Malek Rekibi
Malek Rekibi
Thème :
Thème :
Tout d'abord, nous remercions Dieu tout-puissant de nous avoir guidés et de nous avoir
Donné beaucoup de courage qui nous a permis de finir ce travail.
Un tel effort n'aurait pas été possible sans l'aide de plusieurs personnes. Nous exprimons
Notre profonde gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail.
Nous sommes reconnaissants pour leur patience, leur disponibilité et leur engagement à
partager leur savoir.
Nous voulons vous remercier sincèrement pour avoir été bien plus que de simples
professeurs.
Je vous dédie ce travail avec une reconnaissance infinie pour tout ce que vous avez accompli pour
moi. Votre amour, votre soutien inconditionnel et vos encouragements constants ont été ma plus
grande source de motivation. Sans vous, je ne serais jamais arrivée là où je suis aujourd’hui. Vous
m'avez appris à croire en moi, à persévérer et à poursuivre mes rêves avec détermination. C’est
avec une immense fierté que je vous dédie ce travail. Merci du fond du cœur pour tout. Vous êtes
les meilleurs parents du monde et je vous aime infiniment.
Vos soutiens, vos amours et vos présences ont été d’une valeur inestimable tout au long de mon
parcours. Grâce à vos encouragements constants, j’ai trouvé la force de dépasser les obstacles et
d’atteindre mes objectifs. Je suis profondément reconnaissante d’avoir une famille aussi aimante,
soudée et inspirante. Merci pour votre amour inconditionnel et votre présence indéfectible.
Merci d’être toujours là, de me soutenir et de me rendre plus forte. Ton amour compte plus que
tout pour moi.
Je garderai toujours le souvenir de vous, chacun avec votre nom. Vous avez été présents lors de
mes succès, mais également dans les moments difficiles. Je vous remercie d'avoir été là
Malek
Du plus profond de mon cœur, je souhaite exprimer ici ma gratitude sincère envers toutes les
personnes qui m’ont soutenu durant ce parcours.
À mes parents
Je dédie ce travail à mes chers parents, qui ont toujours cru en moi. À ma mère, source
inépuisable d’amour, de courage et de sagesse, merci pour ton soutien sans faille et tes
encouragements constants. Ce succès, je le partage avant tout avec toi.
À mon frère
Mon frère aîné a toujours été un pilier solide sur lequel je peux m’appuyer. Sa présence
constante et son soutien indéfectible m’ont donné la force de continuer, même dans les moments
les plus difficiles. Grâce à lui, j’ai pu garder confiance et persévérer tout au long de ce parcours.
À mes amis
Hadil, Zahra, Malek, Djoumana, Hope, Sarah, Ines, Hala, Dihya, Aya, Doussa, Lola,
Ibtihal, Abir, Noussa, Meriem, Aya, Roumaissa, Vous avez été pour moi une source
inépuisable de joie et de soutien. Les moments de rire que nous avons partagés ont illuminé les
journées les plus difficiles, et votre présence constante a été un véritable pilier. Vous êtes ma
seconde famille, un refuge précieux qui m’a accompagné tout au long de ce parcours.
Dhouha
Sommaire I
Sommaire
Remerciements
Dédicace
Liste des Abréviations.................................................................................................................. II
Liste des tableaux :...................................................................................................................... VI
Liste des Figures .......................................................................................................................... VI
Liste des annexes ...................................................................................................................... VIII
Résumé : ....................................................................................................................................... IX
Abstract: ....................................................................................................................................... X
Introduction générale : ................................................................................................................ A
Chapitre 1 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur ......................... 1
Introduction de chapitre 01 : ......................................................................................................... 2
Section 1 : notions clés sur la digitalisation ......................................................................... 3
Section 2 :La banque face à sa transformation digitale ................................................... 10
Chapitre 2 :Performance financière Et digitalisation Bancaire ............................................. 21
Introduction de chapitre 02 : ....................................................................................................... 22
Section1 : Performance financière des banques ............................................................... 23
Section 2 : Les outils et méthodes d’évaluation de la performance financière ................ 31
Section 3 :L’impact de la digitalisation sur la performance bancaire ............................ 44
Conclusion de chapitre 02 : .......................................................................................................... 50
Chapitre 03 :L’impact de la digitalisation sur la banque CPA .............................................. 51
Introduction de chapitre 03 : ....................................................................................................... 52
Section 1 : Présentation du Crédit Populaire d’Algérie ................................................... 53
Section 02 : les outils digitaux de la CPA .......................................................................... 56
Section 3 : Impact de la transformation digitale sur la performance financière de la
CPA ....................................................................................................................................... 63
Conclusion de chapitre 03 : .......................................................................................................... 75
Conclusion générale :.................................................................................................................. 77
Bibliographie ............................................................................................................................... 83
Liste des Annexes : ........................................................................................................................ ii
Liste des Abréviations II
N° Observation Page
N° Observation Page
Etapes de transformation entre les termes : numérisation, 10
01
digitalisation, transformation digitale
12
02 Les nouveaux acteurs des services bancaires
33
05 Les objectifs de la mesure de la performance
09 La fonction summary de H1 65
10 La fonction Plot 66
15 La fonction summary de H2 68
20 La fonction summary de H3 72
21 Test de Jarque-Bera 73
23 Test de Durbin-Watson 73
N° Observation Page
01 L’organigramme du CPA ii
Résumé IX
Résumé :
Cette recherche a pour objectif d'étudier L’impact de la digitalisation sur la performance
financière de l’entreprise
L'objectif de cette étude est d'examiner l'impact de la digitalisation sur la performance financière
des banques. À une époque où la transformation numérique devient un impératif stratégique, cette
question a été abordée sous plusieurs angles : l’automatisation des paiements, l’amélioration de la
sécurité des données et la gestion de la relation client. L’adoption de modes de paiement digitalisés et
l’intégration des technologies numériques, telles que les systèmes de sécurité avancés et les plateformes
de gestion des transactions, permettent d’améliorer l'efficacité des opérations bancaires, de réduire les
coûts de traitement et d’offrir une expérience client plus fluide.
Une étude menée auprès de diverses banques a révélé que celles ayant intégré de manière
proactive la digitalisation de leurs services sont mieux positionnées pour améliorer leur liquidité, réduire
les risques de fraude et offrir des services plus adaptés aux attentes des clients. En revanche, les banques
qui n’ont pas réussi à s’adapter à ces nouvelles technologies risquent de se voir dépassées, avec une
gestion de la trésorerie moins optimale et des performances financières moins compétitives.
Mots clés : Digitalisation, Performance bancaire, Automatisation des paiements, Sécurité des données,
Transformation numérique, Liquidité, Innovation, Relation client, Rentabilité, Cybersécurité.
X
Abstract
Abstract:
This research aims to study the impact of digitalization on the financial performance of the
company
The objective of this study is to examine the impact of digitalization on banks' financial
performance. At a time when digital transformation is becoming a strategic imperative, this issue has
been approached from several angles: payment automation, improving data security and customer
relationship management. The adoption of digitized payment methods and the integration of digital
technologies, such as advanced security systems and transaction management platforms, improve the
efficiency of banking operations, reduce processing costs and provide a more seamless customer
experience.
A study of various banks found that those that have proactively integrated the digitalization of
their services are better positioned to improve their liquidity, reduce fraud risks and offer services more
tailored to customer expectations. On the other hand, banks that have not been able to adapt to these new
technologies are likely to be overtaken, with less optimal cash management and less competitive financial
performance.
The research also highlights the importance of employee training, an innovation culture within
banking institutions and ongoing investments in technology infrastructure to achieve this digital
transformation. The study shows that banks that succeed in protecting users' personal and financial
information while improving transaction speed benefit from better financial performance.
Introduction générale :
Depuis les années 2000, un bouleversement mondial majeur lié au numérique a conduit à de
profondes transformations dans le paysage économique (Mairesse, Cette, & Kocoglu, 2000). En plus de
l'expansion rapide et à grande échelle d'Internet, et des avancées technologiques, l'usage des ordinateurs
et des smartphones, de plus en plus puissants, compacts et multifonctionnels, a contribué à ces
changements. Cela a totalement remodelé l'économie.
Aujourd'hui, le numérique est omniprésent dans notre vie quotidienne et devient un outil
indispensable. La révolution numérique et l'essor des technologies de l'information et de la
communication ont profondément modifié nos modes de vie et de consommation. L'évolution des
comportements et des attentes des consommateurs les a rendus plus familiers avec les nouvelles
technologies. Ainsi, ils consultent et effectuent des transactions bancaires en ligne non seulement via leur
ordinateur, mais de plus en plus depuis leur smartphone, devenant ainsi plus informés et exigeants.
Tous les secteurs économiques sont impactés par ce phénomène. Le secteur bancaire, un domaine
historique, a subi de nombreuses mutations, et il est sans doute l'un des plus sensibles à ce changement.
L'émergence des nouvelles technologies de l'information et de la communication a ouvert de nouvelles
voies d'interaction entre les banques et leurs clients. Pour s’adapter à cette nouvelle ère, les banques
traditionnelles doivent investir dans la transformation numérique pour sécuriser leurs intérêts
économiques tout en fidélisant leur clientèle. Par exemple, elles ont développé des systèmes d'accès à
Internet permettant une communication plus économique et fluide avec leurs clients.
En plus de l'accès Internet, les banques ont intégré de nouveaux logiciels de gestion pour faciliter
l'utilisation des services bancaires à distance, depuis un ordinateur ou un smartphone. Aujourd'hui, elles
offrent à leurs clients un accès instantané à leurs comptes, avec la possibilité d'effectuer des opérations à
toute heure du jour et de la nuit.
Concernant l’Algérie, un pays en développement, des progrès notables ont été réalisés ces
dernières années dans le domaine du numérique, notamment dans le secteur bancaire, qui se trouve au
cœur de cette transformation. Bien que la numérisation des services soit encore en phase embryonnaire,
on constate des avancées notables dans l'intégration du numérique dans le secteur financier. Les
Algériens, jeunes comme moins jeunes, ont adopté les outils numériques et les supports de connexion
dans leur vie quotidienne. Ainsi, les banques algériennes se voient contraintes de s’adapter aux nouvelles
tendances du marché en entamant leur transformation digitale. Bien que cette transition soit moins
impressionnante que dans les pays développés
La performance financière des banques algérienne est donc mise à l'épreuve face a une adaptation
rapide et adéquate des nouvelles technologies
Introduction générale B
Problématique :
À la lumière du ce contexte, il devient essentiel d’explorer comment les banques peuvent tirer parti des
solutions fintech pour non seulement moderniser leurs opérations, mais aussi garantir la protection des
informations sensibles et respecter les normes en vigueur. Cette dynamique soulève des questions
stratégiques sur la manière de concilier innovation et sécurité dans un environnement en constante
évolution. Dans ce but, notre problématique de recherche s'énonce de la manière suivante :
Afin d’obtenir une réponse adéquate à la problématique en question, il est indispensable de passer par
l'examen des questions secondaires suivantes :
Hypothèses :
H1 : L’automatisation des paiements affecte positivement le Produit Net Bancaire (PNB) des banques.
H2 : le client préfère avoir recours aux services digitaux pour les opérations les moins engageantes, ce
qui résulte son manque de déplacement dans les agences bancaires
Objet de la recherche :
Les objectifs de cette recherche incluent l'analyse de l'impact des paiements numériques sur la
prévision des flux de trésorerie et la liquidité des banques, l'évaluation des implications pour la qualité
et la rapidité des rapports financiers, ainsi que l'examen des nouveaux risques liés à la sécurité des
données. La méthodologie adoptée comprendra une revue de la littérature existante, des études de cas
sur des banques ayant réussi leur transformation numérique, ainsi que des enquêtes et des entretiens avec
des professionnels du secteur.
