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Guide EPI Final

Le document présente un guide sur les Equipements de Protection Individuelle (EPI) dans la Fonction Publique Territoriale, soulignant l'importance de la sécurité des agents au travail. Il détaille les obligations des employeurs et des agents concernant l'utilisation des EPI, ainsi que la réglementation en vigueur. Le guide inclut également des fiches pratiques sur les différents types d'EPI et des conseils pour leur choix et leur gestion.

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Guide EPI Final

Le document présente un guide sur les Equipements de Protection Individuelle (EPI) dans la Fonction Publique Territoriale, soulignant l'importance de la sécurité des agents au travail. Il détaille les obligations des employeurs et des agents concernant l'utilisation des EPI, ainsi que la réglementation en vigueur. Le guide inclut également des fiches pratiques sur les différents types d'EPI et des conseils pour leur choix et leur gestion.

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Equipements de Protection

Individuelle
dans les métiers de la
Fonction Publique Territoriale

« Bien protéger pour mieux travailler »


Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Remerciements

Le CDG42 remercie les collectivités qui ont participé à l’élaboration de ce document :

- Mairie du Chambon-Feugerolles,
- Mairie de Firminy,
- Mairie de Roche-la-Molière,
- Mairie de St-Just-St-Rambert,
- Mairie de Sorbiers,
- Mairie de St-Paul-en-Jarez,
- Mairie de St-Galmier,
- Mairie de St-Priest-en-Jarez,
- Mairie de Villars,
- Communauté de communes Forez-Est,
- Communauté d’agglomération Loire Forez.
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Préambule

L’autorité territoriale, en tant qu’employeur, a pour obligation d’assurer la sécurité et la protection


de la santé des agents placés sous son autorité.

Pour cela, elle doit, à partir du recensement et de l’évaluation des risques professionnels, mettre
en place des mesures de prévention et de protection. Celles-ci doivent prioritairement être
collectives pour supprimer ou limiter les risques.
Elles sont toutefois bien souvent complétées par le port indispensable d’Equipements de
Protection Individuelle (EPI).

Les EPI sont largement présents dans les collectivités territoriales. Gants, chaussures, lunettes,
casques sont en effet portés quotidiennement par les agents.

Le choix de ces équipements est très important afin de s’assurer de leur efficacité par rapport aux
risques encourus et d’en favoriser le port effectif. Toutefois, l’offre proposée par les fournisseurs
est conséquente, rendant parfois le choix complexe pour les employeurs et les encadrants.

Le présent guide, élaboré par le service prévention du CDG42 en collaboration avec un réseau
d’assistants prévention du département, a pour objectif d’informer les collectivités sur les différents
types d’EPI existants et d’en faciliter le choix, en fonction des activités exercées par les agents.

Le Président du CDG42,

Gérard MANET
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Sommaire

• Les EPI : la réglementation page 4

• Les différents types d’EPI :


§ Fiche n°1 : EPI – protection du corps page 9
§ Fiche n°2 : EPI – protection de la tête page 14
§ Fiche n°3 : EPI – protection des yeux et du visage page 18
§ Fiche n°4 : EPI – protection antibruit page 21
§ Fiche n°5 : EPI – protection respiratoire page 25
§ Fiche n°6 : EPI – protection des mains page 30
§ Fiche n°7 : EPI – protection des pieds page 34

• Les fiches métiers : Quels EPI fournir ?


§ Agent d’entretien des espaces verts et de la voirie page 38
§ Agent de maintenance bâtiments page 40
§ Agent d’entretien des locaux page 42
§ Agent de restauration collective page 44
§ Agent de déchetterie page 46
§ Agent technique piscine page 48
§ Maître-Nageur Sauveteur (MNS) page 50

• Annexes :
§ Exemples de jurisprudences page 52
§ Modèle de registre de gestion des EPI page 53
§ Modèle de règlement intérieur page 54
§ Modèle d’affiche sur le port des EPI page 56
§ Pour aller plus loin… Liens et contacts page 57

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 3
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Réglementation
Chaussures de sécurité, lunettes, gants… L’utilisation des Equipements de Protection Individuelle (EPI) se
retrouve dans un grand nombre d’activités. Il existe une multitude de types et de modèles d’EPI.
Il est important de retenir que, par rapport aux principes généraux de prévention, le recours aux EPI est la
dernière solution à appliquer, à savoir lorsque toutes les autres mesures de prévention utilisées pour
réduire le risque s’avèrent insuffisantes ou impossibles à mettre en œuvre. Les EPI sont utilisés pour
prévenir les risques résiduels, après mise en place des mesures de protection collective.
Les collectivités doivent mettre à disposition des agents les EPI appropriés en tenant compte des risques
identifiés (article R. 4321-4 du Code du Travail). Par ailleurs, les agents doivent être informés des risques
contre lesquels l’EPI les protège, des conditions de mise à disposition et d’utilisation, ainsi que des
instructions et consignes concernant l’EPI.

Dans ce cadre, nous vous apportons un éclairage sur les questions les plus fréquemment formulées sur les
EPI :

- Qu’est-ce qu’un EPI ? Les vêtements de travail sont-ils des EPI ? les EPI sont-ils nominatifs ?
- Quelles sont les obligations réglementaires des fabricants ? de l’autorité territoriale ? de l’agent ?
- Quelles sont les obligations vis-à-vis des saisonniers ? des salariés d’entreprises extérieures ?
- Comment gérer le non-port des EPI ?
- Quelles sont les obligations en matière d’entretien et de vérification ?

Définition

Qu’est-ce qu’un EPI ?


Un équipement de protection individuelle (EPI) est un dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par
une personne en vue de la protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa sécurité ou
sa santé au travail (article R.4311-8 du Code du Travail).
Les EPI sont classés en trois catégories :
- Les équipements de travail couvrant les risques mineurs (classe I) ;
- Les équipements de protection spécifiques pour les risques importants (classe II) ;
- Les équipements de sécurité pour les risques graves à effets irréversibles ou mortels (classe III).

Les vêtements de travail sont-ils des EPI ?


Dans certains cas.
Les vêtements de travail sont destinés à protéger contre les salissures. Ils permettent également de
caractériser une profession et cultiver une image de marque.
Lorsque le travail présente un caractère particulièrement insalubre ou salissant, les vêtements de travail
doivent être fournis gratuitement par l'employeur et ce dernier doit en assurer le bon état d'hygiène et
l’entretien.
Un vêtement peut donc être considéré comme un EPI s’il protège contre un risque professionnel (maladies,
intempéries, haute-visibilité, accidents divers, …).

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 4
Les EPI sont-ils nominatifs et personnels ?
Les EPI sont, de base, réservés à un usage personnel.
Toutefois, si la nature de l'équipement ainsi que les circonstances exigent l'utilisation successive de cet EPI
par plusieurs personnes, les mesures appropriées sont prises pour qu'une telle utilisation ne pose aucun
problème de santé ou d'hygiène aux différents utilisateurs (article R.4323-96 du Code du Travail). Il peut
être envisagé d’utiliser du matériel ou un produit de désinfection appropriés.

Les obligations réglementaires

Quelles sont les obligations des fabricants des EPI ?


Le fabricant doit fournir à l’acheteur des EPI :
Ø Une déclaration « CE » de conformité attestant que l’EPI concerné est conforme à des règles
européennes d’hygiène et de sécurité.
Ø Une notice d’instruction en français (caractéristiques techniques, conditions d’utilisation et de
stockage, modalités d’entretien et dates de péremption,…).
Le marquage « CE » doit être apposé sur chaque exemplaire d’EPI (ou sur l’emballage).

Quelles sont les obligations de l’autorité territoriale ?


L’autorité territoriale doit identifier et évaluer les risques professionnels auxquels les agents sont exposés
dans le cadre de leurs activités. Si le risque ne peut être supprimé, si les mesures de protections
collectives ne peuvent pas être mises en œuvre, des EPI doivent être mis en place conformément aux
risques présents.
Un cahier des charges doit être construit avec le fournisseur et les agents afin d’identifier au vu des
activités, de l’environnement de travail, et de la morphologie de l’agent concerné, les risques présents et
l’EPI le mieux adapté à la situation de travail. Un test de plusieurs EPI par les agents exposés permettra
d’optimiser le port effectif de l’EPI.
Le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité, Conditions de Travail) doit être consulté sur les conditions dans
lesquelles les équipements de protection individuelle sont mis à disposition et utilisés, notamment celles
concernant la durée de leur port, en fonction des caractéristiques du poste de travail (Code du travail, art.
R 4323-97).
L’autorité et les encadrants doivent :
Ø Mettre gratuitement à disposition des agents les EPI adaptés aux risques auxquels ils sont
exposés ;
Ø Garantir leur conformité ;
Ø S’assurer de leur maintien en bon état d’hygiène et de fonctionnement ;
Ø S’assurer de leur utilisation effective ;
Ø Rédiger des consignes d’utilisation sur le port des EPI ;
Ø Informer et former les agents à l’utilisation, au stockage et à l’entretien des EPI ;
Ø Être exemplaires vis-à-vis du port effectif des EPI (encadrement).

Il est ici recommandé de fournir aux agents des EPI dont on s’est assuré que le niveau de protection
correspond bien aux risques encourus. Les pratiques visant à allouer une somme d’argent permettant à
l’agent d’acheter lui-même ses EPI sont à bannir, la collectivité ne pouvant s’assurer que l’agent sera
correctement protégé.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 5
Certaines collectivités ont mis en place un système de points permettant aux agents de renouveler
leurs tenues de travail et chaussures de sécurité en fonction de leur usure. Cela doit permettre de limiter
les renouvellements systématiques parfois non nécessaires. Ce système doit être mis en place après une
étude approfondie des besoins, afin qu’il ne soit pas un frein à la protection des agents.

Quelles sont les obligations de l’agent ?


Les agents sont tenus de :
Ø Porter les EPI mis à leur disposition et respecter les instructions transmises par l’autorité
territoriale ;
Ø Respecter les conditions d’utilisation, de stockage et d’entretien précisées dans la notice
d’instructions délivrée par le fabricant et dans la consigne d’utilisation définie par l’autorité
territoriale ;
Ø Signaler les équipements défectueux ou périmés ;
Ø Signaler à l’autorité territoriale tout problème lié à l’utilisation d’un EPI.

Quels sont les pictogrammes d’identification des EPI ?


Les pictogrammes d’identification de l’obligation du port des EPI sont symbolisés par des ronds bleus
(panneaux d’obligation). Ils peuvent être utilisés pour rédiger des consignes remises aux agents et
affichées dans les locaux, au plus près des équipements de travail (machines, outils).
Ils sont téléchargeables gratuitement sur le site de l’INRS, dans la brochure ED885
[Link]

Protection Protection Vêtement de Protection des yeux Protection Protection de Protection Harnais de
des mains des pieds protection auditive la tête des voies sécurité anti-
respiratoires chute

Le personnel temporaire et les entreprises extérieures

L’autorité territoriale doit-elle fournir des EPI au personnel temporaire


(stagiaires, apprentis, saisonniers, TIG…) ?
La réglementation est la même, quelle que soit la durée de l’intervention et le statut de l’agent (de droit
public ou de droit privé). Ainsi, l’autorité territoriale doit fournir au personnel temporaire les EPI
nécessaires, en fonction des activités exercées et des risques encourus. Il est important d’anticiper l’arrivée
des agents afin de pouvoir assurer la dotation en EPI dès la prise de poste (ex : taille des vêtements,
pointure).
Il est parfois possible de réutiliser certains EPI pour des utilisateurs successifs en faisant en sorte que cela
n’engendre aucun problème de santé ou d’hygiène (ex : désinfection des chaussures de sécurité pour les
stagiaires).

Qui doit fournir les EPI aux salariés des entreprises extérieures, ou aux
associations ?
Les modalités de mise à disposition et d’utilisation des EPI doivent figurer dans les contrats établis avec les
différents prestataires (ex. : plans de prévention pour les entreprises extérieures). La dotation en EPI des
salariés concernés reste à la charge de leurs employeurs respectifs sauf spécificités liées à la nature des
travaux réalisés.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 6
La gestion des situations de non port des EPI

Quels sont les risques juridiques de l’employeur ?


La responsabilité pénale de l’autorité peut être engagée sur la base du code pénal et du code du travail
concernant les EPI.
Il peut s’agir notamment de la mise à disposition et de l’utilisation d’EPI non conformes ou du non-respect
par l’employeur de son obligation de veiller à l’utilisation effective des EPI. Il dispose à ce titre de tous les
moyens à sa disposition : information, formation, moyens disciplinaires (Voir exemples de jurisprudences
en annexe).

Comment faire si un agent ne porte pas ses EPI ?


Il peut y avoir 4 grandes explications au non port des EPI par un agent :
- L’impossibilité pour un agent de réaliser le travail avec les EPI fournis (manque de dextérité, allergie
au constituant du produit …) : dans ce cas, il est recommandé de voir avec l’agent les éléments qui
posent problème.
A partir de la définition des contraintes, il est possible de choisir un EPI plus adéquat à la tâche à
réaliser. Pour favoriser la réussite de la démarche, une campagne de test avec plusieurs modèles
répondant aux contraintes peut être réalisée.
- L’impossibilité pour un agent de porter un EPI suite à une restriction médicale (cf question
suivante).
- La méconnaissance de l’obligation du port des EPI et des risques auxquels il est exposé (habitude
de travailler sans EPI et faible sensibilité de l’agent à la sécurité) : il convient de sensibiliser l’agent
aux risques et aux instructions à suivre vis-à-vis de l’activité.
- Le refus de porter les EPI sans motivation particulière : si aucune explication ne justifie le non-port
de l’EPI, l’agent s’expose à des sanctions disciplinaires. Pour rappel, l’autorité territoriale est tenue
à une obligation de résultat en termes de sécurité. La décision de non-port des EPI par les agents
demeure le problème de l’employeur.
Au-delà de la sanction, il convient de faire prendre conscience à l’agent des risques auxquels il est
exposé lors de son travail. La faute grave peut être retenue en cas de refus de port des EPI (Voir
exemples de jurisprudences en annexe).

Quelles sont les démarches à suivre si un agent présente une restriction


médicale relative au port d’un EPI ?
Il est possible, dans un premier temps, de trouver des mesures compensatoires ou des modèles d’EPI
répondant à la restriction médicale. Sinon, il faudra que la collectivité prévoie des mesures d’aménagement
de poste pour éviter l’exposition de l’agent au risque pour lequel était prévu l’EPI. Si ce n’est pas possible,
une démarche de reclassement puis, le cas échéant, de licenciement pour inaptitude devront être mises en
place.

L’entretien, les vérifications et le remplacement des EPI

Des vérifications périodiques des EPI doivent-elles être réalisées ?


Lors de chaque utilisation, les agents doivent vérifier que les EPI sont en état de conformité avec les règles
techniques de conception (ex : pas de déchirure au niveau des gants,…).
Outre les vérifications inscrites dans les notices d’utilisation des EPI, certains équipements doivent être
faire l’objet d’une vérification périodique à minima tous les 12 mois. D’après l’arrêté du 19 mars 1993, les
équipements concernés sont les suivants :

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 7
• Appareils de protection respiratoire autonome destinés à l’évacuation ;
• Appareils de protection respiratoire et équipements complets destinés à des interventions
accidentelles en milieu hostile ;
• Gilets de sauvetage gonflables ;
• Systèmes de protection individuelle contre les chutes de hauteur ;
• Stocks de cartouches filtrantes anti-gaz pour appareils de protection respiratoire.

