . D δ
KC
Aα . B β
PCγ . PDδ
Kp
PAα . PBβ
141
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
2- Quotient réactionnel
Au cours d’une réaction chimique donnée, il est important de savoir si le mélange
réactionnel (réactifs-produits) est à l’équilibre, s’il ne l’est pas, et dans quel sens il va
déplacer la réaction pour atteindre l’état d’équilibre. Pour répondre à cette problématique,
une notion est introduite dite quotient réactionnel (Qr), qui est équivalente à la loi d’action
de masse, sauf qu’elle exprime que les concentrations initiales à la place des concentrations
d’équilibre.
Ainsi, pour un système réactionnel : α A + β B γ C + δ D, l’expression du quotient
réactionnel est :
Qr
C 0 . D 0
γ δ
A0α . B 0β
Afin de connaitre le sens dans lequel la réaction se déplacera pour atteindre l’équilibre,
il suffit de comparer les valeurs de Qr à celles de Kc. Ainsi, trois cas peuvent se présenter :
Qr = Kc : le système est à l’équilibre : il n’y a aucun déplacement
Qr > Kc : le rapport entre les concentrations initiales des produits à celles des réactifs
est trop élevé. Pour que l’équilibre soit atteint, il doit y avoir une transformation des
produits en réactifs. Donc le déplacement de la réaction se fait de droite à gauche (sens
indirect : ), c'est-à-dire transformation des produits en réactifs jusqu'à ce que
l’équilibre soit atteint.
Qr < Kc : le rapport entre les concentrations initiales des produits à celles des réactifs
est trop faible. Pour que l’équilibre soit atteint, il faut que la réaction se déplace de
gauche à droite (sens direct : ), c'est-à-dire qu’il doit y avoir une transformation des
réactifs en produits pour que l’équilibre soit atteint.
Exemple :
Soit la réaction de synthèse de l’ammoniac, à 500°C, dont la constante d’équilibre
est de 6.10-2 [Link]-2. Dire dans quel sens le système réactionnel se déplacera pour que
l’équilibre soit atteint dans chacune des situations suivantes :
a)- [NH3]0 = 1.10-3 mol.L-1 ; [N2]0 = 1.10-5 mol.L-1 ; [H2]0 = 2.10-3 mol.L-1
b)- [NH3]0 = 2.10-4 mol.L-1 ; [N2]0 = 1,5.10-5 mol.L-1 ; [H2]0 = 3,54.10-1 mol.L-1
c)- [NH3]0 = 1.10-4 mol.L-1 ; [N2]0 = 5 mol.L-1 ; [H2]0 = 1.10-2 mol.L-1
Pour répondre à cette question, il faut calculer le quotient de réaction dans chaque
situation correspondant au système réactionnel :
?
N2 + 3H2 2NH3
Dans le cas a) :
Qr
NH3 02
1.10-3
1,3.107 L2 .mol2
N 2 10 . H 2 30 -5
1.10 2.10 3
Il en résulte que Qr (1,3.107) > Kc (6.10-2). Donc pour atteindre l’équilibre, il faut que la
concentration du produit soit diminuée et celles des réactifs, augmentées. La réaction se
déplacera donc de droit à gauche.
N2 + 3H2 2NH3
142
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
Dans le cas b) :
Qr
NH 3 02
2.10-4
6,01.10-3 L2 .mol2
N 2 10 . H 2 30 -5
1,5.10 3,54.10 1
N2 + 3H2 2NH3
Dans le cas c) :
Qr
NH 3 02
1.10-4
2.10-3 L2 .mol2
N 2 10 . H 2 30 5 10 2
Il en résulte que Qr (2.10-3) < Kc (6.10-2). Par conséquent, la réaction se déplacera de droite
à gauche pour atteindre l’équilibre, il faut donc que la concentration du produit soit
augmentée et celles des réactifs, diminuées.
N2 + 3H2 2NH3
ndissociés
α
ninitial
Il faut savoir, que plus une espèce chimique est dissociée et plus son coefficient de
dissociation approche l’unité. De sorte que le coefficient de dissociation prend une valeur
comprise entre 0 et 1.
143
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
Exemple :
Pour chacune des réactions ci-dessous, prédire quelle modification va subir la
valeur de la constante d’équilibre K dans le cas ou la température augmente.
a) N2(g) + O2(g) 2NO(g) H = 181 kJ
b) 2SO2(g) + O2(g) 2SO3(g) H = -198 kJ
Dans le cas a) : la valeur de H > 0, il en résulte que cette réaction est endothermique.
On peut donc considérer l’énergie comme réactif, par conséquent la valeur de K va
augmenter. Ainsi, l’équilibre se déplacera de gauche vers la droite lorsque la
température augmente.
Dans le cas b) : la valeur de H < 0, il en résulte que la réaction est exothermique. On
peut donc considérer l’énergie comme produit. Ainsi, si la température augmente, la
valeur de K va diminuée et donc l’équilibre se déplacera de droite vers la gauche.
144
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
145
Equilibres chimiques en solutions Théories fondamentales
Exercices d’auto-évaluation
1- Ecrire l’expression de la constante d’équilibre pour les réactions suivantes et indiquer
leur unité de mesure : CaCo3(s) + CaO(s) CO2(g) et 2Fe(s) + 3/2O2(g) Fe2O3(s)
2- A 103 K, la valeur de la constante d’équilibre correspondant à la réaction ci-dessous est
Kc = 5,74 M-1
4HCl(g) + O2(g) 2H2O(g) + 2Cl2(g)
- Dans quel rapport molaire doit-on mélanger HCl et O2 afin que toutes les espèces
chimiques impliquées dans la réaction aient la même concentration à l’équilibre
- Calculer la pression totale à l’équilibre
- Exprimer Kc en fonction de Kp et KX
3- la constante d’équilibre de la réaction : PCl5(g) PCl3(g) + Cl2(g) est Kp = 25 à 298 K.
Sachant que les pressions partielles de PCl5 et Cl2 sont respectivement 2.10-3 atm et 4,8.10-
1
atm. Quelle est la pression partielle de PCl3 à l’équilibre.
4- dans un récipient chauffé à 783 K, on met de l’hydrogène, de l’iode et de l’iodure
d’hydrogène, tous trois à la concentration de 2.10-3 M. a cette température, la constante
d’équilibre Kc = 46 de la réaction : H2(g) + I2(g) 2HI(g). Indiquer si la quantité de HI a
tendance ou non à augmenter.
5- A 25°C, pour la réaction : H2O(gaz) + Cl2O(gaz) 2HOCl(gaz) ; K = 0,09
Calculer les concentrations à l’équilibre de tous les constituants pour chacun des cas
suivants :
- On mélange 1 g de H2O et 2 g de Cl2O dans un ballon de 2 L.
- On introduit 1 mol de HOCl pur dans un ballon de 2 L
6- Soit la réaction suivante : Fe3O4(s) + 4C(s) 3Fe(s) + 4CO(g)
Prédire l’effet qui sera exercé sur cet équilibre à la suite :
- d’une augmentation de la concentration d’un des réactifs.
- d’une augmentation de la température.
- d’une augmentation de la pression partielle du CO(g).
- d’une augmentation du volume de l’enceinte réactionnelle.
- d’une augmentation de la pression totale exercée sur chacun des mélanges
réactionnels.
- de l’addition d’un gaz inerte à pression et température constantes.
- de l’addition d’un gaz inerte à volume et température constantes.
146
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
I- Équilibre acido-basique
1- Introduction
La chimie des acides et des bases est importante aussi bien chez les organismes
vivants où le pH physiologique est contrôlé que dans l’industrie où les acides/bases jouent
le rôle de catalyseurs ou de réactifs dans de nombreuses réactions. Généralement, les
acides sont reconnus comme substances aigres, piquantes tel le vinaigre, une solution
diluée d’acide acétique ou l’acide citrique responsable du goût aigre du citron. Par contre,
les bases parfois dites alcalis sont caractérisées par leur goût amer, on peut les retrouver
dans les produits de nettoyage (l’ammoniac) ou dans les médicaments sous la désignation
d’antiacides.
