0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues63 pages

Introduction A La Com. Inrb

Ce document présente une introduction aux Sciences de l'Information et de la Communication (SIC), en mettant l'accent sur leurs concepts fondamentaux, épistémologiques et méthodologiques. Il vise à familiariser les apprenants avec le rôle crucial de l'information et de la communication dans la prise en charge médicale et propose un plan de cours structuré en plusieurs chapitres. Les SIC sont décrites comme une discipline interdisciplinaire qui étudie les relations entre émetteurs, messages et récepteurs, tout en soulignant l'importance de l'information dans divers contextes sociaux et professionnels.

Transféré par

bbsprodrdc
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues63 pages

Introduction A La Com. Inrb

Ce document présente une introduction aux Sciences de l'Information et de la Communication (SIC), en mettant l'accent sur leurs concepts fondamentaux, épistémologiques et méthodologiques. Il vise à familiariser les apprenants avec le rôle crucial de l'information et de la communication dans la prise en charge médicale et propose un plan de cours structuré en plusieurs chapitres. Les SIC sont décrites comme une discipline interdisciplinaire qui étudie les relations entre émetteurs, messages et récepteurs, tout en soulignant l'importance de l'information dans divers contextes sociaux et professionnels.

Transféré par

bbsprodrdc
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INTRODUCTION A LA COMMUNICATION

CONCEPTS DE BASE DE LA COMMUNICATION

Angelo MULOPO
Professeur à l’Université de Kinshasa
Docteur en Sciences de l’Information et de la
communication.
INTRODUCTION

La matière prévue dans ce cours ouvre la brèche à la compréhension des


fondamentaux des Sciences de l’Information et de la Communication (SIC).
Elle décrypte les bases de la culture scientifique permettant de bien cerner
les SIC, à travers ses données conceptuelles, épistémologiques et
méthodologiques.
Bref, elle invite à entrer en dialogue avec l’univers complexe auquel
renvoient les notions d’Information et de Communication.
Situer au carrefour de plusieurs domaines Scientifiques et proposant des
connaissances transversales, les SIC constituent une composante essentielle
des stratégies de prise en charge médicale.
objectifs du cours

• Amener les apprenants à découvrir le champ immense aux multiples


aspects que recouvrent les Sciences de l’Information et de la
communication;
• Promouvoir la connaissance par les apprenants des constituants
incontournables des SIC;
• Amener les apprenants à cerner le rôle de l’information et de la
communication dans la prise en charge médicale des maladies de santé
publique;
• Doter les apprenants des compétences susceptibles de permettre une
gestion coordonnée et méthodique des campagnes de sensibilisation en
santé publique.
PLAN DU COURS

