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Le document décrit le rôle essentiel des infirmiers(ères) aux urgences et en réanimation, mettant l'accent sur l'accueil, l'accompagnement des patients et les soins techniques. Il souligne l'importance de la communication avec les patients et leurs proches, ainsi que la nécessité d'une évaluation rigoureuse de l'état clinique. Enfin, il aborde les solutés de remplissage, leur objectif, propriétés et indications dans le traitement des défaillances circulatoires.

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Le document décrit le rôle essentiel des infirmiers(ères) aux urgences et en réanimation, mettant l'accent sur l'accueil, l'accompagnement des patients et les soins techniques. Il souligne l'importance de la communication avec les patients et leurs proches, ainsi que la nécessité d'une évaluation rigoureuse de l'état clinique. Enfin, il aborde les solutés de remplissage, leur objectif, propriétés et indications dans le traitement des défaillances circulatoires.

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224

Rôle de l'infirmier(ère) aux


urgences
Soins relationnels

• La qualité et le professionnalisme de l'accueil aux urgences


sont une priorité.
• L'infirmier(ère) organisateur(rice) de l'accueil (IOA) reçoit
une formation spécifique en interne ou en externe pour
assurer ses missions de triage. Une a itude bienveillante et
experte, ainsi qu'une connaissance des différentes
manifestations pathologiques et de leur gravité, font partie
de ses qualités acquises au fil de son expérience au service
des urgences.
• En premier lieu, il importe de déterminer la gravité de la
situation du patient et de l'orienter dans les meilleurs délais
vers une prise en charge médicale et technique adaptée à sa
situation. Ensuite, il faut tenter de juguler l'angoisse et le
stress générés par la situation de demande de soins en
urgence (qu'elle soit justifiée ou non par l'état de santé du
patient).
• Chaque prise en charge est unique et tient compte des
circonstances ayant motivé la consultation en urgence, de
l'âge du patient, de son état psychique, de sa capacité à
comprendre les soins proposés.
• Le niveau de réactivité requis est couplé avec une neutralité
bienveillante perme ant la rencontre avec chaque patient
sans jugement ni discrimination.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• La prise en compte de l'entourage présent est indispensable
pour informer sur l'état du patient, expliquer la procédure
mise en œuvre (p. ex. : estimation du temps d'a ente en
fonction du tri) et pour juguler l'inquiétude, la peur ou la
détresse exprimées.

Accompagnement du patient
• Installer le patient dans un lieu calme si possible (salle de
déchocage ou box de consultation en fonction de la gravité
de la situation).
• Recueillir toute information sur l'état de santé du patient,
dont ses antécédents médicaux et chirurgicaux, les
traitements en cours, les raisons de la consultation aux
urgences.
• Maintenir un dialogue visant à apaiser l'inquiétude du
patient et afin de lui fournir toutes les explications
nécessaires sur les soins mis en place pour obtenir sa
coopération.
• Évaluer son état psychique et ses capacités de
compréhension.
• Assurer sa sécurité en utilisant tout moyen adapté, y compris
une contention mécanique temporaire si la situation le
justifie (p. ex. : agitation psychomotrice, a itude agressive ou
violente).

Soins techniques

• Mesure de la PA, de la FC, de la fréquence respiratoire, de la


saturation en oxygène en air ambiant ou sous
oxygénothérapie.
• Observation clinique globale du patient pour faire le recueil
de signes objectifs à croiser avec les signes subjectifs qu'il
décrit ou exprime.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Installation d'un monitoring cardiaque si la situation le
justifie.
• Évaluation de la douleur avec une échelle adaptée, recherche
de la localisation et de l'intensité de la douleur évoquée.
• Mise en place d'une voie veineuse périphérique en fonction
d'un protocole existant, préférer autant que possible un
cathéter de gros diamètre.
• Réalisation d'un bilan biologique sur prescription ou sur
protocole.
• En cas de transfusion sanguine :
– réalisation du bilan prétransfusionnel sur prescription ;
– commande et réception des produits sanguins labiles sur
prescription ;
– recueil du consentement du patient (s'il est mineur, avis
des parents ou de l'adulte responsable) ou avis de la
personne de confiance si le patient n'est pas en état de
signifier son consentement ;
– réalisation de la transfusion sanguine, précédée du test
de compatibilité au lit du patient et après s'être assuré
de la disponibilité d'un médecin à tout moment au cours
de la transfusion.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
225

Rôle de l'infirmier(ère) en
réanimation
Soins relationnels

• L'environnement très technique de la réanimation est


anxiogène pour les patients : restriction de mouvements,
restriction de la phonation, encombrement bronchique et
trachéal, bips des alarmes des monitorings, perturbation du
rythme jour/nuit, etc.
• On peut distinguer deux types de patients en réanimation :
– le patient conscient : il peut dialoguer ou avoir une
interaction sensorielle avec les soignants s'il est porteur
d'un dispositif respiratoire ne lui perme ant pas la
phonation. Il importe, à tout moment, de le rassurer en
lui fournissant toutes les explications nécessaires sur les
soins mis en œuvre et les dispositifs médicaux utilisés,
de manière adaptée à son niveau de compréhension
linguistique ou cognitif ;
– le patient inconscient : bien qu'il ne génère pas
d'interaction avec les soignants, il est considéré comme
un sujet à part entière et doit bénéficier de la part du
soignant de toutes les informations relatives aux soins
prodigués et à son environnement (se présenter
systématiquement avec son prénom, son nom et sa
fonction à chaque approche, annoncer la visite des
proches, du médecin réanimateur et de son équipe,
commenter les différentes alarmes afin qu'elles ne

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
représentent pas un stress supplémentaire et en éliminer
les causes le plus rapidement possible, etc.).
• Par ailleurs, la relation avec les proches du patient est
primordiale pour leur perme re de gérer leurs émotions,
compte tenu du fait que le passage en réanimation est
souvent synonyme d'une situation de santé en phase aiguë,
en phase de complications ou en phase critique
postopératoire, et que le pronostic vital peut être engagé. Les
horaires de visite peuvent être aménagés et élargis sur une
période nocturne.

