0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues27 pages

Cours Isb 2018

Le document traite de l'Impôt sur les Bénéfices (ISB) au Niger, qui est perçu sur les profits réalisés par des entreprises, qu'elles soient physiques ou morales. Il décrit les éléments qualitatifs et quantitatifs nécessaires à la perception de cet impôt, y compris le champ d'application, les activités imposables, les personnes exonérées et imposables, ainsi que les obligations déclaratives des contribuables. Enfin, il précise les modalités de calcul de l'impôt et les périodes d'imposition.

Transféré par

mamanlawanmariam5
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues27 pages

Cours Isb 2018

Le document traite de l'Impôt sur les Bénéfices (ISB) au Niger, qui est perçu sur les profits réalisés par des entreprises, qu'elles soient physiques ou morales. Il décrit les éléments qualitatifs et quantitatifs nécessaires à la perception de cet impôt, y compris le champ d'application, les activités imposables, les personnes exonérées et imposables, ainsi que les obligations déclaratives des contribuables. Enfin, il précise les modalités de calcul de l'impôt et les périodes d'imposition.

Transféré par

mamanlawanmariam5
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I.

1 IMPOT SUR LES BENEFICES (ISB)

La vocation de l’entreprise est, en principe, la recherche du profit qui revient aux


propriétaires de capitaux – associés ou actionnaires-. Outre les propriétaires de
capitaux les profits de l’entreprise intéressent également l’Etat. En effet, même sans
détenir la moindre part sociale ou encore sans du tout posséder une seule action, l’Etat
participe toujours au profit réalisé par l’entreprise au moyen de l’impôt. Notamment,
l’Etat perçoit, entre autres, l’Impôt Sur les Bénéfices (ISB) des entreprises au profit de
son budget général. La perception de l’ISB nécessite la combinaison d’un faisceau
d’éléments qualitatifs-le champ d’application, le fait générateur et l’exigibilité, les
obligations déclaratives- à des éléments quantitatifs- mécanisme d’imposition.

II.1.1 : LES ELEMENTS QUALITATIFS DE L’ISB


II.1.1.1 – CHAMP D’APPLICATION
L’ISB à l’instar de tous les autres impôts est perçu sur le territoire de la République du
Niger à l’occasion de l’exercice de certaines activités économiques lucratives par des
personnes physiques et morales.

II.[Link] ACTIVITES IMPOSABLES (articles 2 à 5 CGI)

Les activités commerciales au sens large, exercées dans un but lucratif, de manière
habituelle et à titre indépendant sont celles visées par l’application de l’ISB. En réalité,
les activités imposables définies à l’article 2 du Code Général des Impôts –CGI- sont
constituées d’activités commerciales par nature, d’activités réputées commerciales,
de professions libérales et d’une manière générale de toutes autres activités lucratives.
Il s’agit notamment de :
1) professions commerciales :
- les activités commerciales proprement dites, industrielles, artisanales ;
- les exploitations forestières et minières, qu’elles soient exploitées par des
concessionnaires, des amodiataires, des sous-amodiataires ou par des
titulaires de permis d’exploitation ;
- les exploitations agricoles, notamment celles faites par les agriculteurs, les
pisciculteurs, les apiculteurs et les éleveurs ;
2) professions non commerciales :
- les professions libérales proprement dites : les professions libérales sont
celles où l'activité intellectuelle joue le rôle principal et qui consistent en la
pratique personnelle d'une science ou d'un art exercés en toute indépendance
;
- les charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçant;
3) autres activités lucratives : toutes occupations sources de profits et ne se rattachant
pas à une autre catégorie de revenus.

Outre toutes ces généralités la loi relève des cas particuliers de personnes assujetties,
notamment :

1) les sociétés coopératives de consommation, lorsqu’elles possèdent des


établissements, boutiques ou magasins pour la vente et la livraison de denrées,
produits ou marchandises ;

2) les sociétés coopératives et unions de coopératives d’artisans ;

3) les sociétés coopératives ouvrières de production ;

4) les personnes physiques ou morales se livrant à des opérations d’intermédiaires


pour l’achat ou la vente d’immeubles ou de fonds de commerce ou qui, habituellement,
achètent en leur nom les mêmes biens, en vue de les revendre, et les sociétés de
crédit foncier ;

5) les personnes physiques ou morales qui procèdent au lotissement et à la vente de


terrains leur appartenant ;

6) les personnes physiques ou morales qui donnent en location un établissement


commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel nécessaire à son exploitation,
que la location comprenne ou non tout ou partie des éléments incorporels du fonds de
commerce ou d’industrie ;

7) les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de droits communaux ;

8) les établissements publics, les organismes de l’Etat et des collectivités territoriales,


à condition qu’ils jouissent de l’autonomie financière et se livrent à une activité de
caractère industriel ou commercial et à des opérations de caractère lucratif ;

9) les sociétés immobilières quelle que soit leur forme ;

10) les groupements d’intérêt économique (GIE) formés dans les conditions prévues
par le code de commerce ;

11) les sociétés civiles professionnelles (SCP) ;


12) les centres de gestion agréés (CGA), créés sous forme commerciale ;

13) les associations et les organisations non gouvernementales (ONG) exerçant une
activité à but lucratif.

II.[Link] TERRITORIALITE

La loi indique que l’impôt est dû à raison des bénéfices réalisés par les entreprises
exploitées au Niger. En plus, le droit positif précise : « Sous réserve de l'application de
conventions, traités ou accords internationaux, sont imposables au Niger, quel que soit
leur statut ou leur nationalité, qu'elles soient ou non domiciliées au Niger, les
personnes qui recueillent des bénéfices de source nigérienne » - art 7, CGI -.

II.[Link]-PERSONNES EXONEREES

Il s’agit des personnes normalement imposables bénéficiant d’un sursis à


imposition eu égard au pouvoir discrétionnaire du législateur qui pour des raisons
économiques, sociales politiques ou autres, choisit de renoncer à la perception de
l’impôt. Ainsi, sont ACTUELEMENT exonérés de l’impôt sur les bénéfices :

1) les sociétés coopératives de consommation dont l’activité se limite à grouper les


commandes de leurs adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt les
denrées, produits ou marchandises qui ont fait l’objet de ces commandes ;

2) les offices et sociétés d’habitations économiques ;

3) les ciné-clubs et les centres culturels.