CHAPITRE I : LIENS EPISTEMOLOGIQUES ENTRE LES CONCEPTS


D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION

CHAPITRE II. DECRYPTAGE DU CONCEPT D’INFORMATION

CHAPITRE III. DECRYPTAGE DU CONCEPT DE COMMUNICATION

CHAPITRE IV. LA SOCIETE DE COMMUNICATIONS


CHAPITRE V. COMMUNICATION POUR LA SANTE
CHAP. I : LIENS EPISTEMOLOGIQUES ENTRE LES CONCEPTS
D’INFORMATION ET DE COMMUNICATION
Ce chapitre présente les bases épistémologiques des notions d’information et de
communication, il s’interroge sur la scientificité des SIC.
L’épistémologie est une discipline de la philosophie qui s’intéresse à la science. Elle
s’intéresse à l’analyse critique axée sur la vérification des conditions de validé
d’une discipline scientifique.
L’épistémologie est la ‘’science’’ est la science qui a pour objet d’étude la science.
Il existe des conditions à remplir pour qu’un domaine de recherche soi reconnu
comme étant une science autonome. Qu’en est -il des SIC?
- Les SIC sont-elles une discipline scientifique autonome?
- Quel est l’objet d’étude des SIC?
- Qui est le père fondateur des SIC ?
Pourquoi les SIC s’écrivent-elles toujours au pluriel (les Sciences de l’Information et
de la communication) et non, la Science de l’Information et de la communication ?
• Ces questions méritent des réponses
Les SIC constituent une conglomération, une réunion, une adjonction, un
accolement des disciplines scientifiques. Plusieurs disciplines
scientifiques ont participés à la formation des SIC, dont parmi la
philosophie, la mathématique, les sciences sociales, les lettres et la
théologie.
Pour Dominique Wolton les SIC ont pour objet d’étude la compréhension
de la communication au niveau des individus, des communautés, de la
société, des relations interculturelles. L’objet d’étude des SIC est plus large.
L’unité de ces sciences concerne l’étude des relations entre les émetteurs,
les messages, canal et les récepteurs (E-C-R).
M
E- C - R
Les SIC sont une discipline universitaire créée en 1975.
D’une manière plus précise, les composantes des SIC en tant que Sciences
peuvent se résumer à travers la formule ci-après :
SIC = SI + SC + SM
S.I (la Science de l’Information ou ‘’informatologie’’);
S.C (la Science de la Communication ou la communicologie);
S.M (la Science des médias ou la médiologie).
Les appellations
On retiendra en ce qui concerne les appellations, qu’un ‘’communicologue’’
est toute personne qui entreprend des recherches dans le domaine de
Sciences de l’information et de la communication. Un ‘’communicant’’ est
toute personne qui exerce le métier de communication au sein d’une
organisation. Un ‘’communicateur’’ est toute personne qui utilise les
techniques de communication.
Rapports entre ‘’Information’ ’ et ‘’Communication’’
- Les deux concepts sont caractérisés par des rapports définitionnels
contrastés;
- Information et communication entretiennent des rapports intrinsèques
mais aussi les désamours;
- Deux notions étroitement liées mais cependant distinctes, ces sont des
« sœurs » ennemies, à la fois indissociables et contraire l’une de l’autre, un
peu comme l’enveloppe et la lettre, le contenant et le contenu.
L’entremêlage constaté dans l’analyse des rapports entre information et
communication, nous pousse à scruter leurs soubassements
épistémologiques.
En observant ‘’information’’ et ‘’communication’’, certains chercheurs voient
entre les deux un père (communication) et un fils (information).
• Informer n’est pas communiquer et communiquer n’est pas transmettre.
• L'information est le contenu du message, la communication est le processus
qui permet de mettre en forme et de diffuser ce contenu.
• La communication implique la rétroaction ou le feedback.
A B Communication
A B Informer
L’information et la communication sont deux notions complémentaires,
indissociables. L’information et la communication font ménage et constituent
les fondamentaux des Sciences de l’information et de la communication (SIC).
La communication désigne le transport et l’information la chose transportée.
…………………………………….
• CHAPITRE II. DECRYPTAGE DU CONCEPT D’INFORMATION
Il n'existe pas une définition unique de concept d’information, gage d’un consensus
entre tous les chercheurs, mais simplement des tentatives, plus ou moins réussies,
d'approcher au plus près de la réalité observée par une série d'explications et de
schématisations successives.
Le mot information provient du verbe « informer », lui-même dérivé du mot latin
‘’informare,’’ qui signifie aussi bien« donner une forme », mettre en forme, mais
aussi « façonner l’esprit».
L’information est une donnée pourvue d’un sens qui est reçue dans un processus de
communication. Une donnée est un code qui relève d’une convention retenue par
un groupe social qui attribue le sens à un évènement ou un objet. Chaque
communauté ou groupe social accorde le sens aux objets ou encore aux signes qui
les représentent. Le message se compose des codes qui renferment des
informations bien précises.
Le sens actuel d’« informer » est plutôt celui d’aviser, de rapporter un événement,
de mettre au courant. On ne peut parler de l’information sans se référer au
processus de communication. Elle se transcrit dans le système de communication
ensemble avec l’émetteur, le récepteur, le message.
• l’information est une donnée pourvue d’un sens qui est reçue dans un
processus de communication. Une donnée est un code qui relève d’une
convention retenue par un groupe social qui attribue le sens à un évènement
ou un objet. Chaque communauté ou groupe social accorde le sens aux objets
ou encore aux signes qui les représentent.
• Une information détient toujours une signification et la représentation de la
réalité qui environne le monde. L’information est l’organisation significative
des signes perçus par l’homme. Le signe cache toujours une information or
toute la réalité est faite de ce dernier. L’information est partout car elle se
manifeste dans les sens humains. Elle est ce que nous voyons, entendons et
touchons directement. Son interprétation dépend d’un individu à un autre.
Elle se focalise sur la syntaxe, la sémantique et la pragmatique.
• Nous disons autrement qu’elle est la représentation du réel. Elle permet de
comprendre le monde et d’interagir avec autrui.
• L’information est l’organisation significative des signes perçus par l’homme.
Tous les signes perçus par l’homme sont synonymes d’information car ils sont
compris comme des messages. C’est un énoncée qui contient des descriptions
et des renseignements.
Elle est la connaissance des faits qui entourent l’homme en construisant son expérience.
C’est ce qui lie notre expérience du monde avec le monde lui-même. L’information consiste
à savoir ce qui se passe dans le monde et la vie de l’interlocuteur. L’information, c’est donc
la mise en forme d’un contenu porté à la connaissance d’un public.
Il convient de noter que l’information est comprise entre la perception et la sensation. Tout
ce que l’homme perçoit est une information. C’est ainsi que la capacité de perception est
très décisive. Il ne s’agit pas de l’information journalistique qui a une autre acception. Cette
définition est plus globale car elle appréhende l’information au sens général.
Dans cette optique, tous les signes perçus par l’homme sont synonymes d’information car
ils sont compris comme des messages. C’est un énoncée qui contient des descriptions et
des renseignements.
L’information peut se résumer en : Données; News Et savoirs ou connaissances.
• 2.1. Information science : une discipline scientifique
La revendication est celle d'une véritable discipline scientifique, cadre d'une activité de
recherche originale et importante car portant sur un objet, l'information, utile à tous, et
innovante du fait des outils informatiques dont elle implique l'usage. Il convient donc d'en
définir la nature et les contours.
L’information peut être vue selon deux perspectives : syntaxique (volume
d’information) et sémantique (signification de l’information). La perspective
syntaxique relève de la théorie de Shannon, mais la perspective sémantique est plus
importante pour la création de connaissances, car elle se focalise sur le transport de
sens.
Il sied de noter que l’information permet de construire la réalité, c’est à dire qu’elle
définit celle-ci. Elle est la connaissance des faits qui entourent l’homme en
construisant son expérience. C’est ce qui lie notre expérience du monde avec le
monde lui-même. L’information consiste à savoir ce qui se passe dans le monde et
la vie de l’interlocuteur. l’information comme une description objective faite en vue
d’être communiquée. Nous comprenons que l’information est à la fois un contrat
d’objectivité et de communication. Elle décrit objectivement une réalité sociale ou
un évènement. Une information marche de pair avec l’objectivité car elle explique la
vérité d’un fait. Elle est en quelque sorte une description communiquée.
Une information prend forme à travers les codes socioculturels or un code est défini
comme un ensemble des codes.
• L'Information Science est, tautologiquement, la "science" de l'"information".
D'une part, elle revendique le statut de "science" du fait du caractère universel
de son objet, l'information.
• La SI s'intéresse à l'information sous toutes ses formes, de sa production à sa
représentation, de sa communication et à son exploitation.
2.2. Composantes de l’information
L’information comme une mise en forme est caractérisée par des éléments qui lui
attribuent un certain sens. Ce sont des éléments qui traduisent une information.
Ils font la composition d’une information, ces éléments sont entre autres :
• Les connaissances ou savoirs; les pensées; les émotions; les croyances;
• les événements; l’actualité; les codes et signes ou symboles; les idées; les
objets; les faits et les phénomènes.
Toutes les actions de l’homme représentent des signes ayant des significations
particulières.
2.1.1. L’information comme « Data » « les données »
Les informaticiens disposent des bases des données, il s’agit des informations
stockables en langage binaire 0 et 1 grâce à l’outil informatique. Il s’agit des
informations de diverses natures : politique, économique, d’ordre sécuritaire,
etc. L’Agence Nationale des renseignements (ANR), à titre d’exemple, dispose
d’une multitude d’informations sur la situation sécuritaire, sociale, économique,
politique et autres. Ces informations qui, souvent parviennent de plusieurs
