Lycée Echebi Medenine Classe 4 Sc ex A.
S 2020 /2021
Jarray Tarek
Oscillations électriques forcées en régime sinusoïdal
1°- Montages d’étude :
Visualiser 𝑢𝑅 (𝑡) et u(t) Visualiser 𝑢𝐿 (t)et u(t) Visualiser 𝑢𝐶 (𝑡) et u(t)
1 2𝜋 1
Résonateur : Circuit RLC série de pulsation propre 𝜔0 = = = 2𝜋𝑁0 et de fréquence propre 𝑁0 =
𝐿𝐶 𝑇0 2𝜋 𝐿𝐶
2𝜋
Excitateur : Générateur de tension sinusoïdale (GBF par exemple) de pulsation 𝜔 = 𝜔𝑒 = = 2𝜋𝑁 avec N variable
𝑇
2°- Déphasage :
▪A tout décalage horaire ∆𝑡 ,entre deux fonctions sinusoïdales synchrones 𝑦1 (𝑡)et 𝑦2 (𝑡) représentées dans le même système d’axes est associé un
2𝜋 𝑇
déphasage ∆𝜑 tel que ∆𝜑 = × ∆𝑡. Avec 0 ≤ ∆𝑡 ≤ et −𝜋 ≤ ∆𝜑 ≤ 𝜋.
𝑇 2
▪ Soient 𝒚𝟏 𝒕 = 𝒂𝟏 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕 + 𝝋𝟏 ) et 𝒚𝟐 𝒕 = 𝒂𝟐 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕 + 𝝋𝟐 ) :
- Le déphasage de 𝑦1 (𝑡) par rapport à 𝑦2 (𝑡) est écrit ∆𝝋 = 𝝋𝟏 − 𝝋𝟐
- Le déphasage de 𝑦2 (𝑡) par rapport à 𝑦1 (𝑡) est écrit ∆𝝋 = 𝝋𝟐 − 𝝋𝟏
- Si ∆𝜑 = 𝜑2 − 𝜑1 > 0 ⇨ 𝜑2 > 𝜑1 ⇨𝑦2 𝑡 est en avance de phase par rapport à 𝑦1 𝑡
- Si ∆𝜑 = 𝜑2 − 𝜑1 < 0 ⇨ 𝜑2 < 𝜑1 ⇨𝑦2 (𝑡) est en retard de phase par rapport à 𝑦1 (𝑡)
- Si ∆𝜑 = 𝜑2 − 𝜑1 = 0 ⇨ 𝜑2 = 𝜑1 ⇨𝑦2 (𝑡) et 𝑦1 (𝑡) sont en concordances de phase.
3°- Vecteur de Fresnel :
Par convention un vecteur de Fresnel est représenté à l’origine
des temps (t0=0), il est caractérisé par module égale à l’amplitude
de la fonction sinusoïdale et un angle polaire égale à la phase
initiale de la même fonction.
(𝜔𝑡 + 𝜑1 ) → 𝑉1 𝑎1 ; 𝜑1
𝑦1 𝑡 = 𝑎1 sin
(𝜔𝑡 + 𝜑2 ) → 𝑉2 𝑎2 ; 𝜑2
𝑦2 𝑡 = 𝑎2 sin
4°- Réponse d’un circuit RLC série forcé :
Etablissement d’un courant électrique d’intensité i(t) variant sinusoïdalement au cours du temps avec la fréquence N imposée par
l’excitateur(GBF) tel que 𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 sin(2𝜋𝑁 𝑡 + 𝜑𝑖 ) avec 𝑁 ≠ 𝑁0
5°- Influence de la variation de 𝑵 sur 𝑰𝒎 :
▪Il s’agit d’un phénomène de résonance d’intensité lorsque 𝑰𝒎
atteint sa valeur la plus élevée.
