0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues20 pages

PDF Quebec

Le document présente les particularités du français québécois, notamment les contractions, le vocabulaire spécifique et l'usage des anglicismes. Il aborde également les différences culturelles dans l'utilisation du 'tu' et du 'vous', ainsi que des expressions et des sacres typiques. Enfin, il propose des ressources et des liens pour approfondir la compréhension du français au Québec.

Transféré par

geraldo.arthur.boia
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues20 pages

PDF Quebec

Le document présente les particularités du français québécois, notamment les contractions, le vocabulaire spécifique et l'usage des anglicismes. Il aborde également les différences culturelles dans l'utilisation du 'tu' et du 'vous', ainsi que des expressions et des sacres typiques. Enfin, il propose des ressources et des liens pour approfondir la compréhension du français au Québec.

Transféré par

geraldo.arthur.boia
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Live Temática:

Francês do Quebec
com Maude Dolbec
Québé-Quoi??
Commençons par les contractions, très utilisées dans le parler québécois. Voyons
premièrement les pronoms personnels (sujets) :
Au Québec, à l’oral, le « je » devient un « ch’ » assez prononcé devant le C, F, K, P, Q, S,
T.
« Ch’ comprends pas » « Ch’ fais du thé » « Ch’ peux » « Ch’ t’attends »
Il devient « j’ » avec les autres lettres :
« J’ m’ennuie » « J’ bois du jus » « J’ veux ça » « J’ danse » « J’arrive »
« Je suis » se dit « Chui » ou même « chu » avec plus d’accent, et on ajoute un « t’ »
pour devenir « Ch’ t’ » devant les voyelles :
« Chu triste » « Ch’t’ en retard » « Ch’t’ arrivé » « Ch’t’ ingénieur »
*Au futur, plusieurs québécois disent « M’a » pour dire « Je vais » :
« M’a faire ça demain » « M’a aller au parc » « M’a te rappeler »
Le « tu » devient « t’ » devant les voyelles : « T’en as ? » « T’aimes ça ? »
Le « il » devient « i » à l’oral : « I s’appelle Marc » « I est brésilien »
Le « elle » devient « a » ou « al » avec les voyelles :
« A s’appelle Julie » « A veut » « Al a du temps » « Al oublie »
Par contre le « elle » disparait avant le verbe être :
« ’Est gentille » « ’Était belle hier » « ’Est ici » « ’Est brésilienne »
*Le « on », « nous » et « vous » ne changent pas.
Le « ils » et le « elles » deviennent généralement « i », ou disparaissent devant le verbe
être :
« I travaillent » « I s’aiment » « ’Sont intelligentes » « ’Sont gentils »

Au Québec, il est aussi commun de faire des contractions avec certaines prépositions et
des articles :
Sur la table = « S’a tab’ » Sur le dos = « Sul’ dos » Sur les pieds = « S’é pieds » Sur
nos livres = « Su’ nos liv’ » Dans la salle = « Dans’ salle »
Dans le coin = « Dans l’coin » Dans les yeux = « Dain yeux » Dans les livres = « Dain
liv’ »
Le « ne » de la négation n’est pas utilisé à l’oral :
« Ch’pense pas » « A veut pas » « J’en mange pas » « Personne en boit »
*Je ne sais pas = « Ch’é pas »
Quelques contractions populaires :
Faque (ça fait que/ alors) Pis (puis/ et) Ti (petit)
Pantoute (pas du tout) Asteure (à cette heure/ maintenant)
Mettons (admettons) Gar’ (regarde)

