Initiation Informatique 2015
Initiation Informatique 2015
Initiation à l’informatique
Avril 2015
Initiation à l’informatique Présentation générale
Présentation générale
1. Introduction
C'est en 1962 que Philippe Dreyfus employé le mot informatique pour définir le traitement
automatique de l'information. En fait ce mot peut correspondre à deux groupes de disciplines
distinctes: l'ensemble des techniques mises en oeuvre pour l'emploi de l'ordinateur ( electronic data
processing ), une science nouvelle, qui ne nécessite pas obligatoirement l'utilisation des ordinateurs,
ces derniers n'en sont qu'un outil majeur ( computer science ).
On peut donc affirmer que l'informatique est une discipline carrefour, dont les ordinateurs actuels,
les structures intellectuelles (algorithmes de calcul) et institutionnelles (organisation comptable,
organisation industrielle) déterminent en majeure partie le contenu.
D'un point de vue plus général, il n'est plus à démontrer que l'informatique envahit progressivement,
sous beaucoup de formes, notre vie quotidienne, tant est puissant son développement.
L'informatique aujourd'hui, c'est à la fois les calculettes de poche et les ordinateurs portables, les
consoles et jeux vidéo, mais aussi l'aventure spatiale, les robots industriels, les applications
médicales telles que le scanner, les cartes à puce et bien d'autres applications. L'informatique à
travers l'ordinateur modifie, et modifiera plus encore, l'organisation du travail et les rapports entre
les individus.
2. L’histoire de l’informatique
C'est durant la période de 10000 avant J.C. que naquit le traitement rationnel de l'information.
L'homme changea son mode de vie en passant du stade de chasseur à celui d'agriculteur. Dans ce
nouveau mode de vie, l'homme doit disposer de semences, d'outils, d'animaux de ferme. C'est
pourquoi il lui est nécessaire de mettre en place un système de troc et de ce fait, l'homme doit
apprendre à s'organiser, compter, écrire : c'est l'apparition du traitement de l'information. On
découvrit alors en Mésopotamie l'utilisation de boules, de jetons d'argile et de tablettes par les
Sumériens qui servait dans ce système d'échange.
En arrivant au XIIIe siècle, époque de grandes effervescences intellectuelles, pour voir apparaître
des systèmes de calcul plus rapides et plus automatiques.
• XIIIe : fabrication de l'Ars Magna, par Raymond Lulle : il s'agit d'une «machine logique»
faite de cercles concentriques contenant des mots qui, disposés dans un certain ordre,
forment des questions tandis que d'autres mots y répondent.
• XVIe : invention du codage binaire par Francis Bacon et du logarithme (à l'origine créé pour
simplifier des calculs compliqués) par Napier.
• 1624 : Wilhem Schickard construit une «horloge automatique calculante» à Heidelberg
• 1642 : Blaise Pascal, à 19 ans, crée la «Pascaline», machine à calculer mécanique à base de
roues dentées, capable de faire des additions et des soustractions, le langage PASCAL sera
plus tard ainsi nommé en son honneur.
• 1673 : Leibniz, grand mathématicien, améliore la Pascaline en y ajoutant la multiplication et
la division ; par ailleurs, il s'intéresse beaucoup à la numérotation binaire avec laquelle il
essaie de concevoir une «caractéristique universelle» dont l'objectif est de réduire toutes les
opérations logiques à un calcul.
• XVIIIe : La Mettrie, philosophe disciple de Descartes, radicalise la philosophie de ce dernier
et écrit L'homme machine, où il argumente en faveur d'une vision mécaniste du vivant
(Descartes lui-même aurait construit un automate à visage humain). Les automates sont très
à la mode à cette époque. L'horloger suisse Vaucansson en construit de très célèbres parmi
lesquels un joueur de flûte et un canard pourvu de fonctions locomotrices et digestives,
exposés à paris en 1738 : leur fonctionnement utilise un «arbre à came» (comme dans les
boîtes à musique), codage binaire du mouvement. Un célèbre «joueur d'échec artificiel»
parcours aussi les cours européennes à la fin du siècle (il aurait notamment battu Napoléon)
avant qu'on ne démasque la supercherie : un nain caché sous la table actionnait en fait le
mécanisme.
• 1805 : Jacquart crée les métiers à tisser automatiques, qui utilisent des «programmes» sous
forme de cartes perforées, également utilisées dans les pianos mécaniques.
• 1818 : Mary Shelley publie «Frankenstein», où l'électricité donne l'étincelle de vie.
• 1822 : l'ingénieur anglais Babbage fait les premiers plans de sa «machine à différences»,
sorte de machine à calculer mécanique utilisant les logarithmes : trop complexe pour la
technologie de l'époque, elle ne sera construite d'après ces plans qu'au XXième siècle.
• 1832 : invention du langage Morse.
• 1833 : Babbage conçoit sa «analytical engine», encore plus performante (et compliquée) que
la «machine à différence», utilisant des cartes perforées pour enchaîner l'exécution
d'instructions élémentaires sur un calculateur universel (mécanique) : il passera sa vie et se
ruinera à essayer en vain de construire sa machine. Il sera aidé par Lady Ada Lovelace, fille
du poète Lord Byron, qui écrira les premiers «programmes» qu'aurait pu exécuter la
machine (le langage de programmation ADA sera ainsi nommé pour lui rendre hommage).
Cette machine aurait pourtant répondu aux besoins croissants en calcul dans la société
anglaise, notamment pour l'astronomie et la navigation.
• 1854 : Le logicien anglais Georges Boole publie son livre The Mathematical Analysis of
Logic, où il définit les opérateurs logiques dits «booléens», fondés sur deux valeurs 0/1 pour
coder Vrai/Faux.
• 1876 : Bell invente le téléphone.
• 1884 : L'ingénieur américain Hollerith dépose un brevet de machine à calculer automatique
• 1890 : Hollerith commercialise des machines à calculer électriques, utilisées notamment
pour traiter automatiquement les données d'un recensement aux Etats-Unis. Les besoins
industriels en calcul automatique se multiplient.
• 1896 : Hollerith crée une société appelée «Tabulation Machine Corporation», qui deviendra
en 1924, «International Business Machine» (IBM), qui existe toujours.
• 1921 : invention du mot «robot» par Karel Capek, auteur dramatique tchèque.
• 1925 : Vannevar Bush, ingénieur américain, construit un calculateur analogique au MIT
(Massachusetts Institute of Technology, prestigieuse école d'ingénieur américaine).
• 1927 : la télévision et la radio deviennent opérationnels.
• 1931 : l'allemant Konrad Zuse construit un calculateur automatique, le Z1.
• 1936 : Alan Turing propose sa définition des «machines de Turing» et Church invente le
«lambda-calcul», qui se révèlent avoir des capacités de calcul équivalentes.
• 1938 : fondation de Hewlett Packard, société de matériels électroniques.
• 1939 : John Atanassoff et Clifford Berry, son étudiant, conçoivent un prototype appelé ABC
à l'université de l'Iowa, reconnu comme le premier ordinateur digital.
• 1939-1945 : pendant la guerre,
o Alan Turing travaille dans le service anglais de décryptage des messages secrets
allemands (codés suivant le système appelé «Enigma») : il réalise une machine à
décrypter qui contribuera à la victoire des alliés, en 1941, il construit le « Colossus »
à l'université de Manchester (bientôt suivi du Mark I et du Mark II), premiers
ordinateurs européens avec le Z3 de Konrad Zuse qui, pour la première fois, propose
un contrôle automatique de ses opérations
o John Von Neumann, travaille sur les calculs de balistique nécessaires au projet
Manhattan (conception et réalisation de la première bombe atomique américaine).
• 1945 : John Von Neumann écrit un rapport où il propose l'architecture interne d'un
calculateur universel (ordinateur), appelée désormais «architecture de Von Neumann».
• 1946 : construction de l'ENIAC à l'Université de Pennsylvanie, dernier gros calculateur
électrique programmable (mais pas universel) : il fait 30 tonnes, occupe 160m2 et sa
mémoire est constituée de 18 000 tubes à vide, sa puissance est équivalente à celle d'une
petite calculette actuelle, pendant ce temps, Wallace Eckler et John Mauchly conçoivent le
Binac (Binary Automatic Computer), qui opère pour la première fois «en temps réel» mais
ne sera construit qu'en 1949, avec l'apport de Von Neumann.
• 1947 : invention du transistor (qui peut être vu comme un interrupteur miniature).
• 1948 : Claude Shannon publie sa Théorie mathématique de l'information, où est introduite la
notion de quantité d'information d'un objet et sa mesure en bits, l'année suivante il construit
la première machine à jouer aux échecs.
A partir de cette date, l'ordinateur existe et son histoire matérielle se réduit donc à l'évolution
des progrès technologiques, qu'on découpe habituellement en termes de «générations». Les
avancées conceptuelles les plus spectaculaires concernent, elles, principalement la conception
de nouveaux langages de programmation évolués.
Donc, l'informatique n'est pas née d'hier, les premiers grands concepts datent de plus de
10000 ans. Cependant cette science ne s'est développée que depuis un demi siècle où la guerre a
été le facteur clef de développement de l'informatique.
3. Définitions
3.1. Le mot "informatique" : il est composé des deux mots information et automatique.
L'Académie française en a donné la définition suivante en 1965 : " Science du traitement rationnel,
notamment à l'aide de machines automatiques, de l'information, considérée comme le support de
connaissances dans les domaines scientifique, économique et social. ".
information automatique
Informatique
Pour pouvoir réaliser ces différentes opérations, un ordinateur doit posséder divers organes,
tels qu’un clavier pour la saisie manuelle d’informations, une mémoire, une unité centrale de
traitement et une imprimante ou un écran pour sortir les résultats, etc…
4.2. Le SOFTWARE : pour animer un ordinateur, il faut avoir des logiciels (programmes) qui
trouvent place dans deux catégories :
- Logiciel système : qui est un ensemble de programmes chargés d’exploiter les ressources
matérielles et de définir la façon dont ces derniers doit se comporter à l’égard des commandes
introduites par un utilisateur. Exemples de logiciel système : le MS-DOS et Windows etc...
- Logiciel d’application : qui est un ensemble de programmes destinés à réaliser des taches biens
définies, tels que le traitement de texte Microsoft Word et le tableur Microsoft Excel etc…
5. La programmation
La programmation consiste à partir d’un problème donné, à réaliser un programme dont l’exécution
apporte une solution satisfaisante au problème posé. Elle consiste à écrire une suite d’instructions
dans un langage compréhensible par un ordinateur.
L’activité de programmation, ou plus généralement de développement de projets, se décompose en
plusieurs phases qui constituent le cycle de vie du logiciel :
· Compréhension du problème ;
· Spécification des fonctionnalités du système, on dit ce qu’on veut faire mais pas comment on
veut le faire ;
· Conception des algorithmes pour résoudre le problème ;
· Programmation c’est à dire faire des programmes ;
· Tests et validation des programmes ;
· Maintenance des programmes.
5.1. Un algorithme : est une succession d’actions (opérations) destinées à résoudre un problème en
un nombre fini d’instructions.
5.2. Un programme : est une suite d’instructions, écrites dans un langage donné, définissant un
traitement exécutable sur un ordinateur.
5.3. Langage de programmation : les premiers programmes étaient écrits en langage machine
(code binaire pur), puis en langage assembleur qui avait l’avantage d’utiliser des mnémoniques et
des symboles. Les mnémoniques permettent de remplacer des séquences de 0 et de 1 par des
caractères alphabétiques ou des noms plus faciles à mémoriser. Ensuite sont apparus des langages
évolués tels que Pascal, Fortran, Prolog, Delphi etc…
Un programme écrit en langage évolué se trouve sous forme de code source. Pour pouvoir être
exécuté par un ordinateur, ce code source doit subir les étapes suivantes : compilation, édition de
liens et chargement dans la mémoire centrale.
· Le compilateur : est un programme qui transforme un module en code source en un module
en code objet (code machine) ;
· L’éditeur de liens : est un programme s’occupe de mettre ensemble les différents modules
d’un programme tels que les sous programmes, procédures, fonctions, etc…
· Le chargeur : est un programme s’occupe d’amener en mémoire centrale, depuis une
mémoire auxiliaire, un programme complet et prêt à être exécuté.