Selon Arrhenius :
- un acide est une substance qui, en solution aqueuse, libère des ions H+
eau
Exemple : HCl H3O+ (aq) + Cl-(aq) (aq : aqueux)
- une base est une substance qui, en solution aqueuse, libère des ions OH-
eau
Exemple : NaOH(s) Na+ (aq) + OH- (s : solide)
Selon Bronsted :
- un acide est une espèce chimique capable de libérer un (des) ion(s) H+ (proton(s))
eau
Exemple : NH3O NO3- (aq) + H3O+ (aq)
- une base est une espèce chimique capable de fixer un (des) ion(s) H+
eau
Exemple : NH3 NH4+ (aq) + H2O
De cette définition, il en résulte qu’une réaction acido-base est une réaction de transfert de
proton H+ d’un acide à une base.
Selon Lewis :
- un acide est une molécule ou ion accepteur de doublet d’électron. C’est donc un
électrophile
Exemple : Ag+, Fe2+ et les molécules dont l’atome central n’a pas complété l’octet
- une base est une molécule ou ion donneur de doublet d’électron. C’est donc un
nucléophile.
Exemple : OH-, S2- et les molécules avec un doublet d’électrons libres
147
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
2- Réaction acide-base
Les réactions acide-base sont des réactions chimiques qui s’effectuent par échange
protonique entre l’acide d’un couple et la base d’un autre couple . Ainsi, une réaction
acido-basique fait intervenir des couples acide/base de demi-réaction acide-base.
Il faut retenir qu’à :
tout acide AH est associé une base conjuguée A- couple : AH/A-
toute base B est associée un acide conjugué BH+ couple : BH+/B
Par convention, on indique toujours la forme acide en premier, c’est-à-dire dans l’ordre
acide/base
Exemple :
HF + H2O F- + H3O+ couple : HF/ F-
NH3 + H3O+ NH4+ + H2O couple : NH4+/ NH3
HF + NH3 F- + NH4+
réaction acide-base globale = réaction de
acide base base acide
transfert de H+, de l’acide du couple à la
base du couple
H+
Généralisation :
Comportement des acides dans l’eau Comportement des bases dans l’eau
AH + H2O A- + H3O+ B + H2O BH+ + OH-
ou ou
+ +
BH + H2O B + H3O A- + H2O AH + OH-
Cette réaction, laisse apparaitre qu’une molécule d’eau agit comme un acide en donnant un
proton alors que l’autre agit comme une base en acceptant le proton. Ainsi, la réaction
d’autoprotolyse de l’eau s’écrit :
2H2O (l) H3O+(aq) + OH-(aq) (l : liquide)
acide/base acide/base
148
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Cet équilibre d’autoprotolyse de l’eau est caractérisé par une constante d’équilibre :
[H 3 O ] . [ OH ]
K equilibre
H 2 O2
Kequilibre .[H2O]2 = [H3O+].[OH-] = 10-14
constante ≡ Ke
Généralement, dans les solutions aqueuses diluées, la concentration molaire en eau est
considérée constante est vaut 55,5 mol.l-1 ([H2O] = 103 g.L-1/18 [Link]-1).
La constante notée Ke est nommée constante d’autoprotolyse ou produit ionique de l’eau.
A 25°C, les concentrations molaires des ions H3O+ et OH- dans l’eau pure sont
équivalentes et valent 10-7 mol.l-1. Ainsi, le produit ionique :
Ke = [H3O+].[OH-] = 10-14
Il faut savoir que le plus souvent on utilise le pKe qui correspond au logarithme décimal de
sorte que :
pKe = -log Ke = 14
149
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Il est à noter, que dans le cas des polyacides leur ionisation se fait en plusieurs étapes,
et qu’à chaque étape correspond une constante d’acidité différente
Exemple :
H 3 PO 4 H H 2 PO 4 K a1 7,5.10 -3
H 2 PO 4 H HPO 24- K a2 6,3.10 -8
HPO 24 H PO 34- K a3 4,2.10 -13
Important et à retenir
Ka dépend du couple acide/base. Il caractérise la force de l’acide (ou de la base
conjuguée) c'est-à-dire de sa capacité à s’ioniser dans l’eau.
Plus Ka est élevée (pKa faible), plus l’acide est ionisé en solution aqueuse, plus il a
tendance à céder son proton à l’eau. Dès lors l’acide est fort et la base conjuguée du
couple est faible. Pour un acide fort dont le Ka > 55,35 la base conjuguée est
considérée inerte.
Plus Ka est petit (pKa grand), moins l’acide est ionisé dans l’eau. Dès lors l’acide est
faible est la base conjuguée du couple est forte.
Un acide fort est un acide qui est totalement ionisé dans l’eau (flèche simple) :
HCl H 2 O Cl - H 3 O
Un acide faible est un acide dont l’ionisation dans l’eau est partielle (flèche double) :
CH 3 CO 2 H H 2 O CH 3 CO -2 H 3 O
K
BH . OH
K.[H 2 O]
[BH ].[OH ]
[B]. H 2 O [B]
constante : Kb
[BH ].[OH ] [acide conjugué].[OH - ]
Kb Kb
[B] [base]
150
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
K a . K b K e 10 -14 à 25C
pK a pK b pK e 14
151
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Exemple :
Soit le pH des solutions suivantes : HNO3, HF et H3CCO2H de même concentration
C0 = 0,1 mol.L-1
HNO3 HF H3CCO2H
pH 1 2,1 2,9
[H3O+] = 10-pH mol.L-1 0,1 8.10-3 10-3
0<<1
plus 1, plus l’acide (ou la base) est fortement ionisé dans l’eau, plus l’acide est
fort.
plus 0, moins l’acide (ou la base) est ionisé dans l’eau, plus il est faible.
si = 0, le composé n’est pas ionisé.
152
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
α 2 .C0
Ka
1 α
Ces relations expriment la loi de dilution d’Ostwald ; elles ne sont pas valables pour des
électrolytes forts. Elles montrent que pour un acide faible (ou une base faible) donné, si la
concentration initiale (C0 = n0/V) diminue (effet de la dilution), alors de coefficient
d’ionisation doit augmenter, puisque Ka est une grandeur constante à une température
donnée. Cela signifie que le pourcentage d’acide (ou de base) ionisé augmente quand la
concentration initiale de l’acide diminue.
La résolution de l’équation donnée ci-dessus de Ka, pour les différentes valeurs de C0,
montre bien l’influence de la dilution sur le pourcentage d’ionisation.
153
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
pH = -log [H3O+]
Ainsi :
Dans une eau pure, à 25°C, [H3O+] = [OH-] = 10-7 mol.l-1 pH = -log 10-7 = 7
Dans une solution acide, [H3O+] > [OH-] [H3O+] > 10-7 mol.l-1 pH < 7
Dans une solution basique, [H3O+] < [OH-] [H3O+] < 10-7 mol.l-1 pH > 7
Echelle de pH
pH
0 7 14
[H3O+]
mol.L-1 1 10-7 10-14
Important et à retenir
Par analogie avec le pH, il est aussi possible de définir : pOH = -log [OH-]
De même à partir de la constante d’autoprotolyse de l’eau, il est possible d’écrire :
14 = pH + pOH
Le pH d’une solution est habituellement mesuré par un pH mètre, qui est en réalité une
pile où la force électromotrice mesurée est liée à la concentration en ions H3O+. Par
ailleurs, il existe des papiers indicateurs colorés (papier pH) qui donnent une indication
rapide, économique, mais peu précise de l’acidité d’une solution.