Accompagnement du patient et de son entourage


• Utiliser les mêmes mots pour informer, rassurer le patient et
son entourage proche.
• Éviter de parler du patient à son chevet à la troisième
personne, considérer que, quel que soit son état de
conscience, il reste au cœur du dispositif de soin et, à ce titre,
le premier interlocuteur du soignant.
• Être en capacité d'informer avec tact l'entourage de
l'évolution défavorable du patient et évoquer les volontés du
patient en cas de décès (accompagnement religieux,
pratiques spécifiquement culturelles de la toile e mortuaire,
devenir du corps après le décès dans l'établissement de
soins, etc.).

Soins techniques
De nombreux soins en réanimation relèvent du rôle prescrit infirmier
comme l'administration médicamenteuse et l'utilisation de matériels
spécifiques (voie veineuse centrale, voie artérielle, sonde urinaire à
demeure, respirateur, monitoring cardiaque et tensionnel, pousse-
seringue électrique, etc.). Cependant, l'hygiène et le confort du
patient sont assurés dans le cadre du rôle propre infirmier en
collaboration étroite avec l'aide-soignant(e).

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Préserver autant que possible le cycle jour/nuit avec une
luminosité adaptée à chaque moment de la journée et de la
nuit, et en signifiant à l'aide de mots usuels le moment de la
journée et la temporalité calendaire (p. ex. : « Bonjour, nous
sommes le 1er avril, c'est le printemps, les arbres de la cour
sont en fleurs… »).
• Limiter les nuisances sonores (y compris celles liées aux
alarmes des différents monitorings) afin de perme re un
repos de qualité.
• Maintenir une hygiène corporelle satisfaisante
quotidiennement en prenant toutes les précautions
nécessaires lors de la mobilisation du patient vis-à-vis de son
environnement technique et de l'expression de sa douleur ou
de son inconfort potentiels.
• Assurer les soins préventifs d'altération de la peau afin
d'éviter la formation d'escarres.
• Humidifier la zone buccale si le patient respire via un
dispositif trachéal ou endotrachéal.
• Surveiller toutes les voies d'abord susceptibles d'être des
portes d'entrée infectieuses.
• Évaluer l'état clinique du patient toutes les heures avec une
observation clinique (hémodynamique, fonctionnement
cardiaque, respiratoire, urinaire, etc.) et comportementale
précise, rigoureuse, bénéficiant d'une traçabilité utilisant le
vocabulaire médical.
• Évaluer la douleur du patient à l'aide d'échelles adaptées y
compris au patient non communicant.
• Alerter le médecin réanimateur lors de tout changement de
l'état de santé du patient, et en particulier en cas
d'aggravation générale, de détresse respiratoire ou
hémodynamique.
• Savoir me re en œuvre les gestes de réanimation spécifique
en fonction du protocole du service en cas d'arrêt cardiaque
ou de collapsus avant l'arrivée du médecin.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
226

Solutés de remplissage :
généralités
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique (hypovolémie) absolu ou relatif.

• Hypovolémie absolue : diminution de la masse sanguine


(hémorragie, diminution de la masse plasmatique).
• Hypovolémie relative : inadéquation entre contenant et
contenu (p. ex. vasodilatation).

Propriété(s) et mécanisme(s) d'action


Deux catégories :

• les solutés macromoléculaires ou colloïdes, qui agissent


essentiellement par un pouvoir oncotique (propriété avec
laquelle des protéines en solution dans un fluide a irent de
l'eau) ;
• les solutés micromoléculaires ou cristalloïdes, qui agissent
essentiellement par le biais de l'osmolalité (concentration
indiquant la quantité d'osmoles/kg d'eau plasmatique).

Principaux médicaments

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Les solutés glucosés ne sont pas des produits de remplissage ; ils sont normo ou
hyperosmolaires mais hypotoniques.
*Les poches de petits volumes sont utilisées pour diluer des médicaments en
perfusion.

Indications

• Hypovolémie absolue : hémorragie, déshydratation, pertes


hydrosodées, etc.
• Hypovolémie relative : état infectieux sévère, intoxication par
dépresseurs du système nerveux central, anesthésie
rachidienne, etc.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
227

Solutés de remplissage :
cristalloïdes
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.

Propriété(s)
Cristalloïdes isotoniques

• Efficacité volémique faible (seul 1/4–1/5 du volume perfusé


reste dans le secteur intravasculaire et le reste passe dans le
secteur interstitiel, exposant au risque d'inflation hydrosodée
de ce secteur).
• Pour compenser une hypovolémie, nécessité d'injecter 4–
5 fois le volume à compenser (p. ex. : perte de 500 mL de
masse sanguine = injection de 2 000 mL de soluté
isotonique).
• Durée d'efficacité : de 1 à 3 heures.

Cristalloïdes hypertoniques

• Apport massif de sodium entraînant une mobilisation de


l'eau intracellulaire vers le milieu extracellulaire.
• Effet d'expansion volémique identique à celui des colloïdes
pour une perfusion de 4–6 mL/kg.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par le biais de l'osmolalité.

Principaux médicaments

Indications
Traitement des défaillances circulatoires aiguës :

• lors des états de choc :


– hypovolémique,
– hémorragique,
– toxi-infectieux,
– traumatique ;
• au cours des brûlures étendues.

Principaux effets indésirables

• Cristalloïdes isotoniques : pas d'effet indésirable particulier.


• Cristalloïdes hypertoniques (sérum salé hypertonique) :
hypernatrémie, hyperosmolarité et majoration du
saignement.

En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire de 1re intention.
Surveillance

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Efficacité du traitement (notamment lors du remplissage d'un
état de choc) : amélioration de la PA, reprise de la diurèse,
disparition des signes de chocs.
• Effets indésirables :
– hyperhydratation (ionogramme, hématocrite) ;
– œdème aigu pulmonaire (de surcharge, notamment en cas
d'insuffisance cardiaque) et hyperhydratation.

Modalités d'administration

• L'administration de cristalloïdes se fait exclusivement par voie


veineuse périphérique ou centrale.
• Les cristalloïdes hypertoniques sont toujours à diluer avant
perfusion.

À éviter
Mélanger avec d'autres médicaments en perfusion, en cas de
remplissage rapide.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
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Solutés de remplissage :
colloïdes naturels (albumine
humaine)
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.