Il convient d'abord de distinguer l'ordinateur lui-même de ses «périphériques», qui ne sont que des
constituants annexes. Le coeur d'un ordinateur est constitué de trois unités :
• De l'Unité Centrale (UC), ou «microprocesseur», appelé familièrement «puce» ;
• De mémoires, parmi lesquelles on distingue plusieurs types :
o la mémoire ROM (Read Only Memory : mémoire à accès en lecture seule) :
ensemble de bits dont l'état est fixé une fois pour toute, lors de la construction de
l'ordinateur. Elle sert à stocker des informations permanentes (procédures de
démarrage...) ;
o la mémoire RAM ou «mémoire vive» (Random Access Memory : mémoire à accès
aléatoire) : ensemble de bits modifiables à volonté, où se trouvent stockées les
données sur lesquelles travaille l'ordinateur. Il ne faut pas comprendre aléatoire dans
le sens de «au hasard», mais par opposition à séquentiel ; cela signifie que l'on peut
avoir accès directement à tout endroit de cette mémoire, sans avoir à la parcourir bit
à bit. Cette mémoire est volatile, c'est-à-dire qu'elle ne conserve les données que tant
que la machine est sous tension.
o les mémoires secondaires ou auxiliaires : ce sont des dispositifs permettant de
stocker des bits de façon stable (qui reste fixée même si on éteint la machine) tout en
étant généralement modifiable. On peut inclure parmi elles les disques durs, les
disquettes, les bandes magnétiques.
• De l’unité d’E/S, ou unités d’échange sont des éléments qui permettent de transférer des
informations entre l’unité central et les périphériques d’E/S.
1.1. La carte mère : la carte mère est le principal constituant de l'ordinateur. C'est sur cette carte
que sont connectés les autres éléments :
- Le microprocesseur (cerveau de l'ordinateur);
- La mémoire (RAM : Random Access Memory, la mémoire cache);
- Le disque dur, le lecteur de CD-ROM, le lecteur de disquettes;
- Les périphériques internes : carte de son, carte vidéo.
Le microprocesseur : le processeur (CPU) est le cerveau de l'ordinateur, c'est lui qui coordonne
le reste des éléments, il se charge des calculs, bref, il exécute les instructions qui ont été
programmées. Toutes ces opérations sont des informations numériques. Les microprocesseurs
utilisent des petits transistors pour faire des opérations de base, il y en a plusieurs millions sur
un seul processeur.
Les principaux éléments d'un microprocesseur sont :
- Une horloge qui rythme le processeur. À chaque TOP d'horloge, le processeur effectue
une instruction. Ainsi plus l'horloge a une fréquence élevée, plus le processeur effectue
d'instructions par seconde (MIPS : Millions d'instruction par seconde). Par exemple un
ordinateur ayant une fréquence de 100 mégahertz (MHz) effectue 100 000 000
d'instructions par seconde;
- Une unité de gestion des bus qui gère les flux d'informations entrant et sortant;
- Une unité d'instruction qui lit les données, les décode puis les envoie à l'unité d'exécution;
- Une unité d'exécution accomplit les tâches données par l'unité d'instruction.
Le processeur travaille, en fait, grâce à un nombre très limité de fonctions comme des
expressions logiques (ET, OU, NON, etc.), des expressions mathématiques (addition,
soustraction, multiplication, etc.). Celles-ci sont directement câblées sur les circuits
électroniques. Il est impossible de mettre toutes les instructions sur un processeur car celui-ci est
limité par la taille de la gravure. Ainsi pour mettre plus d'instructions il faudrait un processeur
ayant une très grande surface. Or le processeur est constitué de silicium et celui-ci coûte cher, et
d'autre part il chauffe beaucoup. Le processeur traite donc les informations compliquées à l'aide
d'instructions simples.
La mémoire vive : la mémoire vive, généralement appelée RAM (Random Access Memory,
traduisez mémoire à accès aléatoire) ce qui signifie que l'on peut accéder instantanément à
n'importe quelle partie de la mémoire, permet de stocker des informations pendant tout le temps
de fonctionnement de l'ordinateur. Par contre, cette mémoire est détruite lors de la mise hors-
tension de l'ordinateur, contrairement à une mémoire de masse comme le disque dur qui garde
les informations même lorsqu'il est hors tension. La mémoire vive contient les données et les
instructions des applications en cours.
Les slots d'extension : les slots (ou Les fentes) d'extension sont des réceptacles dans lesquels
on peut enficher des cartes. Il en existe de trois types : les cartes ISA (les plus lentes
fonctionnant en 16 bits), les cartes PCI (beaucoup plus rapides fonctionnant en 32 bits), et les
cartes AGP (les plus rapides). Ils se branchent, grâce à des nappes, sur les broches prévues à cet
effet sur la carte mère.
Les disques durs, CD-ROM et lecteurs de disquettes se branchent, grâce à des nappes, sur les
broches prévues à cet effet sur la carte-mère. Il y en a en général au moins six:
- Les ports de communication (souris) se branchent sur les emplacements notés
COM1, COM2 (parfois COM3 ...) ;
- Le port imprimante se branche sur l'emplacement noté LPT ;
- Le lecteur de disquette se branche sur l'emplacement noté FDC ("Floppy Disk
controller" traduisez "Contrôleur de disquette") ;
- Les disques durs IDE, CD-ROM IDE se branchent par l'intermédiaire d'une nappe
sur les emplacements notés IDE1 et IDE2.
Le disque dur : le disque dur se présente sous la forme d’un boîtier hermétique à l’intérieur
duquel se trouve une pile de plateaux ou disques magnétiques superposés et regroupés
autour d’un même axe. Chaque disque possède deux faces : une face supérieure et une face
inférieure. A chaque face est associée une tête de L/E fixée sur un bras mobile (deux têtes
pour chaque disque).
Têtes de L/E
Face
supérieure
Face
inférieure
Disque
magnétique
Axe de
rotation
Schéma : disque dur de 4 plateaux et 8 têtes
Le CD-ROM : il utilise des disques portatifs de grande capacité au format pratique, de plus
en plus utilisé pour la vente de logiciels. Le CD-ROM (Compact Disc - Read Only Memory)
est un disque optique de 12 cm de diamètre et de 1mm d'épaisseur, permettant de stocker des
informations numériques, c'est-à-dire correspondant à 650 Mo de données informatiques ou
bien jusqu'à 78 min de données audio.
Le CD est constitué de matière plastique, recouvert d'une fine pellicule métallique
d’aluminium sur une des faces. Les pistes sont gravées en spirales, ce sont en fait des
alvéoles d'une profondeur de 125nm et espacées de 1,6µ. Ces alvéoles forment un code
binaire, une alvéole correspond à un 0, un espace à un 1.
Le DVD-ROM : le DVD-ROM (Digital Versatile Disc - Read Only Memory) est une
variante du CD-ROM dont la capacité est largement plus grande. En effet, les alvéoles du
DVD sont beaucoup plus petite (0,4µ et un espacement de 0.74µ), impliquant un laser avec
une longueur d'onde beaucoup plus faible.
Il existe 4 types de DVD différents :
Type de support Capacité Temps musical Nombre de CD
équivalent équivalent
CD 650Mo 1h18 min 1
DVD simple face 4.7Go 9 h 30 7
simple couche
DVD simple face 8.5Go 17 h 30 13
double couche
DVD double face 9.4Go 19 h 14
simple couche
DVD double face 17Go 35 h 26
double couche
La carte réseau : la carte réseau est utilisée à d’interface physique entre l’ordinateur et le
câble. Elle traite les données émises par l’ordinateur, elle les transfère et contrôle le flux de
données entre l’ordinateur et le câble. Elle traduit aussi les données venant du câble en
octets de façon que l’Unité Centrale de l’ordinateur puisse les comprenne. Enfin, la carte
réseau s'insère dans un connecteur d’extensions (slot).
La souris : le déplacement de la souris permet de déplacer un curseur sur l'écran avec lequel
(en cliquant sur les boutons) on peut sélectionner, déplacer, manipuler des objets à l'écran.
La caméra numérique : Les caméras numériques sont des appareils photographiques qui ne
contiennent pas de film. Les photos sont enregistrées sur une petite disquette au lieu de
s’imprégner sur une pellicule. La photographie obtenue pourra être visionnée à partir de
l’écran d’un ordinateur, ou encore d’un téléviseur. Le grand avantage de ces nouveaux
appareils est leur capacité à transmettre une photo à un ordinateur, par l'intermédiaire d'un
fil, pour ensuite l’intégrée à un document.
L'écran ou le moniteur : Nous venons de voir une série de périphériques d'entrée, voyons
maintenant les périphériques de sortie. Nous en retrouvons principalement deux, l'écran et
l'imprimante
L'écran, aussi appelé moniteur, affiche une image dont la netteté dépend de la résolution. Si
l'image est composée de petits points, elle sera plus claire. Si les points sont plus gros, elle
sera par le fait même beaucoup moins claire. Chacun de ses points s'appelle un pixel.
Les moniteurs (écrans d'ordinateur) sont la plupart du temps des tubes cathodiques, c'est-à-
dire un tube en verre dans lequel un canon à électrons émet des électrons dirigés par un
champ magnétique vers un écran sur lequel il y a de petits éléments phosphorescents
(luminophores) constituant des points (pixels) émettant de la lumière lorsque les électrons
viennent les heurter.
L'imprimante : Visionner son travail à l'écran est utile mais le résultat final doit souvent se
retrouver sur du papier. Il faut alors l'imprimer.
L'imprimante permet de faire une sortie imprimée (sur papier) des données de l'ordinateur.
Il en existe plusieurs types d'imprimantes, dont les plus courantes sont :
l'imprimante laser;
l'imprimante à jet d'encre;
l'imprimante à bulles d'encre;
l'imprimante matricielle (à aiguilles);
l'imprimante à marguerite.
2. Principe de fonctionnement
Un ordinateur se compose d’une mémoire central (mémoire principal), qui contient programmes et
données, d’une unité central de traitement (processeur ou CPU), qui exécute un programme chargé
en mémoire centrale, et d’unité d’entrée/sortie permettant l’échange d’informations avec des unités
périphériques.
L’exécution d’un programme se déroule selon le modèle suivant :
le programme et les données sont chargés en mémoire centrale.
Les instructions du programme sont amenées une par une, séquentiellement, à l’unité de
contrôle (unité de commande) qui les analyse et déclenche le traitement approprié en
envoyant des signaux à l’unité arithmétique et logique. Le passage à l’instruction suivante est
automatique.
Le traitement peut nécessiter de faire appel aux unités d’entrés/sorties ou à la mémoire
centrale.
Unité de commande : l'unité de commande est constituée de plusieurs organes qui permettent
la recherche en mémoire et le décodage d'une instruction. On trouve :
o Le compteur ordinal qui est un registre contenant l'adresse de l'instruction à rechercher.
o Le registre d'instruction qui reçoit l'instruction à exécuter.
o Le décodeur de code opération qui détermine l'opération à effectuer parmi toutes celles
possibles.
o Le séquenceur qui génère les signaux de commande.
o L'horloge qui synchronise toutes les actions de l'unité centrale.
L'Unité de commande comprend une mémoire très rapide qui lui permet de stocker des résultats
temporaires ou des informations de commande. Cette mémoire est formée de quelques registres,
chaque registre ayant une fonction particulière.
Le registre le plus important est le compteur ordinal (CO) qui pointe sur la prochaine instruction à
exécuter. On trouve aussi le registre instruction (RI) qui contient l'instruction en cours d'exécution.
La plupart des ordinateurs contiennent également d'autres registres qui permettent aux
programmeurs de stocker des résultats intermédiaires.
L'exécution d'une instruction par l'UC passe par les étapes suivantes :
[Link] de la prochaine instruction à exécuter depuis la mémoire jusque dans le registre
instruction.
2. Modification du compteur ordinal pour qu'il pointe sur l'instruction suivante.
3. Décodage de l'instruction que l'on vient de charger.
4. Localisation dans la mémoire des éventuelles données utilisées par l'instruction.
5. Chargement des données, si nécessaire, dans les registres internes de l'unité centrale.
6. Exécution de l'instruction.
7. Stockage des résultats à leurs destinations respectives.
8. Retour à l'étape 1 pour exécuter l'instruction suivante.
C'est l'UAL qui exécute les additions, les soustractions et toutes les opérations simples sur ses
entrées, et qui produit un résultat placé dans le registre de sortie. Le contenu du registre de
sortie peut alors être placé dans un autre registre avant de rejoindre, si nécessaire, la mémoire.
On peut regrouper les instructions en trois catégories :
o Registre−mémoire (2 à 3 cycles) les instructions registre−mémoire permettent de
charger des mots dans des registres qui pourront,
par exemple, être utilisés par d'autres instructions comme entrées de l'UAL.
o Registre−registre (1 cycle) les instructions registre−registre typiques chargent deux
opérandes pris dans les registres, les placent dans les registres d'entrée de l'UAL,
exécutent sur eux une certaine opération et remettent le résultat dans un registre.
o Mémoire−mémoire (plusieurs cycles) Une instruction mémoire−mémoire prend ses
opérandes dans la mémoire et les place dans les registres entrées de l'UAL,
exécute ensuite une opération, et place le résultat en mémoire.
Parallèlement aux caractères, qui constituent une unité logique d’informations, la mémoire centrale
est divisée physiquement en cellules. Chaque cellule correspond à un mot-mémoire et possède une
adresse qui lui est propre. Ainsi les cellules peuvent être adressées séparément pour une opération
de lecture ou d’écriture. La longueur d’un mot-mémoire varie d’une machine à l’autre, par
exemple : 8, 16, 32, 64 bits. La valeur 32 tend à se généraliser dans la plupart des ordinateurs.
