Cours Isb 2018
Cours Isb 2018
Les activités commerciales au sens large, exercées dans un but lucratif, de manière
habituelle et à titre indépendant sont celles visées par l’application de l’ISB. En réalité,
les activités imposables définies à l’article 2 du Code Général des Impôts –CGI- sont
constituées d’activités commerciales par nature, d’activités réputées commerciales,
de professions libérales et d’une manière générale de toutes autres activités lucratives.
Il s’agit notamment de :
1) professions commerciales :
- les activités commerciales proprement dites, industrielles, artisanales ;
- les exploitations forestières et minières, qu’elles soient exploitées par des
concessionnaires, des amodiataires, des sous-amodiataires ou par des
titulaires de permis d’exploitation ;
- les exploitations agricoles, notamment celles faites par les agriculteurs, les
pisciculteurs, les apiculteurs et les éleveurs ;
2) professions non commerciales :
- les professions libérales proprement dites : les professions libérales sont
celles où l'activité intellectuelle joue le rôle principal et qui consistent en la
pratique personnelle d'une science ou d'un art exercés en toute indépendance
;
- les charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçant;
3) autres activités lucratives : toutes occupations sources de profits et ne se rattachant
pas à une autre catégorie de revenus.
Outre toutes ces généralités la loi relève des cas particuliers de personnes assujetties,
notamment :
10) les groupements d’intérêt économique (GIE) formés dans les conditions prévues
par le code de commerce ;
13) les associations et les organisations non gouvernementales (ONG) exerçant une
activité à but lucratif.
II.[Link] TERRITORIALITE
La loi indique que l’impôt est dû à raison des bénéfices réalisés par les entreprises
exploitées au Niger. En plus, le droit positif précise : « Sous réserve de l'application de
conventions, traités ou accords internationaux, sont imposables au Niger, quel que soit
leur statut ou leur nationalité, qu'elles soient ou non domiciliées au Niger, les
personnes qui recueillent des bénéfices de source nigérienne » - art 7, CGI -.
II.[Link]-PERSONNES EXONEREES
L’ISB est requis des personnes physiques ou morales de droit public ou privé qui
exercent au Niger au moins une activité imposable, dans la mesure où elles sont de
droit soumis au régime réel d’imposition ou bien si elles en exercent spontanément
l’option. Le régime réel se subdivise en deux sous-ensembles suivant un critère de
chiffre d’affaires : le régime réel normal et le régime réel simplifié.
Les personnes imposables au régime réel normal sont celles qui réalisent un chiffre
d’affaires annuel hors taxes de plus de cent millions de francs CFA.
Le régime réel simplifié est celui réservé aux personnes qui réalisent un chiffre
d’affaires compris entre cinquante et cent millions de francs CFA hors taxes.
Enfin, peuvent exercer l’option les personnes qui, en principe, devraient relever du
régime de l’impôt synthétique –chiffre d’affaires compris entre Zéro et cinquante
millions de francs CFA- et qui choisissent d’être assujetties au régime réel simplifié.
Pour être véritablement imposée, une opération doit préalablement justifier de
la réalisation de son fait générateur.
II.1.2 FAIT GENERATEUR- EXIGIBILTE
Est considéré comme fait générateur de l’ISB, l’acte ou le fait juridique ou bien
l’événement économique ou social par lequel sont réalisées les conditions légales,
nécessaires pour son exigibilité. Cette dernière est constituée par le droit dont
disposent les services compétents du ministère des finances pour exiger du
contribuable, à partir d’une date donnée, le paiement de l’impôt.
Le fait générateur et l’exigibilité qui sont, en matière d’ISB concomitants varient en
fonction des opérations envisagées. Ils interviennent à la suite de :
a) la livraison, pour les ventes ;
b) L’accomplissement du service, pour les prestations de services ;
c) L’achèvement des travaux ou tranches de travaux, pour les travaux
immobiliers ;
d) au moment de leur première utilisation pour les livraisons ou prestations de
services à soi-même.