Les résultats attendus permettront d'identifier les avantages et défis associés à la digitalisation des
fonctions financières et de formuler des recommandations pratiques pour les banques cherchant à
optimiser leur gestion financière dans ce contexte en évolution constante. Cette recherche contribuera
ainsi à éclairer les décideurs bancaires sur les meilleures pratiques à adopter face à ces changements.
Méthodologie de la recherche :
Afin de répondre aux questions posées précédemment et vérifier la validité des hypothèses, nous
avons adopté une double approche : une approche théorique, où nous avons consulté la documentation
nécessaire (ouvrage, revue, mémoire, sites internet) ayant un rapport avec notre thème de recherche puis
une approche empirique qui consiste en une étude par une méthode analytique descriptive sur les moyens
de paiements digitaux en utilisant les informations et les données collectée au sein des banques.
Chapitre 1 :
Cadre théorique et contexte de
la digitalisation dans le secteur
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 2
Introduction de chapitre 01 :
Le secteur bancaire a été profondément transformé par la digitalisation, réinventant les
pratiques traditionnelles et introduisant de nouvelles dynamiques dans la gestion des opérations et
des relations avec les clients. Ce phénomène est favorisé par l'avancée des technologies numériques
telles que l'intelligence artificielle, le Big Data, la blockchain et les applications mobiles, A offert
aux banques la possibilité de moderniser leurs services et de satisfaire de plus en plus les attentes
d'une clientèle de plus en plus connectée.
La digitalisation est devenue un atout stratégique pour les banques, dans un contexte de
concurrence accrue et de demande croissante de personnalisation et d'accessibilité. Elle leur donne
non seulement la possibilité de diminuer leurs dépenses opérationnelles grâce à l'automatisation et
à la dématérialisation des processus, mais aussi d'augmenter leur efficacité et leur rentabilité. De
plus, elle aide à renforcer l'inclusion financière en offrant des services bancaires accessibles à des
personnes qui n'étaient pas auparavant incluses dans le système financier traditionnel.
Les systèmes d'information (SI) ont fait leur apparition dès les années 50, et les intervenants
du domaine bancaire et financier ont été parmi les pionniers à les adopter en automatisant la gestion
journalière des tâches administratives, de la comptabilité et des transactions financières. Cela a
ensuite conduit à l'apparition de systèmes d'information d'aide à la décision de plus en plus
puissants, rapides et dotés d'une grande capacité de stockage et de traitement des informations,
facilitant ainsi la prise de décisions stratégiques pour les gestionnaires et les décideurs du niveau
supérieur.
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 3
Actuellement, la digitalisation n'est plus considérée comme un choix, mais comme une nécessité pour
exister et survivre dans un marché assez compétitif.
En général, la digitalisation entraîne une refonte du modèle commercial1.
Depuis 2004, le mot « Transformation digitale » remplace la Digitalisation et va au-delà des avancées
technologiques en combinant les dimensions stratégiques et humaines.
Si vous consultez Google Trends pour observer les tendances de recherche, vous constaterez que cela ne
remonte qu'en 2014 (dans le second semestre précisément) On constate les premiers pics d'utilisation de
l'expression « Transformation digitale » dans les requêtes du moteur de recherche. À partir de là, cela a
connu une croissance exponentielle.
Le terme « Transformation Digitale » s'est imposé comme l'un des principaux buzzwords tendance de
ces trois dernières années, à l'instar d'une mode passagère. Le problème avec les« buzzwords », que je
qualifierais même de risque, est que beaucoup en parlent sans nécessairement comprendre leurs
implications et leur portée2.
1.3.1. Le CRM :
Cette catégorie d'application est utilisée pour la gestion de la relation client.
Ce système combine des fonctionnalités telles que la gestion de leads, la gestion du portefeuille client,
l'établissement de devis et de factures, ainsi que la mise en place de campagnes marketing.
1
Talbi sara, la digitalisation, 2022, P3
2
Beye, A,L'autofinancement : Une source durable de financement pour les entreprises. LinkedIn, 2017,
[Link] Consultée le 22/02/2025
3
[Link]
[Link]ée le 22/02/2025
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 4
Le CRM est une solution qui permet d'améliorer rapidement les relations commerciales en étant
relativement rapide à mettre en place.
1.3.3. Le BPM :
Le Business Process Management souligne les processus de l'entreprise (activités, interactions entre
individus et services) afin de les numériser et d'optimiser leur performance. Les solutions BPM offrent
une réponse à l'ensemble des processus au sein de l'entreprise.
Agilium est une illustration de logiciel BPM français basé sur le low [Link] solutions sont parfaitement
complémentaires à l'ERP et présentent l'atout d'être simples et rapides à déployer.
Elles ont principalement pour fonction d'automatiser des processus et traitements, de numériser des
formulaires, des fiches Excel, etc., et de favoriser l'interaction entre vos applications afin de simplifier le
travail collaboratif à plusieurs services et sites.
La numérisation de vos processus facilite la traçabilité des opérations, optimise le travail en équipe et
améliore la communication.
Dans une société, la Gestion Électronique de Documents (GED) est primordiale car elle facilite
l'organisation, la sauvegarde, l'archivage et l'extraction simplifiée de documents numériques.
Cependant, ces solutions ne sont pas automatiquement connectées au système de gestion de l'entreprise,
bien qu'elles montrent de plus en plus de possibilités d'interopérabilité avec les ERP majeurs du marché.
Aujourd'hui, les applications d'intelligence artificielle sont largement démocratisées et disponibles pour
les entreprises afin d'améliorer leurs processus.
Les instruments de BI facilitent l'interprétation de vos données pour les présenter sous forme
d'indicateurs ou de graphiques entièrement personnalisables.
Les outils de stockage : Ils servent à regrouper, diffuser et rendre des fichiers ou des
informations accessibles à tous les collaborateurs de manière facile et sécurisée.
2.1. La dématérialisation des processus :
2.1.1. Définition de la dématérialisation :
La dématérialisation consiste à convertir les documents sur papier en leur équivalent numérique. Elle
facilite le stockage, le partage et la collaboration sur l'information. Le but primordial est de garantir un
espace sécurisé pour le stockage et l'exploitation des documents. Cette méthode électronique est
applicable à divers documents, y compris les factures, les contrats, les notes de frais, les fiches de paie,
la correspondance….etc.1.
1
Open Bee, La dématérialisation des documents,2025.
2
Charley Hannoun, « la dématérialisation de l’entreprise » édition l’harmattan, paris, 2020
3
[Link]
[Link]#:~:text=Qu'est%2Dce%20que%20l,atteindre%20des%20objectifs%20organisationnels%20d%C3%A9finis
consulté le 20/04/2025
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 7
L'automatisation des processus implique l'utilisation de logiciels et de technologies pour automatiser des
processus et des fonctions dans le but d'atteindre des objectifs organisationnels définis, tels que la
fabrication d'un produit, L'embauche et l'intégration d'un collaborateur, ou la prestation d'un service
client.
Réduire la charge liée aux processus lents et manuels, ce qui offre plus de liberté pour innover
et croître.
La collaboration en temps réel au sein de l'entreprise est un atout pour renforcer la cohésion
d'équipe et assurer le succès et la satisfaction des collaborateurs.
Optimisation de la satisfaction des clients et des délais de réponse.
1
[Link] consulté le 22/02/2025.
2
Hervé cuillandre, numérisation des entreprises, 2016, P 77-81
3
[Link] consulté le
22/02/2025
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 9
Tandis que l'adoption d'Internet se développe rapidement dans les pays à revenu intermédiaire, les pays
à faible revenu continuent de rester en retard.
Source : adapté par l’auteur par référence à ELHALI. A & AL (2022) « La crise du COVID-19 un élan
à la transformation digitale au Maroc », Revue Française d’Economie et de Gestion
institutions bancaires et d'assurance que dans leurs systèmes d'information, ainsi qu'avec les dispositifs
personnels des clients1.
2.1.1. La stratégie des transformations des banques traditionnelles aux banques
digitales :
Il existe trois grandes stratégies de transformation digitale les plus célèbres dans le secteur bancaire. Le
choix de l’approche doit tenir compte des spécificités de la banque (Clients, positionnement sur le
marché, culture, infrastructure actuelle…) et doit être en adhérence avec sa stratégie globale2.
Cette stratégie vise à numériser les canaux d'interaction de la banque avec ses clients en développant des
services bancaires en ligne et des solutions de banque mobile, tout en préservant les processus, la
structure organisationnelle, la culture et l'infrastructure de la banque. Bien que cette approche puisse être
considérée comme une étape initiale cruciale, elle ne représente pas l'objectif final pour la plupart des
banques. Elle se caractérise par sa facilité de mise en œuvre, son faible coût, et sa capacité à répondre
aux premières attentes des clients. Cependant, son impact demeure limité en matière d'amélioration de
l'efficacité opérationnelle.
Superviser le lancement sur le marché d'une application mobile permettant la collecte précoce
des pièces justificatives directement par les conseillers (simplification du processus KYC et
constitution des dossiers).
Conclure la mise en œuvre d'un partenariat avec un leader du marché dans le domaine de
l'externalisation des processus métier (BPO) pour la dématérialisation des dossiers clients.
Fournir un soutien actif lors de la mise en place des processus de gestion des dossiers clients
dans l'application Business Process Manager AP pian.
1
ITESOFT, La banque face à sa transformation digitale, 2019, P01
2
BOULAHROUZ et BOURABAH, Mémoire master, « La digitalisation du secteur bancaire »,2021/2022, page 22.
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 12
De nos jours, la transformation digitale est essentielle pour toute entreprise souhaitant prospérer dans
cet écosystème complexe et compétitif. La numérisation de son modèle d'affaires n'est plus une
possibilité ; seules les entités qui ont engagé ce processus de transformation pourront perdurer.1
Pour améliorer l'expérience client, il est aussi indispensable d'améliorer la communication, notamment
par l'utilisation des divers moyens de communication actuels : téléphone, courriel, site web, messagerie
instantanée, SMS, etc.
1
Youssef EL YAACOUBI et Hicham BENNANI Université sidi Mohamed ben Abdellah –Fès « revue international des
sciences de gestion » 2022.
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 13
Si une entreprise veut se digitaliser, les processus qu'elle utilise doivent également être digitalisés. Ce
n'est pas simplement une mise à niveau des ordinateurs les plus récents, qui finiraient par être utilisés
uniquement pour des tableaux Excel. Il s'agit davantage d'une nouvelle perspective, plus dynamique,
adaptable et inventive, afin de rester toujours à la pointe face aux évolutions de l'environnement2.
La digitalisation des processus peut-être très bénéfique à l’entreprise, pour blog plusieurs avantages
peuvent en découler 3:
- Diminution des coûts des matériaux.
- Rapidité de diffusion de l'information.
- Suivi des données.
- Élimination des erreurs et automatisation des tâches non essentielles.
- Facilite dans la prise de décisions, entraînant un pilotage de l'activité plus efficace.
- Amélioration de la collaboration au sein des équipes et reconnaissance des employés.
D'après HALOUI, le modèle d'affaires ou business model en anglais, expose comment une structure
génère, propose et saisit de la valeur.
Cela offre ainsi la possibilité de penser aux méthodes pour transformer l'organisation et innover. On
vous a formé sur des données jusqu'en octobre 2023.
Ils soulignent que le modèle d'affaires est la première considération pour tout investisseur souhaitant «
s'impliquer » dans un projet.
Le modèle d'affaires est une illustration intégrale de la façon dont l'entreprise opère et génère de la valeur
pour tous ses intervenants. Il offre aux sociétés la possibilité de mieux saisir leur position sur le marché,
leurs atouts concurrentiels ainsi que leurs perspectives d'innovation4.
