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Esprit Scout

Le document présente un module de formation pour les chefs de branche de l'Association des Scouts du Tanganyika, centré sur l'esprit scout et la loi scoute. La loi scoute, composée de dix articles, définit les valeurs et comportements attendus d'un scout, tels que l'honneur, la loyauté, l'utilité, et le respect de la nature. Ce module vise à renforcer la formation des adultes au sein de l'association et à promouvoir les valeurs fondamentales du scoutisme.

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Le document présente un module de formation pour les chefs de branche de l'Association des Scouts du Tanganyika, centré sur l'esprit scout et la loi scoute. La loi scoute, composée de dix articles, définit les valeurs et comportements attendus d'un scout, tels que l'honneur, la loyauté, l'utilité, et le respect de la nature. Ce module vise à renforcer la formation des adultes au sein de l'association et à promouvoir les valeurs fondamentales du scoutisme.

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ASSOCIATION DES SCOUTS

DU TANGANYIKA

ESPRIT SCOUT

MODULE DE FORMATION DES CHEFS DE BRANCHE

KALEMIE 2025

Page | 1
ASSOCIATION DES SCOUTS
DU TANGANYIKA

ESPRIT SCOUT

MODULE DE FORMATION DES CHEFS DE BRANCHE

KALEMIE 2025

Page | 2
INTRODUCTION
Qu’est-ce que l’esprit scout ? D’emblée, l’esprit
scout est un système des valeurs prônées dans le
mouvement scout. Ces valeurs se rapportent à cinq
domaines de croissance d’un individu et sont reparties en
trois principes.
L’esprit scout est constitué de huit éléments : la loi
scoute, les devises, les vertus, les principes scouts, les saluts
scouts, les prières scoutes, la bonne action et la promesse
scoute.
Ces éléments vont constituer les sujets de ce
module, à l’exception des prières scoutes qui feront l’objet
des sessions complémentaires dont l’organisation dépend
de chaque secteur confessionnel.
Nous avons souhaité de présenter à la fin de ce
support des références bibliographiques afin que chaque
stagiaire approfondisse sa connaissance dans ses lectures
personnelles.
Ce module de formation que nous avons l’honneur
de présenter aux stagiaires s’inscrit dans la droite ligne de
la volonté du Commissaire Provincial de l’ASTANG, FERUZI
ABOUBAKAR qui ne ménage aucun effort pour la formation
des adultes œuvrant dans notre association provinciale.
Il s’inscrit également dans la droite ligne de la
politique des publications de l’ASTANG, laquelle politique
est encouragée par le Commissaire Provincial à la
communication et à l’expansion du mouvement, KILONDA
MASIMANGO Alain.
MUKEMBE BANZA Steven KAPUMPA KALULO Elias
Formateur- adjoint Formateur-adjoint
Page | 3
CHAPITRE I

LOI SCOUTE

1. DEFINITION DE LA LOI SCOUTE


La loi scoute est l’ensemble des règles de la bonne
conduite qui orientent un scout durant toute sa vie.

Elle est l’âme du Scoutisme en dix articles 1et elle est


exprimée dans un langage approprié à la culture et à la
civilisation de chaque organisation scoute nationale et
approuvé par l’organisation mondiale du mouvement
Scout2.

2. CARACTERISTIQUES DE LA LOI SCOUTE


La loi scoute est différente des commandements
religieux et des normes juridiques. Celles-ci exigent des
actes extérieurs et ceux-là établissent des interdictions, rien
de plus. La loi scoute n’interdit rien, n’impose rien, ne punit
pas mais affirme un certain nombre de vérités qui
définissent un scout.

Elle se présente à l’âme comme un appel intérieur


à un don de soi-même. Elle veut des actes de générosité
faits librement3.

On est vraiment scout que si on s’efforce à vivre, à


réaliser les dix articles de la loi scoute dans sa vie. Refuser
1
H. BOUCHET, Psychologie du Scoutisme, 3e éd, éditions SPES, Paris, 1945, p 21
2
BUREAU MONDIAL DU SCOUTISME, Constitution de l’organisation mondiale du mouvement scout, BMS,
Genève, 2011, art.2.2
3
L. STROUVENS, S.J, Le Scoutisme, BIBLIOTHEQUE DE L’ETOILE, Leverville (Congo Belge), 1956, p.22

Page | 4
tout effort dans ce sens, c’est renier la promesse scoute,
c’est refuser d’être scout.

La loi Scoute est donc un idéal non contraignant


car elle est acceptée par le jeune et par l’adulte, et à eux-
mêmes de se juger, s’ils correspondent à la définition d’un
scout.

Cette ‘’loi Scoute’’ puisque tel est son nom,


renchérit le Père Jacques SEVIN, n’est pas formulé comme
un texte de loi ordinaire. Le code dit généralement : « on
doit, on peut, il faut, il n’est pas permis… », Ici rien de pareil,
Roland Phillips en donne la raison dans ses excellentes
lettres à un chef de patrouille : « un anglais reste anglais,
même s’il enfreint continuellement les lois de son pays, mais
un scout qui manque à la loi scoute à tout instant ne peut
pas rester scout…les dix articles de la loi scoute énoncent
des faits des définitions. Le chef nous dit : « voilà ce qu’un
scout : homme d’honneur, loyal, dévoué, courtois, bon,
joyeux, obéissant, pur etc… Qui ne s’efforce pas à devenir
tel, n’est pas un scout et n’en gardera pas longtemps
l’uniforme. Que ce soit bien entendu dès votre entrée »4.

4
[Link], Le Scoutisme, 2e éd, édition SPES, Paris, 1928, P.P 32 et SUIV ;

Page | 5
3. ARTICLES DE LA LOI SCOUTE

Tous les scouts du monde ont une seule loi


composée de dix articles :

3.1. Le Scout n’a qu’une parole

Le scout respecte ses engagements et met


son honneur à mériter confiance.