II.[Link] PERSONNES IMPOSABLES

L’ISB est requis des personnes physiques ou morales de droit public ou privé qui
exercent au Niger au moins une activité imposable, dans la mesure où elles sont de
droit soumis au régime réel d’imposition ou bien si elles en exercent spontanément
l’option. Le régime réel se subdivise en deux sous-ensembles suivant un critère de
chiffre d’affaires : le régime réel normal et le régime réel simplifié.
Les personnes imposables au régime réel normal sont celles qui réalisent un chiffre
d’affaires annuel hors taxes de plus de cent millions de francs CFA.
Le régime réel simplifié est celui réservé aux personnes qui réalisent un chiffre
d’affaires compris entre cinquante et cent millions de francs CFA hors taxes.
Enfin, peuvent exercer l’option les personnes qui, en principe, devraient relever du
régime de l’impôt synthétique –chiffre d’affaires compris entre Zéro et cinquante
millions de francs CFA- et qui choisissent d’être assujetties au régime réel simplifié.
Pour être véritablement imposée, une opération doit préalablement justifier de
la réalisation de son fait générateur.
II.1.2 FAIT GENERATEUR- EXIGIBILTE
Est considéré comme fait générateur de l’ISB, l’acte ou le fait juridique ou bien
l’événement économique ou social par lequel sont réalisées les conditions légales,
nécessaires pour son exigibilité. Cette dernière est constituée par le droit dont
disposent les services compétents du ministère des finances pour exiger du
contribuable, à partir d’une date donnée, le paiement de l’impôt.
Le fait générateur et l’exigibilité qui sont, en matière d’ISB concomitants varient en
fonction des opérations envisagées. Ils interviennent à la suite de :
a) la livraison, pour les ventes ;
b) L’accomplissement du service, pour les prestations de services ;
c) L’achèvement des travaux ou tranches de travaux, pour les travaux
immobiliers ;
d) au moment de leur première utilisation pour les livraisons ou prestations de
services à soi-même.
L’intérêt de ces deux notions est qu’elles permettent de situer clairement les périodes
d’imposition. Conséquemment, il faudrait en déduire que les produits correspondant
à des créances sur la clientèle ou à des versements reçus à l’avance en paiement du
prix sont rattachés à l’exercice au cours duquel intervient la livraison des biens pour
les ventes ou opérations assimilées et l’achèvement des prestations pour les
fournitures de services.

Toutefois, ces produits doivent être pris en compte :


a) pour les prestations continues rémunérées notamment par des intérêts ou des
loyers et pour les prestations discontinues mais à échéances successives
échelonnées sur plusieurs exercices, au fur et à mesure de l’exécution.
b) pour les travaux d’entreprise au fur et à mesure de leur avancement.
Par ailleurs, il y a tout lieu de préciser que :
1°) par vente, il faut entendre toute opération ayant pour effet de transférer à
un tiers la propriété de tout bien. En plus, sont notamment assimilées à des
ventes :
- la fourniture d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunication ;
- la vente à tempérament ;
- la transmission d’un bien effectuée en vertu d’un contrat de
commission à l’achat ou à la vente ;
2°) les travaux immobiliers : par travaux immobiliers, il faut entendre tous les
travaux exécutés par les différents corps de métiers participant à la
construction, l'entretien et la réparation de bâtiments et d'ouvrages
immobiliers, les travaux publics, les travaux de chaudronnerie, de bâtiment
et de construction métallique, les travaux de démolition et les travaux
accessoires ou préliminaires à des travaux immobiliers ;

En tout état de cause, le bénéfice imposable est le bénéfice réalisé au cours de la


période d’imposition ;

le résultat d’une opération est pris en compte dès lors que cette opération donne
naissance à une créance ou à une dette certaine dans son principe et déterminée dans
son montant, quelle que soit la date des encaissements ou décaissements
correspondants.

Si une créance ou une dette demeure incertaine dans son principe ou son montant à
la clôture d’un exercice, elle ne doit pas être retenue pour déterminer les résultats de
cet exercice. Elle ne pourra être prise en compte que dans les résultats de l’exercice
au cours duquel le principe en aura été reconnu et le montant fixé. Mais si une dette,
sans être certaine, présente un degré suffisant de probabilité, l’entreprise peut
constituer une provision déductible de ses résultats dans les conditions prévues par la
loi.

II.1.3 LE DEBITEUR DE L’IMPOT

Les sociétés de personnes ou de capitaux dont le siège social est fixé au Niger, sont
assujetties à l'impôt au siège de la direction des entreprises ou, à défaut, au lieu de
leur principal établissement. L'impôt est établi au nom de chaque exploitant pour
l'ensemble de ses entreprises exploitées au Niger.
En application des dispositions combinées des articles 6 et 9 (CGI) il peut être retenu
que:
- pour les sociétés de capitaux, l'impôt est établi au nom de la société.
- les bénéfices réalisés par des sociétés de personnes et assimilées sont
imposés au nom de la société. La décision de la société de personnes ou
assimilée de répartir les bénéfices sociaux ou de les mettre en réserve est
sans influence au regard de cette imposition.
- dans les associations en participation et les syndicats financiers :
*si les participants exploitent dans le territoire, à titre personnel, une
entreprise dans les produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette
part est comprise dans le bénéfice imposable de ladite entreprise ;

*dans le cas contraire :


• Chacun des gérants connus des tiers est imposable personnellement pour
sa part dans les bénéfices de l'association ;
• les bénéfices revenant aux autres coparticipants sont imposés collectivement
au nom des gérants et au lieu de la direction de l'exploitation commune.
- dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement
imposé pour la part des bénéfices sociaux correspondant à ses droits dans
la société ;

- dans les sociétés en commandite simple, l'impôt est établi au nom de chacun
des commandités pour sa part respective de bénéfice et, pour le surplus, au
nom de la société.
Néanmoins, concernant les deux derniers cas la loi soutient que les impositions au
nom des associés n'en demeurent pas moins des dettes sociales.

II.1.4 PERIODE D’IMPOSITION

Au Niger la période d’imposition est décomptée par unité d’exercice comptable. Ce


dernier correspond, en règle générale, à l’année civile. Suivant ce principe, l’impôt est
établi chaque année sur les bénéfices réalisés au cours de l’année précédente.
Certaines situations peuvent se singulariser. En effet, selon la loi, pour les entreprises
qui ont bénéficié d’exonérations d’impôt sur les bénéfices, conformément aux
dispositions d’un régime dérogatoire, au titre d’une période dont le début ou la fin ne
coïncide pas avec le terme d’un exercice budgétaire, l’impôt sera établi au prorata du
nombre de mois écoulés entre le 1er janvier et le début du régime d’agrément, pour la
première année, ou entre la fin du régime d’agrément et le 31 décembre, pour la
dernière année.
Au demeurant, il importe de préciser que conformément aux prescriptions pertinentes
édictées à l’article 10 du CGI (Loi de finances 2013) : « Les contribuables qui
débutent leurs activités entre le 1er Juillet et le 31 décembre peuvent arrêter leur
premier exercice comptable le 31 décembre de l’année suivante. Dans ce cas, ils
sont tenus d’en informer l’administration, dans le délai imparti pour le dépôt de
la déclaration statistique et fiscale

Dans tous les cas il est indispensable que l’entreprise accomplisse ses obligations.

II.1.5-OBLIGATIONS DECLARATIVES

IL existe des obligations permanentes et des obligations circonstancielles.

