Ecole Nationale D’agriculture de Meknes
****(Notes de cours supplémentaires)****
Stratégies de Lutte Contre les
Ravageurs des Cultures
Rédiger par :
BAKHKHOUCH. Aziz
Année accadémique :
2009/2010
2009/2010 Notes de cours : Stratégies de lutte contre les ravageurs des cultures
Les arthropodes se subdivisent en trois catégories
1/Espèces nuisibles (causes des dégats) dites ravageurs.
2/Espèces utiles (pollinisation et auxilliaires) EX :les abeilles ;bourdons…
3/Espèces indifférentes.
Rque : - Doryphore :ravageur nuisible pour pomme de terre (n’existe pas encore au Maroc).
-les maladies peuvent êtres causées par :
+Champignons dites cryptogamiques
+Ravageurs….
-les arthropodes ont des pattes articulés.(insectes +acariens).
Les arthropodes nuisibles :
On trouve surtout les insectes (trois paires de pattes) et les acariens (2 ou 4 paires de
pattes).
A/ Insectes nuisibles :
D’après la nature des dégâts causés on distingue :
-les insectes piqueurs suceurs :(attaquent la partie liquide de la plante (salive) : transfert
des maladies et des virus).
-les insectes broyeurs : attaquent la partie solide de la plante.
*holométabole : larve adulte ;(présence d’un stade nymphale).
1/ les insectes piqueurs suceurs :
-l’appareil buccal est formé généralement de 4 stylets :
+2 stylets mandibulaires.
+2 stylets maxillaires.
Entre les deux stylets maxillaires sont aménagés deux canaux :
*un canal alimentaire.
*un canal salivaire.
l’ensemble forme un rostre.
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**Voir schéma ci-dessous :
Goutière labiale
stylet maxillaire Stylet mandibulaire
canal salivaire Canal alimentaire
(Sous loupe)
N.B : -les pucerons s’alimentent au niveau du phloème.
-hémolymphe : l’équivalent du sang chez les insectes.
Les insectes piqueurs suceurs causes deux types de dégâts :
**Dégâts directs : Absorption de la sève (affaiblement de l’organe attaqué).
**dégats indirects :
-Excrétion de miellat ( substance glucidique, non consommé par l’insecte, et surtout
les homoptères.
-transmission des micro-organismes (feuilles des tomates).
-fumagine : couleur noire sur les feuilles ,donc pas de photosynthèse et de
réspiration d’où l’absence de la production.
Les insectes P.S on les trouvent dans les ordres suivants :
1-1 / homoptères :
Insectes exclusivement : (terrestres + phytophages).ils regroupent :
Pucerons.
Cochenilles.
Aleurodes.
Psylles.
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A/ Pucerons :
-constituent le groupe entomologique le plus important.
-il y a la forme aptère et ailée.
-présentent 4 stades larvaires.
-Vecteurs de virus.
-sont des paurométaboles.
B/ Cochenilles :
- Elles vient fixées sur leur support.
- Sont protégés par un bouclier.
- Attaquent surtout les espèces ligneuses.
C/ Les aleurodes :
-les 3 stades larvaires et la pupe vivent fixés sur leur support.
-les adultes sont ailés.
-ex :bemecia tabaci,…
D/ Les psylles :
-5 stades larvaires, avec un développement progressif des ailes.
-les larves excrètent beaucoup de miellat.
1-2/ Les hétéroptères (punaises) :
-régime alimentaire varié ( phytophage, hématophage, et auxiliaires…….).
-très peu d’espèces nuisibles à l’agriculture.
-……….
1-3 / Les thysanoptères :
-Insectes de petite taille.
-Appareil buccal avec 3 stylets : 2 maxillaires et 1 mandibulaire droit.
-Ce sont des videurs de cellules.
-Vecteurs de virus.
-Cycle : 2 larves (air),2 larves (sol),adulte (air).
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o Les dégâts des thrips :
*Sur nectarine présence de plages liégeuses.
*Sur feuilles de cultures maraichères, il y a de nombreuses plages décolorées.
2/ Les insectes broyeurs :
- Consomment les parties solides des plantes.
+bois : Insectes xylophages.
+feuilles : Phyllophages.
+fleurs : Anthophages.
+ fruits : Corpophagres.
N.B :(Mineuses sont des larves qui vient sur les feuilles et les tiges).
2-1/ les lépidoptères :
-larve = Chenille : le nombre de stades varie selon les espèces.
- Seul la chenille est nuisible .
-la famille la plus importante « Noctuidae »
-chenilles vivent dans le sol ,sort la nuit.
Ex : la teigne de l’olivier
-3 générations (anthophages, carpophage,voir driss….)
2-2/ Les coléoptères :
-Larve + adulte : les deux sont nuisibles.
-Tête et prothorax forment l’avant du corps.
-Présence des élytres.
-Corps formé de deux parties.
-La nymphe est libre.
-Régime alimentaire (phytophage et auxiliaire).
-Les formes larvaires sont représentatives de la famille.
(Vers blancs Scarabeidae).
-Attaquent différents organes des plantes.
* Insectes polyphages du sol : attaquent les racines et les collets (vers blancs. vers jaunes ou
taupins(Elateridae)).
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-Les coléoptères Attaquent les racines.
-Capnode des arbres fruitiers (larve marteau, famille des buprestidés).
-Cléon mendiant de la betterave (larve apode arquée et blanche ,famille…)
-Attaquent le feuillage ( casside de betterave : cassida vitatae).
-Attaquent les fruits (bruches des légumineuses).
2-3/ Les diptères
-Larve = asticot.
-Phytophage, hématophage, auxiliaire.
-La cératite (mouche méditerranéenne : Attaque le fruit).
-la mouche de l’olivier : (plus spécifique des fruits de l’olivier) : dégâts importants.
-les mouches mineuses : Elles minent le feuillage (la mouche de la betterave).
2-4/les hyménoptères
-très peu d’espèces nuisibles.
-Ex : les haplocampes du poirier et du pommier.
-larve = fausse chenille.
B/ Les acariens :
particularités morphologiques :
-2 ou 4 paires de pattes selon les familles .(stigmate :orifice respiratoire).
-Arthropodes de petite taille <1mm.
-Corps non segmenté, dépourvus d’ailes.
-Appareil buccal formé de stylets.
Particularités biologiques :
-les acariens se caractérisent par :
- Mode de vie Plus ou moins sédentaire (Plus ou moins immobile= Pas d’ailes).
-Taux d’accroissement des populations élevé.
-Reproduction parthénogénétique de type arrhénotoque (Pas d’œuf fécondé) .
Ces facteurs facilitent des mutations (résistent beaucoup).
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o On distingue trois familles importantes :
1/Tétranyques :
- Adultes dont la taille varie de 0.3 à 0.7 mm.
- 4paires de pattes.
-Durée de cycle très courte.
-Videurs de cellules : décoloration de feuillage (des cellules).
2/Eriophyidies :
-Acariens invisibles à l’œil nu.
-taille de 0.1 à 0.25 mm.
-Vermiforme.
- 2 paires de pattes à tous les stades.
-Durée du cycle très courte.
-Entre l’œuf et l’adulte il y a 4 stades dont deux mobiles qui alternent avec 2 stades immobiles.
-Exemple : Aculops lycopersici :
+Brunissement des feuilles et tiges.
+Fruits avec taches liègeuses.