Un éclaireur devrait toujours, écrit Robert BADEN-


POWELL, estimer son honneur comme son bien le plus
précieux. Un homme d’honneur mérite toujours d’être cru :
il ne commettra jamais une action déshonorante, comme
de dire un mensonge ou de tromper ses supérieurs ou ses
patrons. Un tel homme commande toujours le respect de
ses concitoyens. Il se laisse constamment guider par son
honneur, quoi qu’il fasse5.

3.2. Le scout est loyal et patriote

Le scout honore ses engagements envers Dieu, sa


confession religieuse, sa patrie, ses parents, ses employeurs
et ses employés ou ses subordonnés, etc.

La fidélité, continue Robert BADEN-POWELL, était la


vertu qui, plus que toute autre, distinguait les chevaliers.
Toujours ils furent fidèles à leur roi et leur pays, et toujours ils
étaient prêts à mourir pour les servir. De la même manière,
celui qui imite les chevaliers doit être fidèle envers ses
supérieurs, quels qu’ils soient, officiers ou patrons. Il doit leur

5
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, 15e éd, Delachaux et Niestlé S.A, Neuchâtel et Paris, 1955, pp. 255 et Suiv.

Page | 6
rester attaché envers et contre tous : c’est un de ses
devoirs, et s’il ne pense pas pouvoir l’observer, il doit alors
quitter sa place pour peu qu’il lui reste de l’honneur. Un
éclaireur doit aussi être fidèle à ses amis, et il doit leur aider
aussi bien dans l’épreuve que dans les jours de joie6.

La loyauté d’un Scout envers sa patrie doit aller


même à la renonciation à certains avantages personnels
pour l’intérêt général.

3.3. Le scout se rend utile et aide son prochain

Le scout est fait pour servir et sauver son prochain.


Il fait son devoir avant toute chose, dût-il pour cela,
sacrifier son plaisir, ses aises, sa sécurité. Quand de deux
choses, il ne sait pas laquelle il doit faire, il se demande :
« Qu’est-ce qui est mon devoir ? » c’est-à-dire : « Qu’est-ce
qui vaut le mieux pour autrui ? » Et il fait cela. Il doit être
toujours prêt à sauver la vie d’autrui, à aider des blessés. Et
il doit s’efforcer de rendre chaque jour un service à
quelqu’un7.

3.4. Le scout est l’ami de tous et le frère de tout


autre scout.

Le scout est toujours en bon terme avec tout le


monde en faisant preuve de modestie. Les chevaliers
s’exerçaient toujours à être humbles, c’est-à-dire que
jamais ils ne se vantaient d’être supérieurs aux autres
hommes, bien qu’en réalité ils le fussent8.

6
Idem, pp.257 et Suiv.
7
R. BADEN-POWELL, éclaireurs, P.P 46 et Suiv.
8
Idem, p. 259

Page | 7
Quand un éclaireur en rencontre un autre, même
s’il ne le connait pas, il doit l’aborder et l’aider de toutes les
manières, le mettre à même d’accomplir sa mission, soit en
lui donnant à manger, soit en lui fournissant dans la mesure
du possible tout ce dont il peut avoir besoin9.

3.5. Le scout est courtois et respecte les ainés

Le scout est poli envers tous, mais particulièrement


envers les femmes et les enfants, les vieillards, les infirmes,
les manchots, etc. Il n’accepte pas de récompense pour
avoir été secourable ou courtois10.

Les chevaliers du bon vieux temps mettaient un soin


tout particulier à être respectueux et courtois envers les
dames. Lorsqu’un scout se promène avec une femme ou
un enfant, il devrait toujours se mettre à sa droite, afin que
lui-même pût la protéger de son bras droit. En rencontrant
une femme ou un enfant, un homme doit, tout
naturellement, lui faire place, même s’il est obligé pour
cela de descendre du trottoir et de marcher dans la boue.
De même dans un bus, aucun homme digne de ce nom
ne permettra à une femme ou à un enfant de se tenir
debout si lui-même a un siège. Immédiatement il le cédera
et se tiendra debout. Comme éclaireurs, vous devriez
donner l’exemple, en étant les premiers, dans le bus, à offrir
vos places aux femmes. Mais en agissant ainsi, prenez un
aimable sourire, plein de bonne humeur, de sorte qu’on
puisse voir que c’est de bon cœur que vous avez fait votre
petit sacrifice11.

9
R. BADEN-POWELL, éclaireurs, P.49
10
Idem, p.50
11
R. BADEN-POWELL, Eclaireur, p.252 et suiv.

Page | 8
Le Scout, comme tout chevalier, accorde aux ainés
une grande considération en raison de leur droit d’ainesse.

3.6. Le scout aime et protège la nature, il prend soin


des plantes et des animaux.

Le scout épargne la souffrance aux animaux dans


la mesure du possible, il ne tue sans nécessité aucun
animal, car c’est une créature de Dieu. Il lui est permis de
tuer un animal pour se nourrir12. Et puisque l’éclaireur vit
beaucoup en plein air, il observe, respecte et aime la
nature. Il sait que la nature est un grand livre qui nous révèle
à chaque page le nom de Dieu13.

3.7. Le Scout sait obéir et ne fait rien à moitié.

Le scout obéit sans réplique à ses parents, à ses


supérieurs, il ne demande pas : « pourquoi ? » même s’il
reçoit un ordre qui ne lui plait pas, il fait comme un soldat
ou un matelot : il l’exécute parce que c’est son devoir.
Après qu’il l’a exécuté, il peut revenir en émettant des
critiques, mais un ordre doit être exécuté tout de suite.
C’est la discipline14.

La discipline et l’obéissance sont aussi importantes,


écrit Robert BADEN-POWELL, pour des éclaireurs et des
soldats que le courage15.

12
Idem, p.50
13 GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, tenderfoot, GCB, Bruxelles, 1956, P.17
14
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.50
15
Idem, p.258

Page | 9
Ainsi, quelque difficile que l’ordre donné paraisse,
un éclaireur l’accepte avec sourire. Plus l’ordre est difficile,
et plus intéressante sera la tâche16.

Le scout ne fait rien à moitié. Il aime le travail bien


fait, solide, clair, achevé17.

