Technologie de l’information et de la communication
Plan du cours :
C'est une excellente requête. Je vais résumer les deux plans de cours proposés dans les
sources et ensuite proposer une synthèse plus complète qui intègre les points forts de chacun.
1. Objectif de la formation
L’objectif de ce cours est de:
- Acquérir des notions de base en relation avec les nouvelles technologies de
l’information et de la communication.
- Avoir une idée sur les outils de traitement des langues naturelles (notamment la
langue des signes).
- Maitrise des nouveaux outils de recherche.
- Connaitre les enjeux éthiques liés à l’utilisation des TIC.
2. Proposition d'un Plan Plus Complet
Cours : TIC et Langue des Signes : Fondamentaux, Traitement et Enjeux
Éthiques
Sources
Séance Thème Principal Contenu Synthétisé et Enrichi
Utilisées
Présentation du cours, objectifs. Définition des
TIC, historique rapide, et leur influence sur la
Introduction et Cadre :
S1 communication humaine. Mise en perspective :
TIC,
TIC, accessibilité et inclusion des personnes
sourdes.
Rappel de la définition de la notion de TIC
Cadre Historique et Cadre Historique et évolution de l’informatique
S2
domaines d’application au numérique.
Domaines d’applications
Rappel
Notions de bases : données numériques,
Les Fondements du
matériel informatique, systèmes d'exploitation.
S3 Numérique et
Notions de base : données, information,
l'Information
réseau
S4 Construction et
organisation du fond
documentaire
Types et usages des réseaux sociaux (TikTok,
Instagram). Construction de communautés et
S5 O
diffusion de la LS sur le web. Identité
numérique et e-réputation.
Outils et plateformes d’apprentissage en ligne
Technologies
(Moodle). Focus sur les outils généraux
S6 d'Enseignement et
d'accessibilité (sous-titrage automatique,
d'Accessibilité Générale
synthèse vocale) et spécificités pour la LSF.
Introduction au TAL (langue verbale).
Traitement Différences structurelles entre TAL et
S7 Automatique du traitement automatique de la langue des
Langage (TAL) et LSF signes (défis uniques). Présentation de projets
clés (Dicta-Sign, LS-Colin).
Les formats de codage : HamNoSys, SiGML,
Représentation
SignWriting. Comment représenter le
S8 Numérique de la
mouvement, l’expression faciale et la spatialité
Langue des Signes
de la LSF.
Pourquoi créer des corpus ? Constitution et rôle
Corpus et Annotation des métadonnées. Outils d’annotation
S9
de la LSF pratiques : ELAN, iLex, ANVIL. Bonnes
pratiques (confidentialité).
Reconnaissance automatique (vidéos, gants,
Reconnaissance et
IA). Avatars signants et synthèse animée :
S10 Synthèse (Avatars
fonctionnement, limites et enjeux de la fidélité
Signants)
linguistique/culturelle.
Applications de traduction, d'accessibilité, de
Applications Pratiques
formation. Les innovations récentes (lunettes
S11 et Innovations pour la
intelligentes, IA générative). Étude critique
Communauté Sourde
d'applications existantes.
Réflexion critique sur les questions de données
Enjeux Éthiques et
personnelles, de représentation et de biais
S12 Appropriation
algorithmiques. Respect de la culture sourde et
Culturelle
discussion entre inclusion et appropriation.
Récapitulatif des notions clés. Préparation et
S13 Synthèse et Évaluation Devoir Surveillé (DS) ou évaluation mixte
(QCM + réflexion courte).
Séance : 20/10/2025
Objectif de la séance :
- Avoir un aperçu sur le cadre Historique et l’évolution des TIC.
- Avoir un aperçu domaines d’applications.
Déroulement du Cours :
1- Rappel du cours précédent ( à ne pas dépasser les 15 min)
2- Définition des TIC
- Henri Dieuzeide (1994, p. 11) considère que les
technologies de l’information et de la
communication (TIC) désignent tous les
instruments porteurs de messages immatériels
(images, sons, chaînes de caractères) ». Il
subdivise les TIC en trois catégories : l’audiovisuel
(son et image), l’informatique (codage et
traitement de l’information) et les
télécommunications (Internet et réseaux).
- Manuelle Castells1 (1998), défini les technologies
de l’information (TI) comme étant l’ensemble des
technologies de l’informatique, de la
microélectronique et des télécommunications.
- Jonathan Anderson défini les TIC comme étant un
tout qui englobe toute technologies nous
permetant de collecter traiter et transmettre
l’information « ICT is an all encompassing term
that includes the full gamut of electronic tools
by means of which we gather, record and store
information, and by means of which we exchange
and distribute information to others”2.