Autres espèces :phytoptus pyri ou phytopte.
3/ Tarsonémes :
-Très petits acariens de taille variant de 1 à 3 mm .
-4 paires de pattes (la quatrième est non adaptée à la locomotion).
-Entre l’œuf et l’adulte il y a deux stades, dont un mobile qui alterne avec un immobile.
-Durée du cycle très courte.
Exemple :Polyphago tarsonemus latus.
+ Dégats sur poivron : crispation et arrêt de développement.
+ Dégats aubergine : Décoloration.
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Chapitre 2 : Moyens de lutte contre les ravageurs :
Les ravageurs des agrumes les plus nuisibles sont :
Cochenille.
Cératite.
Mineuse des agrumes.
Pucerons.
Aleurodes.
Acariens tétranyques.
I/ Lutte chimique :
1/ Définition : utiliser les pesticides pour lutter contre les ravageurs.(voir polycopie).
2/Composition d’un pesticide :
Généralement un pesticide comprend trois types de substances :
-La matière active : c’est la molécule toxique.
-La matière inerte : c’est un support neutre ,qui permet une meilleure répartition de la matière
active pendant le traitement.
-Les adjuvants :ils permettent d’améliorer l’efficacité de la matière active
(stabilisant,Adhérant,dispersant,….).
Cet ensemble constitue le produit commercial(P.C).
EX :
-Décis Ec 25 = P.C il dose 25 P1000 de matière active de délthaméthrine.
-Décis Ec 50 = P.C ,il dose 50 P1000 de matière active de délthaméthrine.
-Décis expert = P.C ,il dose 100 P1000 de matière active de délthaméthrine.
3/ La formulation :
C’est la forme de présentation d’un produit. On distingue 70 formulations dont les plus
importantes sont :
-EC : formulation liquide à diluer dans l’eau.
-WP : formulation poudre à diluer dans l’eau.
-MG :microgranulé pour le traitement du sol.
-SL :Concentré soluble.
DP : poudre pour poudrage.
C’est aussi l’adaptation d’un produit à son usage agricole.
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Exemples :
-Chlorpyriphos-éthyl = matière active.
-Dursban 2G : 2% de matière active , contre les vers gris.
-Lorsban 5G : 5% de matière active,contre les vers blancs et taupins.
-Suscon 14G : 14% de marière active,contre de capnode.
-Dursban 4 Ec : 48 % de matière active,contre les cochenilles.
4/Les caractéristiques des insecticides - acaricides :
A/ Toxicité vis-à-vis les ravageurs :
La toxicité d’un produit à l’égard d’un arthropode nuisible donné, sa mesure par la
DL5O, ie la dose nécessaire pour tuer 50% d’un lot d’animaux d’expérience. unité
mg/kg de poids vif.
On trace la courbe de mortalité en fonction de la dose du produit utilisé.
Chaque espèce est caractérisée par sa courbe de mortalité.
Exemple :
-Calypso : Efficace contre :
+ Carpocapse (20cc/hl).
+ Pucerons (25cc/hl).
+ Psylles (30cc/hl) .
B/Persistance d’action (Rémanence) :
C’est la durée pendant laquelle, un produit garde son efficacité .
o Exemple :
-Malathion : 8 jours.
-Méthidalthion : 2 à 3 semaines.
C/ Phytotoxicité :
C’est l’apparition après traitement ,d’altérations passagères ou durables sur la plante traitée.
La nécessité de respecter les conditions d’emploi des pesticides.
+Ne pas surdoser (respecter la dose).
+S’assurer de la compatibilité du mélange.
+Bien exécuter le traitement(matériel, Température convenable,…).
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D-Innocuité par l’homme, les animaux domestiques et l’environnement.
On parle de propriétés toxicologiques .le danger d’un produit se mesure par sa [Link] signes
suivants caractérisent les produits :
Exemple :
o Xn=nocif :produit qui par inhalation ,ingestion ou pénétration cutanée peut entraîner des
risques de gravité limitée.
Ex : Callifol Xn (acaricide) , DL5O=800 mg/kg.
o T=toxique :produit qui par inhalation ,ingestion ou pénétration cutanée peut entraîner des
risques graves ,aigus, ou chroniques et même la mort.
Ex :Thiodan T, DL50 = 320 à 380 mg/kg.
o T+ =très toxique :produit qui ,par inhalation ,ingestion ou pénétration cutanée peut
entraîner des risques extrêment graves,aigus ou chroniques et même la mort.
Ex :Oléo bladon T+,DL50 = 3 .6 à 13 mg/kg.
E/Homologation :
Un produit [Link] peut être utilisé que s’il a l’autorisation du ministère de tutuelle
(ministère de l’agriculture),pour un usage donné et une dose donnée.
Les conditions d’utilisation d’un produit donné doivent clairement être précisées sur
l’étiquette de l’emballage.
Toute autre usage non indiquée constitue une infraction et engage la responsabilité du
contrevenant.
Ex : Témik (conseillé contre les nématodes sur betterave) : Nématicide .
B/ Insecticides –acaricides
B-1/ Les insecticides
I/Les familles les plus importantes sont
1/ Les organophosphorés (OP) :
Avant il y avait des organochlorés mais abondonnée car elles laissent les résidus dans le
sol ; DDT, HCH Heptachlore :usage agricole .
Ce sont des esters de l’acide phosphorique, Caractérisées par leurs large spectre d’action
et qui présentent l’avantage de se dégrader rapidement dans le sol.
Exemple :
- Méthidathion :Contre les cochenilles, les thrips, le carpocapse.
- Fenthion : Contre pucerons,Mouche,Carpocapse.
- Diméthoot : Contre mouche et teigne.
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2/ Les carbamates
Ce sont des eters de l’acide carbamique généralement non systémiques, certains présentent
un large spectre d’action,d’autres sont plus ou moins spécifiques.
N.B : -systémique contact.[-Systémique : pénètre dans la sève et diffuse pour atteindre
les différents parties (acarien).]
Exemples :
-Méthomyl : Polyvalent.
-Carbaryl : polyvalent.
-Carbofuran : Contre les insectes du sol.
-pyrimicarbe : Aphicide spécifique (contre es pucerons(aphides)).
-les mineuses à l’intérieur des feuilles :Rendement (produit de contact) = 0).
3/Les pyréthrinoides
Ce sont des produit d’origine végétale, élaborés à partir de pyréthres naturelles, extraites d’une
composée de genre [Link] sont performants et dégradables ,mais leurs point noir est
le développement de la résistance au sein des populations de ravageurs .pour certains
pyréthrinoides ,leur utilisation répétée favorise la pullution des des acariens tétranyques.
Les plus utilisés sont :
Delthaméthrine (décis) :Polyvalant.
Alphaméthrine (fastac) :Contre les chnilles ,thrips,cicadelles.
Bilfenthrine (talstar) :Insecticide –acaricide .
Cyfluthrine (baythroide) :Polyvalant.
4/ Les Benzoyl urées
Produits caractérisés par une perturbation du phénomène de la [Link] famille est homogène
par son mode d’action .les benzoyl Urées les plus connus sont :
Diflubenzuron(dimilin) :contre les chenilles prossessionnaires.
Flufenoxuron (cascade).
Lufenuron(Match).
Chromafenzide(matric).
5/ Autres familles
Chloronicotiniles :
Confidor : Contre les pucerons, la mineuse des citrus et les aleurodes.
