Soluté
Soluté
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• La prise en compte de l'entourage présent est indispensable
pour informer sur l'état du patient, expliquer la procédure
mise en œuvre (p. ex. : estimation du temps d'a ente en
fonction du tri) et pour juguler l'inquiétude, la peur ou la
détresse exprimées.
Accompagnement du patient
• Installer le patient dans un lieu calme si possible (salle de
déchocage ou box de consultation en fonction de la gravité
de la situation).
• Recueillir toute information sur l'état de santé du patient,
dont ses antécédents médicaux et chirurgicaux, les
traitements en cours, les raisons de la consultation aux
urgences.
• Maintenir un dialogue visant à apaiser l'inquiétude du
patient et afin de lui fournir toutes les explications
nécessaires sur les soins mis en place pour obtenir sa
coopération.
• Évaluer son état psychique et ses capacités de
compréhension.
• Assurer sa sécurité en utilisant tout moyen adapté, y compris
une contention mécanique temporaire si la situation le
justifie (p. ex. : agitation psychomotrice, a itude agressive ou
violente).
Soins techniques
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Installation d'un monitoring cardiaque si la situation le
justifie.
• Évaluation de la douleur avec une échelle adaptée, recherche
de la localisation et de l'intensité de la douleur évoquée.
• Mise en place d'une voie veineuse périphérique en fonction
d'un protocole existant, préférer autant que possible un
cathéter de gros diamètre.
• Réalisation d'un bilan biologique sur prescription ou sur
protocole.
• En cas de transfusion sanguine :
– réalisation du bilan prétransfusionnel sur prescription ;
– commande et réception des produits sanguins labiles sur
prescription ;
– recueil du consentement du patient (s'il est mineur, avis
des parents ou de l'adulte responsable) ou avis de la
personne de confiance si le patient n'est pas en état de
signifier son consentement ;
– réalisation de la transfusion sanguine, précédée du test
de compatibilité au lit du patient et après s'être assuré
de la disponibilité d'un médecin à tout moment au cours
de la transfusion.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
225
Rôle de l'infirmier(ère) en
réanimation
Soins relationnels
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
représentent pas un stress supplémentaire et en éliminer
les causes le plus rapidement possible, etc.).
• Par ailleurs, la relation avec les proches du patient est
primordiale pour leur perme re de gérer leurs émotions,
compte tenu du fait que le passage en réanimation est
souvent synonyme d'une situation de santé en phase aiguë,
en phase de complications ou en phase critique
postopératoire, et que le pronostic vital peut être engagé. Les
horaires de visite peuvent être aménagés et élargis sur une
période nocturne.
Soins techniques
De nombreux soins en réanimation relèvent du rôle prescrit infirmier
comme l'administration médicamenteuse et l'utilisation de matériels
spécifiques (voie veineuse centrale, voie artérielle, sonde urinaire à
demeure, respirateur, monitoring cardiaque et tensionnel, pousse-
seringue électrique, etc.). Cependant, l'hygiène et le confort du
patient sont assurés dans le cadre du rôle propre infirmier en
collaboration étroite avec l'aide-soignant(e).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Préserver autant que possible le cycle jour/nuit avec une
luminosité adaptée à chaque moment de la journée et de la
nuit, et en signifiant à l'aide de mots usuels le moment de la
journée et la temporalité calendaire (p. ex. : « Bonjour, nous
sommes le 1er avril, c'est le printemps, les arbres de la cour
sont en fleurs… »).
• Limiter les nuisances sonores (y compris celles liées aux
alarmes des différents monitorings) afin de perme re un
repos de qualité.
• Maintenir une hygiène corporelle satisfaisante
quotidiennement en prenant toutes les précautions
nécessaires lors de la mobilisation du patient vis-à-vis de son
environnement technique et de l'expression de sa douleur ou
de son inconfort potentiels.
• Assurer les soins préventifs d'altération de la peau afin
d'éviter la formation d'escarres.
• Humidifier la zone buccale si le patient respire via un
dispositif trachéal ou endotrachéal.
