Les Risques Côtiers Sur Saidia-Nador (Nord-Est Du Maroc Oriental) : Vulnérabilité, Adaptation Et Modes de Gestion
Les Risques Côtiers Sur Saidia-Nador (Nord-Est Du Maroc Oriental) : Vulnérabilité, Adaptation Et Modes de Gestion
HAL is a multi-disciplinary open access archive L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est des-
for the deposit and dissemination of scientific re- tinée au dépôt et à la diffusion de documents scien-
search documents, whether they are published or not. tifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant
The documents may come from teaching and research des établissements d’enseignement et de recherche
institutions in France or abroad, or from public or pri- français ou étrangers, des laboratoires publics ou
vate research centers. privés.
Jury :
Khadija BENRBIA: Professeur, Université Mohammed Ier, FLSH, Oujda, Présidente
Driss ELHAFID: Professeur, Centre Régional des Métiers de l’Education et de la Formation, Oujda,
Rapporteur
Fatima ABKHAR: Professeur, Université Chouaib Doukkali, FLSH, El Jadida, Rapporteur
Hicham LASGAA: Professeur Habilité, Université Mohammed Ier, FLSH, Oujda, Rapporteur
Khallaf EL GHALBI: Professeur, Université Moulay Ismail, FLSH, Mekhnès, Membre
Mohammed BOUSLAM : Professeur Habilité, Université Mohammed Ier, FLSH, Oujda, Membre
Mohamed BENATA: Ingénieur Agronome et Docteur en géographie, Invité
Abdelkader SBAI: Professeur, Université Mohammed Ier, FLSH, Oujda, Directeur
[Link]@[Link]
Dédicace
Page | 1
Remerciements
Je suis très reconnaissant à mon directeur de thèse, Abdelkader SBAI, pour le soutien
sans faille que j’ai reçu de sa part tout au long de ce doctorat. Merci, Professeur Abdelkader, de
m’avoir fait confiance et d’avoir accepté de diriger ce projet de thèse. Votre rigueur scientifique
et vos conseils avisés m’ont permis de surmonter de nombreux obstacles au cours de mes
recherches. Merci de m’avoir fait partager votre enthousiasme et votre passion pour la science.
Merci à mes professeur(e)s Abderrahmane EL HARRADJI, Khadija BENRBIA, Mhammed
DAHMANI, Mustapha EL YAZIDI, Mohammed SABRI, Mohammed BOUSLAM et Allal El
BAYE pour leurs conseils, qui ont commencé durant mes études de master, et qui ont continué
durant la préparation de cette thèse. Grâce à vous, j’ai connu de merveilleuses collaborations,
qui m’ont aidé à avancer dans ce travail.
Page | 2
épaulé dans ma recherche et pour les bons moments passés en leur compagnie. Puisse notre
amitié durer le plus longtemps possible.
Pour finir, je remercie mes chers parents et ma famille, en particulier mon père, pour
leur soutien permanent et la confiance qu’ils m’ont toujours témoignées. Qu’ils soient tous
affectueusement remercié pour avoir toujours respecté mes choix depuis le début de mes études.
Vous avez été ma source de motivation. Je vous dédie ce travail.
Page | 3
Sommaire
Dédicace __________________________________________________________________ 1
Remerciements ____________________________________________________________ 2
_____________________________________________________________________ ملخص8
Résumé ___________________________________________________________________ 9
Abstract _________________________________________________________________ 10
Page | 4
III.7.4- Industrie ____________________________________________ 54
III.8:Les atouts écologiques ____________________________________ 54
III.9:L’urbanisation du littoral de Saïdia-Nador _____________________ 58
Partie II: Analyse spatio-temporelle des risques côtiers sur le littoral de Saïdia-Nador 82
Partie III: Impacts des aménagements et modes de gestion des risques côtiers ______ 182
Page | 7
ملخص
في سياق الكوارث الطبيعية الحالية المعروفة على المستوى الدولي والوطني ،وإثر التحديات المتعلقة بأساليب تدبير المخاطر
الساحلية ،أصبح من الضروري أكثر من أي وقت مضى دراسة الهشاشة الطبيعية والسوسيوإقتصادية لساحل السعيدية-الناظور ،مما
يتطلب اعتماد استراتيجيات تنمية مستدامة بمختلف القطاعات وتعزيز وعي السكان وذلك من خالل اتخاذ التدابير الوقائية الالزمة.
نظرا للتحديات السكانية واالقتصادية التي يشهدها ساحل
تناولت دراستنا إشكالية الهشاشة والتكيف وأساليب تدبير المخاطر الساحلية ً
السعيدية-الناظور .تطلب معالجة اإلشكالية انطالق من الميدان لفهم خصائص ومميزات المجال وهو ما أتاح لنا تتبع ومعاينة الدينامية
الطبيعة والسوسيواقتصادية ورصد مختلف المخاطر التي تهدد مجال الدراسة .إن جمع معطيات الميدانية والوثائق اإلدارية والتصاميم
ومختلف اإلحصائيات المرتبطة بالمجال المدروس اقتضى منا اعتماد مقاربات الجغرافية اإلحصائية الستخراج مؤشرات الهشاشة ورصد
درجة المخاطر وطبيعتها .في المقابل ،تمت معالجة خرائط الهشاشة الطبيعية والسوسيواقتصادية وأنواع المخاطر (الجيومورفولوجية،
المناخية ،البحرية ،البشرية) برقمنتها في نظام المعلومات الجغرافية باستخدام تقنيات المعالجة الجغرافية وتحليل وفرز البيانات المتعلقة
بالجرد الميداني باستخدام جهاز المسح الطبوغرافي والدراسات العلمية والتقارير السابقة .مما أتاح لنا التعرف على أشكال المخاطر،
وحدتها ونطاق المناطق المعرضة للخطر على مستوى مجال الدراسة.
أظهرت نتائج الدراسة زيادة في حدة الهشاشة الساحلية إثر التدخل البشري غير المالئم لخصوصيات المجال الساحلي .كما
تم استنتاج أن ساحل السعيدية-الناظور يواجه مخاطر متعددة نتيجة التطور الكبير للنشاط السياحي والعقاري وارتفاع معدل المخلفات
الناتجة عن األنشطة الحضرية .فمخاطر الطبيعية على رأسها الفيضانات والغمر البحري والتعرية الساحلية تهدد بشكل مباشر الساكنة
وممتلكاتها ،حيث أظهرت نتائج البحث أن أكثر من 80في المئة من ساحل السعيدية-الناظور مهدد بالمخاطر الساحلية والتي تختلف
درجتها من موقع آلخر.
الكلمات المفاتيح :كوارث طبيعية ،تدبير المخاطر ،هشاشة ،تكيف ،ساحل السعيدية-الناظور.
Page | 8
Résumé
Mots-clés: Catastrophes naturelles, gestion des risques, vulnérabilité, adaptation, côte Saïdia-
Nador.
Page | 9
Abstract
In the context of natural disasters known at the global and national scale to question
modes of management of coastal risks, it appears necessary to study the physical and socio-
economic vulnerability of the coast of Saïdia-Nador in order to adopt sustainable multisectoral
development strategies and to improve the perception of the population to adopt preventive
measures. Based on an interdisciplinary approach that combines demographic, economic,
human and environmental geography with physical geography, an analysis of vulnerability,
adaptation and management of coastal risks by demographic and socio-economic issues of the
Saïdia-Nador coastline is adopted. Field measurements, which includes observations and
monitoring of the state of the coastal zone of the Oriental Region. The data from the monitoring
were processed by geostatistical methods. The physical and socio-economic vulnerability maps
and the types of risks (geomorphological, climatic, marine, anthropogenic) were digitised in a
GIS and were geoprocessed and validated with data from field surveys, scientific studies and
previous reports. This makes it possible to identify the forms and intensity of the risks and the
extent of the exposed areas at the scale of the study area. Therefore, it is necessary to explain
this problematic by factors related to the knowledge of the risk, the experience of the risk, the
location of each potential risk, the forms of land use threatened.
The results show that coastal vulnerability is increasing due to poor human
intervention. The Saïdia-Nador coast is subject to a multi-hazard situation due primarily to
tourist developments, real estate and urban activity discharges. Indeed, it is obvious that the
natural risks, notably flooding, marine submersion and coastal erosion, are accentuating in a
way that goods and people are increasingly likely to be impacted by the risks. The physical
vulnerability of the coast synthesises that the different forms of risk impact more than 80% of
the Saïdia-Nador area.
Page | 10
Introduction générale
La côte est une zone complexe, attractif, propice aux différentes mutations
socioéconomiques. Elle accueille actuellement la plupart des habitants du Maroc, nombre
d’agglomérations et de nombreuses activités. Elle joue un rôle moteur essentiel, dans le
développement économique et culturel du territoire.
Dans le cas particulier de la recherche en géographie sur les risques côtiers causés par
l’interaction entre « l’aléa » et « l’enjeu », on constate une augmentation du nombre de travaux
et de recherches menés sur les risques côtiers (Bard E., et al 1990 ; Miossec A., 1993 ; Paskoff
R., 1993 ; Vincent H., et al 2009). Ceci témoigne de l’évolution du concept de risque, depuis le
« Hazard-Paradigm » ou du paradigme « aléa centré », jusqu’à une vision systémique du rapport
entre nature et société.
L’activité touristique est celle qui s’est le plus développée au XXIe siècle, non sans
impacts négatifs, avec notamment le bétonnage et l’artificialisation du littoral marocain.
Il est donc évident de procéder à la gestion intégrée et durable de la côte, pour mieux
maîtriser l’urbanisation et la pression des activités socioéconomiques en déterminant le
potentiel environnemental de la côte pour mieux maîtriser l’intensité de l’urbanisation et la
croissance économique sur la côte de la région.
1. Constat et motivation
Le choix du thème est basé sur un constat critique et objectif par rapport à une
vulnérabilité intense de la zone côtière aux risques naturels et une urbanisation effrénée de la
bande côtière. En effet, celui-ci se transforme et se dégrade. Chaque année, la côte a connue
Page | 11
des risques climatiques, géomorphologiques et anthropiques. L’interaction entre ces risques
menace la bande côtière à plusieurs dimensions environnementales et socioéconomiques.
2. Zone d’étude
Ce travail porte sur la côte de Saïdia-Nador. Elle est située au Nord des unités d’Ouled
Mansour, au Nord-Ouest de la chaîne de Kebdana et au Nord et Nord-Est du Mont-Gourougou.
Elle est considérée comme une scène de dynamique géomorphologique importante. La
morphodynamique de côte est impacter par les facteurs climatiques, la géomorphologie du
littoral et aussi les actions anthropiques.
3. Problématique
Page | 12
Toutefois, il est important de comprendre et d’estimer cette érosion par rapport aux
facteurs intervenants (géomorphologie du littoral, action anthropique et variabilité climatique,
autrement dit « changement climatique »). Avec le temps, l’érosion a accentué la déformation
et le recul de l’embouchure de la Moulouya, la falaise d’Arekmane et le lido dunaire de la
lagune. La pollution de la Moulouya et la lagune de Marchica ont pris de l’ampleur, en raison
de l’absence de contrôle et de l’inconscience de nombreux riverains. Pareillement, le
déversement des rejets industriels et agricoles dans les alentours de la lagune et d’oued
Moulouya ne cesse de croître et de polluer ces Sites d’Intérêt Biologiques et Ecologiques
(SIBE) classés comme patrimoines biologiques et écologiques. À ce titre, il est nécessaire
d’analyser et d’étudier de près ces phénomènes. De nombreuses questions nous interpellent ;
celles-ci sont principalement liées à la vulnérabilité du littoral du Maroc oriental et en particulier
celui de Saïdia-Nador.
4. Objectifs
Page | 13
6. Démarche méthodologique
Enfin, les données collectées sont analysées et exploitées durant les différentes étapes
de cette recherche. Partant d’une hypothèse de recherche, nous aboutissons à des conclusions.
La démarche méthodologique ainsi présentée, nous exposons ci-après la structure de notre
travail.
7. Structure de la thèse
Ce projet de recherche est une continuité des travaux scientifiques portant sur la
morphodynamique côtière, sur la vulnérabilité littorale et sur les impacts des modes
d’aménagements du littoral de Saïdia-Béni N’Sar. L’objectif principal est d’analyser la relation
entre l’évolution de l’occupation du sol du littoral, la mise en place du zonage et l’évolution des
risques littoraux.
Page | 14
négatives et l’analyse spatiale de la vulnérabilité côtière en fonction de l’interaction entre les
indicateurs environnementaux et socioéconomiques ;
Deuxième partie : là, nous identifions les formes des risques côtiers
géomorphologiques, hydroclimatiques, géotectoniques et anthropiques ;
Troisième partie : nous nous focalisons sur les modes de gestion côtière et les
prospections de gouvernance durable de la zone côtière.
Page | 15
Partie I: Diagnostic spatial du littoral de Saïdia-Nador
Introduction
Page | 16
Chapitre I: Potentialités et contraintes du littoral de Saïdia-
Nador
Introduction
Le littoral de Saïdia-Nador est connu par la diversité de ses paysages naturels et par
l’évolution socioéconomique accélérée au cours des deux dernières décennies.
Pour bien déterminer les potentialités et les contraintes de la zone côtière au Nord de
la Région de l’Oriental, nous réservons ce premier chapitre à l’état de l’art de la bande côtière
sur plusieurs dimensions géomorphologique, géologique et socioéconomique.
La côte de Saïdia-Nador est située au Nord de la Région de l’Oriental. Elle fait partie
des provinces de Berkane et de Nador. Sur le plan géographique, elle est comprise entre les
latitudes 35° 4'56 25" et 35° 16'24 9 » Nord et les longitudes 2° 13'10 337 » et 2° 55'49 402 »
Ouest. Elle est limitée: au Nord par la mer Méditerranée, au Nord-Ouest par les monts
Gourougou ; à l’Est par la chaîne de Beni Mengouch1 (d’après la carte topographique de Cap
Melonia de 1/50 000) ; au Sud par les collines d’Ouled Mansour et la chaîne de Kebdana
(Fig. 2).
1
[Link]
Page | 17
Figure 2: Carte de situation Page | 18
Source : Carte topographique de Saïdia, Nador, Berkane et El Aioun (Échelle : 1/100 000) et carte topographique de Cap Melonia (Échelle : 1/50 000)
I.2: La géomorphologie du littoral de Saïdia-Nador
Le mont Gourogou est considéré comme la limite naturelle de notre zone d’étude. Il
est caractérisé par des roches magmatiques de types basaltes alcalins, d’andésites basiques et
de latites à amphibole allant du Néogène au Quaternaire. Son axe topographique bas est orienté
NNO-SSE dans sa partie Sud-Est, tandis que sa partie centrale est occupée par une zone haute
de forme curviligne avec une cloche ouverte vers le Sud-Sud-est et une autre vers le Nord-
Ouest.
La plaine de Bouareg est orientée Nord-Est -Sud-Est dans sa partie face à la lagune de
Marchica. Ses formations modernes regroupent des faciès limoneux et des éboulis de
l’Holocène d’origine alluviale (Fig. 3).
Page | 19
Figure 3: Carte des unités géomorphologiques du littoral de Saïdia-Nador et son arrière-pays
On remarque cependant sur la plaine de Bou Areg et la plaine côtière de Saïdia des
terrains cartographiés comme des dépôts de terrasses alluviales étagées qui témoignent de
mouvements verticaux successifs attribués au quaternaire (Zamrane, 2016) (Fig. 4).
Page | 21
Figure 4: La géodynamique sur la côte de Saïdia-Cap de l’eau du littoral de Saida-Nador
La morphologie des plages est fortement liée aux sources d’alimentation en sédiments,
mais aussi à l’énergie mise en jeu durant leur transport et leur dépôt. Les sources d’alimentation
du littoral de Saïdia-Nador par les sédiments sont principalement les oueds: Moulouya,
Kiss, Selouane, Caballo et Béni Enssar. La charge sédimentaire de la Moulouya était importante
pour alimenter les plages sableuses. Ainsi, avant l’installation des barrages, les apports
sédimentaires au littoral s’élevaient à 12×106 tonnes par an en moyenne, soit une dégradation
spécifique de 240 t/km2/an dans le bassin versant. Par contre, ils ne dépasseraient guère
0,84×106 tonnes par an depuis la mise en service des barrages (Bellahbib et al 2015) (Fig.5).
Page | 23
Figure 5: Principales sources sédimentaires
Page | 24
Page | 25
Figure 6 : Localisation des échantillons de sables sur la côte de Saïdia-Cap de l’eau
Page | 26
Le site de Saïdia-Cap de l’Eau, avec ses plages sableuses, constitue un milieu qui peut
être considéré comme une scène morpho-dynamique active sur la côte méditerranéenne. Il revêt
par conséquent, une variation spatiale très importante du trait de côte. Il est également connu
pour la mobilité sédimentaire tout au long de sa plage et marquée par une forte érosion au niveau
de l’embouchure de la Moulouya.
Cette interprétation permet de conclure que les sables fins à moyens diamètres sont les
plus représentables dans les courbes du graphique. Elle permet de conclure que la taille des
sables est aussi un paramètre explicatif de la force des houles et des vents qui touchent la zone
de Saïdia.