1
Josse, La numérisation des processus et son impact sur l'entreprise, 2015
2
Audros, La digitalisation des processus dans les entreprises, 2018
3
Flexio,Les avantages de la digitalisation des processus pour l'entreprise, 2020
4
MHAMED AIT EL HALOUI, apercu de la litteratur sur le business model, 2021, P (829-830)
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 14
Les clients des banques ont désormais la possibilité d’obtenir des informations et des renseignements
rapidement et comparer les prix et la qualité des services financiers fournis.
Contrairement à la disparition des conseillers, leur pouvoir de négociation repose principalement sur
leur statut académique.
Cependant, certaines commodités offertes par Digital pourraient entraîner des frais importants pour les
clients s'ils sont également victimes d'une escroquerie. Ce dispositif est spécifiquement conçu pour les
institutions bancaires qui ont besoin de développement et d'amélioration constantes de leur système,
garantissant ainsi la sécurité.
De plus, les clients souhaitent une plus grande commodité, simplicité et transparence. Ils gagnent en
indépendance et accordent une grande importance au libre-service. Ils exigent désormais des banques
qu’elles leur fournissent une tarification simple et détaillée des offres. Les attentes de la clientèle se
concentrent principalement sur leur « expérience client », qui englobe diverses attentes que les banques,
malgré les avancées réalisées, doivent encore beaucoup améliorer, particulièrement en ce qui concerne
la simplicité et la transparence. Simplicité grâce à ce que le client sait, devenant de plus en plus autonome
pour répondre à ses besoins et se servir lui-même. L'opération de multiplication n'a pas toujours réussi.
Il ne répondait ni aux exigences du client, ni à ses intérêts1.
Par exemple, un grand nombre de personnes âgées se trouvent actuellement avec des comptes de
courtage inactifs qui entraînent des frais. On le considérera pour les années futures. Cette situation a
entraîné une érosion progressive de la confiance dans les banques.
En effet, il s'agit de reconstruire les relations avec les clients en les numérisant. Au contraire, son objectif
est de renforcer l'assistance humaine pour les problèmes dignes d’intérêt, bien sûr, nous cherchons à
répondre au mieux aux souhaits des clients les plus mobiles, tout en espérant toujours établir une relation
de confiance.
Autrement dit, la relation client est perçue comme unique. Création d'un environnement numérique
fondé sur la simplicité et la transparence, qui assure une continuité entre les contextes physiques et
numériques2.
1
Roman, Tchibozo, & Alain, Transformer la banque : stratégies bancaires à l'ère digitale, Dunod. Malakof, 2017, P76
2
- Roman, Tchibozo, & Alain, Transformer la banque : stratégies bancaires à l'ère digitale, Dunod. Malakoff [Link].
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 15
Une technologie révolutionnaire a transformé la relation client dans le secteur bancaire. Bien que les
clients soient parfois sceptiques, le numérique a permis de proposer des mises à jour à ceux qui en avaient
besoin. Toutefois, les clients qui ne souhaitent pas renoncer au traditionnel partagent quand même le
confort.
Néanmoins, les services de consultation, qu'ils soient individuels ou non, continuent toujours à se
distinguer. Il n'est pas prévu de numériser ce contenu et cela ne sera pas fait. Uniquement sur le plan
physique à l'heure actuelle1.
Actuellement, la majorité des services et opérations bancaires se font en ligne, cela s'explique par le
fait que la plupart des clients sont constamment « connectés ». Cela peut également signifier que ces
services en ligne peuvent compléter ou même remplacer ceux proposés en agence. De plus, Les banques
traditionnelles ont déjà entamé cette transition en introduisant des services numériques tels que la
consultation de compte, les transferts d'argent, la gestion de l'épargne ou encore la demande de chéquier...
Cette numérisation a su répondre aux attentes des consommateurs, d'où sa popularité. Ainsi, cette
1
BAHABI Bouteina mémoire fin d’étude, thème « Digitalisation bancaire et son impact sur la performance financière des
banques en Algérie », Spécialité Finance d’entreprise, P20
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 16
approche diminue considérablement les coûts de gestion des banques en réduisant les dépenses associées
aux agences physiques.
1.1. Les différents outils et services digitaux proposés par les banques :
Face à la montée du digital, les institutions bancaires ont procédé de développer de nouveaux produits et
services, d'innover dans les opérations et de perfectionner les méthodes visant à enrichir l'expérience
client. Ensuite, l'objectif de la banque digitale est d'élargir la gamme des produits et services bancaires.
En plus de simplifier vos transactions bancaires sans nécessité d'interaction avec des conseillers, ces
solutions vous permettent d'effectuer des paiements pour des produits et services en ligne depuis votre
domicile.
Il est évident de plus, que cette nouvelle idée d'application bancaire est une innovation digne d'éloge.
Malgré certaines restrictions, telles que l'absence de conseils en personne et les retraits d'argent liquide,
quelques néobanques s'efforcent d'améliorer l'image de la finance en Afrique.2
1
Pradeo, Applications bancaires : Législation, Menaces et Prévention de la fraude, P2
2
[Link] consulté le 23/02/2025
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 17
L'activation de son compte. Ainsi, la plateforme bancaire offre la possibilité de vérifier le solde de ses
comptes, d'effectuer des transferts et de mettre en place des prélèvements automatiques ou encore de
joindre son conseiller financier. On peut y accéder tant sur ordinateur que via des applications mobiles.
Les identifiants nécessaires pour s'y connecter sont fournis par la banque lors de la signature du contrat1.
1
BELHOCINE Hamid, LHADJ MOHAND Mahmoud, L’intégration de la digitalisation et son impact sur la performance
Financière d’une banque, Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme de Master, TIZI-OUZOU, P32
2
Ignacio Mas et Kabir Kumar, Les services bancaires par téléphone mobile : pourquoi, comment et pour qui ?, 2008,
p2_p5
3
OUIJJANI Hinda, Evolution du statut et des usages du courrier électronique : de simple moyen de communication à
document à valeur probatoire, émoire de master en Sciences Humaines et Sociales mention Sciences de l’information et
des Bibliothèques spécialité Archives numériques, université de lyon, 2016, p 09.
4
Claude Dragon, Didier Geiben, D. Kaplan et Gilbert Nallard, Les moyens de paiement, 1998, p 83
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 18
Source:[Link]
%C3%[Link]é le 24/02/2025 à 1:09
Les terminaux de paiement offrent de nombreux avantages :
Un gain de temps.
Rendre le règlement plus facile pour vos clients.
Une meilleure capacité de suivi des paiements.
Une proposition sur mesure pour vos exigences.
Facilité la comptabilité.1
ils sont installés au sein des agences et offrent aux clients la possibilité de réaliser personnellement leurs
transactions bancaires (vérification de solde, commande de chéquiers, consultation de solde, demande de
RIB, transfert d'un compte à un autre au sein de la même banque, dépôt de chèques, dépôt d'espèces,
retrait d'espèces) en utilisant leur carte bancaire et leur code secret.
1
[Link]
tpe/ consulté le 24/02/2025
2
[Link] consulté le 24/02/2025
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 19
1
La banque de France, Paiements et Infrastructuresde marché à l’ère digitale, 2023, P29
2
Experts SVP, la signature électronique, 2017, p05.
Chapitre 01 : Cadre théorique et contexte de la digitalisation dans le secteur bancaire 20
Conclusion de chapitre 01 :
Au terme de ce chapitre, il apparaît clairement que la digitalisation représente bien plus qu’une
simple évolution technologique dans le secteur bancaire : elle incarne une transformation structurelle et
stratégique de grande ampleur, touchant à la fois les pratiques, les outils, les paradigmes et la place même
de la banque dans l’économie.
Historiquement, la banque joue un rôle central en assurant des fonctions essentielles telles que la
collecte de l’épargne, le financement de l’investissement ou encore la gestion des flux monétaires. Elle
occupe ainsi une position clé dans les circuits économiques. Toutefois, l’émergence rapide du numérique,
combinée à l’évolution des attentes des clients et à l’irruption de nouveaux acteurs comme les fintechs,
est venue bouleverser cet équilibre traditionnel.
Dans ce contexte, la digitalisation ne constitue plus un simple levier d’innovation mais une nécessité
stratégique. Elle impose aux établissements bancaires de repenser profondément leur modèle
économique, leur organisation du travail, leur rapport au risque et leur manière de concevoir la relation
client. Les mutations en cours, souvent contraintes par la pression concurrentielle et les exigences
réglementaires, nécessitent une agilité accrue et une capacité constante d’adaptation.
L’analyse des principaux outils digitaux – tels que les applications mobiles, les plateformes
automatisées, le cloud, le chat bots ou encore la blockchain – met en lumière la manière dont les
technologies redéfinissent en profondeur l’expérience utilisateur et les structures internes des banques.
Ces instruments, devenus incontournables, témoignent de la montée en puissance de la technologie
comme catalyseur de transformation.
Ainsi, ce chapitre aura permis de poser les fondements théoriques et contextuels de la digitalisation
bancaire. Il offre un cadre d’analyse solide pour comprendre les tensions et les opportunités qu’elle
engendre, tout en préparant le terrain à l’étude des enjeux humains, économiques et stratégiques qui
seront abordés dans les chapitres suivants.
Chapitre 2 :
Performance financière
Et digitalisation
Bancaire
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 22
Introduction de chapitre 02 :
Un aspect majeur de ce chapitre réside dans l’analyse du lien entre la digitalisation et la performance
bancaire. En effet, la digitalisation a révolutionné le secteur bancaire en apportant des impacts directs et
indirects sur la performance des institutions financières. Nous nous intéresserons à la manière dont
l’adoption de nouvelles technologies modifie les structures de coûts, optimise les processus opérationnels
et redéfinit la relation client, tout en influençant la rentabilité des banques.
Cependant, cette relation n’est pas toujours linéaire, et des facteurs contextuels peuvent modérer ces
effets, ce qui nécessitera une analyse approfondie de ces dynamiques.
Dans la deuxième section, nous détaillerons les outils et méthodes d’évaluation de la performance
financière des banques, en explorant les techniques d’analyse financière spécifiques, les modèles
d’évaluation de la rentabilité bancaire et les comparaisons sectorielles qui permettent d’appréhender les
résultats financiers des établissements.
Enfin, nous illustrerons ces concepts par des exemples concrets, notamment en examinant des
banques algériennes ayant entrepris des initiatives de digitalisation et en analysant les résultats financiers
qui en ont découlé.
Ce chapitre vise ainsi à fournir une vision claire de la façon dont la digitalisation impacte la
performance financière des banques, en offrant des insights sur les leviers à actionner pour optimiser la
rentabilité et la compétitivité des institutions financières dans un monde de plus en plus numérique.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 23
Cette section essaye d’étudie le concept de la performance d’une manière générale et la notion de la
performance financière d’une manière particulière.
Depuis le 19ème siècle, ce terme fait référence à la performance d'un cheval de course dans les
hippodromes et, par extension, au triomphe d'un sportif. À l'aube du vingtième siècle, cette expression
se réfère aux données numériques illustrant la capacité d'une machine, et par extension, elle décrit une
performance ou une fiabilité remarquable2.
Qu’avant ou dépasser les objectifs, entraînant des évaluations de valeur diverses selon les intervenants
concernés (actionnaires, dirigeants, syndicalistes).
1
ISSOR, Zineb. Projectics, proyéctica, projectique : La performance de l’entreprise un concept complexe aux multiples
dimensions. N°17. Edition : Boeck supérieur, 2008à 2017, p93-103
2
SANNI Yaya Hachimi, mc. La problématique de la performance organisationnelle, ses déterminants et les moyens de sa
mesure : une perspective holistique et multicritérielle. Edition : faculté des sciences de l’administration de l’université
Laval, direction de la recherche, 2003. P.34.