• Surveiller toutes les voies d'abord susceptibles d'être des
portes d'entrée infectieuses.
• Évaluer l'état clinique du patient toutes les heures avec une
observation clinique (hémodynamique, fonctionnement
cardiaque, respiratoire, urinaire, etc.) et comportementale
précise, rigoureuse, bénéficiant d'une traçabilité utilisant le
vocabulaire médical.
• Évaluer la douleur du patient à l'aide d'échelles adaptées y
compris au patient non communicant.
• Alerter le médecin réanimateur lors de tout changement de
l'état de santé du patient, et en particulier en cas
d'aggravation générale, de détresse respiratoire ou
hémodynamique.
• Savoir me re en œuvre les gestes de réanimation spécifique
en fonction du protocole du service en cas d'arrêt cardiaque
ou de collapsus avant l'arrivée du médecin.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
226
Solutés de remplissage :
généralités
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique (hypovolémie) absolu ou relatif.
Principaux médicaments
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Les solutés glucosés ne sont pas des produits de remplissage ; ils sont normo ou
hyperosmolaires mais hypotoniques.
*Les poches de petits volumes sont utilisées pour diluer des médicaments en
perfusion.
Indications
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
227
Solutés de remplissage :
cristalloïdes
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.
Propriété(s)
Cristalloïdes isotoniques
Cristalloïdes hypertoniques
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par le biais de l'osmolalité.
Principaux médicaments
Indications
Traitement des défaillances circulatoires aiguës :
En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire de 1re intention.
Surveillance
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Efficacité du traitement (notamment lors du remplissage d'un
état de choc) : amélioration de la PA, reprise de la diurèse,
disparition des signes de chocs.
• Effets indésirables :
– hyperhydratation (ionogramme, hématocrite) ;
– œdème aigu pulmonaire (de surcharge, notamment en cas
d'insuffisance cardiaque) et hyperhydratation.
Modalités d'administration
À éviter
Mélanger avec d'autres médicaments en perfusion, en cas de
remplissage rapide.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
228
Solutés de remplissage :
colloïdes naturels (albumine
humaine)
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.
Propriété(s)
Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par pouvoir oncotique perme ant le
remplissage vasculaire.
Principaux médicaments
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Indications
Albumine 4 ou 5 %
Albumine 20 %
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
– ascite tendue ou volumineuse, traitée par paracentèse de
volume important ;
– infection spontanée du liquide d'ascite ;
– en périopératoire de transplantation hépatique.
• Au cours d'un remplissage vasculaire chez la femme enceinte
en situation de prééclampsie, en présence d'une fuite
protéique importante, démontrée par une hypoprotidémie.
• Prévention de l'ictère nucléaire du nouveau-né en cas
d'hyperbilirubinémie menaçante.
• Hypoalbuminémie profonde et symptomatique chez le
nouveau-né et le nourrisson.
• Troubles hémodynamiques du nouveau-né en cas
d'hypovolémie non corrigée par le remplissage aux
cristalloïdes.
• Maladies congénitales de la bilirubine : hyperbilirubinémies
libres menaçantes, notamment la maladie de Crigler-Najjar.
Contre-indications
• Allergie connue.
• Surcharge circulatoire.
• Troubles de l'hémostase.
En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire (pas utilisé en
1re intention ; coût élevé).
Surveillance
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Avant perfusion : PA, fréquence cardiaque, diurèse, état
d'hydratation.
• Efficacité du traitement (notamment lors du remplissage d'un
état de choc) : amélioration de la PA, reprise de la diurèse,
disparition des signes de chocs.
• Effets indésirables :
– surveillance au cours de la perfusion et durant les 2 heures
suivantes ;
– réactions liées au débit de perfusion (nausées, sensation de
chaleur, dyspnée, désaturation, hypo ou hypertension,
prurit) : en cas de réactions peu sévères, baisse du débit
de perfusion et surveillance renforcée ; en cas de réactions
sévères ou de persistance des signes, arrêt immédiat de la
perfusion (risque de choc anaphylactique) ;
– œdème aigu pulmonaire (de surcharge).
