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TP Instrumentation

Ce document présente des travaux pratiques sur l'instrumentation, axés sur les capteurs de température tels que les thermocouples, les thermistances et les thermomètres à résistance métallique. Il aborde également les convertisseurs analogique/numérique, en expliquant leur fonctionnement et en réalisant des expériences pratiques pour mesurer et analyser les signaux. Les étudiants sont invités à effectuer des mesures et à tracer des graphiques pour déduire des paramètres importants liés aux capteurs et aux convertisseurs.

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Ce document présente des travaux pratiques sur l'instrumentation, axés sur les capteurs de température tels que les thermocouples, les thermistances et les thermomètres à résistance métallique. Il aborde également les convertisseurs analogique/numérique, en expliquant leur fonctionnement et en réalisant des expériences pratiques pour mesurer et analyser les signaux. Les étudiants sont invités à effectuer des mesures et à tracer des graphiques pour déduire des paramètres importants liés aux capteurs et aux convertisseurs.

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Travaux pratiques : Partie instrumentation

L2 PC

Hervé Chanal, Régis Lefèvre


I
Sujets de Travaux Pratiques

1 Capteurs de température . . . . . . . . . . . . . 5
1.1 Un exemple de thermocouple : la sonde K
1.2 Un exemple de thermistance : la CTN
1.3 Un exemple de thermomètre à résistance métal-
lique : la PT100

2 Les convertisseurs Analogique/Numérique


17
2.1 Introduction
2.2 L’échantillonneur-bloqueur
2.3 La conversion analogique vers numérique
2.4 Le convertisseur numérique/analogique (CNA)
2.5 Caractéristique du CAN en mode quasi-statique
1. Capteurs de température

Dans ce TP, nous allons aborder un exemple de catégorie de capteurs, les capteurs de tem-
pérature. Nous mettrons en œuvre différents types de sondes : une sonde K, une CTN et une
PT100.

1.1 Un exemple de thermocouple : la sonde K


Les thermocouples permettent de mesurer la température grâce à l’effet Seebeck. Un thermo-
couple est constitué de deux fils de métaux différents soudés à l’une de leurs extrémités. Si la
température au niveau de la jonction est différente de la température au niveau des autres deux extré-
mités, il apparaît une différence de potentiel entre ces deux extrémités restées libres. Typiquement,
la jonction est installée dans un milieu dont la température T est à mesurer alors que les extrémités
restées libres sont maintenues à une température de référence T0 et reliées à un voltmètre.

La tension mesurée est alors de la forme :

V = α(T − T0 ) .

La température de référence peut-être 0°C si les extrémités libres sont immergées dans un mélange
de glace fondante ou plus simplement la température ambiante.

La mesure de température à l’aide de thermocouples est très répandue dans l’industrie. Leurs
avantages sont le prix, la simplicité du montage, puisqu’il suffit de brancher un voltmètre, ainsi que
des plages d’utilisation pouvant être très importantes (plus d’un millier de °C). Ils sont cependant
moins précis que les autres types de capteurs que nous aborderons dans la suite.

Nous utiliserons une sonde K pour laquelle l’un des fils est en Chromel (alliage nickel /
chrome) et l’autre en Alumel (alliage nickel / aluminium / silicium). Cette association correspond à
α = 39, 45 µV/°C à 0°C et à une plage d’utilisation allant de -40°C à 1200°C.
6 Chapitre 1. Capteurs de température

Pour caractériser la sonde K, nous la plongerons dans de l’eau à différentes températures et


relèverons la tension à ses bornes. Les bornes de la sonde K seront laissées à température ambiante
et simplement connectées à un multimètre de table en position voltmètre. La température de
référence sera donc la température ambiante.
Nous mélangerons eau chaude et eau froide dans un bêcher afin d’obtenir la température désirée.
Un thermomètre numérique sera utilisé pour mesurer la température de l’eau. Une bouilloire
électrique permettra de faire chauffer de l’eau. Faites attention à ne pas vous brûler.