Propriété(s)

• Médicament dérivé du sang obtenu à partir du plasma issu


des donneurs de sang (fractionnement du plasma humain et
traitement par chauffage).
• Déterminant principal de la pression oncotique du plasma.
• Pouvoir d'expansion volémique en fonction de sa
concentration (hypo ou iso-oncotique [4 et 5 %] ou
hyperoncotique [20 %]). Par exemple, le pouvoir d'expansion
volémique d'une solution à 4 % est de 0,7 à 0,8 L/L perfusé
(apport de 1,2 L d'albumine à 4 % pour compenser une perte
de 1 L de masse sanguine).
• Durée d'action : 6 à 8 heures.

Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par pouvoir oncotique perme ant le
remplissage vasculaire.

Principaux médicaments

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Indications
Albumine 4 ou 5 %

• Remplissage vasculaire, nécessitant l'utilisation d'une


solution colloïdale en 2e intention après l'utilisation des
colloïdes artificiels, ou en 1re intention en cas de contre-
indication de ceux-ci, notamment dans les situations
suivantes :
– chez les brûlés graves ;
– au cours des échanges plasmatiques ;
– chez la femme enceinte ;
– dans le syndrome de Lyell.
• Au cours d'un remplissage vasculaire chez la femme enceinte
en situation de prééclampsie, en présence d'une fuite
protéique importante, démontrée par une hypoprotidémie.

Albumine 20 %

• Remplissage vasculaire en présence d'un syndrome


œdémateux majeur chez l'adulte et l'enfant, associé à une
hypoalbuminémie profonde, notamment dans les situations
suivantes :
– chez les patients de réanimation, en dehors de la phase
initiale de remplissage ;
– au cours de la réaction du greffon contre l'hôte chez le
patient transplanté.
• Dans la cirrhose de l'adulte et de l'enfant dans les situations
suivantes :

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
– ascite tendue ou volumineuse, traitée par paracentèse de
volume important ;
– infection spontanée du liquide d'ascite ;
– en périopératoire de transplantation hépatique.
• Au cours d'un remplissage vasculaire chez la femme enceinte
en situation de prééclampsie, en présence d'une fuite
protéique importante, démontrée par une hypoprotidémie.
• Prévention de l'ictère nucléaire du nouveau-né en cas
d'hyperbilirubinémie menaçante.
• Hypoalbuminémie profonde et symptomatique chez le
nouveau-né et le nourrisson.
• Troubles hémodynamiques du nouveau-né en cas
d'hypovolémie non corrigée par le remplissage aux
cristalloïdes.
• Maladies congénitales de la bilirubine : hyperbilirubinémies
libres menaçantes, notamment la maladie de Crigler-Najjar.

Contre-indications

• Allergie connue.
• Surcharge circulatoire.
• Troubles de l'hémostase.

Principaux effets indésirables

• Rares : bouffées vasomotrices, urticaire, fièvre, nausées.


• Très rare : état de choc en cas d'hypersensibilité.

En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire (pas utilisé en
1re intention ; coût élevé).
Surveillance

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Avant perfusion : PA, fréquence cardiaque, diurèse, état
d'hydratation.
• Efficacité du traitement (notamment lors du remplissage d'un
état de choc) : amélioration de la PA, reprise de la diurèse,
disparition des signes de chocs.
• Effets indésirables :
– surveillance au cours de la perfusion et durant les 2 heures
suivantes ;
– réactions liées au débit de perfusion (nausées, sensation de
chaleur, dyspnée, désaturation, hypo ou hypertension,
prurit) : en cas de réactions peu sévères, baisse du débit
de perfusion et surveillance renforcée ; en cas de réactions
sévères ou de persistance des signes, arrêt immédiat de la
perfusion (risque de choc anaphylactique) ;
– œdème aigu pulmonaire (de surcharge).

Modalités d'administration
Exclusivement par voie IV périphérique ou centrale (débit de
perfusion progressif en fonction de protocole de service).
À éviter
Mélanger à d'autres médicaments en perfusion.
Conseils au patient/à la famille
Prévenir immédiatement l'infirmier(ère) en cas de sensations
ressenties au cours de la perfusion (cf. « Surveillance »).

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
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Solutés de remplissage :
colloïdes naturels transformés
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.

Propriété(s)
Gélatines

• Polypeptides obtenus par hydrolyse du collagène d'origine


animale.
• Pouvoir d'expansion volémique proche de 0,8.
• Durée d'action entre 4–5 heures.

Hydroxyéthylamidons (HEA)

• Polysaccharides modifiés, extraits du maïs riche en


amylopectine.
• Pouvoir d'expansion volémique compris entre 1 et 1,4.
• Durée d'action entre 4 et 8 heures.

Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par pouvoir oncotique perme ant le
remplissage vasculaire.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Principaux médicaments

Spécialités contenant également de nombreux électrolytes.

Indications
Traitement des défaillances circulatoires aiguës :

• lors des états de choc :


– hypovolémique,
– hémorragique,
– toxi-infectieux,
– traumatique ;
• au cours des brûlures étendues.

Contre-indications

• Allergie.
• Femme enceinte.
• Hémophilie et maladie de Willebrand (HEA).

Principaux effets indésirables


Gélatines
Les gélatines font actuellement l'objet d'une surveillance
supplémentaire pour recueillir de nouvelles informations relatives à
leur sécurité. Tout effet indésirable suspecté doit être déclaré en
pharmacovigilance.

• Réactions anaphylactiques non allergiques ou allergiques


(prévalence : 0,35 %).
• Risque de réaction croisée en cas d'allergie à la viande rouge
et aux abats.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• États de choc maternel chez des femmes enceintes, sans
a einte fœtale directe par le biais d'IgE (ne traversent pas la
barrière), d'où contre-indication de leur emploi en
obstétrique.
• Diminution de l'agrégation plaque aire.

Hydroxyéthylamidons (HEA)
• Hyperhydratation avec risque d'œdème aigu pulmonaire.
• Insuffisance rénale aiguë.
• Trouble de la coagulation.

En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire (non utilisé en
1re intention étant donné le risque allergique).
Surveillance

• Efficacité du traitement (notamment lors du remplissage d'un


état de choc) : amélioration de la PA, reprise de la diurèse,
disparition des signes de chocs.
• Effets indésirables :
– réactions liées au débit de perfusion (nausées, sensation de
chaleur, dyspnée, désaturation, hypotension ou
hypertension, prurit) : en cas de réactions peu sévères,
baisse du débit de perfusion et surveillance renforcée ; en
cas de réactions sévères ou de persistance des signes, arrêt
immédiat de la perfusion (risque de choc
anaphylactique) ;
– œdème aigu pulmonaire (de surcharge).
• Tenir compte de l'apport électrolytique.