Modalités d'administration
Exclusivement par voie IV périphérique ou centrale (débit de
perfusion progressif en fonction de protocole de service).
À éviter
Mélanger à d'autres médicaments en perfusion.
Conseils au patient/à la famille
Prévenir immédiatement l'infirmier(ère) en cas de sensations
ressenties au cours de la perfusion (cf. « Surveillance »).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
229
Solutés de remplissage :
colloïdes naturels transformés
Objectif(s) du traitement
Assurer le remplissage vasculaire afin de corriger un déficit
volémique absolu ou relatif.
Propriété(s)
Gélatines
Hydroxyéthylamidons (HEA)
Mécanisme(s) d'action
Action essentiellement par pouvoir oncotique perme ant le
remplissage vasculaire.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Principaux médicaments
Indications
Traitement des défaillances circulatoires aiguës :
Contre-indications
• Allergie.
• Femme enceinte.
• Hémophilie et maladie de Willebrand (HEA).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• États de choc maternel chez des femmes enceintes, sans
a einte fœtale directe par le biais d'IgE (ne traversent pas la
barrière), d'où contre-indication de leur emploi en
obstétrique.
• Diminution de l'agrégation plaque aire.
Hydroxyéthylamidons (HEA)
• Hyperhydratation avec risque d'œdème aigu pulmonaire.
• Insuffisance rénale aiguë.
• Trouble de la coagulation.
En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitement hospitalier de remplissage vasculaire (non utilisé en
1re intention étant donné le risque allergique).
Surveillance
Modalités d'administration
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Exclusivement par voie veineuse périphérique ou centrale avec un
débit de perfusion très lent pour les 20 premiers mL (risque
allergique) puis le reste des 500 mL en 15 minutes.
À éviter
Mélanger avec d'autres médicaments en perfusion.
Conseils au patient/à la famille
Prévenir immédiatement l'infirmier(ère) en cas de sensations
ressenties au cours de la perfusion (cf. « Surveillance »).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
230
Amines vasoactives
Adrénaline
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême
• Tonicardiaque.
• Action directe sur le système sympathique (activation), par
stimulation des récepteurs alpha et bêta-adrénergiques des
cellules musculaires.
• Vasoconstriction périphérique (contraction du muscle lisse
vasculaire), augmentation de la contractilité cardiaque (effet
inotrope positif : augmentation du débit cardiaque),
relaxation des muscles lisses bronchiques
(bronchodilatation), augmentation de l'excitabilité
ventriculaire et supraventriculaire (risque d'arythmie
cardiaque : effet bathmotrope positif), accélération de la FC
(chronotrope positif).
Principaux médicaments
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Indications
Contre-indications
Dobutamine
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême.
• Tonicardiaque.
• Stimulation des récepteurs adrénergiques et
dopaminergiques cardiaques (inotrope et chronotrope
positif), baisse des résistances vasculaires périphériques
(vasodilatation périphérique).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Principaux médicaments
Indications
Syndromes de bas débit cardiaque : choc cardiogénique, etc.
Contre-indications
Dopamine
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiaque (ACR) sur asystolie ou bradycardie
extrême.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• À doses moyennes (5 à 20 µg/kg/min), effet dopaminergique
et bêtastimulation : élévation du débit cardiaque, diminution
des résistances vasculaires périphériques (vasodilatation).
• À fortes doses (> 20 µg/kg/min), effet alphastimulant :
élévation du débit cardiaque, vasoconstriction périphérique.
Principaux médicaments
Indications
• Syndromes de bas débit, hypotension artérielle.
• Choc septique.
Contre-indications
Noradrénaline
Objectif(s) du traitement
Élever la PA (vasoconstriction), améliorer la contraction (inotrope
positif), traiter l'arrêt cardiorespiratoire (ACR) sur asystolie ou
bradycardie extrême (tonicardiaque).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Propriété(s) et mécanisme(s) d'action
Stimulation des récepteurs alpha-adrénergiques très importante, et
bêta-adrénergiques faible.
