0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues34 pages

Dissertation

La dissertation est un exercice littéraire et intellectuel qui demande à l'élève de formuler ses idées sur un sujet donné en s'appuyant sur sa culture et son expérience. La réussite d'une dissertation repose sur la compréhension du sujet, le type de travail à effectuer, et l'organisation des idées. L'élève doit également s'exprimer correctement en français et respecter la mise en page standard de la dissertation.

Transféré par

ntambwemartin5
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues34 pages

Dissertation

La dissertation est un exercice littéraire et intellectuel qui demande à l'élève de formuler ses idées sur un sujet donné en s'appuyant sur sa culture et son expérience. La réussite d'une dissertation repose sur la compréhension du sujet, le type de travail à effectuer, et l'organisation des idées. L'élève doit également s'exprimer correctement en français et respecter la mise en page standard de la dissertation.

Transféré par

ntambwemartin5
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

Nature de la dissertation

La dissertation est une composition, un écrit sur un sujet d'ordre littéraire, social, scientifique
ou technique. On se rappellera que dans les classes antérieures, on a déjà fait des
compositions lorsque, par exemple, il était demandé d'imiter ou de composer un paragraphe ;
de décrire quelque chose ou de raconter un événement.

2. Un exercice Intellectuel et scientifique

En Se et 6e des humanités, l'élève a grandi ; ses facultés mentales se sont développées. Il est
temps qu'il s'applique à un exercice qui exige plus de raisonnement ; un exercice qui prend en
compte l'expérience de sa vie ; sa culture (voyages, lectures, rencontres, cinéma, radio,
télévision, Internet...) et sa formation intellectuelle. Tout cela a ouvert et meublé son esprit. Il
est d'ores et déjà capable d'apprécier, de juger et de s'exprimer.

En dissertation, il lui est demandé de donner (en fonction de ce qu'il sait) son opinion, son
avis, bref, ses idées à propos d'un sujet donné. L'élève essayera donc d'émettre un jugement de
valeur.

Ainsi initié à la culture et à la science, il n'affirmera pas n'importe quoi. Il portera son
attention sur ce qui est vrai ou objectif, vérifiable et reconnu par le monde scientifique. Il
évitera les banalités et les affirmations gratuites ou erronées.

3. Un exercice de français

Le français est la langue de la culture dans notre pays. L’élève qui doit faire preuve de
performance dans ce domaine.

En effet, il s’efforcera de s’exprimer correctement, en bon français, à se demander à recourir à


toute expression recherchée dont il ne maîtrise pas le sens

4. Mise en page

On écrit pour être lu et compris, peut-être par des inconnus. L’élève do proprement et
lisiblement de manière à ne pas indisposer le lecteur. La dissertation comme foute autre
composition littéraire, comporte trois grandes parties introduction, le développement, et la
conclusion. En écrivant, l’élève tâchera de bien les distinguer. La marge et l’interligne seront
de même respectés
Au regard de ces recommandations, une question se pose : comment procéder concrètement ?
C’est l’objet du chapitre suivant.

Préparation de la dissertation

1. La compréhension du sujet
2. La découverte du type de travail

X. L’invention

3. L’organisation des idées


4. Exercices

Devant un sujet de dissertation, il convient d’abord de prendre le temps de penser, de


raisonner afin de générer des idées, Cette opération passe par quatre étapes

1. La compréhension du sujet

La clé de la réussite d’une dissertation est dans la bonne compréhension du sujet. Un sujet mal
compris conduit inévitablement à un mauvais développement en dépit des prouesses dont
pourrait faire preuve l’élève dans la rédaction. Qu’est-ce que comprendre un sujet de
dissertation ?

C’est arriver à redire clairement (sans en altérer le sens) le sujet en d’autres termes. Ceci
suppose au préalable une lecture attentive et raisonnée du sujet, une lecture qui permette d’en
saisir la portée réelle.

Pour cela, il convient de connaître la signification de chaque mot utilisé par Pasteur. Cette
signification dépend étroitement du contexte

Très souvent le sens des mots et/ou du sujet tout entier n’apparaît pas dès la première lecture.
Il est recommandé de lire le sujet plusieurs fois et de façon plus attentive (à chaque fois) afin
d’en pénétrer le sens. L’essentiel est de reconnaître la nature du sujet. En effet, un sujet de
dissertation peut se présenter sous la forme d’un énoncé simple, d’une phrase sentencieuse ou
d’un énoncé complexe.

1.1 Un énoncé simple

Dans le cas d’un énoncé simple, la compréhension consiste à saisir le sens des mots clés. Un
seul mot peut donner à un énoncé son sens précis et particulier. On n’hésitera pas de recourir à
un dictionnaire pour définir un mot, surtout lorsqu’il s’agit d’un travail à domicile.
Exemple : « L’argent fait le bonheur. Commentez

Il importe, pour comprendre ce sujet, de saisir le sens des mots :

Argent : billets de banque ; la monnaie et non le métal brut ;

Bonheur : aisance, bien-être matériel et moral ;

Faire : produire, créer, ce verbe marque un lien logique, une relation entre les concepts argent
et bonheur.

Le message se comprend alors comme suit : les billets de banque assurent vie heureuse.

1.2 Une sentence ou un proverbe,

Un proverbe ou un adage est une expression métaphorique dont il faut décrypter l’image,
condition sine qua non pour accéder au sens du texte

Exemple : « Si tu me donnes un poisson, je mangerai aujourd’hui et demain j’aurais encore


faim, si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus jamais faim. Expliquez et commentez

Il s’agit ici d’an proverbe qui a un champ d’application très étendu, il faut en saisir les images

Donner un poisson : fait penser aux dons, aux cadeaux, aux aides. Cela Implique le fait d’être
sous la dépendance de quelqu’un :

Apprendre à pêcher, signifie s’exercer à un métier, fournir un effort personnel ; ce qui


implique l’indépendance, l’autosuffisance.

Ces deux conduites ont leurs effets : le cadeau peut ne pas assouvir la soif ni calmer la faim. Il
aide pour un temps ; il soulage mais ne comble pas. D’où « Je mangerai aujourd’hui. Au
contraire, lorsqu’on produit par soi-même, on peut combler le besoins chaque fois qu'il le faut
on dispose de son bien à son gré. D'où Je n'aurai plus jamais faim.

En clair, le sujet signifie qu'il vaut mieux apprendre soi-même à travailler pour son
autosuffisance que de se contenter des dons. Le travail met à l'abri du besoin, le don nous y
expose

1.3 Un énoncé complexe

Nous conseillons, dans ce cas, de découvrir les grandes articulations de la phrase de manière à
en saisir le sens global.
Exemple « La culture, ce n'est pas avoir le cerveau farci de dates, de noms ou de chiffres, c'est
le bon goût du jugement, l'exigence logique, l'appétit de relation soif la preuve Développez

Devant un pareil sujet, ce serait une perte de temps que de procéder à la définition des mots
clés, ceux-ci sont nombreux et se recoupent. En voici par ailleurs une approche la culture ne
se mesure pas à la diversité des connaissances, mais à la capacité d'user de son esprit critique.
L'esprit cultivé se caractériserait donc principalement par la recherche de la précision...