154
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
4- En remplaçant [A-] et [AH] par leurs expressions dans la loi d’action de masse on aura :
[H 3 O ]3 - K e .[H 3 O ]
Ka
C a .[H 3 O ] - [H 3 O ] 2 K e
155
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Donc le calcul du pH, revient à résoudre une équation du 3ème degré. Généralement, pour
contourner la résolution de cette équation et obtenir beaucoup plus simplement des
solutions approchées très satisfaisantes, certain nombre d’approximations sont effectuées,
conduisant à des simplifications qui doivent être justifiées en fonction du cas étudié.
a) Acide fort
Pour un acide fort la dissociation dans l’eau est totale : AH + H2O A- + H3O+
Il en résulte que la concentration en ions H3O+ provenant de la dissociation de l’eau, peut
être négligée devant celle venant de la dissociation de l’acide. De même, la concentration
en ions OH- venant de l’eau est négligée devant celle de la base conjuguée.
Ainsi :
L’équation d’EN devient : [H3O+] = [A-]
Comme l’acide est entièrement dissocié : [A-] >>> [AH]
L’équation de CM, devient : [H3O+] = Ca
D’où :
pH = - log Ca
b) acide faible
Pour un acide faible la dissociation dans l’eau est partielle :
AH + H2O A- + H3O+
Le pH d’une telle solution peut facilement se calculer, si deux approximations sont faites.
1ère approximation : Les ions hydronium produits par la dissociation de l’eau peuvent être
négligés devant ceux venant de la dissociation de l’acide.
2ème approximation : L’acide est suffisamment peu dissocié (suffisamment faible) pour
pouvoir négliger [A-] devant [AH].
Ainsi, si ces deux approximations sont vérifiées :
L’équation de conservation de la matière devient : Ca = [AH]
L’équation d’électroneutralité devient : [H3O+] = [A-]
La loi d’action de masse, devient : [H3O+]2 = Ka [AH ] = Ka Ca
D’où :
pH = ½ pKa – ½ log Ca
Important et à retenir
Négliger [OH-] devant [H3O+] revient à négliger l’apport de OH- (10-7 mol.L-1
maximum) dû à l’équilibre de dissociation de l’eau, ce qui revient à dire que [A-] >> [OH-
]. Donc la 1ére approximation sera valable dans le cas où [A-]/[OH-] > 10, c'est-à-dire
quand Ca0 10-6 mol.L-1 ([A-] au minimum égale à 10-6 mol.L-1).
Pour la 2éme approximation, elle sera valable que si [A-]/[AH] < 0,1 (maximum 10%
de dissociation)
156
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
D’où : pH = -log C1
Les acides faibles sont considérés comme peu dissociés donc : A1H >> [A1-] et A2H
>> [A2-]
K a1 .C1 K .C
de la 1ére approximation : [H 3 O ] a2 2
[H 3 O ]
[H 3 O ]
Ainsi, [H3O+] = [Ka1.C1 + Ka2.C2]1/2
157
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Comme dans le cas des acides, le but recherché est d’exprimer [H3O+] en fonction des
grandeurs connues, c'est-à-dire Ka (ou Kb), Ke et Cb. dans un premier temps une approche
classique est celle d’exprimer [BH+] et [B] en fonction de [H3O+] et de Ke et Cb, puis de les
injecter dans l’expression de Ka (ou Kb)
Au final, on obtient une équation du 3ème degré. Les mêmes approximations que celles
faites précédemment (cas de l’acide) permettent de simplifier l’obtention d’une solution
approchée.
[H3O+]3 + (Ka+Cb) [H3O+]2 – Ke [H3O+] – Ke Ka = 0
a) Base forte
Pour une base forte (B) la dissociation dans l’eau est totale, soit :
B + H3O+ BH+ + H2O
Il en résulte que la concentration en ions OH- provenant de la dissociation de l’eau, peut
être négligée devant celle venant de la dissociation de la base. De même, la concentration
en ions H3O+ venant de l’eau est négligée devant celle de l’acide conjuguée.
Ainsi :
L’équation d’EN devient : [OH-] = [BH+]
Comme la base est entièrement dissociée : [BH+] >> [B]
L’équation de CM, devient : [OH-] = Cb
158
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
b) Base faible
Pour une base faible (B) la dissociation dans l’eau est partielle, soit :
B + H2O BH+ + OH-
Le calcul du pH est facilement résolu si les deux approximations données ci-dessous sont
vérifiées :
1ère approximation : si la solution est suffisamment basique, alors les ions H3O+ peuvent
être négligés devant les ions OH-. Par définition, cette hypothèse est vérifiée si le pH ≥ 7.
2ème approximation : si la base est suffisamment faible, alors la concentration [BH+] est
négligeable devant celle de [B]. Cette 2ème approximation est vérifiée si [B] / [BH+] ≥ 10.
En utilisant la loi d’action de masse : Ka / [H3O+] ≤ 10.
Ainsi :
L’équation d’électroneutralité : [OH-] = [H3O+] + [BH+] devient [OH-] = [BH+]
L’équation de conservation de la matière : Cb = [B] + [BH+] devient Cb = [B]
2
La loi d’action de masse : K b [BH ].[OH ] devient K b [OH ]
[B] Cb
159
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Donc :
[H 3 O ].[HA ] [H 3 O ].[A 2 ] 2 [A ]
2-
K a1 . K a2 . [H 3 O ] . K a1 . K a2 [H 3 O ]2
[H 2 A] [HA ] [H 2 A]
D’où :
pH = ½ (pKa1 + pKa2) le pH indépendant et la
concentration
160
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
l’addition de petites quantités d’acide fort ou de base forte ne doit pas faire changer
le pH de façon significative. A cet effet, trois zones dans l’échelle de pH ont été
établies :
3 7 11
Zone 0 – 3 : dans cette zone, les acides forts sont des solutions tampons.
Zone 11 – 14 : dans cette zone, les bases fortes sont des solutions tampons.
Zone 3 – 11 : dans cette zone, il ya :
une solution tampon acide (3 – 7) = composée d’un acide faible et d’un sel de base
forte de cet acide
une solution tampon basique (7 – 11) = composée d’une base faible et d’un sel
d’acide fort de cette base
une solution de deux sels d’un polyacide faible
pH pK a log
A -
pH pK a log
[base conjuguée]
[HA] [acide]
Pour réaliser une solution tampon de pH donné, il est judicieux de choisir un couple
acido-basique de pKa voisin du pH recherché
Exemple : Soit une solution contenant 0,4 M d’acide formique HCO2H et 0,1 M de sa base
conjuguée HCO2Na avec pKa = 3,75.
Important et à retenir
Dans le cas des tampons basiques, la formule devient :
[base conjuguée]
pH 14 - pK a log
[acide]
161
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
8- Dosage acido-basique
Le dosage ou le titrage correspond par définition à la détermination de la
concentration (ou du titre) d’une solution inconnue. Dans le cas de titrage acide-base, cela
revient à déterminer la concentration c'est-à-dire la quantité de matière de l’acide (ou de la
base) à l’aide d’une solution basique (ou acide) de concentration connue. On détermine
ainsi le saut de pH à l’équivalence et ceux-ci via deux techniques soit par le dosage pH
métrique soit par le dosage volumétrique avec le virage d’un indicateur coloré.
Il existe un certains nombres d’indicateurs colorés. Il faut savoir que la zone de virage
n’est pas toujours symétrique par rapport au pKa à cause des différences dans l’intensité
des couleurs et dans la sensibilité de l’œil à ces couleurs.
Exemple :
162
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Si on suppose le dosage d’un acide faible (CH3CO2H) de pKa1 = 4,8 par une base
faible (NH3) de pKa2 = 9,2. Dans ce cas le point d’équivalence (à voir dans le paragraphe
suivant) est situé à pH = (pKa1 + pKa2) / 2 = 7. Ceci induit que le BBT sera un bon
indicateur.
Si on dose une base faible (ammoniac) par un acide fort, dans ce cas le point
équivalent pour C = 10-2 mol.L-1, est situé à pH = ½ pKa – ½ log C = 5,6. Ainsi, le rouge
de méthyle est le mieux adapté à un tel dosage.