II.5.1 LES OBLIGATIONS PERMANANTES


II.1.5.1.1LES OBLIGATIONS PERMANENTES DU CONTRIBUABLES

Il s’agit des obligations ordinaires de souscription de résultats réalisés au cours de la


période comprise entre les dates d’ouverture et de clôture de l’exercice comptable des
entreprises soumises au régime d’imposition d’après le bénéfice réel respectivement
fixées au 1er janvier et 31 décembre. Cette souscription doit intervenir, auprès du
service des impôts territorialement compétents, au plus tard le 30 avril de l’année
suivant celle au titre de laquelle les bénéfices sont déclarés. Par exemple les résultats
réalisés en 2012 doivent être déclarés au plus tard le 30 avril 2013.
La souscription doit être faite sur des formulaires conformes au modèle mis en œuvre
par l’administration fiscale. Elle portera sur les Déclarations Statistiques et Fiscales
relatives aux activités exercées au Niger.
En outre, les entreprises exerçant leurs activités dans plusieurs Etats ou dont le siège
est situé hors du Niger, devront déclarer auprès du service des impôts territorialement
compétent, chaque année, au plus tard le 30 avril, le résultat global réalisé.

A cette déclaration globale sera jointe la déclaration particulière du résultat réalisé au


Niger, ainsi que les copies et pièces annexes de chaque déclaration qui auraient été
établies dans chaque État.

Toutefois, lorsque ces entreprises ne tiennent pas une comptabilité permettant de


discriminer exactement le bénéfice ou le déficit réalisé pendant l'exercice dans chacun
des territoires du groupe, elles pourront procéder à la répartition de leur résultat global
au prorata des chiffres d'affaires réalisés dans chaque Etat.

A cette déclaration globale sera jointe la déclaration particulière du résultat réalisé au


Niger, ainsi que les copies et pièces annexes de chaque déclaration qui auraient été
établies dans chaque État.

Cependant la rigueur des éléments constitutifs des déclarations varie selon les
régimes D’une part, les contribuables relevant du régime réel normal sont tenus de
fournir une déclaration de résultats comprenant les états financiers annuels dont le
bilan, le compte de résultats, la liste détaillée par catégorie des frais généraux, le
relevé de leurs amortissements et des provisions constitués avec l'indication précise
de leur objet, la liste des principaux clients et fournisseurs et le tableau financier des
ressources et emplois.

Les sociétés y joignent une copie des documents qu'elles déposent au bureau de
l'enregistrement pour la perception de l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières.

Les entreprises d'assurances ou de réassurances, de capitalisation ou d'épargne


remettent, en outre, un double du compte rendu détaillé et des tableaux annexes
qu’elles ont fournis au Ministère chargé des Finances.
Les entreprises dont le siège social est situé hors du Niger remettent, en plus, un
exemplaire de leur bilan général.
D’autre part, les contribuables relevant du régime réel simplifié d’imposition ne sont
tenus de fournir qu’une déclaration de résultats comprenant les états financiers
annuels dont le bilan, le compte de résultats et le relevé des amortissements et
provisions.

Par ailleurs, outre la garantie du droit de communication et le libre accès aux


documents et pièces requis, les contribuables relevant d’un des régimes réels doivent
fournir au fisc l’identification complète de leurs conseils notamment Experts-
comptables ou Centre de Gestion Agréé(CGA). Egalement, ils doivent joindre à leur
déclaration les observations essentielles et les conclusions qui ont pu leur être remises
par les experts comptables agréés chargés par eux, dans les limites de leur
compétence, d'établir, contrôler ou apprécier leur bilan et leur compte de pertes et
profits.

Enfin, la comptabilité doit forcément être tenue en langue française. Si la


comptabilité est tenue en une langue autre que le français, une traduction certifiée par
un traducteur assermenté doit être présentée à toute réquisition de l'Administration.

II.[Link] OBLIGATIONS PERMANANTES RELATIVES AUX TIERS

A ce niveau, l’entreprise doit principalement communiquer au fisc un état spécifique


indiquant la répartition des bénéfices entre les associés en nom ou commandités,
associés-gérants ou membres du conseil d'administration. Cet état doit comporter
toutes les informations nécessaires et utiles à l’identification précise des bénéficiaires
ainsi que des montants dont ils ont été attributaires.
Le défaut de déclaration de l'état spécifique ne fait pas obstacle à l'imposition au nom
des bénéficiaires, des sommes allouées ou distribuées.

II.1.5.2LES OBLIGATIONS PONCTUELLES

Il peut arriver que l’entreprise soit bouleversée par des événements qui surviennent
au cours de son évolution : cession et cessation d’entreprise, fusion de sociétés et
apports partiels d’actif.

II.[Link].1CESSION ET CESSATION D'ENTREPRISE

Dans le cas de cession ou cessation, en totalité ou en partie, d'une entreprise soumise


à l’impôt sur les bénéfices, l'impôt dû à raison des bénéfices qui n'ont pas encore été
taxés est immédiatement établi. De ce fait, Les redevables doivent, dans un délai de
dix (10) jours, aviser le service des impôts de la cession ou cessation et lui faire
connaître la date à laquelle elle a été ou sera effective ainsi que, s'il y a lieu, les nom,
prénom, numéro d’identification fiscale et adresse du cessionnaire. Ils sont, en outre,
tenus de faire parvenir au service des impôts dans le même délai, les éléments devant
permettre d’établir l’impôt. A défaut d’une action spontanée de l’entreprise, le fisc peut,
à l’issue d’un délai légal de mise en demeure, procéder à une taxation d’office. Les
cessionnaires peuvent être solidairement poursuivis.
En outre, les mêmes exigences sont requises des ayants droit d’un exploitant décédé.
Ils disposent d’un délai de six mois pour compter de la date du décès afin de satisfaire
à leurs obligations déclaratives.

II.[Link].2FUSION DE SOCIETES ET APPORTS PARTIELS D'ACTIF

En matière de fusion de sociétés et d’apports partiels d’actif la loi prévoit une


exonération des plus-values autres que celles réalisées sur les marchandises. Pour
ce faire, la société absorbante ou nouvelle ou bien la société bénéficiaire de l'apport
se doit dans l’acte d’apport ou de fusion :

1°) de calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises
comprises dans l'apport, les amortissements annuels à prélever sur les
bénéfices ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de
ces éléments d'après le prix de revient qu'ils comporteraient pour les
sociétés fusionnées ou pour la société apporteuse, déduction faite des
amortissements déjà réalisés par elles ;

2°) d'inscrire immédiatement, à son passif, en contrepartie des éléments d'actif


pris en charge, des provisions égales à celles figurant au moment de la
fusion ou de l'apport dans les écritures des sociétés fusionnées ou de la
société apporteuse, et qui étaient afférentes aux éléments apportés.

Au-delà des éléments qualitatifs, la détermination de l’ISB requiert la maîtrise de tous


les éléments quantitatifs de cet impôt.

II.1.2 : LES ELEMENTS QUANTITATIFS DE L’ISB

L’ISB est assis sur les bénéfices réalisés par l’entreprise. Au sens de la loi, le bénéfice
imposable est le bénéfice net, déterminé d’après les résultats d’ensemble des
opérations de toute nature effectuées par les entreprises y compris les cessions
d’éléments de l’actif (soit en cours, soit en fin d’exploitation), les cessions de charges
ou offices, toutes indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l'exercice de la
profession ou du transfert d'une clientèle et le revenu des immeubles inscrits à l’actif,
sous réserve de la déduction des revenus mobiliers.