Dans tous les cas, comprendre un sujet de dissertation, c'est trouver une for mule explicative
(claire et fidèle) à la pensée de l'auteur. C'est une étape déterminante pour la suite.

1.4 Exercices

Formulez la compréhension des sujets ci-après :

1. Le mariage est une loteries (Ben Jonson).

2. Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins (La Fontaine).

3. « Celui qui oublie son propre bonheur pour trouver celui des autres, trouve le sien par
surcroit.

4. 4 l’essentiel n'est pas ce qu'on a fait de l’homme ; mais ce qu'il a fait de ce qu'on a fait de
lui (J.P. Sartre).

5. A notre époque, on ne se marie jamais bien du premier coup. Il faut s'y reprendre (Alfred
Capus).

2. La découverte du type de travail

Il ne suffit pas de bien comprendre un sujet pour bien le disserter. Encore trouver l’orientation
à donner à la réflexion, Le type de travail à effectuer & envers la question qui accompagne
l’énoncé du sujet de dissertation. D’après les observations, nous pouvons ramer à cinq les
types de travaux de dissertation.

 Un commentaire ou un exposé ;
 Une discussion ;
 Un travail mixte,
 Une comparaison,
 Un inventaire.

2.1 Un commentaire ou un exposé


Ce type de travail se reconnaît par l’usage des expressions du genre : commentez ou à
commenter, expliquez ou à expliquer, démontrez ou à démontrer, développez ou à développer,
etc., joints à l’énoncé.

En effet, toutes ces expressions, malgré des nuances particulières, disent à présenter la même
chose. Il s’agit d’appuyer l’auteur.

2.2 une discussion

Elle a l’avantage de présenter la démarche en trois volets : la thèse, l’antithèse et la synthèse.


On la reconnaît sous le voile des expressions du genre : êtes-vous pour ou contre ? Discutez,
etc.

2.3 Une démonstration

L’examinateur pourrait laisser à l’élève le choix entre le commentaire et la discussion ; ou la


possibilité d’appuyer et de détruire à la fois la pensée de l’auteur. Quitte à s’orienter selon ses
aptitudes. Les questions sont du genre : que pensez vous ? Quel est votre avis ? Etudiez ou
examinez cette affirmation, etc.

En substance, un sujet dit du type mixte permet à celui qui disserte de prêter à son discours
soit la forme d’un commentaire, soit celle d’une discussion selon qu’il appuie l’auteur ou
selon qu’il l’appuie et le contredit à la fois

2.4 Une comparaison

Faire ressortir les rapports et les différences. Les tournures ci-après aident souvent La
comparaison suppose la présence de deux ou plusieurs réalités dont il faut à la découvrir :
Comparez, confrontez, parlez de… à telle époque (ou lieu) et à telle autre époque (ou lieu).

2.5 Un inventaire

Un inventaire est l’exposé des divers traits ou caractéristiques d’une réalité, d’un objet. On le
reconnaît grâce aux tournures du type : Relevez-les (différentes) caractéristiques de…

Remarquons, cependant que l’expression qui informe sur le type de travail à effectuer peut
précéder ou suivre l’énoncé du sujet, ou encore faire corps avec l’énoncé du sujet. Observons
les exemples ci-dessous :

1. A vaincre sans péril, on triomphe sans cette affirmation de Corneille. Et commentez


gloire ». Expliquez et
2. « Etes-vous pour ou contre la modernité ?>>>
3. Développez cette affirmation : « Le chien à quatre pattes, mais ne suit qu’un seul
chemin ».

En tout cas, l’énoncé d’un sujet de dissertation comporte toujours deux données essentielles, à
savoir, la matière du sujet ; c’est-à-dire le problème qui est nié ou affirmé (et qu’il faut
comprendre) et la forme du sujet : l’orientation à donner à sa réflexion. La découverte du type
de travail exigé aide dans l’élaboration du plan.

2.6 Exercices

Déterminez le type de travail exigé dans les sujets ci-dessous » :

1. Comparez ces deux pensées : « Je pense, donc je suis de René Descartes et « Je me


révolte, donc je suis d’Albert Camus.
2. « La raison d’aimer c’est l’amour ». Commentez.
3. Expliquez cette pensée de Joseph de Ségur : « L’amour fait passer le temps, le temps
fait passer l’amour ».
4. Discuter cette pensée Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais vien apprias
(Molière)
4. Que pensez vous de cette réflexion, Les villes devraient être bâties à la campagne, l’air
y est plus pur (Henri Monier).
5. Quels plaisirs et profits peut-on tirer de la lecture d’un bon roman ?

2. L’invention

Ce terme dérive du verbe latin sinvenires qui signifie découvrir, trouver (dea les). L’invention
est donc la recherche des idées.

Après la compréhension du sujet et la détermination du type de travail à effectuer, il faudrait


réfléchir sur l’applicabilité de la thèse avancée par l’auteur dans la vie quotidienne. Cette
réflexion débouche sur la découverte des idées qui étayent la pensée de l’auteur. Ce sont nos
idées, en effet, qui vont structurer le texte de dissertation, car être à court d’idées après qu’on
ait compris le sujet dénote un manque de culture et d’informations sur la question ; il y a
risque de recevoir une mauvaise cote pour le travail qui en résulterait

Une bonne invention se fait sur la base de questions. Celles-ci portent sur :
La tendance scientifique du problème. Si la pensée est signée, il convient de considérer le
domaine du savoir de l’auteur,

Ies cadres d’application de la thèse avancée ;

Les raisons qui motivent une telle affirmation ;

Les conséquences (heureuses ou néfastes) de l’affirmation

Bref :

Les questions doivent déballer le problème dans toutes les circonstances : temps, lieu, cause,
manière, conséquence…

Finalement le travail d’invention prend également en compte le type de travail dont il s’agit.

En effet, la recherche des idées sur un sujet à commenter se fait différemment de celle d’un
sujet à discuter ou d’un sujet à comparer.

Ci-dessous quelques questions types qui aident à la recherche des idées :

1. Quelle est la portée exacte, l’étendue de l’affirmation de l’auteur ?


2. Quelle est la tendance de l’auteur et/ou de son affirmation ?
3. Pourquoi cette affirmation ?
4. Cette thèse, dans quelle mesure est-elle soutenable ?
5. Dans quel type de société s’applique-t-elle ?
6. En a-t-il toujours été ainsi par le passé ?
7. Et qu’en sera-t-il dans l’avenir ?
8. Quelles sont les causes d’une possible évolution de la situation ?
9. Comment le problème est-il perçu dans les différentes couches de la société ?
10. Quelles sont les implications sociales, politiques, et économiques de l’affirmation de
l’auteur ?
11. Quelle pourrait être ma position personnelle en face du problème ?

Les questions varient selon la nature du sujet. Elles ne sont pas stéréotypées, l’important c’est
qu’elles déballent le problème.
La recherche des idées se fait de préférence en pêle-mêle sur un papier. L’élaboration d’un
plan de travail n’interviendra que plus tard. Cependant les élèves doués peuvent directement
structurer leur texte à mesure qu’ils avancent dans l’invention.