Page | 28
100
90
80
70
Pourcentage cumulé
60 Echantillon 1
Echantillon 2
50 Echantillon 3
Echantillon 4
40 Echantillon 5
Echantillon 6
30 Echantillon 7
20
10
0
0,020 0,200 2,000
Diamètre (mm)
Page | 29
II.2.2- Site Cap de l’eau
La figure 9 illustre le pourcentage cumulé des sédiments sur la bande côtière de la rive
gauche de la Moulouya à Cap de l’Eau. On constate que les échantillons sont dispersés depuis
la fraction 0.500 mm. En effet, les courbes des échantillons restent très proches. Entre la
fraction 0,050 mm et 0,125 mm, le pourcentage cumulé des échantillons est plus élevé (94,8 %).
Par ailleurs, les courbes sont en régression vers la fraction de 2 mm. Les valeurs sont de moins
de 2 % pour les échantillons positionnés entre les fractions 0,250 mm et 2 mm. Il est constaté
également que les courbes sont clairement superposées à partir de la fraction 0,050 mm à
0,200 mm. Ce qui veut dire que les sables sont très fins. Tandis que les sables très grossiers
localisés à partir de 0,500 mm sont moins présents dans le profil granulométrique.
La lecture des courbes de la figure 9 permet de déduire que les échantillons sont de
type des sables fins en majorité. Donc, les échantillons 8, 9, 10 et 13 sont positionnés sur des
diamètres de 0,125 mm et 0,250 mm avec une représentation de 90 % par échantillon. Pour les
sables moyens, les deux échantillons (11 et 12) présentent un pourcentage de 85 % limité entre
les diamètres de 0,250 mm et 0,5 mm. Tandis que la dernière classe, celle des sables grossiers
se limite à l’échantillon 14 caractérisé par des sables du diamètre de 0,200 mm et 0,315 mm.
Page | 30
100
90
80
70
Pourcentage cumulé
60 Echantillon 8
Echantillon 9
50 Echantillon 10
Echantillon 11
40 Echantillon 12
Echantillon 13
30 Echantillon 14
20
10
0
0,020 0,200 2,000
Diamètre (mm)
Page | 31
II.2.3- Site d’Arkemane - Béni N’sar
La figure 10 montre une prédominance des sables fins du diamètre compris entre
0,125 mm et 0,250 mm. Sur le secteur d’Arekmane-Béni N’sar, 94 % des échantillons 15, 16,
17, 18 et 20 sont des sables fins. D’autres classes, notamment la classe des sables moyens figure
dans les échantillons 19 et 21 avec un pourcentage de 91 % dans cet échantillon. Les sables
grossiers sont absents sur les courbes granulométriques.
Page | 32
100
90
80
70
Pourcentage cumulé
60 Echantillon 15
Echantillon 16
50 Echantillon 17
Echantillon 18
40 Echantillon 19
Echantillon 20
30 Echantillon 21
20
10
0
0,020 0,200 2,000
Diamètre (mm)
Figure 10: Courbes granulométriques de la fraction sableuse des sites d’Arekmane-Béni N’sar
Page | 33
III: Caractéristiques et potentialités du littoral de Saïdia-Nador
Les atouts du littoral de la Région de l’Oriental sont divers et riches. Ils constituent
des points forts pour la dynamique socioéconomique de la façade maritime du Nord-Est du
Maroc. Les ressources existent, mais sont soumises à une double contrainte: la vulnérabilité des
ressources du littoral et la dégradation des écosystèmes due aux activités économiques
importantes.
III.1: Climat
La circulation en altitude (500 hPa) est d’une importance primordiale pour la définition
du climat régional. Son intérêt est dû d’une part à son rôle de contrôle de la situation au sol et
d’autre part parce qu’elle permet la connaissance des dispositifs aérologiques dissociés des
influences géographiques du fait que l’atmosphère libre, champ d’activité de la circulation en
altitude, n’est guère soumise aux influences géographiques de surface.
Page | 34
Figure 11 : Image satellite d’une dépression atmosphérique sur le nord de l’Oriental
Source: [Link] (30/01/2018) (visité le: 15h: 30 min 19/08/2023)
Page | 35
III.2: Précipitations
Les précipitations sur la zone côtière sont variables dans le temps et dans l’espace, en
relation avec la latitude, la longitude et la morphologie. Globalement, l’on distingue deux
saisons, l’une fraîche et humide et l’autre sèche et chaude.
Page | 36
Précipitations en mm
700
2009/2012*
600 2001/2002/2003/2004/2005*
500
400
300
200
100
0
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2006 2007 2008 2010 2011 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Année
Saïdia Cap de l’Eau * : Les données des années mentionnées ne sont pas accessibles
(0 h : 0 min 30 s/12/2022)
Page | 37
Précipitations en mm
600
500
400
300
200
100
0
1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Année
Arekmane Nador
Source : Bouslam, (1989) , Saidi (2016), Benata (2016), Bougi (2020) et [Link] (23 h : 40 min 30 s/12/2022)
Page | 38
III.3: Température de l’air
Page | 39
Figure 14 : Température moyenne extrême pendant la période hivernale (hiver 1989-2021)
Source : (Bouslam, 1988), (Mouzouri et Irzi, 2011), (Saidi, 2016) et Land 9 (USGS, 2021)
Page | 40
Figure 7
Figure 15 : Température moyenne extrême pendant la période estivale (été 1989-2021)
Source : (Bouslam, 1989), (Mouzouri et Irzi, 2011), (Saidi, 2016) et Land 9 (USGS, 2021)
Page | 41
III.4: Vent
En hiver, on note la dominance des vents d’Ouest et Sud-Ouest (Fig. 16). En été
dominent les vents du NE. Ces directions majeures correspondent aux principaux types de
temps qui intéressent la frange littorale durant l’année. La circulation cyclonique est
responsable des vents d’Ouest et Sud-Ouest tandis que la présence d’anticyclones hivernaux ou
l’existence de basses pressions relatives au sol en domaine continental pendant l’été rendent
compte des vents d’Est et du Nord-Est en raison notamment de l’établissement quotidien, durant
la saison chaude, d’une brise de mer (Fig. 16) (Sbai A., et al 1992).
Page | 42
0-5 m/s 5-10 m/s 10-15 m/s 0-5 m/s 5-10 m/s 10-15 m/s
N
N NNW 25 NNE
NNW 25 NNE NW 20 NE
NW 20 NE 15
15 WNW 10 ENE
WNW 10 ENE 5
5 W E
0
W 0 E
WSW ESE
WSW ESE
SW SE SW SE
Source : [Link]
Page | 43
III.5: Ressources en eaux de la côte du Maroc oriental
Les eaux de surface comprennent les eaux aussi bien courantes (les cours d’eau
principaux et secondaires) que fluctuantes (lagune) sur le littoral de Saïdia-Nador, la principale
eau de surface accessible est celle d’Oued Moulouya. Le régime hydrologique du réseau de
surface est caractérisé par une forte variabilité, étroitement liée à l’importance des
précipitations. L’essentiel des apports d’eau provient alors des crues d’oueds ; celles-ci sont
souvent violentes avec un régime d’écoulement torrentiel qui est à l’origine des inondations
dans certaines zones de ce littoral (Fig. 17).
Par contre, la nappe sur la plaine de Saïdia ne dépasse pas une profondeur de -0,5 m
et -5 m (2006،( ادريس الحافيظ, autrement dit elle est plus proche à la surface par rapport celle du
Bouareg (Fig. 17 et 18).
Page | 44
Figure 17: Carte du réseau hydrographique et profondeur des nappes phréatiques de la plaine côtière
Source : Thauvin, J. P. (1971) Page | 45
Figure 18 : Carte du réseau hydrographique et profondeur des nappes phréatiques de la plaine de Bouareg
Taux d'évolution
12
10
0
(1960-1971) (1971-1982) (1982-1994) (1994_2004) (2004_2014) (2014_2030)
Saidia Centre: Cap de l'Eau Centre: Arekmane Nador
Figure 20 : Évolution démographique du littoral de Saïdia-Nador entre 1960 et les projections de 2030
Page | 47
Source : RGPH 1994, 2004, 2014 et projection 2014-2030 HCP
III.7: Activités économiques
La flotte active de pêche est constituée de 1082 unités d’une capacité de 7325 TJB.
Elle est composée principalement de canots de pêche relevant de la pêche artisanale dont le
nombre s’élève à 983 barques représentant 91 % du total de la flotte. Le port de Béni Nsar
compte 862 unités représentant 80 % de la flotte totale. La pêche côtière est pratiquée
essentiellement au niveau du port de Béni Ensar avec 50 chalutiers, 24 sardiniers et 11
palangriers (HCP 2021).
2
TJB : une tonne de jauge brute équivaut à 2,83 m3.
Page | 48
La pêche artisanale sur le littoral de la Région de l’Oriental est connue par sa
concentration sur la Marchica vu le nombre des points de pêche sur la lagune (12 sites) (Malouli
Idrissi et Houssa, 2002) (Fig. 21). En 2021, les sites de pêches ont enregistré plus de 62 sites
non aménagés entre Cap-de-l’Eau et Béni Ensar (HCP 2021).
Page | 49
Figure 21 : Site de pêche artisanale sur la Marchica
Page | 50
La surexploitation des ressources maritimes engendre d’une part une pénurie de
potentiel en poissons dans la mer Méditerranée et d’autre part la déstabilisation du cycle
écologique et biologique marine. Aussi, l’absence d’encadrement et le manque d’organisation
en matière de production et de commercialisation semblent un facteur primordial pour la pêche
artisanale (HCP 2021).
L’évolution des trafics du port de Nador est importante. Les exportations ont enregistré
1 097 599 tonnes en 2019, mais ont reculé de 1 201 169 tonnes en 2021. Par contre, les
importations ont évolué d’une façon rapide, passant de 1 882 364 tonnes en 2019 à
2 582 112 tonnes en 2021. L’écart des importations entre 2019 et 2021 est de 699 748 tonnes.
Cet indicateur est positif pour les importations, mais illustre aussi que la balance commerciale
est négative vu que les importations dépassent les exportations (Fig. 22).
Figure 22 : Évolution annuelle du trafic (en tonnes) du port de Nador entre 2019-2021
Page | 51
III.7.2- Tourisme
L’offre touristique présente plusieurs services pour assurer le confort du touriste lors
de sa visite. Le diagnostic touristique revêt une importance infrastructures d’accueils
touristiques.
Nombre
3000
2500 2 940 2 940 2166
2000
1500
1136
1000
28
500 36
0
Etablissements Chambres Lits
Berkane Nador+ Driouch
Figure 23 : Capacité des établissements classés (2019-2020)
Page | 52
III.7.3- Agriculture
0,2
3,7
78
Page | 53
Bour
28%
Irriguée
72%
Les parcs industriels dans la ville permettent d’assurer plus de 120 000 emplois pour
la population active (moins de 25 ans). Celles-ci, présentent des perspectives attractives pour
les investisseurs en raison des infrastructures déployées et de la proximité au port de Béni Ensar
qui va permettre la fluidité des échanges de la matière première et les produits industriels3.
3
[Link]
Page | 54
Ses fonctions écologiques sont nombreuses et contribuent à l’absorption des
inondations de la rivière, un milieu très important pour la migration de nombreuses espèces de
poissons devenus rares ou menacés au Maroc et un lieu de repos, de nidification ou d’hivernage
pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’intérêt mondial (Goéland d’Audouin, Sarcelles
marbrées). Ce SIBE constitue également l’un des derniers refuges pour un grand nombre
d’espèces endémiques, menacées ou rares à l’échelle nationale et régionale. Il est caractérisé
par une grande diversité d’habitats: la sansouire la plus large de l’Afrique du Nord, une plage
sableuse parmi les plus longues de la Méditerranée, un lit majeur d’aspect fluvial (large et
inondé en permanence) unique sur le versant méditerranéen du Maroc, une forêt alluviale de
tamaris la plus étendue du Maroc (Triplet, et al 2010). La faune et la flore y sont
particulièrement riches. À titre d’exemple, le nombre d’espèces d’oiseaux qui y ont été
identifiées correspond à près des 2/3 du total des espèces connues à l’échelle nationale. La flore,
les invertébrés, l’herpétofaune, etc. y montrent un fort taux d’endémisme.
Le cordon dunaire présente une limite entre la mer et la lagune, son existence présente
un paysage emblématique rare à l’échelle de la Méditerranée. Il présente de nombreuses
fragilités en raison de conflits d’usage sur le lido dunaire (activité balnéaire, activité de pêche,
etc.) (Fatine 2019).
Page | 55
Figure 26 : Carte du SIBE de l’embouchure de la Moulouya
Page | 57
III.9: L’urbanisation du littoral de Saïdia-Nador
Page | 58
Figure 28 : Évolution de l’espace bâti sur Saïdia-Cap-de-l’Eau (1956-2022)
Source : Carte topographique de Triffa 1/50 000, ANCFCC (2021), plan de restitution de Saïdia 2004 et image satellitale (2022)
Page | 59
Surface Bâti en hectare
1400
1292
1200
1000
800
600
400
189
200
88
50
2 18
0
1956 1989 2022 1956 1989 2022
Saidia Cap de l'Eau
Source : Carte topographique de Triffa 1/50 000, ANCFCC (2021), plan de restitution 2004 et image satellitale (2022)
Page | 60
Figure 30: Évolution de l’espace bâti sur Arekmane-Nador (1956-2022)
Source : Carte topographique de Nador 1/50 000, ANCFCC (2020), plan d’aménagement spécial 2022
Page | 61
Surface Bâti en hectare
1800
1600 1602
1400
1200
1000 896
800
600
400
200
80
1 7 11
0
1956 1989 2022 1956 1989 2022
Arekmane Nador
Source : Carte topographique de Nador 1/50 000, ANCFCC (2020), plan d’aménagement spécial 2022
Page | 62
Conclusion
Le littoral est marqué par une dynamique importante des activités. D’après l’analyse
des recensements officiels d’HCP de 1960, 1971, 1982, 1994, 2004 et 2014, la population a
connu une évolution remarquable. La plus importante concerne dans la ville de Nador (de17583
habitants en 1960 à 162 726 habitants en 2014). Les activités économiques sont principalement
liées aux activités touristiques, de la pêche, et agricoles sur la plaine de Bouareg et à proximité
de l’embouchure de la Moulouya; les échanges internationaux s’effectuant sur le port de Béni
Ensar. Ces potentialités environnementales et socioéconomiques illustrent l’attraction du
littoral et son dynamisme. Par ailleurs, il est noté que les activités sont liées au contexte de
saisonnalité principalement les activités touristiques. D’autres sont liées au contexte
socioéconomique national et global. Au cours de la crise sanitaire mondiale (COV19), les
secteurs d’activités économiques (activités de la pêche, activités commerciales du port de Béni
Ensar, activité d’agriculture) ont été fortement impactés. Ce qui a engendré une stagnation
économique du littoral de Saïdia-Nador.
Page | 63
Chapitre II: Vulnérabilité côtière de la zone de Saïdia-Nador
Introduction
L’étude de la vulnérabilité côtière à l’échelle de la zone d’étude est basée sur les
résultats du premier chapitre: les potentialités et les contraintes du littoral de Saïdia-Nador.
L’approche verticale et horizontale traite dans un premier temps la vulnérabilité
environnementale. Puis elle permet d’analyser la vulnérabilité socioéconomique de la côte
Nord-Est du Maroc.
L’interprétation ne se limite pas ici, car elle suit un chemin méthodologique basé sur
l’interaction entre la vulnérabilité côtière et socioéconomique pour illustrer l’intensité de
l’indice de vulnérabilité de la zone nord de la Région de l’Oriental. Pour cela, cette partie
regroupe deux grands axes « l’indice de vulnérabilité physique » et « l’indice de vulnérabilité
socioéconomique ».
Depuis le début des années 1990, l’évaluation de la vulnérabilité côtière constitue une
étape essentielle dans l’identification des impacts des « changements climatiques » et
l’aménagement des zones côtières (Yates M,-M,. et al 2011).
L’Indice de Vulnérabilité Côtière (IVC) a été proposé par Gornitz (1990) pour évaluer
la vulnérabilité côtière due à l’élévation du niveau de la mer sur la côte Est des États-Unis. Il
s’agit d’une approche numérique pour classer les segments d’un littoral en termes de dommages
potentiels causés par les « changements climatiques », et dont les résultats sont communiqués
par des cartes et des statistiques. Les travaux ultérieurs, notamment ceux de Thieler et al (2009),
Thieler et al (1999) et Pendleton et al (2004) utilisent le même principe dans leur calcul de
Page | 64
l’IVC pour estimer la menace d’élévation du niveau de la mer dans l’Atlantique, dans le golfe
du Mexique et sur les côtes du Pacifique (Gornitz, et al 1992).
Donc, l’approche de calcul d’IVC est basée sur la méthode de Thieler et Hammar-
Klose (1999), car elle prend en compte les paramètres présentés dans le tableau ci-dessous:
INDICE Paramètre
Géomorphologie côtière
Morphodynamique de la ligne de
rivage (Érosion/accrétion)
Indice de vulnérabilité côtière Indice topographique (Pente)
(IVC) La remontée relative du niveau de
la mer
Hauteur moyenne des houles
Amplitude moyenne de la marée
Ce dernier permet d’effectuer une assimilation quantitative et qualitative de l’indice
côtier de vulnérabilité physique par la formule suivante:
IVC
Le tableau 3 décrit brièvement les six variables physiques utilisées pour estimer
l’intensité de la vulnérabilité physique sur la côte de Saïdia-Nador. Chaque paramètre se voit
attribuer une valeur de vulnérabilité relative basée sur l’ampleur potentielle de sa contribution
aux changements physiques sur la côte.