Calypso :contre le carpocapse,aleurodes et les pucerons.
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Thiadiazines :
Appaud FL : Contre les aleurodes et les cochenilles.
Avermectines : isolés à partir de la fermentation d’une culture d’un microorganisme du
sol : streptomyces [Link] seul produit Abamectin(vertimec) :contre les thrips,les
mineuses des cultures maraichères et les acariens.
Néonicotinoides :
Un seul produit :thiaméthoxam(actaia),contre les aleurodes et les pucerons .
Kitocnoles :
Un seul produit :Spirodeclofen(Envidor),Contre le psylle du poirier( voir aussi acaricides).
I/ Mode d’action des insecticide :
Pour toute intervention phytosanitaire sur un ravageur,3 étapes se succèdent :
Type d’ction
Pénétration ou Transfert ou Fixation sur un site
absorption du produit biotransformation d’action
Résistance de l’insecte.
-Par contact à travers la cuticule Mode d’action biochimique.
-Par inhalation (respiration),ingestion.
Donc les trois étapes qui succèdent sont :
Pénétration du produit par diverses voies dans le corps.
Etape de biotransformation métabolique du produit par le biais d’enzymes
(éstérase,monoxygénase,glutathion,transférase,…).
Manifestation de l’effet toxique sur les sites d’action.
Précisons tout d’abord que les termes dits « types d’action »(-Par contact -par ingestion -par
inhalation.) signifient seulement les moyens de pénétration des insecticides ,pour être toxique,
elles doivent atteindre un site particulier de l’insecte dit « site d’action ».
Danc la majorité des cas ,ce site est le système nerveux, site non spécifique des insectes
,On parle alors d’insecticides neurotoxiques= qui agit sur le système nerveux.(non
spécifique : ne distingue entre ce système nerveux d’insecte ou d’animale).
Dans d’autres molécules d’insecticides agissent sur des sites spéscifiques des insectes
surtout la cuticule . On parle d’insecticides de régulateurs de croissance chez les insectes
,(RCI ou DCI ou IGR).
Un autre mode biochimique qui consiste à inhiber la biosynthèse des lipides (IBL).
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1-Les insectes neurotoxiques
A /Aperçu sue le fonctionnement du système nerveux (voir document)
B/Les sites d’action chez des différentes familles neurotoxiques
Site d’action Produits ou familles
Récepteurs nicotinique de l’acétylcholine Nicotine,imidachloride
Récépteurs GABA Avermectines, Spinosad
Récépteurs de l’acide glutamique Avermectines
Blocage du canal Soduim(ou de l’axone) Pyréthrinoides
Blocage de l’acétylcholine estérase Organophosphorés,carbonnates
Récepteurs de l’octapamine. Amitraze
D’abord :
-familles qui agissent sur l’acétylcholine : résistance des neurones toxiques.
-2 familles qui agissent sur l’axone : résistance des neurones toxiques.
-Familles qui agissent sur des sites précis : récépteurs.
-Confidor : puceron vert du pêcher ,ce dernier a devenu resistant à toutes les familles
(seulement sur pêcher).
-Diméthoate : Autres pucerons.
2/Les insecticides dérégulateurs de croissance chez les insectes
(RCI ou IGR)
-l’insecte passe d’un stade à un autre par le biais de la [Link] déclenchement de la mue
ce fait par le biais des hormones ;où on trouve l’hormone juvénil qui maintient l’insecte
dans son stade.
A : Bref apercu sur la mue chez les insectes : (voir cours).
Par ailleurs le développement de l’insecte est sous la dépendance de 2 hormones :
L’hormone de la mue : Sécrétée par les glandes prothoraciques ,et qui émise dans
l’hémolymphe en quantités importantes pendant les 2 à 3 jours qui précèdent la mue.
N.B :phéromones :substances sécrétés par des glandes externes.
L’hormone juvénile :sécrétée par les corps allates ,et qui est présente en quantités
importantes ,dans l’hémolymphe ,vers le début de chaque stade larvaire.
B/ Les sites d’action des DCI
On distingue 3 groupes :
Les inhibiteurs de la chitine :dans ce groupe ,il y a essentiellement les insecticides de la
famille de benzoyl urées et aussi Applaud. Ils se manifestent par les actions suivantes :
Larvacides : ils agissent principalement en perturbant les processus de la mue.
ovicides : Effet par inhibition des mues embyonnaires.
Autres effets :anti-feeding,ie : la diminution de la consommation alimentaire des
larves traitées.
Exemple : Matric 5% :Contre Carpocapse.
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Les analogues de l’hormone juvénile
Ils agissent principalement en perturbant la métamorphose : les larves âgées traités ,au lieu de
subir une mue imaginale ,passent par une nouvelle mue de type larvaire Perturbation
de développement.
Exemple : Pyrimicarbe.
Les analogues de l’hormone de la mue
Le principe est de provoquer chez les larves une mue prématurée ,a lieu loersque l’insecte n’est
pas physiologiquement prêt ,ce qui entraine la mort.
C’est le cas du Confirm : utilisé contre le carpocapse.(pendant le cycle il n’y a que les
larves).
N.B : RCI n’ont pas d’effet sur les adultes.
B-2/ Les acaricides
I/ Les principales familles
Organo- stanniques :plietron,peropal,Akabar,torque.
Sulfites :Omite .
Formamidines :Maitac.
Tétrazines : Apollo.
Thiazolidinones : César.
Avermectines : Vertimec.
Pyridazinones :Nexter.
Pyrazoles-carboximides :Masai.
Phénoxypyrazoles :Naja.
Quinazolines :Pride.
Ketoenoles ‘nouvelle famille’:Oberon et envidor(2 produits de bayer).
2/ Types d’action
Ce sont les actions sur les différents stades des acariens, on distingue :
Les ovicides :agissent sur les œufs.
Larvicides :……….sur les larves.
Adulticides ( Sur les adultes).
En plus certains acaricides provoquent la stérilité des femmelles.
Exemples :
Apollo : ovicide.
César : avicide/larvicide .
Peropal : larvicide /adulticide.
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3/ Mode d’action biochimique des acaricides :
*Produits neurotoxiques : Vertimec, Maitac.
*Produits qui agissent sur la croissance et le développement :Apollo et César.
*Produits qui agissent sur la respiration cellulaire :
Inhibition du transport des électrons dans les mitochondries : Pride, nexter,
Masai,Naja.
Inhibition de la phosphorylation oxydative :Peropal,pelictron,Torque ,Akabar.
*Produits qui inhibent la biosynthèse des lipides : Oberon (sur les cultures maraichères) et
Envidor(sur arbre fruitiers)les deux sont des ovicide /larvicides .
C/Les biopesticides
1/ Définition : Produits biologiques : Organismes, substances ou préparations permettant de lutter
contre les organismes nuisibles et dont le principe actif est issu d’organismes vivants (plantes ou
microorganismes) ou produits de leur métabolismes (extraits de plantes ou toxines de bactéries).
Les biopesticides commencent à se substituer aux pesticides de synthèse en raison de leur
moindre nocivité en matière dé résidus et à l’égard des auxiliaires.
1-1/ Biopesticides à base de microorganismes vivants :
A/Les bactéries : les biopesticides a base de bactéries sont les plus utilisés en agriculture et
notamment :Bacillus thuringiensis(BT).