Exemple : Faites la recherche des idées des sujets suivants :

1. « Qui veut la paix, prépare la guerre. Discutez


2. « Etes-vous pour ou contre la tradition ?>>
3. « Intelligence et génie ne sont pas l’apanage d’un continent, d’une race, d’une couleur.
Donnez-en des preuves (dans le domaine des arts, des inventions et des sciences).
4. La femme est le jardin de la vie ». Développez.
5. L’organisation des Idées

Les idées trouvées en désordre doivent être classées de manière à préparer un plan de
rédaction. C’est pourquoi il est besoin de les trier. C’est-i-dire, fondre les idées qui se répètent
et exclure celles qui ne cadrent pas du tout avec le sujet.

Une ou deux idées d’ordre général composeront l’introduction ; une ou deux autres serviront
de support à la rédaction de la conclusion ; le reste composera le développement. Il n’est pas
exclu qu’une idée qui a servi dans l’introduction se répète du nouvelle formation) dans la
conclusion, par exemple. Dans le développement Par notation échelonnée, en programmant,
comme per degrés dual particulier. Chaque de ser suiyle, si possible, d'une preuve, d'un
exemple ou d'une citation.

La technique d'organisation consiste à énumérer (...) les grandes idées à développer. L'art de
s'exprimer dans un ordre de succession et de cohérence est la trame même de l'esprit cultivé

5. Exercices

Soit le sujet :

Être homme c'est précisément être responsable. Commentez cette pensée d'Antoine de Saint-
Exupéry

tin. Voici les idées retenues par une classe ; essayez de composer un plan de rédaction

1. L'homme est libre de décision et d'engagement.

2. L'homme est la cause de tout ce qui peut arriver dans son milieu.

3. Une telle philosophie est humaniste,


4. La mission de l'homme c'est d'agir pour lui-même et pour les autres.

5. Cette affirmation s'applique dans le cas où l'on veut se débarrasser d'une infortune

6. L'individu seul détermine la direction de ses actes.

7. L'individu est appelé à se prendre en charge.

8. Il y a des situations qui échappent à l'individu.

9. L'individu doit répondre de certains actes posés par les autres.

Rédaction de la dissertation

1. L'introduction

2. Le développement

3. La conclusion

La préparation de la dissertation a procédé au déballage du sujet et a mis à notre disposition


des idées à traiter dans un plan cohérent. Mais ce n'est là qu'une ossature. Il faut passer à la
texture, à l'écriture.

Sans en faire une règle, on commencera à rédiger un brouillon : d'abord l’introduction ;


ensuite le développement et enfin la conclusion.

Dans la rédaction de chaque partie, il convient de se mettre dans la tête deux questions : que
dire ? Et comment le dire ? C'est là un problème de fond et de forme.

1. L'introduction

Rédiger l'introduction d'une dissertation c'est de ramener à « formuler, avec ses propres mots,
l'essentiel du sujet à traiter en le précisant autant que possible ». Dans l'introduction
également on décode le sujet, on y révèle sa compréhension personnelle de l'énoncé, et on
montre globalement comment on compte s'orienter.

1.1 Le fond

Avec ces mots, la matière de l'introduction est connue : Expliquer le sujet et annoncer les
grandes parties du développement tout en indiquant le type de travail à présenter.

1.2 La forme
La forme c’est la façon d’écrire, l’expression de la matière. Il s’agit ici de savoir comment
expliquer le sujet et comment annoncer les parties du développement en même temps qu’il
importe de suggérer le type de travail.

Le problème de la forme est relatif au talent et au style de l’élève. Toutefois, nous proposons
quelques formules ou procédés en vue d’aider les débutants à mieux s’y prendre.

1.2.1 Explication du sujet

Pour expliquer le sujet, nous conseillerons de recourir aux :

a) Verbes d’opinion on de déclaration + que

Exemple L’auteur :

 Trouve
 Pense + que
 Croit

L’auteur :

 Prétend +que
 Estime
 Suppose

L’auteur :

Affirme

Déclare

Dit

-soutient

Que

b) Verbes impersonnels (de préférence au conditionnel) que

Exemple

- Semblerait
- Paraitrait
Il serait bon

Il mai agréable

-11 serait souhaitable

c) Autres procédés :

Exemple :

-D’après

- Selon

-A en croire

-Pour

L’auteur…

Ces verbes et expressions, qu’on ne prendra pas pour des stéréotypes, ont l’avantage, en
même temps qu’ils expliquent le sujet, permettent de prendre ses distances vis-à-vis de
l’affirmation en faisant la part de l’auteur.

Néanmoins, il n’est pas exclu de partir d’une citation pour expliquer un sujet de dissertation.

1.2.2 Annonce et division du travail

L’explication du sujet est suivie d’une phrase (énonciative ou interrogative) qui dise
l’essentiel à traiter dans le développement. Cette phrase peut toujours être explicitée pour une
meilleure saisie de la pensée. Le futur simple de l’indicatif serait le temps le mieux indiqué du
fait qu’il présente le travail de développement comme un projet à réaliser incessamment.

L’orientation du travail étant déjà connue, l’usage est de le suggérer ou de l’évoquer à l’aide
de certains verbes. On utilisera par exemple, pour :

- Le commentaire : expliquer, commenter, démontrer, développer.


- La discussion : donner (dire) le pour et le contre, discuter, analyser.
- Un sujet mixte : étudier, réfléchir, opiner, donner son avis,
- La comparaison : comparer, confronter, chercher les rapports et les différences.
- Un inventaire : inventorier, relever, faire l’inventaire de…
Remarque : Bien que la théorie les sépare souvent, l’annonce et la division du travail se
confondent en une seule phrase. En résumé, l’écriture est un art, chacun s’y prend selon ses
performances et ses goûts. Ce qui intéresse c’est que les points essentiels qui composent
l’introduction soient soulignés. Et sur ce point, il convient « d’être vivant et neufs,

1.3 Conseils pratiques

L’introduction est l’entrée en matière. Elle doit être rédigée avec le plus grand soin possible et
dans un style simple et clair. Elle ne sera pas trop longue (pas plus de dix lignes). On y évitera
des expressions du genre : il est clair » ; «il va sans dire ; il est évident qui sont des formes de
conclusion à la suite desquelles une certaine démonstration ne se justifierait plus.

Par ailleurs, la rédaction de l’introduction doit constituer un paragraphe.

1.4 Exemples d’introduction

Soit le sujet : « On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’an nées : on
devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Commentez cette pensée de Mac Arthur.

Exemple 1 : Mac Arthur estime que c’est en se privant d’ambitions qu’on vieilli. Cette
conception de la vieillesse est contraire à celle qui, habituellement, fait intervenir la vieillesse
à la suite de l’effet des années (νέστες) sur le corps humain. Il nous revient dans les pages
suivantes, de démontrer la pertinence de cette affirmation

Exemple 2 : Il semblerait que la vieillesse ne soit pas cette période de vie où le corps se
consume sous le poids des ans : mais une léthargie : un tarissement, un essoufflement spirituel
qui survient à tout âge, ainsi que le déclare Mac Arthur. Comment alors peut-on vieillir
pendant qu’on a encore la peau bien ferme ? Ou bien, peut-on rester jeune tout en ayant des
rides sur sa peau ? Telles sont les questions auxquelles nous essayerons de répondre.