Modalités d'administration

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Exclusivement par voie veineuse périphérique ou centrale avec un
débit de perfusion très lent pour les 20 premiers mL (risque
allergique) puis le reste des 500 mL en 15 minutes.
À éviter
Mélanger avec d'autres médicaments en perfusion.
Conseils au patient/à la famille
Prévenir immédiatement l'infirmier(ère) en cas de sensations
ressenties au cours de la perfusion (cf. « Surveillance »).

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
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Amines vasoactives
Adrénaline
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême

Propriété(s) et mécanisme(s) d'action

• Tonicardiaque.
• Action directe sur le système sympathique (activation), par
stimulation des récepteurs alpha et bêta-adrénergiques des
cellules musculaires.
• Vasoconstriction périphérique (contraction du muscle lisse
vasculaire), augmentation de la contractilité cardiaque (effet
inotrope positif : augmentation du débit cardiaque),
relaxation des muscles lisses bronchiques
(bronchodilatation), augmentation de l'excitabilité
ventriculaire et supraventriculaire (risque d'arythmie
cardiaque : effet bathmotrope positif), accélération de la FC
(chronotrope positif).

Principaux médicaments

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Indications

• Traitement de l'arrêt cardiaque sur asystolie.


• Traitement des détresses cardiorespiratoires avec état de
choc (hypotension artérielle résistante au remplissage
vasculaire) : choc anaphylactique, hémorragique,
traumatique, infectieux, cardiogénique.

Contre-indications

• Insuffisance coronaire sévère


• Troubles du rythme ventriculaire.

Principaux effets indésirables

• Angor (entraînant une accélération de la fréquence cardiaque


et donc la consommation en oxygène des coronaires).
• Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, etc.

Dobutamine
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême.

Propriété(s) et mécanisme(s) d'action

• Tonicardiaque.
• Stimulation des récepteurs adrénergiques et
dopaminergiques cardiaques (inotrope et chronotrope
positif), baisse des résistances vasculaires périphériques
(vasodilatation périphérique).

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Principaux médicaments

Indications
Syndromes de bas débit cardiaque : choc cardiogénique, etc.

Contre-indications

• Obstacle mécanique au remplissage cardiaque.


• Troubles rythmiques ventriculaires.

Principaux effets indésirables

• Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, etc.


• Difficultés de sevrage.

Dopamine
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiaque (ACR) sur asystolie ou bradycardie
extrême.

Propriété(s) et mécanisme(s) d'action

• Activation du système sympathique (adrénergique et


dopaminergique) cardiaque et vasculaire, dont l'effet dépend
de la dose utilisée.
• À faibles doses (< 5 µg/kg/min), effets dopaminergiques :
effet peu inotrope positif, augmentation du débit sanguin
rénal.

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• À doses moyennes (5 à 20 µg/kg/min), effet dopaminergique
et bêtastimulation : élévation du débit cardiaque, diminution
des résistances vasculaires périphériques (vasodilatation).
• À fortes doses (> 20 µg/kg/min), effet alphastimulant :
élévation du débit cardiaque, vasoconstriction périphérique.

Principaux médicaments

Indications
• Syndromes de bas débit, hypotension artérielle.
• Choc septique.

Contre-indications

• Obstacle mécanique au remplissage cardiaque.


• Troubles rythmiques ventriculaires.

Principaux effets indésirables

• Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, etc.


• Difficultés de sevrage.

Noradrénaline
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême (tonicardiaque).

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Propriété(s) et mécanisme(s) d'action
Stimulation des récepteurs alpha-adrénergiques très importante, et
bêta-adrénergiques faible.

Principaux médicaments

Indications
Traitement du choc, notamment avec vasodilatation artérielle
(septique).

Contre-indications

• Obstacle mécanique au remplissage cardiaque.


• Troubles rythmiques ventriculaires.

Principaux effets indésirables

• Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, etc.


• Difficultés de sevrage.

Isoprénaline
Objectif(s) du traitement
Accélérer la FC (chronotrope et inotrope positif).

Propriété(s) et mécanisme(s) d'action


Stimulation des récepteurs alpha-adrénergiques très importante, et
bêta-adrénergiques faible.

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Principaux médicaments

Indications
Traitement des bradycardies excessives (bloc atrioventriculaire
complet, etc.).

Contre-indications
Insuffisance coronaire sévère, troubles du rythme ventriculaire.

Principaux effets indésirables

• Angor (entraînant une accélération de la fréquence cardiaque


et donc la consommation en oxygène des coronaires).
• Troubles du rythme cardiaque : tachycardie, troubles du
rythme ventriculaire etc.
• Insuffisance coronaire sévère.

En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitements IV du maintien de l'équilibre hémodynamique.
Surveillance

• Surveillance clinique : rythme cardiaque, PA, diurèse.


• Risques : tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire.

Modalités d'administration

• IV.
• Intratrachéale ou SC possible pour l'adrénaline.

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• De préférence par voie centrale, via une pompe ou pousse
seringue électrique, à débit constant.
• À administrer seule, en évitant les bolus trop rapides (risque
de poussée hypertensive et de trouble du rythme ventriculaire
cardiaque).
• Isoprénaline : maintenir le dispositif de perfusion à l'abri de la
lumière.

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231

Principes de la nutrition
parentérale
Contexte

• La dénutrition en milieu hospitalier touche un pourcentage


élevé des patients.
• Au cours des états d'agression, en particulier chez les
patients de réanimation, la dénutrition se majore en raison
des mécanismes physiologiques d'adaptation métaboliques
mis en œuvre dans ces situations.
• La dénutrition est un facteur indépendant de morbimortalité.

Objectif(s) du traitement
Compenser de la dépense énergétique, limiter des perturbations du
métabolisme protéique et prévenir des pertes en micronutriments.

Propriété(s)
Composition
Macronutriments

• Glucides : uniquement le glucose.


• Lipides : triglycérides (composé le plus important par la
valeur énergétique des acides gras) et phospholipides (pour
stabiliser l'émulsion en jouant le rôle d'interface entre la
particule lipidique et le milieu plasmatique aqueux, sans rôle
nutritionnel propre).

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• Acides aminés : disponibles sous la forme de solution
aqueuse d'acides aminés dispersés ; type d'acides aminés
(essentiels ou non) variant selon les produits.

