Dissertation
Dissertation
Nature de la dissertation
La dissertation est une composition, un écrit sur un sujet d'ordre littéraire, social, scientifique
ou technique. On se rappellera que dans les classes antérieures, on a déjà fait des
compositions lorsque, par exemple, il était demandé d'imiter ou de composer un paragraphe ;
de décrire quelque chose ou de raconter un événement.
En Se et 6e des humanités, l'élève a grandi ; ses facultés mentales se sont développées. Il est
temps qu'il s'applique à un exercice qui exige plus de raisonnement ; un exercice qui prend en
compte l'expérience de sa vie ; sa culture (voyages, lectures, rencontres, cinéma, radio,
télévision, Internet...) et sa formation intellectuelle. Tout cela a ouvert et meublé son esprit. Il
est d'ores et déjà capable d'apprécier, de juger et de s'exprimer.
En dissertation, il lui est demandé de donner (en fonction de ce qu'il sait) son opinion, son
avis, bref, ses idées à propos d'un sujet donné. L'élève essayera donc d'émettre un jugement de
valeur.
Ainsi initié à la culture et à la science, il n'affirmera pas n'importe quoi. Il portera son
attention sur ce qui est vrai ou objectif, vérifiable et reconnu par le monde scientifique. Il
évitera les banalités et les affirmations gratuites ou erronées.
3. Un exercice de français
Le français est la langue de la culture dans notre pays. L’élève qui doit faire preuve de
performance dans ce domaine.
4. Mise en page
On écrit pour être lu et compris, peut-être par des inconnus. L’élève do proprement et
lisiblement de manière à ne pas indisposer le lecteur. La dissertation comme foute autre
composition littéraire, comporte trois grandes parties introduction, le développement, et la
conclusion. En écrivant, l’élève tâchera de bien les distinguer. La marge et l’interligne seront
de même respectés
Au regard de ces recommandations, une question se pose : comment procéder concrètement ?
C’est l’objet du chapitre suivant.
Préparation de la dissertation
1. La compréhension du sujet
2. La découverte du type de travail
X. L’invention
1. La compréhension du sujet
La clé de la réussite d’une dissertation est dans la bonne compréhension du sujet. Un sujet mal
compris conduit inévitablement à un mauvais développement en dépit des prouesses dont
pourrait faire preuve l’élève dans la rédaction. Qu’est-ce que comprendre un sujet de
dissertation ?
C’est arriver à redire clairement (sans en altérer le sens) le sujet en d’autres termes. Ceci
suppose au préalable une lecture attentive et raisonnée du sujet, une lecture qui permette d’en
saisir la portée réelle.
Pour cela, il convient de connaître la signification de chaque mot utilisé par Pasteur. Cette
signification dépend étroitement du contexte
Très souvent le sens des mots et/ou du sujet tout entier n’apparaît pas dès la première lecture.
Il est recommandé de lire le sujet plusieurs fois et de façon plus attentive (à chaque fois) afin
d’en pénétrer le sens. L’essentiel est de reconnaître la nature du sujet. En effet, un sujet de
dissertation peut se présenter sous la forme d’un énoncé simple, d’une phrase sentencieuse ou
d’un énoncé complexe.
Dans le cas d’un énoncé simple, la compréhension consiste à saisir le sens des mots clés. Un
seul mot peut donner à un énoncé son sens précis et particulier. On n’hésitera pas de recourir à
un dictionnaire pour définir un mot, surtout lorsqu’il s’agit d’un travail à domicile.
Exemple : « L’argent fait le bonheur. Commentez
Faire : produire, créer, ce verbe marque un lien logique, une relation entre les concepts argent
et bonheur.
Le message se comprend alors comme suit : les billets de banque assurent vie heureuse.
Un proverbe ou un adage est une expression métaphorique dont il faut décrypter l’image,
condition sine qua non pour accéder au sens du texte
Il s’agit ici d’an proverbe qui a un champ d’application très étendu, il faut en saisir les images
Donner un poisson : fait penser aux dons, aux cadeaux, aux aides. Cela Implique le fait d’être
sous la dépendance de quelqu’un :
Ces deux conduites ont leurs effets : le cadeau peut ne pas assouvir la soif ni calmer la faim. Il
aide pour un temps ; il soulage mais ne comble pas. D’où « Je mangerai aujourd’hui. Au
contraire, lorsqu’on produit par soi-même, on peut combler le besoins chaque fois qu'il le faut
on dispose de son bien à son gré. D'où Je n'aurai plus jamais faim.
En clair, le sujet signifie qu'il vaut mieux apprendre soi-même à travailler pour son
autosuffisance que de se contenter des dons. Le travail met à l'abri du besoin, le don nous y
expose
Nous conseillons, dans ce cas, de découvrir les grandes articulations de la phrase de manière à
en saisir le sens global.
Exemple « La culture, ce n'est pas avoir le cerveau farci de dates, de noms ou de chiffres, c'est
le bon goût du jugement, l'exigence logique, l'appétit de relation soif la preuve Développez
Devant un pareil sujet, ce serait une perte de temps que de procéder à la définition des mots
clés, ceux-ci sont nombreux et se recoupent. En voici par ailleurs une approche la culture ne
se mesure pas à la diversité des connaissances, mais à la capacité d'user de son esprit critique.