Exemple 3 : Selon l’auteur, la vieillesse est une maladie de l’âme quand celle-ci cesse d’être
enthousiaste ; et non pas cet affaiblissement du corps humain après plus au moins soixante-
dix ans de vie. Dans notre exposé, nous tenterons, par des arguments, de prouver la justesse
de cette thèse

Remarquons :
Les trois propositions d’introduction du sujet ci-dessus comportent des phrases d’explication
(du sujet) et des phrases d’annonce (du développement). C’est l’essentiel sur le plan du
contenu. Cependant, elles diffèrent sur le plan de la forme.

Dans l’exemple 1, le ton est énonciatif avec emphase (c’est…) au niveau de l’explication du
sujet. Dans l’exemple 2, la phrase d’explication est énonciative et neutre, tandis que la phrase
d’annonce est interrogative. L’exemple 3 est simplement énonciatif. C’est donc dire qu’en
matière de forme, les notions d’art priment.

1.5 Exercices d’application

Après l’étape préparatoire, proposez une introduction aux sujets.

1. « Pour accéder au niveau social de l’Européen, il fallait faire les mêmes études que lui.
Que pensez-vous de cette phrase de M. Albert Tevoedjere ?
2. « L’avenir sort du passé » (Djibril Tamsir). Développez
3. « Nos contemporains sont fort portés à identifier technique et civilisation ». Expliquez
et commentez cette affirmation de Jacques Leclercq.
4. « La vie est comme un éclair fugitif, son éclat dure à peine le temps d’être aperçus
(LIT’aï Po). Expliquez et commentez.
5. Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne » (Maurice
Chapelon). Commentez.
6. « Etes-vous pour ou contre les danses modernes » ?
7. « L’amitié est plus souvent une porte de sortie qu’une porte d’entrée de l’amour
(Gustave le Bon). Démontrez.
3. Le développement ou le corps

2.1 Notions

Le développement ou le corps est le « cœur même de l’exposé. C’est la dé monstration de la


thèse expliquée brièvement dans l’introduction. C’est le dépouillement, l’analyse de la
division du travail déjà annoncée dans l’introduction. Bref, c’est le traitement de chacune des
idées retenues dans le plan ; et ce, à la lumière des principes de la logique (notamment la
cohérence) et de la grammaire.

2.2 Le fond du développement


Les idées sont le contenu du développement. Cependant, il convient de considérer le type de
travail à réaliser.

Dans le cas d’un sujet à commenter, le développement est fait d’une seule idée la thèse. Celle-
ci doit être démontrée dans ses applications et ses implications dans les différents secteurs de
la vie, c’est-à-dire le social, le politique, l’économique, le culturel, etc. Il y a lieu aussi de
considérer l’évolution de la thèse dans son passe, son présent, et son avenir. Mais l’on peut
aussi effleurer l’antithèse, si la démonstration ainsi faite avec des arguments probants ne
rencontre pas les convictions du sujet dissertant.

En fait, pour un sujet à commenter, l’idée maîtresse, appelée la thèse, est développée en
plusieurs sous idées.

Dans le cas d’un sujet à discuter, le développement est à coup sûr centré sur trois grandes
parties à savoir, la thèse (la partie pour), l’antithèse (la partie contre) et la synthèse. Chaque
partie est développée en deux ou trois sous idées ou paragraphes.

La thèse, c’est le point de vue de l’auteur tel qu’exprimé à travers l’énoncé du sujet. Qu’elle
prenne la forme affirmative ou négative, la thèse est pour un sujet de dissertation l’ensemble
des arguments favorables à la déclaration de l’auteur. C’est-à-dire des arguments qui
confèrent au point de vue de l’auteur sa pertinence, son bien-fondé

Considérons le sujet : « L’homme n’est pas une île. La thèse sera faite, par exemple, d’idées
suivantes :

L’homme est un être solidaire, il vit en société.

L’homme n’évolue pas seul ; il a besoin du soutien des autres.

2.2.1 Exemple de rédaction de thèse

L’homme ne sort pas du néant ; il est le fruit de l’amour de Dieu par le tructiement des
hommes. L’homme naît dans la société. Celle-ci le reçoit et le façonne. C’est encore à la
société que l’homme s’en va ; rend compte. C’est pourquoi il n’y a de pire ennui que de vivre
dans la solitude. L’exemple d’Adam au jardin d’Eden nous en dit assez. Aussi les hommes
tissent-ils des relations de mariage, d’amitié, de camaraderie afin de passer cet instant qu’est
la vie en compagnie des autres. L’homme, dans tous les cas, se définit par rapport à sa
communauté (famille, ville, pays, etc.) ; c’est là qu’il se réalise.

Ce bref développement de thèse, fait à titre d'exemple, pourrait être étoffé.

L’antithèse, par contre est une démonstration parallèle ou opposée à la thèse.

Affirmative ou négative, elle rassemble tous les arguments contraires à la déclaration de


l’auteur. Si la thèse affirme, l’antithèse généralement nie et vice-versa.

L’antithèse est en somme une réfutation de la thèse ; elle aide l’élève à considérer l’autre face
de la question et, est introduite à l’aide des conjonctions de coordination marquant
l’opposition ; mais, or, pourtant, néanmoins, toutefois, par contre, au contraire, etc.

Voici des idées pouvant former l’antithèse du sujet cité ci-haut en exemple :

L’homme est un être solitaire.

L’homme est appelé à se passer des autres.

2.2.2 Exemple de rédaction d’antithèse

L’homme, contrairement à la pensée populaire, n’est pas à l’aise dans la société : l’isolement
lui conviendrait. En effet, l’accroissement du taux de criminalité que connaît T’humanité
résulte du contact avec les autres. On n’imaginerait, par exemple, pas de meurtres, de viols ou
de vols de la part d’une personne isolée dans la nature. D’ailleurs l’adage : « L’homme est
pour l’homme un loup » ne peut se justifier que dans le contexte d’une vie communautaire.
C’est dans la solitude en outre que l’homme se réalise : les plus grandes œuvres humaines ne
sont-elles pas produites dans la solitude ? C’est ainsi que Horace proclamait : <<Je hais la
foule stupide et, je m’en écarte ». Il vaut mieux pour l’homme de s’isoler ; la société le
déprave.

La synthèse, elle, consiste à surmonter l'opposition entre la thèse et l'antithèse de manière à


les concilier. Elle permet à l'élève de savoir tirer profit des deux points de vue aussi bien
opposés que pertinents. Elle est mieux rendue à l'aide de conjonctions de coordination non
seulement... mais aussi, d'une part.… d'autre part.… et d'autres de même sens ou du même
genre, parce que susceptibles de balancer les vues. Les idées suivantes forment la synthèse du
sujet précédemment évoqué en exemple.
L'homme est un être solidaire.

L'homme est on être solitaire...