L’intérêt de ces deux notions est qu’elles permettent de situer clairement les périodes
d’imposition. Conséquemment, il faudrait en déduire que les produits correspondant
à des créances sur la clientèle ou à des versements reçus à l’avance en paiement du
prix sont rattachés à l’exercice au cours duquel intervient la livraison des biens pour
les ventes ou opérations assimilées et l’achèvement des prestations pour les
fournitures de services.
le résultat d’une opération est pris en compte dès lors que cette opération donne
naissance à une créance ou à une dette certaine dans son principe et déterminée dans
son montant, quelle que soit la date des encaissements ou décaissements
correspondants.
Si une créance ou une dette demeure incertaine dans son principe ou son montant à
la clôture d’un exercice, elle ne doit pas être retenue pour déterminer les résultats de
cet exercice. Elle ne pourra être prise en compte que dans les résultats de l’exercice
au cours duquel le principe en aura été reconnu et le montant fixé. Mais si une dette,
sans être certaine, présente un degré suffisant de probabilité, l’entreprise peut
constituer une provision déductible de ses résultats dans les conditions prévues par la
loi.
Les sociétés de personnes ou de capitaux dont le siège social est fixé au Niger, sont
assujetties à l'impôt au siège de la direction des entreprises ou, à défaut, au lieu de
leur principal établissement. L'impôt est établi au nom de chaque exploitant pour
l'ensemble de ses entreprises exploitées au Niger.
En application des dispositions combinées des articles 6 et 9 (CGI) il peut être retenu
que:
- pour les sociétés de capitaux, l'impôt est établi au nom de la société.
- les bénéfices réalisés par des sociétés de personnes et assimilées sont
imposés au nom de la société. La décision de la société de personnes ou
assimilée de répartir les bénéfices sociaux ou de les mettre en réserve est
sans influence au regard de cette imposition.
- dans les associations en participation et les syndicats financiers :
*si les participants exploitent dans le territoire, à titre personnel, une
entreprise dans les produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette
part est comprise dans le bénéfice imposable de ladite entreprise ;
- dans les sociétés en commandite simple, l'impôt est établi au nom de chacun
des commandités pour sa part respective de bénéfice et, pour le surplus, au
nom de la société.
Néanmoins, concernant les deux derniers cas la loi soutient que les impositions au
nom des associés n'en demeurent pas moins des dettes sociales.
Dans tous les cas il est indispensable que l’entreprise accomplisse ses obligations.
II.1.5-OBLIGATIONS DECLARATIVES
Cependant la rigueur des éléments constitutifs des déclarations varie selon les
régimes D’une part, les contribuables relevant du régime réel normal sont tenus de
fournir une déclaration de résultats comprenant les états financiers annuels dont le
bilan, le compte de résultats, la liste détaillée par catégorie des frais généraux, le
relevé de leurs amortissements et des provisions constitués avec l'indication précise
de leur objet, la liste des principaux clients et fournisseurs et le tableau financier des
ressources et emplois.
Les sociétés y joignent une copie des documents qu'elles déposent au bureau de
l'enregistrement pour la perception de l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières.
Il peut arriver que l’entreprise soit bouleversée par des événements qui surviennent
au cours de son évolution : cession et cessation d’entreprise, fusion de sociétés et
apports partiels d’actif.
1°) de calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises
comprises dans l'apport, les amortissements annuels à prélever sur les
bénéfices ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de
ces éléments d'après le prix de revient qu'ils comporteraient pour les
sociétés fusionnées ou pour la société apporteuse, déduction faite des
amortissements déjà réalisés par elles ;
L’ISB est assis sur les bénéfices réalisés par l’entreprise. Au sens de la loi, le bénéfice
imposable est le bénéfice net, déterminé d’après les résultats d’ensemble des
opérations de toute nature effectuées par les entreprises y compris les cessions
d’éléments de l’actif (soit en cours, soit en fin d’exploitation), les cessions de charges
ou offices, toutes indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l'exercice de la
profession ou du transfert d'une clientèle et le revenu des immeubles inscrits à l’actif,
sous réserve de la déduction des revenus mobiliers.