L'esprit cultivé se caractériserait donc principalement par la recherche de la précision...
Dans tous les cas, comprendre un sujet de dissertation, c'est trouver une for mule explicative
(claire et fidèle) à la pensée de l'auteur. C'est une étape déterminante pour la suite.
1.4 Exercices
2. Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins (La Fontaine).
3. « Celui qui oublie son propre bonheur pour trouver celui des autres, trouve le sien par
surcroit.
4. 4 l’essentiel n'est pas ce qu'on a fait de l’homme ; mais ce qu'il a fait de ce qu'on a fait de
lui (J.P. Sartre).
5. A notre époque, on ne se marie jamais bien du premier coup. Il faut s'y reprendre (Alfred
Capus).
Il ne suffit pas de bien comprendre un sujet pour bien le disserter. Encore trouver l’orientation
à donner à la réflexion, Le type de travail à effectuer & envers la question qui accompagne
l’énoncé du sujet de dissertation. D’après les observations, nous pouvons ramer à cinq les
types de travaux de dissertation.
Un commentaire ou un exposé ;
Une discussion ;
Un travail mixte,
Une comparaison,
Un inventaire.
En effet, toutes ces expressions, malgré des nuances particulières, disent à présenter la même
chose. Il s’agit d’appuyer l’auteur.
En substance, un sujet dit du type mixte permet à celui qui disserte de prêter à son discours
soit la forme d’un commentaire, soit celle d’une discussion selon qu’il appuie l’auteur ou
selon qu’il l’appuie et le contredit à la fois
Faire ressortir les rapports et les différences. Les tournures ci-après aident souvent La
comparaison suppose la présence de deux ou plusieurs réalités dont il faut à la découvrir :
Comparez, confrontez, parlez de… à telle époque (ou lieu) et à telle autre époque (ou lieu).
2.5 Un inventaire
Un inventaire est l’exposé des divers traits ou caractéristiques d’une réalité, d’un objet. On le
reconnaît grâce aux tournures du type : Relevez-les (différentes) caractéristiques de…
Remarquons, cependant que l’expression qui informe sur le type de travail à effectuer peut
précéder ou suivre l’énoncé du sujet, ou encore faire corps avec l’énoncé du sujet. Observons
les exemples ci-dessous :
En tout cas, l’énoncé d’un sujet de dissertation comporte toujours deux données essentielles, à
savoir, la matière du sujet ; c’est-à-dire le problème qui est nié ou affirmé (et qu’il faut
comprendre) et la forme du sujet : l’orientation à donner à sa réflexion. La découverte du type
de travail exigé aide dans l’élaboration du plan.
2.6 Exercices
2. L’invention
Ce terme dérive du verbe latin sinvenires qui signifie découvrir, trouver (dea les). L’invention
est donc la recherche des idées.
Une bonne invention se fait sur la base de questions. Celles-ci portent sur :
La tendance scientifique du problème. Si la pensée est signée, il convient de considérer le
domaine du savoir de l’auteur,
Bref :
Les questions doivent déballer le problème dans toutes les circonstances : temps, lieu, cause,
manière, conséquence…
Finalement le travail d’invention prend également en compte le type de travail dont il s’agit.
En effet, la recherche des idées sur un sujet à commenter se fait différemment de celle d’un
sujet à discuter ou d’un sujet à comparer.
Les questions varient selon la nature du sujet. Elles ne sont pas stéréotypées, l’important c’est
qu’elles déballent le problème.
La recherche des idées se fait de préférence en pêle-mêle sur un papier. L’élaboration d’un
plan de travail n’interviendra que plus tard. Cependant les élèves doués peuvent directement
structurer leur texte à mesure qu’ils avancent dans l’invention.
Les idées trouvées en désordre doivent être classées de manière à préparer un plan de
rédaction. C’est pourquoi il est besoin de les trier. C’est-i-dire, fondre les idées qui se répètent
et exclure celles qui ne cadrent pas du tout avec le sujet.
Une ou deux idées d’ordre général composeront l’introduction ; une ou deux autres serviront
de support à la rédaction de la conclusion ; le reste composera le développement. Il n’est pas
exclu qu’une idée qui a servi dans l’introduction se répète du nouvelle formation) dans la
conclusion, par exemple. Dans le développement Par notation échelonnée, en programmant,
comme per degrés dual particulier. Chaque de ser suiyle, si possible, d'une preuve, d'un
exemple ou d'une citation.
La technique d'organisation consiste à énumérer (...) les grandes idées à développer. L'art de
s'exprimer dans un ordre de succession et de cohérence est la trame même de l'esprit cultivé
5. Exercices
Soit le sujet :
Être homme c'est précisément être responsable. Commentez cette pensée d'Antoine de Saint-
Exupéry
tin. Voici les idées retenues par une classe ; essayez de composer un plan de rédaction
2. L'homme est la cause de tout ce qui peut arriver dans son milieu.
5. Cette affirmation s'applique dans le cas où l'on veut se débarrasser d'une infortune
Rédaction de la dissertation
1. L'introduction
2. Le développement
3. La conclusion
Dans la rédaction de chaque partie, il convient de se mettre dans la tête deux questions : que
dire ? Et comment le dire ? C'est là un problème de fond et de forme.