Faire les mesures entre environ 20°C et environ 90°C par pas d’une dizaine de degrés et remplir
le tableau suivant.

T (°C) V (mV)

Tracer V en fonction de T sur papier millimétré. Montrer qu’on obtient bien une droite et en
déduire α et T0 . Comparer ces mesures aux valeurs attendues.

Réponse :

1.2 Un exemple de thermistance : la CTN


Les thermistances sont des composants électroniques dont la résistance varie avec la température.
Les plus couramment utilisées sont les CTN (Coefficient de Température Négatif) qui sont réalisées
à partir de céramique mélangée avec des oxydes métalliques à base de manganèse, nickel, fer ou
cobalt et dont la résistance diminue rapidement avec la température.
1.2 Un exemple de thermistance : la CTN 9

L’évolution de la résistance avec la température peut se mettre sous la forme :

 
1 1
β T − T0
RX (T ) = R0 e avec R0 = RX (T0 ) ,

les températures étant ici les températures absolues en degré Kelvin. β vaut typiquement quelques
milliers de degrés Kelvin.

Leur résistance variant rapidement avec la température, l’avantage des CTN est la précision.
Ceci entraîne cependant des plages d’utilisation limitées, typiquement d’une centaine de °C.

Montage 1.2.1

Pour caractériser la CTN, nous la plongerons dans de l’eau à différentes températures et


mesurons sa résistance grâce à un pont de Wheatstone non équilibré :

RP

R R
V2
VE V1

R RX

On prendra RP = 10 kΩ et R = 100 Ω. On utilisera un GBF (Générateur de Basses Fré-


quences) pour VE . On réglera le GBF pour qu’il fournisse une tension continue de 10 V. La
tension V1 sera mesurée grâce à un multimètre de poche, la tension V2 grâce à un multimètre
de table pour une plus grande précision.

Montrer que :

V2 RX 1
= − ,
V1 R + RX 2

et en déduire que RX est alors donné par :

V1 + 2V2
RX = R .
V1 − 2V2
10 Chapitre 1. Capteurs de température

Réponse :

De même que précédemment, nous mélangerons eau chaude et eau froide dans un bêcher
afin d’obtenir la température désirée. Un thermomètre numérique sera utilisé pour mesurer la
température de l’eau. Une bouilloire électrique permettra de faire chauffer de l’eau. Faites toujours
attention à ne pas vous brûler.

Faire les mesures entre environ 20°C et environ 90°C par pas d’une dizaine de degrés et remplir
le tableau suivant. Dans ce tableau, T0 sera prise comme la température mesurée la plus froide,
R0 = RX (T0 ) étant la résistance correspondante.

T (°C) T (K) V1 (mV) V2 (mV) RX (Ω) ln (RX /R0 ) 1


T − T10 (K−1 )

1
Tracer ln (RX /R0 ) en fonction de T − T10 sur papier millimétré. Montrer qu’on obtient bien une
droite et en déduire β .

Réponse :
1.3 Un exemple de thermomètre à résistance métallique : la PT100 13

1.3 Un exemple de thermomètre à résistance métallique : la PT100


Les thermomètres à résistance métallique utilisent le fait que la résistivité d’un métal dépend
de sa propre température. Pour ce type de sondes, on utilise la plupart du temps des matériaux
comme le platine, le nickel ou le cuivre, qui peuvent être obtenus dans un état chimiquement pur,
afin d’améliorer l’interchangeabilité d’une sonde à l’autre. Le platine est de loin le matériau le
plus utilisé car il couvre une large gamme de température, de -220°C à 1100°C. L’évolution de sa
résistivité avec la température est de plus quasiment linéaire avec un écart à la linéarité de seulement
2% entre 0°C et 500°C.

Une PT100 est une résistance de platine dont la résistance vaut 100 Ω à 0°C. L’évolution de sa
résistance avec la température est donnée par :

RX (T ) = R0 (1 + αT ) ,

où T est la température en °C, R0 = RX (T = 0°C) = 100 Ω et α = 3, 907 × 10−3 K−1 .