- Beheton (2010) Défini les TIC comme étant
l’ensemble de technologie qui transmettent,
stockent, créent et partage les informations. Il
distingue deux types de technologies (des
technologies liées au traitement de l’information et
des technologies réservé à la transmission de
l’information.
3- Aperçu Historique sur l’évolution de la notion des TIC
1. Les origines : avant les TIC numériques
1
Communication et pouvoir s'inscrit dans le prolongement de sa trilogie sur « l’ère de
l’information »
2
Jonathan Anderson, ICT transforming education a regional guide, UNESCO 2010, p4
a. L’ère préindustrielle (avant le XIXᵉ siècle)
Premières formes de communication à distance : signaux de fumée,
tambours, pigeons voyageurs.
Invention de l’écriture (env. 3000 av. J.-C.) : première forme de
codification et de stockage de l’information.
Papyrus, manuscrits, imprimerie (Gutenberg, XVe siècle) :
démocratisation du savoir et début de la diffusion massive de
l’information.
🧩 → Ces étapes posent les bases de la communication différée et de la mémoire
collective.
⚙️2. L’ère industrielle et la révolution des communications (XIXᵉ – début
XXᵉ siècle)
a. Les grandes inventions
Télégraphe électrique (Morse, 1837) : première communication
instantanée à distance.
Téléphone (Bell, 1876) : communication vocale en direct.
Photographie et cinéma (XIXᵉ) : naissance de la communication
visuelle.
Radio (Marconi, 1895) : diffusion de masse du son.
📡 → L’information commence à circuler rapidement, à grande échelle, et par
différents canaux (voix, image, son).
💡 3. L’ère électronique et informatique (milieu XXᵉ siècle)
a. Naissance de l’informatique
Années 1940–1950 : invention des premiers ordinateurs (ENIAC,
UNIVAC).
Apparition du calcul électronique, des bases de données, et de la
programmation.
1969 : naissance d’ARPANET, ancêtre d’Internet.
b. L’informatique personnelle et les réseaux
Années 1970–1980 : miniaturisation des composants → ordinateurs
personnels (Apple II, IBM PC).
Années 1990 : démocratisation d’Internet et du courrier électronique.
🧠 → L’information devient numérique et accessible à un large public.
🌐 4. L’ère numérique et la convergence des médias (1990–2010)
a. Internet et la mondialisation de l’information
Naissance du Web (Tim Berners-Lee, 1991) : hyperliens, navigation,
sites web.
Explosion des moteurs de recherche (Google, 1998).
Émergence des réseaux sociaux (Facebook, YouTube, Twitter, 2000s).
b. Multimédia et interactivité
Intégration du texte, de l’image, du son et de la vidéo dans un même
environnement numérique.
Communication en temps réel : visioconférence, messagerie
instantanée.
Éducation numérique : e-learning, MOOCs, plateformes collaboratives.
💬 → Les TIC deviennent interactives, globales et participatives.
🤖 5. L’ère contemporaine : l’intelligence et la connectivité (2010–2025)
a. Les technologies intelligentes
Intelligence artificielle (IA) : reconnaissance vocale, faciale, gestuelle
(dont la reconnaissance de la langue des signes).
Big Data : traitement massif des données.
Cloud computing : accès à distance aux ressources numériques.
b. La connectivité permanente
Smartphones et objets connectés (IoT).
5G et réalité augmentée : communication immersive.
Accessibilité numérique : développement d’outils pour les personnes
sourdes ou malentendantes (applications de traduction en LS, avatars
signants, sous-titrage automatique).
🌍 → Les TIC deviennent ubiquistes : elles accompagnent l’humain dans toutes ses
activités quotidiennes.
⚖️6. Enjeux contemporains
Domaine Exemple d’enjeu
Éthique Protection des données, respect de la vie privée.
Fracture numérique entre populations connectées et non
Social
connectées.
Culturel Risque d’uniformisation culturelle vs. valorisation des langues
Domaine Exemple d’enjeu
minoritaires.
Écologiq
Pollution numérique, recyclage du matériel électronique.
ue
🧩 7. Les TIC et la langue des signes
Les TIC jouent un rôle clé dans la visibilisation et la transmission de la
langue des signes :
Création de corpus vidéo pour la recherche linguistique.
Outils de traduction automatique (projets Dicta-Sign, SignON).
Applications éducatives et plateformes d’apprentissage
(SpreadTheSign, SignWiki).
Avatars 3D signants et reconnaissance gestuelle.
💡 Les TIC ne se limitent pas à l’écrit : elles permettent désormais de traiter le
geste, le mouvement et la spatialité — au cœur de la langue des signes.
📚 Références pour approfondir
Bouzidi, L. et al. (2022) – The Evolution of Information and
Communication Technologies: Towards Uses-Oriented Collaborative
Practices.
Loubere, P. (2019) – A History of Communication Technology.