Page | 65
Tableau 3: Niveau d’effet de chaque paramètre sur le classement d’IVC
Source: Classification côtière faite par l’USGS sur la côte Atlantique des États-Unis.
Les valeurs de l’indice normalisé ont été calculées pour la côte de la région de
l’Oriental par la formule d’IVC. Elles sont réparties en classes correspondant à une vulnérabilité
très faible (IVC= 1), bas (IVC=2), modéré (IVC=3), élevé (IVC=4) et très élevé= 5. Le choix
de ces intervalles est basé sur une analyse horizontale et verticale de la problématique de
vulnérabilité et le degré d’intensité d’indice de tous les sites étudiés en rapport avec les facteurs
climatiques, géomorphologiques et hydrogéologiques.
Page | 66
Figure 32 : Carte de vulnérabilité de Saïdia-Cap-de-l’Eau
Page | 67
Figure 33 : Carte de vulnérabilité physique d’Arekmane-Nador
Page | 68
I.3: Projection 2030 de la vulnérabilité de l’écosystème côtier de Saïdia-Nador
Page | 69
7000
6000
5000
Superficie en H
4000
3000
2000
1000
0
Zone à très basse vulnérabilité Zone à basse vulnérabilité Zone à une vulnérabilité modéré Zone à une vulnérabilité élevée Zone à une vulnérabilité très
élevé
Page | 70
Figure 35 : Projection de l’indice de la vulnérabilité côtière à l’horizon de 2030
Page | 71
Figure 36 : Projection de la vulnérabilité côtière d’Arekmane-Nador à l’horizon de 2030
Page | 72
II: Indice de vulnérabilité socioéconomique (IVE)
Page | 73
Tableau 4: Indices, sous-indices, et composantes de l’IVE rétrospectif
Le calcul est basé sur la formule adoptée par UNCDP. L’IVE est la moyenne
arithmétique calculée d’après la détection de niveaux d’expositions et des chocs. C’est-à-dire:
Page | 74
Spécialisation = 0,5 x Concentration des exportations + 0,5 x part de
l’agriculture, du secteur forestier et de la pêche (Cariolle J., 2010)
Choc = 0,5 x Chocs naturels + 0,5 x Chocs commerciaux (Cariolle J., 2010)
Page | 75
Figure 37: Schéma des paramètres du calcul de l’indice de vulnérabilité socioéconomique
D’après (Cariolle J., 2010)
Page | 76
II.2: Vulnérabilité socioéconomique de la zone côtière nord de l’Oriental
Page | 77
Tableau 5: Indices, sous-indices, et composantes de l’IVE rétrospectif du littoral Nord-Est de la Région de l’Oriental
Composantes Sources des variables ayant servi au calcul des composantes Sous-indices Indices
Page | 78
Figure 38 : Cartographie de la vulnérabilité socioéconomique
Page | 79
Conclusion
Page | 80
Conclusion de la partie I
La topographie: elle est caractérisée par des altitudes faibles tout près de la mer. Cela
favorise les inondations par les cours d’eau, par la remontée de la nappe phréatique ou par la
submersion marine.
À ce propos, notons que la géologie en général est formée par des formations de
granite, de calcaire, de marne ou de dépôts d’origine continentale et/ou marine. Ces types de
formation assurent la filtration des eaux pour alimenter les réservoirs naturels.
La géomorphologie est représentée par une diversité de paysages entre les falaises
vives, les falaises mortes et les plaines côtières. Cette zone est confrontée aux phénomènes
d’érosion hydrologique, éolienne et marine.
L’urbanisation dense du littoral accentue les risques marins sur les habitats à proximité
du rivage. C’est le cas des infrastructures touristiques sur Saïdia et les habitats du centre
d’Arekmane.
Page | 81
Partie II: Analyse spatio-temporelle des risques côtiers
sur le littoral de Saïdia-Nador
Introduction
Les risques côtiers ont toujours été présents, mais leur intensité dépend des facteurs
climatiques et des enjeux socioéconomiques spécifiques à chaque région. Dans le contexte de
la zone côtière de Saïdia-Nador, il est essentiel d'adopter une approche cinématique pour
analyser les formes des risques et évaluer leur intensité sur la géomorphologie côtière ainsi que
sur les enjeux socioéconomiques locaux. Cette approche permet de se concentrer sur les
manifestations concrètes des risques et d'identifier les actions appropriées pour atténuer les
éventuelles catastrophes.
La recherche sur les facteurs qui déclenchent les risques côtiers joue un rôle crucial
dans la compréhension des processus sous-jacents. En comprenant les causes profondes des
risques côtiers, il devient possible de mettre en place des mesures d'atténuation efficaces pour
faire face aux éventuelles catastrophes. Cette étude vise à identifier les zones à risque dans la
région de Saïdia-Nador, en prenant en compte les différentes formes de risques présents et en
évaluant leur intensité. Cela permettra de mettre en évidence les secteurs les plus vulnérables
et d'orienter les actions de prévention et de préparation en conséquence.
L'objectif de cette partie est de prévenir et de réduire les conséquences néfastes des
risques côtiers dans la région de Saïdia-Nador. En identifiant les zones à risque, les formes
spécifiques de risques présentes et en évaluant leur intensité, il sera possible de développer des
stratégies de gestion des risques adaptées. Ces stratégies peuvent inclure des mesures
d'aménagement du territoire, des systèmes d'alerte précoce, des plans d'évacuation, des mesures
de renforcement des infrastructures et des campagnes de sensibilisation. En comprenant les
risques côtiers et en mettant en place des mesures appropriées, il est possible de réduire les
pertes humaines, économiques et environnementales associées à ces risques et de favoriser la
résilience de la région face aux événements côtiers potentiellement dévastateurs.
Page | 82
Chapitre I: Analyse multicritère des risques d’érosion côtière
sur le Nord-Est de la Région de l’Oriental
Introduction
Les risques d’érosion côtière sont des phénomènes engendrés par l’interaction d’un
certain nombre de facteurs (climatiques et marins), dits aléas, et des caractéristiques
géomorphologiques du littoral de la zone d’étude (les plages étant de plus en plus sensibles à
l’érosion). Ces risques d’érosion sont aussi engendrés par l’action anthropique qui perturbe
l’équilibre naturel du milieu côtier.
L’analyse multicritère des risques d’érosion est primordiale pour cerner le phénomène
et pour mieux intervenir en matière d’aménagement du littoral, car cet espace, convoité, mais
fragile, est fortement urbanisé et riche en activités économiques de premier plan.
Dans un premier temps, dans ce chapitre, nous nous intéressons aux méthodes et aux
techniques d’analyse multicritère des risques d’érosion côtière afin de prévoir l’évolution future
du trait de côte. Puis, dans un second temps, nous exposerons les facteurs à l’origine des risques
d’érosion au niveau de la zone d’étude.
Méthode
L’étude diachronique du trait de côte de Saïdia-Nador a été effectuée à partir d’un jeu
de photographies aériennes permettant de remonter à 1958, mais aussi d’images satellites
récentes et de relevés de terrain effectués par GPS de type Leica 1200 lors de plusieurs missions
effectuées en 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 (tableau 6). Le principe repose sur un
traitement des photographies aériennes et des images satellites (Crowell et al 1991). L’étude
consiste dans une première étape à procéder au géoréférencement et à la correction géométrique
en nous rapportant à des cartes topographiques de référence, et en rehaussant la qualité des
images pour travailler sur une échelle homogène. Enfin, la numérisation du trait de côte a été
effectuée à l’écran en utilisant une ligne de référence (ligne de base).
Page | 83
Tableau 6: Inventaire des cartes topographiques, des photographies aériennes, des images satellites et des mesures GPS effectuées sur terrain pour
l’analyse diachronique du trait de côte de Saïdia-Nador entre 1958 et 2022
Page | 84
La correction géométrique des anciennes photographies aériennes a été réalisée par un
géoréférencement relatif avec le logiciel de traitement ArcGIS Desktop. L’image de référence
utilisée correspond à la carte topographique 1958 et à l’image satellite de 2022 à haute
résolution (tableau 7). Par la suite, nous avons effectué un calcul des marges d’erreur afin de
mesurer la pertinence de ces corrections géométriques. Le principe consiste à positionner un
certain nombre de points de repères correspondants à des points de contrôles fixes dans le
paysage sur chaque photographie rectifiée, et à mesurer le décalage en X et Y de ces derniers
sur l’image de référence (Image satellite de 2022). Les résultats obtenus montrent des erreurs
moyennes comprises entre ± 0 et 0,5 m ; les erreurs maximum (entre ± 0,7 à 1 m) ont été
obtenues pour la date la plus ancienne de 1958 dont la qualité de la photographie et le nombre
de points de contrôles disponibles pour la correction géométrique restaient médiocres
(tableau 7).
Total de
Résidu
Résidu Résidu Déviation plaquettes
Date quadratique
moyen médian standard corrélées en
RMSE
pixel
Plusieurs méthodes ont été appliquées pour calculer les changements du trait de côte.
Pour cela, la mobilité du trait de côte a été mesurée par le logiciel ArcGIS Desktop à l’aide
d’outils d’analyse spatiale du trait de côte du module DSAS (Digital Shoreline Analysis
System) (Moore, 2000) le long de 788 transects de Saïdia jusqu’à Cap-de-l’Eau et
1021 transects entre Arekmane et Béni Ensar perpendiculaires à la côte et espacés de 25 m.
Conformément aux méthodes statistiques préconisées par Dolan et al (1991), l’évolution
diachronique du trait de côte a été quantifiée à partir de simples régressions linéaires pour
chaque série de données obtenues pour tous les transects. Des bilans surfaciques ont également
été calculés tout au long du littoral de Saïdia-Nador afin de souligner la particularité des
évolutions morphologiques dans chaque secteur. Donc, nous opérons sur l’analyse
spatiostatistique du trait de côte de Saïdia-Nador. Ce dernier exige de calculer 4 indices
(tableau 8): le mouvement net du Trait de Côte (MNTC ou NSM), le taux du point final (EPR),
la régression linéaire du Trait de Côte (RLTC ou LRR) et le taux de régression linéaire pondéré
Page | 85
(WLR). Cette méthode est communément utilisée pour l’étude du risque d’érosion du trait de
côte sur le littoral (tableau 8).
Tableau 8: Tableau des champs calculés par l’outil DSAS ; intégration sous ArcGis Desktop 10.8
D’après le traitement géostatistique des données sous le logiciel ArcGIS 10.5, nous
constatons que tout au long de Saïdia-Cap de l’Eau, la côte a connu un recul et a enregistré une
moyenne de 2,9 m/an (Fig. 39).
Le taux moyen d’érosion sur le littoral Saïdia-Nador est d’une moyenne de -1 m/an
(Fig. 40).
Page | 86
Figure 39 : Évolution linéaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1958-1979)
Page | 87
Passe (1958-1979)
Page | 88
7
Saïdia-Cap de l'Eau Arekmane-Nador
6
3
m/an
-1
-2
-3
-4
Figure 41: Synthèse de l’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1958-1979)
Page | 89
I.2: Entre 1979 et 2000
Ensuite, vers le Nord-Ouest du secteur mesuré, il peut être observé une régression sur
l’embouchure de la Moulouya avec une vitesse d’érosion très élevée. Cette variation a une
moyenne de -4 m/an entre la partie gauche du port de plaisance et l’embouchure de la
Moulouya. Cependant, par endroit, le taux d’évolution est largement inférieur à celui de la
période de 1958-1979 (2 m/an). Sur la plage de Cap de l’eau, comprise entre la rive gauche de
la Moulouya et le port, la vitesse d’accrétion est à un rythme moyen, soit + 3 m/an.
Kariat Arekmane est marqué par ses pieds dans la mer ; la zone a connu une dynamique
géomorphologique très important en termes d’érosion de -1 m/an. La sédimentation est
principalement observée sur la plage du centre urbain. Il en résulte une progradation ne
dépassant pas 0,2 m/an (Fig. 43).
Donc, nous constatons que la régression calculée du trait de côte de Saïdia-Nador entre
1979 et 2000 est de -1,7 m/an.
Page | 90
Figure 42 : Évolution linéaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1979-2000)
Page | 91
Figure 43 : Évolution linéaire du trait de côte entre Arekmane et Nador (1979-2000)
Page | 92
du du
Figure 44: Synthèse d’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1979-2000)
Page | 93
I.3: Entre 2000-2022
L’analyse des images satellitales pour la période 2000-2022 montre que les deux rives
de la Moulouya ont connu une érosion. Cette situation montre un important recul du trait de
côte de 55 m enregistré au niveau du transect 306. Ceci reflète un rythme d’érosion important,
dépassant 4 m/an. Toutefois, une vitesse d’érosion faible est observée du port de plaisance
jusqu’à l’oued Kiss (Fig. 45).
Vers l’Est, entre les transects 438 et 788, la morphodynamique côtière est plus
complexe. Des valeurs fortement positives sont enregistrées. Elles illustrent une progression du
rivage d’une centaine de mètres. En effet, la tendance de l’évolution du rivage est très
importante. Les vitesses d’accrétion du trait de côte peuvent atteindre par site, 5 m/an.
Page | 94
Figure 45 : Évolution linaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (2000-2022)
Page | 95
Figure 46 : Évolution linéaire du trait de côte entre Arekmane-Nador 2000-2022
Page | 96
I.4: Synthèse des risques d’érosion (1958-2022)
Sur le lido dunaire, nous constatons que le site le plus vulnérable au risque d’érosion
est celui de la partie Ouest de la passe de la lagune (Fig. 47).
La moyenne du recul du trait de côte est de 9 m/an sur une période de 64 ans. Par
contre, le taux d’alimentation représente en moyenne 8 m/an. Ce qui reflète le déséquilibre de
la ligne côtière sur chaque site observé de Saïdia à Nador (Fig. 48).
Page | 97
Figure 47 : Synthèse des risques d’érosion côtière entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1958-2022)
Page | 98
Figure 48 : Synthèse des risques d’érosion côtière entre Arekmane et Nador (1958-2022)
Page | 99
8
m
-2
-4
-6
Moyenned'érosion
Moyenne d’érosion de
du trait
traitde
decôte
côte(m/an)
(m/an) Moyennede
Moyenne deprogradation
progradation dudetrait dede
trait côte (m/an)
côte (m/an)
Figure 49 : Synthèse de l’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1958-2022)
Page | 100
II: Le suivi du trait de côte de Saïdia-Béni N’sar par l’outil GPS (2018-2022):
Le traitement des données fait appel au mode RTK (Real-time kinematic). Ce mode
d’observation permet de traiter et de corriger en temps réel les informations collectées et de
calculer les coordonnées dans le référentiel géodésique. Le système RTK utilise un récepteur
fixe (station fixe dont la position est connue précisément) et un récepteur mobile (station mobile
connectée en temps réel avec la station fixe pour échange de données et correction de
localisation par rapport aux références géodésiques données à la station fixe). La station de base
compare la position calculée à partir du signal GPS et la position réelle, puis réémet les
corrections à apporter vers les récepteurs mobiles. Cela permet à la station mobile de calculer
leur position relative avec une précision de quelques millimètres, bien que leur position absolue
soit aussi précise que la position de la station de base. Les précisions possibles dépendent de la
distance entre les stations fixe et mobile, elle dépend aussi des obstacles qu’affronte la
transmission du signal entre les deux stations.
Page | 101
Le traitement des données a été réalisé avec les logiciels Covadis, Autocad et
ArcGis 10.8 afin d’exporter les données sous un format exploitable. L’utilisation d’outil DSAS
(Digital Shoreline Analysis System) (Thieler et al 2009) dans cette procédure permet de faire
une analyse géostatique et de calculer le bilan sédimentaire d’évolution et/ou de recul du trait
de côte entre 2018-2022.
Les mesures ont été faites sur les sites de Saïdia, l’embouchure de la Moulouya, Cap-
de-l’Eau, Arekmane, le lido dunaire de la Marchica et à l’Est du port de Béni N’sar (Fig. 50).
Page | 102
II.1: Suivi de la dynamique littorale de Saïdia-Cap-de-l’Eau entre 2018-2022
II.1.1- Évolution du site de Saïdia entre 2018 et 2022 (plage de Caracas, port
de plaisance)
Page | 103
X :786387.9940
Y :503792.1870
Points levés
X : 783319.5220
Y : 505106.2230
Page | 104
X : 782482.5240
Y : 505723.3300
Points levés
Page | 105
Figure 54 : Mouvement de la ligne de côte au niveau d’embouchure de Moulouya
II.1.3- Cap-de-l’Eau (Port et Kamkoum El Baz)
Les relevés sur la plage de Cap-de-l’Eau traduisent une évolution régressive de ligne
de côte, notamment celle du site du port. Elle est de - 1 m/an avec un net déplacement de - 5 m
au cours de la période 2018-2022 (Fig. 55). Vers l’Est du port de pêche de Cap-de-l’Eau,
l’avancée du trait au niveau de Kamkoum El Baz est de l’ordre de 1 m/an. Le déplacement de
la ligne du rivage est vers le Sud-Est de 5 m comme indice de déplacement lors de la période
du suivi de la morphodynamique du site (Fig. 56). Donc, d’après les résultats de mesures de
deux sites, il est constaté que le taux d’accrétion est important au niveau de Kamkoum El Baz.