Les thermomètres à résistance métallique sont plus coûteux que les thermocouples mais
également beaucoup plus précis. Ils sont moins sensibles que les thermistances mais peuvent être
utilisés sur des plages de température bien plus importantes.

Pour améliorer la précision de la mesure en tenant compte de résistance des fils, la PT100
dispose de quatre fils, deux rouges reliés à l’une de ses bornes, deux blancs reliés à l’autre borne.
Ici, les fils sont courts et leur résistance faible mais ce n’est pas forcément le cas, la distance entre
la sonde et le montage mesurant sa résistance dépendant de l’application.
Des montages à 4 fils, deux pour alimenter la résistance et deux pour mesurer la tension à ses
bornes, permettent en effet de corriger de la résistance des fils puisque le courant circulant dans les
fils reliés à la sonde de tension est négligeable. Ces montages nécessitent cependant une sonde de
tension additionnelle qui, de plus, doit être différentielle. Ils sont peu courants. Les montages à trois
fils sont plus courants puisque la sonde de tension supplémentaire peut alors être non différentielle.
Si la résistance des fils est mesurée par ailleurs, les montages à deux fils sont toutefois parfaitement
satisfaisants. Nous ferons ce choix.

Soit RF la résistance d’un fil. La résistance entre les bornes correspondant à deux fils de même
couleur vaut alors 2RF . Celle entre deux fils de couleurs différentes vaut RX + 2RF avec RX la
résistance de la sonde.
En utilisant le multimètre de table en position ohmmètre, mesurer 2RF en utilisant les bornes
correspondant aux deux fils rouges, puis celles correspondant aux deux fils blancs. Évaluer 2RF en
prenant la moyenne de ces deux mesures.

Réponse :
14 Chapitre 1. Capteurs de température

La mesure de la résistance de la sonde sera faite à l’aide du pont de Wheatstone non équilibré
déjà mise en oeuvre dans la partie précédente. La sonde sera connectée au pont en utilisant deux
fils de couleurs différentes. En se reportant au calcul de la partie précédente et en tenant compte de
la résistance des fils, on obtient :
V1 + 2V2
RX = R − 2RF .
V1 − 2V2

De même que précédemment, nous mélangerons eau chaude et eau froide dans un bêcher
afin d’obtenir la température désirée. Un thermomètre numérique sera utilisé pour mesurer la
température de l’eau. Une bouilloire électrique permettra de faire chauffer de l’eau. Faites toujours
attention à ne pas vous brûler.

Faire les mesures entre environ 20°C et environ 90°C par pas d’une dizaine de degrés et remplir
le tableau suivant.

T (°C) V1 (mV) V2 (mV) RX (Ω)

Tracer RX en fonction de T sur papier millimétré. Montrer qu’on obtient bien une droite et en
déduire R0 et α. Comparer ces mesures aux valeurs attendues.

Réponse :
2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

2.1 Introduction
Les convertisseurs Analogique/Numérique (CAN) permettent de transformer une tension conti-
nue en un signal numérique. Ces dernières peuvent être alors traitées, transmises ou encore enre-
gistrées. On trouvera le plus communément ce composant sous sa dénomination anglaise ADC
(Analog-to-Digital Converter).
La plaquette utilisée dans ce TP permet de visualiser le principe de fonctionnement d’un CAN
en suivant les différentes étapes du traitement du signal. La plaquette peut être décomposé comme
sur la figure suivante :

Signal Échantillonneur Convertisseur Convertisseur Signal


analogique Bloqueur A→N N→A analogique

Signal numérique

Le convertisseur Numérique vers Analogique (CNA), placé en sortie, permet de visualiser plus
facilement le signal numérisé par le CAN.

2.2 L’échantillonneur-bloqueur
L’échantillonneur-bloqueur (Track-and-Hold ou Sample-and-Hold) permet de garder le signal
analogique d’entrée stable pendant sa conversion. Les performances dynamique d’un CAN sont
directement imputables à la qualité de l’échantillonneur-bloqueur : voir figure suivante.
18 Chapitre 2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

Sortie d’un ADC avec (à gauche) ou sans (à droite) échantillonneur-bloqueur pour un signal
sinusoïdal (en haut) ou une rampe (en bas) en entrée.