Le bénéfice net peut aussi être déterminé par la comparaison de deux bilans
successifs. Il est dans ce cas constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net
à la clôture et à l’ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à
l’impôt, diminuée des suppléments d’apports et augmentée des prélèvements
effectués au cours de cette période par l’exploitant ou par des associés.
EXEMPLE
NB : L’actif net s’entend de l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé par les créances
des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.
La formation du résultat imposable passe par l’examen minutieux des produits et des
charges (décaissées ou non) de l’exercice.
Cependant, par dérogation aux dispositions du premier alinéa de l’article 11 du CGI , les plus-
values provenant de la cession en cours d’exploitation d’éléments de l’actif immobilisé ne sont
pas comprises dans le bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées
si, dans la déclaration des résultats dudit exercice, le contribuable prend l’engagement de
réinvestir en immobilisations dans ses entreprises installées au Niger, avant l’expiration d’un
délai de trois (3) ans à partir de la clôture de l’exercice, une somme égale au montant de ces
plus-values ajoutées au prix de revient des éléments cédés.
Le volet-ci englobe :
- les subventions d’équilibre accordées aux entreprises, en fonction des résultats par
l’Etat, les collectivités locales ou des tiers ;
- les subventions d’équipement accordées par l’Etat, les collectivités publiques ou les
organismes publiques pour l’acquisition d’un équipement déterminé ;
- les indemnités perçues en cas de vol, d’expropriation ou de sinistre, de contrat
d’assurance ;
- les dégrèvements d’impôts antérieurement déduit.
En règle générale, il s’agit des achats et des autres frais généraux ainsi que des
charges uniquement calculées. Toutes les charges sont regroupées en deux grandes
familles : les charges décaissées et les charges non décaissées.
Mais dans tous les cas leur déduction du résultat de l’exercice est sujette à la
réalisation d’un certain nombre de conditions.
II.[Link] B LES CONDITIONS GENERALES DE DEDUCTIBILITE DES CHARGES
DECAISSEES (ARTICLE12 CGI)
Pour être admise en déduction, une charge doit satisfaire aux conditions cumulatives
de fond et de forme.
II.1.2.2.1LES AMORTISSEMENTS
Sous réserve de dispositions spéciales, les taux en pourcentages admis sont les
suivants :
frais d’établissement 20
immeuble industriel %5
immeuble d’habitation 5%
2
mobilier de bureau
commercial 10
2%
matériel informatique et logiciel 50
%
matériel et outillage industriel 10
%
autre matériel et outillage 25
%
agencements et aménagements 20
%
matériel roulant 25
%
%
LES CONDITIONS DE DEDUCTION DES AMORTISSEMENTS
conditions commentaires
a)les amortissements ne doivent pas être Cela exclut :
pratiqués que sur les éléments de l’actifs ➢ Les biens dont l’entreprise n’est pas
immobilisé soumis à la dépréciation propriétaire (biens loués ou crédit-bail par
exemple) ;
➢ Les biens de l’actif qui ne sont pas
immobilisés (le bien comptabilisé dans les
stocks par exemple)
➢ Les immobilisations qui ne se déprécient pas
du fait du temps ou de l’usage ou de
changement technique (terrains, fonds de
commerce, immobilisations financières).
b) les amortissements doivent
correspondre (en principe) à la Les amortissements doivent correspondre à la
dépréciation effective subie dépréciation effective mais sont calculés en pratique
selon le mode linéaire.
Les amortissements exagérés ne sont pas
déductibles.
Le calcul s’effectue sur la valeur d’origine, le cumul
des amortissements pratiqués ne peut excéder celle-
ci.
c) les amortissements doivent être C’est une condition de forme : les amortissements
effectivement constatés en comptabilité. doivent être comptabilisés par le compte « dotations ».
.