3.8. Le scoute sourit et chante même dans les


difficultés.

Le scout est toujours de bonne humeur même


quand il traverse des moments difficiles. Les chevaliers, écrit
encore Robert BADEN-POWELL, regardaient la bonne
humeur comme une chose très importante, pensant que
c’est un défaut dangereux de montrer l’emportement. Si
vous faites votre travail de bon cœur, il devient pour vous
un véritable plaisir, de même en étant de bonne humeur,
vous rendez heureux ceux qui vous entourent, ce qui est un
de vos devoirs d’éclaireurs. Habituez-vous à prendre des
choses gaîment, et vous ne trouverez que rarement dans
de grands embarras. C’est une chose difficile à faire, tout
d’abord, mais au moment où vous riez, l’obstacle semble
diminuer tout à coup, et vous pouvez vous y attaquer très
aisément. Un jeune qui a le désir d’être constamment de
bonne humeur peut y arriver, cela lui sera de la plus grande
utilité. Et tout particulièrement dans les difficultés et le
danger. Il pourra ainsi réussir dans certains cas où d’autres
auraient infailliblement échoué par manque de
persévérance18.

16
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.269
17
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, [Link]., P.18
18
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, p.p. 261 et Suiv

Page | 10
Un homme doit toujours prévoir qu’il aura, au début
des difficultés et que le succès ne viendra qu’en suite. Un
homme qui ne saurait pas regarder en face un travail
pénible et difficile, ne mérite pas le nom d’homme. Lorsque
votre situation vous paraitra difficile, efforcez-vous de
sourire, chantonnez au-dedans de vous et vous
triompherez des circonstances adverses19.

3.9. Le scout est travailleur et économe, il respecte


les biens de la communauté.

Tout jeune qu’il soit, le scout apprend à travailler et


à mettre de côté tout l’argent qu’il peut gagner et le
déposer à la caisse d’épargne, soit pour subvenir à ses
propres besoins et n’être pas à charge à d’autres soit pour
avoir de quoi donner à ceux qu’il verra dans le besoin20.

Et aussi, le scout prendra soin des biens d’autrui. Il


faut qu’on sache, quand on prête quelque chose à un
scout, qu’on le recevra de retour en bon état21.

[Link] scout est pur dans ses pensées, dans ses


paroles et dans ses actes.

Le Scout ne nourrit jamais des idées mesquines, il


évite la compagnie des gens qui se complaisent dans des
conversations ou des histoires malpropres. Il ne lit pas des
magazines immoraux ou des livres qui portent au mal. Il ne
permet pas des pensées ou des actes qui ne sont pas purs,
propres et viriles22
19
Idem, p.p. 260 et Suiv.
20
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.50
21
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, [Link]., p.19
22
ASSOCIATION DES SCOUTS DU CANADA, de pied-tendre à Scout de la Reine : Le manuel d’épreuves du
scout canadien, C.G.C, Ottawa, 1954, P.14

Page | 11
QUESTIONNAIRE
1. Indiquez la proposition qui décrit l’attitude conforme à
la loi scoute :
a. Suivre un film pornographique ;
b. Exterminer les punaises du lit lors d’un entretien
domestique ;
c. Désobéir à un ordre de son chef ;
d. Etre en retard à un rendez-vous ;
e. Répudier son épouse.

2. Indiquez la proposition qui décrit l’attitude non


conforme à la loi scoute :
a. Emettre un jugement négatif sur une situation ;
b. Porter plainte contre son concitoyen ;
c. Cueillir un fruit non mûr ;
d. Intervenir en faveur d’un bandit à main armée
qui est sur le point d’être brûlé ;
e. Consommer du chien.

Page | 12
CHAPITRE II

DEVISES
La devise est une sentence exprimant une pensée
ou une consigne d’action23.

L’éducation, écrit Robert BADEN-POWELL, est


progressive et est adaptée à la psychologie changeante
du jeune qui grandit24 Par-là, chaque branche a sa devise
et ces devises des branches correspondent, pour chaque
âge, aux possibilités particulières25

1. POUR LA MEUTE : « DE NOTRE MIEUX »


Un louveteau fait tous ses efforts pour rendre
chaque jour un service à quelqu’un. Toutes les fois qu’il a
l’occasion de se rendre utile à quelqu’un, écrit Robert
BADEN-POWELL, un louveteau doit en profiter, parce que
c’est son devoir. Et il ne faut pas qu’il accepte de
récompense pour cela26.

23
HACHETTE LIVRE INTERNATIONAL, Dictionnaire universel, é[Link] la RDC, HACHETTE LIVRE
INTERNATIONAL, Paris, 2010, P.368
24
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.7
25
H. BOUCHET, op. cit, P.20
26
R. BADEN-POWELL, Le livre des louveteaux, 10e éd, Delachaux et Niestlé s.a, paris et Neuchâtel, 1946, P.46

Page | 13
2. POUR LA TROUPE : « TOUJOURS PRETS »
La devise des éclaireurs est : toujours prêts. Cela
signifie que vous devez avoir l’esprit et le corps toujours en
état de faire votre devoir27.

Prêts, pour ce qui est de l’esprit : parce que vous


vous serez donné à vous-mêmes la discipline qui permet
d’obéir à n’importe quel ordre, et aussi parce que vous
aurez d’avance pensé à tous les accidents et à toutes les
situations qui peuvent se présenter ; ainsi vous saurez au
moment voulu ce qu’il y a à faire et vous serez disposé à le
faire28.

Prêts, pour ce qui est du corps, parce que vous vous


serez rendu forts, actifs, capables de faire au bon moment
l’action qu’il faut faire et que vous la ferez29.

Cette devise, les Scouts la crieront ensemble, ils la


répéteront au cours de leurs rassemblements. Ils en feront
leur cri de ralliement30.