Le bénéfice net peut aussi être déterminé par la comparaison de deux bilans
successifs. Il est dans ce cas constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net
à la clôture et à l’ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à
l’impôt, diminuée des suppléments d’apports et augmentée des prélèvements
effectués au cours de cette période par l’exploitant ou par des associés.

EXEMPLE

A la clôture du bilan N-1


=à l’ouverture du bilan N
Valeur de l’actif net = X (Y-X) + prélèvement de l’exploitant- apports réalisés
ou des associés au cours de l’exercice
A la clôture du bilan N
Valeur de l’actif net = Y

NB : L’actif net s’entend de l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé par les créances
des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.

Dans la pratique, le bénéfice imposable découle de la somme algébrique des produits


et de charges comptables qui exprime le résultat comptable. Ce dernier est soumis à
un traitement fiscal qui permet de passer du résultat comptable au résultat fiscal à
travers des corrections consistant en de réintégrations et en des déductions pour tenir
compte des spécificités des règles comptables et fiscales alternativement ignorées par
l’une et l’autre des deux disciplines concourant à la définition du bénéfice imposable.
Le traitement a lieu sur un formulaire spécial appelé « tableau de passage du résultat
comptable avant impôt au résultat fiscal » présenté à la page 54 des liasses fiscales
(voir annexe1).
A cet égard, pour déterminer le bénéfice imposable une première étape va nous
conduire à identifier le résultat comptable. Ensuite, nous allons identifier les corrections
fiscales et enfin nous pouvons calculer l’impôt et indiquer son recouvrement.

II.1.2.1 LA FORMATION DU RESULTAT IMPOSABLE

La formation du résultat imposable passe par l’examen minutieux des produits et des
charges (décaissées ou non) de l’exercice.

II. 1. 2.1.A LES PRODUITS IMPOSABLES

II.1.2.1.A.1 LES PRODUITS D’EXPLOITATION

Il s’agit des ventes de biens, de travaux ou de services qui constituent le plus


souvent le cœur d’activités même de l’entreprise.
S’y ajoutent les revenus accessoires : ce sont les revenus tirés des différents
éléments du patrimoine de l’entreprise (revenus fonciers, loyer de matériels et
outillages, les plus-values).

Cependant, par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l’article 11 du CGI , les plus-
values provenant de la cession en cours d’exploitation d’éléments de l’actif immobilisé ne sont
pas comprises dans le bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées
si, dans la déclaration des résultats dudit exercice, le contribuable prend l’engagement de
réinvestir en immobilisations dans ses entreprises installées au Niger, avant l’expiration d’un
délai de trois (3) ans à partir de la clôture de l’exercice, une somme égale au montant de ces
plus-values ajoutées au prix de revient des éléments cédés.

II.2.1.1.A.2 LES PRODUITS EXCEPTIONNELS

Le volet-ci englobe :
- les subventions d’équilibre accordées aux entreprises, en fonction des résultats par
l’Etat, les collectivités locales ou des tiers ;
- les subventions d’équipement accordées par l’Etat, les collectivités publiques ou les
organismes publiques pour l’acquisition d’un équipement déterminé ;
- les indemnités perçues en cas de vol, d’expropriation ou de sinistre, de contrat
d’assurance ;
- les dégrèvements d’impôts antérieurement déduit.

II.2.1.1.A.3 LES PRODUITS FINANCIERS

Les produits visés sont :


- les produits de créances, dépôts et cautionnement ;
- les revenus des portefeuilles-titre(dividendes, titres à revenus
fixes, prime de remboursement, etc.) ;
- les gains latents de changes (de manière extra comptables).

La formation du résultat imposable implique également les charges.

II.[Link] B. LES CHARGES

En règle générale, il s’agit des achats et des autres frais généraux ainsi que des
charges uniquement calculées. Toutes les charges sont regroupées en deux grandes
familles : les charges décaissées et les charges non décaissées.
Mais dans tous les cas leur déduction du résultat de l’exercice est sujette à la
réalisation d’un certain nombre de conditions.
II.[Link] B LES CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTIBILITE DES CHARGES
DECAISSEES (ARTICLE12 CGI)

Pour être admise en déduction, une charge doit satisfaire aux conditions cumulatives
de fond et de forme.

II.[Link].1 LES CONDITIONS DE FOND

Pour être déductible une charge doit :


a) être exposée dans l’intérêt direct de l’exploitation ou se rattacher à la gestion
normale de l’entreprise. De ce fait, toute opération qui met une dépense ou une
perte à la charge de l’entreprise ou bien qui la prive d’une recette, sans que cela
soit justifié par un avantage de l’exploitation est à rejeter. Et ce, dès lors que cette
opération produit des effets sur le résultat.
b) être effective ; ceci exclut les charges potentielles.
c) se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise. A cet égard, ne
constituent pas de charges immédiatement déductibles :
• les dépenses qui entraînent une augmentation de la valeur d’un élément de
l’actif immobilisé ;
• les acquisitions d’immobilisations ;
• les dépenses qui prolongent la durée probable d’utilisation d’un élément de
l’actif immobilisé ;
• Remboursement de dettes.
c’) ne pas être exclue du résultat fiscal par une disposition fiscale particulière(pénalités
et amendes, ISB, TCFGE, règlement de somme supérieure à 3 000 000 F en espèces,
etc.).
Une fois que les opérations de la période sont comptabilisées et les régularisations
effectuées au cas échéant, l’on procède à la souscription de la déclaration périodique.

d) Respecter dans certains cas les limitations légales. Notamment :


- les cadeaux, lorsqu’il s’agit d’objets de faible valeur, spécialement conçus pour
la publicité, dans la limite de 20 000 francs CFA par objet. Toutefois, le montant
global de ces cadeaux ne doit pas excéder 0,50% du chiffre d’affaires ;
- les dépenses engagées au titre du parrainage sportif, culturel ou social dans
la limite de 0,50% du chiffre d’affaires ;
- les intérêts des comptes courants d’associés et rémunérations assimilées
dans la limite du taux d’escompte de la Banque Centrale plus trois (3) points.
Toutefois, cette déduction n’est admise que lorsque le capital social est
entièrement libéré ;
- les libéralités faites à l’Etat ou à ses démembrements dans la limite de 2% du
chiffre d’affaires.
- Les sommes destinées à rémunérer les services rendus, à titre de frais de
siège, par une entreprise, installée à l’étranger, ne sont admises en déduction
du bénéfice imposable que pour 30% de leur montant.
- Les sociétés d’assurances constituées sous la forme de sociétés de capitaux,
sont autorisées à déduire forfaitairement, à titre de provision sur les créances
acquises et non encaissées, 35% du montant desdites créances.

II.[Link].2 LES CONDITIONS DE FORME

a) être comptabilisée dans l’exercice au cours duquel elle a été engagée ;


b) être appuyée de justifications suffisantes ;
c) pour être admises en déduction, les factures ou les documents en tenant lieu
doivent faire apparaître distinctement, l'identification précise du redevable qui
délivre la facture, notamment ses raison sociale, nom, adresse, numéro
d'immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier, références
bancaires et numéro d’identification fiscale (NIF).
II.2.2 LES CHARGES NON DECAISSEES
Sont ici concernés, les amortissements et les provisions

II.1.2.2.1LES AMORTISSEMENTS

Seul l’amortissement des immobilisations au sens de la loi fiscale est considéré :


pour qu’un bien acquis ou fabriqué soit admis comme une immobilisation, son coût de
revient doit être supérieur ou égal à 100 000 francs CFA hors taxes.

