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CM9 Complément

Le document présente le théorème fondamental de l'arithmétique, qui affirme que tout entier naturel a ≥ 2 peut être décomposé de manière unique en un produit de nombres premiers. La preuve de ce théorème se fait en deux étapes : l'existence de la décomposition et son unicité, en utilisant le principe de récurrence. Les étapes de la preuve montrent que chaque entier peut être exprimé par des facteurs premiers distincts et que cette décomposition est unique.

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Le document présente le théorème fondamental de l'arithmétique, qui affirme que tout entier naturel a ≥ 2 peut être décomposé de manière unique en un produit de nombres premiers. La preuve de ce théorème se fait en deux étapes : l'existence de la décomposition et son unicité, en utilisant le principe de récurrence. Les étapes de la preuve montrent que chaque entier peut être exprimé par des facteurs premiers distincts et que cette décomposition est unique.

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ARITHMÉTIQUE: UN COMPÉMENT

Notre but est de démontrer le théorème suivant:


Théorème 1. (Théorème fondamental de l’arithmétique.) Soit a ∈ N
avec a ≥ 2. Alors:
(1) Il existe des nombres premiers p1 > · · · > pr et des entiers
m1 , · · · , mr ∈ N0 tels que:
a = pm mr
1 × · · · × pr .
1

(2) La décomposition dans (1) est unique, c’est-à-dire, si on a une autre


décomposition
a = q1n1 × · · · × qsns ,
où q1 > · · · > qs sont des nombres premiers et n1 , · · · , ns ∈ N0 , alors:

r = s

p1 = q1 , · · · , pr = qr

m = n , · · · , m = n .
1 1 r r

Preuve. On procède en deux étapes.


1. Existence de la décomposition. On va procéder par récurrence sur a en
utilisant le deuxième principe.
Pour tout a ≥ 2 un entier, soit P (a) la propriété: Il existe des nombres
premiers p1 , · · · , pr deux à deux distincts, et des entiers m1 , · · · , mr ∈ N0
tels que: a = pm mr
1 × · · · × pr .
1

(i) Initialisation: P (2) est vraie car 2 = 21 et 2 est premier (on prend p1 = 2
et n1 = 1).
(ii) Hérédité: Supposons a > 2 et que P (u) soit vraie pour tout u vérifiant
2 ≤ u < a. Montrons que P (a) est vraie.
• Si a est premier, alors P (a) est vraie car a = a1 et a est premier (on prend
p1 = a et n1 = 1).
• Si a n’est pas premier, alors il existe deux entiers u et v tels que: a = u×v,
1 < u < a et 1 < v < a. Puisque P (u) et P (v) sont vraies, on déduit que
P (a) est vraie.
2. Unicité de la décomposition. On va procéder par récurrence sur a en
utilisant le deuxième principe.
1
Pour tout entier a ≥ 2, soit Q(a) la propriété: La décomposition de a en fac-
teurs premiers est unique comme énoncé dans l’assertion (2) du théorème.
(i) Initialisation: La décomposition 2 = 21 est unique puisque tout premier
divisant 2 est égal à 2. Ainsi, Q(2) est vraie.
(ii) Hérédité: Supposons a > 2 et que Q(u) soit vraie pour tout entier u
vérifiant 2 ≤ u < a. Montrons que Q(a) est vraie. Supposons qu’on ait:
a = pm 1 mr n1 ns
1 × · · · × pr = q1 × · · · × qs (∗)
où p1 > · · · > pr et q1 > · · · > qs sont des nombres premiers, et
m1 , · · · , mr , n1 , · · · , ns ∈ N0 .
Notre but est de montrer que r = s, et pi = qi , mi = ni pour tout 1 ≤ i ≤ r.
On a

p1 | a =⇒ p1 | q1n1 × · · · × qsns
=⇒ ∃ 1 ≤ i ≤ s tel que p1 | qi (Lemme d’Euclide)
=⇒ ∃ 1 ≤ i ≤ s tel que p1 = qi (car p1 et qi sont premiers)
=⇒ p1 ≤ q1 (car qi ≤ q1 )
De même, puisque q1 | a on déduit que q1 ≤ p1 . Ainsi, p1 = q1 . Par
conséquent, l’égalité (∗) ci-dessus implique
a 1 −1 n1 −1
= pm1 × pm 2 mr
2 × · · · × pr = p 1 × q2n2 × · · · × qsns (∗∗)
p1
• Si m1 = 1, alors nécessairement n1 = 1. Comme pa1 < a, on applique
l’hypothèse de récurrence à (∗∗) pour avoir:



 r − 1 = s − 1 =⇒ r = s
p2 = q2 , m2 = n2

..


 .

p = q , m = n .
r r r r
a
• Si m1 > 1, alors nécessairement n1 > 1. Comme p1
< a, on applique
l’hypothèse de récurrence à (∗∗) pour avoir:


 r=s

m1 − 1 = n1 − 1 =⇒ m1 = n1



p2 = q 2 , m 2 = n2
 ..
.





pr = q r , m r = nr .

Ainsi, le théorème est démontré.

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