27
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, pp. 47 et Suiv.
28
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.P. 47 et Suiv
29
Idem
30
L. STROUVENS S.J, op. cit, P.21

Page | 14
3. POUR LA COMPAGNIE : « TOUT DROIT »
La devise des navigateurs est ‘’tout droit’’. Pour
bien voguer, ils doivent garder le cap, c’est-à-dire la
direction droite tracée devant eux. Ils doivent aller tout
droit s’ils veulent réussir dans toutes leurs entreprises. ‘’Tout
droit’’…c’est être droit dans les attitudes, dans la pensée,
tout droit dans les objectifs et les actions31.

La devises de navigateurs de la Fesco-asbl a été


l’ancienne devise des Eclaireurs de France et était
symbolisée par la flèche primitive placée sur un arc tendu
par un bras puissant : ce fut le symbole de la force, de la
souplesse, de la droiture, de la volonté décidée, tendue
vers l’idéal32.

4. POUR LE CLAN : ‘’SERVIR’’


Le but le plus élevé d’un routier est de servir et on
peut compter sur lui, sachant qu’à tout instant il est prêt à
sacrifier son temps ou, s’il le faut, sa vie pour les autres. ‘’Le
sacrifice est le sel du dévouent ‘’33.

Ainsi, la route enseigne au routier à appliquer son


Scoutisme aux problèmes de la vie et lui donne l’occasion
de le faire dans la pratique34.

31
ASSOCIATION DES SCOUTS DE KINSHASA, Boué de district : Boites des itinéraires pour les navigateurs
et la flotte, Scoutez-vous, Kinshasa, 2022, P.46
32
[Link], Comment devenir Scout : épreuve pour l’examen de pied. Tendre, La maison des Scouts, Paris,
1921, 14
33
R. BADEN-POWELL, La route du succès, éd.définitive, Delachaux et Niestlé s.a, Paris et Neuchâtel, 1946,
P.250
34
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.314

Page | 15
QUESTIONNAIRE
1. Indiquez la proposition qui ne décrit pas l’attitude d’un
scout dans l’application de sa devise :
a. En uniforme, avoir les manches retroussées ;
b. Connaitre les arts martiaux ;
c. Savoir manier un extincteur ;
d. Savoir conduire une voiture ;
e. Savoir nager.

2. Indiquez le mot qui explique clairement la devise des


navigateurs :
a. Dévouement ;
b. Honnêteté ;
c. Droiture ;
d. Courage ;
e. Persévérance.

Page | 16
CHAPITRE III

VERTUS
La vertu est la disposition à faire le bien et à fuir le
mal35. Les trois vertus principales d’un scout sont : la
franchise, le dévouement et la pureté.

1. LA FRANCHISE
La franchise est la qualité d’une personne qui parle
ou agit avec sincérité36. Le scout fait preuve de droiture et
d’honnêteté.

L’honnêteté est une des formes de l’honneur, écrit


Robert BADEN-POWELL. A un homme d’honneur, on peut
confier n’importe quelle somme d’argent, ou n’importe
quel trésor : on peut être certain qu’il ne les gardera pas
injustement. La tricherie, en tout temps, est une chose
honteuse et lâche37.

Et un homme a le droit d’exiger qu’on le croie, écrit


Robert BADEN-POWELL, s’il dit toujours la vérité, et il a le
droit d’aller en prison, s’il se met à voler38.

35
HACHETTE, Livre international, op. cit, P.1312
36
Idem, P. 523
37
R. BADEN-POWELL, Eclaireur, P.257
38
Idem, P.259

Page | 17
2. LE DEVOUEMENT
Un scout est toujours disposé à servir son prochain. Il
se livre sans réserve, se consacre en faveur d’autrui. Un
éclaireur donne toujours à ses camarades un admirable
exemple de courage et de sacrifice de soi-même en
accomplissant des actes héroïques. C’est le sacrifice de
soi-même ou abnégation39.

3. LA PURETE
Le corps et le cœur d’un scout appartiennent à
Dieu, il doit les respecter et en user comme Dieu le veut40.

Le scout s’exerce à rester toujours en bonne santé,


et cela lui rendra capable de montrer à d’autres comment
ils peuvent, eux aussi, se préserver des maladies41.

Un éclaireur évite ainsi les actes qui nuisent à sa


santé. Selon Robert BADEN-POWELL, un éclaireur ne fume
pas et ne prend pas d’alcool42. Il serait impossible, insiste le
fondateur, à un homme qui boit de devenir éclaireur.
Eloignez-vous de boissons alcooliques dès le but, et prenez
la résolution de ne rien avoir avec elles. L’eau, le thé, le
café sont tout à fait très suffisants pour étancher votre soif
ou pour donner un coup de fouet quand vous en aurez
besoin ; ou bien, s’il fait très chaud, de la limonade, un peu

39
Idem, P.249
40
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op. cit,p.19
41
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.226
42
Idem, P.227

Page | 18
de jus de citron constitueront une boisson plus
rafraichissante encore43.

La vie d’un Scout est totalement axée sur


l’accomplissement de la volonté de Dieu. Voilà ce qui
signifie réellement la pureté du cœur. Le souci d’accomplir
la volonté de Dieu aidera un scout à vivre dans la chasteté,
l’abstinence sexuelle ou la fidélité. Il s’abstiendra ainsi des
plaisirs charnels jugés illicites. Il fera toujours preuve de
droiture et d’honnêteté, etc.

Un homme qui n’éprouve aucun sentiment de


culpabilité à avoir des relations sexuelles préconjugales ou
illégitimes ne peut pas rester Scout. La pureté du cœur ne
se limite pas seulement à la conduite sexuelle, car un scout
qui ment et triche se verra un jour obligé de quitter le
mouvement Scout.

43
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.P. 229 et Suiv.

Page | 19
QUESTIONNAIRE
1. Indiquez l’assertion non conforme à la pureté du
corps :
a. L’hygiène alimentaire ;
b. La vie en plein air ;
c. L’hygiène corporelle ;
d. L’usage du préservatif ;
e. La fidélité conjugale.

2. Indiquez la proposition qui énonce une situation


malhonnête justifiée :
a. Modifier son âge pour une offre d’embauche ;
b. Mentir pour un ami afin de lui éviter la prison ;
c. Se taire sur une situation afin de préserver
l’entente familiale ;
d. Recevoir de pourboire au service ;
e. Faire un devoir scolaire d’une nièce.