3
B. DORIATH et C. GOUJET, Gestion prévisionnelle et mesure de la performance, éd. DUNOD, Paris 2005, P. 166
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 24
Selon Philippe Lorino, la performance est caractérisée comme « tout ce qui est, et seulement ce qui
contribue à l’amélioration du couple (valeur-coût), à contrario, n’est pas forcément performance ce qui
contribue à diminuer le coût ou à augmenter la valeur isolément ». Elle est aussi « tout ce qui, et seulement
ce qui contribue à l’atteinte des objectifs stratégiques »
Pour finir, « La performance est la capacité de l’institution à rester sur la continuité, à réaliser un équilibre
entre les actionnaires et la satisfaction des travailleurs ».
- efficience : La faculté de réaliser ces objectifs en maximisant l'utilisation des ressources disponibles.
- Effectivité : L'évaluation de l'impact concret des actions mises en œuvre en comparaison avec les
résultats escomptés.
a. L’efficacité
Dans le domaine de la gestion, l'efficacité est liée au rapport entre les résultats réalisés et les objectifs
définis. Lorsqu'une banque atteint ses buts stratégiques, on considère qu'elle est performante. L’efficacité
est la meilleure proportion entre l'atteinte des objectifs et les ressources employées. Elle soulève
également la question de l'existence d'alternatives plus performantes. Le système est considéré plus
efficace à mesure que les résultats se rapprochent des objectifs, ce qui peut être résumé par la formule
suivante 1:
Cette formule constitue une approche claire et neutre pour évaluer l'efficacité en mettant en parallèle les
résultats réalisés avec les objectifs établis. Elle promeut l'amélioration des ressources et des procédés
tout en fournissant une évaluation quantitative précise. Néanmoins, elle présente des contraintes, y
compris en matière de mesure des objectifs qualitatifs, de variabilité des buts fixés, et d'impact des
éléments extérieurs. Cette équation sert de guide pour les gestionnaires qui souhaitent juger et optimiser
l'efficacité de leurs actions et stratégies.
1
MICHEL, Barabe et OLIVIER Meller, Manager, DUNOS, Paris, 2006, P346.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 25
b. L’efficience
L'efficacité représente la proportion entre les produits ou services fabriqués et les ressources nécessaires
à leur fabrication. Elle concerne soit l'optimisation maximale des ressources disponibles, soit la
minimisation de leur utilisation tout en garantissant un certain niveau de qualité et de quantité.
D'après Michel Kalika, « l’efficience est mesurée par la quantité des ressources utilisées pour produire
une unité donnée de production ». La formule de l’efficience est 1:
L'efficience vise à optimiser les ressources, dans le but de maximiser les résultats ou de minimiser les
moyens employés. Cette action est fondamentale pour une administration performante, facilitant la
diminution des dépenses et l'accroissement de la productivité. La formule offre une évaluation précise et
quantitative, même si l'évaluation qualitative des ressources et des résultats peut présenter des difficultés.
c. L’effectivité
L’effectivité Examine le triptyque objectif/moyens/résultats en retraçant les buts initiaux de l'activité.
D'après Jean Louis Lemoigne, elle contrôle si ce qui a été accompli est conforme à ce qui était prévu.
Donc, l'effectivité évalue le degré de satisfaction par rapport aux résultats obtenu. On peut l'exprimer de
cette manière :
L'effectivité englobe non seulement l'efficacité et l'efficience, mais aussi la satisfaction par rapport aux
objectifs fixés au départ. Cette évaluation prend en compte non seulement l'accomplissement des buts
fixés, mais également la pertinence des méthodes employées et l'objectif final de l'activité. Cette
approche offre une évaluation plus exhaustive de la performance, bien qu'elle puisse être influencée par
les perceptions de satisfaction, et donc subjective.
1
KALIKA, Michel, Structures d'entreprises, Réalités, déterminants et performances, éd. Economica, Paris, 1998, P. 211.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 26
a. La performance organisationnelle
La performance organisationnelle est la recherche du dirigeant à bâtir un avantage organisationnel en se
référant en priorité au virtuel que dispose son organisation. Selon Michel KALIKA : « les mesures portant
directement sur la structure organisationnelle et non pas sur ses conséquences éventuelles de nature
sociale ou économique. Ces indicateurs sont intéressants dans la mesure où ils permettent de discerner
les difficultés organisationnelles au travers de leurs premières manifestations, avant que les effets induits
par celles-ci ne soient ressentis d'un point de vue économique »1
KALIKA avance quatre facteurs de l'efficacité organisationnelle :
Le respect de la structure formelle : L'absence d'adhésion à la structure prévue par la direction
pourrait indiquer un dysfonctionnement au sein de l'organisation.
Les rapports entre les différents services : La quête de la réduction des conflits témoigne d'une
nécessité de planification cruciale pour l'efficacité.
La qualité de la circulation de l'information : L'entité doit élaborer des systèmes. Pour assurer le
bon fonctionnement de l'organisation, il est essentiel d'acquérir des informations fiables et
complètes.
La flexibilité de la structure : à s'adapter est un élément crucial pour répondre aux exigences de
l'environnement.
1
KALIKA, Michel, Structures d'entreprises, Réalités, déterminants et performances, éd. Economica, Paris, 1998, P. 213
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 27
b. La performance commerciale
La performance commerciale peut être définie comme l’aptitude de l'entreprise satisfaire sa clientèle
en offrant des produits et des services de qualité répondant aux besoins des consommateurs.
c. La performance sociale
On commence à comprendre de plus en plus qu'une entreprise ne peut être durablement rentable
financièrement sans être également efficace sur le plan humain et social. Les aspects liés aux
compétences, à la capacité d’initiative, à l'autonomie, à l'engagement des employés, à la réalisation
des objectifs, voire au projet et par conséquent à la culture d'entreprise, sont des facteurs clés. Pour
juger de cette performance, il est nécessaire de faire la distinction entre l'efficacité humaine et sociale.
L’efficience sociale est formulée par le rapport entre le degré de satisfaction du personnel d’une
organisation et les objectifs tracés par la Gestion des Ressources Humaines (GRH). Lorsque le
rapport se reforme cela se traduit par un meilleur climat et de meilleures conditions de vie pour les
salariés.
Après avoir passé en revue les différents types de la performance, nous allons nous focaliser à présent
sur la performance financière, compte tenu de la problématique et de l’objet de notre étude.
1
Article de revueImpact des technologies de l'information et de la communication sur la performance commerciale des
entreprises p115
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 28
La performance financière représente une combinaison de l'efficacité et de l'efficience, qui se traduit pour
une entreprise par la réalisation des objectifs fixés. L'efficience, quant à elle, correspond à l'optimisation
de la gestion des ressources et des compétences en lien avec les résultats obtenus. En ce qui nous
concerne, la performance financière est un critère d'évaluation de la réussite d'une institution en termes
de rentabilité financière, fréquemment perçu comme une norme que les investisseurs utilisent pour mener
leurs recherches préliminaires ou déterminer la situation d'un investisseur.
La performance bancaire implique donc à la fois l'efficacité (atteinte des objectifs) et l'efficience
(utilisation optimale des ressources). Elle se mesure par des indicateurs financiers mais aussi non
financiers comme la satisfaction des clients.2
Cependant, une banque peut être rentable à court terme tout en présentant des risques élevés pouvant
menacer sa pérennité. La maîtrise des risques est donc un aspect essentiel de la performance sur le long
terme, ce qui a conduit à un renforcement de la réglementation du secteur bancaire.3
Les entreprises doivent produire à la fin de chaque exercice comptable des documents de synthèses à
savoir : le bilan le compte de résultat et les annexes. Ces derniers contiennent des informations de base
pour mesurer et déterminer la performance financière.
1
M. AHMED ZAID: « contribution de la performance financière et performance sociale dans les entreprises publiques
algériennes », UMMTO, Algérie, 2011
2
Gregory Heem. La performance du secteur bancaire : d'une performance financière vers une performance, durable ?
Boualem Aliouat; Abdeslam Chraïbi. Performance et maîtrise des risques, ENCGT Edition, pp.114 120, 2021.
3
BRIKI, Amal et DOCTORANTE, E. N. S. M. Evaluation De La Performance Du Secteur Bancaire En Algérie. La Revue des
Sciences Commerciales, 2017, vol. 16, no 4, p. 207.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 29
Pour chacun de ces indicateurs, des définitions précises, des méthodes de calcul détaillées et des
interprétations pertinentes sont fournies.
Un ROA élevé indique une gestion efficace des actifsindiquant que l'entreprise crée davantage de
bénéfices par dollar d'actifs. Par exemple, un ROA de 25 % indique qu'à partir de chaque dollar d'actifs,
l'entreprise produit 0,25 dollar de profit net. En générale, un ROA supérieur de 5 % est jugé satisfaisant,
alors qu'un ROA à 20 % ou plus est excellent1.
Un ROE élevé indique que l'entreprise utilise efficacement les fonds des actionnaires pour générer des
bénéfices. Par exemple, un ROE de 15 % signifie que l'entreprise génère 0,15 dollar de bénéfice net pour
chaque dollar de capitaux propres. Un ROE supérieur à 15 % est souvent considéré comme bon dans de
nombreux secteurs2 .
1
[Link] consultée le 05/03/2025
2
[Link] le 05/03/2025
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 30
Le Net Interest Margin (NIM) est un indicateur de la rentabilité d'une banque, mesurant la différence
entre les revenus d'intérêts générés par les actifs et les intérêts payés sur les passifs, par rapport aux actifs
totaux.
Le NIM est calculé avec la formule suivante :
Un NIM élevé indique que la banque est efficace dans la gestion de ses actifs générateurs de revenus par
rapport à ses coûts d'emprunt. Un NIM de 3 % ou plus est généralement considéré comme bon dans le
secteur bancaire1.
Un C/I faible indique une meilleure efficacité, signifiant que la banque dépense moins pour générer des
revenus. Par exemple, un C/I de 50 % signifie que pour chaque dollar de revenu, 0,50 dollar est dépensé
en coûts d'exploitation. Un C/I inférieur à 60 % est souvent considéré comme un bon indicateur de
performance dans le secteur bancaire2.
La pertinence : cet indicateur doit servir à évaluer la performance, être propre au contexte analysé
et avoir un sens pour l'utilisateur.
La faisabilité ou disponibilité des données :Cela signifie que l'on doit disposer des informations
requises pour générer l'indicateur, et qu'il devrait être simple à établir et au coût le plus bas
possible.
La qualité et la précision de mesure :l’indicateur doit être précis, clair et bien formulé ;
1
[Link] le 05/03/2025
2
[Link] le 05/03/2025
3
A. FALL: [Link]. p 14
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 31
1. La rentabilité
La rentabilité se définit comme « le rapport résultat / capitaux engagés. Il s’agit du critère dominant de
la mesure de la performance financière de l’entreprise. Dans la mesure où il prend en compte à la fois la
valeur de résultat et la valeur des capitaux réunis par l’entreprise pour réaliser ce résultat »1.
Habituellement, les experts identifient deux sortes d'indicateurs pour évaluer la performance de
l'entreprise : la rentabilité économique et la rentabilité financière, qui sont deux facettes différentes mais
complémentaires.
2. La profitabilité
La profitabilité d'une entreprise se réfère à sa capacité à réaliser des bénéfices à partir de ses ventes. Elle
juxtapose le bénéfice ou la perte nette comptable au chiffre d'affaires hors TVA de l'exercice comptable.
La profitabilité peut être caractérisée comme la capacité de l'entreprise à générer un certain degré de
profit ou de revenu pour un chiffre d'affaires spécifique2.
3. L’autofinancement
L'autofinancement constitue une source de financement durable (possédée sur le long terme), sans coût
(pas d'intérêt) et non remboursable (contrairement aux prêts bancaires). La répartition des bénéfices doit
viser à maintenir un équilibre entre le financement futur de l'entreprise et la volonté d'apaiser les
propriétaires de l'entité.
Nous allons explorer les différentes mesures de performance financière, puis nous plongerons dans les
outils et méthodes d'analyse qui aident les entreprises à évaluer et à améliorer leur situation financière.