1. L'introduction
Rédiger l'introduction d'une dissertation c'est de ramener à « formuler, avec ses propres mots,
l'essentiel du sujet à traiter en le précisant autant que possible ». Dans l'introduction
également on décode le sujet, on y révèle sa compréhension personnelle de l'énoncé, et on
montre globalement comment on compte s'orienter.
1.1 Le fond
Avec ces mots, la matière de l'introduction est connue : Expliquer le sujet et annoncer les
grandes parties du développement tout en indiquant le type de travail à présenter.
1.2 La forme
La forme c’est la façon d’écrire, l’expression de la matière. Il s’agit ici de savoir comment
expliquer le sujet et comment annoncer les parties du développement en même temps qu’il
importe de suggérer le type de travail.
Le problème de la forme est relatif au talent et au style de l’élève. Toutefois, nous proposons
quelques formules ou procédés en vue d’aider les débutants à mieux s’y prendre.
Exemple L’auteur :
Trouve
Pense + que
Croit
L’auteur :
Prétend +que
Estime
Suppose
L’auteur :
Affirme
Déclare
Dit
-soutient
Que
Exemple
- Semblerait
- Paraitrait
Il serait bon
Il mai agréable
c) Autres procédés :
Exemple :
-D’après
- Selon
-A en croire
-Pour
L’auteur…
Ces verbes et expressions, qu’on ne prendra pas pour des stéréotypes, ont l’avantage, en
même temps qu’ils expliquent le sujet, permettent de prendre ses distances vis-à-vis de
l’affirmation en faisant la part de l’auteur.
Néanmoins, il n’est pas exclu de partir d’une citation pour expliquer un sujet de dissertation.
L’explication du sujet est suivie d’une phrase (énonciative ou interrogative) qui dise
l’essentiel à traiter dans le développement. Cette phrase peut toujours être explicitée pour une
meilleure saisie de la pensée. Le futur simple de l’indicatif serait le temps le mieux indiqué du
fait qu’il présente le travail de développement comme un projet à réaliser incessamment.
L’orientation du travail étant déjà connue, l’usage est de le suggérer ou de l’évoquer à l’aide
de certains verbes. On utilisera par exemple, pour :
L’introduction est l’entrée en matière. Elle doit être rédigée avec le plus grand soin possible et
dans un style simple et clair. Elle ne sera pas trop longue (pas plus de dix lignes). On y évitera
des expressions du genre : il est clair » ; «il va sans dire ; il est évident qui sont des formes de
conclusion à la suite desquelles une certaine démonstration ne se justifierait plus.
Soit le sujet : « On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’an nées : on
devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Commentez cette pensée de Mac Arthur.
Exemple 1 : Mac Arthur estime que c’est en se privant d’ambitions qu’on vieilli. Cette
conception de la vieillesse est contraire à celle qui, habituellement, fait intervenir la vieillesse
à la suite de l’effet des années (νέστες) sur le corps humain. Il nous revient dans les pages
suivantes, de démontrer la pertinence de cette affirmation
Exemple 2 : Il semblerait que la vieillesse ne soit pas cette période de vie où le corps se
consume sous le poids des ans : mais une léthargie : un tarissement, un essoufflement spirituel
qui survient à tout âge, ainsi que le déclare Mac Arthur. Comment alors peut-on vieillir
pendant qu’on a encore la peau bien ferme ? Ou bien, peut-on rester jeune tout en ayant des
rides sur sa peau ? Telles sont les questions auxquelles nous essayerons de répondre.
Exemple 3 : Selon l’auteur, la vieillesse est une maladie de l’âme quand celle-ci cesse d’être
enthousiaste ; et non pas cet affaiblissement du corps humain après plus au moins soixante-
dix ans de vie. Dans notre exposé, nous tenterons, par des arguments, de prouver la justesse
de cette thèse
Remarquons :
Les trois propositions d’introduction du sujet ci-dessus comportent des phrases d’explication
(du sujet) et des phrases d’annonce (du développement). C’est l’essentiel sur le plan du
contenu. Cependant, elles diffèrent sur le plan de la forme.
Dans l’exemple 1, le ton est énonciatif avec emphase (c’est…) au niveau de l’explication du
sujet. Dans l’exemple 2, la phrase d’explication est énonciative et neutre, tandis que la phrase
d’annonce est interrogative. L’exemple 3 est simplement énonciatif. C’est donc dire qu’en
matière de forme, les notions d’art priment.
1. « Pour accéder au niveau social de l’Européen, il fallait faire les mêmes études que lui.
Que pensez-vous de cette phrase de M. Albert Tevoedjere ?
2. « L’avenir sort du passé » (Djibril Tamsir). Développez
3. « Nos contemporains sont fort portés à identifier technique et civilisation ». Expliquez
et commentez cette affirmation de Jacques Leclercq.