Les amortissements doivent être comptabilisés au cours de l’exercice, déterminés


selon le mode linéaire, porter sur des éléments d’actif immobilisés appartenant à
l’entreprise, et soumis à dépréciation et dont les annuités correspondent à cette
dépréciation.

Sous réserve de dispositions spéciales, les taux en pourcentages admis sont les
suivants :
 frais d’établissement 20
 immeuble industriel %5
 immeuble d’habitation 5%
2
 mobilier de bureau
commercial 10
2%
 matériel informatique et logiciel 50
%
 matériel et outillage industriel 10
%
 autre matériel et outillage 25
%
 agencements et aménagements 20
%
 matériel roulant 25
%
%
LES CONDITIONS DE DEDUCTION DES AMORTISSEMENTS
conditions commentaires
a)les amortissements ne doivent pas être Cela exclut :
pratiqués que sur les éléments de l’actifs ➢ Les biens dont l’entreprise n’est pas
immobilisé soumis à la dépréciation propriétaire (biens loués ou crédit-bail par
exemple) ;
➢ Les biens de l’actif qui ne sont pas
immobilisés (le bien comptabilisé dans les
stocks par exemple)
➢ Les immobilisations qui ne se déprécient pas
du fait du temps ou de l’usage ou de
changement technique (terrains, fonds de
commerce, immobilisations financières).
b) les amortissements doivent
correspondre (en principe) à la Les amortissements doivent correspondre à la
dépréciation effective subie dépréciation effective mais sont calculés en pratique
selon le mode linéaire.
Les amortissements exagérés ne sont pas
déductibles.
Le calcul s’effectue sur la valeur d’origine, le cumul
des amortissements pratiqués ne peut excéder celle-
ci.

c) les amortissements doivent être C’est une condition de forme : les amortissements
effectivement constatés en comptabilité. doivent être comptabilisés par le compte « dotations ».
.

Les amortissements ne doivent pas être Cela exclut les amortissements relatifs aux biens
exclut des charges déductibles par une somptuaires, la fraction non déductible des
disposition fiscale. amortissements du matériel à usage mixte.

II.[Link] LES PROVISIONS


Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement
précisées et que les événements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient
été effectivement constatées dans les écritures de l’exercice et figurent au relevé des
provisions prévues aux articles 29 et 30. Toutefois, la provision de propre assureur
constituée par une entreprise n’est pas admise en déduction de son bénéfice
imposable.

DEDUCTIBILITE DES PRINCIPALES PROVISIONS


Provisions Déductibles Observations
Provisions pour dépréciation

✓ Des immobilisations non amortissables OUI Si respect des conditions de


déductibilités.
✓ Des immobilisations amortissables NON La dépréciation doit être constatée par
le biais des amortissements.

✓ Des titres de participations et assimilés NON Régime des moins-values

✓ Des obligations, titres participatifs et assimilés, valeurs


mobilières de placement NON Régime des moins-values.

✓ Des stocks et des encours OUI Si les règles d’évaluation de stock


sont scrupuleusement respectées.

✓ Des comptes clients OUI Calcul sur la base hors TVA et à


condition que le risque de non
recouvrement soit individualisé ; la
déduction forfaitaire est admise si le
pourcentage utilisé s’appuie sur des
données statistiques précises.

NON La perte correspondante est détruite


✓ Pour perte de change. de façon extracomptable

Provisions pour risques et charges

✓ Pour litiges OUI Si respect des conditions de


déductibilités.

✓ Pour garanties données aux clients OUI Si la mise en jeu de la garantie est
probable pour l’ensemble des
appareils vendus. Le calcul statistique
est valable.
✓ Pour amendes et pénalités NON

✓ Pour dépenses de personnel oui


• Indemnités de départ à la retraite

Provisions Déductibles Observations


✓ Congés payés OUI
✓ Licenciement pour motifs économiques oui A condition que l’entreprise s’engage
par écrit auprès du personnel (usage
vaut engagement écrit)

✓ Pour gratifications au personnel OUI

Oui si l’impôt est lui-même déductible


✓ Pour impôt OUI
Si le montant constitue une charge
excessive pour un seul exercice
✓ Pour charges à repartir NON
Risques éventuels, pour les banques
et compagnies d’assurances
✓ De propre assureur OUI
Obligatoirement car résultant des
textes fiscaux
.
✓ Provisions règlementées OUI

Au-delà des dispositions générales, il y a lieu de relever l’existence de mesures


spécifiques suivantes :

Le bénéfice imposable des personnes morales est obtenu en déduisant du bénéfice


net total déterminé, comme il est dit aux articles précédents :

1) Les produits bruts des participations d'une société mère dans le capital d'une société
filiale, déduction faite d'une quote-part de 5% représentative des frais et charges.

Ce régime fiscal des sociétés mères et filiales s'applique lorsque les quatre conditions
ci-après sont cumulativement remplies :

- la société mère et la société filiale sont constituées sous la forme de société par
actions ou à responsabilité limitée ;

- la société mère et sa ou ses filiales ont leur siège social dans l'un des Etats
membres
de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et sont passibles
de l'impôt sur les bénéfices ;

- les actions ou parts d'intérêts possédées par la première société représentent au


moins 10% du capital de la seconde société. Ce pourcentage s'apprécie à la date
de mise en paiement des produits de participations ;

- les actions ou parts d'intérêts susvisées sont souscrites ou attribuées à l'émission


et sont inscrites au nom de la société ou lorsque cette dernière s'engage à les
conserver pendant deux (2) années sous la forme nominative. La lettre portant cet
engagement doit être annexée à la déclaration des résultats.

Lorsque les produits de participation ne sont pas éligibles au régime des sociétés
mères et filiales ci-dessus, la société participante n'est soumise à l'impôt sur les
bénéfices sur lesdits produits que sur une part représentative d'au moins 40% du
produit des participations.

2) Les plus - values provenant de la cession de titres de participation par les sociétés
de holding de droit national si le portefeuille desdites sociétés est composé d'au moins
60% de participation dans les sociétés dont le siège est situé dans l'un des Etats
membres de I'UEMOA.

3) Les intérêts des emprunts obligataires et tous autres titres d'emprunts émis par les
Etats membres et leurs collectivités décentralisées » (Article 21 CGI).

« En ce qui concerne les sociétés à responsabilité limitée, les rémunérations allouées


aux associés gérants majoritaires et portées dans les frais et charges, sont admises
en déduction du bénéfice de la société pour l'établissement de l'impôt à condition que
ces rémunérations correspondent à un travail effectif et soient soumises au nom de
ces derniers à l'impôt sur les bénéfices et après déduction des frais professionnels
supportés.