1
P. PAUCHER : « Mesure de la performance financière de l’entreprise », office des publications universitaires, Alger, p 08
2
A. FALL : [Link]. p17
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 32
En mettant en lumière ces aspects clés, nous visons à fournir une compréhension approfondie des
mécanismes qui régissent l'évaluation financière des entreprises.
Pour évaluer les performances, il faut tenir compte des notions et des conditions de mesure. Il est
également nécessaire de mettre en place un système de motivation pour le personnel. La mesure de la
performance est donc le processus par lequel les dirigeants s'assurent que les ressources sont bien utilisées
pour réaliser les objectifs de l’entité.
La mesure de la performance peut être :
Financière : exprimée en termes monétaires ou liée à un aspect financier tel que, par exemple,
l'évaluation du profit, du PNB,...
Non financière : exprimée en unités autres que monétaires et ne provenant pas de transformations
basées sur des unités financières.
On peut également évaluer la performance :
Les principes de la mesure de performance sont essentiels pour une évaluation efficace des entités, mais
leur application peut parfois s'avérer complexe. Ils se doivent d'être impartiaux, pratiques, clairs et
intelligibles.
1
GIRAUD F., SAULPIC O., NAULLEAU G., DELMOND M.H., BESCOS P.L, « Contrôle de Gestion et
Pilotage de la performance », GUALINO EDITEUR, France, 2002, p .72.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 33
organiser Par son effet miroir, c’est un reflet du niveau de performance d’un
service. Les indicateurs alertent sur les domaines problématiques
Source : KAANIT, Abd El Ghafour : Élaboration d’un tableau de bord prospectif, Mémoire de
magistère en Sciences Commerciales, Université de Batna, 2002, P.56.
Efficacité et Efficience :
1
La performance de l'entreprise. (s.d.). Consulté le 04 02, 2025, sur Sabbar: [Link]
performance-de-lentreprise/
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 34
Principe Smart :
Les indicateurs de performance doivent être précis, mesurables, atteignables, réalistes et clairement
définis. Cela assure que les objectifs sont clairs et réalisables1.
Multi dimensionnalité :
Il est important d'évaluer la performance à plusieurs niveaux, en prenant en compte les aspects financiers,
économiques, sociaux, organisationnels et sociétaux. Cela donne une perspective globale de l'entreprise.
Tableau de Bord :
Il est courant de regrouper les indicateurs de performance dans un tableau de bord, ce qui permet d'avoir
une vue d'ensemble de la santé de l'entreprise et facilite la prise de décision stratégique.
Autres principes :
En plus de ces principes fondamentaux de la performance, il existe d'autres principes [Link] peu
moins évoqués, mais qui ont tout de même une valeur ajoutée non négligeable
Le principe de fiabilité
Le principe de fiabilité garantit que les mêmes situations produisent les mêmes valeurs.
Le principe de sélectivité
Le principe de sélectivité garantit une sélection plus précise des indicateurs à utiliser afin d'éviter que les
managers ne soient confrontés à des indicateurs qui peuvent être creux.
1
Quels sont les indicateurs de performances de l'entreprise, (2023), Consulté le 04 02, 2025, sur vie publique :
[Link]
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 35
Les critères de performance et l'évaluation peuvent aussi varier pour une même partie intéressante, selon
les attentes sociétales concernant le niveau de concurrence et plus largement, le contexte de l'entreprise.
Allier le qualificatif
et le quantitatif ou
la réduction des
Gérer à la fois le couts Concilier l’intérêt
court et le long individuel et
terme l’intérêt collectif
Permettre le
Innover et
développement des
éviter l’erreur
hommes en assurant
la performance
2.1.4. Le bilan :
Le bilan est un tableau qui illustre l'état (ou la représentation) du patrimoine de l'entreprise à un
moment précis, souvent à la fin de son exercice.
a) Présentation du bilan
Le bilan d’une banque se compose de deux parties la colonne d’actif et la colonne du passif1 :
Colonne actif : dans cette colonne figure tout le patrimoine de l'entreprise comprend tous ses
actifs à la date d'arrêté des écritures, qui sont reflétés par les ressources énumérées au passif. Les
sections sont disposées de la plus illiquide en haut (les immobilisations), à travers les stocks et
les dettes clients, pour finir par la plus liquide (les liquidités) en bas.
Colonne passif : dans cette colonne figure La liste des sections détaillant l'origine des fonds dont
dispose la société à la date de clôture comptable est fournie. L'ordre de ces valeurs est établi en
fonction de leur stabilité temporelle, du haut vers le bas (fonds investis par les actionnaires),
jusqu'à l'exigibilité la plus proche (dettes à court terme), en incluant celles dues aux banques, aux
fournisseurs, aux Impôts... et ce que la société a gagné elle-même : son bénéfice pour l'exercice.
1
Le bilan, ministère de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, consulté le 09/04/2025
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 37
1
Emma Perrin, les ratios de solvabilité : définition et calcul, 2024
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 39
1
DE COUSSERGUES, S, Gestion de la banque du diagnostic à la stratégie, éd. DUNOD. Paris, 2007, P.114.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 40
Le résultat d’exploitation
Évalue l'efficacité de l'activité commerciale, en d'autres termes, la profitabilité de son modèle d'affaires.
On l'acquiert en soustrayant les coûts d'exploitation des produits d'exploitation. On utilise le terme de
revenu d'exploitation pour les entreprises imposées sur le revenu, tandis que pour celles soumises à
l'impôt sur les sociétés, on parle de résultat d'exploitation. Toutefois, l'idée reste identique. Il offre la
possibilité d'évaluer la performance économique d'une entreprise exclusivement sur sa production1.
Le résultat net
Le bénéfice net prend en considération le résultat opérationnel ainsi que les allocations ou les
récupérations de fonds pour risques bancaires généraux et l'imposition sur les profits
Engagements de financement tels que les accords de crédit ou les lignes de remplacement pour
les billets de trésorerie ;
Engagements de garantie, ainsi que les cautions et avals ;
Engagements de titres tels que les titres acquis ou cédés avec option de rachat.
1
Guillaume delemarle, Le résultat d'exploitation : définition, calcul et interprétation, 2025
2
Thomas dupont, Qu’est-ce que le résultat courant avant impôt (RCAI) ?, 2025
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 41
Suite à l'exposé des notions liées à la performance et à la rentabilité, on note que l'examen de la
performance financière vise à évaluer la capacité de l'établissement bancaire à générer une rentabilité
significative. Cela nous conduit à étudier la rentabilité financière, le rendement, la productivité ainsi que
le coefficient d'exploitation.
1) Ratios de rentabilité
Coefficient d’exploitation
Le ratio d'exploitation représente la portion du produit bancaire net qui est engloutie par les charges
générales, et il se formule de cette manière :
Les ratios de rentabilité globale sont cruciaux pour mesurer le rendement d'une institution bancaire
et sa faculté à produire des profits. On a souvent recours à deux ratios clés qui sont étroitement liés dans
ce contexte. Voici la méthode de calcul utilisée:
Ce dernier est d'une grande utilité pour les investisseurs puisqu'il offre la possibilité de comparer la
profitabilité de diverses entreprises, indépendamment de leur domaine d'activité1.
Ou:
Avec:
RA: Rendement de l’actif = Revenus totaux / Actifs totaux moyens.
MP: Marge des profits = bénéfices nets après impôt / Revenus totaux.
LF: levier financier = actifs totaux moyens/ fonds propres moyens.
1
Alexandre Pouyaud, Return on Equity : Guide complet pour mesurer sa rentabilité, 2024
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 43
Le tableau de bord sert à faciliter la visualisation, le suivi et l'utilisation efficace de données pertinentes
sous forme de chiffres, ratios et graphiques. Ces indicateurs, également connus sous le nom de KPI, sont
associés à des buts afin de faciliter la prise de décisions.
le pilotage opérationnel
Il est chargé de la supervision de l'exécution des missions au niveau opérationnel et de la mise en pratique
d'un plan d'action - par exemple : le nombre de nouveaux clients pour les commerciaux, le taux
d'épuisement des stocks pour le service approvisionnement, le taux de réponse pour un centre d'appels,
la gestion de projets, un tableau de bord administratif pour la surveillance budgétaire, la gestion des
risques, etc. Diriger son entreprise devient « Agile » - la capacité de réagir rapidement est un élément
essentiel pour réussir. Ces dispositifs d'aide à la décision facilitent la mise en place d'actions correctives
appropriées en cas de nécessité.
le pilotage stratégique
Il fournit une vue d'ensemble des opérations de la société au conseil exécutif (croissance des revenus,
nombre de clients, parts de marché, amélioration de la rentabilité...) ainsi qu'aux parties concernées.
Consultez le tableau de bord prospectif proposé par Kaplan et Norton. Il rend la prise de décision plus
aisée.
l'analyse de données
Cette application est moins standard que les autres. Son but n'est pas de fournir des informations
résumées et pratiques, mais plutôt de proposer du contenu pour comprendre les chiffres. L'une des
utilisations est l'optimisation constante des procédures. Nous sommes en quête de causes. On peut se
demander s'il s'agit toujours d'un tableau de bord, sans pour autant contester son utilité.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 44
L'essor de la digitalisation a un impact grandissant sur l'évolution des professions bancaires. Elles ne se
contentent plus de soutenir le changement ; désormais, elles en sont devenues l'impulsion. Le numérique
modifie les fondements de la concurrence entre les établissements bancaires, tout en offrant à des
intervenants non bancaires l'opportunité de les rivaliser. Il est clair que le bénéfice ira à ceux qui saisiront
le potentiel de transformation apporté par les nouvelles technologies et qui, en ayant une solide
compréhension du secteur financier, seront capables d'exploiter ces outils pour créer des avantages
compétitifs concrets et générer des profits conséquents.
L'internet et les réseaux numériques représentent une nouvelle voie de distribution. C'est un nouvel
instrument d'acquisition en commerce interentreprises qui influence significativement la dynamique des
1
LHADJ MOHAND Mahmoud Mémoire fin d’étude cycle de master, thème « L’intégration de la digitalisation et son
impact sur la performance Financière d’une banque », SpécialitéManagement bancaire, P75
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 45
La question de la distribution omnicanale est un enjeu crucial et fréquemment complexe à gérer pour de
nombreuses entreprises actuellement.
La RPA (Robotic Process Automation) permet d'automatiser des tâches comme la saisie de données, le
traitement de factures, et la vérification de documents. Cela réduit les erreurs humaines et libère du temps
pour les employés1.
1
La performance bancaire impactée par la digitalisation : Une étude des banques marocaines Banking performance
impacted by digi - ijafame
2
Contribution de la Digitalisation à l'Amélioration de la Performance Bancaire : Une Synthèse des Travaux de
Recherche. - African Scientific Journal
3
LHADJ MOHAND Mahmoud Mémoire fin d’étude cycle de master, thème « L’intégration de la digitalisation et son
impact sur la performance Financière d’une banque », [Link].P76
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 46
L'accroissement des capitaux propres est primordial pour la performance financière des banques,
puisqu'il offre un appui solide à leurs engagements. Une expansion démesurée des crédits risque
d'accroître le danger de l'insolvabilité et de conduire à des prêts défaillants. C'est pour cette raison que
les régulations de prudence encouragent un jugement plus rigoureux dans les prises de risque.
1
AMAHZOUNE Ghizlane, «Le Maroc à l’ère numérique:L’impactdu digital sur la rentabilité », 2022, P521 ,522
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 47
Ainsi, l'incorporation des capitaux propres dans l'expansion des opérations bancaires se transforme en
une stratégie destinée à optimiser la profitabilité tout en contrôlant les [Link] peut ainsi conclure que
cela exerce un impact significatif sur la rentabilité :
Le secteur bancaire a commencé une transformation en profondeur de son modèle économique. Cette
transition pourrait nécessiter plusieurs années, compte tenu de l'ampleur du défi. Les banques qui
réussiront à naviguer habilement ce tournant critique profiteront de multiples bénéfices concurrentiels
durables, car elles domineront la lutte pour la proximité et la pertinence dans l'administration de leur
clientèle.