4. « La vie est comme un éclair fugitif, son éclat dure à peine le temps d’être aperçus
(LIT’aï Po). Expliquez et commentez.
5. Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne » (Maurice
Chapelon). Commentez.
6. « Etes-vous pour ou contre les danses modernes » ?
7. « L’amitié est plus souvent une porte de sortie qu’une porte d’entrée de l’amour
(Gustave le Bon). Démontrez.
3. Le développement ou le corps
2.1 Notions
Dans le cas d’un sujet à commenter, le développement est fait d’une seule idée la thèse. Celle-
ci doit être démontrée dans ses applications et ses implications dans les différents secteurs de
la vie, c’est-à-dire le social, le politique, l’économique, le culturel, etc. Il y a lieu aussi de
considérer l’évolution de la thèse dans son passe, son présent, et son avenir. Mais l’on peut
aussi effleurer l’antithèse, si la démonstration ainsi faite avec des arguments probants ne
rencontre pas les convictions du sujet dissertant.
En fait, pour un sujet à commenter, l’idée maîtresse, appelée la thèse, est développée en
plusieurs sous idées.
Dans le cas d’un sujet à discuter, le développement est à coup sûr centré sur trois grandes
parties à savoir, la thèse (la partie pour), l’antithèse (la partie contre) et la synthèse. Chaque
partie est développée en deux ou trois sous idées ou paragraphes.
La thèse, c’est le point de vue de l’auteur tel qu’exprimé à travers l’énoncé du sujet. Qu’elle
prenne la forme affirmative ou négative, la thèse est pour un sujet de dissertation l’ensemble
des arguments favorables à la déclaration de l’auteur. C’est-à-dire des arguments qui
confèrent au point de vue de l’auteur sa pertinence, son bien-fondé
Considérons le sujet : « L’homme n’est pas une île. La thèse sera faite, par exemple, d’idées
suivantes :
L’homme ne sort pas du néant ; il est le fruit de l’amour de Dieu par le tructiement des
hommes. L’homme naît dans la société. Celle-ci le reçoit et le façonne. C’est encore à la
société que l’homme s’en va ; rend compte. C’est pourquoi il n’y a de pire ennui que de vivre
dans la solitude. L’exemple d’Adam au jardin d’Eden nous en dit assez. Aussi les hommes
tissent-ils des relations de mariage, d’amitié, de camaraderie afin de passer cet instant qu’est
la vie en compagnie des autres. L’homme, dans tous les cas, se définit par rapport à sa
communauté (famille, ville, pays, etc.) ; c’est là qu’il se réalise.
L’antithèse est en somme une réfutation de la thèse ; elle aide l’élève à considérer l’autre face
de la question et, est introduite à l’aide des conjonctions de coordination marquant
l’opposition ; mais, or, pourtant, néanmoins, toutefois, par contre, au contraire, etc.
Voici des idées pouvant former l’antithèse du sujet cité ci-haut en exemple :
L’homme, contrairement à la pensée populaire, n’est pas à l’aise dans la société : l’isolement
lui conviendrait. En effet, l’accroissement du taux de criminalité que connaît T’humanité
résulte du contact avec les autres. On n’imaginerait, par exemple, pas de meurtres, de viols ou
de vols de la part d’une personne isolée dans la nature. D’ailleurs l’adage : « L’homme est
pour l’homme un loup » ne peut se justifier que dans le contexte d’une vie communautaire.
C’est dans la solitude en outre que l’homme se réalise : les plus grandes œuvres humaines ne
sont-elles pas produites dans la solitude ? C’est ainsi que Horace proclamait : <<Je hais la
foule stupide et, je m’en écarte ». Il vaut mieux pour l’homme de s’isoler ; la société le
déprave.
L'homme est non seulement appelé à communier avec ses semblables, mais aussi à se passer
d'eux. Être social, T'homme nait, grandit et se réalise dans la communauté ; l'isolement est
pour lui un suicide. Mais l'homme est aussi appelé à la solitude, surtout lorsqu'il s'agit de
graves décisions à prendre, des moments de réflexion au de recueillement. Toutefois, c'est
encore pour la société que l'individu s'isole. En effet, le politicien qui a réfléchi seul ira à la
rencontre d'une foule à haranguer ; les beaux romans produits dans l'isolement devront trouver
des lecteurs dans le public... L'homme donc est un être à la fois solidaire et solitaire.
Le professeur qui habituait ses élèves à des discussions, les préparerait implicitement à la
tolérance, à la cohabitation avec des individus ne partageant pas avec eux les mêmes
convictions.
Dans le cas d'un sujet à comparer, le développement aura également deux grandes parties : les
ressemblances et les dissemblances traitées en deux ou trois sous-points ; le cadre de la
réflexion étant, par exemple, la vie sociale, économique, religieuse, artistique et, la dimension
spatio-temporelle.
Le sujet de type démonstration sera traité soit sur le modèle d'un commentaire, soit sur celui
d'une discussion selon l'option de l'élève
Dans le développement d'une dissertation, la matière à traiter sont les idées. Celles-ci
prendront la forme d'un commentaire, d'une discussion ou d'une comparaison selon les cas. Il
ne reste qu'à leur donner une forme.