Exemple :+[Link] dizawai ou [Link] kurstak : utilisés dans la lutte contre des
chenilles de lépidoptères .
+[Link] :contre les larves de certains coléoptères.
Avantages des BT : Pas d’effet sur les auxiliaires , pas de résidus sur le sol, ni sur la plante
traitée et les pollinisateurs.
Mode d’action des bactéries :
B.T. n’est efficace que lorsqu’il est ingéré par la larve de l’[Link] bactérie produit des
spores et des cristaux de protéines qui entrainent la libération de substances toxiques.
- Les cristaux responsables de la mort , sont libérés ,sous l’action d’une enzyme dans le ?
alcalin de l’intestin de la larve.
- Ils provoquent des lésions intestinales et les larves cessent e de se nourrir.
- La mort intervient 2 à 5 jours après ingestion de la bactérie.
Après traitement on observe des individus paralysés et mort et qui pendent aux
feuilles.
Il y a actuellement des plantes transgéniques dites « BT » IE ;modifiées par ajout
d’un ou plusieurs gènes codant la toxine insectioide(Gy 1 Ab)
De Bacillus thuringiensis.
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B/ Les champignons :
C’est des mycoses qui attaquent les insectes surtout :
Entomophtora.
Beauveria.
Verticillium : [Link] est utilisée contre les aleurodes, thrips en maraichage.
(même avantages que la BT).
Cycle générale des Entomophtora
Formation de spores durables
Incubation Germination des spores
Pucerons Projection des conidies(T° ,H ).
C/ Les virus
L’exemple le plus connu est la varpovirusine : biopesticide à base de CPGV (virus de la
granulose du carpocapse ),qui un agent pathogène naturel et spécifique du carpocapse.
-les granules viraux sont ingérés par les larves dès l’éclosion et leur multiplication dans les
chenilles entraine un arrêt de l’alimentation des larves qui meurent.
-Leur action est lente et ils sont rapidement inactivés par le rayonnement UV.
(Mêmes avantages que le BT).
D/ Les nématodes :
Surtout le genre Néoaplectana qui présente un intérêt particulier,car il véhicule les bactéries qui
provoquent des septimecies (destruction des hématies)chez les ravageurs.(Mêmes avantages que
la B.T).
1-2 /Biopesticides à base de végétaux :
Ces substances biologiques sont produites à base d’extraits de plantes tel que :le
neem,l’ail,l’oronger,la tagète,les pigments.
La plupart des extraits végétaux sont dégradés par les rayonnements UV.
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1/ Types de biopesticides :
Mode d’action :
Ils ont différents mécanismes et spectres d’action :
- Les plus anciens comme la nicotine sont neurotoxiques.
- Roténones : Neurotoxique et agit aussi sur la respiration cellulaire et inhibant le transport des
électrons dans la mitochondrie.
- Azadiractine : Extraite d’azadirachta indica (Neem) agit en tant que régulateurs de croissance
avec une action systémique très lente.
Exemple
Neemix contre la mineuse des agrumes et les aleurodes de la tomate.
Essence d’orange : Exemple, limocide contre les pucerons du pêcher et poirier.
L’huile extraite d’artemesia vulgaris : peut être utilisé entre les insectes du sol comme
Fumigant.
On reprend l’exemple des ravageurs des agrumes
Quel est le nombre de traitement à effectuer ?
-les cochenilles 2 à 3 trt
-la cératite 3 à 4 Trt
-La mineuse des agrumes 2 à 3 Trt
-les pucerons 1 à 2 Trt
-Les aleurodes 1 à 2 Trt
-Les acariens tétraniques 1 à2 Trt.
Total= 10 à 16
La lutte biologique
I/ Généralités
1- Définition (see lex)
2- Historique
La lutte biologique à été utilisé depuis déjà quelques siècles puisque les chinois se servaient
d’une fourmi Monomorium pharaonis : pour lutter contre les insectes, ravageurs des denrées
stockées.
La lutte biologique à grande échelle ,a connu un grand succès en 1870 aux USA avec
l’utilisation d’un Aphélinide.
Aphytis mytilaspidis pour lutter contre les cochenilles diaspines.
En 1883 ,les américains ont inroduit de l’australie une coccinelle, Rodolia Cardinalis controlé
la cochenille australiènne , Icerya Purchasi Qui était très nuisible aux agrumes.
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II/ Organismes impliqués dans la lutte biologique
A/ Les auxiliaires (Entomophages)
1/ Les insectes auxiliaires
On distingue deux grands groupes
1-1/ Les prédateurs
A/ Définition (See lex)
On distingue 3 catégories :
Les prédateurs permanents : Dont l’activité prédatrice concerne à la fois le stade adulte et
le stade larvaire.
Exemple : Les coccinelles , les punaises anthocorides.
Les prédateurs temporaires : Dont l’activité prédatrice concerne un stade précis de leur
développement.
Exemple : Les syrphes et les chrysopes (les larves sont prédatrices et les adultes sont
floricoles).
Les prédateurs occasionnels : Dont le régime alimentaire est varié (phytophages et
prédateurs).
Exemple : Forficules (perce oreille), courtilières-éphippigères.
B/ Caractéristiques des prédateurs :
Nécessité de consommer plusieurs proies pour accomplir leur développement.
Leur taille est généralement plus grande que celle de leurs hôtes.
Ils sont mobiles à tous les stades.
Ils sont polyphages et consomment beaucoup de proies.
Certains prédateurs exploitent des substances d’origine végétale (syrphes-chrysopes-
anthocorides).
C/ Les principaux groupes de prédateurs :
C1/ Les coléoptères
Les coccinelles :Ce sont les prédateurs les plus abondant et les plus importants en
agriculture.
Au Maroc ,si l’on exclut les coccinelles du genre « Epilachna »,toutes les autres espèces
sont des prédateurs permanents.
** Selon le groupe d’arthropodes consommés par les coccinelles ,on distingue :
Les coccinelles aphidiphages : elles s’attaquent aux pucerons ,il s’agit généralement
d’espèces univoltimes présentant une diapause imaginale(à l’état adulte).
L’espèce le plus connue et la plus importante est :
Coccinelle septempunctata ou coccinelle à 7 points : sa voracité journalière est de
60 à 100 Pucerons.
Les coccinelles coccidiphages :Elles s’attaquent aux [Link]èce polyvoltines non
diaposantes.
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Exemple : Rodolia cardinalis contre icerya purchaci.
Les coccinelles acariphages : Elles s’attaquent aux acariens .
Exemple :Stethorus gilvifrons qui vit aux dépend des tétranyques.
C2/ Les diptéres
Les syrphes
Les adultes se caratérisent par un abdomen avec des taches jaunes sur un fond noir.
Leurs larves sont prédatrices de pucerons principalement et accessoirement de psylles
,aleurodes et cochenilles.
Les adultes sont floricoles (pollen est nécessaire à l’ovogenèse).
La ponte a lieu toujours à proximité des colonies des pucerons.
Exemple :Episyrphus balteatus.
-La femelle, active au début du printemps ,pond jusqu’a 1000 œufs .
-développement larvaire =une semaine =consommation d’environ 500 pucerons.
Les Cécidomyies :
Famille qui renferme plusieurs espèces prédatrices d’homoptères (pucerons, aleurodes, psylles,
cochenilles) et d’acariens tétraniques.
Exemple : Aphidoletes Aphidimyza.