Page | 20
CHAPITRE IV

PRINCIPES SCOUTS

Le principe scout est une phrase qui résume l’idéal


scout. L’idéal scout est résumé dans trois phases44.

1. LE SCOUT EST FIER DE SA FOI ET LUI SOUMET TOUTE


SA VIE
Le scout fait toujours passer Dieu et sa religion avant
tout, il n’a pas peur de confesser sa foi religieuse et se
donne la peine pour le Seigneur45.

Toutefois, tout en étant fier de foi religieuse, le scout


est respectueux des croyances des autres et se garde bien
de ne jamais les heurter46

2. LE SCOUT EST PATRIOTIQUE ET BON CITOYEN


En tant qu’un patriote, un scout aime sa patrie et
est prêt à la défendre. Robert BADEN-POWELL nous
conseille à ce sujet d’être utile à la patrie, de penser
toujours aux autres et non pas seulement à soi-même et
dans cette situation, le pays dans son ensemble sera le

44
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, charte du Scoutisme catholique du
Katanga, E.T. LA KAFUBU, Elisabethville, 1962, P.17
45 GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op. cit, P.13
46
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU CONGO, chants Scout, Echo Scout,
Léopoldville, s.d.

Page | 21
meilleur pays que l’on puisse trouver. De même qu’un scout
ne doit pas souhaiter être plus sain et plus habile
uniquement dans son intérêt, de même nous devons
désirer que notre pays soit le meilleur possible afin d’avoir
une bonne influence sur les autres47.

En tant qu’un bon citoyen, un scout remplit ses


devoirs civiques et politiques : Il respecte les lois nationales,
les symboles et armoiries nationaux, il obéit aux autorités
civiles, etc. Robert BADEN-POWELL dit aussi à ce sujet qu’il
faut qu’on enseigne aux scouts : « si un homme veut
pouvoir réclamer ses droits de citoyen, il doit aussi se
préparer à en être digne en prenant des responsabilités
pour le bien de la communauté. Faites votre devoir
d’abord, vos droits seront reconnus ensuite »48.

3. LE DEVOIR D’UN SCOUT COMMENCE A LA


MAISON
C’est à la maison qu’un scout commence chaque
jour à donner la joie à tous ceux qui l’entourent. C’est là
qu’il s’habitue à faire à fond et de tout cœur ce que l’on
attend de lui49.

Le jeune commence par se rendre chaque jour utile


à ses parents, faire son lit lui-même le matin, nettoyer les
fenêtres, balayer les tapis, etc.50.

47
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, pp 295 et Suiv.
48
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, p.259
49
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op. cit, p13
50
R. BADEN-POWELL, Le livre des louveteaux, p.49 et Suiv

Page | 22
L’adulte commence par être un bon père de
famille ou une bonne mère de famille. Etre chef de famille
c’est diriger les autres, par conséquent, avoir plus de
responsabilités, plus de devoirs, plus de dévouement51.

51
L. DERBAIX, S.J, Le Routier, Le boy Scout Belge, Bruxelles, 1929, pp. 52 et Suiv.

Page | 23
QUESTIONNAIRE

1. Indiquez la proposition non conforme aux devoirs


civiques et politiques :
a. Déclarer son domestique à la CNSS ;
b. Payer anticipativement ses loyers ;
c. Emettre un avis contraire à la politique nationale
lors d’un débat politique ;
d. Manifester contre un projet de loi ;
e. Dénoncer son prochain à la Police.

2. Indiquez le concept conforme aux valeurs Scoutes :


a. Altruisme ;
b. Chauvinisme ;
c. Prosélytisme ;
d. Egocentrisme ;
e. Paternalisme.

3. Indiquez la proposition erronée par rapport aux


valeurs Scoutes :
a. Avant de réclamer ses droits, le scout fait d’abord
son devoir ;
b. Le scout défend sa patrie dans la mesure où
celle-ci prône une cause légitime ;
c. Le scout ne peut pas porter plainte contre la
Fesco-asbl ;
d. Le scout désobéit aux autorités civiles en cas d’un
ordre anticonstitutionnel, illégal et contraire au
règlement ;
e. Le scout dénonce les abus sociaux.

Page | 24
CHAPITRE V

SALUTS SCOUTS
Le salut scout est un signe de reconnaissance qui
permet de se reconnaitre entre tous les membres d’une
même fraternité52.

Le salut, écrit Robert BADEN-POWELL, n’est qu’un


signe entre homme de qualité. C’est un privilège de
pouvoir saluer un autre homme53.

1. SIGNIFICATION DU SIGNE SCOUT DE SALUTATION


Le signe se fait l’avant-bras replié le long du corps,
la main droite à hauteur de l’épaule, la paume tournée
vers l’extérieur, le pouce sur l’ongle du petit doigt, les trois
autres doigts étendus verticalement54.

- Le pouce sur le petit doigt


signifie : le plus brave protège
le plus faible55.
- Les trois doigts levés signifient
les trois points de la promesse
scoute, que vous apprendrez
plus loin56.

Ils signifient aussi les trois vertus


principales d’un scout.

52
J. LOISEAU, op. cit, P.8
53
R. BADEN-POWELL, Eclaireurs, P.51
54
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.72
55
J. LOISEAU, op. cit, P.8
56
Idem

Page | 25
1. Franchise ;
2. Dévouement ;
3. Pureté ;
4. Le plus brave protège le plus faible ;
5. Union de tous les scouts du monde,
6. Droiture d’un scout.

2. SORTES DE SALUTS SCOUTS


Il existe cinq sortes de saluts scouts :

2.1. Demi-salut ou petit salut

Le demi-salut n’est autre que le signe scout et se fait


en civil. En uniforme lorsqu’on est sans coiffure57.

2.2. Grand salut

Le grand salut se fait en uniforme seulement. Les


doigts placés au signe, le bout de doigt dépassant
légèrement le bord de celle-ci, presqu’en face de
l’extérieur du sourcil droit.