Pour l'application de la présente disposition, les gérants qui n'ont pas personnellement
la propriété des parts sociales sont considérés comme associés si leur conjoint ou
leurs enfants non émancipés ont la qualité d'associés.

Dans ce cas comme dans celui où le gérant est associé, les parts appartenant en toute
propriété ou en usufruit au conjoint et aux enfants non émancipés du gérant sont
considérées comme possédées par ce dernier » (Article 22 CGI).

Il existe également des déductions extra comptables selon des situations singulières,
notamment :

1)« en ce qui concerne les sociétés coopératives de consommation : les bonis


provenant des opérations faites avec les associés et distribués à ces derniers au
prorata de la commande de chacun d'eux ;
2) en ce qui concerne les sociétés coopératives ouvrières de production : la part des
bénéfices nets qui est distribuée aux travailleurs » (Article 23 CGI).
3) En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une
charge de l'exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si le
bénéfice n'est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée,
l'excédent du déficit est déduit successivement sur les bénéfices éventuels des
exercices suivants jusqu'au troisième exercice qui suit l'exercice déficitaire (Article 24
CGI).

En tout état de cause la loi fournit un encadrement en matière d’évaluation d’existant


physiques de stocks ou de devises voire de créances et de dettes.

-« Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture
de l'exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient.

Les travaux en cours sont évalués au prix de revient (Article 25 CGI).

Les biens acquis en devises doivent être comptabilisés en francs CFA par conversion
de leur coût en devises sur la base du cours de change à la date de l’acquisition du
bien.
2)- Les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères.

Les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères doivent être


comptabilisées en francs CFA sur la base du cours du change à la date de l’opération.
La date de conversion est la date de formalisation de l’accord des parties sur
l’opération s’il s’agit de transactions commerciales ou la date de mise à disposition des
devises s’il s’agit d’opérations financières ;

Lorsque la naissance et le règlement des créances ou des dettes libellées en


monnaies étrangères s’effectuent dans le même exercice, les écarts de conversion
résultant des variations de change par rapport à la date initiale de comptabilisation
sont pris en compte pour la détermination du résultat. Ils constituent des gains ou des
pertes de change inscrits dans les charges ou les produits financiers de l’exercice.

Lorsque les créances ou les dettes libellées en monnaies étrangères subsistent à la


clôture de l’exercice, les écarts de conversion résultant des variations de change par
rapport à la date initiale de comptabilisation constituent soit des pertes probables, soit
des gains latents.

Les pertes probables entraînent la constitution d’une provision et sont inscrites à l’actif
du bilan. Les gains latents n’interviennent pas dans la détermination du résultat et sont
inscrits au passif du bilan.

Dans le cas particulier d’un emprunt ou d’un prêt d’une durée supérieure à un an,
l’écart de conversion doit être calculé à la clôture de chaque exercice et la perte ou le
gain en résultant est étalé sur la durée restant à courir jusqu’au dernier remboursement
ou encaissement prévu au contrat ;

3) Les devises disponibles.


Les écarts de conversion constatés à la clôture de l’exercice sont pris en compte pour
la détermination du résultat par inscription dans les produits et les charges de
l’exercice comme gains ou pertes de change ;

4)- dans le cas particulier d’une position globale de change, le montant de la dotation
à la provision pour perte de change est limité à l’excédent des pertes probables sur
les gains latents afférents aux éléments ayant permis de déterminer la position globale
de change » Article 26- 1 CGI).

Une fois que la base imposable est connue, l’I S Best calculé en y appliquant un taux.

II.1.3 LE CALCUL DE L’ISB


L’ISB est calculé sur le résultat fiscal par l’application du taux courant.
Le taux de l’impôt sur les bénéfices est ACTUELLEMENT fixé à 30%, sans abattement,
du bénéfice net imposable arrondi au millier de francs inférieur.
Exemple : l’entreprise BONAF a réalisé un résultat fiscal de 235 005 508 frs.
Son ISB sera : 235 005 000 frs x 30%.

Le bénéfice fiscal est la résultante de corrections apportées au bénéfice comptable


général de l’exercice. Lesdites corrections consistent en des réintégrations et des
déductions. Il s’agit de tenir compte des règles fiscales que le droit comptable
n’intègre pas dans la tenue de la comptabilité et / ou inversement de rattraper des
enregistrements comptables que la loi fiscale n’admet pas. Les régularisations
concernent aussi bien les produits que les charges.

A LES REINTEGRATIONS

Elles sont essentiellement composées de :


- des charges et des pertes comptabilisées mais non déductibles sur le plan
fiscal(exclusions légales ou déduction limitatives, absence de fait
générateur, option de report de déduction – ARD - ) ;
- des produits dont l’imposition a été différée précédemment et qui sont
devenus imposable au cours de l’exercice( plus-value destinée à être
réinvestie mais dont le nouvel investissement n’est pas réalisé jusqu’à
l’expiration du délai légal de réinvestissement);

B LES DEDUCTIONS

Elles comprennent :
- les profits non imposables au cours de l’exercice : ces produits seront
imposés ultérieurement ou soumis à un autre régime fiscal ;
- les produits définitivement exonérés d’impôts ou non imposables (
dividendes reçus) ;
- les charges réintégrées au cours des exercices précédents devenues
déductibles lors de l’exercice.

Résultat Fiscal = (Résultat Comptable + Réintégrations) – Déductions

En revanche, lorsque l’application du taux à la base imposable conduit à un


montant insuffisant de contribution, l’Impôt Minimum Forfaitaire (I M F) est préféré.

II. 1.4 IMPOT MINIMUM FORFAITAIRE


Les personnes physiques ou morales soumises obligatoirement ou sur option au
régime réel d'imposition sont passibles de l'impôt minimum forfaitaire.
L’assujettissement à l’IMF intervient lorsque l’entreprise réalise un résultat insuffisant
ou carrément une perte fiscale.

Peuvent être exonérées de l'impôt minimum forfaitaire pendant les deux (2) premiers
exercices sociaux, les entreprises nouvellement créées, sous réserve qu'elles
souscrivent leurs déclarations annuelles de résultat dans les délais prescrits par la
législation en vigueur.

Sont exonérées de l'impôt minimum forfaitaire pendant les trois (3) exercices sociaux,
les entreprises en réhabilitation dont le plan de réhabilitation fait l'objet d'une
autorisation expresse du Ministre chargé des Finances ;

Le fait générateur de l’IMF est la réalisation d’un résultat imposable insuffisant ou


négatif. Lorsque l’imposition du bénéfice taxable conduit à une cotisation d'impôt
supérieure au montant calculé de l'impôt minimum forfaitaire, ce dernier impôt n’est
pas dû.

En principe, le chiffre d'affaires hors taxes réalisé au cours du dernier exercice


comptable intervenu constitue la base imposable de l’IMF. Toutefois, la loi a fait
quelques exceptions au bénéfice de certaines activités limitativement désignées,
notamment :
- les gérants libres des stations-services, en ce qui concerne leur activité portant sur
la vente d’hydrocarbures,
- les distributeurs de gaz domestique ;
- les distributeurs de cartes prépayés.