sources, sont mises à la disposition des décideurs.
• Ces informations servent des matières premières principales indispensables à
toute prise de décision pour les institutions Etatiques. Dans plusieurs
domaines de la vie sociale : économie, politique, santé, etc. la prise de décision
nécessite désormais l’accumulation d’informations (des ‘’données’’). Les
informations aident les hommes tout comme les organisations à s’organiser.
En Marketing, pour ne citer que ce secteur, avec le développement du
géomarketing, l’importance croissante de la gestion client et de la fidélisation ont
accru le rôle et porté l’information au rang de véritable « richesse vive » de
l’entreprise. Les entreprises disposent de banques des données, les informations sur
les clients, sur les concurrents, les informations sur le marché, sur les
comportements des consommateurs, le fonctionnement de l’entreprise, etc. Ces
informations sont stockables dans des banques des données, grâces aux progrès
technologiques et au développement de l’outil l’informatique.
Rôle de l’Information en Marketing
Le besoin en information est immense dans une entreprise. La vie d’une entreprise
est constituée d’une multitude de prise de décision, à des niveaux hiérarchiques
différents. A Chaque décision correspond un besoin spécifique en information. La
prise de décision pertinente ne s’improvise pas, il faut scruter un bon nombre
d’informations avant de décider. Ces informations proviennent de l’activité de la
veille (veille économique, commerciale et veille concurrentielle.
2.1.2. Information comme News (les nouvelles) du journaliste.
L’information est la matière première de la profession des journalistes. Les
journalistes se précipitent de s’informer en premier, la chasse au scoop,
l’immédiateté prime sur des vieilleries ou les informations anciennes. Les
journalistes cherchent tous les jours les informations récentes, les nouvelles,
l’actualité, etc. Ils se rendent sur les lieux d’évènements sur invitation des
acteurs politiques, qui reconnaissent en eux la capacité de rendre public des
nouvelles, surtout grâce à l’usage des médias de masse. Pour les journalistes,
la nouvelle (news) est un fait à porter significatif aux yeux du public. Un fait
récent, susceptible d’affecter le public en suscitant son intérêt. L’information
est la réponse à la question « quoi », elle est de ce fait « la différence qui fait la
différence ».
2.1.3. Information comme Knowledge (le savoir), la connaissance.
L’information est la différence qui fait la différence, elle est une connaissance
particulière qui n’est pas souvent à la portée de tout le monde. L’information
en tant que savoir devra être enrichissante pour le destinataire, elle doit lui
apporter de la nouveauté par rapport à ses anciennes connaissances. C’est
ainsi que l’information revête le statut du pouvoir, et ceux qui la possède se
considèrent comme étant détenteur d’un pouvoir, d’un savoir particulier, etc.
La connaissance se distingue par la pertinence de la nouveauté qu’elle
apporte, qui permet à son détenteur de se départir de l’ignorance, de
s’organiser et de mieux vivre.
L’information est devenue une denrée rare, tout le monde en a besoin pour
mieux vivre, décider et agir : les responsables politiques, économiques, sociaux
et culturels. L’information en tant que connaissance est un renseignement
pertinent susceptible d’aider son détenteur à agir autrement.
2.3. Importance et rôles de l’information et/ou les fonctions de
l’information.
Toute la vie de l’homme est liée à l’information, l’information remplie
plusieurs fonctions au sein de la société. Nous pouvons affirmer que
l’information est vitale. Nous sommes entourés d’une multitude
d’informations et l’homme représente lui-même une information.
L’information peut remplir les fonctions ci-après:
-Fonctions didactiques ; l’information est une source de connaissance. Elle
favorise l’accès au savoir. Une information permet d’éliminer les incertitudes.
Une personne sans information ou mal informée court plusieurs risques;
- Fonctions sociales et culturelles ; L’information est non seulement un
support de connaissance individuelle mais aussi un instrument de liaison avec
l’environnement. Elle détient une conception relationnelle. Elle suscite la
réalisation d’un contact entre les usagers;
L’information rapproche les locuteurs et favorise une communion.
L’information est un facteur de communion, de partage, de cohésion sociale
dans un groupe social ou société.
• Fonctions politiques ou de prise de décision ; l’information est un besoin
ultime car tout homme a ce besoin d’informer et de s’informer.
L’information est un outil d’aide à la prise de décision (réduisant les marches
d’incertitude.).
• Qualités d’une bonne information
Une bonne information reprend les propriétés ci-après:
- La précision, elle doit être susceptible d’une seule interprétation. Une
information précise ne doit pas être comprise de plusieurs façons. Trop
d’informations, tue l’information.
- L’opportunité, une information doit être opportune et rapporter sur les
événements les plus intéressants.
• L’intégralité; elle doit aborder toutes les facettes de la situation. On doit
observer la totalité du fait et non une partie car elle suscite les rumeurs et
les mensonges.
• La concision; une information doit se baser sur la clarté. Elle doit apporter
la lumière sur une réalité.
• La pertinence; elle doit correspondre parfaitement aux besoins de
l’organisation. C’est-à-dire nouvelle ; elle ne doit pas être déjà dans
l'organisation.
• L’accessibilité; les informations doivent pourvoir être retrouvées
rapidement et être facilement exploitables. L’outil informatique facilite
grandement cet accès.
• La fiabilité; l'information ne doit pas être erronée. Elle doit être exacte et
à jour (exemple : pour les entreprises, il est indispensable d’avoir un
fichier clients à jour). Elle doit être digne de confiance. Il faut qu’elle
reflète la réalité et doit provenir d’une source connue.
• L’objectivité ; Elle doit être partiale, elle ne doit pas avoir de parti pris.
2.6. Les dérivés de l’information
L’information est un tout dont découlent plusieurs autres concepts ou dérivés. Il est
question des concepts ci-après :
La rumeur
La rumeur fonctionne toujours par la bouche à oreille et peut se nourrir du manque
d'information. En effet, quand les canaux officiels sont défaillants, les gens ont plus
besoin de construire des informations pour pallier ce manque. La rumeur est à la
foule ce que le mythe est à la société.
Les fonctions du mythe se retrouvent dans les fonctions de la rumeur.
Transmettre une rumeur n'implique pas d'y croire. La rumeur répond à un certain
besoin, une utilité sociale. Considérées comme l’un des plus vieux médias du monde
( Kapferer, 2010), les rumeurs circulent dans les secteurs de la société et sont
véhiculées par les conversations, les médias, les médias sociaux, etc. il s’agit souvent
d’informations non vérifiées, mais ce qui les caractérise avant tout est leur source (
non officielle), leur processus ( diffusion en chaine) et leur contenu ( un fait
d’actualité) dont la durée de vie est plus ou moins éphémère.
les fake news
Ce qu’on appelle les « fake news », ou les fausses nouvelles se répandent de
plus en plus sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux. De façon
générale, les fausses nouvelles parviendraient à se répandre plus largement en
exploitant des émotions fortes, comme la peur et le dégoût. Les fake news
ou fausses informations peuvent être propagées dans des buts différents.
Certaines ont pour objectif de tromper le lecteur ou d'influencer son opinion
sur un sujet particulier. D'autres sont fabriquées de toute pièce avec un titre
accrocheur pour densifier le trafic et augmenter le nombre de visiteurs sur un
site. Ces dernières années, le phénomène des fake news s'étend sur le Web
aux dépens des internautes.
Le phénomène des fake news a pris une ampleur médiatique au cours de
l'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis. Cette tendance a fait son
apparition en France quelques mois plus tard lorsque le peuple a également
été appelé aux urnes pour élire son nouveau président.
la surinformation
La surinformation est l’action de surinformer, c’est-à-dire de donner
quantitativement trop d’informations à une personne ou à un groupe.
C’est le fait d’être surinformé, l’état d’une personne ou d’un groupe
surinformé. On fait allusion parfois à l’obésité ou de surcharge
informationnelle.
CHAPITRE III. DECRYPTAGE DU CONCEPT DE COMMUNICATION
3.1. Définitions
Le mot communication est surchargé de sens. Ses connotations sont
contradictoires. C’est un concept issu du mot latin communicare, qui
signifie « mettre en commun », « être en contact avec », le verbe
« communiquer » qui apparaît au XIV ème siècle signifie alors « participer
à ». Proche de l’idée de « communion », de « fusion », de « partage », le
sens du terme va évoluer dès la fin du XVI ème siècle vers l’idée de
« transmission ».
Le sens du concept communication évolue selon la dynamique des
recherches. D’après Dominique Wolton, c’est toujours la relation entre un
émetteur, un message et un récepteur. Communiquer ce n’est pas
seulement produire et distribuer de l’information, c’est aussi être sensible
aux conditions dans lesquelles le récepteur la reçoit, l’accepte, la refuse, la
modèle en fonction de ses choix philosophiques, politiques, culturels.
La communication est vue comme un terme générique et galvaudé, il
s’applique à tout phénomène comportant un transfert d’information.
Communiquer renvoie donc principalement à l’idée de transmettre, envoyer,
propager, diffuser, répandre, faire-passer une personne, un objet ou une
information d’un endroit à un autre (de A vers B).
Seules les présences de l’émetteur et du récepteur ne suffisent pas pour qu’il
y ait communication, il faut un canal et un code commun facilitant la
meilleure circulation des idées par les protagonistes en situation d’échange.
C’est l’émetteur qui initie la communication en voulant partager un message
avec le récepteur. Pour cela, l’émetteur doit élaborer son message en
fonction du récepteur. Le message construit est inévitablement imprégné des
acquis (éducation, appartenance culturelle, valeurs sociales) de l’émetteur
qui doit pourtant prendre en compte ceux du récepteur. Ainsi, il faut créer un
cadre de référence (répertoire commun) pour permettre codage et décodage
du message
Emetteur Feedback Récepteur