Si l’on dose un acide fort (HCl) par une base forte (NaOH), le point équivalent est à
pH = 7, parmi les trois indicateurs cités dans le tableau, le choix portera de préférence sur
le BBT.
point
équivalent
163
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
pHsolution = pH(NaCl) = pHeau = -log [H3O+] = 7 à 25°C (pH d’un milieu neutre)
164
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
2éme approximation : par hypothèse un sel est entièrement dissocié dans l’eau [NH3]
est négligeable devant [NH4+] [NH4+] = C0
De la relation (3) on obtient : [H3O+] = (Ka.C0)1/2
pHsolution = pH(NH4Cl) = ½ (pKa - log [NH4+]) à 25°C (pH d’un acide faible)
1ére approximation : milieu basique, donc on peut postuler que [H3O+] < [OH-]
la relation (2) se simplifie : [Na+] = [OH-] + [CH3CO2-] et en remplaçant dans la relation
(1) :
[OH-] = [CH3CO2H] (bilan matière)
2éme approximation : par hypothèse un sel est entièrement dissocié dans l’eau
[CH3CO2H] est négligeable devant [CH3CO2-] [CH3CO2-] = C0
De la relation (3) on obtient : [H3O+] = ([Link] / C0)1/2
pHsolution = pH(CH3CO2Na) = ½ (pKe + pKa - log [CH3CO2-]) à 25°C (pH d’une base faible)
165
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
les espèces présentes dans le milieu aqueux sont : CH3C ; NH4+ ; H3O+ et OH-
2H2O H3O+ + OH-
CH3CO2- + NH4+ CH3CO2H + NH3
Ce mélange, acide faible base faible donne naissance à une solution soit faiblement acide
soit faiblement basique pH est indépendant de la concentration et de ce fait il coïncide
avec le pH d’une solution ampholyte
166
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
Exercices d’auto-évaluation
1- Parmi les substances citées ci-dessous, identifiez les acides selon la définition de
Bronsted. Pour ceux-ci, écrivez les équations des réactions avec l’eau au sein de la solution
aqueuse.
NaOH ; ClCH2CO2H ; HSO4- ; CaO ; HF
De même, dans la liste suivante, identifiez les bases selon la définition de Bronsted et
écrivez les équations des réactions dans le milieu aqueux. (H3C)3N ; PO43- ; HNO3 ; OH- ;
H2S
2- Écriver les acides conjugués des bases suivantes: HSO4- ; NH3 ; OH- ; O2- ; HCOO- ;
CN-
3- Compléter les couples acide-base suivants. Quel est votre conclusion.
HPO42-/ ….. ; …../HPO42- ; HCO3-/….. ; …../HCO3-
4- Dans les réactions globales suivantes, identifiez les couples acide-base :
H2PO4- + PO43- HPO42- + HPO42-
S2- + HCO3- HS- + CO32-
5- Calculer les concentrations en ions H3O+ et OH- dans l’eau pure à 25°C, sachant que
pKe = 13,3.
6- Indiquer si chacune des propositions suivantes est vraie ou fausse. Une solution est
neutre si :
- [H3O+] = [OH-]
- [H3O+] = 10-7 mol.L-1 à toute température
- [H3O+] = [OH-] = 10-7 mol.L-1 à 25°C
7- On considère que le pH du suc gastrique est de 2. Que vaut la concentration en ions
H3O+ dans l’estomac.
8- Soient les couples HF/F- (pKa = 3,2) et HCN/CN- (pKa = 9,2).
a) Quel est l’acide le plus fort ?
b) Quelle est la base la plus forte ?
9- Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie. Si pKa (HClO/ClO-) = 7,5 et pKa
(C2H5NH3+/C2H5NH2) = 10,6 ; peut-on en déduire que :
a) ClO- est une base forte que C2H5NH2
b) HClO est un acide plus fort que C2H5NH3+
10- Le pH d’une solution aqueuse d’acide formique, de concentration égale à 0,4 mol.L-1,
vaut 2,1 et celui d’une solution aqueuse de cyanure d’hydrogène de même concentration
vaut 4,9.
- Comparer la force de ces deux acides.
- Comparer et calculer les pourcentages de moles d’acide ionisé dans ces deux
solutions.
11- En utilisant la même démarche que celle effectuée pour établir la relation entre et Ka
pour un acide faible, établisser la relation entre le coefficient d’ionisation d’une base
faible et la constante d’acidité Ka du couple BH+/B
167
Equilibres chimiques en solutions Equilibre acido-basique
168
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
K eq . [M q X n ](s) [M n ] q . [X q- ] n constante
Par ailleurs, les concentrations molaires des ions s’écrivent : [Mn+] = q.S et [Xq-] = n.S
le Ks ainsi exprimé permet de calculer la solubilité S. Celle-ci est égale à la molarité de la partie
dissoute du corps pur.
On obtient : K
S n q q s n
q .n
Important et à retenir :
Ks est une constante sans dimension pour une température donnée. Si cette dernière varie,
alors la valeur de Ks change. Entre autre, Ks ne dépend pas de l’origine des ions présents dans la
solution.
Les produits de solubilité ont des valeurs faibles, souvent exprimées sous la forme 10 -X, ce
qui justifie l’emploi fréquent du pKs = - log Ks
Ks est une constante d’équilibre pour laquelle, les concentrations sont exprimées en mol.L-1
169
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
Exemple :
Sachant que le produit de solubilité de Ag2CrO4 est égal à 2,6.10-12 à 25°C, calculer sa
solubilité « S » en mol.L-1
Procédures à suivre :
a) Ecrire la réaction d’équilibre et l’expression de Ks :
Ag2CrO4 2 Ag+ + CrO42- Ks = [Ag+]2 . [CrO42-]
K s 3 2,6.10 -12
S3 8,66.10 -5 mol.L-1
4 4
170
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
A noter, que dans ces deux cas le produit [Mn+]q . [Xq-]n est désigné par le terme de produit
ionique noté « Pi » : produit des concentrations molaires des ions en solution d’un composé peu
soluble.
En conclusion :
si Pi < Ks pas de précipitation
si Pi > Ks existante de précipitation
si Pi = Ks limite de précipitation (apparition du précipité)
Dans ce cas limite de précipitation, on considère que [Mn+] Ci. On aura donc Ci q . [Xq-]n Ks
Ks 1
[X q- ]lim
n
- n log[X q- ]lim - log K s - q log C i pX lim (pK s q log C i )
C iq n
Exemple :
On mélange dans un bécher 20 mL d’une solution 0,1 M de nitrate de plomb (Pb(NO 3)2)
à 20 mL d’une solution 0,1 M d’iodure de potassium (KI). Aura-t-on la formation d’un précipité
PbI2
Pour savoir s’il y a précipitation de PbI2 il faut :
Ecrire l’équation globale de la réaction : Pb(NO3)2 + 2 KI 2KNO3 + PbI2(s)
Ecrire l’équation ionique de formation du précipité : Pb2+(aq) + 2I-(aq) PbI2(s)
l’inverse de cette équation ionique, donne l’équation de la réaction de dissociation de PbI2 :
PbI2(s) Pb2+(aq) + 2I-(aq) avec Ks = [Pb2+].[I-]2 = 1,4.10-9 à 25°C
171
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
On ajoute à cette solution 0,2 M de Na2SO4, dans ce cas on peut négliger la concentration des
ions SO42- provenant de la dissolution de CaSO4 (s) dans l’eau pure et poser : [SO42- (aq)] 0,2 M
On conclu de ce résultat que la molarité des ions [SO42- (aq)] donc la solubilité S du sulfate de
calcium, ne peut pas dépasser 1,25.10-4. C’est environ 10-3 fois moins que sa solubilité dans l’eau
pure. Donc l’équilibre est déplacé dans le sens de formation du précipité.