C3/ Les nevroptères
La famille des chrysopidae ou chrysopes est la plus importante de cet ordre.
Les adultes sont de grande taille de couleur verte avec de grandes ailes membraneuses.
Les œufs sont pédicellés, et les larves possèdent de robustes crochets mandibulaires.
Exemple : chrysoperla carnea .
La fécondité journalière est de l’ordre de 20 œufs et la larve est très polyphage (Pucerons,
acriens).
C4/ Les hétéroptères (punaises)
Les hétéroptères prédateurs sont généralement polyphages.
Les espèces les plus importantes appartiennent à la famille des anthocoridae et surtout les
genres Orius et Anthocoris.
Exemple : Orius leavigatus :Espèce commercialisée pour la lutte contre les thrips
californien sous serre.
1-2/ Les parasitoïdes
A/ Définition
A ne pas confondre avec parasite = Organisme vivant dans ou sur un organisme plus gros , en
s’alimentant à ses dépens.
B/Caractéristiques des parasitoïdes
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La totalité de son développement est accomplie au dépend d’un seul hôte ; donc sa taille
est inférieur à celle de son hôte.
L’adulte est généralement ailé est constitue la forme de dissémination de l’espèce.
La femelle dépose ses œufs soit à proximité de l’hôte, soit à la surface (Ectoparasitoide),
soit encore à l’intérieur de celui-ci (Endoparasitoide).
L’adulte s’alimente le plus souvent de substances sucrées , mais aussi aux dépens de
l’hémolymphe de l’hôte provoquant sa mort.
Dans la majorité des cas ,une seule larve se développe au dépend d’un hôte : Parasitisme
solitaire.
Remarques:
Si plusieurs larves d’une même espèce se développent dans un même hôte , on parle de
superparasitisme .
Si plusieurs larves appartenant à différentes espèces se développent dans un même hôte ,on
parle de Multiparasitisme .
Si les larves de parasitoïdes sont parasitées à leur tour par d’autres parasitoïdes ,on parle
d’hyperparasitisme.
C/ Principaux groupes de parasitoïdes
Les plus importants appartiennent à la famille des hyménoptères et accessoirement à celui des diptères.
C1/Hyménoptères
les familles les plus importantes sont
Braconidae : Endoparasitoïdes de larves des coléoptères , des lépidoptères et des diptères.
Exemple : Opius Concolor ; Contre la mouche de l’olivier.
Aphidiidae : Famille de lutte contre les aphides(pucerons).les pucerons parasites sont appelés
Momies.
Exemple :plusieurs espèces sont commercialisées dont la plus importante est Aphidius
Colemani.
Aphelinidae : Parasitoides de :
Pucerons : Aphelinus mali, parasitoïde du pucerons lanigère.
Cochenilles : Aphytis melinus ,parasitoïde du pou de californie.
Aleurodes :
+ Encarsia formosa ,parasitoïde de trialeurodes
+ Eretmocerus eremicus : parasitoïde de Bemisia tabaci (qui transmet la maladie du Tylc), est
utilisé à grande échelle.
2/ Les Acariens Auxiliaires
Actuellement de nombreuses espèces sont utilisées dans la lutte conte les ravageurs et notamment les
tétranyques et les thrips.
o la famille la plus importante est celle des Phytoseidae ??
o Acariens « pyriformes » de couleur jaune pâle à brun avec longues pattes(4 paires).
Dont la taille est variable selon les espèces sans dépasser 2 mm.
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o Cycle évolutif :un œuf ,6 stades larvaires(3 actifs + 3 sédentaires),Adulte.
Exemple : Phytoseiulus persimilis : Espèce largement utilisée dans les serres pour lutter contre
L’acarien jaune.
o La femelle dépose 60 œufs à raison de 5 /[Link]ée de développement est inférieur à celle de
l’hôte.
o L’efficacité diminue quand l’humidité relative est inférieur à 80 %.
N.B : -On mesure l’efficacité d’un prédateur par sa voracité(nombre d’individus consommés).
- On mesure l’efficacité d’un parasitoïde par le taux de parasitisme.
3/ Exemple d’utilisation des auxiliaires (lutte biologique contre les ravageurs des cultures maraichères).
A/ Sur tomate : Contre les mineuses des cultures maraichères.
L’auxiliaire utilisé :Diglyphus isaea (Hymenoptera ; Eulophidae).
Dose = 0 .05 individus / m².
42.57% de parasitisme +92.57 % de mortalité totale.
Contrôle des mineuses sur tomate.
B/ Sur poivron : Contre les pucerons :
L’auxiliaire utilisé : Aphidius colemani.
Lâchers :
- 0.38 individus par m². (koppert).
- 0.61 ………………………(production locale) selon l’intensité d’attaque.
- 0.12 ………………………(production locale)
- 0.77 ………………………(kopprt)
100% de parasitisme.
C/ Contre l’acarien jaune :
- Avec pytoseiulus persimilis :
Doses : -1.P.P par 10 acariens.
-3……………………………..
-5……………………………..
La moyenne est 3 P.P par 10 acariens.
Quels sont les inconvénients de la lutte chimique
1 / La pollution de l’environnement :
La présence de produits dans le sol et dans les eaux souterraines et à la surface, sont le résultat d’une
protection mal réfléchie. Ceux-ci a pour conséquences :
Un danger pour l’homme.
………………………les animaux.
………………………la microflore et la microfaune du sol.
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2/La contamination des aliments
lors des traitements , les substances toxiques sont déposées à la surface des végé[Link] dégradation est
assurée par :
Des processus biologiques (biodégradation)
Des processus non biologiques (photodégradation)
Par conséquent d’intescication peuvent être évités si :
On respecte la dose conseillée.
On respecte la DAR, les résidus de pesticides constituent le reliquat de l’intervention
phytosanitaire.
Le délai avant récolte dépend de la matière active et la culture à protéger.
Exemple
Deltaméthrine (Décis) : DAR - 3 j pour tomate.
-21 j pour l’olivier.
Febthion : DAR - 15 j pour arbres fruitiers.
- 21 j pour l’olivier.
Entoxicologie ,dans le processus de protéger le consommateur ,on tient compte des
normes suivantes :
DJA (Dose journalière acceptable)= Quantité de produit pouvant être
quotidiennement absorbée au cours d’une vie d’homme sans manifestation d’effets
secondaires.
LMR (Limite maximale en résidus)= Concentration en résidus la plus élevée
,légalement acceptable pour que les denrées restent commercialisables, elle
s’exprime en mg/Kg.
Exemple
- Chlorpyriphos-méthyl : La LMR pour les fruits à pépins = O.5 mg/kg, pour les céréales = 2
mg(De produit) / Kg(de fruit récolté).
3/ Déséquilibre faunistique et apparition de nouveaux ravageurs
L’utilisation inconsidérée de matière active polyvalente ,est souvent néfaste pour la faune
auxiliaire. Ceci a pour conséquence le développement de phytophages potentiels.
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Exemple : Verger de pommier attaquer par :
R1= Carpocapse
R3=Cochenilles R2= Pucerons
Ne pose pas de problèmes, car elle est naturellement attaquée.
Dans ce cas il faut utilisé des produits sélectifs pour attaquer R1 et R2 et préserver
en même temps les auxiliaires de R3(See lex :définition de séléctivité).
4/ La pullulation des tétraniques
L’utilisation répétée de certains insecticides favorise la pullulation des tétranyques : c’est le cas
par exemple de :
- Azinphos –méthyl
- Carboryl.