Le louveteau jusqu’au moment de sa promesse scoute le


fait en plaçant les doigts au signe louveteau58.

57
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.72
58
Idem

Page | 26
2.3. Salut au Staff

Le scout porteur du staff le ramène verticalement le


long du corps, et le touche vivement, la paume vers le
corps, les doigts formant le signe59.

Quand le scout porte son bâton dans la main


droite, il salue de la main gauche, le bras porté
horizontalement en travers du corps au-dessus de la
ceinture60

2.4. Salut brandi

Le salut brandi se fait en étendant le bras et la main


droite, les doigts au signe ou, s’il s’agit de scouts porteurs
du staff, ou de routiers porteurs du thumbstick, en élevant
celui-ci de la main droite, le bras tendu, la coiffure est
préalablement enlevée.

Ce salut se fait uniquement pour la cérémonie des couleurs


et dans les rares occasions où il convient d’honorer
spécialement quelqu’un61.

2.5. Salut voûte d’honneur

Pour le salut voûte d’honneur, le groupe se trouvant


sur les deux rangs, avec le thumbstick, ou le staff, chacun
des rangs fait face à l’autre. Chacun des routiers ou des
scouts fait le salut brandi mais en l’inclinant de 45°62

59
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.73
60
J. LOISEAU, op. cit, P.9
61
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.74
62
Idem

Page | 27
3. REMARQUES SUR LES SALUTS SCOUTS

• Les routiers porteurs du thumbstick, les chefs en


uniformes et coiffés ne font que le grand salut. Les
aumôniers ne font que le demi-salut63 ;
• Les chefs et cheftaines de meute et leurs assistants ou
assistantes font le grand salut scout ou demi-salut selon
les circonstances. Ils ne font le salut louveteau qu’entre
eux et vis-à-vis d’une meute ou d’un louveteau64 ;
• Les candidats aspirants, les moussaillons et les novices
avant leur promesse saluent en se découvrant, même
en uniforme ; s’ils sont tête nue, ils prennent la position
du « toujours prêt »65 ;
• En marche et en groupe, seul le chef le plus élevé en
fonction salue, les autres membres du groupe tournent
légèrement la tête vers la personne à saluer.
Toutefois, s’il s’agit du drapeau national avec son
escorte militaire, d’un convoi funèbre, de l’exécution
officielle de l’hymne national, d’une procession du saint-
sacrement chez les scouts catholiques, du passage de
président de la République, d’un dignitaire
ecclésiastique ayant rang d’évêque au moins, le
groupe en marche s’arrêtera fera face et chacun de ses
membres fera le grand salut ou salut au staff au
commandement de son chef66

63
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.73
64
Idem
65
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, p.73
66
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, [Link], pp. 73 et Suiv.

Page | 28
• Le salut voûte d’honneur ne peut se faire à l’intérieur
d’une église, d’une mosquée ou d’une synagogue67 ;
• Le salut est dû en toutes circonstances à tous les
aumôniers, chefs et cheftaines de la Fesco-asbl ainsi
qu’à toutes les cheftaines de l’association des guides de
la RDC et à tous les chefs et à toutes les cheftaines des
organisations scoutes nationales étrangères reconnues
au bureau mondial du scoutisme68 ;
• Le salut est dû entre membres effectifs de la Fesco-asbl ;
ils se souviendront que le plus poli salue le premier 69 ;
• En uniforme, le salut est dû au aux églises chez les scouts
catholiques, aux ecclésiastiques, aux autorités civiles et
militaires dans les circonstances officielles70 ;
• Les louveteaux, scouts, navigateurs et routiers ne
peuvent jamais perdre de vue qu’ils sont des civils et non
des militaires. La courtoisie que leur impose la loi, leur fait
un devoir de se découvrir lorsqu’ils sont en uniforme et
s’entretiennent avec une personne étrangère au
mouvement71.

67
Idem, P 74
68
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, p. 74
69
Idem, P.P. 74 et Suiv.
70
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, p.74 et Suiv.
71
Idem, P. 75

Page | 29
4. USAGE ET HISTORIQUE DE LA POIGNEE DE MAIN
GAUCHE
Les scouts, les navigateurs et routiers du monde
entier se serrent la main gauche lorsqu’ils se rencontrent,
en échangeant avec la main droite le signe72 .

A cet effet, pendant l’été 1946, un jeune africain,


DJABONAR vint à GILWELL PARK au camp-école
international. Lorsque le chef du camp parla de la façon
de donner la main gauche, DJABONAR lui relata
comment, lors de la chute de KUMASI, la capitale des
ASHANTI, son grand-père NANA AGYEMAN PREMPEH 1er,
vint à la rencontre de Robert BADEN-POWELL et lui tendit la
main gauche. B.P lui présenta la main droite, mais le chef
dit : « Non, dans mon pays, le plus brave des braves donne
la main gauche ; c’est celle du cœur »73.

C’est ainsi que le fondateur a choisi la main gauche


qui est un geste cordial signifiant que les scouts peuvent
compter les uns sur les autres en cas de besoin74.

72
ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU KATANGA, op. cit, P.72
73
FEDERATION DES SCOUTS CATHOLIQUES DE BELGIQUE, pistes : manuel des badges de classe, 7e éd,
éditions FSC, Bruxelles, p.26
74
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, [Link]., p..22

Page | 30
QUESTIONNAIRE

1. Indiquez la proposition qui précise le salut qu’un routier


coiffé et porteur de thumbstick effectue à la rencontre
d’un autre membre du mouvement scout :
a. Salut au thumbstick ;
b. Grand salut ;
c. Demi-salut ;
d. Salut au staff ;
e. Salut brandi.

2. Indiquez la proposition qui précise le salut exécuté


uniquement lors de la cérémonie des couleurs :
a. Grand salut ;
b. Demi-salut ;
c. Salut voûte d’honneur ;
d. Salut brandi ;
e. Salut au staff.

