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CONSCIENCE

Bergson définit la conscience comme une mémoire qui conserve le passé tout en anticipant l'avenir, soulignant son caractère dynamique et non évanescent. La conscience est essentielle pour l'auto-réflexion humaine et se distingue de l'inconscient, tout en étant un sujet d'étude philosophique et scientifique. Les philosophes comme Kant et Pascal explorent également la conscience, la reliant à la connaissance de soi et à la condition humaine.

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CONSCIENCE

Bergson définit la conscience comme une mémoire qui conserve le passé tout en anticipant l'avenir, soulignant son caractère dynamique et non évanescent. La conscience est essentielle pour l'auto-réflexion humaine et se distingue de l'inconscient, tout en étant un sujet d'étude philosophique et scientifique. Les philosophes comme Kant et Pascal explorent également la conscience, la reliant à la connaissance de soi et à la condition humaine.

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DRIOUCH AZIZ ; PROFESSEUR DE LETTRES

COMMENTAIRE TYPE BAC


« Qui dit esprit, dit avant tout conscience. Mais qu’est-ce que la
conscience ? Vous pensez bien que je ne vais pas définir une chose
aussi concrète, aussi constamment présente à l’expérience de
chacun de nous. Mais sans donner de la conscience une définition
qui serait moins claire qu’elle, je puis la caractériser par le trait le
plus apparent : conscience signifie d’abord mémoire. La mémoire
peut manquer d’ampleur ; elle peut n’embrasser qu’une faible
partie du passé ; elle ne peut retenir que ce qui vient d’arriver ;
mais la mémoire est là, ou bien la conscience n’y est pas. Une
conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s’oublierait
sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant :
comment définir autrement l’inconscience ? […] Toute conscience
est donc mémoire,-conservation et accumulation du passé dans le
présent.
Mais toute conscience est anticipation de l’avenir. Considérez la
direction de votre esprit à n’importe quel moment vous trouverez
qu’il s’occupe de ce qui est, mais en vue surtout de ce qui va être.
L’attention est une attente, et il n’y a pas de conscience sans une
certaine attention à la vie. L’avenir est là ; il nous appelle, ou plutôt
il nous tire à lui : cette traction ininterrompue, qui nous fait avancer
sur la route du temps, est cause que nous agissons continuellement.
Toute action est un empiétement sur l’avenir »
Bergson, l’Energie Spirituelle.

Faites un commentaire pour démontrer comment et


pourquoi Bergson cherche à donner une définition de la
conscience ; conscience qui s’inscrit dans la durée et
n’est donc pas un phénomène évanescent.
La conscience - Révision en
philosophie
Qu'est-ce que la conscience en philosophie ? Comment la définir ? La conscience est-elle liée à la
morale ? Quels sont les courants de pensées à retenir sur la notion de conscience en philosophie ?
Kant, Socrate, Pascal, Descartes, Husserl, Sartre... : toutes les citations à connaître.

Définition de la conscience

La conscience et l’inconscient font partie du groupement « le sujet ». Leurs thématiques sont liées à
la question « Qu’est-ce que l’homme ? » que Kant considère comme celle la philosophie dans son
ensemble. Avec le « désir », ces notions permettent aussi d’aborder de nombreux sujets portant sur
la liberté. Voilà pourquoi vous y serez particulièrement attentifs.

La conscience représente l'état permanent et direct de perception de soi par soi-même. Elle
désigne la capacité introspective de l'esprit humain, soit son aptitude à se considérer lui-même.
Grâce à la conscience, l'être humain a la possibilité de se réfléchir comme sujet de sa propre
réflexion, de la même manière qu'il réfléchit sur les éléments qui l'entourent.

On admet généralement que la conscience est le propre de l'être humain et son existence au même
titre que la raison. Pourtant, la conscience est une forme de présence au monde qui semble
commune à certains animaux et aux êtres humains. On distinguera donc la conscience spontanée,
commune aux animaux supérieurs et à l'homme, et la conscience réfléchie, propre aux êtres
humains.

Quel est l’enjeu de la conscience ?

La conscience représente à la fois un défi existentiel et un sujet d'étude scientifique. Elle est un sujet
d’études scientifiques, car elle demeure une énigme, tant par ses origines que par son rôle dans le
processus évolutif. Sur le plan individuel, elle incarne un challenge dans la quête de l'auto-
compréhension. En outre, elle soulève des questions d'ordre éthique concernant notre manière
d'interagir avec les autres, la planète et le monde animal.

La conscience est le propre de l’homme

L’étymologie du mot, littéralement « savoir (scientia) avec (cum) » suggère l’idée d’un
accompagnement. Par la conscience, une représentation du monde m’accompagne. Mais en même
temps, la conscience est ce qui me place en position de sujet, seul, parmi tous les êtres vivants, à
posséder le sentiment de mon existence.

Comment définir la conscience humaine ? Auteurs & citations : Socrate,


Pascal

De Socrate (« Connais-toi toi-même ») à Kant, les philosophes classiques accordent donc à la


conscience une place centrale : « Qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce que
cela ? C’est bien une chose qui doute, qui connaît, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui
imagine aussi et qui sent » (Méditations Métaphysiques 2).

Le philosophe Pascal conteste pour sa part l’idée de conscience « substance » (« une chose »
pensante) et lui préfère la métaphore du roseau qui évoque non seulement la grandeur de l’homme
mais aussi sa fragilité : « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un
arbre ne se connaît pas misérable. Penser fait la grandeur de l’homme […] L’homme n’est qu’un
roseau, le plus faible de la nature. Mais c’est un roseau pensant »

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