Élaboration Canal Compréhension

Codification Transmission Décodage

Le schéma de la communication
Ainsi, la communication renvoie à la relation alors que l’information signifie le
contenu. La communication est un échange entre deux ou plusieurs personnes.
L’information est une transmission de données à sens unique.
L’homme est un être communicationnel, la communication est le moteur, la
matrice et le support des situations de créations de réalités et des relations.
Elle est au cœur de la cohésion sociale au sein d’une communauté. Les sujets
qui partagent le même code langagier se rapprochent d’avantage. Ils
développent un lien de solidarité, une compréhension mutuelle par ce qu’ils se
considèrent avant tout comme étant détenteurs d’une richesse commune à
savoir : la ‘’langue parlée’’.
La communication devient un processus de mise en relation auquel l’émetteur
peut devenir récepteur et vice-versa. Communiquer, c’est vivre ensemble et
rassembler toutes parties ou les acteurs.
• 3.2. Les enjeux de la communication
La communication s’établit en raison de buts à atteindre. Selon les types de
communication, l’objectif peut s’exprimer en termes d’action (verbe d’action). La
communication poursuit toujours un ensemble des buts susceptibles d’être classés
en termes d’enjeux.
Communiquer ne consiste pas seulement à transmettre un message dans le seul
but d’informer mais, aussi, à mettre en commun des significations quel que soit
le type de communication.
De la transmission d’un contenu à l’établissement d’une relation.
On classe les enjeux sous des différents types :
-Un enjeu identitaire: c’est la représentation d’une position sociale. Communiquer,
c’est se positionner par rapport à l’autre. Par exemple: Le patron s'exprime
toujours en premier;
- Un enjeu d'influence: On communique pour faire changer l'opinion de
l'autre. Communiquer, c’est faire preuve d’ « influence » sur autrui.
Par exemple: Un patron impose son influence par rapport à une séduction ou bien
une sympathie;
• Un enjeu relationnel : Nous communiquons pour initier une relation de
qualité. Avoir une bonne qualité d'une relation. Communiquer, est un acte
de concrétisation de la relation humaine ;
• Un enjeu opérationnel; communiquer, c’est proposer un ensemble de
normes, de règles qui vont soutenir les échanges.
• l'enjeu informationnel, il est basé sur la transmission d'une formation. La
communication est un acte d’information.
Plusieurs raisons motivent le besoin de communiquer chez les humains:
- Le besoin de partager ;
- Le besoin de séduction;
- Le besoin d’argumenter.
3.3. Types de communication
Il existe trois types de communication suivants;
La communication peut revêtir différentes formes, selon le nombre d’individus
prenant part au processus d’échange (communication interpersonnelle, de groupe
ou de masse).
La communication interpersonnelle, elle est celle qui met en relation deux
personnes.
On ne peut pas ne pas communiquer
La communication n'est pas uniquement verbale. Le comportement du corps
humain, ses gestes, ses mimiques, sa posture font partie du langage non verbal et
permettent eux aussi d'envoyer un message. Le silence peut être interprété par le
récepteur.
Selon l'École de Palo Alto, puisqu'il n'est pas possible de ne pas avoir de
comportement, il est impossible de ne pas communiquer. Tout message, qu'il soit
verbal ou comportemental, est une communication.
Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation.
3.3.1. La communication de groupe
La communication de groupe se distingue de l'interpersonnelle car elle
s'adresse à un ensemble plus large de récepteurs.
3.3.2. La communication de masse
La communication de masse vise la transmission d'une information à un plus
large public possible. Elle regroupe un ensemble de médias – appelés mass-
media – capables de toucher ce très large public (télévision, radio, internet,
etc.)
3.4. Les formes de communication
Pour communiquer, nous utilisons bien plus que des mots : dans nos
interactions avec les autres, notre corps possède aussi son propre langage.
Notre gestuelle, notre façon de nous asseoir, de parler et d’établir un contact
visuel sont autant de moyens de communication non verbaux qui influencent
les messages que nous transmettons verbalement. On distingue deux grandes
formes de communication.
• 3.4.1. La communication verbale
Elle est constituée des signaux linguistiques ayant un sens comme les lettres, la
ponctuation, les panneaux de signalisation qui appartiennent aussi à la
communication non verbale (trois types de signes : indice, signal, symbole). Elle sert
à évoquer une réalité.
3.4.2. La communication non-verbale
C’est la transmission et le partage entre deux personnes d’éléments signifiants
(ayant un sens) sans l’emploi de la parole. C’est le premier mode de communication
dans l’instauration de la relation mère-bébé, au travers du toucher ou des gestes, du
regard, des odeurs…
3.8. Les secteurs de la communication et/ou les Champs d’application de la
communication.
La communication est une activité et une action qui peut être appliquée dans
plusieurs domaines de la vie ou encore des secteurs. La communication est au
carrefour de plusieurs sciences, c’est une science qui touche et intéresse plusieurs
secteurs de la vie : le monde politique, économique, culturel, religieux, sportif, etc.
A chaque secteur correspond une activité de communication donnant lieu à
une catégorie de communication.
la communication des organisations, elle est le processus d’écoute et
d’émission de messages et de signes à destination de publics particuliers et
visant l’amélioration de l’image, au renforcement de ses relations, à la
promotion de ses produits et services, à la défense de ses intérêts. Tout
dépend de la cible communicationnelle visée, qui peut être en interne (les
salariés) ou externe.
la communication politique, elle vise la mise au profit des acteurs politiques
les différents services des spécialités en communication (marketing, publicité,
sondages) pour améliorer leur image auprès de l’opinion. Les hommes
politiques ont toujours voulus gagner la confiance, et la sympathie de la
population. Pour ce faire, la communication sert de stratégie permettant
l’atteinte de cet objectif. On est leader politique lorsqu’on sait drainer derrière
soi la foule, on sait convaincre, on sait ce qu’il faire pour être aimer par la
population, on sait soigner son image, etc.
• la communication publique, les administrations, les Institutions, les ONG,
les entreprises cherchent à impliquer la communauté ou la société à
changer de comportements, à prendre connaissance de l’existence d’une
pandémie ou épidémie, à se départir d’un comportement à risque, etc.
Pour y parvenir, ils mènent des actions de publicité et de relations publiques
auprès de l’opinion. Le but poursuivi serait de transmettre à la population
l’information utile afin d’éviter le comportement à risque, faire d’une
préoccupation une affaire de tous, de santé publique, etc.
Il existe plusieurs d’autres secteurs qui sont concernés par la communication:
• Communication religieuse
• Communication environnementale
• Communication journalistique
• Communication militaire
• Communication pour la santé, etc.
CHAPITRE IV. LA SOCIETE DE COMMUNICATIONS
Le 21 ème Siècle est considéré comme étant le siècle de l’information et de la
communication. Nous assistons à un foisonnement d’outils de communication. Les
communicologues tout comme d’autres chercheurs en sciences sociales s’intéressent