1
▪La résonance d’intensité est obtenue lorsque 𝑁 = 𝑁0 = ∀ 𝑅𝑇 2𝜋 𝐿𝐶
▪ A la résonance d’intensité, lorsqu’on augmente 𝑅𝑇 du circuit 𝐼𝑚 ↘
▪ Si 𝑅𝑇 → ∞ ; on obtient un régime linéaire : résonance impossible
6°- Influence de la variation de 𝑵 sur le déphasage ∆𝝋 = 𝝋𝒖 − 𝝋𝒊 :
7°- Equation différentielle vérifiée par i(t) :
𝒅𝒊 𝒕 𝟏
𝑹𝑻 . 𝒊(𝒕) + 𝑳 + 𝒊 𝒕 𝒅𝒕 = 𝒖(𝒕)
𝒅𝒕 𝑪
Avec 𝑢(𝑡) = 𝑈𝑚 sin
(𝜔 𝑡 + 𝜑𝑢 ) la tension excitatrice et 𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 sin
(𝜔 𝑡 + 𝜑𝑖 ) la réponse à cette excitation (solution de l’[Link]érentielle)
1
8°- Constructions du Fresnel relatives aux tensions maximales :
On associe à chaque terme de l’équation un vecteur de Fresnel
𝑅𝑇 . 𝑖 → 𝑅𝑇 𝐼𝑚 ; 𝜑𝑖
𝑑𝑖 𝑡 𝜋
𝐿 → 𝐿𝜔𝐼𝑚 ; 𝜑𝑖 +
𝑑𝑡 2
1 𝐼𝑚 𝜋
𝑖 𝑡 𝑑𝑡 → ; 𝜑𝑖 −
𝐶 𝐶𝜔 2
𝑢 𝑡 → 𝑈𝑚 ; 𝜑𝑢
On prend le cas où 𝝋𝒊 = 𝟎 𝒓𝒂𝒅 :
𝝎 < 𝝎𝟎 𝝎 = 𝝎𝟎 𝝎 > 𝝎𝟎
Dans le cas d’un circuit capacitif ou inductif on a :
1 𝐼𝑚
𝑈𝑚 1 𝐿𝜔 − 𝑅𝑇 𝐼𝑚 𝑅𝑇 𝐿𝜔 𝐼𝑚 −
𝐼𝑚 = Avec 𝑍 = 𝑅2𝑇 + (𝐿𝜔 − )2 ; tg 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = 𝐶𝜔
; 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = = ; 𝑠𝑖𝑛 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = 𝐶𝜔
1 𝐶𝜔 𝑅𝑇 𝑈𝑚 𝑍 𝑈𝑚
𝑅𝑇2 +(𝐿𝜔 − )2
𝐶𝜔
𝜋 𝜋
− < (𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) <
2 2
Dans le cas d’un circuit résistif (état de résonance d’intensité), on a :
𝑈𝑚
𝐼𝑚 = ⇨ 𝑈𝑚 = 𝑅𝑇 𝐼𝑚 ⇨ 𝑅𝑇 = 𝑍
𝑅𝑇
(𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) = 0 ⇨ tg 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = 0 ; 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = 1 et 𝑠𝑖𝑛 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 = 0
8°- Les impédances électriques :
Dipôle Expression de son impédance
𝑍𝑅 = 𝑅
𝑍𝐿 = 𝐿𝜔
1
𝑍𝐶 =
𝐶𝜔
𝑍𝐵 = 𝑟 2 + (𝐿𝜔)2
𝑍𝑅,𝐵 = (𝑅 + 𝑟)2 + (𝐿𝜔)2
1
𝑍𝑅,𝐶 = 𝑅2 +
(𝐶𝜔 )2
1
𝑍𝐿,𝐶 = 𝐿𝜔 −
𝐶𝜔
1
𝑍𝐵,𝐶 = 𝑟 2 + (𝐿𝜔− )2
𝐶𝜔
1 2
𝑍𝑅,𝐵,𝐶 = 𝑅2 + (𝐿𝜔− )
𝐶𝜔
𝑍𝑅,𝐿 = 𝑅2 + (𝐿𝜔)2
2
9°- Phénomène de surtension et facteur de qualité :
A la résonance d’intensité, on appelle facteur de qualité(ou coefficient de surtension) ; notée Q, le quotient de la tension
efficace 𝑈𝑐 aux bornes du condensateur par la tension efficace 𝑈 aux bornes du générateur
𝑈𝐶 𝑈𝐶𝑚
𝑄= =
𝑈 𝑈𝑚
1 𝑈𝐿 𝑈 𝐿𝑚 𝐿𝜔 0 1 1 𝐿 𝑍𝐿 𝑍𝐶
Comme on a : 𝐿𝜔0 = 𝐶𝜔 alors 𝑍𝐿 = 𝑍𝐶 ⇨ 𝑈𝐿𝑚 = 𝑈𝐶𝑚 ⇨ 𝑈𝐿 = 𝑈𝐶 d’où 𝑄 = = = = = = =
0 𝑈 𝑈𝑚 𝑅𝑇 𝑅𝑇 𝐶𝜔 0 𝑅𝑇 𝐶 𝑅𝑇 𝑅𝑇
Si 𝑄 > 1 : il y phénomène de surtension qui peut provoquer le claquage de condensateur et des étincelles entre les spires de la bobine.