NB/ même si on ne néglige pas [SO42- (aq)] = 1,25.10-4 M, on l’aurait perdue lors de l’arrondi de
[SO42- (aq)]total = 1,25.10-4 + 0,2 = 0,200125 0,2 M
172
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
173
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
2- la formation d’un complexe MLn, décrit par la constante de complexation noté Kf (ou n)
On définit un complexe comme un édifice polyatomique, constitué d’un atome ou d’un cation
métallique central (M) entourés de molécules ou ions appelés ligands (L : une base de Lewis
neutre ou chargé négativement).
[MLn ]
M + n L MLn Kf
[M].[L] n
Exemple :
Soit une solution saturée de AgCl à l’équilibre :
AgCl(s) Ag+(aq) + Cl-(aq) (1) Ks = 1,6.10-10
En présence d’ammoniac NH3, les quelques ions Ag+(aq) existant dans la solution saturée se
combinent avec NH3 et forment ainsi un complexe :
Ag+(aq) + 2 NH3 [Ag(NH3)2]+(aq)
[[Ag(NH3 ) 2 ] ]
Dont l’expression de la constante de complexation est K f
[Ag ].[NH 3 ]2
L’addition de NH3 conduit au remplacement des molécules d’eau qui hydratent l’ion Ag+(aq) par
des molécules de NH3. Ainsi, la réaction (1) est donc fortement déplacée vers la droite, ce qui
entraine une diminution de la concentration en ions Ag+ ce qui implique une augmentation de la
solubilité de AgCl(s)
En conclusion la complexation augmente la solubilité d’un composé peu soluble en la présence
d’un ligand.
Les réactions de complexation ont de très nombreuses applications et permettent d’expliquer bon
nombre de phénomènes biologiques. Par exemple la formation de l’oxyhémoglobine, par fixation
d’une molécule d’oxygène avec le fer (II) de l’hémoglobine, sert de véhicule à l’oxygène. De
sorte que ce complexe se chargera d’échanger le dioxygène contre le dioxyde de carbone pour
ramener ce dernier vers le poumon ou le cycle se renouvèle.
174
Equilibres chimiques en solutions Equilibre de solubilité
Exercices d’auto-évaluation
1- Calculer la solubilité du chlorure d’argent, à 25°C, dans les deux cas suivants :
a- Dans l’eau pure
b- Dans une solution d’acide chlorhydrique de concentration C = 1 mol.L-1
Comparer les deux solubilités et conclure. On donne : pKs (AgCl) = 9,8
2- Déterminer le domaine d’existence de l’hydroxyde de magnésium de formule Mg(OH)2 (s), en
fonction du pOH, dans une solution de concentration initiale en ions magnésium C = [Mg2+] =
10-2 mol.L-1. On donne Ks(Mg(OH)2 (s)) = 10-11
3- Calculer la solubilité du Pb(OH)2(s) (Ks = 1,2.10-15) dans :
a- L’eau pure
b- Une solution de KOH de pH = 9
c- Une solution tampon de pH = 9
d- Une solution acide de pH = 9
4- La solubilité du carbonate d’argent Ag2CO3 dans l’eau à 25 °C est de 10-4 mol L-1. Calculer le
produit de solubilité de ce sel. Quelle est la solubilité de Ag2CO3 dans une solution à 0,1 mol L-1
de carbonate de sodium Na2CO3 ? On considérera que l’acide carbonique est un diacide fort.
5- Lorsque l’on ajoute de la soude à une solution à 0,01 mol L-1 de nitrate de plomb Pb(NO3)2,
l’hydroxyde de plomb Pb(OH)2 commence à précipiter à partir de pH = 7,5. Calculer le produit
de solubilité de Pb(OH)2. Quelle est la solubilité de l’hydroxyde de plomb dans l’eau ? Quelle
serait la concentration en ions Pb2+ dans la solution initiale dont le pH aurait été amené et
maintenu à 9 ?
6- On étudie la solubilité du sulfate de plomb PbSO4 dans une solution d’acide sulfurique.
L’acide sulfurique est un diacide dont la première acidité est forte, la constante d’acidité de la
seconde Ka = 10-2. Le produit de solubilité de PbSO4 est Ks = 2.10-8.
a- Exprimer la solubilité S de PbSO4 en fonction de la concentration en protons H3O+ de la
solution acide. On admettra que s’est négligeable devant [H3O+].
b- Calculer cette solubilité à pH = 2.
En milieu H2SO4 4 mol L-1.
c- Exprimer la concentration en ions Pb2+ en équilibre avec le solide PbSO4.
d- Calculer le pH de début de précipitation de Pb(OH)2. (Ks (Pb(OH)2) = 10-14,4)
7- On mélange 100 mL de AgNO3 (aq) 2.10-2 M avec 100 mL de NaCl (aq) 2 M.
a- Prédire s’il y aura formation d’un précipité de AgCl (s) dans la solution ainsi obtenue
b- Si oui, calculer le nombre de moles de AgCl (s) qui précipite
c- Calculer les concentrations à l’équilibre dans la solution, après la formation du précipité.
Donnée : Ks (AgNO3) = 1,7.10-10
175
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Le terme «oxydation» a été utilisé la première fois par Lavoisier. Il était réservé aux
réactions au cours desquelles de l’oxygène se fixait sur des corps purs simples ou composés. On
pouvait observer par exemple qu’un morceau de fer nu laissé à l’air, finissait par rouiller. Alors
que le terme «réduction» a été employé pour désigner les réactions au cours desquelles de
l’oxygène a été enlevé à des corps purs composés.
Ce n'est qu'au vingtième siècle, après la découverte de l'électron par Thompson et de
l'introduction du modèle atomique de Bohr que l'on a réexaminé les réactions chimiques en
tenant compte des nouveaux modèles. Les similitudes observées ont amené les chimistes au
concept actuel de l'oxydo-réduction qui fait appel au transfert d'électrons. Actuellement, ce type
de réactions chimiques sont dénommées les réactions d'oxydo-réduction pour signifier que
l'oxydation a lieu en même temps que la réduction. Les deux termes sont reliés.
On peut donc schématiser une réaction d’oxydoréduction par une combinaison de demi-réactions
du type :
Réduction
Oxydant + ne- Réducteur
Oxydation
176
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Important et à retenir
La représentation d’une réaction d’oxydoréduction, telle explicitée précédemment
correspond à un cas limite pour lequel il y a effectivement transfert d’électrons, principalement
lors de la formation de composés ioniques. Cependant, dans de nombreuses réactions, le transfert
d’électrons n’est pas total : il y a formation de liaison de covalence plus ou moins polarisée entre
deux espèces chimiques.
Exemple : H2 + Cl2 2 HCl
La polarisation des liaisons, donc le transfert électronique partiel, dépend de la différence
d’électronégativité des atomes.
Ainsi, il est à retenir que la réaction d’oxydoréduction peut être définit sous les deux aspects du
transfert total ou partiel d’électrons et conduit à deux modes de représentation :
- par les demi-réactions (échange électronique (vue précédemment))
- par variation du nombre d’oxydation (définit ci-dessous)
2- Nombre d’oxydation
Le nombre d’oxydation « n.o » (ou états d’oxydation ou degré d’oxydation) d’un atome
est la charge électrique entière, positive, négative ou nulle, que cet atome prend ou tend à
prendre, au sein d’une molécule. Il est conventionnellement écrit en chiffres romains.