aux éventuelles transformations, à l’appropriation, aux usages réels ainsi qu’aux
satisfactions qu’engendrent ces nouvelles technologies de l’information et de la
communication.
L’homme étant au centre de l’activité sociale, Il doit surveiller les usages réels
qu’entrainent ces technologies au sein de nos sociétés. Cette surveillance est
importante dans la mesure où, il faudrait éviter les déviations ou les dérapages que
ces outils pourraient d’entrainés chez les usagers.
Les théories telles que celles de l’appropriation des nouvelles technologies de
l’information et de la communication, les usages et gratifications ou encore usage et
satisfaction doivent d’être mise à contribution pour aider à contrôler les influences
qu’entrainent ces outils technologiques au sein de nos sociétés. Une bonne société
de communication est celle où l’homme maintien sa suprématie sur les TIC, la chine
demeure un bon exemple à suivre en matière d’éducation de la population à l’usage
des TIC.
Les réseaux sociaux représentent une autre forme de domination des sociétés
occidentales sur les pays du sud. C’est une autre forme de colonisation
déguisée, une forme d’acculturation ou de domination culturelle. L’Afrique en
tant que simple consommateur subit les effets pervers des réseaux sociaux.
La société de communication pose le problème de la mondialisation des
communications.
La société de communication est aussi celle inondée par un flux d’informations
émanant des médias. Ces derniers construisent et mettent en scène des
discours sur les faits quotidiens dont les énoncés sont justement construits sur
des choix qui conduisent à une forme verbale et/ou visuelle qui fait sens et
produit des représentations collectives qui fournissent notre intelligibilité du
monde.« La circulations de ces représentations, assurée par les agences de
presse, les échanges d'images, et tous les moyens qui concourent à une
uniformisation croissante des agendas et du traitement des événements (...)
organise des valeurs et des croyances qui s'imposent comme des vérités ou
comme des normes pour des groupes sociaux de plus en plus vastes.
Les grandes industries d’informations (les industries médiatiques,
cinématographiques, sportives, cultuelles, technologiques, etc.),
produisent les contenus destinés à une consommation mondiale. Ils
imposent une ligne de conduite, et ils opèrent la sélection des contenus à
proposés. Il s’agit d’une sélection pétrie de l’idéologie des grandes
puissances de notre monde.
Le phénomène technique qui accompagne les transformations de l’ordre
social est au cœur de la réflexion qui a donné naissance aux sciences de
l’Information et de la Communication.
La société de communication connait de l’ampleur avec l’implication des
nouvelles technologies, il faut y voir : les câbles hertziens, les satellites de
communication, les réseaux, la bureautique, les applications internet et
multimédias, les Ipad et smartphones , etc.
Le foisonnement des technologies de l’information et de la communication a pour
corollaire la phobie communicationnelle. Les informations circulent en temps réel, au
fil du temps à travers le monde. Les récepteurs se retrouvent face à une multitude
d’informations en provenance de plusieurs sources.
Ces récepteurs bien informés jouent désormais un rôle déterminant, en réalité c’est
eux qui déterminent le dernier sens du message des récepteurs.
La communication est une question du récepteur. La circulation d’informations a
éteint un niveau de saturation. Les récepteurs sont devenus plus actifs, ils ont
désormais plusieurs sources d’informations. C’est eux qui jouent un rôle déterminant
dans la construction du sens des messages provenant de de l’émetteur.
Le processus communicationnel connait un tournant décisif avec l’avènement du
récepteur 4.0. Ce dernier est caractérisé par la dictature. Il critique et remet en
cause le message de l’émetteur. Il dispose d’une intelligence aiguisée susceptible de
porter un sens élevé d’analyse. Le récepteur 4.0 est très actif, il reçoit les
informations en provenance de plusieurs sources.
L’action du récepteur dans un processus de communication occupe désormais
une place plus importante. Ce qui est compris par le récepteur emporte sur ce
qui est dit par l’émetteur. Ces différentes réalités doivent conduire les
communicants à ‘’révisiter’’ leurs stratégies de communication en vue d’une
adaptabilité aux exigences des récepteurs 4.0.
C’est l’une des raisons qui justifie le rendez vous manqué ou encore l’échec de
la plupart des campagnes de communication organisées par les organisations.
La prise en compte des perceptions des récepteurs ou de sa façon de
construire le sens des messages reçus devient prioritaire. Il faut vérifier la
manière dont les récepteurs construisent la signification des messages émis
par l’émetteur.
Cette question souligne le problème de la mesure d’efficacité d’une campagne
de communication.
L’accès à l’information s’est amélioré et les citoyens exercent de plus en
plus mieux le contrôle des dirigeants ainsi que la participation politique.
Tout ceci grâce à une presse libre qui met à la disposition de la population
des vraies informations. Nous pensons que cette circulation libre des
informations vivifie la démocratie au sein de nos pays. Nous assistons à un
véritable processus du donner et du recevoir.
----------------------------------------------------------------------------
CHAPITRE V. COMMUNICATION POUR LA SANTE
La fonction de la communication est désormais considérée comme un des leviers du
pilotage stratégique des problèmes de santé publique. La prise en charge médicale ne
fait pas tout, il faut joindre à cela un ensemble des mesures barrières, amener la
population à adopter un comportement responsable susceptible d’éviter la
dégradation de la maladie.
La communication pour la santé peut poursuivre plusieurs objectifs selon les
contextes.
5.1. Les objectifs de la communication pour la santé
D’une manière générale, la communication pour la santé poursuit les objectifs clés tels
que:
- Amélioration des Connaissances Médicales : Fournir des informations actualisées et
basées sur des preuves pour aider les médecins à rester informés des dernières
avancées médicales et des meilleures pratiques. Il s’agit dans ce contexte de la
informations scientifiques, mises à la disposition des professionnels de santé dans le
cadre de renforcement des capacités de ces derniers. Les pratiques médicales
évoluent au rythme de l’évolution de l’environnement, de nos sociétés ainsi des
découvertes scientifiques. Les médecins ont l’obligation de se mettre à niveau à
travers les échanges des partages d’expériences les uns et les autres;
- Renforcement des Compétences en Communication : Former les médecins à des
techniques de communication efficaces pour améliorer les interactions avec les
patients, favoriser l'adhésion aux traitements et renforcer la relation de confiance.
L’interaction entre soignant et soigné améliore la qualité de la prise en charge
médicale tout en assurant la satisfaction de deux partes;
- Promotion de la Prévention et de la Santé Publique : mettre à la disposition des
professionnels de santé des techniques de communication en liens avec les enjeux de
santé publique et les encourager à promouvoir des comportements de prévention
auprès de leurs patients;
- Gestion des Crises Sanitaires : Préparer les médecins à répondre efficacement aux
crises sanitaires, telles que les épidémies, en fournissant à leur patients des