Montage 2.2.1

Réaliser le montage suivant :

VS

Échantillonneur
VE
Bloqueur

VE est un signal purement sinusoïdal d’amplitude crête à crête 10 V et de fréquence 1 kHz.


L’oscilloscope sera réglé pour observer VE (t) sur la voie 1 et VS (t) sur la voie 2.
Remarque : il faudra utiliser l’oscilloscope en mode single car l’horloge de
l’échantillonneur-bloqueur n’est pas la même que celle du GBF.

Nous allons étudier l’effet de la fréquence d’échantillonage fe . Observer et relever les tensions
VE et VS pour :

— fe = 10 kHz :
2.2 L’échantillonneur-bloqueur 19

— fe = 5 kHz :

— fe = 2 kHz :

— fe = 1 kHz :

Commenter ces résultats à l’aide du théorème de Nyquist-Shannon :


La représentation discrète d’un signal exige des échantillons régulièrement espacés à une fréquence
d’échantillonnage supérieure au double de la fréquence maximale présente dans ce signal.

Réponse :

Remarque : la fréquence d’échantillonage est souvent donnée en SPS (Sample Per Second)
plutôt qu’en Hertz.
20 Chapitre 2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

Observer et relever le signal VS pour f = 1.1 kHz et fe = 1 kHz en mettant l’oscilloscope sur
un calibre temporel de 5 ms. Le déclenchement (trigger) de l’oscilloscope sera réglé sur la voie 2.

On a apparemment un signal mais sa fréquence est différente de celle du signal d’entrée. Ce


phénomène est appelé repliement du spectre, il peut s’expliquer à l’aide de la figure suivante :

Mesurer la fréquence du signal VS et commenter.

Réponse :

2.3 La conversion analogique vers numérique


Le signal en sortie de l’échantillonneur-bloqueur est convertie en une valeur binaire par le CAN.
La valeur dépend du nombre de bits n du CAN ainsi que de sa plage de fonctionnement FS (Full
Scale). On appelle q le pas d’échantillonage ou LSB (Least Significant Bit) :
FS
q=
2n
La fonction de transfert d’un CAN peut se représenter sous forme graphique : la figure suivante
donne la fonction de transfert d’un ADC 3 bits idéal.
2.3 La conversion analogique vers numérique 21

La plaquette permet de numériser les signaux compris entre -5 V et +5 V (FS = 10 V), lorsque
n = 2 on a q = 2, 5 V. On peut donc remplir le tableau suivant :

Plage de VE Sortie en décimal du CAN Sortie en binaire du CAN (D)


-5 V à -2,5 V 0 00
-2,5 V à 0 V 1 01
0 V à 2,5 V 2 10
2,5 V à 5 V 3 11

Pour n = 4, déterminer la valeur de q :

Réponse :

et remplir le tableau suivant.


22 Chapitre 2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

Plage de VE Sortie en décimal du CAN Sortie en binaire du CAN (D)


0 0000
1 0001
2 0010
3 0011
4 0100
5 0101
6 0110
7 0111
8 1000
9 1001
10 1010
11 1011
12 1100
13 1101
14 1110
15 1111

Les données en sortie du CAN sont envoyées en série sur la sortie UT de la plaquette. Ce
signal est appelé une trame. Par exemple, pour n = 4 et D = 1001, on observera les signaux suivants :

Clock

UT 1 0 0 1

b3 b2 b1 b0

4 bits de sortie
2.3 La conversion analogique vers numérique 23

Montage 2.3.1

Réaliser le montage suivant :

UT
Échantillonneur CAN
VE
Bloqueur
Clock

VE est une tension continue de 2,1 V. On prendra n = 4 et fe = 10 kHz. L’oscilloscope sera


réglé pour observer la sortie CLK de la plaquette sur la voie 1 et la sortie UT sur la voie 2.
Le déclenchement (trigger) sera réglé sur la voie 1 et les observations seront faites en mode
single.