Par contre, l’érosion semble active sur la ligne de côte de Cap-de-l’Eau. Il faut aussi signaler
que la faible activité anthropique favorise l’avancée et/ou le recul morphodynamique du trait
de côte sur les deux sites.
Page | 106
X : 773047.0960
Y : 507867.0440
Page | 107
X : 771354.471
Y : 508707.323
Cap de l’Eau
Page | 108
X : 744574.904
Y : 504544.505
Page | 109
X : 742652.469
Y : 505429.427
Page | 110
II.2.2- Plage Mouhandis et à l’Est de la passe du cordon dunaire de la
Marchica
X : 733968.9460
Y : 512206.5650
Page | 111
X :738646.8080
Y : 508007.1550
Page | 112
II.2.3- Ouest du port de Béni N’sar
X : 725698.861
Y : 520383.932
Page | 113
Conclusion
En revanche, les résultats montrent que les sites ayant connu plus de recul sont
l’embouchure de la Moulouya et la plage d’Arekmane ; cet impact négatif dérive d’une
accélération d’érosion par le recul du trait de côte durant la période d’investigation de terrain
(2018-2022). Ainsi, ce risque d’érosion favorise une accrétion de la plage à L’Ouest du port de
plaisance de Saïdia d’une part, mais d’autre part, il engendre un problème d’envasement sur le
bassin du port dû au transport marin et éolien des sables qui dépasse la digue de protection du
port. En outre, une bonne partie du littoral de Saïdia-Béni N’sar est menacée par l’érosion
accélérée du trait de côte.
Les résultats obtenus ont été comparés à ceux plus anciens obtenus par les travaux de
Lasgaa, Benata, Saïdi et de Bahkan pour la période de 2013 à 2016. Il est constaté que la vitesse
d’avancée sableuse du trait de côte sur les sites surveillés a diminué; soit un facteur de 1 m/an
entre 2018 et 2022. Par contre, la vitesse de recul de la côte semble constante par rapport aux
résultats des études antérieures et aux résultats issus du traitement des cartes topographiques,
des images aériennes et des images satellitales.
Page | 114
III: Facteurs responsables des risques d’érosion côtière
L’existence des deux dérives qui longent la côte Nord-Est de la région de l’Oriental
est liée à la fois à l’aspect rectiligne de la ligne de la côte et à un régime à multi- houle. Les
houles du Nord-Est et du Nord - Ouest se présentent obliquement à la côte et génèrent deux
dérives littorales de sens opposés. Ces dérives jouent un rôle dans la mise en mouvement et le
transport de sédiments suivant le sens qu’elles suivent (Fig. 62).
Page | 115
Figure 62 : Dérive littorale sur le Nord-Est de la Région de l’Oriental
Source : Les images satellites de SAS PLANET des années 2018, 2019, 2020,202 1, 2022 et 2023 Page | 116
III.1.2- Effet des marées et des houles sur la morphodynamique côtière
A
vril 2022
Page | 117
Automne 2021
Été 2021
Page | 118
Pendant la saison hivernale, les tempêtes viennent essentiellement de L’Ouest. Il en
résulte deux directions de houle (Nord-Est et Nord-Ouest) et deux dérives littorales de sens
opposés qui ont contribué à l’arasement de l’avancée deltaïque formée avant la mise en service
des barrages sur la Moulouya, à partir de 1958 (Zourarah B., 1994).
Page | 119
Figure 64 : Les houles sur la côte de Saïdia-Nador
Source : Les images satellites de SAS PLANET des années 2018, 2019, 2020,2021, 2022 et 2023 Page | 120
III.2: Les actions anthropiques et leurs impacts sur le littoral du Maroc oriental
Page | 121
de Saïdia et la problématique d’ensablement importante du port qui nécessitent un entretien par
dragages très coûteux (Benata M., 2016).
Figure 65: Évolution des quantités des sédiments dragués au port de Cap-de-l’Eau
Page | 122
Photo 2: Les sables dépassent la digue vers le bassin du port de Saïdia
Page | 123
Figure 66 : Les principales sources d’alimentation sédimentaire de la zone côtière du Maroc oriental ports installés et barrages
Source : Agence du Bassin Hydrologique de la Moulouya (2023)
Page | 124
III.2.2- Destruction du patrimoine géomorphologique côtier
Les dunes bordières de la plage de Saïdia qui connaît des aménagements touristiques
en raison de sa vue panoramique sur la Méditerranée ont été complètement rasées par des engins
très lourds. Ces derniers ont détruit un patrimoine géomorphologique formé depuis des milliers
d’années. Cette action peut faire progresser les effets physiques sur la plage qui sera très
vulnérable aux impacts des vagues en jet de rive. Par ailleurs, elle aggrave la problématique
d’ensablement qui touche le trottoir de la ceinture routière qui s’étend en parallèle du littoral de
Saïdia (Photo 3).
Source : [Link]
112004 (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 125
III.2.3- Littoralisation de la bande côtière de Saïdia-Nador
Page | 126
Photo 5: Cité d’Atalayoun
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 127
Photo 7: Déchets BTP et domestiques sur la falaise d’Arekmane
Ce green de classe internationale a été conçu par Ron Garl en collaboration avec SKS
Studio. La grande qualité de ses infrastructures pédagogiques a conduit la Jason Floyd Academy
à collaborer avec ce ressort d’exception.
Page | 128
L’offre d’hébergement aux abords de l’Atalayoun Golf Resort donne le choix entre
l’Hôtel du Port 5*, l’Hôtel 4* « Atlas Marchica » ou encore le Boutique-Hôtel (MarchicaMed
s.d.).
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 129
La Cité des Deux Mers illustre le défi novateur du programme Marchica, ou comment
harmoniser le développement économique et la préservation de l’environnement. L’objectif est
d’avoir un projet de tourisme durable à travers l’écoconstruction. Cet Eco-Ressort conciliera
sur 120 hectares les standards internationaux de confort et de construction durable, entre la
lagune et la Mer Méditerranée (Photo 9).
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 130
Le projet regroupe une infrastructure hôtelière importante offrant 32 000 lits et il
prévoit des modes de transports alternatifs tels que l’hydravion, le téléphérique, le funiculaire
et le transport dans la lagune et le lancement du chantier de la liaison Tram-Train de l’aéroport
de Laaroui au port de Beni Ansar (Photo 10).
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 131
Le projet de village des pêcheurs sera accompagné par la construction du nouveau port
de pêche et une marina accueillant les bateaux de plaisance. L’infrastructure d’hébergement
accueillera 6 000 lits (Photo 11).
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 132
Photo 12: La baie des Flamands
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 133
Photo 13: Marchica sport
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Le projet des vergers de Marchica aménagé dans le parc naturel de la lagune ; ils sont
destinés à accueillir sur 14 hectares, un tourisme tourné vers les Mobil-homes et la location de
villas-fermettes. Les infrastructures d’accueil seront conséquentes en regard des
12 000 équivalents-lits prévus (Photo 14).
Page | 134
Photo 14: Les vergers de Marchica
Source : [Link]
nadoris/ (visité le 27/08/2022) à 15h:51 min
Page | 135
Figure 67 : Intensité de littoralisation de la côte de Saïdia-Nador
Digue de protection
Sable (Transport éolien)
Photo 15: Digue de protection du port de Saïdia-Med couverte par de sables d’origine qui
débordent vers le bassin du port
Page | 137
Sur l’extrémité Ouest du littoral, notamment le centre d’Arekmane, le dépôt des
roches au pied des villas et des maisons localisées sur la bande de la plage provoque une
agressivité importante des houles. De ce fait, l’érosion va connaître un rythme plus rapide qu’en
état normal (Photo 16).
Érosion côtière
Mur de protection
Photo 16: Villa abandonnée sous l’effet d’érosion par les vagues
Page | 138
Conclusion du chapitre I
Les modes de protection contre l’ensablement sont efficaces et protègent bien les
ouvrages portuaires. C’est le cas du port de plaisance de Saïdia avant la construction de la digue
affecté par cette problématique et dont les coûts du dégagement des sables sur le bassin du port
sont relativement élevés. La construction du canal de déviation de l’eau d’écoulement du
plateau d’Ouled Mansour achemine le transport des sédiments vers la Moulouya et alimente
l’embouchure.
Sur la partie Ouest, le risque d’érosion est plus marqué sur le site d’Arekmane, car le
déferlement des vagues est plus fort et les habitations sont proches du rivage. En effet, la vitesse
d’érosion est plus importante par rapport au cordon dunaire de la Marchica.
Page | 139
Chapitre II: Les risques hydroclimatiques, géotectoniques
et anthropiques sur le littoral de la région de l’Oriental
Introduction
La zone côtière de la région de l’Oriental est une zone à risque. Elle est sous l’effet
des inondations générées en amont (colline, chaine montagneuse), des cours d’eau et/ou des
châabats, et en aval, elle reçoit l’apport en eau des sommets.
Les risques hydroclimatiques sur le littoral de la région ne sont pas nouveaux. En effet,
la zone a connu des événements extrêmes qui ont conduit à de fortes dégradations.
Après l’analyse des facteurs physiques et anthropiques qui créent les risques côtiers,
notamment dans les zones urbaines de Nador et Saïdia, nous procédons dans ce chapitre à la
cartographie des zones à risque et nous nous intéressons à leurs impacts multidimensionnels sur
le littoral méditerranéen du Nord-Est marocain.
En effet, il est plus aisé de se focaliser sur les secteurs susceptibles d’être impactés lors
d’une inondation potentielle.
Page | 140
I.1: Historique des inondations sur le littoral Nord-Est marocain
Le littoral du Maroc oriental est marqué par sa faible topographie entre 0 et 4 mètres
et par sa géomorphologie dominée par des formations sableuses, des formations limoneuses et
des formations d’origine volcanique. En effet, il représente une scène d’inondation active
pendant les périodes de précipitations connues dans le temps et favorise la remontée des nappes
phréatiques qui déclenchent l’inondabilité des zones à faible altitude.
Depuis les années soixante, des précipitations importantes ont été à l’origine
d’inondations enregistrées pendant plusieurs années successives dans les villes de Saïdia
et Nador. Les épisodes d’inondations ne sont pas nouveaux. En effet, de nombreux événements
pluvieux exceptionnels et des débits critiques ont été enregistrés auparavant. Les inondations
des années 1963, 1968, 1986, 1994, 2006 et 2008 nous rappellent les enjeux des risques
hydrologiques (Salmon et al 2010). Ces crues particulièrement violentes ont provoqué des
inondations dans la plaine de Saïdia en mai 1963 (débit d’oued Moulouya été 7200 m3/s), en
avril 1964, en novembre 1986, en novembre 1993 (débit d’oued Moulouya été 6500 m3/s), en
mars 2004, en 2007, en 2009 et 2010 (Benata M., 2016).
Les villes de Saïdia et Nador sont des zones dont l’altitude ne dépasse pas les
10 mètres. Ces zones sont plus susceptibles d’être inondées lors d’événements
hydroclimatiques extrêmes. Les dernières précipitations du 4/04/2022 et du 06/04/2022 ont
montré la vulnérabilité de la ville de Nador. En effet, plusieurs quartiers ont été inondés
(Fig. 68).
Page | 141
Figure 68 : Carte des inondations de la ville de Nador
Source : Cartes topographiques 1/50 000, Image Satellitales d’USGS (ETM 5, Land7, Land9),
Plan d’aménagement spécial (2022)
Page | 142
Figure 69 : Carte des zones historiquement connues par des inondations à la plaine côtière de Saïdia
Source : Cartes topographiques 1/50 000, Image Satellitales d’USGS (ETM 5, Land7, Land9), Plan d’aménagement Saïdia (2019)
Page | 143
Figure 70: Carte des zones historiquement connues par des inondations à Nador
Source : Cartes topographiques 1/50 000, Image Satellitales d’USGS (ETM 5, Land7, Land9), Plan d’aménagement spécial (2022)
Page | 144
Figure 71: Carte des zones historiquement connues par des inondations à Arekmane
Source : Cartes topographiques 1/50 000, Image Satellitales d’USGS (ETM 5, Land7, Land9), Plan d’aménagement spécial (2022)
Page | 145
I.2: Impacts socioéconomiques des risques d’inondation
À Saïdia, les niveaux du risque du territoire de la plaine côtière concernent trois zones:
• Zone à risque élevé: c’est un périmètre correspondant aux zones d’habitats, aux
projets touristiques et à l’infrastructure de base. Avant la construction du canal
d’évacuation au piémont d’Ouled Mansour, les terres étaient menacées par les
inondations notamment des crues des chaâbas des collines d’Ouled Mansour.
Aujourd’hui, la remontée de la nappe phréatique de la plaine côtière menace
plus de 2195 ha.
• Zone à risque moyen: elle concerne 141 ha, principalement l’arrière-pays de la
ville. Son effet est moins agressif en raison de l’habitat dispersé (Quartier) et
des terres agricoles qui occupent une surface importante du territoire au pied
de la falaise morte d’Ouled Mansour.
• Zone à risque faible: Cette zone est connue par ses milieux naturels adaptés
aux variabilités des événements climatiques sans intervention anthropique.
Dans sa globalité, le risque d’inondation couvre 50 ha. Ce qui reflète le faible
impact des sites écologiques riches.
À l’extrémité Ouest de la zone de l’étude se trouve la ville de Nador. C’est une ville
vulnérable aux inondations en raison de la densité importante de sa population, de ses activités
économiques et de ses infrastructures de bases. Dans ce contexte dynamique de la ville, trois
zones sont perçues à risque selon la surface impactée:
• Zone à risque élevé: la totalité du tissu urbain de Nador est connue pour sa
proximité des oueds tels que l’oued Caballio et l’oued Selouane. La surface
susceptible d’être inondée est de 4000 ha. La totalité du secteur est marquée
Page | 146
par des infrastructures de haute importance (Hôpital, route, administration,
services et commerces…).
• Zone à risque moyen: le périmètre inondé de cette zone est de 143 ha ; son effet
est localisé aux quartiers à côté d’oued Caballio, de Selouane et de ses
affluents. En effet, ils impactent l’habitat, les services publics, les
infrastructures de base.
• Zone à risque faible: à ce niveau, l’inondabilité du territoire urbain est moins
soutenue. Elle touche des zones moins urbanisées ou plutôt ouvertes
(257 hectares). Ce qui favorise l’affaiblissement d’agressivité du risque et
réduit leurs impacts socioéconomiques sous plusieurs dimensions.
Tableau n° 9: Surface inondée en hectare lors des crues et la montée de la nappe phréatique
D’après les chiffres officiels, 4 personnes ont été emportées; plusieurs constructions et
routes ont été endommagées. Voici l’état de la situation du 26/10/2008 au 1/11/2008 (Sbai A.,
et al 2016).
Page | 147
Les quartiers les plus exposés au risque d’inondation à Nador sont: Aarid, Bouarourou,
Fetouaki, Laârassi, Chaâla, l’aéroport, Issabbanène, Ouled Lahcen, Alfayde, Jaâdar, Chaâbi,
Sidi Ali, Laâri Chikh (Sbai A., et al 2016).
Les cours d’eau les plus dangereux étant [Link]â et [Link] (Beni Nsar) (Sbai
A., et al 2016).
À cette occasion, les charriages importants des cours d’eau ont détruit des ponts et des
routes. Plusieurs routes ont été coupées: JHioua – Farkhana ; Selouane – El Hoceima (TN 16) ;
Nador – Selouane ; Nador – El Hoceima (ancienne route, RN2) ; Aroui – Driouch; Nador –
Taourirt (au niveau d’Oued Moulouya) (Sbai A., et al 2016).
Page | 148
Figure 72 : Carte de niveau d’impact d’inondation à Nador-Béni N’sar
Source : Hlal (2022)
Page | 149
Figure 73 : Carte de niveau d’impact d’inondation à Arekmane
Source : Hlal (2022)
Page | 150
Figure 74 : Carte de niveau d’impact d’inondation à Cap-de-l’Eau Source : Hlal (2022)
Page | 151
Figure 75: Carte de niveau d’impact d’inondation à Saïdia
Source : Hlal (2022)
Page | 152
II: Les risques de la submersion marine et les impacts socioéconomiques
La bande côtière entre Saïdia et Nador n’échappe pas à l’élévation du niveau de la mer.
La topographie à basse altitude, la position géographique face aux aléas météo-marins et
l’élévation de la mer se combinent. Ces facteurs sont des déclencheurs de risque de submersion
marine des zones susceptibles d’être submergées.
L’exposition du littoral aux risques liés aux dynamiques météo marines favorise la
vulnérabilité côtière suite à la littoralisation importante de la côte de Saïdia-Nador.