Micronutriments

• Vitamines.
• Oligoéléments (notamment zinc et sélénium).

Note
Les vitamines et oligoéléments sont ajoutés à la poche de nutrition
parentérale au moment de l'administration au patient.

Type de poches
Poches souples multicompartimentées
Chaque macronutriment se trouve dans un compartiment séparé de
son voisin par une thermosoudure, rompue au moment de son
utilisation et perme ant une meilleure conservation :

• poches bicompartimentées (glucides + acides aminés) ;


• poches tricompartimentées (glucides + acides aminés
+ lipides).

Nutritions parentérales « à la carte »


Réalisées à partir de solutions de glucides, d'acides aminés et des
émulsions lipidiques de compositions et concentrations différentes.

Mécanisme(s) d'action
Injection par voie intraveineuse de ces nutriments (macro et
micronutriments) perme ant des apports les plus complets possible.

Indications

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Impossibilité d'assurer des apports nutritionnels adéquats
par la voie entérale (durée assez brève en situation
d'intolérance digestive transitoire, par dysfonction motrice).
• Résection subtotale de l'intestin grêle et/ou la survenue de
fistules digestives hautes et/ou complexes (nutrition
parentérale exclusive et prolongée).

Contre-indications
• Choc septique (contre-indication relative).
• Hyperlipidémie importante.
• Insuffisance hépatique sévère.
• Troubles sévères de la coagulation sanguine.
• Insuffisance rénale sévère sans possibilité d'hémofiltration ou
de dialyse.
• Contre-indications générales d'un traitement par perfusion :
œdème pulmonaire aigu, hyperhydratation, insuffisance
cardiaque décompensée, déshydratation hypotonique.
• États instables, par exemple : état post-traumatique sévère,
diabète décompensé, phase aiguë d'infarctus du myocarde,
acidose métabolique, infection sévère et coma
hyperosmolaire.
• Allergie à l'un des composants.

Principaux effets indésirables


Complications spécifiques de la nutrition
parentérale (hors cathéter)

• Toxicité propre d'un des composés perfusés, ou par le fait


d'un défaut ou au contraire d'un excès d'un ou de plusieurs
composés.
• Phénomènes toxiques purs (très rares avec l'amélioration de
la qualité de production des composés et des mélanges),
notamment les toxicités « accidentelles » liées à une situation

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– bilan nutritionnel biologique régulier (selon prescription) ;
– glycémie régulière ;
– suivi du poids régulier (1 fois/semaine minimum) ;
• Complications infectieuses et liées au cathéter.

Modalités d'administration

• Solutions à osmolarité élevée (> 850 mOsm/L) : administration


en IV centrale sur une voie spécialement dédiée.
• Solution à faible osmolarité (< 850 mOsm/L) : administration
en IV périphérique sur une voie spécialement dédiée.

À éviter
Injecter des médicaments sur la voie dédiée à l'administration de
l'alimentation parentérale.

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232

Solutions pour nutrition


parentérale
Principaux médicaments

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VVP : voie veineuse périphérique ; VVC : voie veineuse centrale.
*La voie veineuse périphérique est possible si le produit est perfusé seul. En cas
de mélange, la voie périphérique peut être choisie si l’osmolarité du mélange final
est < 800 mOsm/L.

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233

Concentré de complexe
prothrombinique (PPSB)
Objectif(s) du traitement
Restaurer un état de coagulabilité normal du sang dans des
situations d'urgence (saignements sur traumatisme, chirurgie en
urgence, etc.).

Propriété(s)

• Médicament dérivé du sang obtenu par fractionnement d'un


pool de plasma humain.
• Concentré des facteurs II (prothrombine), VII
(proconvertine), IX (facteur antihémophilique B) et X (facteur
Stuart).
• Facteurs vitamine K-dépendants (nécessitant de la
vitamine K pour être synthétisés).
• Permet de retrouver une hémostase normale en quelques
minutes (contre plusieurs heures en cas d'injection de
vitamine K).

Mécanisme(s) d'action
Apport direct de facteurs de coagulation vitamine K-dépendants
manquants chez le patient sous antivitamine K (AVK).

Principaux médicaments

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Spécialité Voie Posologie usuelle* (selon INR)
Kanokad® IV 0,4 à 1,3 mL/kg
Confidex® IV 1 à 2 mL/kg
Octaplex® IV 0,9 à 2 mL/kg
* Posologie exprimée en facteur IX (environ 25 UI/mL).

Indications

• Traitement et prévention des accidents hémorragiques chez


les patients traités par AVK ou victimes d'un surdosage en
AVK.
• En curatif d'hémorragies ou en prophylactique
périopératoire dans les cas de déficit congénital de l'un des
facteurs de coagulation vitamine K-dépendants à défaut de
disponibilité du facteur spécifique.

Contre-indications
• Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients.
• Allergie connue à l'héparine ou historique de
thrombocytopénie induite par l'héparine.

Principaux effets indésirables

• Affections du système immunitaire : formation d'anticorps


circulants inhibant l'un ou plusieurs facteurs du complexe
prothrombique humain se traduisant par une mauvaise
réponse clinique.
• Réactions allergiques ou de type anaphylactique (rare).
• Augmentation de la température corporelle.
• Affections vasculaires (risque de manifestations
thromboemboliques).

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En pratique clinique
Conduite du traitement

• Traitement hospitalier d'urgence des accidents hémorragiques


en cas de surdosage en AVK ou de déficit congénital d'un
facteur vitamine K-dépendant, lors de saignement grave ou de
nécessité chirurgicale.
• Plusieurs situations cliniques correspondent à ce e
indication :
– hémorragie engageant le pronostic vital ou fonctionnel,
que l'accident hémorragique soit ou non associé à un
surdosage en antivitamine K. L'INR (International
Normalized Ratio) doit être abaissé en dessous de 1,5 dans
les meilleurs délais. Seul le PPSB permet ce e correction
immédiate ;
– intervention chirurgicale en urgence chez un patient traité
par AVK.

Surveillance
L'efficacité du produit va se mesurer grâce à deux indicateurs :

• clinique : avec la diminution, voire l'arrêt de l'hémorragie ;


• biologique : avec la diminution de l'INR qui devra être
recontrôlé 30 minutes après l'injection.