Si 𝑄 < 1 : il n’y a pas phénomène de surtension.
Si 𝑅𝑇 augmente alors 𝑄 diminue.
10°- Propriétés d’un circuit RLC en état de résonance d’intensité :
𝐼𝑚 ,𝐼,𝑈𝑅𝑚 , et 𝑈𝑅 sont maximales.
𝜔 = 𝜔0 alors 𝑁 = 𝑁0
1
𝐿𝜔0 = alors 𝑍𝐿 = 𝑍𝐶 ⇨ 𝑈𝐿 = 𝑈𝐶
𝐶𝜔 0
𝑍 = 𝑍𝑚𝑖𝑛 = 𝑅𝑇
𝑈𝑚 = 𝑅𝑇 𝐼𝑚 alors 𝑈 = 𝑅𝑇 𝐼
∆𝜑 = (𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) = 0
𝑢𝐿 (𝑡) = −𝑢𝐶 (𝑡) car 𝑈𝐿𝑚 = 𝑈𝐶𝑚 et 𝜑𝑢 = 𝜑𝑢 + 𝜋 alors 𝑢𝐿 (𝑡) + 𝑢𝐶 (𝑡) = 0 .
𝐿 𝐶
1 1
L’énergie électromagnétique emmagasinée dans le circuit est constante et puisque 𝐸𝑇 = 𝐶𝑢𝐶2 + 𝐿𝑖 2 alors :
2 2
𝑑 𝐸𝑇 𝑑𝑢 𝐶 𝑑𝑖 𝑑𝑖 𝑑𝑖 𝑑𝑖
= 𝐶. 𝑢𝐶 + 𝐿. 𝑖. = 𝑢𝐶 . 𝑖 + 𝐿. 𝑖. = 𝑖. (𝑢𝐶 + 𝐿. ) or 𝑢𝐶 + 𝐿. = −𝑅𝑇 . 𝑖 + 𝑢 𝑡 = 0 ⇨𝑬𝑻 = 𝒄𝒔𝒕𝒆
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
2 𝑈2
𝑃 = 𝑅𝑇 𝐼 =
𝑅𝑇
12°- Remarques très importantes :
Par variation de 𝑁 du GBF les grandeurs 𝜔, 𝐼𝑚 , 𝑈𝑅𝑚 , 𝑈𝐶𝑚 , 𝑈𝐿𝑚 , 𝑍𝐶 , 𝑍𝐿 , 𝑍 … varient alors que 𝑈𝑚 et 𝜑𝑢 restent constants.
Identifications des courbes :
𝑢𝑅 (𝑡) et 𝑢 𝑡 : 𝑈𝑅𝑚 = 𝑅𝐼𝑚 et 𝑈𝑚 = 𝑍𝐼𝑚 or 𝑍 > 𝑅 donc 𝑈𝑚 > 𝑈𝑅𝑚 lorsque 𝑟 ≠ 0 ⇨ la courbe ayant l’amplitude la plus grande
représente u(t).
NB : A la résonance d’intensité et lorsque 𝑟 = 0 ,on obtient 𝑈𝑚 = 𝑈𝑅𝑚 .
1 2 1
𝑢𝐵,𝐶 𝑡 et 𝑢 𝑡 : 𝑈𝐵,𝐶𝑚 = 𝑍𝐵,𝐶 𝐼𝑚 = 𝑍𝐵,𝐶 = 𝑟2 + (𝐿𝜔− ) 𝐼𝑚 et 𝑈𝑚 = 𝑍𝐼𝑚 = 𝑅2𝑇 + (𝐿𝜔 − )2 𝐼𝑚 or 𝑍 > 𝑍𝐵,𝐶 donc
𝐶𝜔 𝐶𝜔
𝑈𝑚 > 𝑈𝐵,𝐶𝑚 ⇨ la courbe ayant l’amplitude la plus grande représente u(t)
NB : A la résonance d’intensité, on obtient 𝑢 𝑡 = 𝑅𝑇 𝑖(𝑡) et 𝑢𝐵,𝐶 𝑡 = 𝑟𝑖(𝑡) donc 𝑢𝐵,𝐶 𝑡 et 𝑢 𝑡 sont en phases puisqu’elles sont
en phases avec i(t).
𝜋 𝜋 𝑅𝑇 𝑑𝑢𝐶 π
𝑢𝐶 (𝑡) et 𝑢 𝑡 : On a − < (𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) <
2 2
puisque 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 =
𝑍
> 0 or 𝑖 𝑡 = 𝐶 ⇨𝜑𝑖 = φu C +
2
alors
𝑑𝑡
𝜋 π 𝜋
− < (𝜑𝑢 − φu C − ) < Alors 0 < (𝜑𝑢 − φu C ) < 𝜋 d’où 𝒖 𝒕 est toujours en avance de phase par rapport à 𝒖𝑪 𝒕 .