Dft: MHW + St + Wf + Pf
Avec:
Les étapes méthodologiques proposées par Hoozemans et al (1993) ont été appliquées
par Snoussi M., et al (2008), Sbai A., et al (2012) et Lasgaa H., et al (2010), pour déterminer
les niveaux d’inondation par la somme des facteurs impliqués dans l’élévation du niveau de la
mer.
Page | 153
II.1: Zones potentiellement submergées lors de l’élévation du niveau de la mer
L’année 2022 a été marquée par des événements météo-marins fréquents. Le dernier
étant celui du 4/04/2022 et du 06/04/2022 ; la lagune de Marchica est sortie de son niveau
habituel pendant cette période (Photo. 17).
Page | 154
en raison de la faible pente qui favorise la flexibilité d’eau marine vers la plaine côtière. Sur
l’extrémité de la zone d’étude, Nador et Arekmane sont les deux sites les plus menacés par une
submersion marine. En effet, l’élévation du niveau de la mer peut provoquer un impact à
différentes échelles. Lors d’une élévation de 1 mètre, les surfaces concernées seront de 20 %.
Si le niveau de l’eau est de 2 mètres, les zones touchées seront de 80 %. Par contre, la hauteur
supérieure du niveau de la mer engendre un risque néfaste sur la ville de Nador et le centre
d’Arekmane à cause de leur proximité au littoral. En effet, plus de 95 % seront sous l’eau lors
d’un tel événement extrême (Fig. 76 et 77).
Page | 155
Figure 76 : Cartographie du risque de submersion marine à Saïdia - Cap de l’Eau
Page | 156
Figure 77 : Cartographie du risque de submersion marine à Arekmane
Page | 157
Figure 78 : Cartographie du risque de submersion marine à Beni Nsar et Nador
Page | 158
II.2: Impacts socioéconomiques des risques de submersion marine
Sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer, l’espace bâti peut être impacté à
plusieurs niveaux. Selon le scénario utilisé, on peut projeter quatre niveaux de dommage:
❖ Scénario de 0-1 m: concerne les bâtiments les plus proches de l’estran. En effet,
on compte plus de 1000 bâtiments menacés par les inondations marines. Pour
les infrastructures de bases, on estime plus de 194 km de routes impactées,
d’assainissement et d’eau potable.
❖ Scénario de 1-2 m: ce dernier couvre plus de 3000 hectares. Autrement dit,
2645 bâtiments submergés et 175 km d’infrastructures noyées.
❖ Scénario supérieur à 2 m: pour ce niveau, la majorité de la plaine côtière de
Saïdia sera submergée par l’eau de mer. Par contre, la ville de Nador sera
impactée sur une surface de 2263 hectares (2183 bâtiments, 235 km
d’infrastructures touchés).
Page | 159
Figure 79 : Effet des risques de submersion marine sur l’occupation du sol à Saïdia-Cap de l’Eau Page | 160
Figure 80 : Effet des risques de submersion marine sur l’occupation du sol aux alentours de la Marchica
Page | 161
Figure 81 : Effet des risques de submersion marine sur l’infrastructure à Saïdia-Cap de l’Eau
Page | 162
Figure 82 : Effet des risques de submersion marine sur l’infrastructure aux alentours de la Marchica
Page | 163
III: Risques géologiques, géomorphologiques et géotechniques sur la bande
côtière de la Région de l’Oriental
Les domaines du Sud de l’Espagne (chaîne bétique) et du Nord du Maroc (Rif) sont
géo-dynamiquement liés au domaine d’Alboran, situé entre l’Ibérie et l’Afrique (Tahayt A., et
al 2008). Le domaine bético-rifain, structuré pendant le cycle alpin (Chalouan A., et al 2001 ;
Michard A., et al 2002), est découpé en de nombreuses écailles tectoniques très fracturées, avec
un grand contraste rhéologique entre ces unités. Les nappes du Rif chevauchent la marge
africaine proprement dite vers le Sud (Tahayt A., et al 2008). Dans cette situation, les Bétiques
et le Rif subissent des contraintes liées à la convergence oblique de direction NW–SE entre
l’Afrique et l’Eurasie, au niveau du domaine d’Alboran (MCclusky et al 2003). La vitesse
moyenne de cette convergence a été estimée entre 3 et 5 mm/an (Calais E., et al 2003 ; Demets
C., et al 1994 ; MCclusky S., et al 2003). La répartition des séismes en profondeur permet de
localiser les accidents de la croûte potentiellement actifs (Fig. 83).
Page | 164
Figure 83 : Événements sismiques ayant affecté la province de Nador (1901-2018)
Page | 166
D’après le suivi terrain du 2018 jusqu’à 2022, nous avons constaté que l’extension des
risques d’érosions reste très limitée géographiquement, du fait qu’elle ne concerne que la zone
des falaises d’Arekmane. Ce sont globalement des séries en faciès sableux et limoneux. Les
diaclases en évolution d’une manière menacent les habitats à proximité de la falaise vive
d’Arekmane (Photo. 19).
Chaque année, les séquences de la falaise vive perdent une masse sédimentaire
importante. C’est une perte résultante tout simplement d’une mauvaise gestion de cet espace
littoral. Ce dernier ne tolère pas l’empiétement de l’emprise potentielle du développement du
trait de côte. Cette dynamique spatio-temporelle est due, d’une part, à l’ampleur des facteurs
artificiels agissant directement sur les côtes combinées aux forces météo-marines (vagues,
courants, marées, vent…) et aux facteurs liés à la géodynamique marine exprimée au niveau de
la bande limitrophe par une translation du trait côtier. Ceci résulte de la régression de la falaise
au niveau d’Arekamne (Fig. 84).
Page | 167
Figure 84 : Habitat vulnérable aux risques d’érosions sur le site d’Arekmane
Source: Plan détaillé des diverses portions du domaine public de l’État et des
collectivités locales, Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica, février
2022
Page | 168
IV: Risques anthropiques sur littoral de Saïdia-Nador
Les actions anthropiques sur Arekmane visent la stabilisation des fronts marins
convoités et ce, afin de réduire les risques d’érosion et de déséquilibre côtiers. Or, dans le cas
de la dynamique littorale, l’aménagement individuel (Bétonnières) visant à réduire l’effet des
houles sur le rivage, notamment l’emprise sableuse et l’érosion de la falaise vive, a montré ses
limites. Par contre, l’intervention de processus naturels (comme la recherche du point
Page | 169
d’équilibre) pourrait favoriser la durabilité et la stabilité de la bande littorale, donnant lieu à la
création des coupures naturelles (Photo. 21).
Page | 170
vulnérabilité des bâtiments en raison de l’humidité et de la salinité qui favorisent la dégradation
des matériaux utilisés dans la construction des résidences (photo. 22).
Les activités humaines ont un impact significatif sur la qualité des eaux de surface,
entraînant des problèmes tels que la pollution de l'air, les rejets d'effluents, l'utilisation d'engrais
agricoles et la surexploitation des ressources en eau (Niemi et al 1990). Ces activités exercent
une pression considérable sur les écosystèmes aquatiques, provoquant une détérioration de la
qualité de l'eau, une diminution de la biodiversité, une perte d'habitats essentiels et une
dégradation globale des écosystèmes aquatiques et estuariens (El Hmaidi et al 2020).
L’étude réalisée par El Hmaidi et al (2020) a calculé l'indice de pollution de l'eau (PI)
d’oued Moulouya, révélant que la majorité des stations (86%) ne montrent pas de signes de
pollution, principalement dans les zones amont. Cependant, la qualité de l'eau se dégrade
particulièrement dans les zones où les activités agricoles et touristiques des communes de
Berkane et Saïdia sont présentes.
Quant à la lagune de Marchica, une étude menée par Oujidi et al (2020) a montré que
cette étendue d'eau de 15 km2 est directement impactée par les rejets provenant des activités
urbaines et économiques. Les variations saisonnières ont également un effet significatif sur les
concentrations de certains métaux tels que le fer (Fe), le cuivre (Cu), le nickel (Ni), le cadmium
Page | 171
(Cd), le manganèse (Mn), le zinc (Zn), le chrome (Cr) et le plomb (Pb) dans la lagune (Oujidi
et al 2020).
Photo 23: Déchets solides jetés sur le SIBE de la Moulouya (à 300 mètres de l’estuaire)
La lagune de Marchica n’échappe pas à son tour à cette problématique. Elle subit des
rejets liquides et solides, d’origines diverses:
• La pollution domestique: elle est liée aux eaux usées des quartiers dépourvus
d’assainissement collectif. Sans oublier les rejets de la station d’épuration et
Page | 172
des boues de séchage, stockés au bord de la lagune et qui constituent une
pollution azotée et phosphatée favorable à l’eutrophisation du milieu.
• Les rejets des activités industrielles drainés par les oueds de l’amont vers la
lagune.
• Les rejets d’hydrocarbures utilisés dans les moteurs des barques de pêche, et
ceux des huiles de vidange et des eaux de lavage provenant des stations de
services.
• La pollution solide des décharges incontrôlées, les déchets industriels et du
BTP, les résidus miniers et les ordures ménagères du grand marché de Nador
sont en effet stockés dans une décharge publique non contrôlée, installée dans
une dépression inondable (photo. 24).
Photo 24: Remblaiement par déchets du BTP afin de gagner du terrain aux dépens de la lagune
(Site d’Arekmane)
Source : Hlal (2022)
Page | 173
recul du delta semble néanmoins avoir ralenti depuis 1995 ; ce qui peut sans doute être mis en
relation avec la forme plus rectiligne qu’il présente. Depuis 1997, la présence du port de
plaisance bloque le transit sédimentaire et accumule le sable le long de ses digues (Benata M.,
2016).
Les ressources naturelles de la zone côtière Nord-Est du Maroc sont soumises à une
exploitation massive de son potentiel. En effet, le constat de vulnérabilité de l’écosystème côtier
avec le rythme d’exploitation non durable des ressources engendre un déficit irréversible en eau
impactant le patrimoine écologique et biologique. C’est le cas, pour la Moulouya en particulier
qui marqué par le recule de son débit et sa largeur à l’estuaire (photo. 25). Ce faible débit de la
Moulouya traduit le manque de ressources en eaux qui couvraient à l’origine les demandes des
habitants de la région, l’activité agricole tout le long d’oued. Il peut aussi être ajouté les activités
touristiques qui gaspillent un volume important d’eau pour irriguer les terrains de golf.
Les études menées par Badraoui (2001) pour les horizons 2000 et 2020 au niveau des
différents bassins permettent de soutenir que la situation de déficit en eau est déjà enregistrée
et effective au niveau du bassin versant de la Moulouya. En 2000, il est estimé que sur 1230 m3
d’eau mobilisés, 655 m3 sont utilisés, mais en 2020, sur 1430 m3 d’eau mobilisés 1760 m3
devraient être utilisés, soit un bilan de déficit de 62 m3 en 2000. Par contre, il sera de -201 m3
en 2020 (Bouslihim A., et al, 2020) (tableau 10).
Page | 174
Tableau 10: Les potentialités hydriques de la Moulouya (en Mm3/an)
Mobilisation Emploi
Mobilisation Emploi Bilan Bilan (ABH)
(ABH) (ABH)
Bassin/Année
2000 2020 2000 2022 2000 2020 2000 2020 2000 2020 2000 2020
Moulouya 1230 1430 1230 1760 1292 1631 - 906 -62 -201 - 854
Page | 175
La déforestation de la forêt de Tazagraret à Saïdia par le promoteur touristique
FADESA a provoqué un déséquilibre environnemental à l’échelle de la biodiversité de la plaine
côtière. En effet, le rasage de cette ceinture verte libère le mouvement des sables par les vents
vers l’arrière-plage (Fig. 85 et 86).
Figure 85: Carte de la forêt de Tazagraret avant le démarrage du projet de la station balnéaire
de Saïdia
Source: Carte topographique de Triffa 1/50 000
Page | 176
Figure 86: Carte montrant que la forêt de Tazagraret a totalement été remplacée par la station
balnéaire de Saïdia
Source: Image satellite de Google Earth 2004 et 2022
La surexploitation concerne aussi des sables utilisés sur les travaux de construction
mobiliers (BTP) depuis le démarrage du projet FADESA. La majorité des sables est extraite de
la plage pour alimenter le besoin en travaux BTP. L’exploitation ne s’arrête pas ici, car elle
continue vers l’arrière-pays de la plage. Plusieurs carrières d’extraction de sable sont ouvertes
sur les berges de la Moulouya ; elles sont destinées aux nouveaux projets de promotion
immobilière. Aussi, d’après Benata les berges de la Moulouya ont connu l’extraction des sables
(photo. 26).
Page | 177
Photo 26: Extraction du sable des berges de la Moulouya au niveau de Kharbacha le mois de
mars 2014 (Taybi, 2014)
Sur la zone de Nador, l’utilisation des engrais agricoles pour augmenter la productivité
conduit à la pollution du sol et des ressources en eaux. Ce sont les oueds qui alimentent la
lagune de Marchica qui subissent davantage l’impact de cette activité anthropique. La
surexploitation est aussi provoquée par d’autres secteurs d’activités notamment l’activité de la
pêche, les activités industrielles et les besoins urbains (Fig. 87).
Page | 178
Figure 87 : Impact des activités anthropiques sur les ressources en eaux
Page | 179
Conclusion du chapitre II
Le recul de la côte meuble sur le site de Saïdia et Arekmane expose les biens
socioéconomiques aux risques de submersion marine; là où les cordons dunaires sont les moins
développés et les aménagements prennent mal en compte l’hydrodynamique marine. C’est le
cas pour la corniche de la Marchica qui a été submergée lors de l’élévation du niveau de la mer
en avril 2022. Saïdia n’échappe pas à son tour à cette problématique qui touche le tampon tout
au long de la plage vu sa faible hauteur et l’installation d’infrastructures touristiques
importantes.
Les inondations ont certains effets sur la zone malgré la construction du canal de
déviation des eaux d’écoulement d’Ouled Mansour. Elles ont toujours posé un défi sur la plaine
de Saïdia. La remontée de la nappe favorise la submersion des terrains à basse altitude. Sur la
partie Ouest de la zone d’étude, les risques d’inondation sont focalisés sur Nador en raison de
la densité démographique et des activités économiques importantes. Les projets de canalisation
des oueds Selouane, Oued Caballo et Oued Béni Enssar et de ses affluents pour pallier ou
réduire les risques d’inondations n’ont pas donné les résultats souhaités. Des quartiers de Nador
souffrent jusqu’aujourd’hui de la problématique d’écoulements torrentiels des oueds lors des
événements météorologiques importants. Ainsi, les ressources naturelles du littoral sont
menacées par la surexploitation massive qui dépasse leur potentiel. En effet, le débit de la
Moulouya a connu un recul important. Pour la Marchica, la pollution est en premier lieu liée au
déséquilibre de l’écosystème lagunaire. Aussi, l’augmentation des sources de la pollution dans
l’eau provoque une perturbation physico-chimique sur la lagune conduisant à la perte de la
faune et de la flore connues sur ce SIBE classées dans les zones de RAMSAR.
Page | 180
Conclusion de la partie II
La bande côtière du Maroc oriental est considérée comme une zone d’interaction des
facteurs physiques et socioéconomiques. Mais, elle est aussi connue par sa vulnérabilité
multidimensionnelle à l’échelle spatio-temporelle. Ces paramètres engendrent des risques
d’origines climatiques, géomorphologiques, marines et anthropiques. L’intensité de chaque
risque dépend de l’agressivité des aléas, de la densité et de l’importance de l’enjeu
socioéconomique.
D’après l’analyse des formes et les niveaux du risque, nous constatons que les zones
connues par une densité importante de la population et des activités économiques sont les plus
susceptibles d’être touchées par un risque. La géomorphologie et la topographie sont aussi
arbitraires pour déterminer l’agressivité du danger.
Page | 181
Partie III: Impacts des aménagements et modes
de gestion des risques côtiers
Introduction
La gouvernance des risques côtiers sur le littoral du Maroc oriental représente un enjeu
majeur en matière de protection de l’écosystème côtier au regard de la dégradation irréversible
de sa richesse biologique et écologique. En effet, la mise en place des outils de planification
spécifiques à ces milieux complexes est une démarche fondamentale de la préservation du
patrimoine naturel de la côte de Saïdia-Nador.
Page | 182
Chapitre I: Impacts des projets d’aménagement côtiers sur le
littoral de Saïdia-Nador
Introduction
Page | 183
II: Projets d’aménagement réalisés ou en cours de réalisation
Les modes d’actions humaines individuels dépendent des besoins et/ou des risques qui
touchent la population et ses biens. Sur la zone d’étude, les empreintes humaines sont bien
marquées sur Arekmane. Plusieurs aménagements ont été faits pour protéger les villas aux pieds
de la plage. Mais, ceux-ci ne contribuent qu’à perturber la dynamique marine et, par conséquent,
à accélérer l’érosion sur le trait de côte. La plage et la falaise d’Arekmane subissent une forte
érosion (photo. 27).
Page | 184
II.2: Le projet Nouvelle Station Touristique de Saïdia (NSTS)
L’étude d’impact sur l’environnement n’a pas été faite pour analyser les effets du
projet du complexe touristique (Benata M., et al 2016).