Modalités d'administration
Perfusion en IV lente (maximum 4 mL/min) après avoir pris soin
de reconstituer le produit au moyen du solvant prévu à cet effet.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
234

Principes de la transfusion
sanguine
Rappels
Le sang est composé de deux catégories d'éléments :

• le plasma qui contient de l'eau, des protéines (albumine,


immunoglobulines), des facteurs de coagulation, des sels
minéraux ;
• les cellules :
– globules rouges (GR) ou hématies qui assurent le
transport de l'oxygène ;
– globules blancs ou leucocytes qui participent aux
défenses de l'organisme et qui regroupent les
polynucléaires neutrophiles, les éosinophiles, les
basophiles, les monocytes et les lymphocytes ;
– plaque es qui participent à l'hémostase.

Définitions
En France, tous les produits sanguins proviennent de dons
bénévoles, anonymes, volontaires et gratuits. Ils sont classés en deux
grandes catégories :

• les produits sanguins labiles (PSL) regroupant les concentrés


de globules rouges (CGR), les concentrés plaque aires, les
plasmas (plasmas frais congelés et plasma viroa énué) et les
concentrés de granulocytes d'aphérèse. L'utilisation de ces

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
produits est régie par des règles de compatibilité et leur
surveillance dépend de l'hémovigilance ;
• les médicaments dérivés du sang (MDS) ou produits
sanguins stables préparés à partir du plasma. Ils
correspondent à l'albumine, aux immunoglobulines, aux
facteurs de coagulation, aux inhibiteurs des facteurs de
coagulation et au plasma thérapeutique sécurisé par solvant-
détergent. Ce sont des médicaments ayant une AMM. Ces
produits n'obéissent pas aux règles de compatibilité.

Groupes sanguins et règles de compatibilité


On définit le groupe sanguin d'un sujet au regard des antigènes
présents à la surface des hématies du sujet. Le respect le plus strict
de la compatibilité entre le sang du donneur et celui du receveur est
fondamental.
Il existe une quarantaine d'antigènes à la surface des globules
rouges, dont le pouvoir d'induire une réaction immunitaire est
variable. Ces antigènes de groupes sanguins sont regroupés au sein
de grandes familles, appelées « systèmes de groupes sanguins »,
dont les principaux sont :

• le système ABO ;
• le système Rhésus (Rh) ;
• le système Kell.

Système ABO
Le groupe sanguin est défini par la présence ou l'absence des
antigènes (Ag) A et/ou B à la surface des hématies.

• Le groupe A possède l'antigène A à la surface des hématies et


des anticorps anti-B dans son plasma.
• Le groupe B possède l'antigène B à la surface des hématies et
des anticorps anti-A dans son plasma.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Le groupe AB possède les antigènes A et les antigènes B et à
la surface des hématies, et pas d'anticorps anti-A ni anti-B
dans son plasma.
• Le groupe O ne possède pas d'antigène A et ni d'antigène B à
la surface des hématies, il possède en revanche des anticorps
anti-A et anti-B dans son plasma.

Les anticorps anti-A et anti-B sont dits « naturels » car ils existent
en dehors de toute transfusion. Leur présence systématique est à
l'origine des règles de compatibilité obligatoire dans le système ABO
lors des transfusions de GR ou de plasma.

Transfusion de globules rouges


Le principe est de transfuser des globules rouges « compatibles »
avec le plasma du receveur, c'est-à-dire des globules rouges ne
possédant aucun des antigènes de membrane contre lesquels il existe
des anticorps dans le plasma du receveur (figure 33) :

• un patient du groupe O peut donner des GR à tous les


patients (O, A, B et AB) c'est un donneur universel, car il ne
porte aucun antigène du système ABO à la surface de ses
GR. En revanche, il ne peut recevoir que du sang du
groupe O car il a dans son plasma des anticorps anti-A et
anti-B ;
• un patient du groupe A peut donner des GR aux patients des
groupes A et AB car il porte comme eux l'antigène A à la
surface de ses GR. Il peut recevoir du sang d'un donneur A
ou d'un donneur O ;
• un patient du groupe B peut donner des GR aux patients des
groupes B et AB car il porte comme eux l'antigène B à la
surface de ses GR. Il peut recevoir du sang d'un donneur B
ou d'un donneur O ;
• un patient du groupe AB ne peut donner des GR qu'aux
patients AB car il porte comme eux les antigènes A et B à la
surface de ses GR. En revanche, il peut recevoir du sang de

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
tous les patients car il n'a aucun anticorps ABO dans son
plasma : c'est un receveur universel.

FIGURE 33 Principes de compatibilité pour la transfusion de


globules rouges.

Transfusion de plasma
Le principe est inversé par rapport à la transfusion de GR. En effet, il
s'agit ici de transfuser au receveur du plasma ne possédant aucun
anticorps qui pourrait agir contre les GR du receveur (figure 34) :

• un patient du groupe AB peut donner du plasma à tous les


patients (O, A, B et AB) car son plasma ne contient aucun
anticorps du système ABO. En revanche, il ne peut recevoir
que du plasma du groupe AB car il a des antigènes A et B à
la surface de ses GR ;
• un patient du groupe A peut donner du plasma aux patients
des groupes A et O car son plasma contient des anticorps
anti-B. Il peut recevoir du plasma d'un donneur A ou d'un
donneur AB ;
• un patient du groupe B peut donner du plasma aux patients
des groupes B et O car son plasma contient des anticorps
anti-A. Il peut recevoir du plasma d'un donneur B ou d'un
donneur AB ;

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• un patient du groupe O ne peut donner son plasma qu'aux
patients du groupe O car son plasma contient des anticorps
anti-A et anti-B. Il peut recevoir du plasma de tous les
patients.

FIGURE 34 Principes de compatibilité pour la transfusion de


plasma.

Système Rhésus
Le système Rhésus est un système complexe de plusieurs dizaines
d'antigènes. L'antigène principal de ce groupe est l'antigène D.
Lorsqu'il est présent, le sang testé est dit Rhésus positif (+) et
lorsqu'il est absent, le sang testé est dit Rhésus négatif (–). Il existe
d'autres antigènes dans ce groupe (C, c, E, e).
À l'état naturel, il n'existe pas d'anticorps anti-D.
Ces anticorps peuvent apparaître après une immunisation soit :

• transfusionnelle, après perfusion de GR d'un Rhésus


différent de celui du receveur ;
• fœtomaternelle, par passage d'hématies d'un fœtus Rh + dans
la circulation sanguine d'une mère Rh −. Il est donc
indispensable d'injecter du sérum anti-D chez toute femme
Rh – lors de l'accouchement ou lors de tout saignement
pendant la grossesse. Ce e injection évite à l'organisme de la

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
mère de fabriquer des anticorps anti-D qui pourraient alors
provoquer une réaction immunitaire lors d'une grossesse
future d'un bébé Rh +.