Pour chaque atome, c’est la somme des charges électriques que l’atome acquiert dans chaque
liaison ou il intervient, la charge négative étant attribuée à l’atome le plus électronégatif et la
charge positive étant attribuée à l’atome le plus électropositif. Les règles pratiques que l’on
utilise pour calculer le « n.o » des atomes sont :
- le n.o d’un tome constitutif d’un corps simple est toujours égal à zéro (n.o(Na) = 0 ;
n.o (H2) = 0)
- le n.o d’un ion est égal à sa charge (n.o (Fe2+) = +II ; n.o (Cr2O72+) = -II)
- le n.o de l’hydrogène = +I, sauf pour les hydrures (LiH ; NaH ; KH ;…) = -I
- le n.o de l’oxygène = -II, sauf pour les péroxydes (H2O2 ; K2O2 ; Na2O2 ;…) = -I
- la somme algébrique des n.o des atomes constitutifs d’une molécule est égale à la charge
globale de cette dernière
Exemple : n.o (Cl) dans HClO4 1 + x + 4.(-2) = 0 x = +7
n.o (Mn) dans MnO4- x + 4.(-2) = -1 x = +7
n.o (Cr) dans CrO7- 2x + 7.(-2) = -2 x = +6
Important et à retenir
Les nombres d’oxydation permettent de repérer les réactions redox qui s’accompagnent
nécessairement de la variation du nombre d’oxydation de deux éléments, de sorte que :
- un oxydant est un élément dont le n.o peut diminuer
- un réducteur est un élément dont le n.o peut augmenter
- l’oxydation d’un élément s’accompagne de l’augmentation de son n.o
- la réduction d’un élément s’accompagne de la diminution de son n.o
177
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
b) CO2 + 2 Mg C + 2MgO
no : C = +IV Mg = 0 C=0 Mg = +II
Dans cet exemple on a une variation du n.o : - n.o (C) passe de +IV à 0 (il diminue)
- n.o (Mg) passe de 0 à +II (il augmente)
Donc cette réaction chimique est une réaction redox.
Exemple :
Soit les réactions suivantes :
a) K2CrO4 + Mg + HCl MgCl2 + CrCl3 + KCl + H2O
1/ Identification des couples et les éléments dont le n.o change lors de la réaction
178
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Identification des couples et les éléments dont le n.o change lors de la réaction
Ecrire les demi-réactions redox, les couples redox, égaler le nombre d’électrons et noter la
réaction bilan
Couples redox
Fe subit une réaction d’oxydation : Fe2+ Fe+3 + 1e- 5 Fe+3/Fe+2
MnO4 subit une réaction de réduction : MnO4 + 5e + 8H Mn+2 + 4H2O
- - - +
MnO4- /Mn+2
179
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
180
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
réactions chimiques qui ont lieu spontanément aux électrodes dès lors qu'est formée la pile. Le
sens du courant indique le couple de plus fort potentiel et la mesure de la force électromotrice
(exprimée en volt) correspond au potentiel d'oxydo-réduction.
Exemple de la pile Daniell : Cette pile est nommée pile à densité de Daniell, elle fut l’une des
premières cellules galvaniques qui ait trouvé une vaste utilisation pratique. Comme le montre le
schéma ci-dessous, un pont salin relie une solution de sulfate de cuivre (CuSO4) dans la quelle
plonge une plaque de cuivre à une solution de sulfate de zinc (ZnSO4) dans laquelle plonge une
plaque de zinc.
(aq)
En reliant les deux plaques par un fil électrique, on remarque le passage d’un courant électrique
de la lame de cuivre vers la lame de zinc. D’autre part, on constate que la plaque de zinc se
désagrège et la lame de cuivre se couvre d’un dépôt de rouge caractéristique du cuivre
métallique. Ce phénomène s’explique par le fait que des électrons sont libérés au niveau de la
lame de zinc et arrivent par la suite à la lame de cuivre ou ils sont consommés à l’interface
métal-solution par des ions de cuivre (Cu2+).
Ainsi :
- la lame de zinc est le siège d’une oxydation : Zn(s) Zn2+(aq) + 2e- c’est l’anode
- la lame de cuivre est le siège d’une réduction : Cu2+(aq) + 2e- Cu(s) c’est la cathode
la réaction globale est : Zn(s) + Cu2+(aq) Zn2+(aq) + Cu(s)
Le passage du courant électrique dans les solutions est assuré par le mouvement des ions. En
particulier, les cations du pont salin vont vers la cathode et les anions vers l’anode ce qui assure
la neutralité de chaque demi-pile
Le potentiel de la pile (cellule) correspond à la différence de potentiel entre les deux
compartiments, celui de droite (la cathode) moins celui de gauche (l’anode). A noter, que le
potentiel est toujours positif et que l’ENH est égal à zéro.
Epile = Ecathode - Eanode
Quant au potentiel pour chaque compartiment [αOx + ne- βRed], il est donné par
l’équation de Nernst :
0 RT [Ox] α
EOx/Red E Ox/Red ln
nF Red β
181
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Avec les produits et réactifs sont ceux de la demi-réaction (à l’équilibre) du compartiment, dans
l’ordre ou l’oxydant est pris comme réactif, et sont les coefficients stœchiométriques.
n : nombre de moles d’électrons
E0 : force électromotrice standard (1 mol.L-1 ; 1 atm)
R : constante des gaz parfaits = 8,31 [Link]-1
F : constante de Faraday = 96500 C
T : activité des différentes espèces participant à la demi-réaction
Cette équation est plus souvent utilisée à 25°C, et à cette température on obtient
RT/F ln 0,059 log 0,06 log
0,06 [Ox] α
L’équation de Nernst s’écrit alors : EOx/Red E 0 Ox/Red log
Red
β
n
Important et à retenir
Le potentiel standard E° est donné lorsque toutes les espèces sont à l’état standard, c'est-à-
dire : pression = 1 atm, température = 25°C et pH = 0 ([H+] = 1 ; de même si la réaction est
équilibrée avec OH-, on obtient une valeur de E° à pH = 14)
Par ailleurs, en pratique, le pH d’une solution est souvent différent de ces valeurs limites de 0
et 14. Si par exemple, on effectue la réaction en milieu neutre à pH = 7, la concentration en ions
H+ (ou de OH-) diffère d'un facteur 107 par rapport aux valeurs précédentes. Ainsi, le potentiel
d'équilibre de la solution aura une valeur très différente du potentiel standard du couple. Ceci
conduit à sortir les concentrations de H+ (ou OH-) du quotient réaction dans l’équation de Nernst
et à les inclure dans la valeur du potentiel standard désigné dans ce cas comme le potentiel
standard apparent.
Exemple : soit la réaction H2O2 O2 + 2H+ + 2e- couple H2O2/O2
la formule de Nernst exprimant le potentiel est :
0,06 [H 2 O 2 ]
E H 2O 2 / O 2 E H 2O 2 / O 2 - log E H 2 O 2 / O 2 - 0,06 pH - 0,03 log [H 2 O 2 ]
2 [H ] 2
E' H O /O
2 2 2
182
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Considérons les deux couples Ox1/ Réd1 et Ox2/ Réd2, de potentiel standard respectif E1° et E2°
de la réaction globale :
Ox1 + Réd2 Réd1 + Ox2
si E1° > E2° la réaction est favorisée dans le sens Ox1 est meilleur oxydant que Ox2
puisqu’il réussit à lui prendre des électrons dans la compétition des deux couples redox.
Exemple :
soit les demi-réactions :
Cu2+ + 2e- Cu E° (Cu2+/Cu) = 0,34 V
Zn2+ + 2e- Zn E° (Zn2+/Zn) = - 0,76 V
La classification des couples rédox par leur potentiel standard via la règle gamma permet de
prévoir quelle réaction est possible. Elle peut se produire uniquement entre l’oxydant le plus fort
d’un couple avec le réducteur le plus fort de l’autre couple.
Donc :
Cu2+ Cu
oxydant le plus fort
Zn2+ Zn
réducteur le plus fort
Ainsi, seule une réaction entre Cu2+ et Zn est possible : Cu2+ + Zn Cu + Zn2+
183
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Toutefois, il faut noter qu’une réaction possible peut ne pas avoir lieu, ou seulement très
lentement, pour des raisons cinétiques. Exemple de l’oxydation du fer par l’air (formation de la
rouille).
Des deux exemples donnés ci-dessus (7-1 et 7-2), on peut établir un diagramme faisant
apparaitre un domaine de prédominance et d’existence du fer.