Principaux médicaments
Indications
Traitement du choc, notamment avec vasodilatation artérielle
(septique).
Contre-indications
Isoprénaline
Objectif(s) du traitement
Accélérer la FC (chronotrope et inotrope positif).
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Principaux médicaments
Indications
Traitement des bradycardies excessives (bloc atrioventriculaire
complet, etc.).
Contre-indications
Insuffisance coronaire sévère, troubles du rythme ventriculaire.
En pratique clinique
Conduite du traitement
Traitements IV du maintien de l'équilibre hémodynamique.
Surveillance
Modalités d'administration
• IV.
• Intratrachéale ou SC possible pour l'adrénaline.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• De préférence par voie centrale, via une pompe ou pousse
seringue électrique, à débit constant.
• À administrer seule, en évitant les bolus trop rapides (risque
de poussée hypertensive et de trouble du rythme ventriculaire
cardiaque).
• Isoprénaline : maintenir le dispositif de perfusion à l'abri de la
lumière.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
231
Principes de la nutrition
parentérale
Contexte
Objectif(s) du traitement
Compenser de la dépense énergétique, limiter des perturbations du
métabolisme protéique et prévenir des pertes en micronutriments.
Propriété(s)
Composition
Macronutriments
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Acides aminés : disponibles sous la forme de solution
aqueuse d'acides aminés dispersés ; type d'acides aminés
(essentiels ou non) variant selon les produits.
Micronutriments
• Vitamines.
• Oligoéléments (notamment zinc et sélénium).
Note
Les vitamines et oligoéléments sont ajoutés à la poche de nutrition
parentérale au moment de l'administration au patient.
Type de poches
Poches souples multicompartimentées
Chaque macronutriment se trouve dans un compartiment séparé de
son voisin par une thermosoudure, rompue au moment de son
utilisation et perme ant une meilleure conservation :
Mécanisme(s) d'action
Injection par voie intraveineuse de ces nutriments (macro et
micronutriments) perme ant des apports les plus complets possible.
Indications
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
• Impossibilité d'assurer des apports nutritionnels adéquats
par la voie entérale (durée assez brève en situation
d'intolérance digestive transitoire, par dysfonction motrice).
• Résection subtotale de l'intestin grêle et/ou la survenue de
fistules digestives hautes et/ou complexes (nutrition
parentérale exclusive et prolongée).
Contre-indications
• Choc septique (contre-indication relative).
• Hyperlipidémie importante.
• Insuffisance hépatique sévère.
• Troubles sévères de la coagulation sanguine.
• Insuffisance rénale sévère sans possibilité d'hémofiltration ou
de dialyse.
• Contre-indications générales d'un traitement par perfusion :
œdème pulmonaire aigu, hyperhydratation, insuffisance
cardiaque décompensée, déshydratation hypotonique.
• États instables, par exemple : état post-traumatique sévère,
diabète décompensé, phase aiguë d'infarctus du myocarde,
acidose métabolique, infection sévère et coma
hyperosmolaire.
• Allergie à l'un des composants.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
– bilan nutritionnel biologique régulier (selon prescription) ;
– glycémie régulière ;
– suivi du poids régulier (1 fois/semaine minimum) ;
• Complications infectieuses et liées au cathéter.
Modalités d'administration
À éviter
Injecter des médicaments sur la voie dédiée à l'administration de
l'alimentation parentérale.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
232
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
VVP : voie veineuse périphérique ; VVC : voie veineuse centrale.
*La voie veineuse périphérique est possible si le produit est perfusé seul. En cas
de mélange, la voie périphérique peut être choisie si l’osmolarité du mélange final
est < 800 mOsm/L.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
233
Concentré de complexe
prothrombinique (PPSB)
Objectif(s) du traitement
Restaurer un état de coagulabilité normal du sang dans des
situations d'urgence (saignements sur traumatisme, chirurgie en
urgence, etc.).