Vocabulaire
Plusieurs mots sont d’usage courant au Québec, mais difficiles à deviner pour les
étrangers, par exemple :
Un char (une voiture) Un dépanneur (petite épicerie) Un flot (un enfant)
Un chum (un petit-ami/ un copain) Une blonde (une petite-amie)
Niaiser (se moquer/ perdre ou faire perdre du temps) Frette (froid)
Quétaine (démodé) Une champlure (un robinet) De la boucane (fumée)
Pogner (prendre/ attraper) Chialer (se plaindre) Brailler (pleurer)
« Le flot de ma blonde arrêtait pas de chialer pis de brailler parce qu’i aimait pas
pantoute son nouveau T-shirt, i trouvait ça quétaine. Faque j’ai pogné le bus (mon
char était au garage), pis ch’t’ allé au dépanneur pour i acheter du chocolat pour le
calmer un ti-peu. »
(Le fils de ma petite-amie n’arrêtait pas de se plaindre et de pleurer parce qu’il n’aimait
pas du tout son nouveau T-shirt, il le trouvait démodé. Alors j’ai pris l’autobus (ma
voiture était chez le mécanicien), puis je suis allé à l’épicerie pour lui acheter du
chocolat pour le calmer un petit peu.)
*Le verbe « Capoter » peut s’utiliser dans le sens de « être super content/ exalté) ou au
contraire, dans le sens de « être en colère/ hors de soi » ou « paniqué » :
« Ch’capote! J’ai gagné à la loterie!!! » « Ch’capote! j’ai perdu mes clés!!! »
Attention!
Certains mots ont une signification complètement différente en France et au Québec,
voici des exemples :
Écoeurant (FR- dégoutant/répugnant) (QC- incroyable/ délicieux)
Gosses (FR- enfants) (QC- testicules)
Portable (FR- téléphone portable/ cellulaire) (QC- ordinateur portable)
Pote (FR- ami) Pot (QC- prononcé comme « pote » : marijuana)
Les anglicismes :
Ils sont très utilisés au Québec, comme par exemple « Cool » (bien, agréable), « Full »
(très/ beaucoup, plein) et « Anyway » (de toute manière). Ce qui est curieux c’est qu’à
l’oral, on « francise » beaucoup de verbes anglais, en les conjuguant en français : « To jump »
(sauter) devient « je jumpe » « j’ai jumpé » « je jumperais » « vous jumperiez » etc…

L’usage du « tu » au Québec
Bien sûr qu’il est préférable d’utiliser le « vous », de vouvoyer, lorsqu’on ne connait
pas une personne, par signe de respect. Mais comme dans la culture du Québec on
tend à égaliser les rapports et à vouloir amoindrir les différences pour être au même
niveau, à partir du moment où on va rencontrer quelqu'un plus d’une fois l’usage du
« tu » est très rapide entre les personnes, que ce soit entre collègues ou même avec
son patron. Le « vous » sonne très distant pour un Québécois, cela peut lui sembler
exagéré ou même désagréable ! À noter qu’on n’utilise que très rarement le « nous »
aussi, qui sonne très formel ; suivi d’un verbe, le Québécois dira presque toujours
« on » pour se référer à « nous » : « On habite à Québec ».
Tu veux-tu? Le « tu » ajouté à la fin pour l’interrogation
Une particularité au Québec est l’ajout d’un « tu » après le verbe dans une question (à
l’oral), qui n’a rien à voir avec le sujet et n’a aucune fonction particulière. C’est un
usage qui (parait-il) viendrait de l’ancien français, où le « -t’il » montrait une forme de
respect, il aurait changé peu à peu pour devenir « - ti » et finalement « -tu », qui est
utilisé jusqu’à aujourd’hui. Voici des exemples :
« Tu penses-tu? » « On a-tu le temps? » « A (elle) veut-tu? »
*Cette formulation n’est normalement pas utilisée avec le « nous ».

Autres particularités
Les sacres
Au Québec, plusieurs injures (gros-mots), viennent de noms se rapportant à l’église.
Historiquement, comme l’église catholique a été très oppressive et a marqué les
Québécois pendant une certaine période (avant la révolution tranquille), les noms
d’objets ou de saints de l’église, noms « sacrés », sont restés dans le langage pour
exprimer de l’irritation, du mépris, mais aussi au contraire pour intensifier l’expression
de joie, d’appréciation ou de surprise :
« Osti (ostie) que c’est beau! » « Criss (christ) que ça m’énerve! » « T’es drôle en
tabarnak (tabernacle)! » « Câliss (calice) de trafic! »
Extrait d’une série québécoise (Fugueuse) :
Lien de l’extrait vidéo : [Link]
« (Sonnerie)…Ah shit…Allo mon amour !
- Salut ! Eille ch’te vois pas là…
- Euh ouais...Attends 2 secondes là c’est parce que le,le…WIFI est pas très bon ici…Ah!
Là ch’te vois! Allo!
- Yes! Salut! Nouveau look?
- ouais, ouais…c’est une fille là pendant une activité qui a voulu se pratiquer sur moi,
faque, a m’a faite ce look-là…J’m’ennuie tellement !
- Ben, moi aussi j’m’ennuie!...mais tu t’ennuieras pas longtemps ! J’m’en viens !
- Quoi ?
- Ouais, ch’pogne le vol de 8 heures demain matin…
- Ben, ben voyons t’es fou !
- Depuis l’temps que j’veux voir le Grand Nord là…Faut juste que tu me fasses voir des
baleines pis des ours polaires, c’est bon ?...Allôôô ?...Allô ?
- Euh euh, j’vais faire un reset pis j’te rappelle ok ?
- Ok.
- Bye!
- Bye! Ch’t’aime.
- Ouais, m…Shit!...Fuck!...».