Perriault, J. (1989) – La logique de l’usage. Essai sur les machines à
communiquer.
UNESCO (2021) – Rapport mondial sur l’éthique de l’intelligence
artificielle.
Castells, M. (1996–1998) – The Information Age: Economy, Society and
Culture.
4- Les domaines d’application des TIC
-L’enseignement
- La recherche
- la santé
- la gouvernance
- La guerre et l’armement.
Séance : 27/10/2025
Objectif de la séance :
1. Comprendre comment utiliser les TIC dans la recherche.
2. Comprendre qu’est ce un fond documentaire et qu’est ce qu’une
requête documentaire.
1- Introduction
3. Les TIC et la recherche scientifique
4. Qu’est-ce qu’un fonds documentaire ?
5. Qu’est-ce qu’une requête documentaire ?
6. L’intelligence artificielle dans la collecte et l’organisation des données
7. L’utilisation de ChatGPT et d’outils similaires
8. Les règles d’éthique et de déontologie dans l’usage de l’IA
9. Conclusion
10.Références bibliographiques
Cours : TIC, Intelligence Artificielle et Recherche Documentaire
1. Introduction
Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) occupent
aujourd’hui une place centrale dans la recherche scientifique. L’avènement de
l’intelligence artificielle (IA) a profondément transformé la manière dont les
chercheurs cherchent, collectent, organisent et analysent les données.
Les outils d’IA, comme ChatGPT, Perplexity, Elicit ou Scite, ne remplacent pas
la pensée critique du chercheur, mais ils permettent de gagner du temps, de
structurer la recherche documentaire et d’explorer des pistes inédites.
Ce cours vise à montrer comment l’IA peut être utilisée de manière rigoureuse et
éthique dans la constitution d’un fonds documentaire et la collecte des
données, deux étapes fondamentales de tout travail scientifique.
2. Les TIC et la recherche scientifique
Les TIC permettent de :
Accéder rapidement à l’information via les bases de données
scientifiques (Cairn, HAL, Persée, Google Scholar, etc.) ;
Stocker et organiser les ressources dans des gestionnaires
bibliographiques (Zotero, Mendeley, EndNote) ;
Partager et collaborer entre chercheurs via des plateformes numériques
(ResearchGate, Academia, Notion, Drive).
Les TIC constituent donc l’infrastructure de la recherche contemporaine. L’IA en
est aujourd’hui une extension logique.
3. Qu’est-ce qu’un fonds documentaire ?
3.1 Définition
Un fonds documentaire désigne l’ensemble organisé des documents —
physiques ou numériques — rassemblés dans le cadre d’une recherche, pour
répondre à un besoin d’information précis.
Selon Briet (1951), le document est « toute base de connaissance fixée
matériellement et susceptible d’être utilisée pour la consultation, l’étude ou la
preuve ».
Un fonds documentaire scientifique comprend donc :
Des sources primaires (corpus, enquêtes, entretiens, données brutes) ;
Des sources secondaires (articles, ouvrages, thèses, rapports) ;
Et parfois des sources tertiaires (dictionnaires, encyclopédies, bases de
métadonnées).
3.2 Constitution d’un fonds documentaire numérique
Constituer un fonds documentaire, c’est :
1. Définir le champ de recherche (ex. : « L’usage de la langue des signes
dans les médias ») ;
2. Identifier les sources pertinentes (ouvrages, articles, corpus
audiovisuels, etc.) ;
3. Classer et indexer ces documents selon des critères (auteur, date,
thème, type de source) ;
4. Stocker le tout dans un espace organisé (Zotero, Notion, Drive, etc.) ;
5. Mettre à jour régulièrement ce fonds selon les nouvelles publications.
L’IA peut désormais assister le chercheur dans plusieurs de ces étapes :
repérage, catégorisation, résumé automatique, et extraction de métadonnées.
4. Qu’est-ce qu’une requête documentaire ?
4.1 Définition
Une requête documentaire est une interrogation formalisée pour trouver des
documents sur un sujet donné. Il s'agit d'une étape méthodologique essentielle
qui consiste à identifier, collecter et analyser des informations à travers diverses
sources (articles, livres, bases de données) pour soutenir une recherche. La
recherche documentaire permet de ne pas réinventer l'existant, de poser un
problème pertinent et de s'appuyer sur un état des connaissances existantes.
Exemple :
Sujet : Les représentations de la surdité dans les médias.
Requête : ("représentation" AND "surdité" AND "médias")
4.2 Formulation d’une requête efficace
Une requête doit être :
Précise (mots-clés pertinents) ;
Structurée (usage des opérateurs booléens : AND, OR, NOT) ;
Contextualisée (adaptée à la base de données ou à l’outil utilisé).