Propriété(s)
Mécanisme(s) d'action
Apport direct de facteurs de coagulation vitamine K-dépendants
manquants chez le patient sous antivitamine K (AVK).
Principaux médicaments
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
Spécialité Voie Posologie usuelle* (selon INR)
Kanokad® IV 0,4 à 1,3 mL/kg
Confidex® IV 1 à 2 mL/kg
Octaplex® IV 0,9 à 2 mL/kg
* Posologie exprimée en facteur IX (environ 25 UI/mL).
Indications
Contre-indications
• Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients.
• Allergie connue à l'héparine ou historique de
thrombocytopénie induite par l'héparine.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
En pratique clinique
Conduite du traitement
Surveillance
L'efficacité du produit va se mesurer grâce à deux indicateurs :
Modalités d'administration
Perfusion en IV lente (maximum 4 mL/min) après avoir pris soin
de reconstituer le produit au moyen du solvant prévu à cet effet.
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
234
Principes de la transfusion
sanguine
Rappels
Le sang est composé de deux catégories d'éléments :
Définitions
En France, tous les produits sanguins proviennent de dons
bénévoles, anonymes, volontaires et gratuits. Ils sont classés en deux
grandes catégories :
P o u r a v o i r p l u s d' e x c l u s i v i t é s r e j o i n d r e n o u s s u r w w w . a m i s- m e d . c o m e t s u r h t t p s ://t . m e / F a i l l e _ V 2
produits est régie par des règles de compatibilité et leur
surveillance dépend de l'hémovigilance ;
• les médicaments dérivés du sang (MDS) ou produits
sanguins stables préparés à partir du plasma. Ils
correspondent à l'albumine, aux immunoglobulines, aux
facteurs de coagulation, aux inhibiteurs des facteurs de
coagulation et au plasma thérapeutique sécurisé par solvant-
détergent. Ce sont des médicaments ayant une AMM. Ces
produits n'obéissent pas aux règles de compatibilité.
• le système ABO ;
• le système Rhésus (Rh) ;
• le système Kell.
Système ABO
Le groupe sanguin est défini par la présence ou l'absence des
antigènes (Ag) A et/ou B à la surface des hématies.
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• Le groupe AB possède les antigènes A et les antigènes B et à
la surface des hématies, et pas d'anticorps anti-A ni anti-B
dans son plasma.
• Le groupe O ne possède pas d'antigène A et ni d'antigène B à
la surface des hématies, il possède en revanche des anticorps
anti-A et anti-B dans son plasma.
Les anticorps anti-A et anti-B sont dits « naturels » car ils existent
en dehors de toute transfusion. Leur présence systématique est à
l'origine des règles de compatibilité obligatoire dans le système ABO
lors des transfusions de GR ou de plasma.
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tous les patients car il n'a aucun anticorps ABO dans son
plasma : c'est un receveur universel.
Transfusion de plasma
Le principe est inversé par rapport à la transfusion de GR. En effet, il
s'agit ici de transfuser au receveur du plasma ne possédant aucun
anticorps qui pourrait agir contre les GR du receveur (figure 34) :
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• un patient du groupe O ne peut donner son plasma qu'aux
patients du groupe O car son plasma contient des anticorps
anti-A et anti-B. Il peut recevoir du plasma de tous les
patients.
Système Rhésus
Le système Rhésus est un système complexe de plusieurs dizaines
d'antigènes. L'antigène principal de ce groupe est l'antigène D.
Lorsqu'il est présent, le sang testé est dit Rhésus positif (+) et
lorsqu'il est absent, le sang testé est dit Rhésus négatif (–). Il existe
d'autres antigènes dans ce groupe (C, c, E, e).
À l'état naturel, il n'existe pas d'anticorps anti-D.
Ces anticorps peuvent apparaître après une immunisation soit :
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mère de fabriquer des anticorps anti-D qui pourraient alors
provoquer une réaction immunitaire lors d'une grossesse
future d'un bébé Rh +.
