1.
Identification du document
Le document étudié est un mémoire intitulé « Droits d’auteur et développement de l’industrie
cinématographique et audiovisuelle du Burkina Faso » . Il a été rédigé par Hervé KONKOBO dans le cadre
de l’obtention d’un Master en Développement à l’Université Senghor d’Alexandrie, au sein du
département Culture, spécialité Gestion des industries culturelles. Ce travail a été soutenu en 2019 et
porte sur les enjeux économiques, juridiques et culturels liés au cinéma burkinabè.
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2. Structuration du document
Le mémoire est structuré en quatre grandes parties complémentaires. La première partie présente un
état des lieux de l’industrie cinématographique et audiovisuelle au Burkina Faso, en mettant en lumière
son évolution historique, son organisation et ses principaux défis. La deuxième partie est consacrée au
cadre conceptuel et méthodologique, dans lequel l’auteur définit les notions clés telles que les
industries culturelles, le cinéma et les droits d’auteur, tout en exposant la démarche scientifique
adoptée. La troisième partie analyse le rôle des droits d’auteur dans le financement des œuvres
audiovisuelles, la rémunération des créateurs et la structuration de la filière. Enfin, la quatrième partie
propose une solution concrète à travers la création d’un Centre Burkinabè du Cinéma et de
l’Audiovisuel, destiné à renforcer l’organisation et la viabilité économique du secteur.
3. Problématique du sujet
La problématique centrale du mémoire s’articule autour de la question de la contribution des droits
d’auteur au développement de l’industrie cinématographique burkinabè. L’auteur part du constat que,
malgré l’existence d’un cadre juridique et institutionnel, les créateurs ne bénéficient pas pleinement des
revenus issus de leurs œuvres. Cette situation est due notamment à la piraterie, à la faible application
des lois et à l’insuffisance des pratiques contractuelles. Ainsi, la réflexion cherche à comprendre dans
quelle mesure les droits d’auteur peuvent constituer un levier efficace pour structurer, financer et
dynamiser durablement l’industrie du cinéma au Burkina Faso.
4. Résumé synthétique du mémoire
Dans ce mémoire, l’auteur démontre que les industries culturelles, et particulièrement le cinéma,
occupent une place croissante dans le développement économique et social. Il souligne que le cinéma
burkinabè dispose d’un potentiel important, mais reste fragilisé par plusieurs contraintes structurelles.
Les droits d’auteur apparaissent comme un élément essentiel pour garantir la protection des œuvres,
assurer la rémunération des créateurs et soutenir le financement de la production audiovisuelle.
Toutefois, leur impact demeure limité en raison de la piraterie, du manque de maîtrise des outils
juridiques et de l’insuffisance des politiques publiques adaptées. Pour remédier à ces insuffisances,
l’auteur propose des réformes institutionnelles et la mise en place d’un Centre Burkinabè du Cinéma et
de l’Audiovisuel, capable de structurer la filière, d’améliorer les pratiques professionnelles et de
favoriser l’autofinancement du secteur. L’objectif global est de contribuer à l’émergence d’une industrie
cinématographique plus compétitive et durable.
5. Acquis méthodologiques retenus
Sur le plan méthodologique, ce mémoire met en évidence une démarche de recherche rigoureuse
combinant plusieurs approches. L’auteur s’appuie à la fois sur une recherche documentaire
approfondie, des enquêtes de terrain et des entretiens avec des professionnels du secteur. Cette
méthode lui permet de croiser les données théoriques et empiriques afin d’obtenir une analyse
pertinente. Il mobilise également des outils d’analyse tels que l’étude de la chaîne de valeur du cinéma,
l’analyse du cadre juridique et institutionnel, ainsi que l’analyse SWOT dans la partie consacrée au projet
de création du CBCA. Enfin, l’approche adoptée est à la fois analytique et prospective, dans la mesure où
elle ne se limite pas à un diagnostic, mais propose des solutions concrètes pour le développement du
secteur.
Conclusion
En somme, ce mémoire met en lumière l’importance stratégique des droits d’auteur dans le
développement de l’industrie cinématographique burkinabè. Il montre que, malgré les difficultés
existantes, ce levier peut contribuer à structurer la filière et à améliorer les conditions de vie des
créateurs, à condition d’être soutenu par des politiques publiques efficaces et des pratiques
professionnelles adaptées.