S’agissant de ces activités, la base de calcul dudit impôt est la marge brute déterminée
sur la même période ;
Le chiffre d’affaires englobe les produits accessoires, c'est-à-dire ceux réalisés à
l'occasion de la gestion commerciale de l'entreprise mais ne se rattachant pas à son
objet principal et ceux provenant de la mise en valeur de l'actif immobilisé.
Cependant, le chiffre d’affaires imposable à l’IMF ne doit pas comporter les éléments
présentés dans le tableau suivant.

TABLEAU DES PRODUITS EXONERES DE L'I.M.F.


Produits Commentaire

. Produits stockés ou déstockés • imposés au moment de la vente et non du stockage


. Travaux faits par l'entreprise pour elle-même et frais à transférer • il s'agit d'un reclassement de charges
. Rabais, Remise, Ristournes obtenues
• diminution du coût d'achat. Ils ne sont pas inclus dans
. Différences de change la notion de produits accessoires
• Ici il s'agit de celles se rapportant aux opérations
. Rentrées sur créances amorties proprement financières
. Subventions d'équipement reprise pour quotte - part • Déjà taxée à l'IMF au moment de la vente
• Contrepartie de l'amortissement d'investissement non
. Résultats des participations financés par l'entreprise.
• Déjà imposés entre les mains du gérant de la
. Subventions d'exploitation participation.
. Intérêts, escomptes, revenus des participations et de titres de
• Contrepartie d'un déficit
placement
• Produits non imposables
. Reprise sur amortissement et provisions
• Opération n'ayant pas le caractère des produits taxables.

Il existe actuellement trois taux pour la liquidation de l’IMF. Il s’agit notamment de:
- 1% pour les entreprises industrielles et les distributeurs d’hydrocarbures ;
- 1.5 % pour les autres activités ;
- 3% pour les activités pour lesquelles l’IMF est calculé sur la marge
brute sauf pour les marketeurs et les promoteurs indépendants du
secteur des hydrocarbures. Ces derniers sont imposés selon la
tarification suivante :

Tranche de chiffre d’affaires en francs


CFA
8%
De 0 à 5 milliards
Plus de 5 milliards à 10 milliards 7%
Plus de 10 milliards à 20 milliards 6%
Au- delà de 20 milliards 5%

-
Exemple d’application : l’entreprise commerciale la BONAF a réalisé un chiffre
d’affaires de 2 200 000 000 de francs lui ayant permis d’obtenir un résultat fiscal de 65
000 000 de francs.
TAF : déterminer son impôt sur les bénéfices.
SOLUTION: ISB= RF * 30%
65 000 000F * 30% =19 500 000 f

CA * 1,5 % = 2 200 000 000 f *1,5 %


= 33 000 000 f
ÇA*1,5 % › RF*30%, donc IMF dû soit CA *1,5%

II.1.5 LE RECOUVREMENT DE L’ISB

L’ISB est réglé au receveur des impôts en deux acomptes provisionnels et un solde.
-Les redevables doivent verser le solde de l'impôt sur le bénéfice ou de l’impôt
minimum forfaitaire, sans avertissement préalable, dans les délais impartis pour le
dépôt de leur déclaration annuelle de résultat, à la caisse du Receveur des Impôts de
leur domicile fiscal. Le versement doit intervenir au plus tard le 30 avril de l’exercice
N+1 au titre de l’année N.

Le paiement doit être accompagné d'un bordereau de versement conçu à cet effet, par
les services des impôts.

Une copie de ce document est conservée par le Receveur des Impôts comme titre
provisoire de recouvrement, l’original, destiné au service d'assiette et portant
émargement du versement à la caisse du Receveur des Impôts, doit obligatoirement
être joint par le redevable à la déclaration des résultats qu'il dépose au service des
impôts. Les paiements tiennent compte des acomptes provisionnels.

II.1.5.1 - ACOMPTES PROVISIONNELS DE L’IMPÔT SUR LES BENEFICES

La nouvelle loi de Finances prévoit le paiement de l’ISB en trois acomptes de 20 % et un


solde selon les échéances suivantes :

-1er acompte : AVANT LE 1er juillet ;


- 2ème acompte : AVANT LE 1er septembre ;
-3ème acompte AVANT LE 1er novembre.

Le solde est payable, le cas échéant, au plus tard le 30 Avril.

Les modalités de recouvrement des acomptes provisionnels l’impôt sur les bénéfices
sont prévues ainsi qu’il suit :

1) chaque acompte provisionnel est fixé à 20% du montant de l’impôt sur le


bénéfice ou de l’impôt minimum forfaitaire dû au titre de l’exercice précédent ;

Exemple : en 2017 l’entreprise HARAKOKI a réalisé un résultat fiscal


100 000 000 frs. Elle devait un ISB de 100 000 000frs x 30% = 30 000 000frs.
Les acomptes ISB de 2018 seront de : 30 000 000 frs X 20% =6000 000 frs (avant le 1
er août 2016) et 30 000 000frs X 30% = 6 000 000 frs (avant le 1er septembre2016)

30 000 000 Fx 20% = 6 000 000 F(avant le1er novembre).

S’il y a lieu, le solde est acquitté le 30 avril 2014 au plus tard.

II.1.5.2 LE PAIEMENT DU SOLDE ISB

Le solde de l’impôt sur les bénéfices est déterminé comme suit à la clôture de
l’exercice :
1) L’acompte s’impute sur le montant de l’impôt sur les bénéfices ou de l’impôt
minimum forfaitaire dû ; supposons qu’en 2018 l’entreprise HARAKOKI aurait
finalement réalisé un bénéfice fiscal de 150 000 000 frs.
Son ISB de 2018 serait de : 150 000 000 frs X 30% = 45 000 000 frs. Le solde
serait de (45000 000 frs-(6 000 000 frs+6 000 000+6000 000)) frs soit
27 000 000 frs.

2) dans l’hypothèse où le contribuable aurait payé un acompte supérieur au


montant de l’impôt définitivement dû, le trop perçu reste acquis au Trésor Public
à titre d’avance sur les règlements à effectuer sur l’impôt sur le bénéfice au titre
d’exercices postérieurs. Toutefois, en cas de cession ou de cessation d’activité
ou de décès, le contribuable ou ses ayants-droit peuvent demander le
remboursement des sommes non imputées.

Chaque versement est accompagné d’un bordereau-avis, par exercice, daté et signé
par la partie versante et indiquant la nature du versement, l’échéance à laquelle il se
rapporte, les bases de calcul, le numéro d’identification fiscale ainsi que l’adresse du
contribuable.