2.2.3 Exemple de rédaction de synthèse

L'homme est non seulement appelé à communier avec ses semblables, mais aussi à se passer
d'eux. Être social, T'homme nait, grandit et se réalise dans la communauté ; l'isolement est
pour lui un suicide. Mais l'homme est aussi appelé à la solitude, surtout lorsqu'il s'agit de
graves décisions à prendre, des moments de réflexion au de recueillement. Toutefois, c'est
encore pour la société que l'individu s'isole. En effet, le politicien qui a réfléchi seul ira à la
rencontre d'une foule à haranguer ; les beaux romans produits dans l'isolement devront trouver
des lecteurs dans le public... L'homme donc est un être à la fois solidaire et solitaire.

Le professeur qui habituait ses élèves à des discussions, les préparerait implicitement à la
tolérance, à la cohabitation avec des individus ne partageant pas avec eux les mêmes
convictions.

Dans le cas d'un sujet à comparer, le développement aura également deux grandes parties : les
ressemblances et les dissemblances traitées en deux ou trois sous-points ; le cadre de la
réflexion étant, par exemple, la vie sociale, économique, religieuse, artistique et, la dimension
spatio-temporelle.

Le sujet de type démonstration sera traité soit sur le modèle d'un commentaire, soit sur celui
d'une discussion selon l'option de l'élève

Dans le développement d'une dissertation, la matière à traiter sont les idées. Celles-ci
prendront la forme d'un commentaire, d'une discussion ou d'une comparaison selon les cas. Il
ne reste qu'à leur donner une forme.

2.3 La forme du développement

La plupart des élèves, quand bien même ils auraient retenu de bonnes idées, ne savent pas les
exprimer dans le texte. Parler de la forme du développement, c’est se résoudre à répondre à la
question comment développer ou présenter les idées ?

En effet, si les idées sont la matière du développement, les paragraphes en constituent la


forme.
C’est pourquoi, autant il y a d’idées retenues pour un développement, autant il y a de
paragraphes à rédiger. Comment alors rédiger un paragraphe ? C’est ici que souvent rien ne va
plus ; on assiste à des sécheresses incroyables.

Voici par ailleurs une manière simple de procéder pour ne pas tarir.

1. Présenter l’idée : c’est l’introduire dans le texte. On y arrive par une tournure assertive
(affirmative ou négative).
2. Expliquer l’idée : si nécessaire, on exprime la même idée en d’autres mots pour se
faire comprendre par le lecteur. Les particules explicatives (Voir les opérateurs
logiques nº 3) trouvent ici leur usage.
3. Commenter l’idée : c’est l’appuyer à l’aide d’arguments solides, d’exemples, de
preuves et de citations, Notons par ailleurs que l’exemple renvoie à l’expérience
personnelle ; et l’illustration aux faits d’histoire ou au vécu quotidien. Et les citations
ne sont rien d’autre que des références, des reprises, des insertions dans la
démonstration des textes oraux (proverbes, contes, etc.) et écrits corroborant le sujet
ou l’idée développée. Utilisées à bon escient, les citations confèrent de l’autorité aux
arguments.
4. Conclure l’idée ; donner une petite synthèse de l’idée développée de manière à passer
à une autre idée.
5. Faire une transition : trouver une formule (énonciative ou interrogative) qui annonce
l’idée suivante.

L’élève qui procède ainsi pour chaque idée verra son texte devenir plus étoilé, et sa
démonstration échappera au reproche d’insuffisance.

2.4 Conseils pratiques

C’est dans le développement qu’on juge du niveau de culture de l’élève ; de sa maturité


scientifique, de la richesse de son style, de ses performances en grammaire. L’on s’y attellera
avec zèle.

Les idées retenues doivent être bien égrenées. Chaque idée sera développée en paragraphe ;
car l’art de disposer les paragraphes relève du souci d’ordre et de clarté.

La rédaction sera originale : l’élève s’abstiendra de plagier un auteur, ce qui est malhonnête.
Les amphibologies ou les boursouflures de toute sorte sont à éviter à tout prix. Chaque phrase
du texte apportera un élément nouveau de nature à faire progresser la démonstration, toute
idée superflue sera impitoyablement rejetée.

Le choix des termes propres est exigé, y compris la clarté et la justesse de l’expression.

Attention à l’accumulation des pronoms relatifs, ils alourdissent la phrase et créent des
ambiguïtés.

Les phases simples ou les propositions indépendantes en juxtaposition ou en coordination sont


conseillées. Par contre, on déconseille les phrases complexes on foisonne des subordonnées.

En effet, la juxtaposition allège la phrase et remplace agréablement la subordination

Exemple : J’aime Aurélie parce qu’elle est brave.

J’aime Aurélie, elle est brave.

La coordination maintient un lien entre deux idées.

Exemple : Il n’a pas étudié ; il a échoué

Il n’a pas étudié et il a échoué

Les prépositions doivent être employées de façon judicieuse, car elles peuvent modifier
profondément le sens du verbe, En d’autres termes, un même verbe change de signification
selon qu’il est employé avec telle préposition ou avec telle autre. Ainsi le verbe par dans les
expressions

Parler de…

Parler …

Parler en…

Parler avec

Et le verbe « venir dans les expressions ci-après :

Venir à…

Venir de…

Venir par…
Placé après une préposition, le verbe est obligatoirement à l’infinitif.

Exemple :

Il vient de rentrer à la maison. Nous travaillons de manière à réussir.

On mange pour vivre, on ne vit pas pour manger,

Le style sera varié autant que possible ; car :

1. On peut remplacer un verbe d’action ou un adjectif par un nom dérivé.

Exemple : Il part demain Verbe

Son départ est pour demain. Nom

2. Un adjectif qualificatif peut remplacer une proposition ou un nom qui complète un


groupe nominal.

Exemple :

Le bâtiment qui abrite l’école (Prop. Relative).

Le bâtiment scolaire (Adjectif).

Dans l’expression des circonstances, on usera de toutes les recettes grammaticales : la


subordination, la coordination, la juxtaposition, le gérondif, le participe, la relative, le groupe
prépositionnel, etc.

Exemple :

Il ne va pas au cinéma parce qu’il n’a pas d’argent (subordination).

 Il ne va pas au cinéma faute d’argent (groupe prépositionnel).

Il ne va pas au cinéma ; il n’a pas d’argent (juxtaposition).

 Il ne va pas au cinéma car il n’a pas d’argent (coordination).


 Dépourvu d’argent, il ne va pas au cinéma (groupe adjectif).

Lui, qui n’a pas d’argent, ne va pas au cinéma (proposition relative).

Attention à l’emploi de l’indéfini cons, sil ne remplace aucun individu connu. Ne pas décrire :
Pierre et moi, on est allé, mais : Pierre et moi, nous sommes allés
Dans les interrogations indirectes, employez ce que à la place de qu’est-ce que. Ne pas écrire :
je demande qu’est-ce que tu veux. Mais je demande ce que tu veux.

Dans l’ensemble de la rédaction, veiller à la ponctuation, pour plus de clarté dans l’expression
de la pensée. Sentir la différence entre les phrases

1. L’élève, dit le professeur, n’est pas appliqué.


2. L’élève dit : « Le professeur n’est pas appliqués. Une mauvaise ponctuation altère
donc la pensée.

Dans les phrases transitoires, varier le ton en alternant des énonciatives avec des
interrogatives ; des négatives avec des emphatiques ou des mises en relief. Notons au sujet de
la mise en relief qu’elle permet de rompre la monotonie d’un texte en offrant un autre type de
construction de phrase et de mettre en valeur un sentiment ou un détail significatif ».