Observez aussi les anglicismes ! : « WiFi » « Shit » « Bye » « reset » « Fuck »


Aussi : « Pogner » = prendre « Faque » = Ça fait que
Quelques expressions québécoises :
Être habillé comme la chienne à Jacques (être mal habillé)
J’ai mon voyage! (Je n’en reviens pas!)
Chu brûlé! (Je suis épuisé!) Attache ta tuque! (prépare-toi!/tiens-toi bien!)
Se pogner le beigne (ne rien faire, perdre son temps)
C’est tiguidou! (c’est parfait!) Passer un sapin (frauder, arnaquer)
J’en ai plein mon cass’ (casque)! (J’en ai ras-le-bol/ J’en ai assez!)
Niaise pas avec la puck! (ne tourne pas autour du pot!)
…comme la chienne à Jacques.
Quiz sur le parler québécois!…
Comment un Québécois dirait…?
1. Elle est gentille ton amie !
a) A est fine ton amie b) ‘est fine ton amie c) Elle ‘ fine ton amie
*Fine = gentille
2. Hier, je suis allé à la cabane à sucre.
a) Hier, ch’t’allé à cabane à suc’
b) Hier, ch’ allé à cabane à suc’
c) Hier, ‘suis allé à cabane à suc’
3. Il est en retard.
a) Il est en r’tard b) I est retard c) I est en r’tard
4. Elle ne veut pas lui donner la permission.
a) A ne veut pas lui donner la permission
b) A veut pas i donner a permission
c) Elle veut pas lui donner la permission
5. Pourquoi elle y va toute seule ?
a) Comment ça qu’a y va tu’ seule b) Comment ça elle va tout seule
c) Comment ça qu’a va toute seule
6. Elle est sur la table.
a) A est su la tab’ b) ‘est s’a tab’ c) ‘est sur table
7. Elle est à la plage.
a) Elle est à plage b) A plage c) ‘est à plage
8. Nous allons à la fête ce soir.
a) On va à fête a soir b) On va pour la fête ce soir
c) On va à la fête cette soirée
9. Voudrait-il regarder un film ?
a) I voudrait-il écouter un fim’ b) I voudrait-tu écouter un fim’
c) Voudrais-tu écouter un fim’
10. Où sont tes amis ?
a) Sont où tes amis b) Tes amis où sont c) Sont-tu où tes amis
11. Ne t’en fais pas, ce n’est pas grave du tout !
a) Fais-toi-z-en pas, c’est grave pas du tout
b) Fais-toi-z-en pas, c’est pas grave pantoute
c) Fais-toi-z-en pas, ce n’est pas grave pantoute
Le fleuve St-Laurent vu de l’espace
Réponses Parler québécois : 1.b 2.a 3.c 4.b 5.a 6.b 7.c 8.a 9.b 10.a 11.b
Liens complémentaires:

Vidéos sur le français au Québec :

Histoire accent québécois : [Link]

Français québécois : [Link]

Prononciation : [Link]

Québécois vs Français : [Link]

Loi 101 (protection du français) : [Link]

Lexiques :

[Link]

[Link]

Musique :

Chanson Émile Bilodeau « J’en ai plein mon cass » :

[Link]

Paroles :
[Link]

Émile Bilodeau « Ça va » : [Link]

Albums musique :

Jean Leloup : [Link]

Les Colocs : [Link]

Émile Bilodeau : [Link]


HqpN1oeUbpEG68jeG2NapdgwfL

Les sœurs Boulay : [Link]


HqpN00Kbf7Jc5xJ8zhKu0yrIT8

Cœur de pirate : [Link]

Robert Charlebois : [Link]


yn6nv0HCdjtuL6N1&index=1

Suggestions séries :

Les Bougon :
[Link]

Pure laine :

[Link]

Les Parent :

[Link]

Catherine :

[Link]

Sur Netflix Brasil :

-Bon cop bad cop

-Bon cop bad cop 2

-Martin Matte: La vie, la mort…eh lala

Bandes annonces films québécois :

« Les invasions barbares » : [Link]


« Mommy » : [Link]
« C.R.A.Z.Y » : [Link]
«1981»: [Link]
« Incendies » : [Link]

Immigration :

Quel processus ? : [Link]

Demande CAQ : [Link]


installer/etudiants/obtenir-autorisations/certificat-acceptation/[Link]

Permis d’études : 6 mois ou moins (résident temporaire) :


[Link]

Plus de 6 mois (permis d’études) :


[Link]

Permis de travail (avec un contrat au Québec) : [Link]


citoyennete/services/travailler-canada/permis/temporaire/[Link]

Vous aimerez peut-être aussi