Le mot-mémoire (word) est l’unité d’information adressable, c'est-à-dire que toute opération de
lecture ou d’écriture porte sur un mot-mémoire.
A chaque mot-mémoire est donc associé :
- une adresse (unique), indiquant la position en mémoire
- un contenu (instruction ou donnée)
Un registre mot a la même taille qu’un mot-mémoire, alors qu’un registre d’adresse doit
permettre d’adresser tous les mots de la mémoire.
Exemple :
Si la mémoire comporte 256 mots, le registre d’adresse doit avoir log 2(256) = log2(28) = 8bits.
Un registre d’adresse de 32 bits permet d’adresser 28 bits permet d’adresser 232 mots différents.
Les opérations possibles dans la mémoire centrale sont la lecture et l’écriture de mot-mémoire :
- lecture : le registre d’adresse contient l’adresse du mot à lire, le dispositif de sélection et
d’accès permet de transférer le contenu de ce mot dans le registre mot.
- Ecriture : le registre d’adresse contient l’adresse d’un mot dans lequel on va écrire le
contenu du registre mot.
Le temps nécessaire à l’écriture ou à la lecture d’un mot-mémoire est appelé le temps d’accès. Il
varie entre quelques nano-secondes (1ns = 10-9 seconde) et quelques micro-secondes (1 =10-6s)
Plus on s’éloigne du CPU plus les vitesses de transfert d’informations sont lentes, le CPU travaille
donc plus vite que toutes les unités périphériques. Si le CPU devait lui-même s’occuper de toutes
les opérations d’E/S, il passerait son temps à attendre, c’est pourquoi on utilise des processeurs
spécialisés tels que les DMA et les canaux pour gérer ces E/S.
Le système d’exploitation n’existait pas dans les machines de la première génération, où toute
forme de programmation était l’affaire de l’utilisateur. Aujourd’hui, le système
d’exploitation est devenu l’intermédiaire obligatoire entre l’utilisateur et la machine.
1.1. Définition : le système d’exploitation est l’ensemble des programmes qui se chargent de tous
les problèmes relatifs à l’exploitation de l’ordinateur.
1.2. Rôle de système d’exploitation : le système d’exploitation a deux buts biens distincts :
- faciliter la tache de l’utilisateur en lui présentant une machine (virtuelle) plus simple à
exploiter que la machine réelle et en assurant un service fiable
- assurer l’exploitation efficace et économique des ressources critiques de l’ordinateur.
2.1. Lancement du système d’exploitation MS-DOS : lorsqu’on met notre ordinateur sous
tension, plusieurs mécanismes entrent en jeu. Différents messages très obscurs défilent sous nos
yeux.
A l’allumage de l’ordinateur, celui-ci effectue automatiquement certaines taches. Tout d’abord, il
vérifie le matériel mis à sa disposition, en commençant par la carte vidéo et la mémoire. Sur de
nombreuses machines, l’intitulé de la carte et la mémoire disponible s’affiche. Puis le décompte de
la mémoire s’enclenche. Les différents périphériques sont détectés et prêt à être utilisés, grâce à un
driver (pilote) spécifique.
Enfin, l’ordinateur va lire (grâce aux informations contenue dans sa RAM), les fichiers de
démarrage de notre ordinateur ([Link] et [Link]) et les fichiers de configuration de notre
système ([Link] et [Link]).
[Link] : contient les commandes internes que MS-DOS charge en mémoire RAM
lors du démarrage du système.
Caractéristiques des fichiers : les fichiers sont composés de deux parties : le nom et
l’extension séparées par un point « . ». les fichiers possèdent aussi une heure et date de création
ainsi que des attributs.
Par exemple : [Link]
Les répertoires : un répertoire sert à regrouper un ensemble de fichiers associés lorsque leur
nombre devient volumineux. Lorsqu’un répertoire est volumineux, la recherche d’un fichier
devient difficile. Il est alors préférable de subdiviser ce répertoire (répertoire père) en sous
répertoires c'est-à-dire en répertoire à l’intérieur du répertoire pour faciliter la recherche des
fichiers.
2.4. Désignation des unités de disque : Chaque unité disque est désignée par une lettre. Les
différentes désignations sont :
A : pour désigner le premier lecteur de disquette
B : pour désigner le deuxième lecteur de disquette
C : pour désigner le disque dur
D, E, F, etc… : pour désigner soit le lecteur CD-ROM et les disques amovibles, soit les
unités logiques (partitions) du disque dur.
2.5. Quelques commandes de MS-DOS : MS-DOS possède deux genres de commandes : les
commandes internes contenues dans le fichiers [Link] (elle sont fréquemment
utilisées) et les commandes externes stockées sur disque et précisément dans le répertoire DOS.
La commande DIR : La commande la plus utilisée du DOS est la commande DIR. Elle permet
d'afficher à l'écran la liste des fichiers d'un disque.
Pour voir une liste de fichier, tapez DIR à la suite de l'indicatif du DOS puis appuyez sur Entrée.
C:\>DIR
Pour que l'ordinateur fasse une pause pendant le défilement de la liste tapez :
C:\>DIR / P
Pour avoir seulement une liste des noms des fichiers triés en colonne, tapez :
C:\>DIR / W
Pour voir les fichiers d'une disquette, faites suivre DIR par le nom du lecteur :
C:\>DIR A:
Lire ce que contient un fichier : La commande à utiliser pour voir ce que contient un fichier
s'appelle TYPE.
C:\>TYPE [Link]
L’aide : pour obtenir de l’aide sur une commande, il faut taper le nom de celle-ci suivi de / et
d’un point d’interrogation ( ?).
C:\>nom de commande/ ?
Pour avoir une aide plus détaillée sur toutes les commandes MS-DOS, on tape uniquement :
C:\>HELP
Comment changer de répertoire : Pour passer à un autre répertoire du disque, il faut utiliser la
commande CD suivie du nom du répertoire.
C:\>CD WINDOWS
Par exemple pour copier le fichier [Link] dans le répertoire WINDOWS, tapez :
C:\>COPY [Link] C:\WINDOWS
Par exemple pour supprimer tous les fichiers commençant par un A, tapez :
C:\>DEL A*
Faites attention à ne pas supprimer n'importe quels fichiers !!
Si le fichier ne se trouve pas dans le répertoire courant, il suffit de taper son chemin d'accès.
Par exemple si le fichier [Link] se situe dans le répertoire C:\WORD, il faut tapez :
C:\>REN C:\WORD\[Link] [Link]
Formater une disquette : Pour formater une disquette, il faut utiliser la commande FORMAT
Vous pouvez combiner les deux: si vous voulez créer une disquette système rapidement, tapez :
C:\>FORMAT A: /Q /S
Dupliquer des disquettes : La commande DISKCOPY permet de dupliquer des disquettes. Vous
ne pouvez pas utiliser DISKCOPY pour dupliquer deux disques de capacités différentes.
Vous ne pouvez pas utiliser DISKCOPY avec un disque dur.
Il suffit de taper (si vous lecteur de disquette est A) :
C:\>DISKCOPY A: A:
Après avoir chargé la première disquette, l'ordinateur vous demande d'insérer la disquette
destination.
Editer un fichier : Pour éditer un fichier quelconque, utilisez la commande EDIT. Pour cela
tapez :
C:\>EDIT chemin\nom du fichier
Vous obtiendrez alors l'éditeur du DOS :
Pour éditer le fichier [Link] du répertoire C:\WORD, tapez :
C:\>EDIT C:\WORD\[Link]
2.7. Les commandes à ne jamais utiliser : N'utilisez jamais les commandes du DOS suivantes :
3. Les fichiers
3.1. Introduction
Le fonctionnement de l’ordinateur pour sauvegarder un système d’information repose sur la
notion de fichier. En effet, tout ce que traite un ordinateur ne peut l’être que sous forme de
fichiers : programmes ou données.
Les programmes : spécialement conçus et réalisés pour répondre au type du problème
posé.
Les données : relatives au problème et sur lesquelles vont agir les programmes pour
aboutir aux résultats.
Ces données et programmes sont manipulés par la machine sous forme de fichiers. Chaque fichier
est identifié par un nom et une extension.
Ainsi, on distingue deux types de fichiers :
Fichier programmes : ce sont des fichiers qui contiennent les instructions du programme à
exécuter. Ces instructions sont d’abord écrites dans un langage de programmation quelconque.
Fichier de données : ce sont les fichiers qui regroupent les données qu’un programme peut
éventuellement utiliser. Les fichiers de données sont évolutifs, c’est à dire qu’une donnée peut
être : modifiée, supprimée, ajoutée, ou consultée.
Les fichiers qui nous intéressent ici, sont les fichiers de données structurées (des personnes,
des ouvrages, des produits,…), crées par l’utilisateur pour la gestion d’une application donnée.
Exemple : pour la gestion d’une entreprise commerciale, les fichiers : clients, fournisseurs,
produits, factures, commandes,…etc, forment une base de données. Tout ces fichiers sont reliés
entre eux : un fournisseur fournit un produit, un client passe une commande pour l’achat d’un
produit, il règle une facture,…etc. les fichiers précédents forment une base de données.
3.4.1 L’activité d’un fichier : l’activité d’un fichier caractérise l’ensemble des manipulations
effectuées sur le fichier. Elle est définie par les quatre caractéristiques suivantes :
taux de consultation
fréquence de consultation
taux de renouvellement
stabilité du fichier
Le taux de consultation : désigne le rapport entre le nombre d’enregistrements consultés (ou
modifiés) et le nombre total d’enregistrements du fichier :
nombred'enregistrementsconsultés
c
nombretotald'enregistrements
La fréquence de consultation : désigne une fréquence annuelle, c’est à dire le nombre
d’accès à un enregistrement du fichier pour simple consultation ou mise à jour.
Le taux de renouvellement : est relative à une période donnée. Il exprime le nombre relatif
de nouveaux enregistrements qui sont insérés dans le fichier.
La stabilité du fichier : est relative à une période donnée. Un fichier est dit stable pendant
une période si le nombre d’enregistrements crées est approximativement égal au nombre
d’enregistrements supprimés.
3.4.2. Le volume ou la taille d’un fichier : il désigne le nombre de caractères contenus dans le
fichier. C’est une caractéristique très importante pour l’utilisation future du fichier
(implantation physique, estimation du temps de manipulation du fichier,… .
3.4.3 L’accroissement d’un fichier : il désigne le nombre d’enregistrements crées par rapport à
celui des enregistrements supprimés. Il est dit négatif lorsque le nombre d’enregistrements
supprimés est supérieur au nombre d’enregistrements crées.
3.5.1. Types de fichiers selon la nature des informations : un fichier peut contenir deux types
d’informations : des données ou des programmes et selon le cas, on parle de fichier de
données ou de fichier programme. Les données contenues dans un fichier de données
peuvent être de différents types et on parle de fichier d’entiers, de réels, de caractères,
d’étudiants, de client, …etc.
Exemple : les fichiers module et étudiant sont deux fichiers de données.
Le fichier calcule est un fichier programme qui permet de calculer la moyenne des
étudiants.
3.5.2. Types de fichiers selon leur durée de vie : selon le rôle des informations contenues dans un
fichier, leur utilité et importance, un fichier peut exister de façon permanente ou temporaire.
Ainsi, on peut classifier les fichiers en quatre types :
fichiers permanents
fichiers mouvements
fichiers de manœuvre
fichiers intermédiaires
Un fichier permanent : est un fichier dont les informations sont d’une importance vitale au
sein de l’application pour laquelle il a été conçu. Son contenu ne subit pas de fréquentes
modifications.
Exemple : le fichier étudiants.
Un fichier mouvement : sert à mettre à jour un fichier permanent. Il est caractérisé par une
durée de vie courte.
Exemple : on considère le cas d’un établissement scolaire qui gère ses étudiants à travers un
fichier étudiants.
Au début de chaque session, il y a une nouvelle section qui commence. Les nouveaux inscrits
sont d’abord stockés dans un fichier inscrit, puis une fois leurs scolarités justifiées, ils sont
ajoutés au fichier étudiant qui regroupe les informations concernant tous les étudiants de
l’établissement, les nouveaux et les anciens.
Dans cet exemple, le fichier inscrit est un fichier mouvement. Il sert à mettre à jour le fichier
étudiant chaque fois qu’il y a de nouvelles inscriptions.
Un fichier de manœuvre : trouve sa raison d’être lorsqu’il n’y a pas assez d’espace en MC
pour contenir toutes les données nécessaires à un certain traitement. Sa durée de vie est limitée
par celle du traitement qui l’a crée.