Un suivi de ces vérifications doit être réalisé par une personne identifiée au sein de la collectivité, formée,
qualifiée. Un registre de sécurité doit être mis en place (cf. annexe « Modèle de registre de vérification des
EPI ») pour assurer une traçabilité de ces vérifications obligatoires.

A quelle fréquence doit-on remplacer les EPI ?


Aucun nombre d’EPI ou de vêtements de protection fournis aux agents n’est défini réglementairement.
Cela doit être défini selon les règles du bon sens et en prenant en compte l’activité des agents.
Aucune fréquence de remplacement et de renouvellement des EPI ne sont également définies; les EPI
devant garantir la protection des agents exposés aux risques liés à leurs activités, la fréquence de
remplacement doit être adaptée et modulable selon les situations de travail afin de répondre à cet objectif.
Lors de l’accueil d’un agent au sein d’un service, une fiche de dotation individuelle des EPI associés aux
risques présents peut être mise en place. Ce document peut permettre de garder une trace d’un temps de
formation, d’information de l’agent sur le port et l’entretien des EPI confiés.

Qui a en charge l’entretien des vêtements de travail ?


D’après l’article R. 4323-95 du Code du Travail, la collectivité doit assurer l’entretien des vêtements de
travail tel que défini au § « définition ». Pour répondre à cette obligation, la collectivité peut passer un
marché avec une société de nettoyage ou mettre à disposition des agents une machine à laver et un
moyen de séchage du linge.
Afin de gérer l’ensemble des tenues de travail, un plan de dotation des tenues de travail définissant le type
et le nombre de vêtements fournis par activité ainsi que les périodes de renouvellement peut être mis en
place.

Cas particulier du travailleur isolé

Le travail isolé se définit comme étant la réalisation d’une tâche par une personne seule, dans un
environnement de travail où elle ne peut être vue ou entendue directement par d’autres et où la probabilité
de visite est faible. Le travail isolé aggrave la dangerosité de l’activité et la durée d’isolement majore le
risque.
Par ailleurs, le travail isolé peut être dangereux intrinsèquement, soit pour des raisons médicales (crises
d’angoisses ou d’épilepsie, problèmes cardiaques…) ou psychologiques (sentiment d’abandon, de
frustration…) propres au travailleur, soit dans des contextes de violence externe (accueil de public
difficile…).
Le Code du travail identifie des travaux qui doivent faire l’objet d’une surveillance et ne peuvent donc pas
être réalisés par un travailleur isolé (par exemple : manœuvres d’appareils de levage et d’engins de
chantier, travaux dans les locaux électriques, dans les puits, cuves, galeries…).
La prévention commence par une organisation du travail permettant de réduire ou d’éliminer les situations
de travail isolé, puis en fonction de l’évaluation des risques, par la mise en place de moyens d'alerte et
d’une organisation spécifique des secours. L’utilisation d’un DATI (Dispositif d’Alarme pour Travailleurs
Isolés), qui comporte un émetteur et un récepteur, permet la détection d’une situation anormale pour
l’agent et le déclenchement du dispositif de secours.
Il importe ici de rappeler que la mise à disposition d’un dispositif d’alarme constitue une mesure possible,
qui s’inscrit dans la perspective d’une bonne organisation des secours ; elle ne se substitue pas aux
mesures qui seront définies pour prévenir les risques auxquels sont exposés les travailleurs et satisfaire
l’obligation générale de sécurité.
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 8
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°1


Protection du corps

Le port d’un vêtement de protection peut s’imposer dans diverses circonstances, notamment dans les
environnements poussiéreux, lors de la manutention de produits chimiques dangereux, ou la manipulation
d’outils coupants. Le risque à maîtriser déterminera le type de protection approprié.

Principales situations à risques rencontrées

• Poste de travail avec aérosols, projections de liquides, huiles, graisses, peinture, colles, solvants….
• Travaux de soudage, découpage de métaux
• Manipulations d’objets ou matériaux tranchants, coupants, piquants, brûlants (ex. : tonte, taille,
tronçonnage…)
• Poste de travail en posture accroupie prolongée
Conséquences :

• Poste de travail en hauteur avec risque de chute • Plaies cutanées : coupures,


lacérations, ecchymoses,
• Poste de travail sur la chaussée ou en bordure de brûlures...
circulation
• Affections péri-articulaires
• Poste de travail à proximité de rivières, de points d’eau
• Amputations
• Noyades

Les vêtements de travail et de protection

Les vêtements de travail sont destinés avant tout à protéger l’individu contre les salissures
occasionnées par son travail. Les vêtements de travail peuvent permettre également de caractériser une
profession et cultiver une image de marque (uniformes…).
Lorsque le travail présente un caractère particulièrement insalubre ou salissant, les vêtements de travail
sont fournis gratuitement par l’employeur (art. R. 4323-95-1 du code du travail) qui prend également en
charge l’entretien du vêtement afin d’en assurer l’état hygiénique (art. R4321-4du code du travail).

Les vêtements de protection constituent une catégorie spéciale de vêtements de travail qui a pour but
de protéger contre les accidents ou les intempéries. Ils constituent des équipements de protection
individuelle (EPI). Les exigences générales des vêtements de protection sont fixées par la norme EN 340.
D’autres normes sont élaborées par type de risque (ex : risque mécanique, chaleur, électrique, chimique,
routier, noyade, chute de hauteur…)

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 9
Critères de choix et d’entretien

On sélectionne un vêtement de protection en fonction de sa capacité à protéger contre les risques


rencontrés mais également en fonction de son confort (ex. : coton, textiles respirants…), son esthétisme,
sa fonctionnalité (modes d’ajustement, poches, renforts, fermetures, fentes aux genoux pour les
genouillères amovibles...). Les agents participent au choix des vêtements.
Il est important de veiller à l’adéquation de la taille de la protection avec la morphologie de l’agent. Pour
les travaux en extérieur, les tenues doivent être couvrantes pour limiter les risques de mélanomes liés à
l’exposition au rayonnement solaire.
La durée de vie dépend du type de vêtement : jetable ou durable (ex : combinaisons jetables à usage
unique / combinaisons durables dont la durée de vie est définie par le fabricant). Avant chaque utilisation,
l’agent doit inspecter le vêtement pour vérifier qu’il ne souffre d’aucune altération (exemple : déchirure,
couture ouverte, souillée...) qui pourrait conduire à la perte de ses performances de protection.
Les règles d’entretien définies par le fabriquant doivent être connues et respectées des
agents (ex : température et nombre de cycles de lavage pour les tenues haute-visibilité).
Les locaux doivent permettre d’assurer de bonnes conditions de rangement, d’hygiène et
de séchage (locaux ventilés, armoire individuelle, étendages….).
Le nombre de tenues données aux utilisateurs est tel que leur entretien puisse être assuré
convenablement (fréquence de lavage, temps de séchage).

Principales normes et pictogrammes associés

Risque mécanique : EN 510, EN 381-1/5/6/9/11


La norme EN 510 définit les spécifications des vêtements de protection contre le risque d’être happé par
des pièces de machines en mouvement.
Ce pictogramme fait référence à la norme européenne 381 qui précise la résistance à la
coupure des équipements de protection pour les activités de bucheronnage (utilisation d’une
scie à chaine) : protège-jambes, bottes, guêtres, parties supérieures du corps.
Il est définit 3 types de pantalons anti-coupures (A/B/C) et 4 classes de protection (0/1/2/3).
Les types A et B sont destinés aux bucherons
professionnels (parfaitement informés et formés)
pour des travaux forestiers.
Le type C correspond aux vêtements destinés à
des personnes qui ne travaillent pas
habituellement avec des tronçonneuses, ou dans des situations exceptionnelles. Il couvre chaque jambe
sur 360° et apporte une protection maximale.
Pour chacun de ces types de pantalons anti-coupures, une classe de protection correspondant à la vitesse
de la chaine avec laquelle les essais ont été effectués : Classe 0 = 16 m/s - Classe I = 20 m/s - Classe II =
24 m/s - Classe III = 28 m/s.
Pour les membres supérieurs, les vestes présentent les mêmes types de renforts anti-coupures au niveau
des bras, de la poitrine et des épaules.
Il existe des équipements anti-coupures pour les bras et les jambes. Ils sont
amovibles, adaptables à la morphologie des agents (jambières, manchettes).
Leur ajustement est nécessaire pour assurer un niveau de protection équivalent
aux pantalons et aux vestes.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 10
Risque de TMS : EN 14404
Pour diminuer les risques liés à l’inconfort des genoux et à l’apparition potentielle de Troubles
Musculo Squelettiques (ex. Hygroma – bursite du genou), les agents doivent utiliser des moyens
de protection adaptés.
Il existe 4 types de protecteurs de genoux :
- Type 1 : Genouillères indépendantes d’un autre vêtement, attachées autour de la jambe ;
- Type 2 : Mousse plastique insérée dans des poches sur les jambes de pantalon ;
- Type 3 : Dispositifs non fixés au corps, généralement des plaques en mousse à poser à même le sol ;
- Type 4 : Accessoires ayant des fonctions supplémentaires, tel qu’un cadre aidant à se relever ou à
s’agenouiller.

Type 1 Type 2 Type 3 Type 4

Risque de chaleur et de feu : EN ISO 11611


La norme EN 470-1 précise les exigences que tout vêtement de protection pour soudeur doit
posséder. Elle concerne : les cagoules, les tabliers, les manches et les guêtres. Cette
norme a été remplacée par la norme ISO 11611 qui est plus complète. Elle indique le
niveau de protection que chaque vêtement doit avoir contre les projections de métal en
fusion, la chaleur radiante de l'arc électrique et le contact de courte durée avec une flamme
(veste, manchettes, tablier, guêtres).
Le vêtement de protection doit également fournir une isolation thermique suffisante lors d'un contact
accidentel jusqu'à 100 V. Cette norme décrit deux classes de vêtements de protection :
• la classe 1 : travaux de soudage avec peu de projections et une chaleur radiante faible ;
• la classe 2 : travaux de soudage avec beaucoup de projections et une chaleur radiante forte.
Tout vêtement en tissu synthétique ou à composante synthétique est banni, car les
synthétiques peuvent s'enflammer ou fondre et causer de graves brûlures cutanées.

Les vêtements de soudeur (ensemble pantalon et veste, combinaison) doivent être en


coton ignifugé ou textiles techniques ininflammables, bien ajustés, dépourvus de plis,
revers ou poches non dotées de rabats. Privilégier, les vêtements de couleur sombre qui
ne réfléchissent pas la lumière.

Risque par le froid et les intempéries : EN 342, EN 343


La norme EN 342 définit les critères spécifiques aux vêtements contre le froid (plein-air,
chambres froides), température inférieures à -5°C et précise la perméabilité à l'air.
A : Valeur d’isolation thermique sur une personne pendant la marche
B : Valeur d’isolation thermique sur une personne arrêtée (facultatif)*
C : Classe de respirabilité du vêtement (classe de 1 à 3)
D : Classe d’imperméabilité du vêtement (facultatif)* (classe de 1 à 2)
*Si le vêtement n’a pas été soumis à l’un des tests facultatifs son marquagesera caractérisé par X

La norme EN 343 définit les critères spécifiques aux vêtements contre les intempéries (pluie,
vent, froid) au-dessus de -5°C.
X: Classe d’imperméabilité du vêtement (1 à 3)
Y: Classe de respirabilité du vêtement (1 à 3)

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 11
Risque électrique : EN 1149
Cette norme est relative aux propriétés électrostatiques pour les vêtements de protection.
L'étincelle générée par une décharge électrostatique survenant sur la plupart des matériaux
synthétiques standards non traités peut être suffisamment importante pour provoquer une
explosion. Ainsi, on applique une finition antistatique qui absorbe l'humidité sur les surfaces
des vêtements de protection, dissipant l’électricité statique pour éviter les étincelles.

Risque chimique : EN 464, EN 943-1, EN 943-2…


Ces normes prennent en compte chaque type de produit chimique : liquide, jet de liquide, gaz,
brouillard, particules solides, aérosol, etc. Les vêtements de protection chimique sont répartis en
3 classes :

• Classe I : risques mineurs,


• Classe II : risques
intermédiaires : ils concernent
les vêtements protégeant des
produits peu irritants ou les
vêtements retardant à la
flamme,
• Classe III : risques majeurs : ils
concernent les vêtements
apportant une protection
notamment contre les produits
chimiques dangereux. Cette
classe est divisée en 6 types
(cf. schéma).

Pour chaque type de vêtement, il existe des classes de performance permettant d’évaluer le niveau de
protection ; le vêtement sélectionné doit posséder la classe la plus élevée possible pour les propriétés
requises. Attention, il n’existe pas de vêtement de protection assurant une protection contre tous les
produits chimiques. Les types de protection sont avec le pictogramme.

Risque routier : EN ISO 20471


La norme EN ISO 20471 : 2013 définit les caractéristiques d’un vêtement dont le but est de signaler
visuellement de jour comme de nuit l’agent qui intervient en bordure de voie de circulation ou en présence
d’engins de chantier.
Publiée en juin 2013, cette nouvelle norme internationale
remplace la norme EN 471:2003/2007 et introduit l'obligation
d'assurer la visibilité des utilisateurs de vêtements à haute
visibilité de tous les côtés (donc 360°). Les vêtements de travail
déjà certifiés selon la norme EN 471 restent valables. Privilégier
l’achat de tenues avec des bandes verticales et horizontales
(silhouette mieux définie).
Il existe 3 classes de visibilité qui sont définies en fonction de la surface de couleur haute-visibilité et de
bandes rétro-réfléchissantes composant le vêtement.

Classe 3 Classe 2 Classe 1


Matière fluorescente 0.8 m² 0.50 m² 0.14 m²

Matière rétro-réfléchissante 0.2 m² 0.13 m² 0.10 m²

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 12
La classe 1 est réservée aux interventions de très courte durée. Il est conseillé dans le cadre des activités
des services techniques de doter les agents de tenues de classe 2 minimum (haut ou bas).
Le chiffre à côté du symbole graphique indique la classe du vêtement (X).

Risque de noyade : EN 393, 394, 395, 396 et 399


Les gilets de sauvetage sont des équipements individuels de flottabilité définis suivant les
normes EN 393, 394, 395, 396 et 399. Ils sont nécessaires à toutes les activités présentant un
risque de noyade (station d’épuration bassins…).
La norme EN 395 est relative aux équipements statiques (bouées). La norme EN 396 définie les règles des
équipements à gonflement automatique.
Des niveaux de performance sont définis en fonction de la possibilité ou non donnée à l’agent d’attendre
les secours et de la dangerosité de son environnement (eaux calmes, vagues, courant….) – niveaux en
newtons = 50/100/150/275. Plus le niveau est élevé plus la performance de l’équipement est importante
(275N pour les situations en haute mer).
Des vêtements de travail à flottabilité intégrée (VFI) existent. Ils sont composés de mousse répartie dans
l’ensemble du vêtement ou d’une vessie gonflable pliée dans une enveloppe reliée à un dispositif de
gonflage.