Les exemples doivent être illustratifs et les citations bien à propos afin de donner de la valeur
à l’argumentation. En matière de citation, respecter la ponctuation exigée, c’est-à-dire, les
deux points et les guillemets.

Exemple : Les anciens n’ont-ils pas dit : « Le chien a quatre pattes, mais ne suit qu’un seul
chemin ?

Quant aux exemples, il existe des formules qui font passer de l’argument à l’exemple.

Exemple : La science et la technique causent des dommages incalculables à l’humanité, c’est


le cas des attentats du 11 Septembre 2001 qui ont coûté la vie à de nombreux humains aux
U.S.A.

Par ailleurs, on se gardera de faire de son texte une superposition de citations qui, parfois, ne
cadrent pas avec le sujet.

Dans la conduite de l’expression de la pensée, utiliser avec profit les opérateurs logiques. Ce
sont, en effet, des conjonctions de coordination, parfois des adverbes tenant lieu de
conjonction de coordination. Ils relient des unités du discours ; « ils indiquent aussi quels
rapports logiques on peut établir entre les éléments ainsi unis (…). Ajoutons que l’on peut
coordonner des paragraphes entiers »>. Liste des conjonctions de coordination servant
d'opérateurs logiques"

1. Addition et Similitude
Exemple :

Ainsi que

Aussi bien que

Autant que

Avec comme de même qu’en outre

Et (même)

Et (aussi)

Au surplus

Mais aussi

En corrélation

Non seulement... mais encore...

Non seulement... mais aussi...

Non seulement... mais bien plus...

Exemple : Non seulement il est malade mais aussi il est pauvre

2. Alternative

Exemple

La guerre où bien

Ou au contraire sinon

La paix sortira de ce dialogue.

Sortez d'ici

Sans quoi

Autrement

Vous serez battus,


3. Cause ou explication

Exemple

Il frissonne

Car

En effet

Certainement

D’ailleurs

Du reste

C’est-à-dire

En d’autres mots

Sans doute

Il a de la fièvre.

4. Restriction

Exemple :

Il a bien fait

Du moins

En tout cas

Il le croit

D’accord

Mais

Je demande à réfléchir.

5. Opposition
Exemple

Il est fatigué

Cependant

Mais

Pourtant

Néanmoins

Toutefois

Du reste

Il travaille.

6. Conséquence

Exemple

Il n’a pas étudié aimi

Alors

C’est pourquoi

Dans ces conditions

Conséquemment

Donc

Dès lors

En conséquence

Il a échoué

Ainsi

7. Présentation d’un exemple

Exemple :
Les M.S.T. peuvent Etre mortelles en effet Tel… qui tue…C’est le cas de…Qui tue…

Le SIDA

Tue des milliers d’humains

8. Précision/Explication

Exemple :

Il devient Président

Donc

C’est-à-dire que

A savoir

Autant dire que

Autrement dit

Il réalise

Son rêve de

Longtemps

9. Succession chronologique

Exemple :

Il se leva

Ensuite

Alors puis et

Il le crut
10. Conclusion

Exemple :

L’argent est un bon serviteur

Bref

Enfin

Après tout

Finalement

Au reste

En somme

Donc

Il nous procure ce dont nous avons besoin

Ainsi donc

En clair

Somme toute

En définitive

La rédaction du développement est donc fonction de la capacité de l’élève à traduire par écrit
les idées retenues sur le plan. A ce propos, « aucun aspect ne peut être négligé. La syntaxe doit
être correcte, le vocabulaire précis, l’orthographe impeccable, la ponctuation soignée.

3. La conclusion
3.1 Notions

La conclusion d’une dissertation est un bref rappel, une synthèse, des idées traitées dans le
développement. Elle est suivie, dans la mesure du possible, du point de vue personnel de
l’élève.

Généralement plus courte que l'introduction, une bonne conclusion doit être concise et ne doit
admettre « aucune répétition, aucune anecdote, aucun exemple, aucun mot de trop ».
Cependant, une citation bien ajustée peut merveilleusement terminer une dissertation. Par
ailleurs, les mots de conclusion se trouvent sur la liste nº 10 des opérateurs logiques.

3.2 Exemple de conclusion

Sujet :

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : On devient vieux
parce qu'on a déserté son idéal. Commentez

En définitive, l'auteur perçoit la vieillesse dans un angle tout à fait moral ou spirituel ; quand
notre âme broie du noir et ne prend plus goût au jeu de la vie ; quand elle cesse de
s'émerveiller, nous avons vieilli malgré notre jeune âge et notre vigueur physique.

Illustration

1. Sujet littéraire
2. Sujet social
3. Sujet scientifique et technique

Sous ce point il est question de quelques exemples de travail de dissertation.

Nous avons retenu trois sujets : un sujet d’ordre littéraire et culturel, un sujet d’ordre social, et
un sujet d’intérêt scientifique et technique.

Pour chaque cas, nous avons procédé par quatre étapes compréhension du sujet, invention ou
recherche des idées, organisation des idées, rédaction.

1. Sujet littéraire et culturel

« La lecture, une clé qui ouvre toutes les portes de la connaissance. Elle est l’unique facteur
qui vous fait vivre toutes les époques ». Etes-vous pour ou contre cette opinion ?

a) Compréhension : Il s’agit d’un énoncé complexe dont la substance est la


suivante : celui qui lit acquiert la culture de l’esprit ; lui seul pénètre le secret
des âges.

Type de travail : discussion.

b) Invention ou recherche des idées (par questions/réponses)


Questions

1. Dans quel type de société s’applique cette affirmation ?


2. Comment la lecture alimente-t-elle l’intelligence ?
3. Quel est le sens exact de cette affirmation ?
4. En quoi la lecture intéresse-t-elle les Africains ?
5. Quelle est la place de la lecture dans un monde dominé par la technique ?
6. Qu’en est-il des sociétés orales
7. Que faut-il retenir en gros de la question ?

Réponses

1. Affirmation convenable dans une société alphabétisée.


2. La lecture met l’individu au courant des inventions ; au contact des savants
3. Celui qui lit apprend plus que les autres.
4. La lecture offre aux Africains les modèles de comportement pour le développement.
5. Agent de la culture, la lecture tend à réduire son influence face à l’inflation de
l’audiovisuel.
6. Les sociétés orales et traditionnelles devront se désenclaver par la lecture.
7. La lecture est l’agent principal de l’acquisition des connaissances ; les médias la
complètent.
c) Organisation des idées ou plan
1. Introduction : idées n° 3
2. Développement : idées n° 2, 4, 5, 6
3. Conclusion : idées nº 3, 7.
2. Sujet d'ordre social

La vie est un combat continuel. Développez

a) Compréhension : L'énoncé du sujet est simple. Les mots-clés dont il convient de saisir le
sens sont :

 La vie l’existence ; la durée d'un être vivant sur la terre ; l'instant compris entre la
conception et fou la naissance et la mort.
 Un combat : une lutte, un assaut ; une attaque.
 Continuel se dit de ce qui se passe sans interruption ; perpétuel ; effréné.
En substance : chaque jour les êtres vivants, l'homme en particulier, lutte pour la vie.