Un fichier intermédiaire : contient des résultats d’un traitement donné pour être utilisés soit
durant le même traitement, soit par d’autres traitements ultérieurs. Il permet l’échange de
données entre programmes, contrairement au fichier de manœuvre qui ne communique ses
données qu’au même traitement qui l’a généré. En outre la durée de vie d’un fichier
intermédiaire n’est pas limitée par celle du traitement l’ayant crée, afin de permettre aux autres
traitements de l’utiliser.
3.5.3. Type de fichiers selon le support utilisé : bien que le contenu d’un fichier reste le même
quel que soit le support utilisé pour le stocker, certaines caractéristiques du fichier sont liées
étroitement avec la nature de ce support et notamment le mode d’accès aux données qu’il
contient. Par exemple, pour un fichier stocké sur une bande magnétique, seul un accès
séquentiel peut être pratiqué, alors que sur un disque magnétique, l’accès technologies de
fabrication utilisées pour les unités de stockage, en général.
3.5.4 Type de fichiers selon l’organisation des informations : l’organisation adoptée pour un
fichier est une de ses caractéristiques les plus importantes, puisqu’elle permet de définir la
manière d’accéder aux informations qu’il contient.
Organisation séquentielle
Organisation séquentielle indexée
Organisation aléatoire (ou relative)
3.9.1 Organisation séquentielle : dans une organisation séquentielle, les articles sont enregistrés
dans l’ordre où ils se présentent à la saisie. Ils sont placés les uns à la suite des autres. Ainsi,
un nouvel enregistrement saisi est toujours écrit à la fin du fichier.
Pour rechercher un ième enregistrement, il faut d’abord parcourir les (i-1) enregistrements qui
le précédent.
Caractéristiques
les enregistrements sont écrits selon l’ordre de leur arrivée.
l’insertion de nouveaux enregistrements se fait uniquement en fin de fichier.
Chaque enregistrement possède un prédécesseur (sauf le premier) et un successeur (sauf
le dernier).
Avantages
Simple à appliquer
Facile à implémenter
Implémenter sur n’importe quel type de support (bande magnétique, disque
magnétique,…..).
Economique en espace mémoire.
Inconvénients
elle n’est pas pratique pour les fichiers de grande taille, car elle nécessite des temps
d’accès très longs.
Pour insérer de nouveaux enregistrements au milieu du fichier, il faut copier le fichier
intégralement. En effet, il faudra copier une partie du fichier jusqu'à la position où devra
se faire l’insertion, enregistrer le nouvel enregistrement, puis copier la deuxième partie
du fichier.
Clé 1 adresse 1
Clé 2 adresse 2
……. ……..
Clé i adresse i
…… ………
Clé n adresse n
Table d’index
Fig : Fichier organisé en séquentiel indexé
L’insertion d’un nouvel article se fait à la fin du fichier. A chaque insertion, la clé de l’article
inséré, ainsi que son adresse dans le fichier sont ajoutés à la table d’index.
Exemple : à créer le fichier étudiant avec les enregistrements dont les clés sont : 6 , 8 , 10 , 13 , 18 ,
9 , 20 , 2 et 29.
Le fichier étudiant est un fichier aléatoire organisé en 9 pages principales et 4 pages de
débordement. La fonction de répartition (pour le calcul des numéros de pages) est définie comme
suit :
N=clé modulo [nombre de pages principales], c'est-à-dire que le numéro de la page N est le reste de
la division de la clé sur le nombre de pages principales.
Ainsi, pour écrire les enregistrements précédents, on doit appliquer cette fonction :
N1 = 6 modulo [9] = 6 donc, 6 sera écrit dans la page numéro 6 (les pages sont numérotées à partir
de 0).
N2 = 8 modulo [9] = 8 ;
N3 = 10 modulo [9] = 1 ;
N4 = 13 modulo [9] = 4 ;
N5 = 18 modulo [9] = 0 ;
N6 = 9 modulo [9] = 0 ;
N7 = 20 modulo [9] = 2 ;
N8 = 2 modulo [9] = 2 ;
N9 = 29 modulo [9] = 2 ;
On remarque, sur le schéma, que la page numéro 2 est saturée. Essayons d’insérer l’enregistrement
47.
Nous avons : 47 modulo [9] = 2, puisqu’il n’y a plus de place dans la page 2, ce nouvel
enregistrement sera écrit dans une page de débordement. Pour déterminer le numéro de ctte page de
débordement, on utilise toujours la fonction de répartition précédente :
Nombre de pages de débordement = 4.
D’où N = 47 modulo [4] = 3.
L’enregistrement sera écrit dans la page de débordement numéro 3. Un lien de chaînage va lier la
page principale numéro 2 à l’enregistrement en page de débordement.
0 18 9
0
1 10
1
2 20 2 29
2
3
47 3
4 13 8
5 Pages de débordement
6 6
7
8 8
Pages principales
Pour obtenir une répartition équilibrée des enregistrements sur les pages et éviter des
débordements fréquents, il faut bien choisir les paramètres suivants et ce dés la création du
fichier :
Taille d’une page
Nombre de pages
Fonction de répartition
Avantages
Le principe du calcul de l’adresse d’un enregistrement (le numéro de page) facilite son
insertion dans le fichier.
L’organisation aléatoire permet d’avoir bons temps de réponse du fait que l’accès aux
enregistrements se fait par calcul d’adresse.
Inconvénients
Elle ne permet pas le traitement efficace du fichier en séquentiel, chose due au débordement
des pages principales.
En cas d’un nombre important de débordement, une réorganisation du fichier s’impose.
Les informations que doit traiter l’ordinateur sont constituées de caractères ou de symboles
appartenant à un alphabet. Cet alphabet comprend des chiffres (0,1,…,9), des lettres (a,b,…,z) et
des caractères spéciaux (+,-,*, ?,…).
Du fait de sa structure électronique, l’ordinateur ne peut assimiler que deux états 0 et 1, c’est
pourquoi, toutes les informations qui y circulent doivent être exprimées dans le système binaire.
1. Typologie de l’information
information
instruction donnée
Représentation des entiers non signés : Les entiers positifs ou nuls peuvent être codés en
binaire pur. A l'aide de n bits nous pouvons représenter 2 n nombres compris entre 0 et 2n-1
n 1
A a k 2k .
k 0
3.1.1. Les systèmes de numération : un système de numération se définit par deux éléments :
- la base du système
- les symboles du système
Les systèmes les plus utilisés sont les suivantes :
Notation : soit N un nombre quelconque exprimé dans une base b. le nombre N sera noté
comme suit :
N = (an an-1 an-2 … a0) telque : b : base du système de numération
ai : symbole du système i = 0, … ,n avec ai < b
Exemple :
N1 = (19017)10 (en décimal, avec : a4=1 , a3=9 , a2=0 , a1=1 , a0=7)
N2 = (1011101)2 (en binaire, avec : a6=1 , a5=0 , a4=1 , a3=1 , a2=1 , a1=0 , a0=1)
N3 = (1370)8 (en octal, avec : a3=1 , a2=3 , a1=7 , a0=0)
N4 = (A9120)16 (en hexadécimal avec : a4=A , a3=9 , a2=1 , a1=2 , a0=0)
Rang et poids d’un chiffre : soit le nombre N exprimé dans une base b, comme suit :
N=(anan-1an-2 … a0)b
On appelle rang d’un chiffre sa position i dans le nombre à partir de la droite. Ainsi :
o le rang du chiffre an est n
o le rang du chiffre a1 est 1
o le rang du chiffre a0 est 0
On appelle poids d’un chiffre le nombre bi telque b est la base et i le rang du chiffre ainsi :
o le poids du chiffre an est bn
o le poids du chiffre a1 est b1
o le poids du chiffre a0 est b0
Le poids faible (ou b0) est celui du chiffre à l’extrême droite. a0 est le chiffre de poids faible.
Le poids fort est celui du premier chiffre du nombre à partir de la gauche. an est chiffre de
poids fort.
Exemple :
On considère le nombre N exprimé en octal : N=(13042)8
o le rang du chiffre 2 est 0
o le rang du chiffre 4 est 1
o le rang du chiffre 0 est 2
o le rang du chiffre 3 est 3
o le rang du chiffre 1 est 4
Les poids de ces chiffres sont :
o le poids du chiffre 2 est 80=1
o le poids du chiffre 4 est 81=8
o le poids du chiffre 0 est 82=64
o le poids du chiffre 3 est 83=512
o le poids du chiffre 1 est 84=4096
Le chiffre du poids faible est 2, son poids est 1
Le chiffre du poids fort est 1, son poids est 4096
il est possible d’exprimer n’importe quel nombre dans n’importe quelle base. Pour cela, il suffit
de connaître les méthodes de conversion.
115 2
1 57 2
1 28 2
0 14 2
0 7 2
1 3 2
N= 1 1 1 0 0 1 1 1 1 2
1 0
125 8
5 15 8
7 1 8
1 0
N= 1 7 5
2596 16
4 162 16
2 10 16
10 0
N= A 2 4
Lorsqu’une base est une puissance d’une autre base, la passage de l’une à l’autre devient très
facile et ne nécessite pas une base intermédiaire.
Le passage de la base 8 (23) ou 16 (24) à la base 2 peut s’effectuer sans passer par la base 10.
Exemple :
i. Passage de l’octal au binaire :
La base 8 est une puissance de la base 2. pour convertir un nombre octal en binaire, on procède
comme suit :
On a : 8=23 cela veut dire que pour représenter un seul chiffre octal en binaire, il faut utiliser 3
bits.
Ainsi, la représentation des chiffres de la base 8 en binaire est la suivante :
Chiffre octal Chiffre binaire équivalent
0 000
1 001
2 010
3 011
4 100
5 101
6 110
7 111
Donc, N1 = (175)8 = (001111101)2 = (1111101)2 (les deux 0 sur la gauche sont superflus).
0 0 1 1 1 1 1 0 1
1 7 5
On a : 16=24 cela veut dire que pour représenter un seul chiffre hexadécimal en binaire, il
faut utiliser 4 bits.
Chiffre hexadécimal Chiffre binaire équivalent
0 0000
1 0001
2 0010
3 0011
4 0100
5 0101
6 0110
7 0111
8 1000
9 1001
A 1010
B 1011
C 1100
D 1101
E 1110
F 1111
3.1.3. Les opérations arithmétiques binaires : Le système binaire permet d’effectuer les 4
opérations arithmétiques élémentaires :
- l’addition
- la soustraction
- la multiplication
- la division.
L’addition :
0+0=0
0+1=1
1+0=1
1 + 1 = 0 avec une retenue r = 1.
Exemple :
Soit à effectuer l’addition binaire suivante : 11011 + 10011
débordement 1 1 1
11011
+
10011
01110
dans un ordinateur, la taille des registres est fixe, ce qui impose une limite aux nombres
représentés. Il arrive que cela génère des anomalies lors d’une opération arithmétique sur ces
nombres. Ainsi, lorsqu’il y a une retenue qui est générée par le bit le plus à gauche, on dit qu’il
y a débordement ou un dépassement de capacité.
La soustraction
0–0=0
1–0=1
1–1=0
0 – 1 = 1 avec une retenue r = 1
Exemple :
Soit à effectuer l’opération 1110 – 10011
01110
-
10011
11011
La multiplication
0*0=0
0*1=0
1*0=0
1*1=1
Exemple :
Soit à effectuer l’opération 1101 * 101
1101
*
101
1101
0000.
1101.
1000001
3.2. Représentation des entiers signés : Il y a un sérieux problème pour la représentation des
entiers signés, comment différencier entre les nombres positifs et les nombres négatifs ?
Des solutions on été proposées, parmi lesquelles on cite :
- représentation en signe + valeur absolue
- représentation en complément à 1
- représentation en complément à 2
b7 b6 b5 b4 b3 b2 b1 b0
Valeur absolue de N
Bit du signe
= 0 si N > 0
= 1 si N < 0
Exemple :
Le tableau suivant donne la représentation signe + valeur absolue pour les nombres compris entre
+7 et -7 représentés sur 4 bits (1bits pour le signe et 3bits pour la valeur absolue) :
N Signe+valeur absolue
+7 0 111
+6 0 110
+5 0 101
+4 0 100
+3 0 011
+2 0 010
+1 0 001
+0 0 000
-0 1 000
-1 1 001
-2 1 010
-3 1 011
-4 1 100
-5 1 101
-6 1 110
-7 1 111
Exemple :
Soit à effectuer les opérations : (-8)+(+6) et (+8)+(-6) :
(-8) = (1 1000)2
(-6) = (1 0110)2
(+8) = (0 1000)2
(+6) = (0 0110)2
+8 0 1000
+ +
-6 1 0110
+2 ? 1110 = ?14 +2
Le bit du signe
est traité à part
-8 1 1000
+ +
+6 0 0110
-2 ? 1110 = ?14 -2
Le bit du signe
est traité à part
-8 1 0111
+ +
-6 1 1001
-14 1 1 0000
+
1
la retenue générée par le bit de signe (le bit le plus à gauche) va etre ajoutée au résultat de
l’opération et on obtient le nombre (1 0001) en complément à 1 qui est un nombre négatif
correspondant au nombre (1 1110).