3. Indiquez l’assertion qui précise le salut que doit


exécuter un scout coiffé et porteur d’un staff :
a. Salut au staff ;
b. Salut brandi ;
c. Grand salut ;
d. Demi-salut ;
e. Salut voûte d’honneur.

Page | 31
CHAPITRE VI

BONNE ACTION
La bonne action est un service qu’un scout rend
chaque jour à quelqu’un, joyeusement, gratuitement et
sans qu’on lui demande.

1. BONNE ACTION : UN SERVICE QUOTIDIEN RENDU


A QUELQU’UN
Le scout a l’obligation de faire chaque jour plaisir à
quelqu’un, peu importe à qui pourvu que ce ne soit pas à
lui-même, à un ami, à un étranger, à un homme, à une
femme, à un enfant, peu importe. Pourtant, comme les
chevaliers de jadis, il choisit de préférence une femme ou
un enfant. Et ce plaisir, ce service, pas besoin que ce soit
une grande action75.

Ainsi, dès le matin, le scout songe à la B.A qu’il fera


pendant la journée76 ; chaque matin, écrit le père Jacques
SEVIN, le Scout fait un nœud à la pointe du foulard
réglementaire et n’a le droit de défaire ce nœud qu’après
avoir rendu service à son prochain77. Le nœud rappelle à
l’éclaireur qu’il a à rendre chaque jour un service à
quelqu’un. Le sens de la devise est qu’un éclaireur doit se
préparer d’avance à n’être jamais pris à l’improviste, par
aucun accident, ni aucune éventualité ; il a réfléchi, il s’est

75
R. BADEN-POWELL, le livre des louveteaux,p.38
76
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op..cit, p.61
77
J. SEVIN, [Link], p.9

Page | 32
exercé ; il sait exactement ce qu’il faut faire quand survient
quelque chose d’imprévu78

2. BONNE ACTION : UN SERVICE RENDU


JOYEUSEMENT
Le scout est toujours de bonne humeur quand il
rend un service à quelqu’un. Si vous faites votre travail de
bon cœur, écrit Robert BADEN-POWELL, il devient pour vous
un véritable plaisir, de même, étant de bonne humeur,
vous rendez heureux ceux qui vous entourent, ce qui est un
de vos devoirs d’éclaireurs79. A ce sujet, rien n’est aussi
communicatif que la joie. La bonne humeur facilite bien
des choses. Commencer son devoir avec bonne humeur le
rend plus court et plus facile80.

3. BONNE ACTION : UN SERVICE RENDU


GRATUITEMENT
Le scout n’accepte jamais de récompense pour
avoir rendu un service à quelqu’un. Si, après avoir rendu un
service à quelqu’un, on lui présente de l’argent, il ôte son
béret et dit tout simplement : « Merci, monsieur ou madame,
mais je suis un scout et c’est mon devoir de rendre des services.
Je ne puis accepter d’argent pour cela, mais je vous remercie
tout de même ». Si un scout accepte de l’argent, ce n’est pas
un service qu’il a rendu, c’est du travail et pour lequel il vient
d’être payé : voilà tout81.

78
R. BADEN-POWELL, Eclaireur, p.37
79
R. BADEN-POWELL, Eclaireur,p. 261
80
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op. cit, p.18
81
R. BADEN-POWELL, le livre des louveteaux, p.39

Page | 33
Quand un scout fait son devoir, il ne s’en glorifie pas
et ne le proclame pas à d’autres. Il le fait très simplement
parce que c’est son devoir, non pas parce qu’il s’attend à
des louanges ou à une récompense.

Il y a des jeunes qui, quand ils ont rendu un service,


vont s’en vanter à leurs camarades, à leurs parents et leurs
amis comme s’ils avaient fait la chose la plus admirable du
monde. Ce n’est pas ainsi que font les Scouts, ils gardent le
silence sur ce qu’ils ont fait82.

4. BONNE ACTION : UN SERVICE RENDU SANS ETRE


DEMANDE
C’est le scout qui prend l’initiative de rendre un
service à quelqu’un et ne doit pas attendre à ce qu’il soit
sollicité83.

A cet effet, chaque scout doit s’exercer à


apprendre tout ce qui lui permet de rendre service au
prochain et être prêt à toutes les éventualités, à toutes les
réquisitions de la charité. Un scout égoïste est une
contradiction dans les termes, et si, en vous rencontrant,
son premier mot n’est pas : « que puis-je faire pour vous ? »
Eût-il les manches constellées d’insignes de capacité, il n’a
de scout que l’uniforme et le nom. En fait, c’est un raté. Au
scoutisme, il n’a rien compris84.

82
R. BADEN-POWELL, le livre des louveteaux, p.39
83
GUIDES CATHOLIQUES DE BELGIQUE, op. cit, p.60
84
J. SEVIN, op. cit, p.9

Page | 34
QUESTIONNAIRE
1. Indiquez la proposition contraire aux caractéristiques
de la bonne action :
a. Le Scout ne reçoit pas de pourboire pour un
service rendu ;
b. Le Scout publie sur le réseau internet un service
qu’il a rendu ;
c. Le scout rend journellement n’importe quel
service à son prochain ;
d. Le scout peut faire sa bonne action en saluant un
inconnu ;
e. Le scout peut faire sa bonne action en aidant une
chèvre coincée dans une fosse.

2. Indiquez la proposition contraire aux caractéristiques


de la bonne action :
a. Le scout n’attend aucun compliment après avoir
fait sa bonne action ;
b. La bonne action d’un scout peut commencer à
la maison ;
c. Le scout ne publie jamais ses bonnes actions ;
d. Le fait de donner l’aumône à un pauvre qui vous
tend la main n’est pas une bonne action ;
e. Le scout pense d’abord aux autres.

Page | 35
CHAPITRE VII

PROMESSE SCOUTE

1. DEFINITION DE LA PROMESSE SCOUTE


La promesse scoute est un engagement d’honneur
qu’un jeune ou un adulte fait devant ses pairs et avec la
grâce de Dieu.

