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L'auteur a participé à une séance de consultation prénatale au centre de santé de Nkolomoni, où il a observé le traitement d'une femme enceinte en détresse. Malgré des efforts pour sensibiliser les femmes enceintes à se présenter pour des consultations, leur nombre reste faible. L'attitude de la sage-femme envers la patiente a suscité des préoccupations éthiques chez l'auteur.

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L'auteur a participé à une séance de consultation prénatale au centre de santé de Nkolomoni, où il a observé le traitement d'une femme enceinte en détresse. Malgré des efforts pour sensibiliser les femmes enceintes à se présenter pour des consultations, leur nombre reste faible. L'attitude de la sage-femme envers la patiente a suscité des préoccupations éthiques chez l'auteur.

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DESCRIPTION

Suite à un travail en groupe qui nous avais été donné dans le cadre de la santé publique, je suis allé au centre
de santé de Nkolomoni afin de participer à une séance de CPN, voir ses activités y compris la vaccination et
les interventions d’efficacité prouvée dans ce SSPE.
J’y suis arrivé à dix heures ensemble avec mon groupe avec lequel nous avions été accueilli par la secrétaire.
Cette dernière nous a accompagnés dans un bureau où il y avait d’autres membres. Ceux-ci ont demandé de
l’argent pour que l’objectif commun à moi et mon groupe soit atteint. C’est ainsi que cinquante mille francs
congolais venant de moi et mon groupe leur fut accordé puis nous restâmes à l’extérieur pendant un long
moment sous le soleil. Pendant que j’étais debout sous le soleil, je regardais par-ci par-là et je n’ai vu aucune
femme enceinte.

Aux environs de treize heure trente minutes, j’ai commencé à voir le départ de certaines personnes.
 Une dame qui était considérée comme une sage-femme vint et demanda d’une voix inquiétante :
« Pourquoi restez-vous à l’extérieur au lieu d’entrer ? »
 Moi et mon groupe avions répondu :
« Nous attendons les membres du secrétariat principalement la secrétaire, à qui l’argent a été
remis afin d’obtenir l’autorisation d’entrer dans la salle de la consultation prénatale. »
Alors, elle donna la permission d’entrer avec une voix assurante en disant :
« Oh ! Entrez, entrez car moi je vous reçois. En effet, celle que vous attendez est déjà partie. »

Je suis entré ensemble avec mon groupe et j’ai eu à remarquer que la salle dans laquelle nous étions entrés ne
contenait que des femmes qui venaient de s’accoucher. Puis la dame qui était considérée comme la sage-femme
dit :
« Il y a deux jours, trois jours jusque même à une semaine que ces femmes venaient de s’accoucher. »
Elle ouvrit une porte à partir de la salle et s’exclama :
« Entrez par-là ! »

Je me suis dépêché d’entrer et mon groupe a fait de même. Et là, j’ai remarqué la présence d’une femme
enceinte allongée sur un lit. Elle semblait être très fatiguée. Alors, la sage-femme a expliqué la situation de
cette femme enceinte en disant :

« Cette femme a été amené d’urgence aujourd’hui car elle a fait une crise et était tombée ce
matin. Elle ne possède ni fiche ni document qui permettent de connaître ses historiques de santé.
On nous a dit qu’il existait une fiche concernant la femme chez nous et c’est pourquoi nous la
traitons »
En notre présence, la sage-femme a commencé à traiter la femme tout en l’administrant certains produits
pharmaceutiques après l’avoir aidée à s’assoir. C’est par cette occasion qu’elle a eu à faire la consultation
prénatale à la femme enceinte dans le but de nous apprendre. A la fin du traitement, la sage-femme remplit une
fiche avec des écrits et dit à la femme qu’elle devait en payer une autre car l’autre n’était pas retrouvée puis
elle demanda à la femme de se rallonger au lit afin de vérifier la position du bébé.

 Elle débuta en disant :

« Madame, quel est votre nom ainsi que celui de votre mari ? Avez-vous déjà fait une consultation
prénatale ? »

La femme enceinte reconnut devant moi et devant tous les autres de n’avoir jamais été à la CPN, même pas
une seule fois disant qu’elle n’avait pas des moyens. Elle donna son nom ainsi celui de son mari.

 La sage-femme lui demanda encore :

« Etes-vous mariée ? Cette grossesse-ci, est-ce la première ? Et à quel mois est-elle ? »

La femme enceinte se sentit trop gênée par cette question, vu qu’il y avait beaucoup de gens qui l’entourait et
refusa de répondre et elle n’était pas du tout dans son esprit car ses souvenirs étaient un peu perturbés. Alors
la sage-femme d’un air effrontée se mit en colère, commença à gronder la femme enceinte avec un ton élevé :

« Qui es-tu pour que tu restes la bouche cousue lorsque je te questionne ! Réponds à ma question ! »

 Et l’autre répondit :

« Oui, je suis marié ! C’est ma troisième grossesse en effet et elle est à son cinquième mois. »

La sage-femme posa une nouvelle fois la question de savoir le lieu où se trouvaient les autres enfants. Et
l’interrogée répondit :

« Je n’ai jamais eu d’enfants car j’ai eu des avortements des deux premières grossesses à six mois
chacune. »

La sage-femme d’un air souciant demanda l’âge de la femme enceinte et cette dernière affirma avoir dix-sept
ans. Ainsi, elle demanda encore à la femme enceinte de baisser son pagne pour bien faire la consultation
prénatale mais celle-ci ne respectait pas totalement à cause de moi et mon groupe de sorte que la sage-femme
se mit une nouvelle fois en colère. Cette dernière devint plus méchante et agressive en parole en disant :

« Oh madame, ils sont venus observer pour apprendre car ce sont aussi des futurs médecins en
formation ! Essayes de faire descendre encore plus bas ton pagne, fais descendre davantage !
Prends cette position-ci ! Prends celle-là ! »

« Qui allons-nous appeler si quelque chose t’arrivait ? A qui va-t-on annoncer ton cas et qui
viendra signer au cas grave ? »
Je me suis alors senti mal à cause de l’attitude que prenait la sage-femme envers la femme enceinte.

 La femme enceinte s’exclama :


« Ma mère vend là dehors ! »
 « Quel est son nom ? Peut-on l’appeler ? », questionna la sage-femme.
 L’interrogée répondit :

« Oh, j’ai oublié son nom et j’ignore si sa présence est marquée là dehors ou pas. »

La sage-femme demanda alors le numéro et la profession du mari de la femme enceinte qui les lui donna en
précisant que son mari était motard. Elle fit alors la mesure de périmètre brachial, le test de la respiration de
l’enfant puis elle a cherché à connaître le mois de la grossesse dont les résultats donnaient sept mois. Puis elle
l’a vaccinée. Cette dame qui était considérée comme la sage-femme notais questions et réponses.

Je me suis dit que je devais quand même interroger cette instructrice et je lui ai demandé :
« Avez-vous des jours où vous organisez la consultation prénatale ? »
 La sage-femme me répondit en souriant :

« Ici, nous ignorons ce qui fait à ce que les femmes enceintes ne viennent plus. Nous avons
sensibilisé plusieurs fois les mamans dans notre quartier sur le jour où elles auront du temps
mais sans succès. C’est pour cela que dans ce centre de santé de Nkolomoni, les consultations
prénatales sont devenues rares. »

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