- Déltaméthrine, Cyfluthrine, Cyperméthrine.
-les raisons sont mal connues, certains auteurs pensent à un phénomène de trophobiose.
5/ L’apparition des phénomènes de résistance aux pesticides
A/ Définition
Il y a résistance chez certains individus, races ou souches, lorsqu’il existe une moindre sensibilité
vis-à-vis d’un pesticide et que celle-ci est déterminée génétiquement.
Chez les arthropodes les gènes impliqués sont portés par l’ADN chromosomique.
B / Les différents types de résistance®
Une résistance croisée : Si la R à un produit entraine la R à d’autres produits , et si un
seul gène est en cause.
Une résistance multiple : Si la R à plusieurs produits résulte de la présence simultanée de
plusieurs gènes indépendants(1 pour chaque produit).
Une résistance polygénique : Si plusieurs gènes indépendants confèrent la résistance à un
même produit.
Une résistance croisée négative(favorable à l’agriculture) : Si la variation génétique
accroit simultanément ,la résistance à un toxique et la sensibilité à un autre.
C/ Quelques espèces développant une résistance et mécanismes de résistance
Les éspèces développant une résistance sont surtout les arthropodes des arbres
fruitiers(pucerons,psylles) et des cultures maraichères.
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Pour les cultures sous serre, la résistance est favorisée par :
o Les conditions favorables au développement des ravageurs.
o Taux de reproduction élevé.
o Fréquence des interventions de traitements.
N.B : - Température élevée = beaucoup de génération = beaucoup de traitement =
Développement des ravageurs.
- 3 étapes se succèdent pour toute intervention phytosanitaire :
1- La pénétration du produit par différents voies.
2-Etape de biotransformation métabolique du produit par le biais d’enzymes.
3-Manifestation de l’effet toxique.
Les mécanismes de la R actuellement connus sont :
+ la modification de pénétration.
+Les résistances métaboliques.
+L’altération des sites d’action.
Exemples
Myzus persicae :la résistance est de type croisée .chez les souches résistantes ,la R est liée à
la présence en grande quantité d’une enzyme appelée Estérase4 qui a une double action.
L’hydrolyse de certains insecticides surtout les esters tel que les esters phosphoriques .
La séquestration d’un grand nombre de molécules liposolubles.
Ce mécanisme de R aux OP confère également une R aux deux autres familles de
neurotoxiques CX et Pyr.
La résistence se mesure soit :
o Par des tests toxicologiques en comparant la sensibilité d’un échantion donné à celle
d’une souche de référence .le coefficient de R correspond au
rapport :
o Ou par des tests calorimetriques :on mesure les valeurs d’activités estérasiques(E4).
E/ Comment prévenir et gérer la R
De nombreux facteurs influence l’évolution de la R.
Les traitements agissent comme moyen de sélection d’individus porteurs de gènes de R
et préexistant dans les populations qui apparaissent par mutation ,ceci est fréquent chez
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des espèces développant de nombreux générations annuelles (pucerons, psylles,
acariens) et celles soumises à un programme de lutte intensif.
Chapitre 5 : Lutte raisonnée
Définition (voir document).
1/ Choix des produits
Il faut tenir compte de deux caractères essentiels
A/ Efficacité pratique :
Les produits sont classés en 2 Catégories :
A1/bonne efficacité : Efficacité reconnue et relativement constante.
Exemple : - Fastac : Efficace contre le carpocapse.
-Talstar : Efficace contre le ver de la tomate.
A2/ Efficacité moyenne : Elle reste généralement insuffisante ,en cas de forte pression du
ravageur.
Exemple :-Fastac :est moyennement efficace contre les pucerons.
B/ Actions secondaire(effet non intentionnel)
(Voir document).
B1/ Effets secondaires sur les ennemis des cultures
-Certains produits ont des effets freinant ou favorisant sur les ennemis autres que ceux pour
lesquels le produit a été homologué.
-De nombreux insecticides ont un effet favorisant sur les tétranyques (ex :carbaryl).
-D’autres insecticides ont un effet freinant sur les tétranyques (Bifenthrine).
B2/ Effets sur les auxiliaires
Dans ce cas les produits sont classés dans trois catégories :
1/ Toxiques ou très toxiques : Azinphos-méthyl,diméthoate,Méthidathion.
2/Moyennement toxiques : Vertimec ,Maitac.
3/ Peu ou pas toxiques : Ancun effet sur la faune auxiliaire,on parle de produits sélectifs :
Confirm, Dimilion.
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2/ L’époque de l’application
Le traitement ne donne de bons résultats, que s’il coincide avec un stade Vulnérable du ravageur.
Ce stade est variable selon les espèces :
Exemple : -Cochenilles : premier stade larvaire.
-Carpocapse : chenille au stade baladeur.
-Cératite : Stade adulte avant la ponte.
Avant c’était le role des stations d’avertissement agricoles.
Actuellement, on dispose d’outils très faibles :
Exemple: -Carpocapse : piège sexuel.
-Cératite : Gobe mouche.
- Plaquettes jaunes pour les mineuses et les aleurodes.
-Plaquettes bleues pour thrips.
3/ Seuil de nuisibilité (seuil économique).
Un ravageur ne commence à commettre des dégâts économiquement importants qu’a partir d’un
certains seuil. Par conséquent il est possible de tolérer un certains niveau de population.
On appelle seuil de nuisibilité, le niveau de population au delà du quel une intervention
phytosanitaire devient nécessaire .ce seuil dépend de plusieurs paramètres, (variable).
Exemple : -Cas de carpocapse : Seuil 3 males/Piège/Semaine (voir document).
-Acarien rouge du pommier : observation de 100 feuilles (2 feuilles par
arbre),Seuil :40 à 50 % de feuilles infestés.
- Le psylle de l’olivier :Compter le nombre de psylle par inflorescence.
+Nbre < 10 = dégats négligeables.
+Nbre = 20 = Chute de 50 % de jeunes fruits.
+Nbre > 30 = Toute la production est compromise.
4/ Illustration par quelques exemples :
A/ Le carpocapse :
l’espèce évolue en 4 générations de mai à septembre ,le nombre d’interventions à une fréquence
de 15 jours est de [Link] fois ,si on raisonne la lutte par :
o L’utilisation des pièges sexuels pour le suivi de l’évolution des vols et de leurs intuisités .
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o L’application des seuils d’intervention(3 males /piège /semaine).
o On peut réduire le nombre d’interventions.
B/L’acarien rouge du pommier :
Comment raisonner la protection phytosanitaire ?
-Acaricide,Ovicide de février.(Ex :Apollo).
-Si non un ovicide, larvicide en mars.
-un adulticide en été si le seuil est dépassé ,(plus de 50% de feuilles infestés).
C/ La mouche méditerranéenne des fruits :
Sur organe, c’est surtout en été que la cératite est nuisible.
Le nombre de traitements peut atteindre jusqu'à 4 à 5 toute fois si :
-si on utilise les gobe mouches pour déceler sa présence.
-On applique la notion de seuil : 5 mouches /jour.
---- on peut réduire le nombre d’interventions de moitié.
Revenons à l’exemple de départ :les ravageurs des agrumes les plus nuisibles sont :
Si on raisonne les traitements :
-les cochenilles : 1 à 2 trts.
-les cératites : 1 à 2 trts.