-8 1 0111
+ +
+6 0 0110
dans se cas, il n’y a pas de retenue générée par le bit de signe, le résultat étant négatif (1 1101),
son complément à 1 (1 0010) qui correspond au nombre (-2).
-8 0 1000
+ +
-6 1 1001
-14 1 0 0001
+
1
la retenue générée par le bit le plue à gauche (bit du signe), elle sera additionnée au résultat de
l’opération et on obtient un nombre positif (0 0010) 2 = (+2)10.
Exemple :
N = -17
On a : +17 = (00010001)2
Le complément à 1 de (-17) est le suivant : 11101110
Le complément à 2 de (-17) est donc : complément à 1 + 1 = 11101110 + 1 = 11101111
Le tableau suivant donne le complément à 2 des nombres compris entre -8 et +7 :
N Signe+valeur absolue En complément à 1 En complément à 2
+7 0 111 0 111 0 111
+6 0 110 0 110 0 110
+5 0 101 0 101 0 101
+4 0 100 0 100 0 100
+3 0 011 0 011 0 011
+2 0 010 0 010 0 010
+1 0 001 0 001 0 001
+0 0 000 0 000 0 000
-0 1 000 1 111 0 000
-1 1 001 1 110 1 111
-2 1 010 1 101 1 110
-3 1 011 1 100 1 101
-4 1 100 1 011 1 100
-5 1 101 1 010 1 011
-6 1 110 1 001 1 010
-7 1 111 1 000 1 001
-8 / / 1 000
Exemple :
En utilisant le tableau suivant, on peut trouver les opposés des nombres (+2), (-6) et (-8).
Nombre Complément à 2 Opposé en complément à 2 Nombre opposé
+2 0010 1101 + 1 = 1110 -2
-6 1010 0101 + 1 = 0110 +6
-8 1000 0111 + 1 = 1000 -8
Ainsi, en complément à 2, tout nombre possède un opposé. L’opposé du plus petit nombre est lui-
même (-8).
-8 1 1000
+ +
-6 1 1010
la retenue générée par le bit de signe (le débordement) est ignorée. Le résultat de l’opération est
le nombre (1 0010) en complément à 2 qui est un nombre négatif correspond au nombre :
(1 1110)2 = (-14)10
-8 1 1000
+ +
+6 0 0110
il n’ y a pas de retenue générée par le bit de signe, le résultat étant négatif (1 1110), exprimé en
complément à 2, son équivalent est (1 0010)2 qui correspond au nombre (-2)10.
+8 0 1000
+ +
-6 1 1010
+2 1 0 0010 = +2
Le débordement
est ignoré
il y a un débordement, il sera ignoré, le résultat obtenu est un nombre positif (0 0010)2 = (+2)10.
3.3. Représentation des nombres fractionnaires : Un nombre fractionnaire est composé de deux
parties :
- une partie entière
- une partie fractionnaire ou décimale (à ne pas confondre avec le système décimal)
Exemple : 213 , 56
Soit le nombre X exprimer dans une base b sous la forme :
X = (an an-1 an-2 … a1 a0 , a-1 a-2 … am)b telque n,m deux nombres entiers positives.
Passage de la base b à la base 10 : Tout nombre exprimé dans une base b possède son équivalent
en base 10. pour exprimer le nombre X en décimal, il faut traiter séparément la partie entière et la
partie décimale.
- la partie entière : an*bn + an-1*bn-1 + … + a1*b1 + a0*b0
- la partie décimale : a-1*b-1 + a-2*b-2 + … + a-m+1*b-m+1 + a-m*b-m
Exemple :
Soit le nombre X = (1101 , 01)2. On va exprimer ce nombre en décimal :
La partie entière (1101)2 = 1*23 + 1*22 + 0*21 + 1*20 = 8+4+0+1=13
La partie décimale (01)2 = 0*2-1 + 1*2-2 = 0+1/4 = 0,25
Donc, X = (1101 , 01)2 = (13,25)10
Passage de la base 10 à une base b : La conversion d’un nombre fractionnaire décimal (en base
10) à une autre base b se déroule en deux étapes :
- convertir la partie entière par divisions successives
- Au lieu d’effectuer des divisions successives, pour convertir la partie décimale, on effectue
des multiplications successives par la base.
Exemple1 :
Soit à convertir en binaire le nombre décimal (en base 10) X1 = 4 , 75
- conversion de la partie entière (4) :
4 2
0 2 2
0 1 2
1 0
X1 = 1 0 0
Donc, 4 = (100)2
1 , 50 1 , 00 0 , 00
0,75=0, 1 1 0
Ainsi, 0 , 75 = (0 , 11)2
Donc, 4 , 75 = (100 , 11)2
Exemple2 :
Soit à convertir en binaire le nombre décimal X2 = 4 , 8
- conversion la partie entière (4) :
4 = (100)2
- conversion la partie décimale (0 , 8) :
On effectue des multiplications successives :
0,8 0,6 0,2 0,4
* * * *
2 2 2 2
0 , 8 = (0 , 11001100…)2
Donc, l’équivalent binaire du nombre décimal 4,8 est (100 , 110011…)2
+5V
V0
S
Figure 1
Diverses notations peuvent être utilisées pour représenter ces deux états :
Pour étudier les fonctions de variables binaires on utilise une algèbre développée au XIX ème
siècle par un mathématicien anglais : Georges Boole.
L'algèbre de Boole concerne la logique des systèmes binaires. Une variable booléenne ne peut
prendre que deux valeurs possibles 0 ou 1. En électronique les deux états d'une telle variable
peuvent être associés à deux niveaux de tension : V(0) et V(1) pour les états 0 et 1 respectivement.
On distingue les logiques positive et négative selon que V(1) > V(0) ou V(1) < V(0). Ce que nous
pouvons résumer dans la table suivante donnant la signification logique des niveaux physiques :
En pratique un niveau est défini par un domaine en tension ou en courant. Par exemple, un
niveau sera dit haut s'il est compris entre +2 V et +5 V et un niveau sera bas s'il est inférieur à
+0.8 V.
V(1) V(1)
"1" "0"
V(0) V(0)
"0" "1"
Logique positive Logique négative
Figure 2
A B Y=A+B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Table 2
A
Y
B
Figure 3
(A + B) + C = A + (B + C) = A + B + C Associativité
A+B=B+A Commutativité
A+A=A Idempotence
A+0=A 0 est l’élément neutre
A+1=1 1 est l’élément absorbant
A+A=1 A est l’inverse de A
1.2. Porte ET
L'opération ET (AND), encore dénommée produit logique ou intersection, a au moins deux entrées.
La sortie d'une fonction AND est dans l'état 1 si et seulement si toutes ses entrées sont dans l'état 1.
La fonction ET, notée •, est représentée par le symbole indiqué sur la figure 4 et est définie par la
table de vérité suivante :
A B Y=A•B
0 0 0
0 1 0
1 0 0
1 1 1
Table 3
A
Y
B
Figure 4
(A • B) • C = A • (B • C) = A • B • C Associativité
A•B=B•A Commutativité
A•A=A Idempotence
A•1=A 1 est l’élément neutre
A•0=0 0 est l’élément absorbant
A•A=0 A est l’inverse de A
D'autre part, les opérations ET et OU sont distributives l'une par rapport à l'autre :
A • (B + C) = (A • B) + (A • C)
A + (B • C) = (A + B) • (A + C)
A Y= A
0 1
1 0
Table 4
A Y
Figure 5
Pour vérifier le premier théorème nous remarquons que si toutes les entrées sont à 1 les deux
membres de l'équation sont nuls. Par contre si une au moins des entrées est à 0 les deux membres de
l'équation sont égaux à 1. Il y a donc égalité quels que soient les états des diverses entrées. Le
second théorème se vérifie de la même manière : si toutes les entrées sont à 0 les deux membres de
l'équation sont à 1, par contre si au moins une des entrées est à 1 les deux expressions sont à 0.
Les théorèmes de De Morgan montrent qu'une fonction ET peut être fabriquée à partir des fonctions
OU et NON. De même une fonction OU peut être obtenue à partir des fonctions ET et NON. La
figure 6 montre la conversion d'une porte OU en porte ET et réciproquement, utilisant le fait que :
A B A B A B
A B A B A B
De même, à partir des théorèmes de De Morgan nous pouvons montrer qu'une porte ET en logique
positive fonctionne comme une porte OU en logique négative et vice versa.
A A
A+B A.B
B B
A A
A.B A+B
B B
Figure 6
A B Y A B A B Y A B
0 0 1 0 0 1
0 1 1 0 1 0
1 0 1 1 0 0
1 1 0 1 1 0
Table 5 Table 6
A A
Y Y
B B
Figure 7 Figure 8
Comme les transistors qui interviennent comme éléments de base des portes sont par essence
des inverseurs, les portes NAND et NOR sont très usitées dans la réalisation des circuits
logiques. Grâce aux lois de De Morgan il est possible de réaliser des systèmes logiques avec
uniquement des portes NAND ou NOR. La figure 9 montre, par exemple, comment les portes
NOT, OR et AND peuvent être obtenues à partir de portes NOR.
A Y=A A
Y=A.B
A
Y=A+B B
B
Figure 9
A B Y A B
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 0
Table 7
A
Y
B
Figure 10
A ces quatre relations logiques correspondent quatre circuits réalisant la fonction XOR à partir de
portes OR et AND.
A A
B B
A A
B B
Figure 11
A Y
C
Figure 12
C A Y sortie
1 0 0 faible impédance
1 1 1 faible impédance
0 X 0 haute impédance
Table 8
Lorsque la commande C est à 0 l'impédance de sortie est très grande : pratiquement déconnectée.
D'autre part, ces portes "3 états" fournissent une amplification de puissance.
OU (A + B) + C = A + (B + C) = A + B + C Associativité
A+B=B+A Commutativité
A+A=A Idempotence
A+0=A Elément neutre
A+1=1
ET (A • B) • C = A • (B • C) = A • B • C Associativité
A•B=B•A Commutativité
A•A=A Idempotence
A•1=A Elément neutre
A•0=0
Distributivité A • (B + C) = (A • B) + (A • C)
A + (B • C) = (A + B) • (A + C)
NON A A
A A 1
A A 0
A + (A • B) = A
A • (A + B) = A
(A B) (A B) A
A (A B) A B
De Morgan A B C ... A B C ...
A B C ... A B C ...
OU exclusif A B (A B) (A B)
A B (A B) (B A)
A B (A B) (A B)
A B (A B) (A B)
Table 9
P0 P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7
Ci x y z xyz xyz xyz xyz xyz xyz xyz xyz
0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0
1 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0
2 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0
3 0 1 1 0 0 0 1 0 0 0 0
4 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0
5 1 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0
6 1 1 0 0 0 0 0 0 0 1 0
7 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 1
Table 10
Pour toute fonction logique de trois variables x, y et z, nous pouvons écrire sa table de vérité, c'est-
à-dire expliciter sa valeur pour chacune des huit combinaisons C i. Considérons, par exemple, la
fonction F dont la table de vérité est donnée dans la table 11 :
Ci x y z F P1 + P 3 + P4
0 0 0 0 0 0
1 0 0 1 1 1
2 0 1 0 0 0
3 0 1 1 1 1
4 1 0 0 1 1
5 1 0 1 0 0
6 1 1 0 0 0
7 1 1 1 0 0
Table 11
Cette fonction F prend la valeur 1 pour la combinaison C1 comme le produit P1, la combinaison C3
comme P3 et la combinaison C4 comme P4. La fonction F prenant la valeur 0 pour toutes les autres
combinaisons comme les produits P1, P3, P4, nous pouvons donc écrire que F est égale à la
fonction :
F = P1 + P 3 + P4
Nous pouvons vérifier cette identité dans la table 11. Nous pouvons donc exprimer F en fonction
des variables x, y et z sous la forme :
F xyz xyz xyz
Cette façon, très générale, d'écrire une fonction booléenne est appelée somme canonique de
produits.
S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7
Ci x y z x y z x y z x y z x y z x y z x y z x y z x y z
0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1
1 0 0 1 1 0 1 1 1 1 1 1
2 0 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1
3 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1
4 1 0 0 1 1 1 1 0 1 1 1
5 1 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1
6 1 1 0 1 1 1 1 1 1 0 1
7 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0
Table 12
Reprenons l'exemple précédent de la fonction F. Celle-ci vaut 0 pour les combinaisons C0, C2, C5,
C6 et C7 en même temps que S0, S2, S5, S6 et S7. La fonction F peut donc être vue comme le
produit logique de ces cinq sommes, ce qui est vérifié dans la table 13. Nous pouvons donc
exprimer la fonction F sous la forme suivante :
F ( x y z) ( x y z) ( x y z) ( x y z) ( x y z)
Cette écriture est appelée produit canonique de sommes. Celle-ci est moins utilisée que la somme
canonique de produits.