Risque de chute de hauteur : EN 361, EN 358, EN 813


Les EPI contre les chutes de hauteur sont l’objet des normes européennes NF EN 353 à
355, 360 à 365 et 795. Ils se composent d’un dispositif de préhension du corps, dénommé harnais
antichute, et d’un système de liaison. Ils ne peuvent être utilisés que s’il existe des points d’ancrages
accessibles et sûrs au voisinage des plans de travail en hauteur.
L’ancrage du système d’arrêt des chutes doit être sûr, c'est-à-dire suffisamment résistant pour arrêter
puis retenir l’opérateur en cas de chute (capacité pouvant être évaluée en référence à la norme NF EN
795). Par ailleurs, la résistance du support de fixation de l’ancrage doit être appréciée par une personne
compétente. L’ensemble doit être vérifié, contrôlé tous les ans et avant chaque utilisation. Il doit pouvoir
être atteint sans exposition au risque de chute.
Plusieurs types de harnais existent et sont à mettre en œuvre dans des situations de travail spécifiques :
- Les harnais antichute (norme EN 361) : conçus uniquement pour réceptionner au
mieux une chute éventuelle, non adaptés aux travaux en maintien, ni aux travaux sur
cordes.
- Les harnais antichute et de maintien (normes EN 361 et EN 358) : conçus pour
réceptionner au mieux une chute éventuelle sur l’accrochage dorsal ou sternal, et
pour maintenir l’utilisateur sur les accrochages latéraux ou l’accrochage ventral.
- Les harnais et matériels pour les travaux sur cordes (assise rigide - normes EN
361 et EN 358). Un harnais avec sellette incorporée se révèle avantageux pour
certaines activités pratiquées régulièrement (élagage, lavage de vitres, ...), mais
peu pratique si on doit avoir des déplacements fréquents ou si on a des activités
diverses. A noter qu’au-delà de 30 minutes de suspension, la sellette se révèle
indispensable.
- Les harnais cuissards (norme EN 813) : conçus pour être utilisés dans toutes les
situations où il n’y a pas de risques de chute avec dénivellation (ex. : talus ou pan
d’une toiture dont les rives sont protégées par des garde-corps).

Le système de liaison est constitué d’une longe de 2 m de longueur maximale et de 2 connecteurs.


Lorsqu’il est utilisé sur un point d’ancrage fixe, la longe doit impérativement comporter un absorbeur
d’énergie. L’allongement de cet absorbeur lors de la chute nécessite de disposer d’un tirant d’air important
qui doit être vérifié avant le début de l’intervention. Les composants de ce dispositif doivent être conformes
aux normes NF EN 354 (longes), NF EN 362 (connecteurs) et NF EN 355 (absorbeurs d’énergie).
La longe de maintien doit être conforme à la norme EN 358.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 13
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°2


Protection de la tête
Le nombre d’accidents de travail du fait d’un traumatisme à la tête représente 4% des accidents de travail
avec arrêt et 10% des décès (Source : Caisse Nationale d’Assurance Maladie – Année 2002). Il s’agit donc
d’un risque de fréquence mortelle élevée, qui doit être bien pris en compte, notamment par le port
d’équipements de protection individuelle adaptés à l’activité concernée.

Principales situations à risques rencontrées


• Risque mécanique (chocs, heurts, chute d’objets...) : élagage, travaux de bâtiment, évolution dans
des milieux exigus, utilisation de nacelle….

• Risque chimique : gouttelettes et projections de liquides (acides, bases, solvants...) : Manipulation


de produits corrosifs, irritants et nocifs
• Risque thermique : chaleur, liquides chauds, flammes...
(métallurgie) Conséquences :
• Risque électrique : arc électrique de court-circuit, contact • Plaies cutanées,
direct... : intervention au voisinage de pièces sous tension
• Traumatismes crâniens,
(électriciens)
• Brûlures…

Les différents types de casques

Les normes :
NF EN 397 et l’amendement NF/EN 397/A1 : casques de protection
- absorption de choc masse de 5 kg et hauteur de chute 1 m
- pénétration au choc : masse de 3 kg et hauteur de chute 1 m
- résistance à l’inflammabilité, au vieillissement artificiel
- exigences relatives aux matériaux constitutifs, au harnais, à la jugulaire et aux autres accessoires.

NF EN 812 et l’amendement NF EN 812/A1 : casques anti-heurts


- absorption de choc masse de 5 kg et hauteur de chute 0,25 m
- pénétration au choc : masse de 0,5 kg et hauteur de chute 0,5 m

NF EN 397 et EN 50365 : casques électriques isolants (basse tension)


- protection contre un courant accidentel de courte durée avec des conducteurs électriques sous tension
(440V max.) en courant alternatif
- protection pour travaux sur ou à proximité des parties sous tension d’installations ne dépassant pas les
1000 V en courant alternatif ou 1500V en courant continu.

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Protection assurée Caractéristiques Exemples d’utilisation

Casque de protection Il protège la partie • Ventilation, • Travaux d’élagage,


supérieure du crâne personnel au sol,
• Jugulaire adaptable
contre la chute d’objets. – port obligatoire si • Circulation sous des
l’agent est charges (grutage
susceptible de lors de livraison de
perdre son casque matériels ou
sans possibilité de matériaux)
le récupérer
• Intervention en
facilement : échelle,
nacelle
nacelle…)
• Polyvalence du
casque avec des
accessoires de
protection faciale ou
auditive : visière,
grillage, lunettes,
protection
auditive….
• Gouttières pour
évacuer l’eau de
pluie
• Accessoire : coiffe
rafraichissante à
humidifier.

Casquette anti-heurt Elle protège la tête • Ventilation, • Utilisation en


(anti-scalp) lorsque celle-ci vient intérieur,
• Taille de la visière
heurter des objets durs (différents modèles) • Utilisation accroupi,
avec suffisamment de allongé
force pour provoquer
• Intervention sous les
des lacérations ou charpentes, dans
autres blessures les vide-sanitaires,
superficielles ou les combles, les
assommer la personne. Ne se substitue pas au passages exigus….
casque de protection.

Casque électrique Il protège contre le • Traitement antibuée • Electriciens


risque d’électrisation de l’écran
par contact électrique
direct lors de travaux
près des parties sous
tension.

Casque pour travaux Il protège contre les • Visière grillagée ou • Travaux forestiers
forestiers chutes d’objets, le bruit écran en
• Elagage
ainsi que les projections polycarbonate (PC)
d’objets au niveau du • Protecteurs auditifs,
visage.

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Comment choisir ?

Quels marquages doivent apparaitre ?


Les casques doivent obligatoirement avoir le marquage CE de conformité. Ce marquage peut être
complété par un marquage de conformité aux normes et un marquage NF.

Quels critères retenir ?


Pour choisir sa protection de tête, un casque de chantier ou casquette anti-heurt, plusieurs éléments sont à
considérer. Les 2 principaux critères sont la durée de port du casque et le type de protection requis
face aux risques encourus.
Ensuite, d’autres critères peuvent entrer en compte dans le choix de son casque de sécurité : la qualité de
la coiffe intérieure et la position de l’utilisateur du casque (position statique, en mouvement…).
Pour une durée de port courte, vous pouvez opter pour un casque basique, sans accessoire particulier.
Privilégiez un casque de chantier facile à positionner sur la tête et rapide à enlever.
Si au contraire le casque doit être porté pendant longtemps, un des critères de choix à considérer est la
légèreté du casque.
Par ailleurs, si les utilisateurs travaillent en plein soleil, il est recommandé de choisir un casque ventilé,
avec une aération facile à régler et pourquoi pas une coiffe rafraichissante. Pour travailler dans le froid et
sous la pluie, choisissez plutôt un produit qui couvre l’arrière du crâne et permet à l’eau de s’écouler
facilement. Un bonnet sous-casque peut aussi s’avérer utile.
Concernant la coiffe, à noter l’existence de 3 types de coiffes pour les casques de chantier qui apportent un
confort différent :
• La coiffe en plastique (polyéthylène), réglable à l’arrière par une patte de serrage, avec protection
frontale (basane) pour éviter d’irriter la peau du front.
• La coiffe textile, plus souple et plus confortable que la coiffe plastique. Elle est recommandée pour
une utilisation prolongée.
• La coiffe plastique ou textile avec molette de réglage à l’arrière. Elle offre quant à elle, beaucoup
plus de confort car elle s’adapte mieux à la morphologie crânienne.
Si des mouvements répétés sont effectués, il faut penser à ajouter une jugulaire au casque afin qu’il ne
tombe pas.
Pour protéger les agents du soleil, il existe des casques avec des visières plus ou moins longues. Dans le
cas d’un casque pour « grimpeur », évitez la visière afin de ne pas obstruer le champ de vision au-dessus
de l’agent et privilégier le protège nuque.
Privilégiez les équipements polyvalents permettant d’adapter des protections auditives, des
lunettes intégrées sous la visière, des lampes frontales….

Quels matériaux choisir selon les risques ?

• Risques Mécaniques (Chocs, chutes d’objets) : Tous les casques conformes à l’EN397
• Risques Électriques (Basse tension électrique) : Polyamide diélectrique
• Risques Thermiques (Froid ou chaleur) : Fibre de verre

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Marquage
Chaque casque dont le fabricant revendique la
conformité aux exigences de la norme européenne
(EN 397) doit porter sous la visière de la calotte un
marquage moulé ou imprimé.
La date indiquée sur chaque casque via le
marquage obligatoire correspond à la date de
fabrication et non à la date de limite d’utilisation.
Seuls les casques NF présentent une date limite
d’utilisation (cf § suivant)

(Ex. date de fabrication : mars 2012)

Entretien, durée d’utilisation


Les casques doivent être conservés à l’abri de la lumière (UV), de la chaleur et des intempéries. Il est
déconseillé de les exposer derrière une vitre, un pare-brise ou la lunette arrière d’une voiture et il faut les
remplacer après un choc important ou après l’apparition de craquelures ou fêlures.
Leur entretien consiste à les laver à l’eau savonneuse, à l’exclusion de tout autre produit. Il ne faut pas
appliquer sur les casques, de peinture, solvants, sauf à respecter des instructions particulières si elles sont
précisées. En cas de sudation importante, le bandeau intérieur saturé en sueur devra être changé
périodiquement.
La durée d’utilisation du casque (marquage NF) se définit en fonction du matériau qui le compose. Les
informations relatives à l’utilisation, le stockage et l’entretien figurent dans la notice d’emploi
accompagnant le casque. L’achat d’un casque de couleur différente, ou la mise en place d’une pastille de
couleur différente à chaque renouvellement peut permettre de valider visuellement la conformité des
équipements.
Polyester
Polyéthylène
Phenol- renforcé,
MATIERES (HDPE / Polyamide ABS
textile fibres de
PEHD)
verre

Durée d’utilisation 36 mois 48 mois 48 mois 60 mois 60 mois

Résistance au
Bonne Bonne Bonne Excellente Excellente
vieillissement

Résistance aux U.V. Passable Moyenne Passable Excellent Excellent

Résistance aux
Jusqu’à Jusqu’à Jusqu’à Jusqu’à
déformations 70°C
Jusqu’à 150°C
90°C 500°C 500°C
thermiques
Carbonisation Carbonisation
Point de fusion 150°C 220°C 180°C
à 1000°C à 1000°C

Résistance par Très bonne Moyenne Bonne Excellente Excellente


grands froids Limite à -40°C Limite à -20°C Limite à -30°C Sans limite Sans limite

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Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°3


Protection des yeux et du visage
L’œil humain est fragile et vulnérable. Une lésion d’un de ses éléments constitutifs peut avoir des
conséquences qui vont d’une irritation superficielle à des séquelles irréversibles telles qu’une perte totale
de l’acuité visuelle. De même, les impacts au visage de projectiles ou de liquides chauds ou agressifs
peuvent provoquer des cicatrices inesthétiques et permanentes.

Principales situations à risques rencontrées


• Risque mécanique (chocs, poussières, particules solides, grains de sable...) : Tonte,
débroussaillage, élagage, travaux de bâtiment, meulage, disquage, travail du bois

• Risque chimique : gouttelettes et


projections de liquides (acides, bases, Accident avec un tondo-broyeur :
solvants...) : Manipulation de produits
corrosifs, irritants et nocifs
• Risque lié aux rayonnements
optiques : ultraviolet, infrarouge, laser,
lumière intense...
• Risque thermique : chaleur, liquides Le 13 mai 2014, M. X, 26 ans, salarié en espaces verts,
chauds, flammes... utilise un tondo-broyeur sur une parcelle semée un an
auparavant.
• Risque électrique : arc électrique de
court-circuit, contact direct... : Le terrain n'est pas régulier, il y a des ornières et la
intervention au voisinnage de pièces végétation est abondante.
sous tension, soudage
C'est en travaillant le long de la clôture, qu'il reçoit dans
l'œil gauche une projection d'une particule métallique de
3 cm. Cette projection a entraîné un traumatisme
sévère du globe oculaire similaire à une plaie par balle.

Les différents types de protecteurs

Les normes :
NF EN 166 : norme de base, spécifications
NF EN 169 : filtres pour le soudage
NF EN 170 : filtres pour l’ultraviolet
NF EN 171 : filtres pour l’infrarouge
NF EN 172 : filtres de protection solaire
NF EN 175 : équipement de protection des yeux et du visage pour le soudage
NF EN 379 : filtres de soudage automatique

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Protection assurée Caractéristiques Exemples d’utilisation

Lunettes Protègent contre les • Peuvent comporter des • Utilisation de machines-


branches fixes impacts de faible énergie protections latérales et outils avec risque de
ou réglables (résistance mécanique à être équipées d’oculaires projection (touret à
un impact de 45m/s) et correcteurs meuler, perceuse à
colonne…)
les rayonnements nocifs • Certains modèles
(ultraviolet/infrarouge) peuvent être portés sur • Taille de haies
une paire de lunettes
• Surveillance bassins
correctrices (sur-
piscine extérieure
lunettes)
(protection solaire)
• Pour un meilleur confort
• Manipulation de produits
et une bonne tenue,
(agents d’entretien)
possibilité de mettre une
cordelette

Lunettes Protègent contre les • Meilleure étanchéité • Meulage


masques impacts de moyenne contre les fines
• Manipulation de produits
énergie (résistance poussières et les liquides
dangereux
mécanique à un impact
• Préparation et
de 120 m/s), les risques
application de
d’intrusion de poussières, traitements
particules fines ou de phytosanitaires
produits chimiques nocifs
(liquides, spray, gaz), les
risques de projection de
métaux en fusion et les
rayonnements nocifs
(ultraviolet/infrarouge)

Ecrans faciaux / Protègent les yeux, le • Possibilité de porter des • Débroussaillage


visières visage et une partie du lunettes en complément
• Taille
cou contre les impacts de
moyenne ou forte énergie • Travaux électriques
par des projections • Tronçonnage
(solides, liquides, métaux
en fusion), les dangers
d’arcs électriques
provoqués par un court-
circuit et les
rayonnements nocifs
(ultraviolet/infrarouge)

Masques de Spécifiques aux travaux • Possibilité de masque • Travaux de soudage


soudage de soudage électro-optique qui se
teinte automatiquement
à l’amorçage de l’arc

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 19
Comment choisir ?
Le choix du type de protecteur va être conditionné par :
• les risques auxquels sont exposés les agents : mécanique, thermique, chimique, biologique, électrique
ou rayonnement
• les contraintes de la tâche à exécuter et de l’environnement : éblouissement, buée, vent, froid, durée,
travaux de précision, perception des couleurs, vision globale nécessaire...
• les contraintes liées aux agents : gêne dans le travail, inconfort, fatigue visuelle, port de lunettes...
Dans le cas où il existe simultanément plusieurs risques, il est nécessaire de choisir un type de protecteur
adapté à l’ensemble des risques à couvrir.
Il est préférable de tester différents types de lunettes afin de choisir la plus adaptée.