-la mineuse des agrumes : 0 à 1 trts.
-les pucerons : 0 à 1 trts.
-Les aleurodes : 0 à 1 trts.
-Les acariens tétranyques : 1 à 2 trts.
Total = 4 à 9 trts.
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Chap 6 : Lutte éco-éthologique
-les médiateurs chimiques : Cas de la lutte par confusion sexuelle : Substances émises par une
plante pour attirer un ravageur.
Définition (voir document)
Ensemble des interventions qui perturbent le comportement du ravageur vis-à-vis de ses relations
avec son environnement et qui réduisent ou stoppent sa nuisibilité.
I/ Les médiateurs chimiques
Les médiations chimiques ou sémiochimiques sont des substances élaborées par les glandes
[Link] jouent un rôle important dans les relations entre différents organismes vivants :
Animaux, plantes……
Les médiations chimiques comprennent :
A/ les allélochimiques : leurs actions sont interspécifiques.
Exemples Allélochimiques ) :
-Substances répulsives émises par une espèce pour se pousser un ennemi,secretions
malodorants des punaises.
-Substances émises par une plante pour attiré un ravageur ou un pollinisateur.
A1/ les Allomones :
Substances favorables à l’organisme émetteur.
Ex : -sécrétions odorantes des fleurs pour attirer les pollinisatteurs.
--- (le cas des Fleurs de tomate qui attirent les bourdons).
A2/ Les kairomones :
Substances favorables pour les organismes récepteurs.
Ex : substances secrétées par les pucerons pour attirer les coccinelles.
B/ Les Phéromones : leurs actions sont intraspécifiques.
-Sont des substances chimiques comparables aux hormones.
-sont produites par les glandes exocrines (ici extrémité de l’abdomen).
-Elles servent de messagers chimiques entre individus.
-Elles sont indispensables au bon fonctionnement du groupe (fourmis-abeilles).
-Elles peuvent etre volatils(percues par l’odorat) ou agit par contact (composés cuticulaires des
insectes,par Exemple :percues par les récepteurs gustatifs).
B1/ Définition (Doc P14)
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-Elles peuvent êtres volatils(perçus par l’odorat).
-ou agir par contact (composés cuticulaires des insectes par exemple. percus par les réacteurs
gustatifs).
B2/Différents types de phéromones
Phéromones d’alarme (abeilles, pucerons).
Phéromones de trace (fourmis).
Phéromones d’agrégation (criquets).
Phéromones d’espacement (phéromone anti-oviposition , chez la cératite).
Phéromones de marquage (territoire).
Phéromones sexuelle
B3 / Phéromones sexuelles (Ps)
1/ Définition
Sont émises généralement par les femelles , servent comme moyen de communication ,durant la
période qui précède des accouplements.
De nombreuses P.S sunthétisés et mises en capsules.
2/ Utilisation pratiques des P.S
2-1/ Le piègeage sexuel
Il y a plusieurs types ,à titre d’exemple ,un piège en carton, ou en plastique à l’intérieur du quel on
place ,sur un carton englué ,une capsule renferment la P.S spécifique.
Le piégeage sexuel permet :
-Une détection précoce des espèces cibles présentes dans une culture donnée.
-Une détermination précise des périodes d’activités des adultes et l’intensification des vols.
-L’établissement éventuel des seuils de tolérance à partir de niveaux de capture.
Actuellement les phéromones sexuelles commercialisées au Maroc concernent Les espèces
suivantes :
Le carpocapse ,la cératite.
La mouche de l’olivier,le pou de californie
Le pou de san josé ,la saisamie du mais
Le ver de la tomate,la teigne de l’olivier
La teigne de la pomme de la terre,la teigne des agrumes.
Spodoptera littoralis ,chrysodeixis chaleits.
2-2/Lutte par confusion sexuelle(CS) :
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Principe : la C S consiste à brouiller le système de communication entre les deux partenaires en
inondant l’environnement avec la P S synthétique de l’espèce ciblée
L’attractif sexuel de synthèse est formuler sur un support appeler « diffuseur ».son rôle est
de protéger la P S de la dégradation et d’assurer sa diffusion régulière durant un temps le
plus long possible.
Avantages de C S :
- Respect de la faune auxiliaire.
- Diminution de traitements contre les autres ravageurs
La C S peut constituer un maillon important de la lutte intégrée .
Exemples de lutte par C S :
+lutte contre le carpocapse .
+Lutte contre la sésamie (papillon très nuisible sur Mais :Noctuidea).
2-3 / Le carpocapse des pommes :
Le carpocapse est sans doute le ravageur le plus important du pommier car il nécessite une
protection soutenue depuis le stade « début grossissement du développement jusqu'à la
récolte ».
(de Mai à septembre) :L’adulte et la chenille
Au maroc ,lespèce evolue en 4 générations annuelles chevauchants de fin Mars à début
octobre.
**Choix des diffuseurs :
-L’installation des diffuseurs doit débuter vers fin Avril.
-Les diffuseurs doivent avoir une efficacité d’au moins 6 mois.
-Doivent étre faciles à manipuler.
Type Ginko utilisé à 500 U/ ha.
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Lutte autocide
( Technique d’insectes stériles :TIS)
A /Définition : c’est la lutte qui consiste en l’utilisation de l’insecte nuisible comme agent de sa
propre destruction.
-un chercheur américain KNIPLING, a imaginé 4 possibilités de lutte autocide dont la
plus importante :
Des lâchers d’insectes rendus stériles artificiellement.
B/Lâchers des insectes redus stériles artificiellement :
B1/ Historique
Cette méthode de lutte a été utilisée pour la première fois aux USA pour lutter contre la mouche
de bétail,la lucilie bouchère( Cochliomya hominovorax).
Cette mouche étant responsable d’une forte mortalité au sein du bétail du continent américain.
La mouche est attirer par les blessures des animaux à sang chaud (et même l’homme )elle y pond
des œufs .
Les larves dévorent les tissus de l’animal et peuvent même provoquer sa mort. cette espèce
s’accouple une seule fois dans sa vie ,par conséquent ,pour tout accouplement avec un male
stérile ,les femelles ne donnent pas de descendance.
A partir de 1960,les élevages de masse de cette mouche ont été réalisés aux USA ,les pupes ont été
soumises à des radiations gamma de 600 rads.
Des lâchers par voie aérienne de 100 à 5000 individus stériles par km² dans les infestées ont donné
d’excellents résultats.
B2/ Utilisation agronomique : Contre la cératite.
La lutte autocide contre la cératite a été couronnée de succés au Mexique et au guatémala.
L’élevage de la mouche a été réalisé dans de grands usines qui produisent des centaines de
millions d’individus par semaine .les pupes obtenues sont soumises à des radiations ionisantes
pendant 40 à 50 secondes et les mouches qui en sont issus sont stériles.
-pour plus d’efficacité ,le rapport male stériles/mâles sauvages doit être de l’ordre de 20.
-Dans le cadre d’un projet régional, le Maroc teste cette cette technique de lutte dans le souss.
-l’étude couvre une superficie de 3000 ha et vise le développement de la lutte intégré en
agrumiculture au Maroc.
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-la technique consiste dans des lâchers ,dans les vergers ,de mâles rendus stériles aux rayons
gamma et qui entrent en compétition avec les mâles naturelles .
B3/ Causes de succés de lutte par lâchers d’Insectes Stériles :
-Accouplement unique des femelles.