La station balnéaire a été construite sur une surface de 713 ha et 6 km de front de mer
(Benata M., et al, 2016). Elle est constituée d’un port qui a été renforcé par une digue de
protection contre les houles, 8 hôtels de hauts standings, plus de 2545 villas et des
appartements, 3 parcours de golf avec 18 trous (photo. 28).
Page | 185
II.3: Les barrages
Pour la zone d’étude, les grands barrages construits sur la Moulouya afin d’atténuer
les eaux de l’amont et ayant pour objectif de préserver de l’eau sont le barrage Mohammed V
et le barrage Mechrâa Hammadi. En plus, il existe des barrages colinéaires visant à retenir des
eaux fluviatiles, notamment celui de Mechrâa Safsaf.
Capacité de la retenue
Barrage État Hauteur en (m)
(Mm3)
Barrage en
Saïdia4 10 0,3
cours
Barrage
Mechrâa Hammadi 57 8,40
existant
Barrage
Mohammed V 64 410,00
existant
Barrage
Msakhskha 20 2,7
existant
Barrage
Batmat Rma 20 0,8
existant
4
[Link]
Page | 186
II.4: Projet de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC)
Le projet est d’un coût total de 5,8 millions $ de don FEM et de 20 millions $
(Cofinancement gouvernemental). Les objectifs définis sur le périmètre du projet sont définis
comme ci-dessous6:
5
[Link]
6
[Link]
Page | 187
III: Impacts des projets réalisés
Page | 188
L’installation des barrages engendre une diminution du bilan sédimentaire au profit de
l’estuaire de la Moulouya. En plus, les barrages installés sur la Moulouya et leurs affluents
provoquent un affaiblissement du débit écologique de la Moulouya. Cela impacte la faune et la
flore du SIBE.
Aujourd’hui, l’intrusion marine est bien enregistrée à l’échelle de la zone côtière. Sur
la plaine de Bouareg, l’étude menée par El Mandour A., et al (2007) conclut que la
problématique d’intrusion est relativement liée à l’intensité spatiale de la conductivité
électrique. En effet, les périmètres impactés par la salinité sont divisés en trois zones:
❖ Une zone à forte conductivité (>30 000 µS/cm): elle est caractérisée par des
valeurs très élevées de conductivité électrique. Cette augmentation se produit
dans la direction opposée à l’écoulement des eaux souterraines. Ce qui
s’explique par les affleurements marneux contenant de l’évaporite.
❖ Une zone à moyenne conductivité (9000-30000 µS/cm): dans la partie centrale
de la plaine, les valeurs restent majoritairement supérieures à 6000 µS/cm. Ce
qui explique l’effet d’Oued Selouane.
Page | 189
❖ Une zone à faible conductivité (3000-9000 µS/cm): ce champ concerne
principalement les parties ouest et est de la plaine. Cet indicateur montre que
l’aquifère est rechargé par des eaux plus fraîches provenant des massifs qui
bordent la plaine.
Figure 88: Évolution spatiale de la conductivité électrique sur la plaine côtière de Saïdia (2009)
Page | 190
Figure 89: Évolution spatiale de la conductivité électrique sur la plaine de Bouareg (2005)
Page | 191
Vers L’Ouest, le lancement du projet d’aménagement de la lagune de Marchica permet
de valoriser le Grand Nador en proie à une stagnation socioéconomique. En effet, il favorise
l’ouverture à l’international à travers la mise en valeur du port de Béni Ensar.
Page | 192
Conclusion du chapitre I
L’aménagement côtier de la zone nord de la région de l’Oriental est marqué par deux
dimensions (environnementales et socioéconomiques). L’effet de certains projets n’a pas été
aux attentes vu leur impact négatif sur l’écosystème côtier. Aussi, le modèle du projet de la
station balnéaire engendre un dérèglement sur la morphodynamique littorale et la dégradation
du système dunaire et végétal. Par contre, d’autres projets lancés dans le cadre de
MedWestcoast et Smap III ont permis de réduire les effets sur les sites d’intérêt biologiques et
écologiques classés (SIBE de la Moulouya et de la Marchica).
Page | 193
Chapitre II: Gouvernance des risques côtiers
le long du littoral de Saïdia-Nador: Approche adaptative
et durable
Introduction
La gouvernance des risques côtiers est une approche adoptée par les acteurs publics
afin d’atténuer les dégâts et l’intensité des risques sur plusieurs dimensions. La prise en compte
de la vulnérabilité du littoral nécessite une gestion durable de la façade nord de la région.
L’État et les acteurs locaux ont pris des mesures opérationnelles et réglementaires pour
une bonne maîtrise de la zone côtière. Cela ne sera possible que si tous les acteurs partagent la
même stratégie et acceptent la coopération pour avoir des décisions durables et transversales de
différents secteurs.
I: Mesures directives
Les espaces géographiques favorables à l’extension sont très limités et ont été
consommés depuis longtemps. L’extension se fait sur les versants du Mont Gourougou (Hay
Tirekkaâ) à Nador, mais également sur les terres irriguées au Sud et au Sud-Ouest à Arekman
Page | 194
(plaine de Bou Areg). Donc la seule zone possible pour l’évolution de la ville de Nador et le
centre d’Arekman se trouve au Sud des deux espaces urbains malgré le risque qu’elle présente
(au détriment des terrains agricoles). Nous pouvons donc estimer que les sites des villes
limitrophes de la lagune constituent des contraintes à leurs évolutions et que l’extension urbaine
était en harmonie avec le déterminisme géographique qui a imposé des axes définis favorables
à l’extension avec quelques exceptions au cours des dernières années (Bahkan M., et al 2018)
(Fig. 91et Fig. 92).
Page | 195
Figure 90: Plan d’aménagement du Saïdia
0 500 1000 m
Le plan élaboré le 2 juin 2022 dans le cadre de la loi du littoral n° 81.12 vise à intégrer
la dimension de la protection du littoral dans les politiques sectorielles en se basant sur les
recherches scientifiques, socioéconomiques et environnementales disponibles. Ainsi,
l’approche de gestion intégrée prend en compte la vulnérabilité d’écosystème du littoral et la
pression anthropique sur les ressources menacées par la dégradation. À ce titre, il prévoit les
mesures à prendre pour prévenir, lutter et réduire les risques de pollution côtière.
Dans ses objectifs, le plan fixe six axes d’intervention et 20 objectifs (article 2). Il
s’agit d’instaurer une bonne gouvernance du littoral en renforçant la concertation et la
convergence des politiques sectorielles publiques, et d’instaurer un climat de coopération entre
les institutions, les élus, le secteur privé et la société civile afin d’assurer une planification
durable du littoral. Dans ce cadre, le plan insiste sur l’importance du partage des données
relatives au littoral, afin de renforcer l’implication et la participation des citoyens et des élus
dans les politiques environnementales. Il souligne la nécessité de relancer et de coordonner la
recherche scientifique et l’innovation pour un développement côtier durable.
L’objectif du dit plan dépend de la mise en œuvre des objectifs sur la réalité, afin
d’abstraire les avantages et les limites en matière d’application. La stratégie du plan vient d’une
façon pour la protection du littoral et privilégie la durabilité dans l’aménagement côtier.
Le schéma régional est fondé sur des recherches scientifiques dans les divers aspects
liés à la zone côtière (environnemental et socioéconomique). C’est un instrument opérationnel
de la gestion intégrée du littoral.
Selon la loi du littoral 81-12, le schéma a pour optique de prendre en compte les
mesures d’aménagement, de protection de mise en valeur et la conservation des écosystèmes
du littoral pendant 20 ans de sa validité.
Aussi, il doit avoir une vision de convergence et d’harmonisation avec les orientations
des autres programmes de planification et de gestion du territoire, notamment le plan
d’aménagement urbain, les schémas directeurs, etc.
Page | 201
Au niveau du littoral de Saïdia-Nador, l’adoption d’un schéma régional du littoral n’est
pas encore planifiée. Même, le constat du littoral du Maroc oriental traduit la vulnérabilité de
son patrimoine naturel et de ses ressources due principalement à l’urbanisme et à la croissance
des activités économiques sur la ceinture côtière de la Région.
Les objectifs du plan d’aménagement spécial se focalisent sur les axes suivants:
Page | 202
enjeux environnementaux, notamment ceux relatifs à la préservation contre
toute forme de dégradation.
➢ La mise en place des nouveaux modes de transport durable favorisant une
mobilité fluide (tram-train, transport maritime, etc.).
➢ Il importe par ailleurs d’introduire l’innovation en termes de planification et de
maîtrise d’ouvrage urbaine à partir de la promotion d’un urbanisme
opérationnel visant la réalisation de projets multifonctionnels portés par les
aménageurs tout en garantissant la qualité du cadre bâti à travers la mise en
place d’une charte architecturale et paysagère.
Page | 203
Figure 94: Plan d’aménagement spécial du site de la Marchica (février 2022)
Les principaux actes juridiques marocains pour les zones côtières se présentent sous
deux formes: les réglementations et les directives fournies par les agences d’aménagement et
les services publics de planification territoriale. Les réglementations sont les lois de protection
de l’environnement et de l’aménagement du territoire. D’autre part, les directives exigent
certaines actions pour atteindre les résultats prévus dans ces dernières selon les délais de sa
mise en œuvre.
Ladite loi est considérée comme une phase de transition pour le Maroc en ce qui
concerne la politique de gestion et d’aménagement côtier. Elle comble un vide réglementaire
dans ce domaine depuis l’indépendance du Maroc en 1956.
L’analyse du contenu de la loi n° 81-12 permet de constater qu’il y a deux piliers qui
ont été priorisés dans ladite loi:
Figure 95 : Modèle 3D pour les distances des constructions par rapport à la distance
réglementaire
Source : [Link] (2022)
Même si cette gestion intégrée s’est révélée opérationnelle pour la zone de Saïdia-
Nador, l’état physique de la côte est dégradé en raison de l’exploitation exponentielle des
Page | 207
ressources naturelles qui semblent vulnérables et irréversibles. Donc, l’action pour l’atténuation
des impacts serait de mener en premier lieu des actions de sensibilisation avec les différents
acteurs du territoire (Décideurs, acteurs privés, populations et associations) ; l’objectif étant de
gouverner des actions anthropiques de sorte à garder la durabilité des ressources.
Afin de projeter ses objectifs, la Charte nationale se base sur 7 principes qui constituent
les piliers de cadrage à respecter pour les stratégies et les interventions des acteurs publiques et
les autres parties dans le domaine de l’environnement et du développement durable
(gouvernement marocain, 2014).
Page | 208
6) La responsabilité: chaque acteur (public, privé et/ou société civile) est
responsable de tout acte qui cause des dommages à l’environnement.
7) La participation: elle implique d’ouvrir la participation des acteurs privés et
la société civile dans le processus d’élaboration des stratégies et les plans
relatifs à la protection de l’environnement et au développement.
Depuis le Protectorat, de nombreuses lois et décrets ont visé à planifier à gérer l’espace
urbain afin d’assurer l’harmonisation du paysage urbain. Dans ce cadre, la Loi n° 12-90 relative
à l’urbanisme vient renforcer l’application des normes de planification urbaine.
Même si ladite loi prescrit des mesures pour la planification urbaine, elle ne spécifie
pas clairement les spécifications d’urbanisme pour les zones côtières. Ceci peut être considéré
comme une lacune dans le Code de l’urbanisme vu l’évolution importante tout le long de la
ceinture nord de la région de l’Oriental.
Page | 209
La notion de l’environnement côtier n’a pas été mentionnée dans la loi ou d’autres lois
relatives au littoral afin d’éclaircir les normes d’aménagement urbain dans la zone côtière.
Les impacts de l’urbanisation dans la zone littorale de Saïdia-Nador vont bien au-delà
de la seule transformation de l’utilisation des sols: Atteintes aux milieux, accroissement de la
vulnérabilité côtière, mise en difficulté des économies liées à la mer, modification des paysages
naturels, vulnérabilité sociale, etc. Tout cela constitue un système problématique, qui a conduit
à la mise en place progressive d’une réglementation visant à encadrer l’urbanisme du littoral.
Cette dernière rétroagit négativement sur le système lui-même, en limitant les possibilités de
l’extension urbaine ou en mettant sous protection certains espaces naturels. Cependant, la
dynamique de l’urbanisation n’est pas pour autant amoindrie. La gestion de la zone côtière a
atteint un tel niveau de complexité que les regards se tournent depuis quelques années vers de
nouvelles approches, globalisantes, dites intégrées. Elles préconisent une approche
décloisonnée des problèmes littoraux, de sorte que l’urbanisation ne doit plus être envisagée
seule, mais en relation avec les autres caractéristiques du littoral. Cette évolution offre des
perspectives certaines de progrès dans le traitement de la problématique du développement
équilibré du littoral. Elle ne fait toutefois pas disparaître la nécessité de poursuivre des
recherches spécifiques en ce qui concerne les composantes de cette problématique.
La loi 36-15 vient pour remplacer l’ancienne réglementation de 1995. Elle a été
homologuée pour éclaircir certaines dispositions, notamment celles en rapport avec les
ressources en eaux de la zone côtière. Ladite loi n° 36-15 met l’accent sur la protection du
milieu aquatique et la promotion du développement durable des ressources en eau
(gouvernement marocain, 2016).
L’opérationnalisation de cette loi n’arrive pas à réduire les effets des actions
anthropiques sur les ressources en eaux et les milieux aquatiques. En effet, l’application du
principe « les acteurs de dommages doivent payer » est la règle la plus convenable afin de
réduire les effets néfastes de l’homme sur la zone côtière nord de la Région de l’Oriental.
Page | 210
Sur le plan de la gestion des risques, la loi fait des propositions d’aménagement
hydraulique afin d’atténuer les risques de submersion et des inondations. Certes, pour mettre
en place ces aménagements, il faut avoir une étude pluridisciplinaire sur la catégorie et
l’intensité des risques hydrologiques.
Il s’est avéré que le site de Saïdia-Cap-de-l’Eau nécessite une priorité plus particulière
en matière de planification, notamment le site biologique et écologique de la Moulouya et le
marécage de Chrarba en raison de l’état critique de ce patrimoine naturel classé comme SIBE
de RAMSAR. L’aménagement doit privilégier l’aspect environnemental à travers la
préservation du milieu naturel, tout en gardant son identité naturelle et interdisant toute action
artificielle du paysage naturel. Aussi, l’artificialisation de la plage de Saïdia a impacté
directement la morphodynamique côtière. Donc, tout mode d’intervention doit forcément
prendre en compte l’évolution du trait de côte. Pour ceci, le diagnostic de la dynamique côtière
avant et après la planification apparait plus que nécessaire afin de veiller sur l’état du littoral.
La gestion des risques est d’une haute importance dans l’aménagement de la bande
côtière. Le risque d’inondation fréquent qui touche la ville de Saïdia engendre des
problématiques liées à la remontée de la nappe phréatique et au noyage du réseau
d’assainissement. Ce dernier fait appel à une nouvelle méthode de planification du réseau
d’assainissement, notamment le renouvellement du système d’assainissement de la ville à
travers le redimensionnement des égouts et la création d’un réseau d’évacuation des eaux
fluviatiles vers des bassins de collecte et de mobilisation des ressources en eaux afin d’alimenter
la ville et les activités économiques en eaux mobilisables. Cette technique aura permis de
Page | 211
valoriser les ressources en eaux et de mettre en place des solutions alternatives d’exploitation
des eaux. Sous les pieds d’Ouled Mansour, le canal d’évacuation des eaux fluviatiles a subi un
envasement ayant pour origine les chabâats de l’amont; ce dernier requiert à chaque fois des
interventions par les engins d’évacuations des dépôts sur le canal principal. Aussi, pour atténuer
les effets d’érosion en amont d’Ouled Mansour, il est recommandé la mise en œuvre d’un plan
de reboisement afin de minimiser l’effet du ruissellement en amont et de protéger le canal en
aval.
Vers L’Ouest aux alentours de la Marchica, les villes de Béni Nsar, Nador et le centre
d’Arekmane sont des sites regroupant des problématiques multidimensionnelles. Elles sont
liées aux risques d’inondations, aux risques d’érosions côtières et de la submersion marine,
ainsi qu’à l’extension urbaine sur les bords des oueds; celle-ci favorisant l’effet direct des
inondations fluviatiles sur la ville de Nador et les risques progressifs des houles sur les habitats
proches de la mer au niveau du centre d’Arekmane. L’atténuation de ces effets sur les enjeux
socioéconomiques aux alentours de la Marchica doit tout d’abord mettre fin à l’urbanisation
insalubre à travers les mesures réglementaires et les documents de la planification qui sont déjà
mis en place pour la gestion intégrée de la Marchica et les alentours de la lagune.
Les espaces géographiques favorables à l’extension sont très limités et ont été
consommés depuis longtemps (Bahkan, et al 2018). En effet, la gouvernance foncière du
territoire de la zone d’Arekmane-Nador-Béni Ensar est la bonne voie vers une planification
durable de l’espace urbaine des villes et la maîtrise de son évolution et sa consommation des
terrains naturels et des terres agricoles. L’extension horizontale pour la ville de Nador est la
solution optimale du déficit foncier de la ville au lieu d’ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisme.
Pour le centre d’Arekmane, la mise en place des brise-lames dans la mer présente une méthode
fiable pour réduire l’effet des houles sur le rivage et protéger les habitats qui sont localisés sur
moins de 100 mètres du trait de côte.