informations claires et des protocoles d'intervention utiles;
- Collaboration Interprofessionnelle : Encourager la collaboration et la communication
entre les différents professionnels de santé pour améliorer la coordination des soins
et la prise en charge des patients;
- Utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) : Former
les médecins à l'utilisation des TIC pour améliorer l'accès à l'information, la
télémédecine et la gestion des dossiers médicaux électroniques.
Ce séminaire prend plus en charge le troisième objectif, axé sur la promotion de la
prévention et la santé publique. Nous mettons en place des référentiels aidant les
professionnels de santé à répondre adéquation aux exigences de communication.
Sensibiliser un public à une cause ne s’improvise pas, il s’agit plus ici de convaincre, d’exercer
une influence pour amener les personnes visées à adhérer à votre cause ou à votre point de
vue, à manifester délibérément leur intérêt ou leur sympathie pour une thématique qui
jusque-là leur était indifférente, qu’il s’agisse d’une maladie rare, d’une problématique
environnementale, d’une épidémie, etc.
Faire adhérer revient à toucher le cœur des récepteurs visés plutôt que la tête. Il ne s’agit pas
d’une simple information à transmettre au public, il est plutôt question de créer le lien social
avec eux. Une démarche à connotation affective, faisant appel aux émotions des publics
visés. La nécessité d’une communication relationnelle s’impose car, il faudra établir une
relation de qualité avec le public avant de penser au changement des comportements.
La communication pour la santé n’est pas une pratique nouvelle, elle a une histoire dont la
marche procédurale s’inscrit dans la durée.
5.2. Histoire de la communication pour la santé
La communication pour la santé a une histoire riche et complexe. Elle a évolué au
fil des décennies pour devenir un domaine essentiel dans la promotion de la
santé publique et la gestion des crises sanitaires.
1. Origines de la pratique : La communication pour la santé a commencé à se
développer dans les années 1960. Elle était principalement utilisée
pour informer le public sur les recherches médicales, diffuser des
messages de prévention et organiser des campagnes de
sensibilisation.
1. Années 1960-1980 : Naissance et Développement
- Objectif Principal : Informer et éduquer le public sur les questions de
santé.
- Moyens Utilisés : Affiches, campagnes radio et télévision, brochures.
2. Années 1990 : Diversification et Professionnalisation
- Objectif Principal : Promouvoir des comportements de santé positifs et prévenir les
maladies.
- Moyens Utilisés : Intégration des techniques de marketing social, utilisation de
témoignages, développement des programmes communautaires.
3. Années 2000 : Emergence des Technologies Numériques
- Objectif Principal: Utiliser les nouvelles technologies pour atteindre un public plus
large et diversifié.
- Moyens Utilisés: Sites web, forums de discussion, campagnes par email, premières
utilisations des réseaux sociaux.
4. Années 2010 : Avènement des Réseaux Sociaux et des Médias Numériques
- Objectif Principal : Engager activement les communautés en ligne et diffuser des
informations en temps réel.
- Moyens Utilisés : Facebook, Twitter, YouTube, blogs, applications mobiles.
5. Années 2020 : Intégration des Technologies Avancées et Personnalisation
- Objectif Principal : Utiliser des outils avancés pour personnaliser les messages de
santé et améliorer l'accessibilité.
- Moyens Utilisés: Intelligence artificielle, réalité augmentée, chatbot de santé,
campagnes interactives, télémédecine.
L'évolution de la communication pour la santé reflète l'évolution des
technologies et des besoins sociétaux. À chaque étape, elle s'est adaptée pour
rester pertinente et efficace dans la promotion de la santé publique et la gestion
des crises sanitaires.
La communication pour la santé connait une évolution sur le plan pratique,
l’objectif principal étant la recherche du changement des comportements.
6. Diversification des Supports : Au fil des années, les supports de
communication se sont diversifiés. On est passé des affiches et des programmes
radio aux films et, plus récemment, aux plateformes numériques.
7. Importance de la Communication Interpersonnelle : La communication
interpersonnelle entre les professionnels de la santé et les patients est cruciale
pour améliorer la qualité des services médicaux. Elle permet d'échanger des
informations essentielles et de renforcer la relation de confiance.
8. Communication Organisationnelle et Externe : La communication interne entre les différents acteurs
médicaux est déterminante pour optimiser l'organisation et améliorer les relations au sein des équipes. La
communication externe, quant à elle, concerne l'éducation des patients et la formation des professionnels.
9. Impact des Avancées Technologiques : Les avancées technologiques ont transformé la communication pour
la santé. L'Internet et les supports numériques ont facilité l'accès à l'information et permis des échanges plus
rapides et personnalisés.
Il est difficile de discerner ce qui entraîne un changement profond et durable de comportement des récepteurs.
La recherche axée sur les mécanismes visant le changement des comportements est riche sur le plan théorique,
on peut retenir:
- l’EIC (éducation information pour le changement des comportements).
Postulat de la théorie (transmettre l’information utile aux cibles pour amener au changement des
comportements)
Il s’agit ici d’une stratégie de communication dont le mécanisme de fonctionnement repose sur la transmission
de l’information utile au récepteur pour produire le changement des comportements.
faiblesse : l’information est nécessaire mais pas prioritaire pour amener au changement des comportements.
- le marketing social (faire une transposition des techniques et méthodes issues du marketing marchand
pour influencer le changement des comportements)
Le changement des comportements ne fait pas souvent appel à la raison, à la rationalité mais plutôt aux
émotions, il faut créer le lien social avec les récepteurs.
- la communication pour le changement des comportements (CCC);
Il accorde plus d’attention sur l’éducation ou la transmission de l’information
utile pour amener au changement des comportements comme l’EIC.
Résultat pas souvent satisfaisant
- La communication engageante, etc.
combinaison de la persuasion, l’argumentation et la communication. Faire
précéder un message persuasif d’un petit geste d’engagement.
Argumentaire: l’engagement individuel à des petits actes peut conduire à un
engagement plus grand, plus durable.
Le résultat insatisfaisant dans certains contexte.
Il n’y a pas jusqu’à présent un modèle idoine ou une recette qui produit
toujours à de très bon résultats en matière de changement des
comportements. Le changement des comportements s’inscrit dans une
complexité qui, exige une adaptation des actions à mener aux réalités au
contexte domestique des récepteurs visés.
5.3. Les causes qui ont poussé les études de la communication pour la santé
Les études de la communication pour la santé ont été motivées par plusieurs facteurs clés :
1. Multiplication des Épidémies : Les épidémies telles que le SRAS, la grippe aviaire et plus
récemment la COVID-19 ont mis en évidence la nécessité d'une communication efficace pour
informer et protéger les populations.
2. Augmentation des Maladies Chroniques : L'augmentation des maladies chroniques comme