La plupart des élèves, quand bien même ils auraient retenu de bonnes idées, ne savent pas les
exprimer dans le texte. Parler de la forme du développement, c’est se résoudre à répondre à la
question comment développer ou présenter les idées ?
Voici par ailleurs une manière simple de procéder pour ne pas tarir.
1. Présenter l’idée : c’est l’introduire dans le texte. On y arrive par une tournure assertive
(affirmative ou négative).
2. Expliquer l’idée : si nécessaire, on exprime la même idée en d’autres mots pour se
faire comprendre par le lecteur. Les particules explicatives (Voir les opérateurs
logiques nº 3) trouvent ici leur usage.
3. Commenter l’idée : c’est l’appuyer à l’aide d’arguments solides, d’exemples, de
preuves et de citations, Notons par ailleurs que l’exemple renvoie à l’expérience
personnelle ; et l’illustration aux faits d’histoire ou au vécu quotidien. Et les citations
ne sont rien d’autre que des références, des reprises, des insertions dans la
démonstration des textes oraux (proverbes, contes, etc.) et écrits corroborant le sujet
ou l’idée développée. Utilisées à bon escient, les citations confèrent de l’autorité aux
arguments.
4. Conclure l’idée ; donner une petite synthèse de l’idée développée de manière à passer
à une autre idée.
5. Faire une transition : trouver une formule (énonciative ou interrogative) qui annonce
l’idée suivante.
L’élève qui procède ainsi pour chaque idée verra son texte devenir plus étoilé, et sa
démonstration échappera au reproche d’insuffisance.
Les idées retenues doivent être bien égrenées. Chaque idée sera développée en paragraphe ;
car l’art de disposer les paragraphes relève du souci d’ordre et de clarté.
La rédaction sera originale : l’élève s’abstiendra de plagier un auteur, ce qui est malhonnête.
Les amphibologies ou les boursouflures de toute sorte sont à éviter à tout prix. Chaque phrase
du texte apportera un élément nouveau de nature à faire progresser la démonstration, toute
idée superflue sera impitoyablement rejetée.
Le choix des termes propres est exigé, y compris la clarté et la justesse de l’expression.
Attention à l’accumulation des pronoms relatifs, ils alourdissent la phrase et créent des
ambiguïtés.
Les prépositions doivent être employées de façon judicieuse, car elles peuvent modifier
profondément le sens du verbe, En d’autres termes, un même verbe change de signification
selon qu’il est employé avec telle préposition ou avec telle autre. Ainsi le verbe par dans les
expressions
Parler de…
Parler …
Parler en…
Parler avec
Venir à…
Venir de…
Venir par…
Placé après une préposition, le verbe est obligatoirement à l’infinitif.
Exemple :
Exemple :
Exemple :
Attention à l’emploi de l’indéfini cons, sil ne remplace aucun individu connu. Ne pas décrire :
Pierre et moi, on est allé, mais : Pierre et moi, nous sommes allés
Dans les interrogations indirectes, employez ce que à la place de qu’est-ce que. Ne pas écrire :
je demande qu’est-ce que tu veux. Mais je demande ce que tu veux.
Dans l’ensemble de la rédaction, veiller à la ponctuation, pour plus de clarté dans l’expression
de la pensée. Sentir la différence entre les phrases
Dans les phrases transitoires, varier le ton en alternant des énonciatives avec des
interrogatives ; des négatives avec des emphatiques ou des mises en relief. Notons au sujet de
la mise en relief qu’elle permet de rompre la monotonie d’un texte en offrant un autre type de
construction de phrase et de mettre en valeur un sentiment ou un détail significatif ».
Les exemples doivent être illustratifs et les citations bien à propos afin de donner de la valeur
à l’argumentation. En matière de citation, respecter la ponctuation exigée, c’est-à-dire, les
deux points et les guillemets.
Exemple : Les anciens n’ont-ils pas dit : « Le chien a quatre pattes, mais ne suit qu’un seul
chemin ?
Quant aux exemples, il existe des formules qui font passer de l’argument à l’exemple.
Par ailleurs, on se gardera de faire de son texte une superposition de citations qui, parfois, ne
cadrent pas avec le sujet.
Dans la conduite de l’expression de la pensée, utiliser avec profit les opérateurs logiques. Ce
sont, en effet, des conjonctions de coordination, parfois des adverbes tenant lieu de
conjonction de coordination. Ils relient des unités du discours ; « ils indiquent aussi quels
rapports logiques on peut établir entre les éléments ainsi unis (…). Ajoutons que l’on peut
coordonner des paragraphes entiers »>. Liste des conjonctions de coordination servant
d'opérateurs logiques"
1. Addition et Similitude
Exemple :
Ainsi que
Autant que
Et (même)
Et (aussi)
Au surplus
Mais aussi
En corrélation
2. Alternative
Exemple
La guerre où bien
Ou au contraire sinon
Sortez d'ici
Sans quoi
Autrement
Exemple
Il frissonne
Car
En effet
Certainement
D’ailleurs
Du reste
C’est-à-dire
En d’autres mots
Sans doute
Il a de la fièvre.