Page | 212
géographique, basée sur les indicateurs environnementaux et socioéconomiques d’une part.
D’autre part, il est nécessaire d’identifier les mutations spatiales positives et/ou négatives de la
convergence de ces indicateurs.
L’aménagement côtier durable doit avoir pour optique de maintenir l’équilibre entre
les préoccupations environnementales et les préoccupations socioéconomiques. C’est, sur cette
base qu’ont été élaborés des principes de conduite (durabilité forte et faible, principe de
précaution) ainsi que des règles de gestion intégrée de la zone côtière pour la protection du
littoral sensible; une zone sensible à toute intervention de mauvaise gouvernance où il importe
de trouver un équilibre entre les potentialités environnementales et les besoins des activités
socioéconomiques.
La durabilité de la zone côtière repose sur trois critères: la mobilisation des citoyens
et des élus concernant l’importance de préservation de la zone côtière et ses enjeux sur la
croissance économique, la réduction des inégalités sociales sur le littoral de Saïdia-Nador à
travers l’égalité et l’équité vis-à-vis des potentialités disponibles.
Les élus, en tant que représentants des citoyens, jouent un rôle crucial dans la
protection du littoral en tant que patrimoine naturel vulnérable. Ils doivent être sensibilisés à
l'importance écologique et socio-économique des zones côtières et promouvoir des initiatives
visant à préserver les sites biologiques et écologiques précieux. En reconnaissant la valeur de
la Moulouya et de la lagune de la Marchica en tant qu'écosystèmes uniques, ils peuvent
encourager des mesures de conservation et de gestion appropriées. Cela implique de
promouvoir des réglementations et des politiques environnementales solides, de soutenir la
recherche scientifique et d'encourager la participation des communautés locales à la protection
de ces milieux côtiers. En sensibilisant les élus à la fragilité des écosystèmes côtiers et aux
conséquences potentielles de la dégradation de ces zones, on peut espérer une prise de décision
éclairée et des actions concrètes pour leur préservation à long terme.
Page | 214
Conclusion générale
Nous avons analysé les données collectées auprès des administrations et sur le terrain
à l’échelle de la zone d’étude et les transformations statistiques du nouveau jeu de données
(géographiques et tabulaires) à haute résolution afin de modéliser l’état de l’art de la
vulnérabilité multidimensionnelle. Cette approche qui est une amélioration de qualité d’analyse
nous a permis d’optimiser l’incertitude.
Page | 215
les interventions efficaces contre ces pressions et leurs impacts. Aussi, la notion d’intégration
reste probablement la vision de gestion optimale et la mieux organisée de l’environnement
littoral. Elle est l’une des nouvelles méthodes permettant d’optimiser la conservation et la
protection de l’environnement côtier. À ce titre, la combinaison d’informations locales et
régionales à différentes échelles constitue un moyen se structurant à des résolutions différentes
et qui contribuent à améliorer la compréhension de cette dynamique littorale.
De ce fait, nous ne pouvons que conclure que les pressions anthropiques sont très fortes
sur le littoral de l’Oriental. Les différentes parties de cette recherche aboutissent à une
conclusion synthétique mettant en exergue l’accumulation de perturbations humaines (activités
économiques, occupation du sol, etc.) à proximité du trait de côte avec des valeurs maximums
entre le trait de côte et une distance de 50~100 m de celui-ci. Par ailleurs, notons que l’ensemble
des indicateurs calculés montrent des pics d’intensité en s’approchant du littoral. La
multiplication des activités sur une combinaison environnementale marine, continentale et
transitoire représente la raison principale de cette accumulation du risque côtier.
De leur côté, les stratégies publiques nationales et régionales ont pour objectif d’agir
en faveur des écosystèmes littoraux à l’échelle de la côte de Saïdia-Nador. Les zones de
protection, notamment celles du SIBE de la Moulouya et de la Marchica sont incluses dans un
contexte d’intervention anthropique forte. Leur stabilité écologique dépend du maintien à long
terme d’une politique écologique durable sur des espaces riches. Les zones les moins soumises
à la présence de l’homme sont les sites les plus difficiles à exploiter économiquement, car ils
sont difficiles d’accès (facteur topographique et accessibilité de voie de communication). La
mise en place de gouvernance dans la gestion intégrée s’avère primordiale dans un contexte
d’exploitation de plus en plus extrême avec une littoralisation encore très forte et une
augmentation de la population sur la façade côtière.
Afin de prendre des décisions pertinentes, l’approche de suivi et de collecte sur terrain
est légitime pour comprendre les modes d’intervention de ces derniers et mettre en œuvre
conséquemment une politique appropriée de gestion des zones côtières. Assurément, cette
approche « multi-acteurs et multisectorielle » permettra d’asseoir une vision unique et plus
collaborative pour une bonne intervention sur la zone côtière.
Cela va sans dire que le littoral, l’environnement et les ressources naturelles sont
menacés par une pression anthropique croissante. Les cartes et les analyses synthétiques
réalisées témoignent clairement l’absence d’espaces épargnés (moins de 0,1 %). L’homme fait
Page | 216
partie intégrante du processus de conservation et de protection de ses ressources naturelles, et
la mise en place de zones de protection ne sera pas suffisante pour renouveler les ressources
naturelles sans une législation adéquate. Dans cette perspective, les changements de
comportements et de nouvelles méthodes d’exploitation durable représentent la meilleure
solution face aux risques écologiques grandissants. Aujourd’hui, la population du littoral de
Saïdia-Nador paye déjà le prix fort d’une surexploitation massive des ressources côtières avec
une importante variabilité climatique et une sécheresse jamais connue dans la zone orientale du
Maroc. Laquelle zone constitue désormais un indicateur décisif du niveau de la vulnérabilité du
système côtier à court, moyen et à long terme.
Page | 217
Références
Page | 218
Service Hydrologique et Océanographique de la Marine France (SHOM , .2022).
Badraoui, M., & Stitou, M. (2001). Status of soil survey and soil information systems in
Morocco. Options Mediterr. Ser. B, 34, 193-204.
Bahkan, M., Sbai, A., Ghzal, M., Boulehoual, H., & EL Yadimi, M. (2018). La lagune de la
Marchica entre la dynamique d’amenagement et les risques naturels. Colloque
International sur les risques naturels et l’aménagement du territoire (pp. 162-167).
Oujda,Maroc: Université Mohammed Premier.
Barathon, J.-J. (1987). Les vents et leurs régimes dans les bassins du Rif oriental: L’exemple
de la station météorologique de Nador-Taouima. Le climat, la montagne, l’homme –
Mélanges Géographiques offert à P. Estienne. Étude géographique Clermont-Ferrand,
17-23.
Bard, E., Hamelin, B., & Fairbanks, R. G. (1990). U-Th ages obtained by mass spectrometry in
corals from Barbados: sea level during the past 130,000 years. Nature, 346(6283), 456-
458.
Bellahbib, N., Rezqi, H., Oujidi, M., & Bengamra, S. (2015). Etude granulométrique et
minéralogique des sédiments superficiels du littoral de Saïdia et de l’estuaire de la
Moulouya (Nord-Est du Maroc). Larhyss(24), 19-40.
Benrbia, K., & Sbai, A. (2017). Perception des risques naturels par la population des communes
littorales du nordest marocain. Colloque national sur « Les risques hydroclimatiques et
géomorphologiques au NE Marocain: aléas, vulnérabilités et aménagements ». Oujda le
mardi 26 décembre 2017.
Benata M., Sbai A., Benrbia K. (2016). Conséquences d’une gestion non rationnelle du littoral:
Cas du littoral de Saïdia (Maroc oriental. Les littoraux marocains: Changement
climatique et stratégies de gestion. Revue Paysages géographiques n°2. Publication du
Laboratoire de géomorphologie et environnement de la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines de Marrakech, Université Cadi Ayyad. pp 125 – 143.
Page | 219
Benata, M. (2016). Impacts des actions anthropiques sur le littoral de Saïdia-Cap de l'Eau. Thèse
de doctorat en géographie, Faculté des lettres et des Sciences Humaines, Université
Mohammed Premier, Oujda.
Bernatchez, P., Fraser, C., Dugas, S., & Drejza, S. (2012). Marges de sécurité en érosion côtière:
évolution historique et future du littoral de la MRC d’Avignon. Université du Québec,
Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières. Rimouski:
Université du Québec.
Bloundi, M. (2005). Etude géochimique de la lagune de Nador (Maroc oriental): Impacts des
facteurs anthropiques. Strasbourg: Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre,
Université Louis Pasteur.
Boughaba, A. (1994). Morphodynamique littorale entre Cap Negro et Cap Mazari: l'exemple
de la plage de [Link] de la Faculté des Lettres Tétouan, N° 7, 59-73.
Boughriba, M., Melloul, A., Zarhloule, Y., & Ouardi, A. (2006). Extension spatiale de la
salinisation des ressources en eau et modèle conceptuel des sources salées dans la plaine
des Triffa (Maroc nord-oriental). Comptes Rendus Geoscience, 338(11), 768-774.
doi:[Link]
Bougi, B. (2020), Ville centrale et espaces environnants: le rôle des relations dans la
formation et le développement des groupements urbains -cas du groupement de
Nador,auto-éditeur, Oujda, 300 pages (en arabe).
Bouslam, M. (1989). Recherches sur les ambiances climatiques dans une région
Meditéranéenne: la basse-Moulouya (Maroc). Thèse de doctorat IIIe cycle. Institut de
géographie. Toulouse, France: Université de Toulouse le Miral.
Bouslihim, Y., Rochdi, A., & Paaza, N. E. A. (2020). Combining SWAT model and
regionalization approach to estimate soil erosion under limited data availability
conditions. Eurasian Soil Science, 53(9), 1280-1292.
Calais, E., Vergnolle, M., San'Kov, V., Lukhnev, A., Miroshnitchenko, A., Amarjargal, S., &
Déverchère, J. (2003). GPS measurements of crustal deformation in the Baikal‐
Page | 220
Mongolia area (1994–2002): Implications for current kinematics of Asia. Journal of
Geophysical Research: Solid Earth, 108(B10).
Chalouan, A., Michard, A., Feinberg, H., Montigny, R., & Saddiqi, O. (2001). The rif mountain
building (Morocco); a new tectonic scenario. Bulletin de la Société géologique de
France, 172(5), 603-616.
Chaouni, A., El Halimi, N., Walraevens, K., Beeuwsaer, E., & De Breuck, W. (1997).
Investigation de la salinisation de la plaine de Bouareg (Maroc nord-oriental).
Freshwater Contamination (Proceedings of Rabat Symposium S4), 243, 211-220.
Crowell, M., Leatherman, S., & Bukcley, M. (1991). Historical shoreline change: error analysis
and mapping accuracy. Journal of coastal research, 839-852.
Demets, C., Gordon, R. G., & Vogt, P. (1994). Location of the Africa-Australia-India triple
junction and motion between the Australian and Indian plates: Results from an
aeromagnetic investigation of the Central Indian and Carlsberg ridges. Geophysical
Journal international, 119(3), 893-930.
Dolan, R., Fenster, M. S., & Holme, S. J. (1991). Temporal analysis of shoreline recession and
accretion. Journal of coastal research, 723-744.
El Halimi, N., Chaouni Alia, A., Lebbe, L., Beeuwsaert, E., & Walraevens, K. (1999). The
fresh-/salt-water flow and distribution in a cross-section through the dunes of Saïdia
plain (north-eastern Morocco). Natuurwetenschappelijk Tijdschrift, 79(1-4), 205-211.
El Harradji, A., Francois, A., Gauche, E., Genin, A., et Sbaï, A. (2015). Les changements
climatiques et leurs perceptions par les populations rurales dans l’Oriental marocain.
Colloque international: Adaptabilité des territoires aux changements climatiques au
Maghreb. (Clôture d’Action Intégrée VOLUBILIS – TOUBKAL). 03 – 04 novembre
2015, Université Ibn Tofail, Kénitra (Maroc).
El Mandour, A., El Yaouti, F., Fakir, Y., Zarhloule, Y., & Benavente, J. (2007). Evolution of
groundwater salinity in the unconfined aquifer of Bou-Areg, Northeastern
Mediterranean coast, Morocco. Environmental Geology, 54, 491-503.
Page | 221
El Hmaidi, A., Talhaoui, A., Manssouri, I., Jaddi, H., & Ousmana, H. (2020). Contribution of
the pollution index and GIS in the assessment of the physico-chemical quality of the
surface waters of Moulouya River (NE, Morocco), La Houille Blanche, 106:3, 45-54,
DOI: 10.1051/lhb/2020028
Gaussen, H. (1956). L'étude des climats par les courbes ombrothermiques: application à la
cartographie. L'information géographique, 20(5), 191-193.
Gigout, M., Mourtier, F., & Raynal, R. (1957). Sur le quaternaire récent dans la région de la
basse Moulouya, coupe-type du quaternaire récent marocain. C.R., somm. séances Soc.
géol, 6, 101-103.
Gornitz, V. (1990). Vulnerability of the East Coast, USA to future sea level rise. Journal of
Coastal research, 201-237.
Gornitz , V. et White, T. (1992). A coastal hazards database for the U.S. East Coast. Oak Ridge
National Laboratory, Oak Ridge, Tennessee.
Guelorget, O., Perthuisot, J.-P., Frisoni, G.-F., & Monti, D. (1987). Le rôle du confinement
dans l’organisation biogéologique de la lagune de Nador (Maroc). Oceanologica Acta,
10 (4), 435-444.
Hlal, M., Sbai, A. (2022). Vulnérabilité des zones côtières du Nord-Est du Maroc aux risques
d’inondation: cas de Saïdia et Nador. Colloque International: Les risques
hydroclimatiques et géomorphologiques: typologie, cartographie et gestion. Oujda les
14 et 15 juin 2022, 171-175.
Lasgaa, H., Sbai, A., & Boumeaza, T. (2010). Le littoral méditerranéen du Nord-Est du Maroc
entre dégradation du patrimoine naturel et nécessité de la Gestion Intégrée des Zones
Côtières. Actes de la table ronde « La Gestion Intégrée des Zones Côtières, 40-54.
Mahjoubi, R., Kamel, S., El Moumni, B., Noack, Y., & Parron, C. (2003). Nature, origine et
répartition de la phase argileuse de la lagune de Nador (Maroc Nord Oriental). Gelogica
Belgica, 6(1-2), 31-42.
Page | 223
Malouli Idrissi, M., & Houssa, R. (2002). Pêche atisanale dans la laguna de Nador, Maroc:
Explotation et aspects socio-économiques. Nador: Centre Régional de Nador (CRN) et
FAO.
McClusky, S., Reilinger, R., Mahmoud, S., Ben Sari, D., & Tealeb, A. (2003). GPS constraints
on Africa (Nubia) and Arabia plate motions. Geophysical Journal International, 155(1),
126-138.
Melloul, A., Boughriba, M., & Boufaida, M. (2009). Groundwater salinization and vulnerability
of coastal resources to climate change: Coastal plain of Saïdia, Morocco. Science et
changements planétaires / Sécheresse, 20(2), 223-231. doi:doi:10.1684/sec.2009.0183
Michard, A., Chalouan, A., Feinberg, H., Goffé, B., & Montigny, R. (2002). How does the
Alpine belt end between Spain and Morocco? Bulletin de la Société géologique de
France, 173(1), 3-15.
Page | 224
Nakhli, S., & Ghazi, A. (2008). Quels outils pour un développement durable des zones côtières
marocaines. Actes du Coll. Int. "Le littoral: subir, dire, agir", 1-7. Récupéré sur
[[Link]
[Link].
Nations, U., & Policy, C. f. (2008). Handbook on the least developed country: category:
Inclusion, graduation and special support measures. United Nations, Department of
Economic and Social Affairs. New York: United Nations.
Niemi, G. J., Devore, P., Detenbeck, N., Taylor, D., Lima, A. (1990). Overview of case studies
on recovery of aquatic systems from disturbance. Environmental management, 14, 571-
587.
Oujidi, B., Tahri, M., Layachi, M., Abid, A., Bouchnan, R., Selfati, M., Bounakhla, M., El
Bouch, M., Maanan, M., Bazairi,H., & Snoussi, M. (2020). Effects of the watershed on
the seasonal variation of the surface water quality of a post-restoration coastal wetland:
The case of the Nador lagoon (Mediterranean sea, Morocco). Regional Studies in
Marine Science, 35, 101127.
Pendleton, E. A., Thieler, E. R., & Williams, S. J. (2004). Coastal vulnerability assessment of
Cape Hatteras National Seashore (CAHA) to sea-level rise. US Geological Survey
Open-File Report, 1064.
Sabri, M., Sbai, A., Benrbia, Kh., Bouslam, M., Mouadili O. et Hlal, M. (2018). Évaluation de
L’instrument cognitif de la population civile face aux risques naturels Cas de la Région
de L’Oriental. Colloque International sur les risques naturels et l’aménagement du
territoire. Oujda 9 et 10 Novembre 2018, 193-197.
Page | 225
Sadio, M., Seck, A., Noblet, M., & Camara, I. (2019). Evaluation de la vulnérabilité du secteur
de la zone côtière à la variabilité et aux changements climatiques dans la région de
Fatick. Berlin: Report produced under the project “Projet d’appui scientifique aux
processus des plans nationaux d’adaptation dans les pays francophones les moins
avancés d’Afrique subsaharienne”, Climate Analytics gGmbH.