Marquage
Les montures et les oculaires doivent comporter les marquages suivants :

Résistance mécanique
Impacts de haute énergie A

Impacts de moyenne énergie B

Impacts de faible énergie F

Solidité renforcée S

Classe optique

Type de filtre Port permanent 1

Domaine Perception des Classe de Port occasionnel 2


d’application couleurs protection
2 et 3 : filtre Port exceptionnel 3
ultra-violet 1.2 à 6 : degré
C : perception des
4 : filtre infra- de filtration de Spécifications particulières
couleurs non
rouge la lumière
changée Liquide 3
5 et 6 : filtre visible
solaire Grosses particules de poussières 4

Gaz et fines particules de poussières 5


Spécifications optionnelles
Arc électrique de court-circuit 8
Résistance à la buée N
Résistance à la rayure K Métal fondu et chaud 9

Résistance à l’impact à température


T
extrême -5°C (±2°) et 55°C (±2°)

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 20
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°4


Protection antibruit
Le bruit est un danger dont les effets sont scientifiquement reconnus. Une exposition prolongée a des
conséquences irréversibles sur l’audition. La surdité d’origine professionnelle est insidieuse et irréversible.
Lorsque les cellules auditives de l’oreille interne sont détruites, elles ne se régénèrent jamais.

Principales situations à risques rencontrées


• Utilisation de matériels bruyants Conséquences :
dans les travaux d’espaces
verts, de voirie et de bâtiment • Fatigue auditive : premier signal d’alarme lié à une
(menuiserie…) exposition à un bruit intense, la fatigue auditive se
caractérise par une perte temporaire de l’audition.
• Collecte des déchets Phénomène réversible au bout de quelques heures
• Piscine : intervention dans les • Acouphène : perception de bruits parasites dans
locaux techniques l’oreille (sifflement, bourdonnement...)
• Piscine : surveillance des • Surdité : Baisse de l’audition partielle ou totale,
bassins conséquence d’une exposition prolongée ou d’un
• Intervention dans les locaux traumatisme. La déficience auditive ne se remarque
techniques des stations que lorsqu’elle est devenue importante au point de
d’épuration gêner les activités courantes. Phénomène
irréversible
• Restauration scolaire
• Le bruit peut avoir des conséquences sur la sécurité :
difficulté à se concentrer, fatigue, stress, difficulté à
percevoir des signaux et à communiquer.

Les obligations de l’employeur


Les exigences de la réglementation varient en fonction des niveaux d’exposition : le dépassement de
certains seuils déclenche une série d’actions à mettre en œuvre par l’employeur.
L’exposition est évaluée à partir de deux paramètres :
- L’exposition moyenne quotidienne (sur 8 heures : notée LEX,8h)
- L’exposition instantanée aux bruits très courts (niveau crête : noté LpC).
Les tableaux ci-après donnent les valeurs de ces seuils pour chacun des deux paramètres d’exposition,
puis les actions requises lorsqu’ils sont dépassés (source : INRS) :
SEUILS PARAMÈTRES RÉGLEMENTATION
Valeur d’exposition inférieure déclenchant Exposition moyenne (Lex,8h) 80 dB(A)
l’action (VAI) Niveau de crête (Lp,c) 135 dB(C)
Valeur d’exposition supérieure déclenchant Exposition moyenne (Lex,8h) 85 dB(A)
l’action (VAS) Niveau de crête (Lp,c) 137 dB(C)
Valeur limite d’exposition (VLE*) Exposition moyenne (Lex,8h) 87 dB(A)
Niveau de crête (Lp,c) 140 dB(C)
* en tenant compte de l’atténuation liée au port éventuel de protecteurs individuels contre le bruit (PICB).

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 21
NIVEAU D’EXPOSITION EXIGENCES

Évaluation du risque
Suppression ou réduction au minimum du risque, en particulier à la source
Quel que soit le niveau Consultation et participation des travailleurs pour l’évaluation des risques, les
mesures de réduction, le choix des PICB (Protecteurs Individuels Contre le Bruit)
Locaux de repos au calme, à l’écart des zones de travail bruyantes

Au-dessus de la valeur Mise à disposition des PICB


d’exposition inférieure Information et formation des travailleurs sur les risques et les résultats de leur
déclenchant l’action (VAI) évaluation, les PICB, la surveillance de la santé
Lex, (8h) •80dB(A) ou Lp,c •135 dB(C)
Examen audiométrique préventif proposé

Mise en œuvre d’un programme de mesures de réduction d’exposition au bruit


Au-dessus de la valeur
d’exposition supérieure Signalisation des endroits concernés (bruyants) et limitation d’accès
déclenchant l’action (VAS) Contrôle de l’utilisation effective des PICB
Lex, (8h) •85dB(A) ou Lp,c •137 dB(C)
Surveillance médicale renforcée

Comment choisir une protection antibruit ?


Il faut toujours privilégier la réduction du bruit à la source, puis la protection collective (encoffrement des
machines, isolation anti-vibratile, traitement acoustique du local, écran acoustique, cabine insonorisée), et
seulement en dernier lieu mettre en œuvre la protection individuelle.
Le protecteur doit être choisi en fonction de sa capacité à affaiblir suffisamment le bruit duquel il est censé
protéger, sans isoler l’utilisateur des bruits utiles à la tâche à réaliser. Plusieurs critères sont à prendre en
compte :
- Le marquage CE
- L’affaiblissement acoustique caractérisé par la valeur du SNR (affaiblissement global en
décibels), qui est accompagnée par trois valeurs d’atténuation H, M et L qui représentent
respectivement les atténuations dans les fréquences des aigus, moyens et graves. Si le bruit est
émis dans les aigus, il faudra choisir un protecteur dont l’atténuation est plus importante dans les
aigus...
L’objectif est de descendre le niveau sonore perçu par le salarié sous les 80dB(A), le seuil de
72dB(A) de bruit résiduel est un bon compromis si l’on se réfère aux préconisations de la norme
EN458.
- Le confort de l’utilisateur : les agents doivent participer au choix des protecteurs...
- L’activité de l’agent et son environnement de travail : tenir compte de la température, de
l’humidité, de l’empoussièrement, des efforts physiques, des signaux d’alarmes sonores...
Il est important de s’assurer que l’usage d’autres équipements nécessaires à l’activité et/ou à la
sécurité du salarié ne vienne pas nuire à la performance du protecteur. De même les particularités
physiques du salarié (barbe, cheveux longs, port de lunettes…) ainsi que les besoins liés à son
métier ou sa fonction (communication, discrétion…) soient pris en compte lors du choix du PICB
(Protecteur Individuel Contre le Bruit).
- Les éventuels troubles médicaux : d’éventuelles pathologies (maux d’oreille, irritation, trouble de
l’audition...) peuvent conditionner l’utilisation d’un type de protecteur plutôt qu’un autre
- La compatibilité avec d’autres équipements de protection individuelle : l’efficacité des
protecteurs contre le bruit ne doit pas être réduite par l’utilisation d’autres équipements de
protection individuelle (masque, lunettes, visières, casque...) et vice versa !

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 22
Avantages et inconvénients

PICB AVANTAGES INCONVENIENTS

Port intermittent Problème de confort


Serre-tête à coquilles
Peu de pertes Efficacité réduite lors port de lunettes,
cheveux longs,…
Mise en place simple
Faible compatibilité avec d’autres EPI
Idéal lors d’infections ou d’opérations de
l’oreille
Affaiblissement élevé
Mise en place aisée Entretien régulier
Bouchons sur-
mesure Confort Nécessite une prise d’empreinte réalisée par
un professionnel
Durée de vie
Non adapté aux oreilles malades
Bon ajustement
Investissement de départ élevé
Hygiène (pas de manipulation de la partie
insérée dans le conduit lorsque le
protecteur est équipé d’une poignée)
Bonne compatibilité avec d’autres EPI
Taux de port élevé
Investissement réduit Problème d’hygiène lors de la mise en forme
Bouchons à former si les mains ne sont pas propres
Ajustement plus adaptable que les
bouchons préformés Risques de démangeaisons
Renouvellement systématique Non adapté aux oreilles malades
Bonne compatibilité avec d’autres EPI Instructions de mise en place à respecter
scrupuleusement
Aucun entretien
Mise en place complexe voire impossible
pour certaines morphologies d’oreilles
Prix de revient important sur le long terme
Hygiène (pas de manipulation de la partie Entretien régulier
Bouchons prémoulés insérée dans le conduit)
Non adapté aux oreilles malades
Investissement réduit Lavable et
Risques de démangeaisons
réutilisable
Instructions de mise en place à respecter
Bonne compatibilité avec d’autres EPI
scrupuleusement
Le diamètre du bouchon doit être adapté à la
taille du conduit
Efficacité réduite pour les conduits auditifs à
forte pilosité
Hygiène (pas de manipulation de la partie Efficacité limitée, le bouchon ne fait que
Bouchons avec insérée dans le conduit) s’appuyer sur l’entrée du conduit auditif
arceau
Pratique pour un port intermittent Nécessite un entretien (lavage) régulier et
soigné
Très sensible aux vibrations – non adapté
pour les utilisateurs d’outils vibrants

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 23
Hygiène et entretien
Les bouchons d’oreilles doivent être mis en place les mains propres.
Les Protections Individuelles Contre le Bruit (PICB) réutilisables doivent être nettoyés après chaque
utilisation, et désinfectées à intervalles réguliers.
Les PICB sont personnels. Néanmoins, si un protecteur est utilisé par plusieurs personnes, il doit être
nettoyé avant chaque changement d’utilisateur. Les coussinets des protecteurs à coquille peuvent
également être munis de protège-oreillette à usage unique.
Les PICB doivent être vérifiés avant chaque utilisation pour identifier les détériorations dues au
vieillissement, à un choc ou une chute (fissure, déformation, étirement...).
Les PICB doivent être stockés dans des conditions de salubrité adaptées. Le respect de ces règles
augmente la durée de vie des protecteurs contre le bruit.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 24
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°5


Protection respiratoire
Dès lors que la santé d’un agent risque de s’altérer du fait de l’inhalation d’un air pollué par des gaz,
vapeurs, poussières, aérosols ou d’un air appauvri en oxygène, le port d’un masque de protection devient
indispensable.
La réglementation prévoit toutefois de mettre en œuvre d’autres solutions de prévention prioritairement au
port du masque, comme la substitution des produits dangereux ou la mise en place de techniques
d’assainissement de l’air (encoffrement, captage des polluants, ventilation des locaux...).
L’emploi des appareils de protection respiratoire devrait être limité aux situations exceptionnelles car il peut
occasionner une gêne pour l’agent (chaleur, visibilité, effort respiratoire lors des efforts physiques).

Principales situations à risques rencontrées

• Travaux de menuiserie, de ponçage, de


mécanique ;
Conséquences :
• Travaux de peinture (bâtiment, routière) ;
• Maux de tête, malaises,
• Intervention dans les réseaux
• Intoxications aigues ou chroniques,
d’assainissements ;


Allergies, risque infectieux
Application de produits phytosanitaires…
• Œdème du poumon, cancers

Choix d’un appareil


Il existe de nombreux types d’appareils. L’analyse de la situation de travail et de l’ambiance de travail
conditionne le choix de l’équipement.
Il faut prendre en compte :
- Les paramètres d’ambiance de travail : teneur en oxygène, nature et concentration en polluants
(gaz, aérosols solides ou liquides), caractéristiques toxicologiques des polluants avec les
valeurs limites de concentration admises sur les lieux de travail, dimension des particules s’il s’agit
d’un aérosol.
- Les paramètres de la tâche à exercer tels que l’activité physique de l’agent, la durée du travail à
effectuer.
- Les paramètres de l’environnement de travail tels que les conditions de température et d’humidité,
les conditions d’accès à la zone de travail.

Les types de pollution


Pollution de type aérosol : mélange d’air et de particules solides, liquides ou fumées (poussières du
bois, ciment, peinture par pulvérisation, fumées d’échappement des moteurs….)
Pollution de type gazeux : vapeurs ou gaz toxiques ou dangereux (gaz carboniques, monoxyde de
carbone, composés volatils de solvants…)

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 25
Les valeurs limites d’exposition
Le ministère du travail a fixé des valeurs limites de concentration admissibles sur les lieux de travail :
VME : Valeur Moyenne d’Exposition Concentration moyenne pour une journée de travail de 8
heures et une semaine de 40 heures, sur laquelle l’exposition
journalière ne présente aucun risque pour la santé ;
VLE : Valeur Limite d’Exposition Concentration en dessous de laquelle des individus peuvent
être exposés pendant 15 minutes sans risques pour leur santé.

Les types d’équipements

Les types de protections faciales


La pièce faciale est l’élément de protection respiratoire en contact avec le visage. Il existe différents types
de protection faciale :
- le demi-masque recouvre le nez, la bouche, le menton. Composé d’un matériau
filtrant et/ou d’un embout pour adapter un filtre ou un dispositif d’apport d’air, il est
déconseillé aux agents barbus, étanchéité non assurée.
- le masque complet recouvre les yeux, le nez, la bouche et le menton. Comme le
demi-masque il est composé d’un matériau filtrant et/ou d’un embout pour adapter
un filtre ou un dispositif d’apport d’air. Déconseillé aux agents barbus et aux porteurs
de lunettes – étanchéité non assurée, gène potentielle.
- Le casque recouvre l’ensemble de la tête, jusqu’au cou, parfois jusqu’aux épaules.
Utilisation avec les appareils filtrants ou isolants munis d’un dispositif d’aspiration d’air.
- La cagoule recouvre l’ensemble de la tête jusqu’aux épaules. Composée d’un matériau
souple, elle est utilisée avec des appareils filtrants ou isolants munis d’un dispositif
d’aspiration d’air.
- L’ensemble embout buccal est réservé à l’évacuation et se compose d’une pièce
étanche tenue dans la bouche et d’une pince pour obturer les narines.

Les normes relatives aux protections respiratoires individuelles


- Normes de base : EN 132 / EN 133 / EN 135
- Normes spécifiques par type d’équipements (non exhaustif) :
o EN 137 : appareils de protection respiratoire autonomes en circuit ouvert,
o EN 149 : demi-masques filtrants contre les particules,
o EN 405 : demi-masques filtrants à soupape contre les gaz ou contre les gaz et les
particules.

Les deux catégories d’appareils de protection respiratoire individuels


- Les appareils filtrants filtrent l’air nécessaire à la respiration de l’agent en le puisant dans
l’atmosphère polluée qui l’entoure. Ils assainissent l’air mais n’apportent aucun apport d’oxygène.
- Les appareils isolants puisent l’air nécessaire à la respiration de l’agent hors de l’atmosphère
polluée. Autonomes ou non autonomes, ils sont alimentés en air respirable ou en oxygène. Ils sont
utilisés lorsque :
o La teneur en oxygène de l’air ambiant est égale ou est inférieur à 17%,
o Les polluants sont présents en grandes quantités dans l’atmosphère de travail : la
concentration ambiante de polluant dépasse 60 fois la concentration admissible du polluant,
o Les polluants sont très toxiques,
o Il n’existe pas de protection filtrante pour les polluants,
o La nature du polluant n’est pas connue.
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 26
Les classes de filtration
Il existe des filtres contre :
- les particules (poussières), les aérosols solides ou liquides,
- les gaz,
- et contre la combinaison de deux types de polluants (particules et aérosols).
Filtres contre les particules (poussières) et les aérosols
Les filtres anti-poussières ou aérosols sont de couleur blanche, ou avec un liseré blanc sur le pourtour. Ils
se répartissent en 3 classes selon leur efficacité :

Classe Efficacité Marquage Protection


Arrête au moins 80% des aérosols
1 Faible P1 ou FFP1* Protège des aérosols solides et/ou liquides sans toxicité spécifique
Ex. : foins…
Arrête au moins 94% des aérosols
Protège des aérosols solides et/ou liquides dangereux ou irritants
2 Moyenne P2 ou FFP2*
Ex. : ponçage de pièces métalliques, laine de verre, poussières de bois
autres que le chêne et le hêtre…
Arrête au moins 99.99% des aérosols
3 Haute P3 ou FFP3* Protège des aérosols solides et/ou liquides toxiques
Ex. : poussière de silice, légionnelle, poussière de hêtre, de chêne…
*les demi-masques filtrants (jetables) sont identifiés FF
La durée d’utilisation d’un masque anti-poussière est fonction de la vitesse à laquelle le filtre se colmate.
Une gêne respiratoire indique que le filtre est colmaté ; il faut alors le changer et le remplacer.