Type de travail : Commentaire

b) Invention ou recherche des idées

Questions

1. Qu'est-ce qui motive la lutte que doit mener l'individu ?


2. Quelles sont les armes dont on dispose dans ce combat ?
3. Contre quoi lutte-t-on ?
4. Quels sont les domaines de la vie que ce combat engage ?
5. Que voudrait dire exactement l'auteur ?

Réponses

1. L'individu lutte pour la vie et pour le bonheur.

2. Dans ce combat l'homme a recours aux forces du corps et de l'esprit.

3. On lutte contre les maladies, la pauvreté, la faim, les conflits...

4. Ce combat concerne la vie sociale, professionnelle, politique...

5. Pour l'auteur, il n'y a pas d'instant de la vie humaine qui ne soit une lutte.

c) Organisation des idées ou plan

 Introduction : idée n°5.


 Développement : idées n°1, 2, 3, 4.
 Conclusion : idée n°5.

3. Sujet d'ordre scientifique et technique :


« Nos contemporains sont fort portés à identifier technique et civilisations. Expliquez
et commentez

a) Compréhension : comme le précédent, l'énoncé du sujet est simple. En voici les mots-clés :
 Nos contemporains : les gens de notre époque ; de notre temps. Etre fort portés à
identifier : Confondre délibérément, assimiler à outrance.
 Technique : ensemble de procédés méthodiques fondés sur des connaissances
scientifiques, employés dans la production.
 Civilisation : l'ensemble des phénomènes sociaux, religieux, moraux, esthétiques,
scientifiques, techniques etc. C'est-à-dire le modernisme.

Type de travail : Commentaire

b) Invention ou recherche des idées

Questions :

1. Dans quel contexte se place ce sujet ?

2. Qu'affirme l’auteur ?

3. Quels sont les fondements de cette confusion ?

Réponses

1. Ce sujet, bien que technique, se place dans le cadre socio-économique.

2. J. Declercq fait remarquer que pour beaucoup de gens, l'utilisation des données
scientifiques dans la production équivaut à du modernisme.

3. Les fondements de cette confusion sont : le degré de production et de consommation de la


technique ; le niveau de vie des peuples.

4. Quelles conséquences peuvent découler de celle confusion ?

Les conséquences de cette confusion sont :

 L’utilisation à l’excès des produits de la technologie ;


 Le culte de l’argent et du matérialisme,
 La sous-estimation de la vie morale et spirituelle au profit du matérie

Que dire en dernier ressort ?

La technique ne peut s’identifier à la civilisation dont elle est l’un des aspects.

d) Organisation des idées ou plan


1. Introduction : idée 2.
2. Développement : idées1, 3, 4.
3. Conclusion : idée 5.
e) Rédaction

La technique est l’application méthodique des connaissances scientifiques dans la production


des biens, tandis que la civilisation est l’aspect extérieur de la vie sociale, religieuse, morale,
esthétique, scientifique etc., des peuples. Jacques DECLERCQ fait remarquer
qu’actuellement, pour beaucoup de gens, ces deux concepts se confondent. A t-il raison ? Sur
quelles bases fonde-t-il son observation ? Que résulte-t-il de cette confusion ? Autant de
questions qui trouvent leurs réponses dans cet exposé

La science et la technique ont influencé la vie socio-professionnelle des gens en sorte que le
degré de civilisation d’un peuple, d’une famille ou d’un Individu est de nos jours fonction de
sa capacité de consommation des produits de la technologie moderne. Le passage, par
exemple, de la radio à Internet (en passant par la phonie et le téléphone) ; du simple bois de
chauffage à la cuisinière électrique : de la charrette à l’automobile le plus sophistiqué de la
plume à l’ordinateur, en Dessant par le stylo à bille et la machine à écrire, prouve bien que
l’humanité s’est irréversiblement embarquée dans le train de la technicité, quant à ce qui est
de la communication, du ménage, de la locomotion et de l’information écaille. C’est de in
technique et de ses machines que dépend, en majeure partie, la promotion socialiste, affirme
Louis Armand (discours & Académie française le 19 mars 1964). Mais celle assimilation &
outrance des produits de in technologie moderne ne manque pas de conséquences

D’abord il s’installe au sein des communautés une sorte de concurrence qui lance les
individus dans une course éperdue pour l’argent nécessaire à l’acquisition des produits
technologiques. Ensuite les valeurs humaines les plus foncières (Tamour, la probité, la
solidarité) soit évincées. La civilisation s’instrumentalisant de plus en plus, seuls les besoins
matériels priment, entraînant ainsi des tensions el des luttes de génie et de puissance
technologique. En effet, les conflits nés de l’exploitation ou de la commercialisation de
l’uranium, du pétrole et d’autres minerais sont avant tout l’expression de cette lutte de
suprématie technique. Enfin celle porte de l’originalité, de la spécificité, de la fantaisie au
profit de l’uniformité des productions que beaucoup déplorent. Notre société, déclare
Guilbert, obsédée par la technologie et l’argent risque de perdre son âme. (in Minerva n1
Janvier 1961). Reste-t-il un domaine de la vie humaine que la technique épargne ?
L’observation faite par Dedercq, bien que globale, semble véridique ; car la technique
s’impose dans toutes sortes des dimensions de la vie humaine : sociale, professionnelle,
morale, etc. L’usage des produits cosmétiques, le recours aux produits manufacturés dans les
rapports sexuels (pour ne citer que ces exemples montrent à suffisance que la technique a
touché même les aspects Intimes de la civilisation. Peut-on encore, à ce stade de la vie
humaine, faire la part de la technique et de la civilisation.

En résumé, la technique ne peut se confondre avec la civilisation dont elle n’est qu’un aspect.
La civilisation est la manifestation de l’existence humaine sur le plan moral, esthétique,
scientifique, social, politique etc.

La technique, elle, vise l’illustration des données scientifiques dans la production des biens de
consommation. Cependant l’évolution rapide de la technique semble faire de celled la fille
ainée de la civilisation au point de l’identifier å elle

Exemple 1. « La lecture, un dé qui ouvre toutes les portes de la connaissance. Elle est l’unique
facteur qui vous fait vivre toutes les époques », Etes-vous pour ou contre cette opinion ?

La prise de connaissance du contenu d’un écrit : livre, revue, journal, etc., nous ferait acquérir
le savoir ou la vérité, allume l’auteur. C’est, en outre, le seul moyen d’entrer en contact avec
toutes les générations. Comment est-il possible de posséder la culture et de parcourir des
époques au prix de la lecture ? Telle est la question à laquelle nous tenterons de répondre dans
les lignes qui suivent

Pour une civilisation écrite ou alphabétisée, le patrimoine culturel est con tenu dans les
bibliothèques. L’individu désireux d’accroître ses connaissances fréquente ces endroits
précieux et boit à la source. Ainsi, Sénèque, moraliste du premier siècle après 2.C. a
recommandé la lecture, au lieu du voyage, à qui voulait s’initier à la sagesse ».