Observer les LED sur le bloc représentant la sortie du CAN en binaire pour n = 2 et n = 4 et en
déduire les valeurs de D correspondantes. Comment se comparent-elles aux valeurs trouvées dans
les tableaux précédents ?

Réponse :

Observer et relever les sorties CLK et UT (repérer le code D comme sur la figure précédente) :
24 Chapitre 2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

Observer les LED et la trame pour n = 2, 4, 6, 8 et 10 bits et en déduire la position des bits de
poids forts.

Réponse :

Quelle est la durée d’une trame et le temps entre deux trames ? Évaluer le nombre de trame
transmises par seconde et comparer à la fréquence d’échantillonage ?

Réponse :

Passer à une fréquence d’échantillonage fe = 20 kHz et commenter.

Réponse :

Observer maintenant la sortie CS de la plaquette sur la voie 2 (au lieu de la sortie UT). À quoi
peut servir cette sortie ?

Réponse :
2.4 Le convertisseur numérique/analogique (CNA) 25

2.4 Le convertisseur numérique/analogique (CNA)


La plaquette dispose également d’un convertisseur numérique/analogique (CNA) que nous
allons utiliser pour caractériser plus facilement le CAN. La tension Vs en sortie du CNA est donnée
par :

Vs = −5 V + q × D

Montage 2.4.1

Réaliser le montage suivant :

Échantillonneur CAN CNA


VE VS
Bloqueur

VE est une tension triangulaire d’amplitude crête à crête Vpp = 10 V et de fréquence 10 Hz.
On prendra n = 4 et fe = 10 kHz. L’oscilloscope sera réglé pour observer VE (t) sur la voie 1
et VS (t) sur la voie 2.

Relever VS et VE :

Utiliser l’oscilloscope pour relever e = VS −VE (mode MATH) :


26 Chapitre 2. Les convertisseurs Analogique/Numérique

Comparer l’amplitude des variations de e avec q.

Réponse :

Observer l’évolution de e en faisant varier fe et n.

Réponse :

2.5 Caractéristique du CAN en mode quasi-statique


La linéarité d’un CAN est caractérisée par sa DNL (Differential Non Linarity) et son INL
(Integral Non Linearity).

Pour un code D en sortie du CAN, on définit :


VE (D → D + 1) −VE (D − 1 → D)
DNL(D) = −1 ,
q

où VE (D − 1 → D) est la tension lors de la transition entre le code D − 1 et le code D.

Pour l’INL, on calcule : INL(D) = INL(D − 1) + DNL(D), avec : INL(0) = DNL(0).


2.5 Caractéristique du CAN en mode quasi-statique 27

Néanmoins la transition entre un code D et un code D + 1 est entachée de bruit comme on peut
le voir dans la figure suivante :

Afin de mesurer précisément la valeur VE au moment de la transition, on propose d’utiliser le


protocole suivant :
1. utiliser le même montage que précédemment, avec toujours fe = 10 kHz, mais n = 2 et VE
une tension continue (VE = −5 V au départ) ;
2. observer VE sur la voie 1 de l’oscilloscope (en couplage DC) et afficher la mesure de sa
valeur moyenne ;
3. observer VS sur la voie 2 de l’oscilloscope en couplage AC ;
4. régler le déclenchement (trigger) de l’oscilloscope sur la voie 2 et observer le taux de
déclenchement de l’oscilloscope (Mean Trig Count) affiché en bas à droite de l’écran de
l’oscilloscope ;
5. faire varier VE jusqu’à maximiser le taux de déclenchement de l’oscilloscope, noter alors la
valeur moyenne de VE au point de transition avant de passer à la transition suivante.

Remplir le tableau suivant avec vos mesures :

D tD−1→D (V) tD→D+1 (V) DNL INL


0 -5
1
2
3 5

Remplir le tableau suivant avec les valeurs trouvées, elles reflètent les caractéristiques du CAN :

Résolution (en bits)


Fréquence d’échantillonage
Pas d’échantillonage
|DNL| maximum
|INL| maximum

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