Filtres anti-gaz et anti-vapeurs


Il existe trois types de filtres selon leur capacité de piégeage : classe 1 (faible capacité - galette) / classe
2 (capacité moyenne - cartouche) / classe 3 (grande capacité de piégeage - bidon)
Il existe différents types de filtres selon la ou les familles de polluants (gaz, vapeurs) piégés. Une couleur
identifie chaque type de filtre.

Type de
Couleur Domaine d’utilisation
filtre
A Marron Gaz et vapeurs organiques dont le point d’ébullition est supérieur à 65°c

AX Marron Gaz et vapeurs organiques dont le point d’ébullition est inférieur à 65°c

B Gris Gaz et vapeurs inorganiques (sauf le monoxyde de carbone) – ex. : chlore

E Jaune Dioxyde de soufre (So2) et autres gaz et vapeurs

K Vert Ammoniac et dérivés organiques aminés

P Blanc Particules aérosols solides ou liquides (classe P1/P2/P3)

Hg Rouge Vapeurs de mercure

NO Bleu Vapeurs nitreuses et dioxyde d’azote

Le type de filtre devra être choisi en exploitant les informations de la Fiche de données de sécurité du
produit utilisé (si connu) avec conseil et validation par le fabriquant d’EPI.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 27
Filtres combinés
Les filtres combinés protègent à la fois contre les aérosols et les gaz, vapeurs. Ils sont constitués d’un filtre
anti-aérosol et d’un filtre anti-gaz superposés. Ces filtres comportent un double marquage.
Exemples d’activités :
- Soudage : pièce filtrante (masque anti poussière) de type ABE1P2
- Pulvérisation de peintures sans iso-cyanates : Demi-masque ou masque complet avec cartouche de
type A1P2 ou Demi masque à filtres intégrés de type FFA2P2 ou Appareil à ventilation assistée de
type A2P

Exemple de filtre combiné :


A2B2E2K2P2 Polyvalence multiple :

- gaz, vapeurs organiques, inorganiques, composés sulfurés et ammoniacaux

- particules (classe moyenne2)

Marquage

Stockage et remplacement

Conditions de stockage
Les filtres et le masque doivent être stockés dans un endroit sec, non contaminé, à l’abri de la lumière dans
une boite plastique hermétique et propre (protection vis-à-vis des contaminants).
Après chaque utilisation il convient de nettoyer et désinfecter l’appareil de protection respiratoire s’il est
réutilisable (seuls les produits validés par le fabricant pourront être utilisés), de vérifier l’étanchéité et la
souplesse de la pièce faciale, les soupapes et les raccords.
D’une manière générale, il convient de se conformer aux instructions définies dans la notice d’utilisation
délivrée par le fournisseur de l’appareil. Les agents doivent avoir été formés aux règles d’utilisation et de
stockage.

Fréquence de remplacement
Les filtres anti-aérosols vont progressivement se colmater et donc opposer une résistance de plus en
plus élevée au passage de l’air. C’est la gêne respiratoire due au colmatage qui va définir le temps
d’utilisation d’un filtre et sa fréquence de remplacement.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 28
Un filtre anti-gaz doit normalement être utilisé une seule fois. Si toutefois sa capacité est suffisante pour
qu’il soit réutilisé, il doit l’être vis-à-vis du même gaz. Il n’existe pas à l’heure actuelle de système fiable qui
permette de détecter la saturation d’un filtre anti-gaz (variables non maitrisées : concentration du polluant,
débit du passage de l’air, température ambiante, humidité).
Pour les produits odorants, les filtres doivent être changés dès que l’utilisateur perçoit l’odeur du produit.
Pour les produits inodores, il est nécessaire de prévoir des remplacements systématiques dont la
périodicité sera déterminée en fonction de la concentration du produit utilisé et de sa fréquence
d’utilisation.
La date de péremption indiquée sur le filtre anti-gaz ou le sachet du masque correspond à la limite
d’utilisation avant ouverture ou sortie d’emballage. Les cartouches ne peuvent être utilisées plus de 6 mois
après ouverture de l’emballage ou de l’opercule.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 29
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°6


Protection des mains
Les mains, dont l’usage est inhérent à tout travail, sont souvent mises à rude épreuve et subissent de
nombreuses agressions : coupures, brûlures (à la chaleur, aux produits chimiques), piqûres, déchirures,
décharges électriques, chocs, écrasements, allergies etc... La main est le premier outil de l’homme,
indispensable mais fragile, soumise à une multitude de risques au travail.

Principales situations à risques rencontrées


• Manipulation de produits toxiques, caustiques, irritants
Conséquences :
ou infectieux
• Travaux de soudage, découpage de métaux • Plaies cutanées : coupures,
lacérations, ecchymoses,
• Travaux électriques brûlures...
• Travaux forestiers et espaces verts • Plaies des nerfs digitaux, des
• Collecte d’ordures ménagères, traitement des déchets articulations, des tendons

• Postes de travail soumis aux vibrations de machines ou • Déchaussements des ongles


d’outils • Ecrasements, arrachements ou
• Manipulations d’objets ou matériaux tranchants, sections des doigts
coupants, piquants, brûlants • Phlegmons, panaris
• Allergies : eczémas

Une très grande variété de gants de protection


L'offre du marché est vaste et extrêmement variée : il existe un gant de protection adapté à chaque
situation. Contrairement à une idée malheureusement répandue, il est possible de porter des gants de
protection quelle que soit l'activité professionnelle.

Comment choisir un gant de protection ?


Le gant de protection adapté :
1. Protège efficacement contre les dangers encourus,
2. Permet d'effectuer confortablement son travail,
3. Est disponible à la taille voulue et à un prix raisonnable.
Comment choisir un gant de protection adapté ?
1. Répertorier les dangers encourus comme coupures, brûlures, infections, allergies, etc. ; se référer à
la Fiche de Données de Sécurité pour les produits chimiques,
2. Définir avec précision les travaux à effectuer avec les gants,
3. Se renseigner sur l’offre existante et valider le choix des EPI avec les fournisseurs,
4. Opter, dans la mesure du possible pour des gants polyvalents afin de limiter le nombre de gants
disponibles et les risques d’erreur dans le choix des équipements portés.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 30
Superficie protégée Dextérité Adhésivité Taille
En fonction des besoins, La dextérité dépend de La force musculaire La taille des gants de
on choisira un gant de l'épaisseur des gants de nécessaire à la préhension protection est déterminée
protection couvrant plus protection et de la des objets peut être en fonction du tour de la
ou moins les parties souplesse du matériau qui sensiblement réduite par main et de sa longueur,
exposées. les compose. l'adhésivité des gants de mesurée entre le poignet et
protection aux surfaces l'extrémité du majeur. En
manipulées. pratique, seul le tour de la
main est déterminant pour
le choix d'un gant adapté.

Principales normes et pictogrammes associés

Risques mécaniques : EN 388 2016 (nouvelle norme)

Cette norme s’applique aux gants de protection contre les risques mécaniques, incluant
l’abrasion, la coupure, la déchirure ou encore la perforation.
La révision de la norme était nécessaire car le test de résistance à la coupure (Couptest) ne
permettait pas de qualifier correctement la performance des gants à haute résistance.

DE 1 à 4 DE 1 à 5 DE 1 à 4 DE 1 à 4 DE A à F P = RÉUSSITE
100 à • 8000 10 à • 75 20 à • 150 2 à •30 kN •7 =
1,2 à • 20
CYCLES NEWTON NEWTON NEWTON RÉUSSITE
Le nombre de Comparé à un La force La force La force Selon la
cycles tissu normé, nécessaire (en nécessaire (en nécessaire (en norme moto EN
nécessaires sous Newton) pour Newton) à un Newton) à une 13594:2015, le
au papier vitesse et déchirer poinçon lame de rasoir maintien de
abrasif pression l’échantillon. normalisé pour traverser l’intégrité du
pour traverser constantes, le pour traverser le l’échantillon sur gant
l’échantillon. nombre de gant. une course de suite à la chute
OBLIGATION cycles 20 mm. d’un poids de
2016 nécessaires 2,5
Le papier à la lame kg avec une
abrasif et circulaire énergie de 5
sa fixation sont pour couper joules. En cas
normés. l’échantillon. d’échec, pas de
marquage, mais
avertissement
reporté sur la
notice.

Gants en cuir : contre l’abrasion, les coupures, les piqûres et la déchirure ;


Gants en coton : bonne dextérité dans milieu à faibles risques – sous-gants ;
Gants enduits : protection spécifique (étanchéité, résistance aux produits, adhérence-préhension…) ;
Gants en fibres synthétiques (Nylon, Kevlar…) : contre les coupures et la chaleur – utilisés en
restauration, pour la découpe au cutter, disquage…
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 31
Gants forestiers : EN381-7

Risques de chaleur et de feu : EN 407, EN12477


A. Résistance à l’inflammabilité (de 1 à 4)
Fondée sur le temps pendant lequel le matériau reste enflammé et continue ensuite à se consumer après
que la source d’ignition ait été supprimée.

B. Résistance à la chaleur de contact (de 1 à 4)


Fondée sur la température (dans la gamme de 100 à 150°C) à laquelle celui qui porte le vêtement ne sentira
aucune douleur pour une période d’au moins 25 minutes.

C. Résistant à la chaleur convective (de 1 à 4)


Fondée sur le temps pendant lequel le produit est capable de retarder le transfert de chaleur d’une flamme.

D. Résistance à la chaleur radiante (de 1 à 4)


Index indiquant le temps nécessaire à l’échantillon pour s’élever à un niveau de température donné.

E. Résistance à de petites projections de métal en fusion (de 1 à 4)


Index indiquant la quantité nécessaire pour élever l’échantillon à une certaine température.

F. Résistance à d’importantes projections de métal en fusion (de 1 à 4)


Index indiquant la quantité nécessaire pour provoquer la détérioration d’un semblant de peau placé
directement derrière l’échantillon.

La norme EN 12477 concerne uniquement les gants de protection utilisés par le


soudeur pour son activité de soudure au métal mais aussi pour la découpe et les
activités annexes. Elle reprend les informations de la norme générale sur les gants de
protection EN 420 à l'exception de la taille des gants qui est propre au métier de
soudeur. Elle précise également les différents types de gants de protection pour
soudeur :
• le gant de type A pour tous les types de soudage à l'exception du soudage TIG
• le gant de type B pour le soudage TIG qui demande une grande dextérité
Sur chaque gant doit être apposé le numéro de la norme (EN 12477) et la lettre correspondant au type de
gant (A ou B) afin d'informer le soudeur de sa capacité de protection.

Risques chimiques : EN ISO 374-1 2016 (nouvelle norme)

La norme EN ISO 374-1 définit les critères spécifiques aux gants de protection destinés à protéger contre le
risque chimique. Elle identifie trois types de gants A, B, C selon leur niveau d’étanchéité vis-à-vis des produits
chimiques.
Type A : Gant de protection ayant un temps de perméation supérieur à 30 min pour au moins 6
substances chimiques parmi celles testées.
Type B : Gant de protection ayant un temps de perméation supérieur à 30 min pour au moins 3
substances chimiques parmi celles testées
Type C : Gant de protection ayant un temps de perméation supérieur à 30 min pour au moins 1
substance chimique parmi celles testées
La plupart des gants de protection contre les risques chimiques seront classés dans la catégorie A. Seuls les
gants de protection jetables fins seront classés dans les catégories B ou C.
Un code (lettre de A à T) permet d’identifier la classe des composants chimiques dangereux contre lesquels les
gants de type A et B sont étanches.
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 32
Plusieurs matériaux de gants existent. Afin de faire son choix parmi la gamme d’équipements, il est
pertinent de prendre en compte les principales caractéristiques chimiques et mécaniques de ces différents
matériaux.
LATEX NITRILE NEOPRENE BUTYLE PVC
Bonne résistance Résistance élevée
Bonne résistance à Résiste bien aux
mécanique. aux acides forts, aux
l’usure, aux acides et bases Résistance correct
Résistance chimique acétones, aux
déchirures et aux fortes aux acides, bases,
large (huile, graisse, esters, aux éthers de
produits solubles Résistance alcools
alcools, produits glycol, amines,
dans l’eau et dilués. mécanique moyenne
pétroliers…) aldéhydes…
Résistance Faible résistance
Faible résistance
mécanique moyenne Faible résistance Ne résiste pas aux aux cétones,
aux hydrocarbures
Ne résiste pas aux aux cétones et solvants aldéhydes,
aliphatiques,
solvants produits halogénés aromatiques ou hydrocarbures
aromatiques,
aromatiques ou (chlorés, fluorés) chlorés aromatiques ou
halogénés…
chlorés halogénés

Risques micro-organiques : EN ISO 374-5 2016


Les gants doivent satisfaire le test d’étanchéité selon la norme EN 374-2 : 2014.
La possibilité de revendiquer une protection contre les virus a été ajoutée si le gant
passe le test ISO 16604 : 2004 (méthode B).

Risques par le froid : EN 511


La norme EN 511 définit les critères spécifiques aux gants de protection destinés à protéger
contre le froid : froid de convection et froid de contact jusqu'à -50°C, et précise la
perméabilité à l'eau.
A. Résistance au froid convectif (de 0 à 4)
B. Résistance au froid de contact (de 0 à 4)
C. Imperméabilité (de 0 à 1)

Risques électriques : EN 60903


Isolants, ils sont indispensables aux agents habilités pour tout travail sous tension.

Risques liés aux vibrations


Equipés de coussinets en gel, ils atténuent les vibrations créées par le matériel.

Symbole pour contact alimentaire

Utilisation et entretien
D’une manière générale, la protection assurée par les gants sera optimale s’ils sont correctement utilisés et
entretenus. Il convient de prendre connaissance de la notice de sécurité, précisant les consignes de
stockage, l’utilisation, les performances ainsi que la signification des marquages.
Avant chaque utilisation, il faut inspecter les gants et rechercher les signes de vieillissement et de
détérioration (changement de couleurs, craquelures, points noirs, odeurs...).
L’étanchéité peut être vérifiée en gonflant les gants à l’air. Les gants détériorés doivent, dans tous les cas,
être jetés. Avant d’enfiler une paire de gants, les mains doivent être propres et sèches.
Les crèmes de protection ne remplacent pas les gants ! Elles renforcent la protection naturelle de
l’épiderme et facilitent le lavage des salissures. Les crèmes réparatrices, quant à elles, peuvent être
utilisées après le travail pour réduire l’état de sècheresse ou la rugosité de la peau.
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 33
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

Fiche EPI n°7


Protection des pieds
Les blessures aux pieds reliées au travail se divisent en deux grandes catégories. La première comprend
les perforations, les écrasements, les entorses et les lacérations. La deuxième regroupe les blessures
résultant des glissades, des faux pas et des chutes. Si les glissades et les chutes n'entraînent pas toujours
des blessures, elles résultent souvent du manque d'attention à la sécurité des pieds.
Ces deux catégories de blessures ne couvrent cependant pas l'ensemble des maux de pieds reliés au
travail. D'autres problèmes sont fréquents chez les travailleurs, comme les callosités, les ongles incarnés
ou tout simplement la fatigue des pieds.
Le choix des chaussures de sécurité est important pour limiter les risques d’accidents.