L’intelligence artificielle peut aider à formuler, reformuler ou élargir une
requête, en proposant des synonymes ou des champs lexicaux pertinents.
5. L’intelligence artificielle dans la collecte et l’analyse des données
5.1 Définition de l’IA
L’intelligence artificielle désigne, selon Russell et Norvig (2021), « la science
et l’ingénierie de la fabrication de machines intelligentes, capables d’effectuer
des tâches qui requièrent normalement l’intelligence humaine ».
Les outils actuels d’IA reposent sur :
Le traitement automatique du langage naturel (TAL) ;
Le machine learning (apprentissage automatique) ;
Et les modèles de langage (Large Language Models comme GPT-4 ou
Claude).
5.2 L’IA dans la recherche documentaire
Les IA génératives permettent :
D’identifier des sources pertinentes à partir d’un thème ou d’une
problématique ;
De résumer des articles scientifiques ;
De proposer une organisation du corpus ;
De repérer des lacunes dans l’état de l’art.
Exemples d’outils :
ChatGPT (OpenAI) : exploration de concepts, synthèses, reformulations.
[Link] : recherche d’articles scientifiques à partir de questions de
recherche.
[Link] : vérification de la validité des citations scientifiques.
[Link] : moteur de recherche conversationnel avec sources citées.
5.3 Limites
L’IA ne pense pas : elle génère du texte plausible mais parfois erroné. Elle ne
remplace ni la vérification, ni la lecture critique. Les chercheurs doivent donc
conserver un rôle central de validation.
6. Utiliser ChatGPT et les structures similaires
6.1 Fonctionnement
ChatGPT repose sur un modèle de langage entraîné sur d’immenses corpus de
textes. Il produit des réponses en anticipant la probabilité des mots à venir.
Il peut :
Résumer, reformuler, comparer des textes ;
Générer des plans de recherche ;
Suggérer des mots-clés ou des axes d’analyse.
6.2 Utilisation méthodologique
Pour obtenir des résultats pertinents, il faut :
Formuler un bon prompt, c’est-à-dire une consigne claire,
contextualisée et orientée vers un objectif ;
Préciser le rôle attendu de l’IA (ex. : « agis comme un documentaliste
») ;
Demander les sources ou les références pour toute affirmation
scientifique.
Exemple de prompt :
« Agis comme un documentaliste universitaire. Donne-moi une bibliographie sur
le thème de la métaphore dans la langue des signes, avec auteurs et dates. »
7. Les règles d’éthique dans l’usage de l’IA en recherche
7.1 Principes généraux
L’éthique de la recherche repose sur les principes suivants (d’après le Comité
d’éthique du CNRS, 2021) :
Intégrité scientifique : ne pas falsifier ni fabriquer de données.
Transparence : indiquer les méthodes et outils utilisés.
Traçabilité : conserver les sources et les références.
Responsabilité : ne pas déléguer la pensée critique à la machine.
7.2 Éthique de l’usage de l’IA
Selon l’UNESCO (2023) :
« L’usage de l’intelligence artificielle doit être humainement contrôlé, équitable,
transparent et traçable. »
Cela implique :
De mentionner l’usage de ChatGPT ou d’un autre outil dans un travail de
recherche ;
De vérifier les informations produites ;
De ne pas plagier des contenus générés automatiquement ;
De respecter le RGPD (protection des données personnelles).
7.3 Citation de l’IA
Les normes APA (7e éd.) recommandent de citer ChatGPT comme suit :
OpenAI. (2024). ChatGPT [Grand modèle de langage]. [Link]
8. Conclusion
L’intelligence artificielle transforme profondément les pratiques de recherche
documentaire.
Bien utilisée, elle constitue un outil d’aide à la réflexion et à la structuration
du savoir.
Mais elle ne peut en aucun cas se substituer à l’esprit critique du chercheur, ni à
sa responsabilité éthique.
L’avenir de la recherche dépendra de la capacité à articuler l’humain et la
machine, dans une démarche rigoureuse, collaborative et transparente.
9. Références bibliographiques
Briet, S. (1951). Qu’est-ce que la documentation ? Éditions Documentaires
Industrielles et Techniques.
CNRS (2021). Charte nationale de déontologie des métiers de la
recherche.
OpenAI (2024). Guide d’usage responsable de ChatGPT.
Russell, S. & Norvig, P. (2021). Artificial Intelligence: A Modern Approach.
Pearson.
UNESCO (2013). Les TIC en éducation : Guide de politique.
UNESCO (2023). Recommandations sur l’éthique de l’intelligence
artificielle.
Boisvert, M. & Proulx, S. (2020). Les technologies de l'information et la
recherche scientifique. Presses de l’Université du Québec.
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titre, sous-titres hiérarchisés, encadrés de définitions et citations typographiques)
pour l’utiliser comme support de cours ?