Par ailleurs, la loi fiscale a prévu des retenues à la source communément appelées
Précompte ISB.
II.1.6 PRECOMPTE DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES

I PRINCIPES GENERAUX DU PRECOMPTE


II.1.6.1 CHAMP D’APPLICATION

Le précompte est un prélèvement opéré au titre de l’impôt sur les bénéfices. Il est
opéré sur les personnes soumises à l’ISB au Niger qui réalisent les opérations
commerciales. La ponction est opérée lorsque la personne ne justifie pas d’une
dispense en bonne et due forme. La loi précise que : « bénéficier d’une dispense de
paiement du précompte, les entreprises qui ont déclaré un chiffre d’affaires
supérieur à 300 millions de francs CFA, quelle que soit l’activité, au titre de
l’exercice fiscal précédent. Cette dispense est matérialisée par une attestation
délivrée par la Direction Générale des Impôts, sur demande écrite de
l’entreprise » (art 45 CGI). Toutefois, la dispense n’est en aucun cas accordée aux :
- Transitaires, les commissionnaires et autres déclarants en douane
réalisant des opérations pour le compte de tiers ;
- Personnes se livrant au transit ou à la réexportation en suite d’entrepôt
fictif ;
- Exportateurs de bétail sur pied.

En tout état de cause, toutes personnes assujetties à l’ISB, agissant à titre


professionnel, non attributaire d’une dispense de retenue, doit subir le précompte à
l’occasion des opérations suivantes :

a) les importations de biens destinés ;

b) les exportations, les réexportations en suite de régimes douaniers suspensifs ;

c) les achats réalisés auprès des grossistes et des industriels;

d) les prestations de services faites à l’Etat ou à ses démembrements, aux


établissements publics ou privés, à des personnes privées, aux projets, aux
organisations non gouvernementales, aux représentations diplomatiques et
consulaires et autres organismes ;

e) les livraisons de marchandises faites à l’Etat ou à ses démembrements, aux


établissements publics ou privés, à des personnes privées, aux projets, aux
organisations non gouvernementales, aux représentations diplomatiques et
consulaires et aux autres organismes.
Cependant, le précompte n’est pas perçu sur les opérations suivantes :

a) les dons en nature destinés à l’Etat, aux collectivités territoriales et aux


établissements publics à caractère administratif ;

b) les importations effectuées par des particuliers et destinées à leur usage


personnel ;

c) les importations effectuées pour le compte des missions diplomatiques et


consulaires, des organisations internationales et des organisations non
gouvernementales qui, du fait de leur statut particulier, bénéficient des
exemptions au titre de l’impôt sur les bénéfices
d) les échantillons ;

les opérations réalisées par les détenteurs de dispenses délivrées à leur nom par la
Direction Générale des Impôts.

FAIT GENERATEUR ET EXIGIBILITE

Le fait générateur et l’exigibilité du précompte de l’impôt sur les bénéfices sont constitués
:
- pour les importations, par la mise à la consommation ;
- pour les exportations et les réexportations, par l’accomplissement des
formalités en douane ;
- pour les achats réalisés auprès des grossistes et des industriels dans un but
commercial, par la livraison ;
- pour les livraisons de marchandises et les prestations de services faites à l’Etat
ou à ses démembrements, aux établissements publics, aux projets, aux
organisations non gouvernementales, aux représentations diplomatiques et
consulaires et autres organismes, par le paiement ;
- pour les prestations de services faites à des entreprises privées, par le
paiement.

II.6.2 BASE D’IMPOSITION

La base d’imposition du précompte dépend de la nature de l’opération. Elle est


constituée pour :
- les opérations douanières, par la valeur des marchandises définies par la
législation douanière, augmentée des droits et taxes d’entrée et des droits
d’accises, y compris la taxe sur la valeur ajoutée à l’exception du précompte
lui-même ;

- les opérations portuaires, par la valeur coût assurance fret (CAF) port de
débarquement des marchandises ;
- les opérations faites sur le marché intérieur, par le montant total de la
transaction toutes taxes comprises (TTC).

II.6.3 MODALITES D’IMPOSITION

Le calcul de la retenue est modulé en fonction de la nature de l’opération selon que le


contribuable soit identifié ou non par le fisc.
Les taux applicables aux opérations soumises au précompte sont :

Taux
Nature de l’opération
applicable
Opérations portuaires :
1) importations faites par des opérateurs économiques ayant un Numéro d’Identification
3%
Fiscale (NIF)
2) importations faites par des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
Opérations douanières :
3) importations ou exportations faites par des opérateurs économiques ayant un NIF 3%
4) importations ou exportations faites par des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
5) opérations de réexportation ou de transit faites par des opérateurs économiques
2%
ayant un NIF
6) opérations de réexportation ou de transit faites par des opérateurs économiques n’ayant
5%
pas de NIF
Opérations sur le marché intérieur :
7) ventes à des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
8) ventes à des opérateurs économiques ayant un NIF 2%
9) prestations de services et livraisons de marchandises, faites à l’Etat, à ses
5%
démembrements ou aux entreprises, par un opérateur économique n’ayant pas de NIF
10) prestations de services et livraisons de marchandises faites à l’Etat, à ses
2%
démembrements ou aux entreprises, par un opérateur économique ayant un NIF

II.6.4 IMPUTATION

Le précompte ne constitue pas un élément du coût de la marchandise ou du service


et ne peut être mis à la charge du client de l’entreprise. Il est imputable sur l’ISB et ses
succédanés - acomptes provisionnels, IMF-

Après imputation du précompte sur les impôts dus, le crédit est reportable sans
limitation sur les exercices suivants.

Toutefois, pour les entreprises se livrant aux opérations de réexportation ou de transit,


le précompte n’est imputable que pour l’exercice au titre duquel il a été payé.

Enfin, le précompte est apprécié, en ce qui concerne les entreprises non soumises au
régime réel d’imposition, comme un minimum d’imposition.
Enfin, il peut arriver que l’entreprise entretienne des relations avec des partenaires
extérieurs effectuant à son profit des prestations de services. Le règlement de ces
derniers est susceptible d’être assujetti à un autre type de précompte appelé « retenue
non-résidents ».
II.1.7 IMPOT SUR LES BENEFICES DES NON RESIDENTS
L’Impôt sur les bénéfices des non-résidents est en réalité une retenue à la
source effectuée sur les paiements au profit essentiellement des prestataires de
services en provenance de l’étranger. la loi indique : « Sous réserve de l'application
des dispositions contenues dans les conventions internationales dont le Niger est
signataire, les sommes versées en rémunération d'une activité professionnelle
notamment commissions, courtages, ristournes, honoraires, vacations, redevances,
droits d'auteur ou d'inventeur ou toutes autres prestations de service sont soumises à
une retenue à la source lorsqu'elles sont payées ou constituent une créance acquise,
par un débiteur établi au Niger, à des personnes physiques ou morales n'ayant pas
sur le territoire national d'installations professionnelles fixes » (art 47 CGI).

Toutefois, les opérations de transport terrestre de marchandises et de transport aérien


dans le cadre du pèlerinage ne sont pas soumises à la retenue à la source.

Les bénéficiaires de la prestation sont responsables vis-à-vis du fisc de cette retenue


à la source. Ils doivent l’opérer par application d’un taux de 16% du montant hors
TVA de la rémunération du prestataire, sans abattement pour frais professionnels.

exemple d’application : l’entreprise Bonus Sa fait venir de l’Italie, d’où a été


importée son usine, un technicien pour son entretien. A l’issue de son intervention, sa
société italienne adresse une facture de 7 500 000 frs.
La retenue à la source sera de : 7 500 000frs* 16%= 1 200 000 frs.

Vous aimerez peut-être aussi