Principales situations à risques rencontrés


Risques mécaniques : chocs, chutes
d’objets, impact sur le talon du pied, Ces accidents auraient pu être évités par le port
perforations, piqûres... de chaussures de sécurité :

Risques liées aux déplacements : chute, Pitié pour les orteils !


glissade... Lors de la manutention de mobilier, l’agent a laissé
échapper une table qu’il transportait avec l’aide d’un
Risques thermiques : froid, chaleur, collègue. En chutant, celle-ci a heurté ses orteils, lui
intempéries... brisant ainsi un métatarse. La blessure aurait pu être
évitée, si l’agent avait porté des chaussures de sécurité
Risques chimiques : produits corrosifs,
munies d’un embout de protection.
irritants ou toxiques
Pied percé !
Risques électriques : conduction électrique,
Au cours de l’entretien d’une voie communale, l’agent a
décharges électrostatiques
posé le pied sur une planche munie de pointes. Une
pointe a transpercé la semelle des chaussures. L’agent
portait des chaussures de sécurité non équipées d’une
semelle anti-perforation. Attention, la semelle anti-
perforation est une option. Il convient donc de la
demander.

Les normes des chaussures de sécurité


• Norme EN 20 347 : chaussures de travail (O) sans embout de sécurité ni de protection particulière
• Norme EN 20 346 : chaussures de protection (P) avec embout de sécurité (résistant 100 joules)
pour des chutes d’objets de 10kg à 1 mètre de hauteur.
• Norme EN 20 345 : chaussures de sécurité (S) avec embout de sécurité (résistant 200 joules)
pour des chutes d’objets de 20kg à 1 mètre de hauteur.
La norme EN 20 345 est la norme la plus répandue parmi les chaussures de sécurité dans le monde du
travail. Elles offrent une très bonne protection contre la chute d’objet et offrent souvent d’autres types de
protection en fonction des besoins du poste de travail.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 34
Outre les chaussures de sécurité, certains accessoires peuvent parfois s’avérer utiles :

- Crampons adaptables sous les chaussures pour travailler dans les pentes ou sur les terrains
enneigés ;
- Crampons anti-verglas pour travailler sur des terrains verglacés ;
- Sur-chaussures de sécurité (antidérapante, avec ou sans embout de sécurité) pour du travail
temporaire (stagiaire de courte durée, visite de chantiers…).

La norme EN345 : les articles chaussants de sécurité

Marquage Tests réalisés sur Exigences additionnelles

A Chaussures antistatiques
AN Protection des malléoles
C Chaussures conductrices
CI Isolation du semelage contre le froid
CR Résistance à la coupure
Chaussure entière
E Capacité d’absorption d’énergie du talon
HI Isolation du semelage contre la chaleur
M Protection du métatarse
P Résistance à la perforation
WR Résistance à l’eau
WRU Tige Pénétration et absorption d'eau
FO Résistance aux hydrocarbures
HRO Semelle extérieure Résistance à la chaleur de la semelle (par contact direct)
I Chaussure isolante

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 35
Catégorie Exigences additionnelles Symbole

Exigences fondamentales, plus :


Classe I O - Arrière fermé
P 1 - Propriétés antistatiques A
Toutes matières
S - Absorption d’énergie du talon E
naturelles (textile,
cuir) O Comme 1, plus : A/E
P 2 - Résistance à la pénétration et absorption WRU
S d’eau
O Comme 2, plus : A/E/WRU
P 3 - Semelle à crampons
S - Résistance à la perforation P
- Propriétés antistatiques A
Classe II O
- Absorption d’énergie du talon E
P 4
Matières - Résistance de la semelle de marche aux ORO
S
synthétiques hydrocarbures
(plastique) O Comme 4, plus : A/E/ORO
P 5 - Résistance à la perforation P
S - Semelle à crampons

Comment choisir ?

• Le choix des chaussures doit être fait par • Ne pas oublier que les bottes doivent
l’agent, dans une sélection préalable faite aussi bénéficier des caractéristiques de
par l’employeur ou son responsable sécurité imposées par le travail.
hiérarchique, en fonction des risques
• La qualité du matelassage intérieur au
encourus.
niveau de l’embout de protection est
• Préférer des chaussures lacées plutôt que importante pour le confort.
les sabots classiques pour le personnel
• Préférer les cuirs pleine fleur aux cuirs
d’entretien et de restauration (hygiène,
pigmentés qui ont un revêtement de
meilleure tenue de la cheville…).
surface synthétique (meilleures
• Les semelles anti-perforation rigidifient la imperméabilité à l’eau et perméabilité à la
chaussure (à éviter pour les travaux à vapeur d’eau).
genoux).
• Le poids de l’équipement, la souplesse, le
• En cas d’inaptitude médicale, il existe des maintien de la cheville sont aussi à
modèles spéciaux sur mesure et des prendre en considération en fonction des
chaussures orthopédiques de sécurité. tâches.
• L’esthétique joue un rôle important, il • Pour des travailleurs temporaires, il est
existe désormais des chaussures de tous possible de réutiliser les chaussures de
types (tennis, baskets, chaussures de sécurité en prenant soin d’assurer un
ville…). traitement spécifique entre chaque
utilisateur (nettoyage et désinfection).
• Etre vigilant sur la qualité des lacets.

CRITÈRES DE CHOIX

Les critères de choix sont fonction de l’activité de l’agent et des risques qui en découlent. Quelle que soit la
chaussure choisie, il faut être vigilant sur :

• le poids • la durée de vie


• l’étanchéité • le confort général
• la souplesse • l’esthétique
• l’aération

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 36
DESCRIPTION DES RISQUES, CONDITIONS DE
OUI ELEMENTS DE PROTECTION
TRAVAIL ET D’ENVIRONNEMENT

Risques mécaniques
chute d’objet sur les orteils……………………………. • embout de protection…………………………
chute d’objet sur le métatarse………………………… • protection du métatarse………………………
chute et impact sur le talon……………………………. • talon absorbeur d’énergie…………………….
chute par glissade……………………………………… • semelle antidérapante………………………..
marche sur objets pointus et coupants………………. • insert anti-perforation…………………………
marche sur sol meuble ou très irrégulier…………….. • reliefs de semelle très marqués……………..
choc au niveau des malléoles………………………… • protection des malléoles……………………..
torsion du pied………………………………………….. • tige haute avec laçage………………………..
contact avec une scie à chaîne……………………….. • tige spéciale anti-coupure……………………

Risques électriques
contact électrique………………………………………. • semelage antistatique………………………..
décharge électrostatique…………………………….... • semelage conducteur…………………………
arc électrique……………………………………………. • chaussures isolantes………………………….

Risques chimiques • tige et semelage résistants et imperméables

Précisions sur les tâches effectuées


travail à genoux………………………………………… •
travail assis – debout………………………………….. • semelle souple………………………………..
flexions répétées du pied……………………………… •
conduite de véhicules………………………………….. •
utilisation d’échelles ou d’échafaudages…………….. • décrochage entre semelle et talon…………..

Risques thermiques
froid ambiant…………………………………………….. • semelle isolante contre la chaleur………….
chaleur ambiante……………………………………….. • semelle résistante à la chaleur de contact…
contact avec des particules incandescentes ……….. • tige et semelle résistante aux particules
incandescentes………………………………..

Conditions climatiques, humidité


à l’extérieur……………………………………………… • tige imperméable……………………………...
dans les bâtiments couverts…………………………... • tige aérée………………………………………

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 37
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT ESPACES VERTS / VOIRIE


Quels EPI fournir ?

Les agents en charge de l’entretien des espaces verts et de la voirie sont principalement amenés à
travailler sur la chaussée ou en hauteur. Ils utilisent des engins et des équipements dangereux, et sont par
conséquent exposés à des dangers communs pour certaines de leurs activités.
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DE LA TETE PROTECTION DES YEUX ET DU


VISAGE
« Froid / Insolation
Casquette, bonnet « Projections
Lunettes de protection,
« Ecrasement visière de protection
Casque de protection grillagée

Casque forestier avec visière


PROTECTION RESPIRATOIRE PROTECTION AUDITIVE
« Risque chimique
Masque de protection « Nuisances sonores
Casque ou bouchons
respiratoire jetable, à
cartouche filtrante d’oreilles (jetables, moulés)

Casque forestier avec


PROTECTION DES MAINS protection auditive

« Risque chimique,
biologique PROTECTION DU CORPS
Gants de protection
« Risque routier,
chimique, biologique
« Ambiances climatiques
(froid, intempéries)
« Blessures / piqûres Parka haute visibilité
Gants de manutention
Gants anti-coupures
Parka 4 en 1 idéale
« Vibrations pour le travail en extérieur
Gants anti-vibrations
Veste de pluie haute-
visibilité

PROTECTION DES PIEDS « Coupure


Vêtements anti-coupures
« Chute, chutes d’objets,
écrasement, perforation « Risque chimique
« Ambiances climatiques Combinaison jetable
(Intempéries, milieux humides)
« Troubles Musculo
« Brulûre (chaleur enrobé) Squelettiques (genoux)
Chaussures de sécurité (hautes Genouillères
et basses),

Chaussures spéciales Ces fiches métiers sont une aide à la


Intégrées au pantalon
enrobé, définition des EPI nécessaires aux agents.

Les informations concernant les activités et


Bottes de sécurité, « Chute de hauteur
les équipements ne sont pas exhaustives et
sont à adapter à chaque collectivité. Harnais de sécurité
Griffes, crampons antiglisse
(amovibles)

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 38
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT ESPACES VERTS / VOIRIE


Quels EPI fournir ?
COLLECTIVITE :

Quand Cocher les


Quels EPI faut-il porter ? Comment les entretenir ?
les porter ? EPI remis

Tenue de travail Tout au long de l’activité, travail Laver régulièrement en


(haute visibilité) en bordure de chaussée respectant l’étiquetage

Parka haute
Travail sur la chaussée ou en Laver régulièrement en
visibilité
bordure de chaussée respectant l’étiquetage
4 en 1
Chaussures de Tout au long de l’activité, et/ou
Nettoyer régulièrement ;
sécurité hautes et selon conditions climatiques et
Faire sécher en cas d’humidité
basses, bottes nature du milieu (rives, enrobé…)
Griffes, crampons Terrains verglacés, Nettoyer régulièrement ;
antiglisse débroussaillage dans les pentes Faire sécher en cas d’humidité

Utilisation d’engins avec risque


Casque de
d’écrasement (grutage, Nettoyer régulièrement
protection
nacelle…)
Engins, équipements bruyants
Bouchons Jeter ou nettoyer après utilisation
(souffleurs, débroussailleuse,
d’oreilles (selon le type de bouchon)
marteau piqueur…)

Nettoyer et faire sécher après


Gants chimique Peinture routière, anti-graffitis
chaque utilisation

Gants de
Toute opération de manutention Nettoyer régulièrement
manutention

Lunettes de Produits chimiques, découpe de Nettoyer à l’eau tiède et au


protection béton…. savon doux

Nettoyer à l’eau tiède et au


Masque de Poussières (FFP1/2)
savon doux. Stocker à l’abri des
protection Phytosanitaires, peinture routière,
polluants, renouveler les
respiratoire anti-graffitis…
cartouches (cf. fabricants)

Combinaison Peinture routière, enlèvement


Jeter après utilisation
jetable graffitis, cadavres animaux

Débroussailleuses, souffleurs à Nettoyer et ranger après


Casque forestier
feuilles… utilisation

Casque élagage
harnais, tenue Nettoyer et ranger après
Elagage d’arbres (scie à chaine)
anti-coupure, utilisation
gants, antichute
Autres
(à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

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Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT DE MAINTENANCE BATIMENTS


Fiche de remise des EPI
Les agents en charge de l’entretien des bâtiments et des équipements de travail réalisent des travaux les
exposant à des risques divers - ex. : risque chimique, électrique, chute de plain-pied, chute de hauteur…
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DES YEUX ET DU


PROTECTION DE LA TETE VISAGE
« Chocs et heurts
« Projections
Casquette de protection
Lunettes de protection
« Risque de chute d’objets
« Rayonnements
Casque de protection
Masque de soudeur
Casque électricien
PROTECTION RESPIRATOIRE
« Risque chimique, PROTECTION AUDITIVE
poussière
Masque de protection « Nuisances sonores
respiratoire jetable, à Casque ou bouchons
cartouche filtrante d’oreilles (jetables, moulés)

PROTECTION DES MAINS


PROTECTION DU CORPS
« Risque chimique,
biologique « Risque de coupure,
Gants de protection brulures
chimique, biologique Tenue de travail
« Blessures / piqûres « Risque chimique
Gants de manutention anti- Combinaison jetable
coupures
« Troubles Musculo
« Vibrations Squelettiques (genoux)
Gants anti-vibrations Genouillères
« Brûlures
Gants d’électricien Intégrées au pantalon

PROTECTION DES PIEDS


« Risques de chute,
perforation, chute d’objets,
écrasement
Chaussures de sécurité
hautes et basses Ces fiches métiers sont une aide à la
définition des EPI nécessaires aux agents.

Les informations concernant les activités et


les équipements ne sont pas exhaustives et
sont à adapter à chaque collectivité.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 40
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT MAINTENANCE BATIMENTS


Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :

Cocher
Quand Comment les
Quels EPI faut-il porter ? les EPI
les porter ? entretenir ?
remis
Tenue de travail
Laver régulièrement en
(haute visibilité si Tout au long de l’activité
polyvalence) respectant l’étiquetage
Chaussures de Nettoyer régulièrement ;
sécurité hautes et Tout au long de l’activité Faire sécher en cas
basses, bottes d’humidité
Travail superposé
Casquette de Laver régulièrement en
protection
(démontage charpente,
respectant l’étiquetage
nacelle…)
Equipements bruyants Jeter ou nettoyer après
Bouchons
(perceuse, machine à bois, utilisation (selon le type de
d’oreilles marteau piqueur…) bouchon)
Gants de
Peinture, déboucheurs Nettoyer et faire sécher
protection
chimique chimiques, anti-graffitis après chaque utilisation

Gants de Toute opération de


Nettoyer régulièrement
manutention manutention

Produits chimiques,
Lunettes de Nettoyer à l’eau tiède et
poussières de bois,
protection au savon doux
meulage ….
Masque
soudeur, gants, Travaux de soudure Nettoyer régulièrement
tablier

Masque de Nettoyer à l’eau tiède et au


Poussières de bois (FFP2 ou 3 savon doux. Stocker à l’abri
protection selon nature du bois)
des polluants, renouveler les
respiratoire peinture, anti-graffitis… cartouches (cf. fabricants)

Combinaison Enlèvement de graffitis,


jetable Jeter après utilisation
milieux poussiéreux

Casque + visière, Interventions électriques


gants, chaussures selon le niveau Nettoyer régulièrement
antistatiques d’habilitation
Autres (à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

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Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT D’ENTRETIEN DES LOCAUX


Quels EPI fournir ?