Les amortissements ne doivent pas être Cela exclut les amortissements relatifs aux biens
exclut des charges déductibles par une somptuaires, la fraction non déductible des
disposition fiscale. amortissements du matériel à usage mixte.
✓ Pour garanties données aux clients OUI Si la mise en jeu de la garantie est
probable pour l’ensemble des
appareils vendus. Le calcul statistique
est valable.
✓ Pour amendes et pénalités NON
1) Les produits bruts des participations d'une société mère dans le capital d'une société
filiale, déduction faite d'une quote-part de 5% représentative des frais et charges.
Ce régime fiscal des sociétés mères et filiales s'applique lorsque les quatre conditions
ci-après sont cumulativement remplies :
- la société mère et la société filiale sont constituées sous la forme de société par
actions ou à responsabilité limitée ;
- la société mère et sa ou ses filiales ont leur siège social dans l'un des Etats
membres
de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et sont passibles
de l'impôt sur les bénéfices ;
Lorsque les produits de participation ne sont pas éligibles au régime des sociétés
mères et filiales ci-dessus, la société participante n'est soumise à l'impôt sur les
bénéfices sur lesdits produits que sur une part représentative d'au moins 40% du
produit des participations.
2) Les plus - values provenant de la cession de titres de participation par les sociétés
de holding de droit national si le portefeuille desdites sociétés est composé d'au moins
60% de participation dans les sociétés dont le siège est situé dans l'un des Etats
membres de I'UEMOA.
3) Les intérêts des emprunts obligataires et tous autres titres d'emprunts émis par les
Etats membres et leurs collectivités décentralisées » (Article 21 CGI).
Pour l'application de la présente disposition, les gérants qui n'ont pas personnellement
la propriété des parts sociales sont considérés comme associés si leur conjoint ou
leurs enfants non émancipés ont la qualité d'associés.
Dans ce cas comme dans celui où le gérant est associé, les parts appartenant en toute
propriété ou en usufruit au conjoint et aux enfants non émancipés du gérant sont
considérées comme possédées par ce dernier » (Article 22 CGI).
Il existe également des déductions extra comptables selon des situations singulières,
notamment :
-« Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture
de l'exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient.
Les biens acquis en devises doivent être comptabilisés en francs CFA par conversion
de leur coût en devises sur la base du cours de change à la date de l’acquisition du
bien.
2)- Les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères.
Les pertes probables entraînent la constitution d’une provision et sont inscrites à l’actif
du bilan. Les gains latents n’interviennent pas dans la détermination du résultat et sont
inscrits au passif du bilan.
Dans le cas particulier d’un emprunt ou d’un prêt d’une durée supérieure à un an,
l’écart de conversion doit être calculé à la clôture de chaque exercice et la perte ou le
gain en résultant est étalé sur la durée restant à courir jusqu’au dernier remboursement
ou encaissement prévu au contrat ;
4)- dans le cas particulier d’une position globale de change, le montant de la dotation
à la provision pour perte de change est limité à l’excédent des pertes probables sur
les gains latents afférents aux éléments ayant permis de déterminer la position globale
de change » Article 26- 1 CGI).
Une fois que la base imposable est connue, l’I S Best calculé en y appliquant un taux.
A LES REINTEGRATIONS
B LES DEDUCTIONS
Elles comprennent :
- les profits non imposables au cours de l’exercice : ces produits seront
imposés ultérieurement ou soumis à un autre régime fiscal ;
- les produits définitivement exonérés d’impôts ou non imposables (
dividendes reçus) ;
- les charges réintégrées au cours des exercices précédents devenues
déductibles lors de l’exercice.
Peuvent être exonérées de l'impôt minimum forfaitaire pendant les deux (2) premiers
exercices sociaux, les entreprises nouvellement créées, sous réserve qu'elles
souscrivent leurs déclarations annuelles de résultat dans les délais prescrits par la
législation en vigueur.