La compatibilité Rhésus doit être respectée au même titre que la


compatibilité ABO car le risque d'immunisation est important.

Autres systèmes d'antigènes


Aux côtés des systèmes ABO et Rhésus, il existe d'autres systèmes
d'antigènes. Le plus important d'entre eux est le système Kell
(caractérisé par la présence ou l'absence de l'antigène K). Les autres
sont de moindre importance, comme les systèmes Duffy, Kidd,
Lewis, etc.
Les règles de compatibilité Rhésus et Kell sont :

• pas de transfusion de sang Rh + à un patient Rh – ;


• respect du phénotype Rhésus et Kell, surtout pour les
femmes en âge de procréer et les patients polytransfusés.

Agglutinines irrégulières
Les agglutinines irrégulières sont des anticorps dirigés contre les
antigènes des systèmes Rhésus, Kell, Duffy, Lewis, etc.
La recherche de ces agglutinines irrégulières (RAI) est obligatoire
avant toute transfusion (elle doit dater de moins de 72 heures) et
permet d'éviter les réactions transfusionnelles dues à ces anticorps.
Lorsque la recherche de RAI est positive, il faut utiliser du sang
compatibilisé pour accroître la sécurité transfusionnelle.

Complications de la transfusion
Complications immunologiques
Hémolyse aiguë

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Accident grave, potentiellement mortel, lié à l'incompatibilité
ABO entre le sang du donneur et celui du receveur.
• Les symptômes surviennent dans les premières minutes de la
transfusion et se caractérisent par une sensation de malaise,
des douleurs diffuses, de la fièvre et des frissons, puis
rapidement apparaissent les signes de choc.
• En urgence : interrompre la transfusion et prévenir le
médecin.
• Le traitement est essentiellement symptomatique.

Hémolyse retardée

• Tableau apparaissant en général plusieurs jours après la


transfusion et se caractérisant essentiellement par un ictère et
une inefficacité de la transfusion.
• Accident en général non grave et lié à une agglutinine
irrégulière passée inaperçue.

Syndrome frisson-hyperthermie

• Tableau associant de la fièvre et des frissons au décours de la


transfusion.
• Syndrome est assez fréquent, notamment lors de la
transfusion de plaque es ou de plasma.
• L'évolution est toujours favorable. Le syndrome peut être
prévenu par l'administration au préalable
d'antihistaminique, voire de glucocorticoïde.

Manifestations allergiques

• Tableau associant essentiellement prurit et érythème.


• Manifestations fréquentes lors de la transfusion de plaque es
ou de plasma, elles peuvent être prévenues par
l'administration au préalable d'antihistaminique, voire de
glucocorticoïde.

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Complications infectieuses
Choc septique

• Très grave, pronostic vital engagé.


• Lié soit à une bactériémie chez le donneur lors du
prélèvement, soit à une faute d'asepsie lors du don, soit à de
mauvaises conditions de conservation des produits sanguins.
• Arrêter immédiatement la transfusion et prévenir le médecin
pour débuter le traitement en urgence.

Transmission de maladies virales

• Risque très faible : il s'agit essentiellement des hépatites B et


C, et du VIH.
• Ce risque est prévenu d'une part par la sélection des
donneurs, le dépistage de l'infection dans le sang des
donneurs, et enfin par l'utilisation de produits d'inactivation
virale.

Transmission de maladies parasitaires

• Risque très faible : il s'agit essentiellement du paludisme.


• Ce risque est prévenu par la sélection des donneurs.

Complications de surcharge
Surcharge volémique
Elle est liée à une transfusion souvent trop rapide notamment chez le
sujet âgé ou insuffisant cardiaque. Le tableau est alors celui d'un
œdème pulmonaire.

Hémochromatose post-transfusionnelle
Complication tardive chez des patients polytransfusés liée à une
accumulation de fer dans les tissus et pouvant se traduire par une
cirrhose ou une insuffisance cardiaque.

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En pratique clinique
1 Bilan avant transfusion

• Présence d'une carte de groupe sanguin valide :


– deux déterminations du groupe ABO et rhésus sur deux
prélèvements différents, avant toute transfusion ;
– phénotypage plus large obligatoire chez les femmes non
ménopausées, chez les sujets avec une RAI positive et
chez les sujets polytransfusés.
• Résultat des RAI datant :
– de moins de 72 heures avant la transfusion chez les
patients aux antécédents de transfusion, de grossesse ou
de transplantation ;
– de moins de 21 jours dans les autres cas.
• Présence du dossier transfusionnel du patient avec les
étique es du patient.
• Les sérologies prétransfusionnelles ne sont plus obligatoires
(sérologies VIH, hépatite B et C, et transaminases).

Règles de prélèvement pour la détermination du groupe sanguin

• Vérification de l'identité : nom, prénom et date de naissance


(déclinés par le patient).
• Étiquetage du tube au lit du malade.
• Règles des deux déterminations : deux prélèvements
différents effectués par deux personnes différentes.

En cas d'urgence vitale

• Réalisation des prélèvements avant la transfusion.


• Transfusion immédiate par du sang O négatif sans a endre le
résultat du groupage.

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2 Vérifications à réception des produits sanguins labiles

• Respect de la chaîne du froid pendant le transport entre


l'Établissement français du sang (EFS) et le service où aura
lieu la transfusion.
• Concordance entre le produit commandé et celui reçu.
• Concordance entre l'identité du patient, la prescription de PSL
nominative et la carte de groupe sanguin.
• Bonne conservation des produits avant la mise en œuvre de la
transfusion : à conserver au froid et transfusion dans les
6 heures pour les culots globulaires et le plasma, transfusion
dès l'arrivée pour les plaque es.

3 Vérifications au lit du malade

• Contrôle de la validité de la carte de groupe et des résultats


des RAI.
• Réalisation du contrôle prétransfusionnel ultime (CPU),
obligatoire, par l'infirmier(ère) qui va réaliser la transfusion
(cf. ci-dessous).