Ci x y z F S0 • S2 • S5 • S6 • S 7
0 0 0 0 0 0
1 0 0 1 1 1
2 0 1 0 0 0
3 0 1 1 1 1
4 1 0 0 1 1
5 1 0 1 0 0
6 1 1 0 0 0
7 1 1 1 0 0
Table 13
x y z F
0 0 0 0
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 1
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 1
Table 14
Cependant cette méthode, qui demande astuce et chance, n'est pas toujours très aisée à mettre en
œuvre. Nous allons maintenant décrire une méthode graphique très utile pour un nombre de
variables inférieur à 6.
Elle est basée sur l'inspection visuelle de tableaux disposés de façon telle que les cases adjacentes
en ligne et en colonne ne diffèrent que par l'état d'une variable et une seule.
Si une fonction dépend de n variables il y a 2 n produits possibles. Chacun de ces produits est
représenté par une case dans un tableau. Les figures suivantes donnent la structure des tableaux de
Karnaugh pour 2, 3, 4 et 5 variables. Pour 5 variables, deux représentations sont possibles. Le
tableau de Karnaugh peut être traités comme deux tableaux 4x4 superposés (fig. 15) ou un seul
tableau de 4x8 (fig. 16). Observez comment sont numérotées les lignes et les colonnes : d'une case à
sa voisine une seule variable change d'état.
x
y 0 1
0
1
Tableau à 2 variables
Figure 13
xy
z 00 01 11 10
0
Tableau à 3 variables
Figure 14
xy
zt 00 01 11 10
00
01
11
10
Tableau à 4 variables
Figure 15
u
0 1
xy xy
zt 00 01 11 10 zt 00 01 11 10
00 00
01 01
11 11
10 10
Tableau à 5 variables
Figure 16
xyz
tu 000 001 011 010 110 111 101 100
00
01
11
10
Tableau à 5 variables
Figure 17
Chaque case d'un tableau correspond au seul minterm prenant la valeur 1 pour la combinaison
identifiée par la ligne et la colonne. Par exemple les trois cases coloriées dans les tableaux de la
figure 18 correspondent respectivement aux produits suivants :
x y z t , x y z t et x y z t
Il faut comprendre chaque ligne et chaque colonne comme une structure cyclique continue : chaque
case a toujours quatre voisins qu'il faut éventuellement chercher à l'autre extrémité de la ligne ou de
la colonne. Les tableaux de la figure 18 illustrent ce concept, les croix y matérialisent les voisins
des cases coloriées :
xy xy xy
zt 00 01 11 10 zt 00 01 11 10 zt 00 01 11 10
00 00 00
01 01 01
11 11 11
10 10 10
Figure 18
Dans le cas de la représentation en deux tableaux superposés chaque case a cinq voisins : les quatre
dans le même plan et une dans l'autre plan.
Le passage de la table de vérité au tableau de Karnaugh consiste à remplir chaque case avec la
valeur de la fonction pour le produit correspondant. Il est possible de n'indiquer que les 1.
La méthode de simplification de Karnaugh consiste à rassembler les cases adjacentes contenant des
1 par groupes de 2, 4 ou 8 termes. Considérons en effet le groupement vertical de deux cases, en
rouge, de la figure 19. Il correspond à la somme de deux termes :
G xyt xyt
La variable t qui prend les deux valeurs 0 et 1 dans le groupement disparaît. Il ne reste que le
produit des variables x et y, qui gardent ici la valeur 1.
Dans un groupement de deux termes on élimine donc la variable qui change d'état et on conserve le
produit des variables qui ne changent pas. Dans un groupement de quatre on élimine les deux
variables qui changent d'état. Dans un groupement de huit on élimine trois variables, etc…
Pour les cases isolées on ne peut éliminer aucune variable. On conserve donc le produit
caractérisant la case. L'expression logique finale est la réunion des groupements après élimination
des variables qui changent d'état.
Reprenons l'exemple de la fonction F définie par la table de vérité 14. La figure 19 donne le tableau
de Karnaugh correspondant :
xy
t 00 01 11 10
0 1 xy
1 1 1 1 xt
yt
Figure 19
Nous y observons trois groupements de deux termes, nous pouvons écrire pour la fonction :
F xy yz zx
Nous retrouvons le résultat précédent.
Considérons une autre fonction F de quatre variables x, y, z et t définie par la table 15. La figure 20
donne le tableau de Karnaugh équivalent. Sur cette figure nous avons également matérialisé les trois
groupements possibles : deux groupements de quatre termes, dont un contenant les quatre coins, et
un groupement de deux termes. Cette méthode nous permettent d'écrire :
F xy yt yzt
x y z t F
0 0 0 0 1
0 0 0 1 0
0 0 1 0 1
0 0 1 1 0
0 1 0 0 0
0 1 0 1 1
0 1 1 0 0
0 1 1 1 0
1 0 0 0 1
1 0 0 1 1
1 0 1 0 1
1 0 1 1 1
1 1 0 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 0 0
1 1 1 1 0
Table 15
xy
zt 00 01 11 10
00 1 1
01 1 1 1
11 1
10 1 1
Figure 20
Circuits logiques
Dans ce chapitre nous nous intéressons à une famille de circuits logiques pour lesquels la sortie
dépend uniquement des états des entrées.
1. Addition binaire
1.1. Demi-additionneur
Addition et soustraction sont deux opérations arithmétiques de base. Commençons par l'addition de
deux nombres binaires, la soustraction sera étudiée dans le prochain paragraphe. En base 2
l'addition de deux bits s'écrit :
0 0 00
0 1 01
1 0 01
1 1 10
Comme en décimal, nous devons donc tenir compte d'une éventuelle retenue (carry). La figure 1
montre la décomposition de l'addition de deux nombres binaires de quatre bits.
a3 a2 a1 a0 nombre A
+ b3 b2 b1 b0 nombre B
s3 s2 s1 s0 somme : S = A + B
r3 r2 r1 r0 retenues
Figure 1
L'addition des deux bits de bas poids (LSB : Least Significant Bit) a0 et b0, donne un résultat
partiel s0 et une retenue r0. On forme ensuite la somme des deux bits a1 et b1 et de la retenue r0.
Nous obtenons un résultat partiel s1 et une retenue r1. Et ainsi de suite, nous obtenons un résultat
sur quatre bits S et une retenue r3.
Considérons la cellule symbolisée sur la figure 2, comptant deux entrées A et B les deux bits à
sommer et deux sorties D le résultat de la somme et C la retenue.
A B
HA
C D
Figure 2
Ce circuit, qui permettrait d'effectuer l'addition des deux bits de plus bas poids est appelé demi-
additionneur (Half-Adder). Ecrivons la table de vérité de celui-ci :
A B C D
0 0 0 0
0 1 0 1
1 0 0 1
1 1 1 1
Table 1
Si nous écrivons ces deux fonctions sous leur forme canonique il vient :
D AB AB
C AB
Ce qui peut être réalisé par le circuit schématisé sur le logigramme de la figure 3.
A
D
B
C
Figure 3
1.2. Additionneur
Il faut en fait tenir compte de la retenue des bits de poids inférieurs, un circuit additionneur doit
donc comporter trois entrées et deux sorties, comme représenté sur la figure 4.
A B R
FA
S C
Figure 4
R S
HA
S1 C2
A
C
HA
C1
B
Figure 5
Les entrées A et B représentent les bits à additionner et R le report de la retenue de l'addition des
bits de poids inférieurs. La sortie S représente le résultat de la somme et C la retenue. La table de
vérité de ce circuit est la suivante :
A B R S C
0 0 0 0 0
0 0 1 1 0
0 1 0 1 0
0 1 1 0 1
1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 1 0 0 1
1 1 1 1 1
Table 2
A partir de cette table nous pouvons écrire pour S et C les expressions booléennes suivantes :
S ABR ABR ABR ABR
C ABR ABR ABR ABR
AB
R 00 01 11 10
0 1
1 1 1 1
Figure 6
Nous en déduisons :
C=AB+AR+BR
Le bit de carry est égal à 1 si au moins deux des entrées sont à 1. D'autre part, nous pouvons
remarquer qu'intervertir les 0 et les 1 dans la table 2 revient à permuter les lignes 1 et 8, 2 et 7, 3 et
6, 4 et 5. La table de vérité reste globalement invariante par inversion des entrées et des sorties,
nous avons donc :
C AB AR BR
La figure 7 donne un exemple de réalisation d'un additionneur 1 bit basé sur deux portes AOI (AND
OR INVERT), c'est-à-dire un ensemble de portes ET suivies d'une porte NON-OU.
A B R
Figure 7
1.3. Addition en parallèle
L'addition de nombres comptant plusieurs bits peut se faire en série (bit après bit) ou en parallèle
(tous les bits simultanément). La figure 8 montre l'exemple d'un additionneur 4 bits comptant quatre
"Full Adders", comparables à celui schématisé figure 7, montés en parallèle ou en cascade. Chaque
additionneur FAi est affecté à l'addition des bits de poids i. L'entrée correspondant au report de
retenue pour FA0 est imposée à 0 (en logique positive). La retenue finale C indique un dépassement
de capacité si elle est égale à 1. Le temps d'établissement du résultat correspondant au temps de
propagation des retenues au travers des diverses cellules. Si t est le temps réponse d'une cellule, la
sortie S0 et la retenue R0 sont valables après un retard t, la sortie S1 et la retenue R1 ne sont
correctes qu'après un retard 2 t, et ainsi de suite. La figure 9 présente un exemple de réalisation
logique d'un additionneur de deux mots de 2 bits.
A 3 B3 A 2 B2 A 1 B1 A 0 B0
FA 3 FA 2 FA 1 FA 0
C S3 S2 S1 S0
Figure 8
A 0 B0 R A1 B1
S0 S1
C1
Figure 9
A = 01101
B = 01011
D = 11000
0 1 2 3 4 t
2 2 2 2 2
Figure 10
A B R
FA
TD
S C
Figure 11
2. Soustraction
2.1. Demi-soustracteur
La table de vérité pour un demi-soustracteur (ne tenant pas compte d'une éventuelle retenue
provenant des bits de poids inférieurs) est la suivante :
A B D C
0 0 0 0
0 1 1 1
1 0 1 0
1 1 0 0
Table 3
et le schéma correspondant :
A
D
B
C
Figure 12
Nous pourrions maintenant étudier un soustracteur prenant en compte la retenue. Nous allons
plutôt tirer parti de certaines propriétés de la numération binaire pour traiter de la même manière
l'addition et la soustraction.
2.2. Additionneur-soustracteur
Nous savons qu'avec un mot de n bits nous pouvons représenter un entier positif dont la valeur est
comprise entre 0 et 2n - 1. Le complémentaire d'un mot de n bits est obtenu entre prenant le
complément de chacun des n bits. Ainsi, si nous sommons un nombre et son complément nous
obtenons un mot dont tous les bits sont à 1. C'est-à-dire :
A A 2n 1
dans ce paragraphe le signe + représente l'opération addition et non la fonction logique OU. Nous
pouvons encore écrire :
A A 1 2n
C'est-à-dire qu'il est possible d’écrire un nombre entier négatif comme le "complément à 2" de sa
valeur absolue :
A A 1
Nous reviendrons sur les divers codages des entiers signés plus tard. Nous pouvons utiliser cette
propriété pour écrire la soustraction de deux mots de n bits sous la forme suivante :
A B A B 1 2n A B 1 (n bits )
Ce résultat conduit au schéma de principe présenté sur la figure 13 combinant les fonctions addition
et soustraction. Celui-ci est basé sur l'emploi d'un additionneur n bits et d'un multiplexeur à deux
lignes d'entrée. Nous étudierons ce type de circuit un peu plus loin dans ce chapitre. Selon le code
opération O (0 pour une addition et 1 pour une soustraction) ce multiplexeur permet de sélectionner
une des deux entrées, B ou son complémentaire. Le code opération est également injecté sur l'entrée
report de retenue de l'additionneur. Pour simplifier le schéma et éviter de représenter n lignes de
connexion parallèles, on ne matérialise qu'une seule ligne. Celle-ci est barrée et accompagnée d'une
valeur qui indique le nombre réel de connexions.
A n n D
A
1 D
B n n D
n C
n 0
O
Figure 13
3. Comparaison
On rencontre très souvent la nécessité de comparer deux entiers (A = B, A > B ou A < B). Ecrivons
la table de vérité correspondant à ces trois fonctions de comparaison de 2 bits. La fonction C doit
être égale à 1 si et seulement si A > B, la fonction D si et seulement si A < B et la fonction E si et
seulement si A = B. Ce qui nous donne :
A B C (A > B) D (A < B) E (A = B)
0 0 0 0 1
0 1 0 1 0
1 0 1 0 0
1 1 0 0 1
Table 5
C
A
B
E
D
Figure 14
4. Contrôle de parité
La parité d'un mot binaire est définie comme la parité de la somme des bits, soit encore :
- parité paire (ou 0) : nombre pair de 1 dans le mot;
- parité impaire (ou 1) : nombre impair de 1 dans le mot.