Sont exonérées de l'impôt minimum forfaitaire pendant les trois (3) exercices sociaux,
les entreprises en réhabilitation dont le plan de réhabilitation fait l'objet d'une
autorisation expresse du Ministre chargé des Finances ;
S’agissant de ces activités, la base de calcul dudit impôt est la marge brute déterminée
sur la même période ;
Le chiffre d’affaires englobe les produits accessoires, c'est-à-dire ceux réalisés à
l'occasion de la gestion commerciale de l'entreprise mais ne se rattachant pas à son
objet principal et ceux provenant de la mise en valeur de l'actif immobilisé.
Cependant, le chiffre d’affaires imposable à l’IMF ne doit pas comporter les éléments
présentés dans le tableau suivant.
Il existe actuellement trois taux pour la liquidation de l’IMF. Il s’agit notamment de:
- 1% pour les entreprises industrielles et les distributeurs d’hydrocarbures ;
- 1.5 % pour les autres activités ;
- 3% pour les activités pour lesquelles l’IMF est calculé sur la marge
brute sauf pour les marketeurs et les promoteurs indépendants du
secteur des hydrocarbures. Ces derniers sont imposés selon la
tarification suivante :
-
Exemple d’application : l’entreprise commerciale la BONAF a réalisé un chiffre
d’affaires de 2 200 000 000 de francs lui ayant permis d’obtenir un résultat fiscal de 65
000 000 de francs.
TAF : déterminer son impôt sur les bénéfices.
SOLUTION: ISB= RF * 30%
65 000 000F * 30% =19 500 000 f
L’ISB est réglé au receveur des impôts en deux acomptes provisionnels et un solde.
-Les redevables doivent verser le solde de l'impôt sur le bénéfice ou de l’impôt
minimum forfaitaire, sans avertissement préalable, dans les délais impartis pour le
dépôt de leur déclaration annuelle de résultat, à la caisse du Receveur des Impôts de
leur domicile fiscal. Le versement doit intervenir au plus tard le 30 avril de l’exercice
N+1 au titre de l’année N.
Le paiement doit être accompagné d'un bordereau de versement conçu à cet effet, par
les services des impôts.
Une copie de ce document est conservée par le Receveur des Impôts comme titre
provisoire de recouvrement, l’original, destiné au service d'assiette et portant
émargement du versement à la caisse du Receveur des Impôts, doit obligatoirement
être joint par le redevable à la déclaration des résultats qu'il dépose au service des
impôts. Les paiements tiennent compte des acomptes provisionnels.
Les modalités de recouvrement des acomptes provisionnels l’impôt sur les bénéfices
sont prévues ainsi qu’il suit :
Le solde de l’impôt sur les bénéfices est déterminé comme suit à la clôture de
l’exercice :
1) L’acompte s’impute sur le montant de l’impôt sur les bénéfices ou de l’impôt
minimum forfaitaire dû ; supposons qu’en 2018 l’entreprise HARAKOKI aurait
finalement réalisé un bénéfice fiscal de 150 000 000 frs.
Son ISB de 2018 serait de : 150 000 000 frs X 30% = 45 000 000 frs. Le solde
serait de (45000 000 frs-(6 000 000 frs+6 000 000+6000 000)) frs soit
27 000 000 frs.
Chaque versement est accompagné d’un bordereau-avis, par exercice, daté et signé
par la partie versante et indiquant la nature du versement, l’échéance à laquelle il se
rapporte, les bases de calcul, le numéro d’identification fiscale ainsi que l’adresse du
contribuable.
Par ailleurs, la loi fiscale a prévu des retenues à la source communément appelées
Précompte ISB.