Par ailleurs, elles pourront bénéficier des optimisations internes offertes par l'utilisation des technologies
récentes. Donc, d'après une recherche menée par le cabinet McKinsey intitulée« accélérer la mutation
numérique des entreprises : un gisement de croissance et de compétitivité pour la France », et basée sur
des modélisations de la banque « type » (et complétée par des analyses des clients anonymes), il est
évident que la transition numérique offre aux institutions bancaires des bénéfices qui surpassent les
risques. Effectivement, cette nouvelle politique pourrait autoriser les banques à augmenter leur marge
d'environ 40%. La digitalisation dans les banques leur permet d'améliorer leur rendement financier.
1
Negro, Y. (2000), « Les compétences commerciales à l'épreuve de l'appropriation des technologies modernes de
l'information et de la communication : le cas de la distribution en milieu bancaire », La Revue des sciences de Gestion,
190/191, pp59-72.
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 48
L'introduction les TIC au sein des institutions financières conduit à l'acceptation de repenser
fondamentalement la gestion de relation avec les clients dans son ensemble
En pratique, cela va réclamer des efforts importants de la part des personnels concernés qui vont devoir
exercer leurs métiers différemment en passant d'une « logique produit » à une « logique client ». Pour ce
faire, ils doivent accepter d'être polyvalents afin de repositionner de façon significative leurs savoirs et
leurs savoir-faire. Cela va donc entraîner l'acquisition, la transformation et l'exploitation de l'information
pour une meilleure gestion de la relation avec les clients. A ce titre, une bonne agence bancaire, basée
sur les nouvelles technologies, est une agence apprenante, c'est-à-dire une agence Organisée de telle sorte
que les compétences de tous et de chacun puissent évoluer d'une façon individuelle et collective.
A titre d'illustration, par rapport à l'agence, une transaction coûte en moyenne deux fois moins chère au
guichet, trois fois moins chère par téléphone et sept fois moins chère par Internet. Par ailleurs, la conquête
de nouveaux marchés ou l'accroissement de la part de marché est l'objectif visé par des banques et des
sociétés d'assurance qui introduisent les innovations technologiques au sein de leur entreprise.
L'adoption des technologies avancées permet à la banque la possibilité d'étendre ses activités vers de
nouveaux marchés et d'établir de nouveaux modes de rencontres entre les vendeurs et les acheteurs.
L'arrivée des canaux virtuels de distribution présente pour les institutions financières des possibilités de
conquérir, de gérer et de fidéliser de nouveaux marchés
En se basant sur les études effectuées, qui démontrent l'impact potentiel de l'investissement numérique
sur la performance financière des entreprises. Cependant, il est à noter que cet effet dépend de divers
facteurs organisationnels et environnementaux1.
Ensuite, le rythme d'expansion des banques en ligne commence à se stabiliser et correspond à celui des
« newly chartered bank ». Les banques progressent alors au même taux excepté
pour the ratio dépôt sur actif (deposit-to-asset ratio). Les effets de maturité sont alors similaires pour les
deux types de banques.
Enfin, les banques par Internet, tout comme les « newly chartered Banks », ne peuvent atteindre la même
rentabilité (ROA) que les banques traditionnelles qu’au bout d’environ 10 ans d’activité.
Dans une autre recherche, valide ces conclusions en se servant du « modèle d'efficacité de profit ». Ceci
indique que les banques en ligne récemment établies ont tendance à avoir des performances inférieures
aux nouvelles banques traditionnelles aux États-Unis entre 1997 et 2001. Cela remet en question la
pérennité de l'e-BM de la banque en ligne. On déduit donc que lesuccès d’une banque par Internet n’est
possible que si elle atteint un niveau suffisant d’économie d’échelle et a des pratiques de gestion efficaces
notamment pour maîtriser ses coûts2.
En fait, plusieurs éléments peuvent justifier l’écart de performance des banques par Internet avec les
banques traditionnelles surtout au démarrage de leur activité (Les Echos n° 19586, 1810112006) :
1
WUF. L’impact de la technologie de l’information sur les capacités de la chaine d’approvisionnement et de la
performance de l’entreprise : une vue basée sur les ressources, gestion du marketing industriel, 2006, vol.35, p.493-504
2
Jean-Michel Sahut, Jean-Sébastien Lantz. Quel Business Model et performance pour les banques par Internet ? 2011
p234
Chapitre 02 : Performance financière et digitalisation bancaire 50
Conclusion de chapitre 02 :
La première section a exposé les principaux indicateurs de performance financière, mettant en évidence
l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources pour garantir la rentabilité et la solvabilité des
établissements bancaires.
La seconde section a détaillé les instruments d’évaluation, qu’ils soient traditionnels ou plus modernes,
soulignant leur rôle dans l’appréciation précise de la performance et dans la prise de décisions
stratégiques.
Enfin, la troisième section a abordé l’effet de la digitalisation sur la performance bancaire, en démontrant
comment les technologies numériques, telles que les plateformes en ligne et les systèmes d’intelligence
artificielle, transforment les modèles économiques des banques et optimisent leur efficacité
opérationnelle.
L’analyse globale met en évidence que la digitalisation, en tant que vecteur d’innovation, joue désormais
un rôle déterminant dans la compétitivité et la rentabilité des banques, et qu’une adaptation stratégique à
ces nouvelles dynamiques est essentielle pour maintenir une performance financière optimale dans un
environnement bancaire de plus en plus numériser.
Chapitre 03 :
L’impact de la digitalisation sur
la banque CPA
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 52
Introduction de chapitre 03 :
L'impact de la digitalisation sur le secteur bancaire en Algérie est devenu un sujet crucial face aux
évolutions technologiques rapides qui redéfinissent les pratiques bancaires à l’échelle mondiale.
Ce chapitre vise à examiner les effets de cette transition numérique sur les banques algériennes, en
abordant les changements qu’elle entraîne dans la gestion des services financiers, ainsi que les défis et
opportunités qui en découlent. Avec l’introduction de technologies telles que les services bancaires en
ligne, les paiements électroniques et les solutions mobiles, les institutions financières algériennes sont
appelées à adapter leurs méthodes de fonctionnement pour rester compétitives et répondre aux besoins
croissants des consommateurs en matière d'accessibilité et de qualité des services.
Par ailleurs, la digitalisation permet d’améliorer l’efficacité opérationnelle, de réduire les coûts et de
renforcer la rentabilité des banques. Cependant, elle présente également des défis, notamment en termes
de sécurité des données, de gestion des risques et de conformité aux régulations en vigueur.
L’objectif de ce chapitre est donc de présenter une analyse approfondie de l'impact de la digitalisation
sur le secteur bancaire en Algérie, en tenant compte des spécificités du marché local et des enjeux liés à
cette transition numérique.
La première section présente le CPA, en mettant en lumière son rôle majeur dans le secteur bancaire
algérien et sa stratégie de développement.
La deuxième section s’intéresse aux outils digitaux déployés par la banque, tels que les services bancaires
en ligne, les applications mobiles et les systèmes de paiements électroniques, et leur influence sur
l'amélioration des services.
Enfin, la troisième section analyse l'impact de cette transformation numérique sur la performance
financière du CPA, en mettant en évidence les gains d'efficacité, de rentabilité et les défis associés à cette
transition technologique.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 53
Interprétation :
Les succursales du Crédit Populaire d’Algérie forment 9,8 % de l’ensemble des agences bancaires
nationales. Le CPA étend ses services à près de 22 Wilayas majeures, structurées sous la supervision de
15 groupes d’exploitation régionaux.
Nous pouvons résumer le réseau d’exploitation du crédit populaire d’Algérie par le tableau ci- dessous
:
• Le contrôle avec les autorités de tutelle de la conformité des mouvements financiers avec les entreprises
domiciliées.
• Analyser toutes les offres de services en matière de produits d'assurance et d'assistance pour favoriser
le développement de ces activités.
• Assurer le respect des accords de partenariat et gérer les relations avec les partenaires.
1. Les cartes :
Forte de son expérience en la matière, le CPA propose une gamme de cartes bancaires variée et
diversifiée. Grâce à ses cartes bancaires, le CPA facilite votre vie quotidienne en mettant à votre
disposition une gamme adaptée à vos besoins.
- Si vous perdez ou oubliez votre code secret, si votre carte est bloquée ou endommagée : Consultez votre
agence bancaire.
Carte Corporate
Au fil du temps, la carte bancaire professionnelle est devenue un instrument de travail incontournable
qui facilite à son utilisateur la gestion de ses dépenses professionnelles. Le CPA a saisi ce concept et a
mis à votre disposition la carte CPA/CIB Corporate, destinée à un usage interne, destinée aux entreprises
et aux professionnels pour gérer leurs diverses dépenses.
La carte CPA/CIB « Corporate » est liée à des comptes : professionnels, grandes sociétés, organismes
publics.
Carte Corporate + :
Le titulaire de la carte CPA/CIB « Corporate+ » est :
Plafond avantageux.
Moyen idéal pour régler les dépenses professionnelles.
La Carte « Corporate+ » permet d’identifier clairement (imprimé sur le recto de la carte) le nom
de l’entreprise distinctement du nom du titulaire de la carte.
Argent disponible 24h.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 59
Carte sécurisée.
Permet d’adosser plusieurs cartes à un seul compte.
Permet le paiement auprès des commençants sur TPE.
Permet le retrait d’espèces sur les automates bancaires (Optionnel).
Permet le paiement sur internet auprès des Web-marchands.
Carte Cpay+ :
La carte Cpay+ est un instrument de paiement à débit différé, vous offrant la possibilité d'effectuer des
transactions en boutique et sur internet.
Flexibilité maximale : vous pouvez effectuer vos opérations de paiement même si vous ne
disposez pas du solde suffisant.
Sécurité renforcée : Protégez vos transactions grâce à nos systèmes de sécurité.
Gestion simplifiée : Suivez vos dépenses en ligne et contrôlez votre budget facilement.
Traçabilité des transactions effectuées : des services sont mis à votre disposition pour avoir
une visibilité sur l’ensemble des dépenses effectuées.
Consultation du plafond en cours sur le portail E-Banking, accessible via le site web de la
Banque.
Accès au relevé des opérations de paiement réalisées au moyen de la carte « Cpaye+ » en ligne,
Viale portail E-Banking.
SMS CARDS.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 60
SMS OTP.
Après avoir finalisé votre dossier, dirigez-vous vers l'agence CPA la plus près de chez vous. Un agent
se consacrera à traiter votre requête dans les plus brefs délais.
Conditions d’accès :
Pour être éligible à ce produit, les clients doivent satisfaire les critères suivants :
Etre titulaire d’un compte en devise et d’un compte en dinars auprès de la banque.
Souscrire un contrat.
Plafond avantageux.
Service assistance gratuite, par téléphone, disponible 24h/24, 7j/7, même à l’étranger.
Conditions d’accès
Pour être éligible à ce produit, les clients doivent satisfaire les critères suivants :
Etre titulaire d’un compte en devise et d’un compte en dinars auprès de la banque ;
Souscrire un contrat.
Produits associés :
E-CPA :
Le E-CPA est un service associé à la carte CPA CIB, vous offrant la possibilité d'effectuer des
transactions de paiement en ligne, sur internet, de manière sécurisée auprès des e-commerces algériens
qui acceptent les paiements en ligne via les cartes interbancaires CIB.
Ce service est assuré 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
2. Les applications
Mobile CPA :
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 62
Le service « Mobile CPA » (accessible en ligne) vous offre la possibilité, depuis votre appareil mobile
(smartphone ou tablette), de :
Vérifiez le solde de vos différents comptes (en dinars, en devise et en épargne) ainsi que
l'historique de vos opérations.