2 2 2
𝜋
NB : A la résonance d’intensité, on a (𝜑𝑢 − φu C ) = d’où 𝑢 𝑡 est en quadrature avance de phase par rapport à 𝑢𝐶 𝑡 .
2
𝜋 𝜋 𝑅𝑇 𝑑𝑖 𝜋 π
𝑢𝐿 (𝑡) et 𝑢 𝑡 : On a − < (𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) <
2 2
puisque 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 =
𝑍
> 0 or 𝑢𝐿 𝑡 = 𝐿.
𝑑𝑡
⇨φu L = (𝜑𝑖 + )⇨𝜑𝑖 = (φu L − )
2 2
𝜋 π 𝜋
− < (𝜑𝑢 − φu L + ) < Alors −𝜋 < (𝜑𝑢 − φu L ) < 0 𝒖 𝒕 est toujours en retard de phase par rapport à 𝒖𝑳 𝒕 .
2 2 2
𝜋
NB : A la résonance d’intensité, on a (𝜑𝑢 − φu L ) = − d’où 𝑢 𝑡 est en quadrature retard de phase par rapport à 𝑢𝐿 𝑡 .
2
𝑢𝐵 𝑡 et 𝑢 𝑡 : On (φu B − 𝜑𝑖 ) > (𝜑𝑢 − 𝜑𝑖 ) d’où (φu B − 𝜑𝑢 ) > 0 alors 𝒖 𝒕 est toujours en retard de phase par rapport à 𝒖𝑩 𝒕 .
𝑍 ≠ 𝑍𝐿 + 𝑍𝐶 + 𝑍𝑅 +𝑍𝑟 mais à la résonance d’intensité 𝑍 = 𝑍𝑅 +𝑍𝑟
𝑈𝑚 ≠ 𝑈𝐿𝑚 + 𝑈𝐶𝑚 + 𝑈𝑅𝑚 + 𝑈𝑟𝑚
A la résonance d’intensité, le voltmètre indique 𝑈𝐿,𝐶 = 0𝑉
A la résonance d’intensité, le voltmètre indique 𝑈𝐵,𝐶 = 𝑟𝐼 ≠ 0𝑉
3
Dans le cas ou r=0Ω, on peut utiliser la construction de Fresnel relative aux tensions maximales ou bien celle relative aux
tensions efficaces ou celle relative aux impédances, par exemple :
13°- Equation différentielle vérifiée par q (t) :
𝑞(𝑡) 𝑑𝑞 (𝑡) 𝑑 2 𝑞(𝑡)
+ 𝑅𝑇 + 𝐿 = 𝑢(𝑡) Avec 𝑢(𝑡) = 𝑈𝑚 sin
(𝜔 𝑡 + 𝜑𝑢 ) la tension excitatrice et 𝑞(𝑡) = 𝑄𝑚 sin
(𝜔 𝑡 + 𝜑𝑞 ) la réponse en charge à
𝐶 𝑑𝑡 𝑑𝑡 2
cette excitation (solution de l’[Link]érentielle)
14°- Constructions du Fresnel relatives aux tensions maximales :
On associe à chaque terme de l’équation un vecteur de Fresnel :
𝑞(𝑡) 𝑄𝑚
→ ; 𝜑𝑞
𝐶 𝐶
𝑑𝑞 (𝑡) 𝜋
𝑅𝑇 → 𝑅𝑇 𝜔𝑄𝑚 ; 𝜑𝑞 +
𝑑𝑡 2
𝑑 2 𝑞(𝑡)
𝐿 → 𝐿𝜔2 𝑄𝑚 ; 𝜑𝑞 + 𝜋
𝑑𝑡 2
𝑢(𝑡) → 𝑈𝑚 ; 𝜑𝑢
On prend le cas où 𝜑𝑢 = 0 𝑟𝑎𝑑 :
𝜔 < 𝜔0 𝜔 = 𝜔0 𝜔 > 𝜔0
15°- Expression de la charge maximale :
𝐼𝑚 𝑈𝑚 𝑈𝑚
𝑄𝑚 = = =
𝜔 1 2 1
𝜔 𝑅2𝑇 + (𝐿𝜔 − ) 𝑅 2𝑇 𝜔 2 + (𝐿𝜔 2 − )2
𝐶𝜔 𝐶