4. Restriction
Exemple :
Il a bien fait
Du moins
En tout cas
Il le croit
D’accord
Mais
Je demande à réfléchir.
5. Opposition
Exemple
Il est fatigué
Cependant
Mais
Pourtant
Néanmoins
Toutefois
Du reste
Il travaille.
6. Conséquence
Exemple
Alors
C’est pourquoi
Conséquemment
Donc
Dès lors
En conséquence
Il a échoué
Ainsi
Exemple :
Les M.S.T. peuvent Etre mortelles en effet Tel… qui tue…C’est le cas de…Qui tue…
Le SIDA
8. Précision/Explication
Exemple :
Il devient Président
Donc
C’est-à-dire que
A savoir
Autrement dit
Il réalise
Son rêve de
Longtemps
9. Succession chronologique
Exemple :
Il se leva
Ensuite
Alors puis et
Il le crut
10. Conclusion
Exemple :
Bref
Enfin
Après tout
Finalement
Au reste
En somme
Donc
Ainsi donc
En clair
Somme toute
En définitive
La rédaction du développement est donc fonction de la capacité de l’élève à traduire par écrit
les idées retenues sur le plan. A ce propos, « aucun aspect ne peut être négligé. La syntaxe doit
être correcte, le vocabulaire précis, l’orthographe impeccable, la ponctuation soignée.
3. La conclusion
3.1 Notions
La conclusion d’une dissertation est un bref rappel, une synthèse, des idées traitées dans le
développement. Elle est suivie, dans la mesure du possible, du point de vue personnel de
l’élève.
Généralement plus courte que l'introduction, une bonne conclusion doit être concise et ne doit
admettre « aucune répétition, aucune anecdote, aucun exemple, aucun mot de trop ».
Cependant, une citation bien ajustée peut merveilleusement terminer une dissertation. Par
ailleurs, les mots de conclusion se trouvent sur la liste nº 10 des opérateurs logiques.
Sujet :
« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : On devient vieux
parce qu'on a déserté son idéal. Commentez
En définitive, l'auteur perçoit la vieillesse dans un angle tout à fait moral ou spirituel ; quand
notre âme broie du noir et ne prend plus goût au jeu de la vie ; quand elle cesse de
s'émerveiller, nous avons vieilli malgré notre jeune âge et notre vigueur physique.
Illustration
1. Sujet littéraire
2. Sujet social
3. Sujet scientifique et technique
Nous avons retenu trois sujets : un sujet d’ordre littéraire et culturel, un sujet d’ordre social, et
un sujet d’intérêt scientifique et technique.
Pour chaque cas, nous avons procédé par quatre étapes compréhension du sujet, invention ou
recherche des idées, organisation des idées, rédaction.
« La lecture, une clé qui ouvre toutes les portes de la connaissance. Elle est l’unique facteur
qui vous fait vivre toutes les époques ». Etes-vous pour ou contre cette opinion ?
Réponses
a) Compréhension : L'énoncé du sujet est simple. Les mots-clés dont il convient de saisir le
sens sont :
La vie l’existence ; la durée d'un être vivant sur la terre ; l'instant compris entre la
conception et fou la naissance et la mort.
Un combat : une lutte, un assaut ; une attaque.
Continuel se dit de ce qui se passe sans interruption ; perpétuel ; effréné.
En substance : chaque jour les êtres vivants, l'homme en particulier, lutte pour la vie.
Questions
Réponses
5. Pour l'auteur, il n'y a pas d'instant de la vie humaine qui ne soit une lutte.
a) Compréhension : comme le précédent, l'énoncé du sujet est simple. En voici les mots-clés :
Nos contemporains : les gens de notre époque ; de notre temps. Etre fort portés à
identifier : Confondre délibérément, assimiler à outrance.
Technique : ensemble de procédés méthodiques fondés sur des connaissances
scientifiques, employés dans la production.
Civilisation : l'ensemble des phénomènes sociaux, religieux, moraux, esthétiques,
scientifiques, techniques etc. C'est-à-dire le modernisme.
Questions :
2. Qu'affirme l’auteur ?
Réponses
2. J. Declercq fait remarquer que pour beaucoup de gens, l'utilisation des données
scientifiques dans la production équivaut à du modernisme.
La technique ne peut s’identifier à la civilisation dont elle est l’un des aspects.