Réaliser des transferts nationaux (inférieurs à un million de dinars) de manière sécurisée depuis
chez soi, en faveur d'un ou plusieurs bénéficiaires, sans avoir besoin de se rendre à son agence de
résidence (que ce soit pour ceux domiciliés au CPA ou chez d'autres établissements).
Faites la demande de votre chéquier à distance.
Obtenez votre relevé d'identité bancaire (RIB) via SMS ou email.
Il est possible de joindre votre agence par courrier électronique ou téléphone en toute confiance.
Avec l'appli « Mobile CPA », vous avez également la possibilité de :
Identifiez toutes nos agences et établissez le trajet précis vers votre agence principale.
Surveiller la progression de votre solde.
Conversion de devises ; Personnalisation de vos comptes.
Entreprise/Banque
Le service d'ordres de virements par échange de données informatisées permet detransmettre des
informations numériques à distance entre l'entreprise et la Banque en utilisant le canal e-banking existant
Wimpay
Wimpay Client
CPA WIMPAY CLIENT : La solution de paiement mobile simple et sécurisée
WIMPAY CLIENT CPA est une interface de paiement mobile conviviale qui offre la possibilité
d'effectuer des transactions sécurisées par le biais de votre téléphone intelligent. WIMPAY CLIENT
propose une solution efficace et instantanée pour vos transactions en boutique, grâce à l'usage de QR
codes et de technologies de chiffrement sophistiquées. Ce service offre aussi la possibilité de faire des
transferts d'argent entre individus, et facilite la gestion quotidienne de ses finances.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 63
Wimpay Marchand
WIMPAY MARCHAND : Optimisez votre gestion et fidélisez vos clients
WIMPAY MARCHAND est une plateforme de paiement innovante offrant aux marchands la possibilité
d'accepter des paiements sécurisés par le biais de QR codes. Outre les fonctionnalités de paiement, la
solution propose également des instruments pour le suivi des ventes. Les marchands disposent d'une
plateforme centralisée pour gérer tous leurs points de vente.
Y = β₀ + β₁X + ε
Y représente la variable dépendante.
X représente la variable indépendante.
β₀ et β₁ sont les coefficients de régression, qui déterminent l'intercept et la pente de la droite de régression.
ε est le terme d'erreur, qui représente les variations non expliquées par le modèle.
1
Julie Le Gallo, Econométrie spatiale : « l'autocorrélation spatiale dans les modèles de régression linéaire », page 139-
157, (2002)
2
2 MOHAMED HANAFI, « ROGER LAFOSSE, Généralisations de la régression simple pour analyser la Dépendance
de K ensembles de variables avec un K +1ème », page16-18, (2001).
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 64
Pour l’hypothèse 1 :
PNB=β0+β1(NATM)+ε
PNB : produit national brut
NATM : nombre des ATM
ϵ: la notion de l’erreur
β₀ et β₁ sont les coefficients de régression
Pour l’hypothèse 2 :
NOPE=β0+β1 (NATM) +ε
NOPE: nombre d’opération par carte
Pour l’hypothèse 3:
ROA=β0+β1 (TPE) +ε
ROA: return on assets
1
Cours de monsieur ZOHIR MELZI, « séries temporelle », ESC, chapitre1, (2021).
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 65
La fonction summary () :
H1:
Résidus :
Les résidus varient de -21 844 995 à 19 848 913.
La médiane des résidus est de 757 448.
Cela indique la distribution des erreurs du modèle : il y a des écarts importants entre les valeurs
observées et les valeurs prédites pour certains points.
Significativité des Coefficients :
Nombre des ATM le coefficient est 459 822. Cela signifie que, toutes choses égales par ailleurs, une
augmentation d’une unité du nombre d’ATM est associée à une augmentation moyenne de 459 822 de la
variable dépendante. Ce coefficient est statistiquement significatif (p = 0.00155 < 0.01).
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 66
Qualité de l’ajustement :
R² = 0.5802 : Environ 58% de la variation de la variable dépendante est expliquée par le modèle.
R² ajusté = 0.5452 : Tient compte du nombre de variables dans le modèle, donc le modèle reste assez
explicatif.
Erreur standard résiduelle : 1 427 000, ce qui donne une idée de la dispersion des résidus autour de la
droite de régression.
Les graphes :
Figure N°10 : La fonction Plot
La droite de régression ajustée traverse bien le nuage de points, ce qui suggère que le modèle linéaire est
pertinent pour expliquer la relation entre ces deux variables.
La statistique de Durbin-Watson (D-W) varie entre 0 et 4. Une valeur proche de 2 indique l’absence
d’autocorrélation des résidus.
Ici, la valeur D-W ≈ 0.51, très inférieure à 2, indique une forte autocorrélation positive des résidus.
La p-value de 0 confirme que cette autocorrélation est statistiquement significative.
L’hypothèse nulle du test de Breusch-Pagan est l’homoscédasticité (variance constante des résidus).
La p-value (0.93) est très supérieure à 0.05, donc on ne rejette pas l’hypothèse nulle.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 68
H2:
La fonction summary () :
Résidus
Les résidus varient de -413 524 à 443 873, avec une médiane de 37 714.
Cela indique l’écart entre les valeurs observées et les valeurs prédites par le modèle.
Coefficients
NATM (11 032) : Ce coefficient est très significatif (p < 0.001). Cela signifie qu’une augmentation
d’une unité du nombre d’ATM est associée à une augmentation moyenne de
11 032 unités de la variable NOPE.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 69
Qualité de l’ajustement
Erreur standard résiduelle : 299 000, indique la dispersion des résidus autour de la droite de régression.
R² = 0.7028 : Le modèle explique environ 70,3% de la variance de NOPE.
R² ajusté = 0.6799 : Après correction pour le nombre de variables, le modèle reste explicatif.
F-statistic = 30.74, p-value = 9.48e-05 : Le modèle est globalement très significatif.
Interprétation statistique :
La statistique de Durbin-Watson (0.93) est nettement inférieure à 2, ce qui indique une autocorrélation
positive significative des résidus.
La p-value de 0.01 (< 0.05) confirme que cette autocorrélation est statistiquement significative, donc
l’hypothèse d’indépendance des erreurs est rejetée
Interprétation économique :
L’autocorrélation des résidus signifie que des facteurs non inclus dans le modèle influencent
systématiquement la variable dépendante d’une période à l’autre.
Cela peut indiquer que des effets dynamiques ou des chocs persistants existent dans votre système
économique (par exemple, l’effet d’une politique, d’une tendance ou d’un événement qui se propage
dans le temps).
Les conclusions économiques tirées du modèle pourraient être biaisées ou surestimées si
l’autocorrélation n’est pas corrigée, car les erreurs ne sont pas indépendantes et la fiabilité des intervalles
de confiance et des tests de significativité est remise en cause.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 70
Interprétation statistique :
La p-value (0.1181) est supérieure à 0.05, donc on ne rejette pas l’hypothèse nulle d’homoscédasticité.
Cela signifie que la variance des résidus est constante, il n’y a pas d’hétéroscédasticité détectée.
Interprétation économique :
L’absence d’hétéroscédasticité indique que la variabilité des erreurs du modèle ne dépend pas du
niveau des variables explicatives.
Les estimations économiques issues du modèle sont donc plus fiables, car les erreurs standards des
coefficients sont valides et les tests de significativité sont appropriés.
Interprétation statistique :
La p-value (0.5468) est largement supérieure à 0.05, donc on ne rejette pas l’hypothèse nulle de
normalité des résidus. Les résidus suivent une distribution normale.
Interprétation économique :
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 71
La normalité des résidus permet d’utiliser les intervalles de confiance et les tests statistiques classiques
pour évaluer la significativité des coefficients.
Les prédictions et les inférences économiques tirées du modèle sont donc robustes, tant que les autres
hypothèses sont respectées.
Les graphes :
Fonction plot () :
H3:
Figure N°20 : La fonction summary de H3
Interprétation statistique
• Le coefficient de la variable TPE est négatif (–1.04e–08) mais non significatif au seuil de 5 %
(p-value = 0.409). Cela signifie qu’aucune relation statistiquement significative ne peut être établie
entre l’utilisation des TPE et le ROA.
• Le R² du modèle est de 7,6 %, ce qui indique que la variable explicative (TPE) explique très
peu de la variation du ROA.
• Le test global de significativité (F-statistic) donne une p-value = 0.4095, confirmant que le
modèle dans son ensemble n’est pas significatif
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 73
Tests de diagnostic :
Test de Jarque-Bera :
Figure N°21 : Test de Jarque-Bera
(p = 0.8574) : les résidus sont normalement distribués, condition respectée pour les tests
(p = 0.0303) : présence d’hétéroscédasticité, ce qui remet en cause la validité des erreurs-types et des
tests t.
Test de Durbin-Watson
Figure N°23: Test de Durbin-Watson
(DW = 1.09, p = 0.058) : possible autocorrélation positive des résidus, bien que la significativité soit
marginale.
Chapitre 03 : L’impact de la digitalisation sur la banque CPA 74
Les graphes :
Figure N°24: Graphe de la régression (TPE vs ROA)
Souvent ascendante. Cela suggère qu’il existe une relation positive entre le nombre de TPE et la
rentabilité des actifs.
La droite de régression ajustée traverse le nuage de points, indiquant que le modèle linéaire est pertinent
pour modéliser cette relation.
Conclusion de chapitre 03 :
Ce chapitre a permis d’examiner l’impact direct de la digitalisation sur la Crédit Populaire d'Algérie
(CPA), en mettant en lumière les différents outils numériques déployés par la banque pour répondre aux
besoins croissants de ses clients en matière de services bancaires accessibles et sécurisés.
La CPA offre une large gamme de services bancaires, à la fois gratuits et payants, allant des
applications mobiles et guichets automatiques aux services SMS, en passant par l’e-Banking et l'e-
Paiement. Ces outils permettent aux clients d'accéder à leurs comptes et d'effectuer leurs transactions de
manière flexible et sécurisée. Par ailleurs, la banque se distingue par son offre de cartes bancaires
nationales et internationales, qui facilite les paiements à l’échelle locale et internationale. L’introduction
des services de banque à distance tels que l’e-Banking, l’e-Paiement, et le service EDI a permis de
renforcer non seulement la sécurité des opérations bancaires, mais aussi d’améliorer l’efficacité des
processus internes.
Les résultats de notre enquête sur le terrain auprès des clients de la CPA montrent une opinion
largement favorable à la digitalisation des services bancaires. Les clients reconnaissent les nombreux
avantages apportés par cette transformation, tels que l’accès facilité aux services bancaires, la réduction
des déplacements, ainsi qu’une meilleure gestion des comptes. La digitalisation a, en effet, permis
d’offrir un accès plus rapide et plus pratique aux services de la banque, tout en répondant à une demande
croissante de flexibilité.
Cependant, malgré ces avantages indéniables, plusieurs défis subsistent. Le principal d'entre eux
concerne la sécurité des services numériques. Les clients ont exprimé un besoin croissant d’améliorer les
mesures de sécurité pour protéger leurs données personnelles et financières, ce qui reste un élément clé
pour renforcer leur confiance dans les services bancaires digitaux de la CPA.
Ainsi, bien que la digitalisation ait apporté des améliorations significatives en termes de facilité
d'accès, d'efficacité opérationnelle, et de satisfaction client, il est essentiel que la banque continue de se
concentrer sur la sécurisation de ses services numériques pour répondre pleinement aux attentes des
clients et maintenir une fidélité durable à ses produits et services.
En somme, la transformation digitale de la CPA a permis de répondre efficacement aux besoins d’une
clientèle de plus en plus demandeuse de solutions bancaires modernes et accessibles. Toutefois, pour que
cette transition soit pleinement réussie, la banque doit renforcer ses efforts en matière de sécurité et de
protection des données, afin d'assurer un avenir pérenne pour ses services bancaires digitaux.