1.1. La promesse scoute n’est pas un serment

On conteste à la promesse scoute le nom et la


qualité de serment. Le scout, écrit le Père Jacques SEVIN,
promet d’être fidèle à ses devoirs envers Dieu, mais sur son
honneur, et non pas devant Dieu. La promesse scoute, tel
est son titre ; et sa formule est, non pas : je jure, ni je fais
serment, mais simplement : je promets. Et que promet le
jeune scout ? « De faire tous ses efforts pour… » Formule
bien atténuante, bien modeste, qui semble exclure chez
son rédacteur toute intention d’obliger rigoureusement, en
conscience. Engagement d’honneur sans doute,
promesse d’honneur n’est pas encore synonyme de
serment. Et en vérité, conçoit-on que l’enfant s’engage et
pour tout son temps de scoutisme, souvent plusieurs
années, ‘’sous peine de péché’’, comme disent les
théologiens ? Ce serait lui demander plus que la promesse
d’observer sa règle que fait un novice en entrant dans un
ordre religieux. Jamais les fondateurs du scoutisme anglais
n’ont eu cette pensée : du soi-disant serment. Ils n’ont pris,

Page | 36
ni la chose, ni le mot ; ils se contentent d’une promesse
d’honneur85.

1.2. La promesse scoute est un engagement


d’honneur

Puisqu’elle n’est pas un serment, continue le père


Jacques SEVIN, que signifie cette promesse d’honneur ?
Qu’ajoute-elle ? Ne s’engage-t-on point pour une
affirmation simple, et si l’on ment ou se dérobe ensuite, ne
regarde-t-on pas son honneur comme compromis ? Dans
tous les pays du monde, pour renforcer une déclaration
qu’il tient à rendre plus solennelle, l’homme atteste son
honneur ; par-là, il reconnait d’avance explicitement, et
souvent devant témoins, ce dont il est à part soi bien
persuadé, à savoir que l’infidélité à sa parole le
déshonorerait, il s’en remet devant les yeux la
conséquence honteuse ; voilà tout. Et c’est bien ajouter
quelque chose86.

‘’Sur mon honneur…’’ dites-vous ? Donc, c’est


l’honneur qui vous lie, c’est lui qui est le motif de votre
fidélité. Donc, vous n’agissez pas par principe surnaturel !
Vous prêchez je ne sais quelle ‘’Religion de l’honneur’’.
Songeriez-vous par hasard à remplacer par elle la religion
tout court87.

Ainsi, selon Robert Baden-POWELL, faire promettre


à quelqu’un sur l’honneur de remplir au mieux ses devoirs
85
Jacques SEVIN, op. cit, p.17
86
J. SEVIN, op. cit, pp. 17 et Suiv.
87
J. SEVIN, op. cit, pp.P 17 et Suiv.

Page | 37
envers Dieu, c’est selon toutes les apparences, vouloir
assurer sa pratique de la religion, et que, si on estimait celle-
ci futile, on ne commencerait pas par s’engager à
l’observer88.

1.3. La promesse Scoute est un engagement fait


devant ses pairs

Le jeune découvre dans le scoutisme des valeurs


qu’il fait siennes et veut s’engager personnellement par la
promesse. On ne s’engage pas à la légère. Le jeune peut
parler de ce choix personnel aux autres scouts de sa
patrouille, à d’autres amis, à un animateur, à l’aumônier de
branche, etc. Sa décision prise, il l’annonce au conseil du
petit groupe. Pour la branche, sa décision de s’engager
est très importante car elle l’interpelle. En s’engageant
devant toute la branche, il prend tous les scouts comme
témoins de la promesse. Ainsi, ils s’engagent aussi à l’aider
à la réaliser89.

Par sa promesse, le jeune se sent, également, frère


de tous les jeunes qui ont déjà choisi ou qui choisissent de
vivre leur scoutisme à fond. La promesse est en effet, un des
fondements du scoutisme90.

88
Idem
89
FEDERATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES, pistes : les Scoutes 12/17, édition FSC, Bruxelles,
1984, P.113
90
Idem.

Page | 38
1.4. La promesse Scoute est un engagement fait
avec la grâce de Dieu

C’est affaire à l’éducateur de mettre le jeune en


présence de son devoir, et de lui faire comprendre que
pour qu’il soit fidèle à sa parole d’honneur, la grâce de
Dieu lui est nécessaire. Mentionner expressément le recours
à cette grâce, c’est sans doute faire preuve de plus
d’esprit de foi, et c’est ce que font les scouts, mais peut-on
soutenir que ce soit indispensable sous peine de tomber
dans le naturalisme ? On le croira difficilement91.

3. TEXTE DE LA PROMESSE SCOUTE


‘’Sur mon honneur, et avec la grâce de Dieu, je
m’engage à servir loyalement Dieu et mon pays, aider mon
prochain en toutes circonstances et à observer la loi
scoute’’92.

91
J. SEVIN, op. cit, p.19
92
FEDERATION SCOUTE DE LA RDC, Statuts de la fédération des Scouts de la RDC, S.éd, Goma, 2021, art.
7.1

Page | 39
QUESTIONNAIRE
1. Indiquez la proposition erronée :
a. La promesse scoute est un engagement
d’honneur qu’un jeune ou un adulte fait devant
Dieu ;
b. La promesse scoute n’est pas un serment ;
c. La promesse scout est un engagement fait
devant témoins ;
d. La promesse scoute est un engagement fait
devant ses pairs et avec la grâce de Dieu.

2. Indiquez l’assertion qui reprend le gage de la


promesse Scoute :
a. Suspension ;
b. Exclusion ;
c. Interdiction du port des insignes Scouts ;
d. Honneur ;
e. Excommunication.

3. Indiquez l’assertion qui reprend l’élément dont le


scout a besoin pour tenir sa promesse :
a. Le réconfort des parents ;
b. La présence de l’aumônier ;
c. La grâce de Dieu ;
d. La présence des invités ;
e. La présence des parents.

Page | 40
BIBLIOGRAPHIE

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- ASSOCIATION DES ECLAIREURS CATHOLIQUES DU CONGO,
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de la Reine : le manuel d’épreuves du Scout Canadien, C.G.C,
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