L’agent d’entretien des locaux a en charge le nettoyage des bâtiments qui permet de maintenir des
conditions d’hygiène et de sécurité optimales dans ces derniers. Cet entretien s’effectue dans les bureaux,
écoles, cuisines et réfectoires, salles polyvalentes, structures sanitaires, gymnases… et nécessite l’emploi de
techniques, de produits et de matériels spécifiques qui génèrent des risques particuliers.
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DES YEUX

« Contre les projections


PROTECTION RESPIRATOIRE Lunettes de protection
« Contre les poussières
Masque anti-poussières
PROTECTION DU CORPS
jetable
« Risque chimique
Blouse

Adaptée à la
PROTECTION DES MAINS morphologie de l’agent

« Risque chimique, Pas trop longue pour éviter


biologique la gêne dans les
« Risque de blessures / mouvements
piqûres
Gants
PROTECTION DES PIEDS
Plutôt en nitrile, moins « Risques de chute, de
allergisant et plus polyvalent chutes d’objets,
que le latex d’écrasement et de
coincement
D’une couleur spécifique Chaussures de sécurité
pour le nettoyage des
sanitaires Antidérapantes,
légères et tenant bien au
pied (pas de sabot sans
bride de maintien)

Ces fiches métiers sont une aide à la


définition des EPI nécessaires aux agents.

Les informations concernant les activités et


les équipements ne sont pas exhaustives et
sont à adapter à chaque collectivité.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 42
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT D’ENTRETIEN DES LOCAUX


Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :

Cocher
Quand Comment les
Quels EPI faut-il porter ? les EPI
les porter ? entretenir ?
remis

Laver régulièrement en
Blouse Tout au long de l’activité
respectant l’étiquetage

Nettoyer régulièrement ;
Chaussures
Tout au long de l’activité Faire sécher en cas
de sécurité d’humidité

Contact avec les produits Nettoyer et faire sécher


Gants d’entretien, nettoyage après chaque utilisation
des sanitaires

Travaux salissants sans


Gants
contact avec des produits Jeter après utilisation
jetables chimiques

Dilution des produits


Lunettes de Nettoyer à l’eau tiède et
d’entretien,
protection au savon doux
transvasement

Masque
anti- Dépoussiérage, gros
Jeter après utilisation
poussières ménages
jetables

Autres
(à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 43
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT DE RESTAURATION
Quels EPI fournir ?

Selon les collectivités, l’agent de restauration peut avoir en charge la préparation des repas, la réception et
le rangement de marchandises, la mise en place et le service en salle ainsi que la plonge et ce dans le
respect des règles d’hygiène. L’ensemble de ces activités nécessite l’emploi de techniques, de produits et
de matériels spécifiques qui génèrent des risques particuliers. Certaines situations de travail quotidiennes
peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte pas les consignes particulières de travail,
notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DE LA TETE

« Projections, brulures
PROTECTION AUDITIVE Calot

« Nuisances sonores
Bouchons jetables PROTECTION DES YEUX
Bouchons individuels
« Projection
Lunettes de protection

PROTECTION RESPIRATOIRE

« Risque chimique PROTECTION DU CORPS


Masque à cartouches
« Projections, brûlures
Blouse
Tablier étanche (plonge)

PROTECTION DES MAINS Tenues respirantes,


résistantes au feu pour les
« Risques chimique, cuisiniers, non synthétiques,
biologique, allergies Tablier couvrant les jambes.
(condiments, épices)
« Blessures / piqûres,
coupures
« Risque thermique PROTECTION DES PIEDS
(brûlure, froid)
« Risques de chute, chutes
Gants
d’objets, écrasement
« Risque de brulure
Couverture de l’avant- Chaussures de sécurité
bras, manchette fermée Bottes de sécurité (plonge)

Antidérapantes
Ces fiches métiers sont une aide à la
définition des EPI nécessaires aux agents. (coefficient de frottement >
Les informations concernant les activités et 0.15), étanches, avec peu
les équipements ne sont pas exhaustives et de coutures, sans lacets,
sont à adapter à chaque collectivité.
lavables

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 44
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT DE RESTAURATION
Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :

Cocher
Quand Comment les
Quels EPI faut-il porter ? les EPI
les porter ? entretenir ?
remis
Blouse,
Tout au long de l’activité
tenue de Laver régulièrement en
(hygiène, brûlure)
travail, calot, respectant l’étiquetage
Pour les travaux humides
tablier (tablier jetable)
(sauf équipement jetable)
jetable

Nettoyer régulièrement ;
Chaussures
Tout au long de l’activité Faire sécher en cas
de sécurité d’humidité

Contact avec les produits


Gants Nettoyer et faire sécher
d’entretien, les couverts
ménagers après chaque utilisation
(plonge)

Gants Contact avec les plats


(contact chauds ou froids Laver après usage
froid, chaud) (chambre froide)

Contact avec des


Gants
équipements tranchants Laver après usage
(coupure) (robots, couteaux…)

Gants Manutention de cartons, Nettoyer et faire sécher


manutention marchandises après chaque utilisation

Masque à
Nettoyer eau + savon.
cartouches, Décapage des fours
Remplacer les cartouches
Lunette de (produits corrosifs)
régulièrement
protection

Protections Petite ou grosse plonge, Jeter après utilisation, ou


auditives service en salle nettoyer eau

Autres
(à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 45
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT DE DECHETTERIE
Quels EPI fournir ?
L’agent de déchetterie est chargé de l’accueil des usagers de la déchetterie en régulant les flux d’entrée
et en les orientant. Il leur explique les règles de tri et vérifie la bonne affectation des déchets dans les
contenants en corrigeant les erreurs éventuelles. Il réceptionne, différencie, trie et stocke les déchets
spécifiques, notamment les DMS (Déchets Ménagers Spéciaux).
Par ailleurs, il nettoie et entretient les équipements du site et gère les aléas courants provoqués par les
usagers (incidents, conflits éventuels). Une part importante de son activité a lieu en extérieur ; le reste de
l’activité correspondant à du travail administratif (gestion des enlèvements…).
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DES YEUX ET DU


PROTECTION DE LA TETE VISAGE

« Froid / insolation « Projections


Casquette en été Lunettes de protection
Bonnet en hiver Casque forestier avec visière
grillagée
« Chocs et les projections
Casque forestier PROTECTION RESPIRATOIRE

« Risque chimique
PROTECTION AUDITIVE Masque de protection
respiratoire jetable
« Bruit
Bouchons d’oreilles
Casque forestier avec Masque FFP3
protection auditive

PROTECTION DES MAINS PROTECTION DU CORPS

« Risque chimique « Risque chimique


Gants de protection Combinaison jetable
chimique
« Risque routier, froid et
« Blessures / piqûres intempéries
Gants de manutention Parka haute visibilité
Gants anti-coupures

Parka 4 en 1 idéale
Gants chauds pour pour le travail en extérieur
l’hiver

PROTECTION DES PIEDS

« Risques de chute, de
chutes d’objets,
d’écrasement, de Ces fiches métiers sont une aide à la
définition des EPI nécessaires aux agents.
coincement
Chaussures de sécurité Les informations concernant les activités et
les équipements ne sont pas exhaustives et
hautes et basses
sont à adapter à chaque collectivité.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 46
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT DE DECHETTERIE
Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :
Cocher
Quand Comment les
Quels EPI faut-il porter ? les EPI
les porter ? entretenir ?
remis
Parka haute Tout au long de l’activité,
Laver régulièrement en
visibilité à adapter en fonction des
respectant l’étiquetage
4 en 1 conditions climatiques
Chaussures
Tout au long de l’activité, Nettoyer régulièrement ;
de sécurité
à adapter en fonction des Faire sécher en cas
hautes et conditions climatiques d’humidité
basses
Casquette En fonction des conditions
Nettoyer régulièrement
Bonnet climatiques

Jeter ou nettoyer après


Bouchons
Utilisation d’outils bruyants utilisation (selon le type de
d’oreilles bouchon)
Gants de
Contact avec les déchets Nettoyer et faire sécher
protection
chimiques après chaque utilisation
chimique
Gants anti- Manutention d’objets
Nettoyer régulièrement
coupures pouvant être coupants

Gants de Toute opération de


Nettoyer régulièrement
manutention manutention

Dilution des produits


Lunettes de Nettoyer à l’eau tiède et
d’entretien,
protection au savon doux
transvasement

Masque de
Manipulation des déchets
protection Jeter après utilisation
chimiques
respiratoire

Combinaison Manipulation des déchets


Jeter après utilisation
jetable chimiques

Utilisation de la
Casque Nettoyer et ranger après
débroussailleuse, du
forestier utilisation
souffleur à feuilles…
Autres
(à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 47
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT TECHNIQUE PISCINE


Quels EPI fournir ?
Le technicien de piscine est responsable de l’entretien régulier de la piscine (abords, bassin). Il fait les
prélèvements d’eau et les analyses. Il assure la vérification des différents paramètres (pH, chlore,
chloramines, température de l’eau). Il réalise les grandes opérations de nettoyage de la piscine et,
accessoirement, l’entretien des espaces verts.
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle.

PROTECTION DES YEUX


PROTECTION DE LA TETE
« Risque de projections
« Chocs Lunettes de protection
Casquette anti-heurt
PROTECTION AUDITIVE
PROTECTION RESPIRATOIRE
« Bruit
Bouchons d’oreilles et/ou
« Risque chimique
casque antibruit
Masque de protection
respiratoire

Masque complet à PROTECTION DU CORPS


double filtre
« Risque chimique
Tablier de protection
chimique
PROTECTION DES MAINS Combinaison antiacide

« Risque chimique « Travail en milieu humide


Gants de protection Combinaison imperméable
chimique
« Intempéries et risque
Plutôt en nitrile, moins routier
allergisant et plus polyvalent Parka haute visibilité
que le latex

« Blessures
PROTECTION DES PIEDS
Gants de manutention multi-
usages « Risques de chute, de
chutes d’objets,
« Risque électrique (si
d’écrasement, de
concerné)
coincement
Gants isolants électricien
Chaussures de sécurité
« Risques liés à la soudure Bottes de sécurité
(si concerné) Ces fiches métiers sont une aide à la
définition des EPI nécessaires aux agents. Bottes de sécurité S5
Gants de soudeur
Les informations concernant les activités et
les équipements ne sont pas exhaustives et
Sabots de sécurité
sont à adapter à chaque collectivité. antidérapants

Pour circuler autour des


bassins

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 48
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

AGENT TECHNIQUE PISCINE


Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :

Cocher
Quand
Quels EPI faut-il porter ? Comment les entretenir ? les EPI
les porter ?
remis
Casquette Tout au long de Laver régulièrement en
anti-heurt l’activité respectant l’étiquetage

Nettoyer régulièrement ;
Chaussures Tout au long de
Faire sécher en cas
de sécurité l’activité
d’humidité
Utilisation d’outils
Jeter ou nettoyer après
Protection bruyants
utilisation (selon le type de
auditive Environnement bruyant
bouchons)
(installations techniques)
Nettoyer régulièrement ;
Bottes de
Faire sécher en cas
sécurité d’humidité

Contact avec les Nettoyer et faire sécher


Gants
produits d’entretien après chaque utilisation

Gants de Nettoyer et faire sécher


Manipulation diverses
manutention après chaque utilisation

Lunettes de Dilution des produits, Nettoyer à l’eau tiède et au


protection transvasement savon doux

Combinaison Nettoyer et faire sécher


Nettoyage des bassins
imperméable après utilisation

Manipulation des
Tablier de
produits de traitement
protection de l’eau
Nettoyer à l’eau tiède et au
Masque à Manipulation des savon doux,
cartouches produits de traitements Stocker à l’écart des
filtrantes de l’eau polluants,
Renouveler les cartouches
Ex : gants
Autres
électricien, gants
(à préciser) de soudeur…

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 49
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

MAITRE NAGEUR SAUVETEUR (MNS)


Quels EPI fournir ?
Les activités du maître-nageur consistent essentiellement à :
- surveiller les lieux de baignade,
- porter assistance aux baigneurs en difficultés et assurer les premiers secours,
- enseigner la natation à des publics divers (enfants, groupes scolaires, adultes, femmes enceintes,
personnes handicapées...).
Certaines situations de travail quotidiennes peuvent présenter des risques professionnels si on ne respecte
pas les consignes particulières de travail, notamment le port des Equipements de Protection Individuelle. Il
est notamment essentiel qu’ils se protègent des nuisances sonores dans les bassins couverts et du soleil
autour des bassins extérieurs.

PROTECTION DE LA TETE

« Rayonnement solaire
Casquette avec protection
de la nuque si bassin PROTECTION DES YEUX
extérieur
« Rayonnement solaire
Lunettes avec verres solaires
PROTECTION AUDITIVE polarisés

« Bruit
Bouchons d’oreilles moulés si Y compris dans les
bassin couvert bassins couverts si gêne
générée par ensoleillement
et réverbération dans l’eau
(bassin acier inox)

PROTECTION DU CORPS

« Rayonnement solaire
Vêtements de travail anti-UV
(short + t-shirt) si bassin
extérieur
PROTECTION DES PIEDS
Crème solaire si bassin
« Risques de chute extérieur
Claquettes antidérapantes

Baskets antidérapantes
(pour cours d’aquagym)

Chaussures d’eau
Ces fiches métiers sont une aide à la
(pour cours d’aquagym) définition des EPI nécessaires aux agents.

Les informations concernant les activités et


les équipements ne sont pas exhaustives et
sont à adapter à chaque collectivité.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 50
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

MAITRE NAGEUR SAUVETEUR (MNS)


Fiche de remise des EPI
COLLECTIVITE :

Cocher
Quand Comment les
Quels EPI faut-il porter ? les EPI
les porter ? entretenir ?
remis
Surveillance bassins extérieurs
au soleil,
Lunettes de
Surveillance bassins intérieurs si Nettoyer régulièrement
soleil gêne liée à la réverbération du
soleil sur l’eau
Casquette
anti-UV avec Surveillance bassins extérieurs
Laver régulièrement
protection de au soleil
la nuque
Nettoyer
Bouchons
Surveillance des bassins quotidiennement selon
d’oreilles
couverts ou semi-couverts les recommandations du
moulés fabricant

Claquettes
Tout au long de l’activité
antidérapantes

Baskets
antidérapantes
Animation de cours Faire sécher après
et / ou
d’aquagym … chaque utilisation
chaussures
de natation

Tenue de
travail : short + Tout au long de l’activité Laver régulièrement
t-shirt

Autres
(à préciser)

• Portez toutes les protections nécessaires à votre activité.


• Utilisez les E.P.I conformément à la notice du fabricant.
• Signalez à votre responsable et/ou assistant prévention toute protection inadaptée ou détériorée.