Agglutinines irrégulières
Les agglutinines irrégulières sont des anticorps dirigés contre les
antigènes des systèmes Rhésus, Kell, Duffy, Lewis, etc.
La recherche de ces agglutinines irrégulières (RAI) est obligatoire
avant toute transfusion (elle doit dater de moins de 72 heures) et
permet d'éviter les réactions transfusionnelles dues à ces anticorps.
Lorsque la recherche de RAI est positive, il faut utiliser du sang
compatibilisé pour accroître la sécurité transfusionnelle.
Complications de la transfusion
Complications immunologiques
Hémolyse aiguë
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• Accident grave, potentiellement mortel, lié à l'incompatibilité
ABO entre le sang du donneur et celui du receveur.
• Les symptômes surviennent dans les premières minutes de la
transfusion et se caractérisent par une sensation de malaise,
des douleurs diffuses, de la fièvre et des frissons, puis
rapidement apparaissent les signes de choc.
• En urgence : interrompre la transfusion et prévenir le
médecin.
• Le traitement est essentiellement symptomatique.
Hémolyse retardée
Syndrome frisson-hyperthermie
Manifestations allergiques
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Complications infectieuses
Choc septique
Complications de surcharge
Surcharge volémique
Elle est liée à une transfusion souvent trop rapide notamment chez le
sujet âgé ou insuffisant cardiaque. Le tableau est alors celui d'un
œdème pulmonaire.
Hémochromatose post-transfusionnelle
Complication tardive chez des patients polytransfusés liée à une
accumulation de fer dans les tissus et pouvant se traduire par une
cirrhose ou une insuffisance cardiaque.
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En pratique clinique
1 Bilan avant transfusion
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2 Vérifications à réception des produits sanguins labiles
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À l'aide du perfuseur dédié (filtre antiagrégats) et de la tubulure,
en transfusant lentement au début.
6 Surveillance en cours de perfusion
7 Après transfusion
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Concentrés globulaires
Ils sont utilisés en cas d'anémie.
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• Dans ce produit, la quasi-totalité des protéines plasmatiques
résiduelles a été éliminée.
• Indication principale : en présence d'une immunisation vis-à-
vis de certaines protéines plasmatiques.
Concentrés plaquettaires
Ils sont utilisés en cas de thrombopénie.
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Concentré standard de plaquettes
Il est obtenu par mélange de plaque es provenant de plusieurs
donneurs. Ces culots contiennent de nombreux leucocytes de
donneurs.
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Urologie et néphrologie
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Rôle de l'infirmier(ère)
en urologie
Soins relationnels
Accompagnement du patient
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• Être en mesure d'expliquer les mesures préventives relatives
aux infections urinaires basses (cystites) récidivantes chez la
femme.
• Informer, en relais du chirurgien urologue, sur les
conséquences postopératoires de la chirurgie de la prostate
ou de la vessie, à court et long terme, en fonction de la
technique utilisée ; évoquer les mesures thérapeutiques
existantes pour traiter la plupart de ces conséquences.
Soins techniques
• Toute pose de sonde urinaire (« à demeure » ou pour un
« va-et-vient ») est un soin stérile aussi bien chez l'homme
que chez la femme.
• Respecter le système clos « sonde urinaire et poche de recueil
des urines » en ne désadaptant pas l'un de l'autre pour
garantir la non-contamination du tractus urinaire.
• La première pose de sonde urinaire chez un homme est un
acte médical (article R. 4311-10 du Code de la santé
publique).
• Dans le cadre de la surveillance postopératoire nécessitant un
lavage vésical continu par l'intermédiaire d'une sonde à 3 ou
4 voies, effectuer un bilan précis des « entrées » et des
« sorties » des liquides utilisés pour le lavage, en tenant
compte également de la diurèse du patient.
• Surveiller la coloration des liquides recueillis (plus ou moins
sanglants) et détecter tout risque de « caillotage ».
• Procéder si nécessaire à un « décaillotage » selon protocole
de service en respectant des mesures d'asepsie rigoureuses.
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