La science et la technique ont influencé la vie socio-professionnelle des gens en sorte que le
degré de civilisation d’un peuple, d’une famille ou d’un Individu est de nos jours fonction de
sa capacité de consommation des produits de la technologie moderne. Le passage, par
exemple, de la radio à Internet (en passant par la phonie et le téléphone) ; du simple bois de
chauffage à la cuisinière électrique : de la charrette à l’automobile le plus sophistiqué de la
plume à l’ordinateur, en Dessant par le stylo à bille et la machine à écrire, prouve bien que
l’humanité s’est irréversiblement embarquée dans le train de la technicité, quant à ce qui est
de la communication, du ménage, de la locomotion et de l’information écaille. C’est de in
technique et de ses machines que dépend, en majeure partie, la promotion socialiste, affirme
Louis Armand (discours & Académie française le 19 mars 1964). Mais celle assimilation &
outrance des produits de in technologie moderne ne manque pas de conséquences
D’abord il s’installe au sein des communautés une sorte de concurrence qui lance les
individus dans une course éperdue pour l’argent nécessaire à l’acquisition des produits
technologiques. Ensuite les valeurs humaines les plus foncières (Tamour, la probité, la
solidarité) soit évincées. La civilisation s’instrumentalisant de plus en plus, seuls les besoins
matériels priment, entraînant ainsi des tensions el des luttes de génie et de puissance
technologique. En effet, les conflits nés de l’exploitation ou de la commercialisation de
l’uranium, du pétrole et d’autres minerais sont avant tout l’expression de cette lutte de
suprématie technique. Enfin celle porte de l’originalité, de la spécificité, de la fantaisie au
profit de l’uniformité des productions que beaucoup déplorent. Notre société, déclare
Guilbert, obsédée par la technologie et l’argent risque de perdre son âme. (in Minerva n1
Janvier 1961). Reste-t-il un domaine de la vie humaine que la technique épargne ?
L’observation faite par Dedercq, bien que globale, semble véridique ; car la technique
s’impose dans toutes sortes des dimensions de la vie humaine : sociale, professionnelle,
morale, etc. L’usage des produits cosmétiques, le recours aux produits manufacturés dans les
rapports sexuels (pour ne citer que ces exemples montrent à suffisance que la technique a
touché même les aspects Intimes de la civilisation. Peut-on encore, à ce stade de la vie
humaine, faire la part de la technique et de la civilisation.
En résumé, la technique ne peut se confondre avec la civilisation dont elle n’est qu’un aspect.
La civilisation est la manifestation de l’existence humaine sur le plan moral, esthétique,
scientifique, social, politique etc.
La technique, elle, vise l’illustration des données scientifiques dans la production des biens de
consommation. Cependant l’évolution rapide de la technique semble faire de celled la fille
ainée de la civilisation au point de l’identifier å elle
Exemple 1. « La lecture, un dé qui ouvre toutes les portes de la connaissance. Elle est l’unique
facteur qui vous fait vivre toutes les époques », Etes-vous pour ou contre cette opinion ?
La prise de connaissance du contenu d’un écrit : livre, revue, journal, etc., nous ferait acquérir
le savoir ou la vérité, allume l’auteur. C’est, en outre, le seul moyen d’entrer en contact avec
toutes les générations. Comment est-il possible de posséder la culture et de parcourir des
époques au prix de la lecture ? Telle est la question à laquelle nous tenterons de répondre dans
les lignes qui suivent
Pour une civilisation écrite ou alphabétisée, le patrimoine culturel est con tenu dans les
bibliothèques. L’individu désireux d’accroître ses connaissances fréquente ces endroits
précieux et boit à la source. Ainsi, Sénèque, moraliste du premier siècle après 2.C. a
recommandé la lecture, au lieu du voyage, à qui voulait s’initier à la sagesse ».
En effet, des érudits qu’on pourrait consulter au cours d’un voyage coûteux et périlleux, on les
atteint facilement en peu de temps et à peu de frais par la lecture
En plus, la lecture nous permet de Jauger notre niveau de culture et de vaincre nos difficultés.
En nous ouvrant à l’univers des autres, la lecture nous aide à combler nos trous de mémoire.
Dans les lettres à Lucillus, Sénèque témoigne : « La lecture m’évite d’être trop satisfait de
mes opinions. Ensuite, lorsque l’aurais pris connaissances des découvertes d’autrui et que
l’aurais jugé des inventions nouvelles les, je pourrais, à mon tour, travailler au progrès ». La
lecture est donc d’un impact considérable sur le progrès Intellectuel des individus et des
communautés.
Pour un peuple jeune, tel le peuple de l’Afrique noire, qui aspire au progrès, la lecture s’avère
un outil efficace. Des lectures quotidiennes offrent des modèles de comportement susceptibles
de conduire à bâtir une société libre et prospère C’est à juste titre qu’au XVIe siècle Martin
Luther demandait l’ouverture des bibliothèques publiques, car on aurait su organiser des
écoles, par exemple, ni faire fonctionner des universités sans bibliothèques. Mais la lecture est
également un outil d’intégration, un instrument de brassage entre les cultures.
Il nous arrive de visiter Paris, New York ou Londres sans y avoir été en personne ; nous y
voyageons par nos lectures. André Maurois écrit à ce sujet : les livres sont des portes ouvertes
sur d'autres peuples » (In «Courier de l'UNESCO Mal 1961). La lecture d'un ouvrage sur la
Russie, par exemple, permettrait facile ment l'intégration d'un Congolais dans la communauté
russe, si l'occasion le lui permettait.
Au regard de ce qui précède, nous pensons que la lecture est un moyen privilégié pour
l'acquisition de la culture et permet le contact avec les autres peuples. N'est-ce pas là une
prétention ?