le diabète, l'obésité et les maladies cardiovasculaires a nécessité des campagnes de
sensibilisation pour encourager des modes de vie plus sains.
3. Progrès Technologiques : Les avancées technologiques ont permis de nouvelles méthodes
de communication, telles que les plateformes numériques et les réseaux sociaux, facilitant la
diffusion rapide et large des informations de santé.
4. Diversité Culturelle : La diversité culturelle et linguistique des populations a souligné
l'importance d'adapter les messages de santé pour qu'ils soient compris et acceptés par tous.
5. Éducation et Sensibilisation: La nécessité d'éduquer le public sur les comportements de
santé, les traitements médicaux et les mesures préventives a été un moteur majeur pour le
développement de la communication pour la santé.
Ces facteurs ont conduit à une reconnaissance accrue de l'importance de la communication
pour la santé et à l'élaboration de stratégies et de programmes pour améliorer la santé
publique.
5.4. La communication pour la santé fait face à plusieurs défis importants susceptibles de
justifier l’échec de certaines campagnes de sensibilisations ou la résistances au changement
des comportements :
1. Surcharge d'Informations : L'abondance d'informations sur les plateformes
numériques peut submerger les individus, rendant difficile la distinction entre des
informations fiables et des informations erronées.
2. Propagation de la Désinformation : Les fausses informations et les théories du
complot peuvent se propager rapidement, compromettant les efforts de santé
publique et menant à des comportements dangereux.
3. Accès Inégal aux Technologies : Bien que les technologies numériques facilitent
l'accès à l'information, il existe encore des disparités dans l'accès à ces technologies,
surtout dans les régions rurales ou moins développées.
4. Diversité Culturelle et Linguistique : Adapter les messages de santé à des publics
diversifiés, avec des différences culturelles et linguistiques, est un défi constant pour
assurer une communication efficace.
5. Confidentialité et Protection des Données : Protéger la vie privée des individus tout
en utilisant des technologies de communication avancées est un équilibre délicat,
surtout avec l'augmentation des préoccupations concernant la sécurité des données.
6. Évolution Rapide des Plateformes: Les plateformes de communication
évoluent rapidement, nécessitant une adaptation constante des stratégies pour
rester pertinentes et efficaces.
7. Fatigue de la Communication : Les campagnes de santé continues peuvent
mener à une fatigue de la communication, où le public devient moins réceptif
aux messages répétés.
8. La dictature du récepteur 4.0 : le récepteur n’est ni passif moins encore actif
mais plutôt dictateur, il a plusieurs sources d’informations nécessaire pour
construire son propre opinion sur certains problèmes de santé;
9. La négligence des études orientés-récepteurs axées sur l’évaluation ou la
mesure d’efficacité des campagnes de communication menées.
En dépit de ces défis, il est crucial de continuer à innover et à adapter les
stratégies de communication pour répondre aux besoins changeants et aux
contextes variés.
[Link] stratégies pour surmonter les difficultés soulevées :
1. Éducation aux Médias : Former le public à reconnaître les sources
d'information fiables et à évaluer la véracité des informations. Cela inclut
l'éducation aux techniques de vérification des faits.
2. Collaboration avec les Plateformes Numériques : Travailler en partenariat
avec les réseaux sociaux et les moteurs de recherche pour identifier et
supprimer les contenus faux ou trompeurs. Ces plateformes ont des algorithmes
et des équipes dédiées à la détection de la désinformation.
3. Promotion des Sources Fiables : Mettre en avant les informations provenant
de sources crédibles comme les organisations de santé, les institutions
gouvernementales et les experts reconnus. Encourager les citoyens à consulter
ces sources pour obtenir des informations précises.
4. Vérification des Faits en Temps Réel : Développer et soutenir des services de
vérification des faits qui peuvent rapidement répondre à la désinformation et
fournir des corrections (la veille digitale).
5. Campagnes de Sensibilisation : Mener des campagnes de sensibilisation pour
informer le public sur les dangers de la désinformation et les encourager à vérifier
les informations avant de les partager.
6. Utilisation des Influenceurs : Collaborer avec des influenceurs et des leaders
d'opinion pour diffuser des messages corrects et combattre la désinformation, car
ils peuvent atteindre un large public et inspirer confiance.
7. Transparence et Communication Ouverte : Être transparent sur les sources
d'information et les processus de prise de décision. Une communication ouverte
et honnête renforce la confiance et diminue l'impact de la désinformation.
En mettant en œuvre ces stratégies de manière coordonnée, il est possible de
réduire significativement la propagation de la désinformation et de protéger le
public contre ses effets néfastes.
5.6. Les stratégies de communication pour la santé sont essentielles pour influencer les
comportements de santé et améliorer la santé publique.
Nous proposons une marche procédurale à suivre pour optimiser les résultats. Mieux piloter la
communication pour le changement des comportements consiste à respecter chacune des étapes de la
stratégie ou de la démarche choisie. Le respect inscrit à chaque étape est un pat vers la réussite.
1. Analyse de la Situation
- Contexte et Problématique : Décrire la situation actuelle de santé publique, les défis et les
opportunités.
Il faut bien cerner le contour du problème faisant appel à l’organisation
de la campagne de sensibilisation.
Quel est le problème de santé publique qui se pose au sein de la société
ou de la communauté?
Ex: l’apparition d’une épidémie (variole de singe), un comportement
déviant au sein de la communauté ( les gents se prescrivent des médicaments sans avis des médecins,
mauvaise utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insécticide, etc.)
- Objectifs de la communication : Identifier les principaux objectifs de la communication
(ex. : sensibiliser la population ou la communauté à un usage responsable
de la moustiquaire imprégnée d’insécticide,
,changer les comportements, promouvoir des gestes barrières pour
endiguer la propagation de la variole de singe au sein de la communauté x, etc).
2. Publics Cibles
Analyse de l’audience
- Mieux connaitre son public cible pour adapter adéquatement sa stratégie de
communication
- Segmentation de l'Audience: Identifier et comprendre les différents segments
de la population pour adapter les messages en fonction de leurs besoins
spécifiques et de leurs caractéristiques démographiques, culturelles et
psychologiques.
Utilisation des Données : Analyser les données démographiques et
comportementales pour affiner les messages et les méthodes de diffusion.
- Caractéristiques Démographiques et Psychographiques: Analyser les besoins,
les comportements et les préférences de chaque segment.
2.1. Caractéristiques des publics cibles
Il existe une différente à établir dans l’identification des publics cibles, on peut citer:
- La cible prioritaire (le cœur de cible): il s’agit des premiers destinataires du message d’une
campagne de sensibilisation, le segment à qui le message est destiné en premier lieu. Il peut
s’agir des personnes les plus exposées par la contamination, la population en danger, etc.