C0 = 0,1 mol.L-1
Fe Fe2+ Fe3+
E
° 3+ 2+
Elim E (Fe /Fe )
184
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
0,06
0 [Ox1 ]. [H ]x
EE log
n [Red1 ]
le terme E°’ = E° + 0,06 x/n . pH est appelé potentiel standard apparent ; il traduit la variation
de E avec le pH lorsque les formes oxydées et réduites du couple sont dans leur état standard.
Ainsi, le pH influence le potentiel d’équilibre d’un couple redox et permet de définir des
diagrammes de prédominance. De sorte que si :
[Ox1 ]
E° = E°’ 1 ; le couple est inerte vis-à-vis du pH
[Red1 ]
[Ox1 ]
E° = E°’ 1 ; l’oxydant est prédominant
[Red1 ]
[Ox1 ]
E° = E°’ 1 ; le réducteur est prédominant
[Red1 ]
a) Influence de la complexation
Une première façon de modifier la concentration d’une espèce, qu’elle soit oxydante ou
réductrice, consiste à introduire une espèce complexante dans le milieu. Exemple, l’action du
ligand ammoniac NH3 sur des ions tels que Cu2+ (formation du complexe [Cu(NH3)4]2+) ou Ag+
(complexe [Ag(NH3)2]+).
Considérant la demi-réaction redox : Ag+(aq) + 1 e- Ag(s) avec E°(Ag+/Ag) = 0,8 V
Le potentiel redox s’écrit :
0,06 [Ag ]
E E 0 (Ag /Ag) log ; [Ag](s) 1
1 [Ag](s)
L’addition de NH3 (ligand) entraine une consommation des ions Ag+, oxydant du couple, par la
réaction de complexation quantitative d’équation :
Ag+(aq) + 2NH3(aq) [Ag(NH3)2]+(aq)
185
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Ainsi, la concentration en Ag+ diminue en même temps que le potentiel E le pouvoir oxydant
de Ag+ diminu. Dans ces conditions, on peut travailler avec le couple Ag(NH3)2+/Ag de la demi-
réaction :
[Ag(NH3 ) 2 ]
Ag(NH3)2+(aq) + 1e- Ag(s) + 2NH3(aq) ; Kc 2
2.107
[Ag ].[NH3 ]
[Ag(NH 3 ) 2 ]
E E 0 (Ag /Ag) 0,06 log [Ag ] E 0 (Ag /Ag) 0,06 log
K C .[NH3 ]2
0 [Ag(NH 3 ) 2 ]
EE (Ag
/Ag) 0,06 log K C 0,06 log
[NH3 ]2
Il en résulte que le potentiel de référence E° (0,8 V à 0,36 V) diminu lorsque les ions Ag+ sont
complexés par le ligand NH3
Important et à retenir
La complexation de l’espèce oxydante d’un couple entraine une diminution de son potentiel
de référence.
Le potentiel de référence apparent de l’espèce oxydante (E°’(Ox/Red) ≡ E°(Ox(L)m/Red) =
E°(Ox/Red) – 0,06/n log KC(Ox)) est d’autant plus faible que le complexe formé est plus stable.
Le même raisonnement est adopté dans le cas ou l’espèce réductrice (Red) puisse donner un
complexe avec le ligand (L). le potentiel de référence apparent du couple formé sera noté :
E°’(Ox/Red) ≡ E°(Ox/Red(L)m) = E°(Ox/Red) – 0,06/n log KC(Red)
La complexation de l’espèce réductrice d’un couple entraine une augmentation de son
potentiel de référence.
Le potentiel de référence apparent de l’espèce réductrice est d’autant plus élevée que le
complexe formé est plus stable.
Conclusion
Une diminution de E° correspond à un abaissement de la frontière qui sépare les zones de
prédominance de Ox et Red ; de sorte que la zone de prédominance de Ox devient plus
importante. Inversement, une augmentation de E° correspond à une augmentation de Red.
186
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
b) Influence de la précipitation
La précipitation de l’une des espèces du couple redox, voir des deux, est aussi un moyen
de modifier les concentrations de ces espèces donc de modifier l’équilibre d’oxydoréduction
auquel elles participent. L’exemple classique, qui figure dans tous les ouvrages, concerne la
précipitation du chlorure d’argent.
Les réactions qui rentrent en jeu sont :
- la demi-réaction : Ag+(aq) + 1 e- Ag(s) E°(Ag+/Ag) = 0,8 V
Exemple : Titrage d’une solution de fer (II) par une solution de permanganate de
potassium « Manganimétrie »
187
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Conclusion : l’équivalence peut être repérée lors du changement de couleur dans le bécher qui
passe d’incolore à violette.
Pour rappel la détermination de la concentration d’une des deux solutions s’effectue via la
relation de neutralisation : C1.V1 =C2.V2
188
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
Exercices d’auto-évaluation
1- Une réaction d’oxydo-réduction est un échange …………………………….
- L’oxydant ……………..des ………………. ; le réducteur ……………………. des électrons
- Une oxydation est une …………… d’électrons ; une réduction est un ………….. d’électrons
2- Ecrire la demi-réaction électrique relative au couple Zn2+/Zn. Quel est l’oxydant et le
réducteur
3- L’acide nitrique HNO3 est utilisé au cours d’une réaction redox. Celui-ci se transforme en gaz,
le monoxyde d’azote. Parmi les quatre demi-réactions suivantes laquelle est correcte ? Équilibrer
cette dernière demi-réaction
- NO3- + 3e- + ….. NO + …. demi-réaction d’oxydation
- NO3- + 3e- + ….. NO + …. demi-réaction de réduction
- NO3- + ….. NO + 3e- + …. demi-réaction de réduction
- NO3- + ….. NO + 3e- + …. demi-réaction d’oxydation
4- L'eau de Javel, désinfectant d'usage courant, est fabriquée par action du dichlore gazeux sur
une solution d'hydroxyde de sodium. Cette réaction d'oxydoréduction met en jeu les deux
couples donnés ci-dessous :
ClO-(aq) / Cl2(g) et Cl2(g) / Cl-(aq)
a- Ecrire les deux demi-équations d'oxydoréduction correspondantes.
b- A partir de ces deux demi-équations d'oxydoréduction, donner une équation chimique ayant
pour seuls réactifs Cl2(g) et H2O.
5- Le peroxyde d’hydrogène H2O2 appelé communément (eau oxygénée) est un antiseptique qui
intervient dans les deux couples rédox suivants, caractérisés par les potentiels standards
respectifs : E1° (H2O2/H2O) = 1,77 volts et E2° (O2/ H2O2) E2° = 0,68 volts
Quelle est la réaction d’oxydo-réduction possible entre ces deux couples ? Justifier
a) O2 + 2H3O+ 2H2O + 2H+
b) 2H2O + H2 H3O+ + OH-
c) 2H2O2 O2 + 2H2O
+
d) H2O2 + H H3O+ + ½ O2
e) O2 + 2H2O 2H2O2
6- On chauffe légèrement un tube à essai contenant des copeaux de plomb et de l’acide
chlorhydrique 1 M. Un dégagement gazeux de dihydrogène se produit et les deux couples
intervenant sont H+/H2 et Pb2+/Pb. Ecrire les demi-réactions de l’oxydo-réduction. En déduire la
réaction globale.
7- Exprimer le potentiel redox du système riboflavine-leucorivoflavine (RB/RBH2) en fonction
du pH de la solution à 25°C.
8- D’après le schéma suivant :
Cu2+ Cu
a) L’ion H+ est-il l’oxydant ou le réducteur du couple H+/H2
+
H H2
b) Avec quelle(s) espèce(s) chimique(s) peut-il réagir ?
