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Devoir Libre 4: Angers Le Fresne: BCPST 2 15 Décembre 2025

Le document traite d'une expérience probabiliste impliquant des tirages de boules d'une urne contenant des boules blanches et noires. Il explore les lois des variables aléatoires associées aux tirages, leurs espérances et variances, ainsi que des propriétés des polynômes liés à ces variables. La dernière partie du document aborde une démonstration par récurrence concernant une propriété des probabilités associées aux tirages.

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Le document traite d'une expérience probabiliste impliquant des tirages de boules d'une urne contenant des boules blanches et noires. Il explore les lois des variables aléatoires associées aux tirages, leurs espérances et variances, ainsi que des propriétés des polynômes liés à ces variables. La dernière partie du document aborde une démonstration par récurrence concernant une propriété des probabilités associées aux tirages.

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Devoir libre 4

Angers Le Fresne : BCPST 2

15 Décembre 2025

Une urne contient initialement une boule blanche et une boule noire. On effectue une succession de tirages d’une boule
dans cette urne. Après chaque tirage, on remet la boule tirée dans l’urne, et on rajoute dans l’urne une boule de couleur
opposée à celle qui vient d’être tirée.
On suppose que cette expérience est modélisée par un espace probabilisé (Ω, T , P).
Pour tout k ∈ N, on note Xk le nombre de boules blanches présentes dans l’urne juste avant le (k + 1)-ième tirage. En
particulier, on a X0 = 1. On admet que pour tout entier k, Xk est une variable aléatoire de (Ω, T , P).

Partie A

1. Déterminer la loi de X1 . Donner son espérance et sa variance.


2. Justifier soigneusement que la loi de X2 est donnée par :
1 2 1
P([ X2 = 1]) = , P([ X2 = 2]) = , P([ X2 = 3]) = .
6 3 6

3. Préciser l’ensemble Xk (Ω) des valeurs que peut prendre Xk .


4. Soient i ∈ N∗ et j ∈ Xk (Ω). Déterminer P[Xk = j] ([ Xk+1 = i ]).
(On distinguera différents cas selon les valeurs relatives de i et j).
5. Déduire de ce qui précède que :
i 3+k−i
∀k ∈ N, ∀i ∈ N∗ , P([ Xk+1 = i ]) = P([ Xk = i ]) + P([ Xk = i − 1]). (⋆)
k+2 k+2

6. À l’aide de la formule (⋆), déterminer la loi de X3 .


7. (a) Montrer que pour tout k ∈ N : P([ Xk = 1]) = 1
( k +1) !
.
(b) Déterminer pour tout k ∈ N la valeur de P([ Xk = k + 1]).
(c) Pour tout k ∈ N, on pose : ak = (k + 1)! × P([ Xk = 2]).
Exprimer ak+1 et fonction de ak et k.
Montrer que la suite (bk )k⩾0 définie par : ∀k ∈ N, bk = ak + k + 2 est géométrique.
En déduire alors que :
2k +1 − k − 2
∀k ∈ N, P([ Xk = 2]) = .
( k + 1) !

Partie B

8. (a) À l’aide de la formule (⋆), montrer que :


k+1
∀k ∈ N, E( Xk+1 ) = E( Xk ) + 1.
k+2
(b) Déduire de ce qui précède que :
k+2
∀k ∈ N, E( Xk ) = .
2
(c) Soit Yk la variable aléatoire égale au nombre de boules noires présentes dans l’urne après k tirages.
Justifier que Xk et Yk ont même espérance, puis retrouver le résultat de la question précédente.

1
On admettra dans la suite que :
k+2
∀ k ∈ N∗ , V ( X k ) = .
12

9. (a) Soit α > 0. Montrer que :  


Xk 1
lim P − <α = 1.
k →+∞ k+2 2
(b) Interpréter ce résultat et le justifier intuitivement.

Partie C

10. Pour tout couple d’entiers (i, j) tels que 1 ⩽ j < i, on définit l’application φi,j par :

R[ X ] −→ R[ X ]
φi,j : .
P 7−→ jP( X + 1) − iP( X )

(a) Montrer que φi,j est linéaire.


(b) Pour P ∈ R[ X ], montrer que deg( φi,j ( P)) = deg( P).
(c) En déduire que φi,j est injective.
(d) Montrer que pour tout polynôme P dans R[ X ], il existe un polynôme Q dans R[ X ] tel que φi,j ( Q) = P.
(Pour P non nul, on pourra s’intéresser à la restriction de φi,j à Rn [ X ] où n est le degré de P).

Ce qui précède montrant que φi,j est un automorphisme, on définit le polynôme Pi,j pour tout couple d’entiers (i, j) tels
que 1 ⩽ j ⩽ i, en posant :
−1
P1,1 ( X ) = 1 et pour 1 ⩽ j < i, Pi,j ( X ) = φi,j ((3 + X − i ) Pi−1,j ( X )),

et enfin pour tout entier i > 1,


i −1
Pi,i ( X ) = − ∑ Pi,j (0).
j =1

11. (a) Vérifier que : P2,1 ( X ) = − X − 2, puis calculer P2,2 ( X ).


(b) Vérifier que : P3,2 ( X ) = −2X − 4.

On admettra dans la suite que : P3,1 ( X ) = 21 X 2 + 23 X + 1 et P3,3 ( X ) = 3.

12. On considère, pour tout entier i de N∗ , la propriété suivante :

i
1
Hi : « ∀k ∈ N, P([ Xk = i ]) =
( k + 1) ! ∑ Pi,j (k) jk ».
j =1

On souhaite montrer par récurrence que, pour tout i de N∗ , Hi est vraie.


(a) Montrer que H1 est vraie.
(b) Soit i > 1. On suppose que Hi−1 est vraie, et on pose :

i −1
∀k ∈ N, αk = (k + 1)!P([ Xk = i ]) − ∑ Pi,j (k) jk .
j =1

En utilisant la formule (⋆) et la relation (3 + X − i ) Pi−1,j ( X ) = φi,j ( Pi,j ( X )), montrer que la suite (αk )k⩾0 est
géométrique.
Déterminer α0 et en déduire que Hi est vraie.
(c) Conclure.
13. (a) En utilisant le résultat de la question 11(a), retrouver le résultat de la question 7(c).
(b) Déterminer P([ Xk = 3]) pour tout k ∈ N∗ .

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