Ex: les personnes vivant avec une personne déjà atteinte par l’épidémie, la maladie, etc.
- La cible secondaire (l’ensemble des sujets qui composent la communauté ou la société
visée par la campagne). Les différentes couches sociales, les parties prenantes, etc.
3. Elaborer les messages clés
- Personnalisation des Messages: Créer des messages adaptés aux intérêts, préoccupations et
comportements de chaque segment de l'audience pour une communication plus efficace et
engageante.
- Définissez les axes de création des messages tenant comptes des résultats souhaités :
Axe rationnel (agir sur la raison : proposition d’une argumentation logique pour toucher la tête,
la raison);
Axe émotionnel (agir sur les émotions pour toucher le cœur de la cible, le lien social…)
Axe mixte (combinaison de la rationalité et de l’émotion)
Privilégier les images : valoriser sa communication par la dimension visuelle. L’image véhicule
rapidement et efficacement un message synthétique et constitue une réelle valeur ajoutée par votre
communication. L’image est la meilleure façon d’illustrée sa pensée véhiculé par le message transmis.
L’image est sensationnelle et suscite de l’émotion. Le recours à l’image est préférable lorsque l’objectif
visé est le changement des comportements des cibles.
Ex: affiche, boite à outil, etc.
- Formuler des messages clairs, concis et pertinents pour chaque segment d'audience.
- Adaptation des Messages : Adapter les messages aux contextes culturels, linguistiques et sociaux des
publics cibles.
4. Choix des canaux ou supports de communication
La stratégie de communication à 360 degré (la combinaison de plusieurs
canaux pour plus d’efficacité), la combinaison des moyens publicitaires media
et hors médias.
Utilisation de Médias Variés : Diversifier les canaux de communication pour
atteindre un public plus large. Cela inclut les médias traditionnels (radio,
télévision, journaux) et les nouveaux médias (réseaux sociaux, blogs,
applications mobiles).
- Sélection des Canaux : Choisir les canaux les plus appropriés pour atteindre les
différents segments de l'audience (ex. : médias sociaux, affiches, radio, TV).
- Utilisation des Outils Numériques: Intégrer les outils numériques tels que les
applications mobiles, les sites web et les plateformes de messagerie.
5. Stratégies et Tactiques
- Stratégies de Diffusion : Planifier comment et quand les messages seront diffusés.
- Tactiques Spécifiques : Décrire les actions concrètes pour mettre en œuvre les stratégies (ex. :
campagnes publicitaires, ateliers éducatifs, partenariats, communication en face à face, etc.).
- Engagement Communautaire : Impliquer les communautés locales dans la conception et la diffusion des
messages de santé. Cela renforce la crédibilité et l'acceptation des messages.
- Partenariats Stratégiques : Collaborer avec des organisations, des institutions et des leaders d'opinion
pour augmenter la portée et l'impact des campagnes de communication.
- Récit et Témoignages : Utiliser des récits personnels et des témoignages pour rendre les messages plus
relatables et émotionnellement impactants.
- Sites Web Officiels : Les sites web des organisations de santé, comme l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) et les ministères de la santé, ont servi de sources fiables pour les dernières informations et
directives.
- Applications Mobiles: Des applications de suivi de la santé et de traçage des contacts ont été
développées pour aider à surveiller la propagation du virus et fournir des conseils personnalisés.
- Infographies et Vidéos : Les infographies et les vidéos explicatives ont été utilisées pour rendre les
informations complexes plus accessibles et compréhensibles pour le grand public.
6. Plan de Mise en Œuvre
- Calendrier : Élaborer un calendrier détaillé des activités de communication.
- Ressources : Identifier les ressources nécessaires (humaines, financières, matérielles).
7. Evaluer l’efficacité de la campagne
Mesurer l'impact d'une campagne de communication pour la santé est essentiel pour évaluer son efficacité et apporter des
améliorations. Voici quelques méthodes et outils couramment utilisés :
1. Enquêtes et Sondages : Recueillir des données auprès du public cible avant et après la campagne pour évaluer les
changements de connaissances, d'attitudes et de comportements.
2. Analyse des Médias Sociaux : Utiliser des outils d'analyse pour suivre les mentions, les partages et les commentaires sur les
réseaux sociaux afin de mesurer l'engagement et la portée des messages.
3. Indicateurs de Performance Clés (KPI) : Définir des KPI spécifiques tels que le taux de participation, le nombre de vues, le
taux de clics, et les conversions pour évaluer l'efficacité de la campagne.
4. Groupes de Discussion: Organiser des groupes de discussion pour obtenir des retours qualitatifs sur la perception et l'impact
des messages de la campagne.
5. Analyse des Données de Santé : Comparer les données de santé avant et après la campagne pour évaluer les changements
dans les comportements de santé et les résultats de santé.
6. Suivi des Médias Traditionnels : Analyser la couverture médiatique dans les journaux, à la radio et à la télévision pour
mesurer la visibilité et l'impact de la campagne.
7. Évaluation des Partenariats: Évaluer la contribution des partenaires et des parties prenantes à la campagne et leur impact
sur la diffusion des messages.
8. Retour sur Investissement (ROI): Calculer le ROI pour évaluer l'efficacité économique
de la campagne en comparant les coûts de la campagne aux bénéfices obtenus.
Vérification et Évaluation : Mettre en place des systèmes de suivi et d'évaluation pour mesurer l'efficacité des campagnes
de communication et ajuster les stratégies en conséquence.
- Indicateurs de Performance : Définir les indicateurs pour mesurer l'efficacité des
actions de communication (ex. : taux de participation, changement de comportements).
- Méthodes d'Évaluation: Planifier les méthodes pour collecter et analyser les données
(ex. : sondages, focus groups, analyses statistiques).
- Le net promoter score, le taux d’engagement, le taux de notoriété qualifiée parmi les
cibles principales, etc.
Ces méthodes permettent de recueillir des données quantitatives et qualitatives pour
évaluer l'impact global de la campagne et identifier les domaines à améliorer.
Ce plan de communication pour la santé peut être adapté en fonction des besoins
spécifiques et des contextes particuliers.
Quelques références bibliographiques sur la communication pour la santé, avec les noms des auteurs, la
ville, l'année et la maison d'édition :

1. Lise Renaud et Carmen Rico de Sotelo. "Communication et santé : des paradigmes concurrents".
Revue Santé publique, 2007.
- Ville : Paris
- Année : 2007
- Maison d'édition : [Link]

2. Lise Renaud. "Communi cation pour la santé : construction d’un champ de recherche et
d’intervention". Communiquer, 2020. - Ville : Montréal
- Année : 2020
- Maison d'édition: Érudit
1. Angelo MULOPO : Guide Pratique de la communication pour la santé(en cours)
2. Eudhes Mienanzambi : Auteur de plusieurs articles sur les technologies de l'information et de la
communication (TIC) et leur impact sur le développement en Afrique. Il a publié dans les Cahiers
congolais de communication.

2. Roland Bertile Banga-Mouss : Auteur d'une étude sur la sexualité des femmes congolaises suivies
pour cancer, publiée dans *Acta Scientific Cancer Biology*.

Vous aimerez peut-être aussi