-facilité d’élevage industriel.
-Obtention des males compétitifs.
-insectes mauvais voiliers.
-Présence de barrières naturelles.
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Lutte integrée
1/ Définition (voir document).
2/ Les six étapes de lutte intégrée(L.I)
A/ Identification de la faune
Il est impératif d’identifie et de connaitre les espèces présentes dans les écosystèmes
agricoles :Vergers, champs, serres,…
Dans ces milieux, la grande majorité d’organismes vivants sont utiles.
B/Dépister et évaluer la situation
Avant de prendre une décision ,il faut aussi évaluer les potentialités environnementales :
Abondance relative des organismes nuisibles et utiles, l’état de santé et l’état de développement
des cultures.
C/ Respecter le seuil d’intervention
Un seuil d’intervention permet :
-D’utiliser un moyen de lutte (chimique, biologique) au moment opportun avec un
maximum d’efficacité.
-De réaliser des bénéfices en intervenants que s’il est économiquement justifie.
D/Adapter l’écosystème
Les écosystèmes agricoles font partie d’un ensemble, les bordures, les mauvaises herbes, les
cultures voisins, peuvent héberger de nombreux organismes nuisibles.
C’est le cas par exemple de l’acarien jaune qui se développe sur les mauvaises herbes et qui
envahit par la suite les cultures.
E/ Combiner les méthodes de lutte
La lutte chimique n’est qu’un maillon de la lutte intégrée et son emploi exclusif présente de
nombreux inconvénients.
L’intégration de différentes méthodes de lutte assure une réduction plus durable et souvent plus
efficace des populations d’organismes nuisibles.
F/Evaluer les conséquences et l’efficacité des actions
- Tout processus décisionnel implique une évolution des résultats.
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- L’utilisation des parcelles témoins, le dépistage et les évaluations des rendements et de
qualité permettent de quantifier l’efficacité et la rentabilité des actions menées et de les
améliorer éventuellement.
3/quelques exemples de la lutte intégrée
a/ Lutte contre le carpocapse
stratégie : une lutte raisonnée basée sur :
+l’utilisation des seuils, exemple : 3 mâles/piège/semaine.
+choix judicieux des produits (produits sélectifs en cas de présence d’auxiliaires, éviter les
produits ayant un effet favorisant sur les tétranyques…)
-lutte par C S surtout lorsque la pression du ravageur est faible.
-l’utilisation des biopesticides (Bt).
-Choix de produits spécifiques contre les autres ravageurs du pommier (pucerons ,cératite,
cochenille, acariens).
-favoriser les causes qui réduisent la pullulation comme l’élimination lors de l’éclaircissage , des
fruits attaqués par le carpocapse et de les enterrer profondément.
b/Lutte contre les ravageurs des cultures maraichères protégées
Exemple : -les pucerons.
-les aleurodes.
-les mineuses.
*lutte contre la cératite :
(lutte raisonnée+mélange :Insecticide attractif. Au lieu de traiter la surface, on va se contenter
d’une rangée / 3 ou 4.)
+Gobe –mouche :Seuil d’intervention :3 mouches/piège(agrumes).et 1 mouche/piège(pêcher).
+Piègeage de masse : 50 pièges /ha.
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La protection intégrée
Définition (voir document)
C’est la lutte intégrée et des mesures qui l’accompagnent (Prophylaxie, utilisation des variétés
résistantes, transgénèse…)
Tactique de lutte permettant de ralentir et retarder le cycle de développement de l’ennemi.
Conservation
infestation fertilisation
résistance forte dégat
distance entre plantes,parcelles tolérence
résistance partielle
Dissimination préjudice
Aménagements spéciaux
Multiplication
****Etapes par lequelles passe un ennemi****
1/Les mesures prophylactiques
Elles ont pour but de réguler les populations des ravageurs :
Façons culturales : l s’agit d’opération de nettoyage et de désherbage en vue d’éliminer toute
plante (même mauvaise herbe ou autre plante d’importance secondaires) susceptible de favoriser
le développement du ravageur.
Ceci concerne notamment les ravageurs dits polyphages comme par exemple :
L’acarien jaune
Les pucerons
Les thrips californien
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La cératite
Les aleurodes….
2/ La résistance variétale
Lorsque les méthodes de lutte d’ont on dispose ne donnent pas de bons résultats, les chercheurs
s’orientent vers la sélection variétale .
-tomate ‘(varièté daniella)donnant jusqu'à 300t/ha,mais elle est sensible au TYLC :maladie virale.
La résistance génétique des plantes aux insectes à été largement utilisée à travers le monde pour
limité les dégâts causés aux plantes cultivés par plusieurs ravageurs.
Des gènes de résistance sont identifiés et incorporés dans les variétés adaptés et a haut potentiel de
rendement.
Cette méthode présente plusieurs avantages :
Elle est économique pour l’agriculteur comparativement à l’utilisation répetée des
pesticides ,elle ne nécessite pas de dépenses supplémentaires ,tout est incorporée dans la
semence de la variété résistante.
Elle ne présente pas de danger de toxicité pour l’homme ,les autres animaux et elle est
respectueuse de l’environement.
Elle est harmonieuse avec l’utilisation des auxiliaires (lutte biologique).
Elle est compatible avec les autres techniques culturales.
3/ Causes peuvent expliquer cette résistance
a/ La non préférence (ou non acceptation)
Les caractéristiques particulières de certaines variétés (structure physique et nature de la structure
de végétale :présence de poils, composition chimique des tissus :allomones) agissent
défavorablement sur le ravageur et l’obligent à choisir un autre support pour la ponte ,la nourriture
ou l’habitat.
b/ l’antibiose ou l’antibiosis
c’est la capacité d’une variété à réduire la longévité,le développement et la fécondité d’un
ravageur ,ceci peut être dû à un manque de certaines substances nutritives indispensables au
développement du ravageur.
c/ la tolérance
C’est la capacité d’une varièté à se développer et à se reproduire malgré la présence d’un niveau
de population identique à celui qui empêche la croissance normale d’une varièté sensible.
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Ex : c’est une caractéristique que possèdent les variètés d’orge locales qui sont dotées d’une
grande capacité de tallage pour compenser les talles attaqués par des larves de la cécidomyée.
4/ La transgénèse
Il s’agit d’organismes génétiquement modifiés (OGM) pour devenir résistants à des virus ,à des
champignans ou à des insectes .
Ex: Utilisation du Bt
Plantes transgéniques, suite au transfert d’un gène codant pour une toxine du [Link] plantes au
cours de leur vie produisent une toxine qui les protège contre les attaques de chenilles
défoliatrices « Bacillus thurienginsis ».
Conclusion
Afin d’être compétitive sur le marché, on assurant à la fois un produit de qualité ainsi qu’une
rentrée précoce à ce dernier , il est préférable de procéder à une gestion phytosanitaire raisonnée.
De ce fait, cette protection ne peut se faire à l’aveugle,mais, elle dois respecter un certains nombre
de principes. Parmi ces derniers on peut citer : respect des seuils d’intervention, tenir compte de la
toxicité du produit ainsi que ses problèmes écologiques et sans oublier le recours à la lutte
biologique. Donc, tout en appliquant une lutte intégrée on peut faire fasse à l’ensemble de ces
contraintes à condition de garantir un haut niveau de technicité pour les employés (Techniciens)
du domaine.
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