Je me rappelle
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Voici aujourd’hui, les seuls mots sur lesquels se base la confiance du Fils et de la Fille
d’Haïti.
Pourquoi demandai-je ?
Il est plus qu’évident que la réponse à cette question soit factuelle.
Voyons cela de plus près.
Je me rappelle des luttes acharnées, des appositions farouches, des représailles calculées,
Tout ça pour la quête du pouvoir, non pas comme vecteur de changement et de bien-être
collectif, mais plutôt comme outil d’élévation personnelle.
De 1986 à nos jours, période à laquelle devait cumulée les temps de changement, s’est vu
effriter les discordances explosives naquirent dans les coulisses des nuits interminables.
Ils ont dit tout haut : « le peuple, vous avez le pouvoir » donne-le nous, et on vous garantira la
liberté, la quiétude, la prospérité et surtout la sécurité.
Bête qu’est le peuple, il leur a livré la clé de la joute, qui servirait à son propre précipice.
Dès lors, ils ont formé une bulle de laquelle caché tout ce dont le peuple ne peut que rêver,
pour qu’eux-mêmes puissent avoir l’exclusivité du bien-être.
Je me rappelle, par de beaux discours ostentatoires, né le premier président issu des urnes. Le
peuple balançait l’espoir accompagné d’une berceuse exutoire. Par ce-dernier advient « les
chimè »
Entre-temps, on est passé du m’en foutiste cynique, du parachutiste bandit légal, et le dernier
en date, doté d’une naïveté suicidaire.
Entre-temps, les transitions s’accumulent en une espèce de « ôtez-toi de la que m’y mette »
Toujours est-il, la transition se poursuit.
Je me rappelle
De pays lock, du « barikad se avniw » du « malere pa nan fèt » jusqu’au fameux « viv
ansanm », comment osons-nous demander JUSTICE à chaque disparition, chaque assassinat,
chaque crime sur un territoire perdu, disons-nous. Cette conjugaison d’hypocrisie funeste doit
cesser.
Je me rappelle
Un jeune élève revenant à peine de subir les examens officiels, tué d’une balle perdue devant
le ministère de l’éducation, disons-nous. Quelle Ironie !
D’une jeune fille violée puis lâchement assassinée !
D’un étudiant tué pour avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment. Ou était-il ? au sein
même des locaux de sa faculté.
Il y a aussi ……………………………………………………jusqu’à cette étudiante trouvée
morte dans des circonstances non-élucidées.
Ce sera le tour de qui dans les heures à venir ?
Moi ? toi ? à qui le tour ?