II.1.6 PRECOMPTE DE L’IMPOT SUR LES BENEFICES
Le précompte est un prélèvement opéré au titre de l’impôt sur les bénéfices. Il est
opéré sur les personnes soumises à l’ISB au Niger qui réalisent les opérations
commerciales. La ponction est opérée lorsque la personne ne justifie pas d’une
dispense en bonne et due forme. La loi précise que : « bénéficier d’une dispense de
paiement du précompte, les entreprises qui ont déclaré un chiffre d’affaires
supérieur à 300 millions de francs CFA, quelle que soit l’activité, au titre de
l’exercice fiscal précédent. Cette dispense est matérialisée par une attestation
délivrée par la Direction Générale des Impôts, sur demande écrite de
l’entreprise » (art 45 CGI). Toutefois, la dispense n’est en aucun cas accordée aux :
- Transitaires, les commissionnaires et autres déclarants en douane
réalisant des opérations pour le compte de tiers ;
- Personnes se livrant au transit ou à la réexportation en suite d’entrepôt
fictif ;
- Exportateurs de bétail sur pied.
les opérations réalisées par les détenteurs de dispenses délivrées à leur nom par la
Direction Générale des Impôts.
Le fait générateur et l’exigibilité du précompte de l’impôt sur les bénéfices sont constitués
:
- pour les importations, par la mise à la consommation ;
- pour les exportations et les réexportations, par l’accomplissement des
formalités en douane ;
- pour les achats réalisés auprès des grossistes et des industriels dans un but
commercial, par la livraison ;
- pour les livraisons de marchandises et les prestations de services faites à l’Etat
ou à ses démembrements, aux établissements publics, aux projets, aux
organisations non gouvernementales, aux représentations diplomatiques et
consulaires et autres organismes, par le paiement ;
- pour les prestations de services faites à des entreprises privées, par le
paiement.
- les opérations portuaires, par la valeur coût assurance fret (CAF) port de
débarquement des marchandises ;
- les opérations faites sur le marché intérieur, par le montant total de la
transaction toutes taxes comprises (TTC).
Taux
Nature de l’opération
applicable
Opérations portuaires :
1) importations faites par des opérateurs économiques ayant un Numéro d’Identification
3%
Fiscale (NIF)
2) importations faites par des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
Opérations douanières :
3) importations ou exportations faites par des opérateurs économiques ayant un NIF 3%
4) importations ou exportations faites par des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
5) opérations de réexportation ou de transit faites par des opérateurs économiques
2%
ayant un NIF
6) opérations de réexportation ou de transit faites par des opérateurs économiques n’ayant
5%
pas de NIF
Opérations sur le marché intérieur :
7) ventes à des opérateurs économiques n’ayant pas de NIF 5%
8) ventes à des opérateurs économiques ayant un NIF 2%
9) prestations de services et livraisons de marchandises, faites à l’Etat, à ses
5%
démembrements ou aux entreprises, par un opérateur économique n’ayant pas de NIF
10) prestations de services et livraisons de marchandises faites à l’Etat, à ses
2%
démembrements ou aux entreprises, par un opérateur économique ayant un NIF
II.6.4 IMPUTATION
Après imputation du précompte sur les impôts dus, le crédit est reportable sans
limitation sur les exercices suivants.
Enfin, le précompte est apprécié, en ce qui concerne les entreprises non soumises au
régime réel d’imposition, comme un minimum d’imposition.
Enfin, il peut arriver que l’entreprise entretienne des relations avec des partenaires
extérieurs effectuant à son profit des prestations de services. Le règlement de ces
derniers est susceptible d’être assujetti à un autre type de précompte appelé « retenue
non-résidents ».
II.1.7 IMPOT SUR LES BENEFICES DES NON RESIDENTS
L’Impôt sur les bénéfices des non-résidents est en réalité une retenue à la
source effectuée sur les paiements au profit essentiellement des prestataires de
services en provenance de l’étranger. la loi indique : « Sous réserve de l'application
des dispositions contenues dans les conventions internationales dont le Niger est
signataire, les sommes versées en rémunération d'une activité professionnelle
notamment commissions, courtages, ristournes, honoraires, vacations, redevances,
droits d'auteur ou d'inventeur ou toutes autres prestations de service sont soumises à
une retenue à la source lorsqu'elles sont payées ou constituent une créance acquise,
par un débiteur établi au Niger, à des personnes physiques ou morales n'ayant pas
sur le territoire national d'installations professionnelles fixes » (art 47 CGI).