Saidi, A. (2016). Le littoral des Kebdana (Nord-Est du Maroc): Modelé et dynamique actuelle.
Thèse de doctorat en géographie, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines,
Université Mohammed Premier, Oujda.
Salmon M., Boumeaza T., Sbai A., Ben Atta M., et Ozer A. (2010). L’érosion des côtes meubles
de l’extrême Nord-Est du Maroc, Bulletin de la Société Géographique de Liège, no 54,
p. 97-106.
Sbai, A., Mouadili O., Bahkan, M., Hlal, M., Bouabdellah, M., Benata, M. (2018). Vulnérabilité
du littoral de Saïdia-Nador et enjeux exposés (Maroc Nord-Est ). Colloque International
sur les risques naturels et l’aménagement du territoire. Oujda 9 et 10 novembre 2018,
77-83.
Sbai, A., Hlal, M., Mouadili, O., & Benata, M. (2019). Le littoral de Saïdia – Ras El Ma: 60
ans d’évolution. Mutations, dynamiques et enjeux. Mélanges offerts au Professeur
Rachida Nafaa. (pp. 115-124). Publication de la FLSH de Mohammadia.
Sbai, A., Mouadili, O., Hlal, M., Benrbia, K., Zahra Mazari, F., Bouabdallah, M., & Saidi, A.
(2021). Water erosion in the moulouya watershed and its impact on dams' siltation
(Eastern Morocco). Proceedings of the International Association of Hydrological
Sciences, 384, 127-131.
Sbai, A., Benrbia, K., Ghzal, M., Benata, M., Lasgaa, H., Boulehoual, A., Bahkan, M., et El
Yadimi, M. et Saidi, A. (2010). La perception des risques naturels par la population des
villes et centres urbains du littoral méditerranéen oriental. Colloque international:
Expression graphique en sciences humaines et en sciences de l’ingénieur. 13 et 14 avril
2010. Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Mohammedia.
Page | 226
Sbai, A., Mouadili O., Hlal M., Bouabdallah M., et Saidi A. (2019). Érosion hydrique dans le
bassin versant de la Moulouya Maroc Oriental) et impact sur l'envasement des barrages.
Actes du colloque international sur la vulnérabilité des territoires face aux risques
hydroclimatiques. Oujda 6 et 7 décembre 2019, 67-74.
Sbai A., Mouadili O., Saidi A., et Bahkane, M. (2016). Le GPS en géomorphologie dynamique.
Application au suivi de la dynamique littorale et éolienne (Maroc Nord-Est ). 3ème
Edition du Colloque International des utilisateurs du SIG, Maroc, Oujda les 22 et 23
novembre 2016, 397-403.
Sbai, A., El Harradji, A., Lasgaa, H., Bahkan, M., et El Yadimi, M. (2015). Extension
urbaine et risque d’inondation au Maroc Nord-Est : cas de la ville de Nador. Colloque
national « Crues, gestion durable des terres et aménagement du territoire, les leçons
des catastrophes de l’automne 2014 dans le centre et le Sud marocains ». Rabat 29 et 30
mai 2015. Revue de Géographie du Maroc Volume 31. N° 2. 2016. P.44-59.
Sbai, A., Mouadili, O., Achalhi, S., et Hlal, M. (2017). Extension urbaine et risque d’inondation
dans la ville de Berkane. Centenaire de la ville de Berkane. 29 – 30 septembre 2017.
Sbai, A., et Lasgaa, H. (2012). Vulnérabilité et impacts des risques associés à l’élévation du
niveau de la mer dans la plaine littorale de Saïdia – Cap de l’Eau (Maroc Nord-Est ).
XIèmes Journées Nationales Génie Côtier–Génie Civil Les Sables d’Olonne, 22-25 juin
[Link].5150/jngcgc.2010.070-M©Editions Paralia [Link]://[Link]–
available online.
Sbai, A., Moussaoui, F., et Oualit, N. (1992). Les régimes des vents au Maroc Oriental.
Méditerranée, 76(3), 45-52.
Snoussi, M., Haïda, S., & Imassi, S. (2002). Effects of the construction of dams on the water
and sediment fluxes of the Moulouya and the Sebou Rivers, Morocco. Regional
environmental change, 3.
Snoussi, M., & Ouchani, T., & Niazi, S. (2008). Vulnerability assessment of the impact of sea-
level rise and flooding on the Moroccan coast: The case of the Mediterranean eastern
zone. Estuarine Coastal and Shelf Science. 206-213. 10.1016/[Link].2007.09.024.
Stuyfzand, P. J. (1989). A new hydrochemical classification of water types. Iahs Publ, 182, 89-
98.
Page | 227
Tabeaud , M. (1995). Les tempêtes sur les côtes françaises de Méditerranée. Annales de
Géographie, t. 104(584), 389-401. doi:[Link]
Tahayt, A., Mourabit, T., Rigo, A., Feigl, K. L., Fadil, A., McClusky, S., ... & Vernant, P.
(2008). Present-day movements of tectonic blocks in the Betic-Rif Arc from GPS
measurements 1999-2005. Contributions to mineralogy and petrology, 340(6), 400-413.
Thauvin, J. P. (1971). Ressources en eau du Maroc, domaine du Rif et du Maroc oriental. Notes
et Mémoires du Service Géologique du Maroc, 231.
Thieler, E., Himmelstoss, E., Zichichi, J., & Ergul, A. (2009). Digital Shoreline Analysis
System (DSAS) version 4.0 — An ArcGIS extension for calculating shoreline change.
U.S. Geological Survey.
Triplet, P., Dakki, M., Cherkaoui, I., De Lope, M., & Dufour, A. (2010). Mission consultative
Ramsar – Rapport n° 71: Moulouya, Maroc .
[Link]
United Nations, Department of Economic and Social . (2008). Handbook on the least developed
country category: inclusion, graduation and special support measures. United Nations.
Vincent, H. K., Bourguignon, C. M., Weltman, A. L., Vincent, K. R., Barrett, E., Innes, K. E.,
& Taylor, A. G. (2009). Effects of antioxidant supplementation on insulin sensitivity,
endothelial adhesion molecules, and oxidative stress in normal-weight and overweight
young adults. Metabolism, 58(2), 254-262.
Wang, F., Yu, J., Liu, Z., Kong, M., & Wu, Y. (2021). Study on offshore seabed sediment
classification based on particle size parameters using XGBoost algorithm. Computers
& Geosciences, 149, 104713.
Page | 228
Yates Michelin, M., Le Cozannet, G., Krien, Y., & Lenôtre, N. (2011). Amélioration de la
méthode RNACC: caractérisation des incertitudes relatives à la quantification des
imacts de l’élévation du niveau marin. BRGM/RP 59405-FR.
Zourarah, B., Maanan, M., Carruesco, C., Aajjane, A., Mehdi, K., & Freitas, M. C. (2007).
Fifty-year sedimentary record of heavy metal pollution in the lagoon of Oualidia
(Moroccan Atlantic coast). Estuarine, Coastal and Shelf Science, 72(1-2), 359-369.
حالة وجـدة وبـركان والسعيدية:نشأة وتدبير األخطـار الهيدرولوجية داخل المدارات الحضريـة. .)2006( ادريس الحافيظ
- سايس، جامعة سيدي محمد بن عبد هللا، كلية اآلداب والعلوم اإلنسانية، شعبة الجغرافيا، بحث لنيل شهادة الدكتوراه.)(المغرب الشرقي
.فاس
Documents numériques
Page | 229
Carte topographique de Triffa 1/50 000
Webographie
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
6&month=12
[Link]
[Link]
[Link] (2022)
[Link]
(2019)
[Link] (2022)
[Link] (2022)
[Link] (2022)
[Link]
(2022)
Page | 230
[Link]
(2022)
Page | 231
Figure 23: Capacité des établissements classés (2019-2020) _________________________ 48
Figure 24: Type des terrains sur la plaine côtière__________________________________ 49
Figure 25: Type des terres agricoles de la plaine de Bouareg_________________________ 50
Figure 26: Carte du sibe écologique d’embouchure de la Moulouya____________________ 53
Figure 27: Carte du sibe écologique de lagune de Marchica__________________________ 54
Figure 28: Évolution de l’espace bâti sur Saïdia-Cap-de-l’Eau (1956-2022) _____________ 56
Figure 29: Surface d’évolution de l’espace bâti sur Saïdia-Cap-de-l’Eau (1956-2022) _____ 57
Figure 30: Évolution de l’espace bâti sur Arekmane-Nador (1956-2022) _______________ 58
Figure 31: Surface d’évolution de l’espace bâti sur Arekmane-Nador (1956-2022) _______ 59
Figure 32: Carte de Saïdia-Cap-de-l’Eau_________________________________________ 64
Figure 33: Carte de vulnérabilité physique d’Arekmane-Nador_______________________ 65
Figure 34: Projection de l’indice de la vulnérabilité 2030____________________________ 67
Figure 35: Projection de l’indice de la vulnérabilité côtière à l’horizon de 2030__________ 68
Figure 36: Projection de la vulnérabilité côtière d’Arekmane-Nador à l’horizon de 2030___ 69
Figure 37: Schéma des paramètres du calcul de l’indice de vulnérabilité socioéconomique__ 73
Figure 38: Cartographie de la vulnérabilité socioéconomique_________________________ 76
Figure 39: Évolution linéaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1958-1979) ___ 84
Figure 40: Évolution linaire du trait de côte entre Arekmane et Nador (1958-1979) _______ 85
Figure 41: Synthèse de l’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1958-1979)
_________________________________________________________________________ 86
Figure 42: Évolution linéaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1979-2000)
_________________________________________________________________________ 88
Figure 43: Évolution linéaire du trait de côte entre Arekmane et Nador (1979-2000)
_________________________________________________________________________89
Figure 44: Synthèse d’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1979-2000)
_________________________________________________________________________ 90
Figure 45: Évolution linaire du trait de côte entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (2000-2022)
_________________________________________________________________________ 92
Figure 46: Évolution linéaire du trait de côte entre Arekmane-Nador 2000-
2022_____________________________________________________________________ 93
Figure 47: Synthèse des risques d’érosion côtière entre Saïdia et Cap-de-l’Eau (1958-2022)
_________________________________________________________________________ 95
Page | 232
Figure 48: Synthèse des risques d’érosion côtière entre Arekmane et Nador (1958-2022)
_________________________________________________________________________ 96
Figure 49: Synthèse de l’évolution moyenne du trait de côte entre Saïdia et Nador (1958-2022)
_________________________________________________________________________ 97
Figure 50: Points de mesures GPS (2018 et 2022) __________________________________99
Figure 51: Profils de la plage de Caracas________________________________________100
Figure 52: Profils à l’Est du port de Saïdia_______________________________________100
Figure 53: Profils à L’Ouest du port de Saïdia____________________________________101
Figure 54: Mouvement de la ligne de côte au niveau d’embouchure de Moulouya________102
Figure 55: Avancée du trait de côte sur le site de kamkoum El Baz____________________103
Figure 56: Recul du trait de côte à l’Est du port de Cap-de-l’Eau______________________104
Figure 57: Érosion de la ligne de côte sur Arekmane_______________________________105
Figure 58: Recul de ligne de rivage de la plage de Taourirt___________________________105
Figure 59: Profils à l’Est de la passe du cordon dunaire de la Marchica_________________106
Figure 60: Profils de la plage de Mouhandis______________________________________107
Figure 61: Avancement du trait de côte à l’Est du port de Béni N’sar__________________108
Figure 61: Dérive littorale sur le Nord-Est de la Région de l’Oriental__________________111
Figure 63: Hauteur de la marée à Nador_________________________________________113
Figure 64: Les houles sur la côte de Saïdia-Nador_________________________________115
Figure 65: Evolution des quantités des sédiments dragués au port de Cap-de-l’Eau_______117
Figure 66: Les principales sources d’alimentation sédimentaire de la zone côtière du Maroc
oriental ports installés et barrages _____________________________________________119
Figure 67: Intensité de littoralisation de la côte de Saïdia-Nador______________________130
Figure 68: Carte des inondations de la ville de Nador_______________________________136
Figure 69: Carte des zones historiquement connues par des inondations à la plaine côtière de
Saïdia___________________________________________________________________137
Figure 70: Carte des zones historiquement connues par des inondations à Nador__________138
Figure 71: Carte des zones historiquement connues par des inondations à Arekmane______139
Figure 72: Carte de niveau d’impact d’inondation à Nador-Béni N’sar_________________143
Figure 73: Carte de niveau d’impact d’inondation à Arekmane_______________________144
Figure 74: Carte de niveau d’impact d’inondation à Cap-de-l’Eau_____________________145
Figure 75: Carte de niveau d’impact d’inondation à Saïdia___________________________146
Page | 233
Figure 76: Cartographie du risque de submersion marine à Saïdia- Cap de l’Eau _________149
Figure 77: Cartographie du risque de submersion marine à Arekmane_________________150
Figure 78: Cartographie du risque de submersion marine à Beni Nsar et Nador__________151
Figure 79: Effet des risques de submersion marine sur l’occupation du sol à Saïdia-Cap
de l’Eau__________________________________________________________________153
Figure 80: Effet des risques de submersion marine sur l’occupation du sol aux alentours
de la Marchica____________________________________________________________154
Figure 81: Effet des risques de submersion marine sur l’infrastructure à Saïdia-Cap
de l’Eau__________________________________________________________________155
Figure 82: Effet des risques de submersion marine sur l’infrastructure aux alentours de la
Marchica_________________________________________________________________156
Figure 83: Événements sismique ayant affecté la province de Nador (1901-2018) ________158
Figure 84: Habitat vulnérable aux risques d’érosions sur le site d’Arekmane_____________161
Figure 85: Carte de la forêt de Tazagraret avant le démarrage du projet de la station balnéaire
de Saïdia_________________________________________________________________169
Figure 86: Carte montrant que la forêt de Tazagraret a totalement été remplacée par la station
balnéaire de Saïdia_________________________________________________________170
Figure 87: Impact des activités anthropiques sur les ressources en eaux________________172
Figure 88: Évolution spatiale de la conductivité électrique sur la plaine côtière de Saïdia (2009)
________________________________________________________________________183
Figure 89: Évolution spatiale de la conductivité électrique sur la plaine de Bouareg (2005)
________________________________________________________________________184
Figure 90: Plan d’aménagement du Saïdia_______________________________________189
Figure 91: Plan de zonage du Cap de l’Eau ______________________________________190
Figure 92: Plan d’aménagement d’Arekmane_____________________________________191
Figure 93: Plan d’aménagement de Nador_______________________________________193
Figure 94: Plan d’aménagement spécial du site de la Marchica (février 2022) ____________197
Figure 95: Modèle 3D pour les distances des constructions par rapport à la distance
réglementaire_____________________________________________________________200
Page | 234
Liste des tableaux
Tableau 6: Inventaire des cartes topographiques, des photographies aériennes, des images
satellites et des mesures DGPS effectuées sur terrain pour l’analyse diachronique du trait de
côte de Saïdia-Nador entre 1958 et 2022__________________________________________81
Tableau 8: Tableau des champs calculés par l’outil DSAS ; intégration sous ArcGis Desktop
10.8______________________________________________________________________83
Page | 235
Table des photos
Photo 15: Digue de protection du port de Saïdia-Med couverte par de sables d'origine qui
débordent vers le bassin du port_______________________________________________131
Photo 16: Villa abandonnée sous l'effet d'érosion par les vagues______________________132
Page | 236
Photo 19: Diaclase en évolution sur la falaise vive d’Arekmane______________________160
Photo 23: Déchets solides jetés sur le SIBE de la Moulouya (à 300 mètres de l’estuaire) _ 165
Photo 24: Remblaiement par déchets du BTP afin de gagner du terrain aux dépens de la lagune
(Site d’Arekmane)_________________________________________________________166
Photo 26: Extraction du sable des berges de la Moulouya au niveau de Kharbacha le mois de
mars 2014 (Taybi, 2014) ____________________________________________________171
Photo 27: Photo illustrant les modes d’aménagements individuels de la population d’Arekmane
pour atténuer l’effet des houles sur leurs maisons__________________________________177
Page | 237
Table des matières
Dédicace __________________________________________________________________ 1
Remerciements ____________________________________________________________ 2
_____________________________________________________________________ ملخص8
Résumé ___________________________________________________________________ 9
Abstract _________________________________________________________________ 10
Partie II: Analyse spatio-temporelle des risques côtiers sur le littoral de Saïdia-Nador 82
Page | 238
IV: Risques anthropiques sur littoral de Saïdia-Nador _____________ 169
Partie III: Impacts des aménagements et modes de gestion des risques côtiers ______ 182
Page | 239
Annexe des profils en longs
Profil en long 1
Page | 240
Profil en long 2
Page | 241
Profil en long 3
Page | 242
Profil en long 4
Page | 243
Profil en long 5
Page | 244
Profil en long 6
Page | 245
Profil en long 7
Page | 246
Profil en long 8
Page | 247
Profil en long 9
Page | 248
Profil en long 10
Page | 249
Profil en long 11
Page | 250
Profil en long 12
Page | 251