Conclusion
générale
Conclusion Générale 77
Conclusion générale :
Dans un environnement économique caractérisé par des changements rapides et une compétition de
plus en plus féroce, il est crucial pour les compagnies d'améliorer constamment leur performance et
d'intégrer les progrès technologiques pour garantir leur durabilité.
Le secteur bancaire est en pleine mutation, porté par une vague de digitalisation qui refaçonne
profondément les modèles de service et la relation client. Cette transformation s'inscrit dans un contexte
global marqué par l'essor des technologies numériques et l'évolution des comportements des
consommateurs.
De plus en plus connectés et exigeants, ces derniers recherchent des expériences bancaires fluides,
personnalisées et accessibles à tout moment. Face à ces attentes croissantes, les banques s'emparent des
outils digitaux pour repenser leur relation avec la clientèle. La digitalisation des services bancaires se
traduit par une multitude d'innovations : sites web et applications mobiles ergonomiques, outils de gestion
financière en ligne, solutions de paiement dématérialisées, et assistants virtuels intelligents.
Notre travail de recherche s’est intéressé au L’impact de la digitalisation sur la performance financière
de l’entreprise, rappelons que notre problématique est la suivante : « Comment l'intégration des
applications et modes de paiement digitalisés influence-t-elle les performances financières des
banques ? »
Cette transformation digitale offre de nombreux avantages aux clients. Elle leur permet d'accéder à
leurs comptes et d'effectuer des transactions bancaires de manière simple et rapide, 24h/24 et 7j/7, depuis
n'importe où et quel que soit leur support (ordinateur, tablette, Smartphone).
La digitalisation renforce également l'autonomie des clients, qui peuvent gérer leurs finances à leur
rythme et selon leurs besoins. C’est dans ce cadre que nous avons mené notre recherche la banque CPA
met en lumière l'accueil favorable que rencontre la digitalisation des services bancaires. La majorité des
clients interrogés apprécient la commodité, la flexibilité et l'accessibilité offertes par les outils digitaux.
Ils soulignent également l'utilité des fonctionnalités d'information, de gestion et de communication
disponibles en ligne.
La digitalisation constitue une formidable opportunité pour la banque CPA de Alger se différencier,
d’attirer de nouveaux clients et de fidéliser leur clientèle existante. En misant sur l'innovation et en
proposant des expériences digitales personnalisées et de qualité, les banques peuvent renforcer leur
compétitivité et leur positionnement sur le marché
Dans un premier temps, nous avons entrepris une déconstruction approfondie du concept de
digitalisation, en mettant en lumière ses différentes dimensions, telles que les outils numériques, les
services bancaires en ligne, ainsi que les technologies émergentes intégrées dans le secteur bancaire.
Cette approche nous a permis de saisir l’ampleur des transformations induites par la digitalisation
dans les pratiques bancaires, tant du point de vue des opérations internes (automatisation des processus,
gestion des données) que de l’expérience client (accès simplifié aux services, amélioration de la sécurité).
En explorant ces différentes facettes, nous avons pu identifier les mécanismes par lesquels la
digitalisation influe sur la rentabilité, la productivité et la compétitivité des banques, en modifiant en
profondeur leurs modèles économiques et leurs structures opérationnelles.
Dans un second temps, notre analyse s’est concentrée sur les méthodes d’évaluation de la performance
financière des banques dans ce nouvel environnement numérique. En étudiant les pratiques et les outils
d’évaluation traditionnels, nous avons identifié les indicateurs financiers clés susceptibles de refléter
l'impact de la digitalisation sur la performance des institutions financières. Parmi ces indicateurs, nous
avons particulièrement porté attention au Produit Net Bancaire (PNB), qui mesure la rentabilité des
activités bancaires traditionnelles et numériques, ainsi qu’au Retour sur Actifs (ROA), qui évalue
l’efficacité de l’utilisation des actifs bancaires dans le cadre d’une transformation numérique. Cette phase
de notre étude théorique a non seulement permis de mieux comprendre les leviers par lesquels la
digitalisation impacte la rentabilité financière, mais aussi d’affiner les outils d’analyse nécessaires pour
mesurer avec précision cette relation.
Pour ce faire, un modèle de régression simple a été privilégié. Ce modèle statistique permet de dévoiler
la nature des relations potentielles entre les variables associées à la digitalisation (par exemple, l’adoption
des terminaux de paiement électronique (TPE) ou des services d’E-Banking) et les résultats financiers
de la banque, en particulier le Produit Net Bancaire (PNB) et le Retour sur Actifs (ROA). En utilisant ce
modèle, nous avons cherché à établir si, et dans quelle mesure, l’intégration des outils numériques dans
les opérations bancaires influence la rentabilité et l’efficience de la CPA.
L'adoption des services digitaux, à travers les innovations technologiques comme les TPE etL’E-
Banking, représente des leviers stratégiques susceptibles d'affecter directement la performance financière
de la banque. Le modèle de régression simple a facilité l’identification des liens causaux entre ces
technologies et les indicateurs financiers, en fournissant une base empirique solide pour évaluer les effets
réels de la digitalisation. Cette méthode a permis de dépasser les seules conjectures théoriques et de
Conclusion Générale 79
confirmer, ou d’infirmer, les hypothèses de départ concernant les relations entre digitalisation et
performance financière.
Ainsi, cette approche quantitative, fondée sur un modèle statistique rigoureux, a permis d’apporter des
éclairages précieux sur les mécanismes économiques sous-jacents à la transformation digitale de la CPA,
et de répondre de manière précise à la problématique centrale de l’étude : dans quelle mesure les outils
numériques influent-ils sur la rentabilité et la productivité des institutions bancaires ?
À la lumière des résultats obtenus à travers l’analyse de régression simple appliquée aux séries
temporelles, nous pouvons conclure ce qui suit :
Hypothèse 01 : L’automatisation des paiements affecte positivement le Produit Net Bancaire (PNB) des
banques.
L’analyse du modèle de régression PNB ~ NATM (nombre d’ATM) montre que le coefficient est positif
et significatif (459 822 ; p = 0.00155 < 0.01), indiquant qu’une augmentation du nombre d’ATM est
associée à une hausse significative du PNB. Le R² = 0.58 souligne une part importante de la variance du
PNB expliquée par le nombre d’ATM. Toutefois, le test de Durbin-Watson (≈ 0.51) révèle une
autocorrélation positive des résidus, ce qui suggère la présence de dépendances temporelles non
modélisées.
Hypothèse 02 : Le client préfère avoir recours aux services digitaux pour les opérations les moins
engageantes, ce qui réduit ses déplacements dans les agences bancaires.
Le modèle NOPE ~ NATM montre que le coefficient de NATM (11 032) est hautement significatif (p
< 0.001), avec un R² = 0.7028, indiquant que l’augmentation du nombre d’ATM est fortement corrélée
à l’augmentation des opérations par carte. L’interprétation est appuyée par la répartition normale des
résidus, l'absence d’hétéroscédasticité, mais une autocorrélation positive détectée (Durbin-Watson ≈
0.93, p = 0.01).
Interprétation : Les clients privilégient l’usage des services automatiques pour les opérations courantes
(consultation de solde, retrait, dépôt, virement), ce qui diminue leur fréquentation des agences. Cette
Conclusion Générale 80
évolution du comportement confirme l’adoption croissante des canaux digitaux pour les services à faible
engagement.
Hypothèse 02 :L’augmentation de l’utilisation des TPE et des services de paiement en ligne améliore la
rentabilité bancaire (ROA), via les commissions électroniques et la réduction des coûts opérationnels.
L’analyse de la régression ROA ~ TPE montre que le coefficient est négatif (–1.04e–08) et non
significatif (p = 0.409), avec un R² très faible (0.076), indiquant une absence de relation linéaire claire
entre l’usage des TPE et le ROA. De plus, les tests révèlent une hétéroscédasticité présente (p = 0.0303)
et une autocorrélation marginale (DW = 1.09, p ≈ 0.058).
Interprétation : Malgré une évolution technologique vers les paiements électroniques, les effets sur la
rentabilité ne sont pas encore mesurables ou linéaires. Cela pourrait être dû à des coûts d’investissement
élevés, une faible adoption par certaines clientèles ou encore à des effets différés. Le modèle actuel ne
permet donc pas de confirmer un effet positif significatif sur le ROA.
Limites de la recherche :
Durant l'exécution de notre étude, nous avons fait face à diverses restrictions et obstacles. Lors de
l'analyse des résultats, il est essentiel de considérer ces contraintes.
En premier lieu, nous avons remarqué des problèmes de communication avec les diverses
orientations de la société, ce qui a influencé notre accès aux informations requises. En outre, certains
documents étaient classés confidentiels et n'étaient pas susceptibles d'être diffusés, ce qui a limité notre
analyse.
Un autre défi considérable était la restriction d'accès à la base de données de l'entreprise, ce qui a
influencé notre aptitude à rassembler et à examiner des informations pertinentes.
Enfin, la durée de notre stage était insuffisante, ce qui a pu restreindre le temps que nous pouvions
consacrer à la collecte de données, à l'analyse approfondie et à l'exploration de toutes les dimensions du
sujet.
Accès élargi aux données: il est essentiel de garantir un accès plus complet aux bases de données
internes, notamment celles liées aux transactions numériques et aux indicateurs de performance
financiers. Cela permettrait de renforcer la validité des analyses.
Conclusion Générale 81
Collaboration interservices: Une collaboration plus étroite avec la Direction des Systèmes
d’Information (DSI) et les autres départements internes de la banque pourrait améliorer la collecte et
l’analyse des données pertinentes, et faciliter l’évaluation de l'impact des services digitaux sur la
performance.
Indicateurs complémentaires: Au-delà des indicateurs financiers classiques (PNB, ROA), IL serait
pertinent d’intégrer des indicateurs qualitatifs tels que la satisfaction clientes l’utilisation des services
numériques pour mieux comprendre les effets de la digitalisation.
Ainsi, nous proposons comme thème de recherche : L’impact des plateformes de paiement numériques
(PayPal, Stripe, etc.) sur les services bancaires traditionnels en Algérie.
Bibliographie
Bibliographie 83
Bibliographie
Ouvrages
-Roman Tchibozo & Alain, Transformer la banque : stratégies bancaires à l'ère digitale, Dunod,
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Article de revue
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-Ignacio Mas & Kabir Kumar, Les services bancaires par téléphone mobile : pourquoi, comment et
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-Gregory Heem, La performance du secteur bancaire : d'une performance financière vers une
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-Article de revue, Impact des TIC sur la performance commerciale des entreprises.
-Thomas Dupont, Qu’est-ce que le résultat courant avant impôt (RCAI)?, 2025
-Alexandre Pouyaud, Return on Equity : guide complet pour mesurer sa rentabilité, 2024
-La performance bancaire impactée par la digitalisation : étude des banques marocaines, IJAFAME
-AMAHZOUNE Ghizlane, Le Maroc à l’ère numérique : L’impact du digital sur la rentabilité, 2022.
Bibliographie 85
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s%20d%C3%A9finis
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Bibliographie 86
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paiement-electronique-tpe/
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Liste des
annexes
Liste des annexes ii
Secrétariat générale
o Direction de la gestion des machines Cellule de mangement stratégique
Agences
o Direction du marketing et de communication
o Direction de la gestion des valeurs mobilières
Direction générale adjointe des engagements
o Direction du crédit aux industries et services
o Direction du financement des grandes entreprises
o Direction des crédits spécifiques et aux particulières
o Direction du crédit au bâtiment travaux publics et hydraulique
o Direction des filiales et participations
o Cellule de l’administration du crédit
Division financière
o Direction de la trésorerie
o Direction de la prévision et du contrôle de gestions
o Direction centrale de la comptabilité