4 Contrôle prétransfusionnel ultime


Ce contrôle est obligatoire et doit être effectué au lit du malade par
l'infirmier(ère) qui va réaliser la transfusion.

• Vérification de la concordance entre l'identité du patient et


celle mentionnée sur la carte de groupe.
• Vérification de la concordance entre le groupe mentionné sur
la carte de groupe et celui mentionné sur la poche de sang.
• Réalisation de la réaction de Beth Vincent qui permet de
vérifier le groupe ABO du sang du patient et de la poche de
sang.

5 Mise en route de la transfusion

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À l'aide du perfuseur dédié (filtre antiagrégats) et de la tubulure,
en transfusant lentement au début.
6 Surveillance en cours de perfusion

• Au lit du malade pendant les 10 premières minutes (période


de survenue des accidents graves).
• Contrôle des constantes régulièrement pendant toute la
transfusion (pouls, PA).
• Signalement de tout incident pendant la transfusion (appel
immédiat du médecin et du centre de transfusion).

7 Après transfusion

• Remplir la fiche transfusionnelle.


• Remplir la fiche d'hémovigilance s'il y a lieu.

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Produits sanguins labiles


Les produits sanguins labiles (PSL) ne sont pas des médicaments à
proprement parler, mais des produits sanguins pour transfusion ; ils
ne sont pas gérés par la pharmacie, mais par l'Établissement français
du sang (EFS).

Concentrés globulaires
Ils sont utilisés en cas d'anémie.

Concentré globulaire standard

• Durée de conservation : 42 jours.


• Ce produit contient une grande quantité de leucocytes et de
plaque es du donneur.

Concentré globulaire déleucocyté

• Dans ce produit, la quasi-totalité des leucocytes a été


éliminée.
• Indications principales :
– chez les patients immunisés (anticorps anti-HLA +) ;
– pour éviter l'immunisation HLA chez les patients
polytransfusés ou en a ente de transplantation.

Concentré globulaire déplasmatisé

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• Dans ce produit, la quasi-totalité des protéines plasmatiques
résiduelles a été éliminée.
• Indication principale : en présence d'une immunisation vis-à-
vis de certaines protéines plasmatiques.

Concentré globulaire phénotypé

• Il s'agit de concentrés immunologiquement sélectionnés au-


delà de la simple détermination ABO et Rhésus
(phénotypage étendu aux systèmes Rhésus et Kell).
• Indications principales :
– pour les femmes en âge de procréer et les patients
polytransfusés ;
– pour éviter les accidents transfusionnels chez les patients
immunisés.

Concentré globulaire compatibilisé

• Il s'agit de concentrés immunologiquement sélectionnés de


façon personnalisée pour le receveur. Les CG sont testés vis-
à-vis du sérum du patient.
• Indication principale : chez les patients ayant des RAI
positives.

Concentré globulaire irradié


• L'irradiation rend les lymphocytes du donneur incapable de
développer une réaction du greffon contre l'hôte.
• Indication principale : chez les patients immunodéprimés
(notamment après greffe de moelle).

Concentrés plaquettaires
Ils sont utilisés en cas de thrombopénie.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Concentré standard de plaquettes
Il est obtenu par mélange de plaque es provenant de plusieurs
donneurs. Ces culots contiennent de nombreux leucocytes de
donneurs.

Autres types de concentrés plaquettaires

• Concentré de plaque es d'aphérèse : obtenu à partir d'un


seul donneur, ils perme ent de réduire le risque
d'immunisation.
• Concentré plaque aire déleucocyté.
• Concentré plaque aire phénotypé.
• Concentré plaque aire déplasmatisé.

Plasma frais congelé (PFC)


Utilisé notamment en cas d'hémorragie massive ou de coagulation
intravasculaire disséminée (CIVD), on lui préfère aujourd'hui
l'utilisation de plasma viro-inactivé obtenu après mélange de
plusieurs dons de plasma soumis à l'action de produits virucides.

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Urologie et néphrologie

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236

Rôle de l'infirmier(ère)
en urologie
Soins relationnels

• L'appareil urinaire étant une partie du corps situé dans la


sphère intime et liée aux fonctions sexuelles, l'infirmier(ère)
doit être très a entif à la notion de pudeur, notamment en
cas de patient de sexe opposé.
• Être à l'écoute des retentissements des troubles de la miction
et/ou de l'incontinence sur la qualité de vie, aussi bien chez
l'homme que la femme.
• Chez les patients de sexe masculin, ne pas minimiser l'impact
des troubles érectiles sur le bien-être physique et
psychologique.

Accompagnement du patient

• Adopter une distance professionnelle et pleine de tact lors


des soins de l'appareil urinaire tant chez l'homme que chez
la femme (en particulier lors des sondages urinaires).
• Percevoir l'angoisse suscitée par les examens exploratoires de
la prostate et être en capacité de rassurer le patient en lui
apportant des informations claires et compréhensibles sur les
modalités des examens, les délais des résultats et, en relais
du chirurgien urologue, sur les différentes thérapeutiques
possibles.

P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Être en mesure d'expliquer les mesures préventives relatives
aux infections urinaires basses (cystites) récidivantes chez la
femme.
• Informer, en relais du chirurgien urologue, sur les
conséquences postopératoires de la chirurgie de la prostate
ou de la vessie, à court et long terme, en fonction de la
technique utilisée ; évoquer les mesures thérapeutiques
existantes pour traiter la plupart de ces conséquences.

Soins techniques
• Toute pose de sonde urinaire (« à demeure » ou pour un
« va-et-vient ») est un soin stérile aussi bien chez l'homme
que chez la femme.
• Respecter le système clos « sonde urinaire et poche de recueil
des urines » en ne désadaptant pas l'un de l'autre pour
garantir la non-contamination du tractus urinaire.
• La première pose de sonde urinaire chez un homme est un
acte médical (article R. 4311-10 du Code de la santé
publique).
• Dans le cadre de la surveillance postopératoire nécessitant un
lavage vésical continu par l'intermédiaire d'une sonde à 3 ou
4 voies, effectuer un bilan précis des « entrées » et des
« sorties » des liquides utilisés pour le lavage, en tenant
compte également de la diurèse du patient.
• Surveiller la coloration des liquides recueillis (plus ou moins
sanglants) et détecter tout risque de « caillotage ».
• Procéder si nécessaire à un « décaillotage » selon protocole
de service en respectant des mesures d'asepsie rigoureuses.

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