La fonction OU-exclusif donne la parité d'un sous-ensemble de deux bits. Le contrôle de parité est
basé sur la constatation que le mot de n+1 bits formé en adjoignant à un mot de n bits son bit de
parité est toujours de parité 0. La figure 15 représente le diagramme logique d'un générateur-
contrôleur de parité pour 4 bits. Si l'entrée P' est imposée à 0 ce circuit fonctionne comme
générateur de parité : la sortie P représente la parité du mot composé par les bits A, B, C et D.
A
B
C
D
P
P'
Figure 15
Le contrôle de la parité est utilisé, par exemple, pour augmenter la fiabilité d'un système de
transmission ou de stockage de données. La figure 16 montre l'utilisation du circuit précédent en
générateur de parité du côté de l'émission et contrôleur de parité du côté de la réception. La sortie
P2 doit être à 0 pour chaque mot transmis, sinon cela indique un problème de transmission.
Emetteur Récepteur
A A
B B
C P C P P2
D D
P' P'
Figure 16
Remarquons cependant que la parité ne permet de détecter qu'un nombre impair de bits en
erreur dans un mot. Par ailleurs il ne permet pas corriger les erreurs détectées. Pour ce faire il
faut utiliser des codes correcteurs d'erreur qui nécessitent plusieurs bits supplémentaires.
5. Décodage
Dans un système numérique les instructions, tout comme les nombres, sont transportées sous forme
de mots binaires. Par exemple un mot de 4 bits peut permettre d'identifier 16 instructions
différentes: l'information est codée. Très souvent l'équivalent d'un commutateur à 16 positions
permet de sélectionner l'instruction correspondant à un code. Ce processus est appelé décodage. La
fonction de décodage consiste à faire correspondre à un code présent en entrée sur n lignes une
seule sortie active parmi les N = 2n sorties possibles. A titre d'exemple, nous allons étudier le
décodage de la représentation DCB des nombres.
Par exemple le nombre décimal 294 sera codé en DCB : 0010 1001 0100. Ce type de codage
permet, par exemple, de faciliter l'affichage en décimal du contenu d'un compteur. Pour ce faire on
peut utiliser des tubes de Nixie, contenant 10 cathodes ayant chacune la forme d'un chiffre (fig. 17)
ou des afficheurs lumineux à sept segment (fig. 18).
4 4 4
10 10 10
N N N
i i i
x x x
i i i
e e e
Figure 17
La fonction de chaque décodeur est d'activer une des dix lignes en sortie et une seule en fonction du
code présent sur les quatre entrées. Par exemple, si ce code est égal à 5, la 6 ème ligne de sortie est
mise dans l'état 1 et le chiffre 5 est affiché par le tube de Nixie.
4 4 4
7 7 7
Figure 18
La fonction de chacun des transcodeurs est de positionner à 1 les lignes de sortie correspondant
aux segments à allumer selon de code porté par les quatre lignes d'entrée. De manière générale,
un transcodeur fait correspondre à un code A en entrée sur n lignes, un code B en sortie sur m
lignes.
A chacune des lignes de sortie nous pouvons associer un produit prenant en compte chacune des
quatre entrées ou leur complément. Ainsi la ligne 5 correspond à :
ABCD
D'autre part, on souhaite souvent n'activer les lignes de sortie qu'en présence d'un signal de
commande global (strobe ou enable). Ce signal S est mis en coïncidence sur chacune des dix portes
de sortie. Dans l'exemple suivant, si S est dans l'état 0 le décodeur est bloqué et tous les sorties sont
également dans l'état 0.
S A B C D
9
Figure 19
6. Multiplexage
Le multiplexage est un dispositif qui permet de transmettre sur une seule ligne des informations en
provenance de plusieurs sources ou à destination de plusieurs cibles. La figure 20 en présente une
analogie mécanique avec deux commutateurs à plusieurs positions. Choisir une ligne revient à
définir l'angle du levier ou une adresse.
multiplexeur démultiplexeur
Figure 20
6.1. Démultiplexeur
Un démultiplexeur est un circuit comptant une entrée et N sorties et qui met en relation cette entrée
avec une sortie et une seule. Pour pouvoir sélectionner cette sortie il faut également des lignes
d'adressage : le code porté par ces lignes identifie la ligne de sortie à utiliser. Ce circuit est très
proche d'un décodeur. Considérons un démultiplexeur avec quatre lignes de sortie. Il faut deux
lignes d'adresse. Supposons que nous souhaitons également valider les données avec un signal de
contrôle E (pour laisser par exemple le temps aux niveaux d'entrée de se stabiliser). Par convention
nous choisissons de prendre en compte les données pour E = 0.
E B A Y0 Y1 Y2 Y3 Produit
0 0 0 D 0 0 0 ABED
0 0 1 0 D 0 0 ABED
0 1 0 0 0 D 0 ABED
0 1 1 0 0 0 D ABED
1 0 0 0 0 0 0
1 0 1 0 0 0 0
1 1 0 0 0 0 0
1 1 1 0 0 0 0
Table 8
D
0
E
D : données
E : enable
(A, B) : adresse A B
Figure 21
Il existe sous forme de circuits intégrés des démultiplexeurs avec 2, 4 ou 16 lignes de sortie. Pour
constituer des démultiplexeurs d'ordre supérieur on peut être amené à cascader des démultiplexeurs.
Par exemple un démultiplexeur avec 32 sorties peut être réalisé avec un "tronc" de 4 sorties et 4
"branches" de 8 sorties :
7
S
0
E D
7
A B C D E : adresse
S : données C B A
Figure 22
6.2. Multiplexeur
Un multiplexeur, réalise l'opération inverse. Il sélectionne une entrée parmi N et transmet
l'information portée par cette ligne à un seul canal de sortie. Considérons un multiplexeur à quatre
entrées, donc deux lignes d'adressage, et une ligne de validation. La table de vérité de ce circuit est
donnée par la table 9. De cette table nous déduisons une expression logique pour la sortie :
Y A B E X 0 A B E X1 A B E X 2 A B E X 3
E B A Y
0 0 0 X0
0 0 1 X1
0 1 0 X2
0 1 1 X3
1 0 0 0
1 0 1 0
1 1 0 0
1 1 1 0
Table 9
X0
X1
Y
X2
X3
E A B
Figure 23
Tout comme pour les démultiplexeurs on peut cascader plusieurs multiplexeurs pour obtenir un
multiplexeur d'ordre supérieur. La figure 24 montre comment un multiplexeur à 32 entrées peut être
réalisé à partir de quatre multiplexeurs à 8 entrées et d'un multiplexeur à 4 entrées.
15
Y
16
D E
23
24
31
A B C D E : adresse
A B C Y : sortie
Figure 24
Supposons que les lignes d'adresse A et B soient connectées aux sorties d'un compteur de période T,
nous aurons en fonction du temps :
t B A Y
[0,T] 0 0 X0
[T,2T] 0 1 X1
[2T,3T] 1 0 X2
[3T,4T] 1 1 X3
[4T,5T] 0 0 X0
Table 10
Les bits X0, X1, X2 et X3 se retrouvent en série dans le temps sur la sortie Y du multiplexeur.
7. Encodage
Nous venons d'étudier le principe du décodage, passons à l'opération inverse ou encodage. Un
encodeur est un système qui comporte N lignes d'entrée et n lignes de sortie. Lorsqu’une des lignes
d'entrée est activée l'encodeur fournit en sortie un mot de n bits correspondant au codage de
l'information identifiée par la ligne activée.
W0 W1 W2 W3 W4 W5 W6 W7 W8 W9 Y3 Y2 Y1 Y0
1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0
0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 1
0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0
0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 1 1
0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 1
Table 11
Y0 W1 W3 W5 W7 W9
Y1 W2 W3 W6 W7
Y2 W4 W5 W6 W7
Y3 W8 W9
En effet Y0 est égal à 1 quand la ligne W1 est dans l'état 1, ou la ligne W3, ou la ligne W5, ou la
ligne W7, ou la ligne W9. La ligne Y0 est nulle dans tous les autres cas. Il est possible de réaliser
ces fonctions OU avec des diodes selon le montage de la figure suivante :
W0
W1
W2
W3
W4
W5
W6
W7
W8
W9
+
5V
-
Y3 Y2 Y1 Y0
Figure 25
DA
A
A B S
B S 0 0 DA et DB bloquées 0
DB +V 0 DA passante/DB bloquée +V
0 +V DA bloquée/DB passante +V
+V +V DA et DB passantes +V
Figure 26
Si nous traduisons la signification logique des niveaux haut et bas en logique positive, au circuit de
la figure 26 correspond la table de vérité 12. La fonction réalisée est donc un OU inclusif.
A B S
0 0 0
0 1 1
1 0 1
1 1 1
Table 12
La figure 25 représente un exemple de réalisation d’un encodeur DCB réalisé avec des diodes. Le
bon fonctionnement de ce codeur suppose qu'une seule ligne d'entrée peut être dans l'état 1.
Par contre, si plusieurs entrées sont actives simultanément le résultat pourra ne pas avoir de
signification. Par exemple, si les deux lignes W7 et W8 sont dans l'état 1 (frappe simultanée des
deux touches), il en sera de même pour les quatre sorties. Pour éviter ce problème on utilise un
encodeur prioritaire. Pour ce type de circuit si plusieurs lignes d'entrée sont actives simultanément
le résultat correspondant à une seule parmi celles-ci est affiché en sortie. La règle peut être, par
exemple, de mettre en sortie le code correspondant à la ligne d'entrée d'indice le plus élevé. Par
exemple, si W7 et W8 sont dans l'état 1 l'encodeur prioritaire donne en sortie le code correspondant
à W8. La table de vérité correspondant à ce choix est donnée par la table 13. Chaque croix indique
que le code en sortie doit être indépendant de l'état de l'entrée concernée.
W0 W1 W2 W3 W4 W5 W6 W7 W8 W9 Y3 Y2 Y1 Y0
1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
X 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
X X 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0
X X X 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
X X X X 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0
X X X X X 1 0 0 0 0 0 1 0 1
X X X X X X 1 0 0 0 0 1 1 0
X X X X X X X 1 0 0 0 1 1 1
X X X X X X X X 1 0 1 0 0 0
X X X X X X X X X 1 1 0 0 1
Table 13
Alors que les expressions logiques définissant les lignes de sortie Y i ne dépendaient que des 1 dans
la table 11, il faut ici tenir compte des 0. Par exemple pour Y 0 nous avons :
Y0 W1 W 2 W 3 W 4 W 5 W 6 W 7 W 8 W 9 W3 W 4 W 5 W 6 W 7 W 8 W 9
W5 W 6 W 7 W 8 W 9 W7 W 8 W 9 W9
Nous pouvons mettre le complémentaire de W9 en facteur dans les quatre premiers termes, puis en
utilisant l'identité :
A AB A B
Soit encore :
Y0 W8 (W1 W 2 W3 W 4 W5 W 6 W3 W 4 W5 W 6 W5 W 6 W7 ) W9
Y0 W8 (( W1 W 2 W3 W 4 W5 W3 W 4 W5 W5 ) W 6 W7 ) W9
Y0 W8 (( W1 W 2 W3 W 4 W3 W 4 W5 ) W 6 W7 ) W9
Y0 W8 ((( W1 W 2 W3 W3 ) W 4 W5 ) W 6 W7 ) W9
Y0 W8 ((( W1 W 2 W3 ) W 4 W5 ) W 6 W7 ) W9
Soit en factorisant :
Y1 W8 W9 (W7 W 7 (W6 W 6 (W3 W2 W3 ) W 4 W5 ))
En utilisant toujours la même identité nous pouvons simplifier cette expression, il vient en
réordonnant les termes :
Y1 W9 W8 (W7 W6 W5 W 4 (W3 W2 ))
Soit encore :
Y2 W9 W8 (W7 W 7 (W6 W 6 (W5 W5 W4 )))
Vu leur utilité et leur importance en tantque supports permanents d’informations, ces unités
de stockage ont connu une évolution considérable que ce soit dans leur technologie de
construction, leur capacité de stockage et la manière de les raccorder à la machine pour
garantir un accès rapide à l’information était sûrement la carte perforée, mais cette dernière
a été très vite remplacée par des supports plus efficaces et plus performants, capables de
stocker l’information en plus grande quantité, de manière plus durable et plus sure. Il s’agit
des supports magnétiques (bande, disque, …).
L’évolution de la technologie a encore touché ce domaine et d’autres techniques ont vu le
jour concernant la fabrication de ces supports, ce qui fait que sur le marché actuel, on trouve
un nouveau type de support : les supports optiques.
3.1 Stockage des données sur la bande magnétique : la bande magnétique est organisée en 7 ou 9
pistes. Chaque octet est représenté verticalement tel que chaque bit est stocké sur une piste. Le
9ème bit est un bit de parité.