Fe2+ Fe
c) Quelles règles faut-il appliquer ?
d) En déduire la liste des métaux attaqués par l’acide Zn2+ Zn
189
Equilibres chimiques en solutions Equilibre d’oxydo-réduction
10- Le dichlore Cl2 (g) peut se préparer au laboratoire, sous la hotte en ajoutant avec précaution,
une solution d’acide chlorhydrique HCl (aq) à une solution de permanganate de potassium
KMnO4 (aq)
a) Etablir l’équation de cette réaction d’oxydo-réduction en précisant les espèces oxydées et
réduites
b) Pourrait-on remplacer la solution d’acide chlorhydrique par une solution de chlorure de
sodium ? Expliquer
11- On se propose de doser les ions Cu2+ présents dans une solution aqueuse en les faisant réagir
avec les ions iodure I- d’une autre solution.
a) Une réaction entre Cu2+ et I- parait-elle envisageable compte tenu des potentiels rédox
standard de Cu2+ et I-.
b) En fait la réaction est compliquée par l’apparition possible du précipité CuI par réaction entre
l’ion Cu2+ et l’ion I-. Écrire la demi-réaction rédox mettant en jeu le couple Cu2+/CuI(s)
c) En considérant une solution contenant des ions Cu2+ , Cu+ , I- et le précipité CuI, déterminer
le potentiel rédox standard associé au couple Cu2+/CuI(s) à 25°C. Si l’on n’arrive pas à
résoudre cette question on pourra admettre la valeur soit 0,89 V
d) Quelle réaction se produit lorsque l’on mélange des ions Cu2+ et des ions I- en solution dans
les conditions standards
e) Déterminer la constante d’équilibre de cette réaction à 25°C et en déduire si celle-ci est
utilisable pour un dosage des ions Cu2+
f) Pour réaliser le dosage, on se place en excès d’ions iodures et on dose le diiode I2 formé par
l’ion thiosulfate S2O32-. Écrire la réaction entre l’ion thiosulfate et le diiode. Cette réaction
peut-elle être considérée comme totale
g) A 20 cm3 d’une solution d’ions Cu2+ de concentration inconnue, on ajoute 50 cm3 d’une
solution d’ions I- de concentration 0,2 mol.L-1. On dose le diiode formé I2 par une solution de
thiosulfate de sodium de concentration 0,1 mol.L-1. Ce dernier dosage nécessite 18 cm3 de
thiosulfate. Déterminer la concentration de la solution d’ions Cu2+.
i) Vérifier que l’on était bien en excès d’ions iodures
Données : Potentiel rédox standard des divers couples à 25°C
2+ 2+ + – 2– 2–
Cu /Cu : E°1 = 0,34 V ; Cu /Cu : E°2 = 0,17 V ; I2(aq)/I : E°3 =0,62 V ; S4O6 /S2O3 : E°4 = 0,08 V
–12
Produit de solubilité (à 25°C) de l'iodure de cuivre (I) CuI : Ks = 10 .
12- En fonction des potentiels rédox normaux des couples MnO4-/Mn2+ et ½ Br2/ Br-, donnés
dans le tableau ci-dessous. Dire si une réaction peut avoir lieu quand on met en présence :
MnO4- et Br2 ; MnO4- et Br- ; Mn2+ et Br-
Réaction E° (Volts)
Mn2+ + 2e- Mn -1,18
MnO4- + 8H+ + 5e- Mn2+ + 4H2O +1,51
Br2 + 2e- 2Br- +1,06
13- Soit la réaction globale suivante :
CH3-CO-CO2 + NADH + H+ CH3-CHOH-CO2 + NAD+
- Quel est le composé qui joue le rôle du réducteur et celui qui joue le rôle de l’oxydant. Justifier.
Donner les demi-réactions d’oxydation et de réduction de la réaction globale. Dans quel sens la
réaction globale évolue-t-elle dans les conditions standard, sachant que E°1(NAD+/NADH) =
- 0,32 V et E°2(CH3-CO-CO2/CH3-CHOH-CO2) = -0,19 V. Justifier votre réponse.
190
bibliographie
Bibliographie
- Chimie Générale, C.H. McQuarrie, D.A. McQuarrie, P.A. Rock. Editions De Boeck Université
(1992)
- Chimie Générale, Melania Kiel. Editions Estem De Boeck Diffusion, Tomes 1 & 2 (2003)
- Chimie Analytique, D.A Skoog, D.M. West, F.J. Holler. Editions De Boeck Université (1997)
- Chimie Organique : stéréoisomèrie, entité réactives et réactions, René Milcent. EDP Science
(2007)
- L’indispensable en Liaison chimique, G.M.L. Dumas et R.I. Ben-Aim. Edition Bréal (2003)
- Chimie Générale « Cours & Exercices », G. Germin, R. Mari, D, Burnel. Edition Masson
(2001)
- Chimie Organique « Cours & Exercices corrigés », Melania Kiel. Edition ESTEM (2004)
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191
ANNEXE
Annexe
Principe de Le Châtelier
Ce principe, parfois appelé le principe de la moindre contrainte, stipule que si un système
chimique à l’équilibre est soumis à une modification de certains paramètres perturbant cet
équilibre, le dit système évolue dans la direction qui contrecarre la modification imposée, de
manière à se réajuster à un nouvel état d’équilibre.
Par exemple, si on augmente la concentration d’un réactif, le système évolue dans le sens de la
consommation de ce réactif. Si par ailleurs, on diminue la concentration d’un produit de réaction
en le soustrayant du mélange réactionnel, alors le système tend à le régénérer.
192
Annexe
6 (C2H5)2O
4 C6H6 apolaire
2 CCl4
193
Annexe
Constantes fondamentales
H
2,1
Li Be B C N O F
1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
Na Mg Al Si P S Cl
0,9 1,2 1,5 1,8 2,1 2,5 3,0
K Ca Cr Fe,Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br
0,8 1,0 1,6 1,8 1,8 1,9 1,6 1,6 1,8 2,0 2,4 2,8
Rb Sr Mo Pd Ag Cd In Sn Sb Te I
0,8 1,0 1,8 2,2 1,9 1,7 1,7 1,8 1,9 2,1 2,5
Cs Ba W Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At
0,7 0,9 1,7 2,2 2,4 2,0 2,0 1,9 2,0 2,0 2,2
Fr Ra
0,7 0,9
194
Annexe
Préfixe femto pico nano micro milli kilo méga giga tétra
Symbole f p n µ m K M g T
facteur 10-15 10-12 10-9 10-6 10-3 103 106 109 1012
Unités usuelles
195
Annexe
Règles utiles
Puissance :
n
anam = an+m ; (an)m = anm ; an / am = an.a-m = an-m ; a=a
Logarithme et exponentiel :
Trigonométrie :
cos = x ; sin = y ; tg = sin/cos
y 1
sin ( + ) = sin cos + cos sin
x
cos ( + ) = cos + sin – sin cos
cos2 + sin2 = 1
Indicateur de virage
196
Annexe
197
Annexe
F2 F- 2,87
S2O82- SO42- 2,01
H2O2 H2O 1,77
MnO4- MnO2 1,69
MnO4- Mn2+ 1,51
Au3+ Au 1,50
PbO2 Pb2+ 1,45
Cl2(g) Cl- 1,36
Cr2O72- Cr3+ 1,33
MnO2 1,23
O2(g) H2O 1,23
Br2(aq) Br- 1,08
NO3- NO(g) 0,96
Hg2+ Hg 0,85
NO3- NO2- 0,84
Ag+ Ag 0,80
Fe3+ Fe2+ 0,77
O2(g) H2O2 0,68
I2(aq) I- 0,62
Cu2+ Cu 0,34
CH3CHO C2H5OH 0,19
SO42- SO2(aq) 0,17
S4O62- S2O32- 0,09
H+ H2(g) 0,00
CH3COOH CH3CHO -0,12
Pb2+ Pb -0,13
Sn2+ Sn -0,14
Ni2+ Ni -0,23
Co2+ Co -0,29
Cd2+ Cd -0,40
Fe2+ Fe -0,44
Zn2+ Zn -0,76
Al3+ Al -1,66
Mg2+ Mg -2,37
Na+ Na -2,71
K+ K -2,92
198
Annexe
199