En effet, des érudits qu’on pourrait consulter au cours d’un voyage coûteux et périlleux, on les
atteint facilement en peu de temps et à peu de frais par la lecture

En plus, la lecture nous permet de Jauger notre niveau de culture et de vaincre nos difficultés.
En nous ouvrant à l’univers des autres, la lecture nous aide à combler nos trous de mémoire.
Dans les lettres à Lucillus, Sénèque témoigne : « La lecture m’évite d’être trop satisfait de
mes opinions. Ensuite, lorsque l’aurais pris connaissances des découvertes d’autrui et que
l’aurais jugé des inventions nouvelles les, je pourrais, à mon tour, travailler au progrès ». La
lecture est donc d’un impact considérable sur le progrès Intellectuel des individus et des
communautés.

Pour un peuple jeune, tel le peuple de l’Afrique noire, qui aspire au progrès, la lecture s’avère
un outil efficace. Des lectures quotidiennes offrent des modèles de comportement susceptibles
de conduire à bâtir une société libre et prospère C’est à juste titre qu’au XVIe siècle Martin
Luther demandait l’ouverture des bibliothèques publiques, car on aurait su organiser des
écoles, par exemple, ni faire fonctionner des universités sans bibliothèques. Mais la lecture est
également un outil d’intégration, un instrument de brassage entre les cultures.

Il nous arrive de visiter Paris, New York ou Londres sans y avoir été en personne ; nous y
voyageons par nos lectures. André Maurois écrit à ce sujet : les livres sont des portes ouvertes
sur d'autres peuples » (In «Courier de l'UNESCO Mal 1961). La lecture d'un ouvrage sur la
Russie, par exemple, permettrait facile ment l'intégration d'un Congolais dans la communauté
russe, si l'occasion le lui permettait.

Au regard de ce qui précède, nous pensons que la lecture est un moyen privilégié pour
l'acquisition de la culture et permet le contact avec les autres peuples. N'est-ce pas là une
prétention ?

Or, de nos jours, même dans les sociétés fortement alphabétisées, l'Influence de la lecture
comme agent principal de transmission de la culture a baissé à cause de la concurrence des
médias tels que la radio, la télévision, la vidéo, etc. Il convient de signaler également
l'impératif de l'économie de temps, ajouté au coût même des livres.

En effet, nombreux sont ceux qui aimeraient mieux suivre rapidement des Informations à la
télévision plutôt que d'acheter et de lire un journal. Bien plus, dans les sociétés à tradition
orale, la lecture n'a pas de place ; l'oralité étant le moyen de transmission de l'héritage culturel.
Les vieillards sont alors des livres | ainsi que le déclare Hamadou Ampaté-ba: «En Afrique, un
vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle».

Dans tous les cas, la lecture reste encore, dans la civilisation moderne, le moyen traditionnel
de transmission et d'acquisition de la culture ; en sorte que les médias la complètent et
l'achèvent.

D'ailleurs, si la radio est parvenue aux confins de la terre, la télévision, elle, n'a pas encore
atteint le paysan africain.
Tout compte fait, l'influence de la lecture dans l'éducation et la formation intellectuelle est
certaine ; car on dit : « Un homme qui lit en vaut deux, Mais, le progrès de la technique,
surtout avec l'audiovisuel, et la conjoncture économique tendent à réduire la primauté de la
lecture dans la formation culturelle. Il y a aussi la persistance des sociétés à tradition orale où
la parole demeure le moyen attesté d'acquisition de la connaissance

Exemple 2. La vie est un combat continuel. Développez

Les êtres vivants, en particulier les hommes, sont voués à une lutte perpétuelle Que cherchent-
t-ils en luttant ? Quelles sont les cibles de cette lutte ? Ou bien quels sont les atouts dont ils
disposent dans cette épreuve ? Ce sont là des interrogations qui méritent notre attention.

Pourquoi lutte-t-on ? L’individu qui vit doit savoir qu’ll est en proie à un combat pour la vie.
Et lutter pour la vie, c’est chercher à s’assurer une existence décente et longue autant que
possible. C’est pourquoi tous, politiciens et peuples, militaires et civils, patrons et ouvriers,
riches et pauvres, nous nous déchirons à longueur de journée, au milieu de tant de dangers,
pour une vie aisée, exempte de soucis et de peines, comme c’est l’idéal. Reste à déterminer
nos ennemis dans ce combat.

Nos flèches dans cette lutte visent les maladies, la pauvreté, la misère, les conflits… Les
organismes internationaux comme l’OMS, I’UNICEF et bien d’autres ne cessent de parler de
l’accroissement du taux de mortalité dû aux maladies mortelles comme le VIH/SIDA, le
paludisme, la rougeole, etc. Les recherches entreprises en vue d’éradiquer ces fléaux sont une
preuve de la lutte menée pour la survie du genre humain. Si, dans certains cas, le progrès est
notable ; dans d’autres, Il se fait attendre. Mais la lutte continue

Les autres cibles de nos attaques sont la misère, la pauvreté et la faim. Nous les combattons
par le travail. En effet, tous les jours les hommes vaquent à leurs occupations ; Ils sont au
marché, dans les bureaux, les chantiers, aux champs etc. ; n’est-ce pas dans le but d’assurer
leur survie ? Des organisations humanitaires et caritatives travaillent souvent dans le but
d’enrayer, sinon de surmonter la pauvreté, la misère et la faim. Pour tant, la liste des maux
dont souffre l’humanité est longue

Nos rivalités, nos conflits nous tuent autant que les maladies, la misère et la pauvreté Chaque
jour, on enregistre des cas de discorde entre des Individus, des familles ou des nations
entraînant ainsi des pertes en vies humaines. Pour résoudre ces conflits, les hommes ont
monté, à tous les échelons de la vie, des structures susceptibles de rétablir la paix et la
concorde entre les communautés. Entre autres structures, nous citerons les conseils de famille,
les tribunaux, les organisations sous régionales… C’est par cette vole d'ailleurs que, notre
pays, la République Démocratique du Congo, après une injuste guerre d'agression, tente de
retrouver sa dignité parmi les nations d'Afrique et du monde

Nous avons, Jusqu'ici, énuméré quelques maux contre lesquels se dressent les flèches de
l’homme. Mais comment les combat-1?

D'emblée, les premiers atouts dont l'homme dispose pour combattre les ennemis de la vie sont
le corps et l'esprit. Il les exerce par le travail. Car, par le travail, nous arrêtons la faim, les
maladies, la misère... Personne ne saurait s'assurer une vie heureuse sans exercer un travail. Et
cette entreprise a besoin soit de notre effort physique (on parle du travail manuel); soit de
notre effort intellectuel (et, il on parte du travail intellectuel). Dans tous les cas, la
coordination de ces deux forces, à savoir la force physique et la force intellectuelle, est
recommandée pour s'engager avec succès dans cette lutte pour l'essence. En définitive, Il n'est
d'existence qui ne soit réalisée dans la lutte quotidienne contre ses fossoyeurs. Vidor Hugo
d'ailleurs a vu juste en affirmant : Ceux qui vivent ce sont, ceux qui luttent

Vous aimerez peut-être aussi