Octet+bit de parité
Piste
9 pistes
Bit
Les informations sont enregistrées sur la bande sous forme de blocs, séparés par des zones
non magnétisées appelées espaces inter-blocs ou Gaps selon une densité d’enregistrement
donnée.
La densité d’enregistrement est égale au nombre de bits stockés par pouce. Elle est mesurée
en bit per inch (bpi).
Fichier
Le stockage des enregistrements physiques sur les supports de stockage, de façon générale, peut
s’effectuer de deux manières différentes :
- enregistrement groupé
- enregistrement non groupé
Cette notion de groupage (ou blocage) traduit le fait qu’un enregistrement physique contienne
un ou plusieurs enregistrements logiques. Cela traduit par un paramètre important qui est le
facteur de groupage (ou facteur de blocage), telque :
F=Nel / NP
Nel : nombre d’enregistrements logiques
NP : nombre d’enregistrements physiques
Ainsi, on parle d’enregistrement groupé (ou bloqué) lorsque F=n c’est à dire qu’un
enregistrement physique (ou bloc) contient plusieurs enregistrements logiques.
On parle d’enregistrement non groupé lorsque F=1 c’est à dire qu’un enregistrement physique
contient un seul enregistrement logique.
3.2. Exploitation d’une bande magnétique : pour une exploitation de la bande magnétique, il
convient de connaître deux paramètres essentiels :
L’espace réel de stockage
Le temps nécessaire à la manipulation (L/E) du fichier sur la bande
Exemple :
On considère un fichier de 15000 enregistrements de 200 caractères chacun, on veut calculer
l’espace nécessaire à son stockage pour F=1 puis F=20.
Densité d’enregistrement=2650bpi
Espace inter bloc=0,3pouces
1. pour F=1
L’espace Eb nécessaire au stockage d’un seul enregistrement physique :
Eel=Tel/D = 200/2650
Eb=Eel + Eib =200/2650+0,3 = 0,37547pouces
L’espace E f nécessaire au stockage de tout le fichier:
Ef = Nel * Eb = 15000*0,37547 = 5632,07547pouces
2. pour F=20
L’espace Eb nécessaire au stockage d’un bloc
Eb = F*Eel + Eib =20 * 200/2650 + 0,3=1,81pouces
L’espace E f nécessaire au stockage de tout le fichier :
Ef = Nel/F * Eb = 15000/20 * 1,81 =1357,5pouces
b. Détermination du temps de traitement (L/E) d’un fichier sur bande : on peut calculer le
temps de traitement d’une bande magnétique (on exclue le temps de traitement UC) :
i. Calcul la vitesse de défilement de la bande :VB =Vt/D telque :
VB : vitesse de défilement de la bande mesurée en p/s
Vt : vitesse de transfert mesurée en c/s
D : densité d’enregistrement mesurée en bpi
ii. Calcul du temps nécessaire à la lecture d’un bloc : tb=Tb/Vt telque :
tb : temps de lecture d’un bloc mesuré en seconde
Tb : nombre d’octets par bloc (taille d’un bloc)
Vt : vitesse de transfert mesurée en c/s
iii. Calcul du temps nécessaire au défilement d’un espace inter-bloc : tib=Tib/Vt ou tib=Eib/VB
telque :
tib : temps de défilement d’un espace inter-bloc mesuré en seconde
Eib : espace inter-bloc mesuré en pouce
VB:vitesse de la bande mesurée en p/s
Exemple :
On considère un fichier de 15000 enregistrements de 175 caractères chacun, stocké sur une
bande magnétique. Avec les informations suivantes, on voudrait calculer le temps de lecture
de la bande.
Vitesse de transfert du déroulement :Vt =320000 o/s
Densité d’enregistrement : D=6250bpi
Espace inter bloc :Eib=0,3p
Facteur de blocage F=30
3.3 Caractéristiques d’une bande magnétique : la bande magnétique est caractérisée par un
paramètre essentiel : l’accès séquentiel aux informations stockées : pour accéder à un bloc
particulier, on est obligé de passer par tous les blocs qui le précédent. Ce paramètre joue en sa
défaveur, puisque cela génère une lenteur et une perte de temps durant les accès aux données.
Avantages
Ce sont des périphériques standard utilisables sur la plupart des systèmes.
Elles permettent l’archivage des informations pour une longue durée.
Inconvénients
Lenteur d’accès à l’information causé e par l’accès séquentiel
Le montage et le démontage des bandes sur le dérouleur nécessitent un opérateur.
Actuellement, les bandes magnétiques sont quasiment remplacées par des supports
beaucoup plus performants qui offre à la fois une grande capacité de stockage et un accès
rapide (accès aléatoire) aux informations.
4.1 le disque dur : le disque dur se présente sous la forme d’un boîtier hermétique à l’intérieur
duquel se trouve une pile de plateaux ou disques magnétiques superposés et regroupés autour
d’un même axe. Chaque disque possède deux faces : une face supérieure et une face
inférieure. A chaque face est associée une tête de L/E fixée sur un bras mobile (deux têtes
pour chaque disque).
Têtes de L/E
Face supérieure
Face inférieure
Disque magnétique
Axe de rotation
a. Organisation du disque : les informations sont rangées dans les secteurs sous forme de bits en
série. Dans un secteur, on distingue trois zones chacune réservé à des taches bien précises :
- Zone de données utiles : sert à recevoir les données à stocker sur le secteur.
- Zone repérage : elle contient le numéro du secteur.
- Zone de contrôle : contient un groupe de bits permettant de contrôler les données
contenues dans la zone de données utiles.
Espace inter-secteurs
Z. de contrôle
Espace
Z. de données
inter-pistes
Z. de repérage
Secteurs
Cylindre
Pistes de même
numéro
b. Densité d’enregistrement sur un disque : de manière générale, la densité est donnée par la
formule suivante : D=Nb/L, telque :
Nb : nombre de bits (ou nombre de bytes)
L : longueur en pouces
La densité d’enregistrement linéaire par piste est calculé comme suit :
DL=Nbp/L, telque :
Nbp : nombre de bits par piste (ou nombre de bytes par piste)
L : longueur d’une piste en pouce
Exemple : Soit un disque avec 64 secteurs par piste. La taille d’un secteur étant de 4096 octets.
Si on considère que la longueur d’une piste LP = 37,68cm, la densité d’enregistrement linéaire
serait :
Nbp = 64*4096 = 262144 octets
Donc DL = Nbp / LP = 262144/37,68 = 6957bpcm
c. Capacité d’un disque dur : elle désigne la quantité d’informations qu’un disque peut contenir
mesurée en octet.
Cd=Cs*Nsp*Nc*Nt telque :
Cs : capacité d’un secteur
Nsp : nombre de secteurs par piste
Nc : nombre de cylindres
Nt : nombre de têtes
Exemple : Considérons un disque dont la géométrie est la suivante : 14tetes, 723cylindres et
51 secteurs, la capacité d’un secteur étant de 512octets.
Donc, Cd = Cs * Nsp * Nc * Nt = 512 * 51 * 723 * 14 = 258111ko
e. Les opérations L/E : les informations stockées sur le disque sont identifiées par des adresses.
Une adresse est constituée d’un numéro de tête, d’un numéro de cylindre et d’un numéro de
secteur. Ainsi, pour lire une information sur le disque, l’UC fixe au contrôleur du disque la
quantité d’informations à lire et lui indique l’@ correspondante sur le disque. A ce moment là,
le contrôleur va effectuer les opérations suivantes :
Il envoie les signaux nécessaires au positionnement de la tête à l’@ indiquée.
Quand la tête est positionnée sur le secteur concerné, le disque envoi au contrôleur les
informations lues en série (bit par bit).
Le contrôleur du disque regroupe ce flot de bits et forme les mots destinés au système.
Presque le même processus est repéré pour l’écriture de données sur le disque. L’UC envoi au
contrôleur les informations à stocker bloc par bloc et précise l’@ à partir de laquelle va
s’affecter l’opération d’écriture. Le contrôleur va commander le positionnement de la tête et
transmet les données bit par bit.
Pour accéder à une information stockée sur disque, un nombre d’opérations élémentaires sont
exécutées. Chacune de ces opérations va nécessiter un certain temps pour son exécution. Le totale
de ces temps constitue ce qu’on appelle temps d’accès à l’information, c’est à dire, le temps qui
s’écoule entre l’ordre venant du contrôleur pour le positionnement de la tête de L/E jusqu’au
transfert complet d’un secteur.
Ainsi, le temps d’accès à une information est égal à la somme des temps suivants :
Temps nécessaire pour déplacer la tête pour la positionner sur le bon cylindre (ou temps de
recherche).
Temps de latence (ou délai de rotation) qui correspond au temps de rotation pris par le disque
pour amener le bon secteur sous la tête.
Temps nécessaire au transfert d’un secteur
Temps du contrôleur qui est le temps pris par le contrôleur du disque pour achever
l’opération d’E/S.
Le disque peut faire au minimum 0 tours et au maximum 1 tour pour atteindre le bon secteur
ce qui fait que le délai moyen de rotation est égal à un demi tour.
Exemple1 : si on considère qu’un disque tourne à 3600tours par minute, le délai moyen de
rotation sera calculé comme suit :
3600tours 1 minute
1/2tours t minute
t = 0,5/3600 = 0,000138mn = 0,0083s = 8,3ms
Ainsi, le temps de rotation moyen pour atteindre le bon secteur est 8,3ms
Exemple2 : on veut calculer le temps moyen nécessaire pour lire ou écrire un secteur de 512octets
pour un disque. Pour cela nous avons les informations suivantes :
Temps de recherche moyen = 9ms
Débit de transfert = 4Mo/s
Vitesse de rotation = 7200 tours/mn
Temps du contrôleur = 1ms
Le temps moyen d’accès = temps de recherche moyen + temps de rotation moyen + temps de
transfert + temps du contrôleurs.
- le temps de rotation = 0,5/7200 = 4,15ms
- le temps de transfert 4Mo 1s
512c ts
t = 512 / (4*1024*1024) = 0,000122s = 0,122ms
Donc, le temps moyen d’accès = 9 + 4,15 + 0,122 + 1 = 14,272ms
On a :
1 bit = 0 ou 1
1 octet = 1 caractère = 1 byte = 8 bits
1 Ko = 1024 octets
1Mo = 1024 Ko
1 Go = 1024 Mo
4.2 Le disque souple (disquette) : C’est un disque magnétique constitué d’un seul plateau en
plastique souple enfermer à l’intérieur d’un mince boîtier de protection.
5. Le disque optique
Au début, les seuls supports utilisés pour stocker l’information étaient (et sont encore) les
supports magnétiques : disque dur, disque souple. Ces dernières années, de nouveaux supports
ont vu le jour, il s’agit des disques optiques (ou CD) dont les avantages majeurs sont leur
grande capacité de stockage et leur amovibilité.
Exemple : CD ROM (Compact Disk Read Only Memory)
DVD (Digital Versatile Disk).
5.1 CD-ROM : Il utilise des disques portatifs de grande capacité au format pratique, de plus en plus
utilisé pour la vente de logiciels. Il remplacera le lecteur de disquettes.
Le CD-ROM (Compact Disc - Read Only Memory) est un disque optique de 12 cm de diamètre
et de 1mm d'épaisseur, permettant de stocker des informations numériques, c'est-à-dire
correspondant à 650 Mo de données informatiques (correspondant à 300000 pages
dactylographiées) ou bien jusqu'à 78 min de données audio.
On a ainsi une séquence binaire que le lecteur parcourt grâce à un laser ; celui-ci est réfléchi
lorsqu'il rencontre un espace, il ne l'est pas lorsqu'il rencontre une alvéole.
b. Le lecteur de CD-ROM : C'est une cellule photoélectrique qui permet de capter le rayon
réfléchi, grâce à un miroir semi-réflechissant comme expliqué sur le dessin suivant :
5.2. DVD-ROM : Le DVD-ROM (Digital Versatile Disc - Read Only Memory) est une variante du
CD-ROM dont la capacité est largement plus grande. En effet, les alvéoles du DVD sont
beaucoup plus petite (0,4µ et un espacement de 0.74µ), impliquant un laser avec une longueur
d'onde beaucoup plus faible.
Les DVD existent en version "double couche", ces disques sont constitués d'une couche
transparente à base d'or et d'une couche réflexive à base d'argent. Dans le but de lire ces
deux couches, le lecteur dispose d'un laser à deux intensités :
une intensité faible ; le rayon se réfléchit sur la surface dorée
une plus grande intensité permet au rayon de traverser la première couche
et de se réfléchir sur la surface argentée.
L'intérêt du DVD touche en priorité le stockage vidéo qui demande beaucoup plus d'espace.
Un DVD de 4,7 Go permet de stocker plus de deux heures de vidéo compressées en MPEG-
2 (Motion Picture Experts Group), un format qui permet de compresser les images tout en
gardant une très grande qualité d'image.