Fiche expliquée et remise à l’agent le : Nom et visa de l’agent :


Par (nom, visa) :

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 51
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »
Annexe
Exemples de jurisprudences

Le non port d’un EPI par un salarié est AUSSI une faute de l’employeur

Arrêt de la cour de cassation, chambre criminelle, pourvoi n°13-80516 du 25 février 2014


La situation de cette jurisprudence est celle d’un chantier du BTP et la problématique est une chute de
hauteur de 12 mètres d’un salarié, résultant de l’absence combinée de protections collectives (car retirées
temporairement) et individuelles (car non portées et de plus en nombre insuffisant). L’employeur est ici
condamné à une amende de 80 000 euros pour blessures involontaires et infractions à la sécurité
des travailleurs.
L’arrêt en question rejette le pourvoi d’un employeur qui tente, entre autres motifs, d’écarter sa
responsabilité compte tenu du fait que l’agent « avait sciemment refusé d’utiliser les baudriers de
sécurité ». Pour ce faire, la cour de cassation rappelle qu’« il appartenait à l’employeur de prévoir des
moyens de sécurité compensatoires tels que des harnais antichute et qu’il lui incombait de s’assurer que
les salariés concernés se munissaient effectivement de tels équipements, sans laisser à leur
appréciation l’opportunité de le faire. »
Ici, l’idée sous-jacente pour l’employeur était que ce dernier peut être exonéré de sa responsabilité s’il est
avéré que la cause exclusive de l’accident est due à une faute du salarié. Cependant, par principe, le fait
de ne pas porter ses EPI lorsqu’ils sont mis à disposition est également considéré comme une négligence
de l’employeur, et n’exonère donc pas sa responsabilité. Les juges ont par ailleurs relevé comme
circonstance particulière la mise à disposition de 3 harnais antichute pour 4 salariés, ce qui rend plus
difficile encore l’argumentation visant à ne retenir que la faute du salarié.
Arrêt de la cour de cassation, chambre criminelle, pourvoi n°05-83407 du 25 avril 2006
La responsabilité pénale d’un employeur a été retenue par la Cour de cassation au motif que des casques
de protection étaient à la disposition des salariés mais qu’aucune consigne particulière n’avait été
donnée quant au respect effectif du port de ces EPI.

Ne pas porter les équipements de sécurité constitue une faute grave

Arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, pourvoi n°03-42404 du 23 mars 2005


Un chef de chantier a été licencié pour faute grave suite à son refus réitéré de porter le casque de sécurité
alors que l’exposition aux risques dans la situation de travail le justifiait.
La Cour de cassation a confirmé qu’une faute grave pouvait être retenue contre lui en raison du
manquement à l'obligation qui lui était faite de prendre soin de sa sécurité et de sa santé, ainsi que de
celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail.
Arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, pourvoi n°12-14246 du 19 juin 2013
Une salariée a été licenciée pour faute grave au motif de son refus réitéré de porter les équipements de
protection individuelle.
La Cour de cassation a validé le fait que les avertissements reçus constituaient des mises en garde
permettant à la salariée d'avoir conscience du caractère impératif des consignes de sécurité en matière
d'EPI et qu’elle devait donner l'exemple aux membres de l'équipe dont elle était responsable.
La Cour de cassation a ainsi confirmé qu’une faute grave pouvait être retenue contre la salariée au motif
que son refus revendiqué de se soumettre aux règles de sécurité rendait impossible son maintien
dans l'entreprise et constitue bien une cause grave de licenciement.

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 52
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »
Annexe
Modèle de registre de vérification des EPI

Outre les vérifications des EPI réalisées régulièrement par les agents conformément aux notices
d’utilisation, certains équipements doivent faire l’objet d’une vérification périodique à minima tous les 12
mois.
Un suivi de ces vérifications doit être réalisé par une personne identifiée au sein de la collectivité, formée,
qualifiée.
Un registre de sécurité doit être mis en place pour assurer une traçabilité de ces vérifications obligatoires.

Collectivité :
Service :

PERIODICITE DE PAR
N° EQUIPEMENT DATES DE VERIFICATION
VERIFICATION
UTILISATEUR PERSONNE QUALIFIEE

Gilets de sauvetage gonflables 12 mois

Systèmes de protection individuelle


12 mois
contre les chutes de hauteur

Stocks de cartouches filtrantes anti-


gaz pour appareils de protection 12 mois
respiratoire

Appareils de protection respiratoire


et équipements complets destinés
12 mois
à des interventions accidentelles en
milieu hostile

Appareils de protection respiratoire


12 mois
autonome destinés à l’évacuation

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 53
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »
Annexe
Modèle de règlement intérieur

L’établissement d’un règlement intérieur est obligatoire dans les collectivités ou les établissements où sont
employés habituellement au moins 20 salariés de droit privé (CUI, apprentis). Le contenu et les modalités
d’application d’un tel règlement sont fixés par les articles L.1311-1, L.1311-2 et L.1321-6 du code du
travail. Même si ce document n’est pas obligatoire pour les agents de droit public, il est toutefois vivement
recommandé car il permet de rappeler les droits et obligations des agents et de déterminer les conditions
d’exécution du travail dans la collectivité.

Source :
[Link]
(Parties en violet à personnaliser par la collectivité)

« EXTRAIT DU REGLEMENT INTERIEUR - § HYGIENE ET SECURITE »


Article 11 – Formation et information
Une formation pratique et appropriée en matière d’hygiène et de sécurité est organisée par l’autorité territoriale lors de l’entrée en
fonction des agents, en cas de maladie professionnelle ou d’accident grave ou à caractère répété ou à la suite de changement de
fonctions, de techniques, de matériels ou de transformation des locaux.
Chaque agent est tenu informé des risques liés à son poste, notamment par le biais du document unique d’évaluation des risques.

Article 12 – Respect des règles d’hygiène et de sécurité


Chaque agent doit prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de
celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail. Chaque agent doit respecter et faire respecter,
en fonction de ses responsabilités hiérarchiques, les prescriptions générales et particulières de sécurité dont il aura pris
connaissance. Le refus d’un agent de se soumettre à ces prescriptions peut entraîner des sanctions disciplinaires.

Article 13 – Les équipements de travail et les locaux


Il est mis à disposition des agents les vêtements et équipements de travail nécessaires à l’exercice de leur fonction. Le
renouvellement et l’entretien de ces équipements sont assurés par la collectivité en fonction de l’usage. Les équipements de
protection nécessaires sont définis par le supérieur hiérarchique en fonction de l’évaluation des risques liés aux activités
effectuées. Les agents sont tenus d’utiliser correctement les moyens de protections collectives (garde-corps, carters de protection,
système de ventilation..) et individuelles (chaussures, gants, lunettes, vêtements, protections respiratoires ou auditives,...) mis à
leur disposition et adaptés aux risques afin de préserver leur santé et d’assurer leur sécurité, conformément à la réglementation.
En cas d’impossibilité, confirmée par le médecin de prévention, de port de l’équipement de protection individuelle (chaussures,
casques anti-bruit...) d’autres modèles devront être essayés.
A défaut de protection adaptée ou d’autres solutions équivalentes, l’agent sera retiré de la situation de travail à risque ou
l’organisation du travail modifiée.

Article 14 – Accidents de service / travail et maladies professionnelles ou à caractère professionnel


Tout accident survenu au cours du travail ou d’un trajet doit immédiatement être porté à la connaissance du supérieur hiérarchique
et du service du personnel. L’autorité territoriale le déclare au Centre de Gestion à l’aide de la fiche de déclaration éditée par celui-
ci pour les collectivités relevant du CT/CHSCT du Centre de Gestion. Tout accident de service/travail ou maladie professionnelle
ou à caractère professionnel pourra faire l’objet d’une enquête afin de rechercher des mesures correctives destinées à éviter que
des accidents analogues se produisent. Tout accident ou maladie grave ou à caractère répété fera l’objet d’une analyse par le
CT/CHSCT. L’autorité territoriale saisit la commission de réforme en cas de non reconnaissance de l’imputabilité. Le médecin de
prévention sera tenu informé par l’autorité territoriale dans les plus brefs délais de chaque accident de service/travail et de chaque
maladie professionnelle ou à caractère professionnel.

Article 15 – Examens médicaux


Le personnel est tenu de se soumettre aux visites médicales et examens médicaux fixés par le médecin de prévention ainsi qu’aux
visites médicales d’embauche et de reprise (le cas échéant).

Article 16 – Consommation de boissons alcoolisées


L’introduction, la distribution et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites sur le lieu de travail. La consommation de
l’alcool durant les heures de service est interdite. Seule la détention de vin, de bière, de cidre et de poiré en quantité modérée est
tolérée par le code du travail et seulement en prévision d’une consommation au moment des repas ou de circonstances
exceptionnelles, avec l’accord du Maire ou du Président.
Des règles peuvent être établies en interne pour encadrer ou interdire toutes consommations d’alcool. Les apéritifs et autres
moments festifs, ne devront être qu’exceptionnels et autorisés par le responsable de service. La quantité d’alcool devra êtrelimitée
et il devra obligatoirement être proposé des boissons sans alcool autre que l’eau et en quantité suffisante.
CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 54
Article 17 – Recours à l’alcootest
Il est interdit de pénétrer ou de demeurer dans l’établissement en état d’ébriété. Le taux maximal d’alcoolémie autorisé correspond
au taux légal autorisé pour conduire un véhicule sur la voie publique. Le recours à un dépistage par alcootest pourra être proposé
pour prévenir ou faire cesser immédiatement une situation dangereuse et seulement pour les agents présentant des signes
permettant de supposer un état d’ébriété.
Liste des postes à définir ci-après :

Ce dépistage sera réalisé par l’autorité territoriale (ou ses délégataires) uniquement pendant le temps du service t en présence
d’un tiers. En cas de refus de se soumettre à ce contrôle, il y aura présomption d’état d’ébriété et l’agent s’exposera à une
sanction disciplinaire pour refus un dépistage. Si le contrôle est positif, l’agent sera retiré de son poste de travail et un avis médical
sera demandé. En cas de contestation du résultat, l’agent pourra demander une prise de sang à titre de contre-expertise. Si le
contrôle effectué est négatif, on évaluera les capacités de l’agent à travailler en sécurité.
Au vu de ces éléments, l’agent pourra soit retourner à son poste de travail, soit être retiré de son poste et mis en sécurité. Dans ce
dernier cas, un avis médical sera demandé.

Article18 – Consommation de tabac, de cigarettes électroniques


Il est interdit de fumer dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail.
Cette interdiction s’étend aux espaces non couverts des écoles et dans les établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à
l’hébergement des mineurs. Il est également interdit de fumer dans les véhicules et engins utilisés par plusieurs agents ;
Il est interdit de vapoter dans les lieux de travail, fermés et couverts à usage collectif (ex. : open-space, toilettes, vestiaires, accueil,
salle de réunion, espaces de restauration et de repos, véhicule de service).

Article 19 – Consommation de stupéfiants


Il est interdit de pénétrer ou de demeurer dans l’établissement sous l’empire de substances classées stupéfiantes. Il est interdit
d’introduire, de distribuer, de consommer ou d’inciter à consommer des substances classées stupéfiantes dans les locaux de
travail.

Article 20 – Harcèlement moral


Aucun agent ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des
conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de
compromettre son avenir professionnel. Aucun agent ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet de mesure discriminatoire,
directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de
promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir témoigné de tels agissements ou les avoir
relatés. Toute rupture de contrat de travail qui en résulterait, toute disposition ou tout acte contraire est nul de plein droit.

Article 21 – Harcèlement sexuel


Aucun agent ne doit subir les faits :
a) Soit de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte
à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou
offensante ;
b) Soit assimilés au harcèlement sexuel, consistant en toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel
ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui- ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers.
Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la formation, la notation, la discipline, la promotion,
l’affectation et la mutation ne peut être prise à l’égard d’un fonctionnaire :
1. parce qu’il a subit ou refusé de subir les faits de harcèlement sexuel mentionnés aux premiers alinéas, y compris,
dans le cas mentionné au a, si les propos ou comportements n’ont pas été répétés ;
2. parce qu’il a formulé un recours auprès d’un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire
cesser ces faits ;
3. ou bien parce qu’il a témoigné de tels faits ou qu’il est a relatés.
Est passible d’une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou enjoint de procéder aux faits de harcèlement sexuel
mentionné aux premiers alinéas. Les dispositions du présent article sont applicables aux agents non titulaires de droit public.

Article 22 – Repas
Pour des raisons d’hygiène et de sécurité, il est interdit de prendre ses repas dans les locaux affectés au travail. Le repas doit être
pris dans un local réservé à cet effet.

Article 23 – Hygiène des locaux


Les locaux doivent être maintenus en état constant de propreté selon les pratiques et la périodicité définies par l’encadrement.

Article 24 – Travaux salissants


Les agents effectuant des travaux salissants doivent utiliser les installations sanitaires (lavabos, douches, vestiaires....) prévues à
cet effet.
Préciser les postes de travail concernés par cette obligation :

Article 25 – Armoires individuelles


Des armoires individuelles verrouillées sont mises à disposition du personnel équipé d’une tenue de travail et d’équipements de
protection individuelle pour y déposer vêtements et objets personnels. Elles ne doivent être utilisées que pour cet usage. Il est
interdit d’y déposer des substances et préparations dangereuses. Elles doivent être maintenues propres par leurs détenteurs. »

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 55
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »

VOUS ETES FRAGILES, PROTEGEZ-VOUS, UTILISEZ LES


EQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE
Des équipements de protection individuelle sont à votre disposition,
Les utiliser c’est protéger votre vie et votre santé,
Utiliser les EPI appropriés à votre tâche.

PROTEGEZ

Vos yeux

Vos mains

Vos pieds

Votre ouïe

Votre tête

Votre corps

Vos voies
respiratoires

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 56
Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »
Annexe
Pour aller plus loin… Liens et contacts

Documentation INRS

INRS - [Link] : liste non exhaustive des publications et supports vidéo

• Publications :
o ED 98 / 6106 « Les protections respiratoires »
o ED 112 « Les gants contre le risque chimique »
o ED 119 « Les équipements individuels de flottaison »
o ED 777 « La signalisation de santé, sécurité au travail – Réglementation »
o ED 798 « Les EPI des yeux et du visage »
o ED 885 « La signalisation de santé, sécurité au travail »
o ED 985 « Travail isolé : prévention des risques »
o ED 993 « Les casques de protection – choix et utilisation »
o ED 994 « Les articles chaussants de protection »
o ED 995 « Les vêtements de protection individuelle »
o ED 6077 « Les Equipements de Protection Individuelle EPI – règles d’utilisation »

• Animations et vidéo :
o Anim-024 « Masque jetable, comment bien l’ajuster ? »
o Anim-055 « Comment choisir correctement ses bouchons d’oreilles ? »
o DV 0238 « Quand la main choisit son gant »

Liste de fournisseurs ou fabricants d’EPI (non exhaustive) :

Liste de fournisseurs connus des collectivités ayant participé à la rédaction du présent guide :

CRICE PROTECTION VET ASSUR SUCHAIL


Zone Artisanale de la Quérillière 11 rue Barthélémy Villemagne 8 rue Grignard - BP18
42170 St-Just-St-Rambert 42340 Veauche 42964 St-Etienne cedex 9
Tel : [Link].80 Tel : [Link].43 Tel : [Link].00

DESCOURS & CABAUD DESCOURS & CABAUD DESCOURS & CABAUD


Avenue de Lyon 3 Rue Jean Snella Rue Des grands chênes
42300 Roanne 42000 Saint-Étienne ZI du Champs de Mars
Tel : [Link].90 Tel : [Link].92 42600 Montbrison
Tel : [Link].20

Liste des fabricants / fournisseurs présents au colloque du 30/11/2017 :

3M France - EPI T2S HONEYWELL Safety PRESENCE VERTE –


Bd de l’Oise ZI la Vaure – BP20930 Professionnels
95006 Cergy-Pontoise 42290 Sorbiers
Cedex [Link] [Link]
ssistance-pour-les-professionnels/

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Equipement de Protection Individuelle
« Bien protéger pour mieux travailler »
Notes

CDG42 – Service Prévention – Guide EPI « Bien protéger pour mieux travailler » - Version 1 – Octobre 2017 58
Service Prévention
Catherine LYOT – 04 77 42 96 84 – prevention1@[Link]
Céline VIZIER – 06 28 84 20 06 – prevention3@[Link]
Josiane COLOMBET – 04 77 42 96 86 – prevention2@[Link]

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