Or, de nos jours, même dans les sociétés fortement alphabétisées, l'Influence de la lecture
comme agent principal de transmission de la culture a baissé à cause de la concurrence des
médias tels que la radio, la télévision, la vidéo, etc. Il convient de signaler également
l'impératif de l'économie de temps, ajouté au coût même des livres.
En effet, nombreux sont ceux qui aimeraient mieux suivre rapidement des Informations à la
télévision plutôt que d'acheter et de lire un journal. Bien plus, dans les sociétés à tradition
orale, la lecture n'a pas de place ; l'oralité étant le moyen de transmission de l'héritage culturel.
Les vieillards sont alors des livres | ainsi que le déclare Hamadou Ampaté-ba: «En Afrique, un
vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle».
Dans tous les cas, la lecture reste encore, dans la civilisation moderne, le moyen traditionnel
de transmission et d'acquisition de la culture ; en sorte que les médias la complètent et
l'achèvent.
D'ailleurs, si la radio est parvenue aux confins de la terre, la télévision, elle, n'a pas encore
atteint le paysan africain.
Tout compte fait, l'influence de la lecture dans l'éducation et la formation intellectuelle est
certaine ; car on dit : « Un homme qui lit en vaut deux, Mais, le progrès de la technique,
surtout avec l'audiovisuel, et la conjoncture économique tendent à réduire la primauté de la
lecture dans la formation culturelle. Il y a aussi la persistance des sociétés à tradition orale où
la parole demeure le moyen attesté d'acquisition de la connaissance
Les êtres vivants, en particulier les hommes, sont voués à une lutte perpétuelle Que cherchent-
t-ils en luttant ? Quelles sont les cibles de cette lutte ? Ou bien quels sont les atouts dont ils
disposent dans cette épreuve ? Ce sont là des interrogations qui méritent notre attention.
Pourquoi lutte-t-on ? L’individu qui vit doit savoir qu’ll est en proie à un combat pour la vie.
Et lutter pour la vie, c’est chercher à s’assurer une existence décente et longue autant que
possible. C’est pourquoi tous, politiciens et peuples, militaires et civils, patrons et ouvriers,
riches et pauvres, nous nous déchirons à longueur de journée, au milieu de tant de dangers,
pour une vie aisée, exempte de soucis et de peines, comme c’est l’idéal. Reste à déterminer
nos ennemis dans ce combat.
Nos flèches dans cette lutte visent les maladies, la pauvreté, la misère, les conflits… Les
organismes internationaux comme l’OMS, I’UNICEF et bien d’autres ne cessent de parler de
l’accroissement du taux de mortalité dû aux maladies mortelles comme le VIH/SIDA, le
paludisme, la rougeole, etc. Les recherches entreprises en vue d’éradiquer ces fléaux sont une
preuve de la lutte menée pour la survie du genre humain. Si, dans certains cas, le progrès est
notable ; dans d’autres, Il se fait attendre. Mais la lutte continue
Les autres cibles de nos attaques sont la misère, la pauvreté et la faim. Nous les combattons
par le travail. En effet, tous les jours les hommes vaquent à leurs occupations ; Ils sont au
marché, dans les bureaux, les chantiers, aux champs etc. ; n’est-ce pas dans le but d’assurer
leur survie ? Des organisations humanitaires et caritatives travaillent souvent dans le but
d’enrayer, sinon de surmonter la pauvreté, la misère et la faim. Pour tant, la liste des maux
dont souffre l’humanité est longue
Nos rivalités, nos conflits nous tuent autant que les maladies, la misère et la pauvreté Chaque
jour, on enregistre des cas de discorde entre des Individus, des familles ou des nations
entraînant ainsi des pertes en vies humaines. Pour résoudre ces conflits, les hommes ont
monté, à tous les échelons de la vie, des structures susceptibles de rétablir la paix et la
concorde entre les communautés. Entre autres structures, nous citerons les conseils de famille,
les tribunaux, les organisations sous régionales… C’est par cette vole d'ailleurs que, notre
pays, la République Démocratique du Congo, après une injuste guerre d'agression, tente de
retrouver sa dignité parmi les nations d'Afrique et du monde
Nous avons, Jusqu'ici, énuméré quelques maux contre lesquels se dressent les flèches de
l’homme. Mais comment les combat-1?
D'emblée, les premiers atouts dont l'homme dispose pour combattre les ennemis de la vie sont
le corps et l'esprit. Il les exerce par le travail. Car, par le travail, nous arrêtons la faim, les
maladies, la misère... Personne ne saurait s'assurer une vie heureuse sans exercer un travail. Et
cette entreprise a besoin soit de notre effort physique (on parle du travail manuel); soit de
notre effort intellectuel (et, il on parte du travail intellectuel). Dans tous les cas, la
coordination de ces deux forces, à savoir la force physique et la force intellectuelle, est
recommandée pour s'engager avec succès dans cette lutte pour l'essence. En définitive, Il n'est
d'existence qui ne soit réalisée dans la lutte quotidienne contre ses fossoyeurs. Vidor Hugo
d'ailleurs a vu juste en affirmant : Ceux qui vivent ce sont, ceux qui luttent