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Cours Mi

Ce document présente un cours de mathématiques pour ingénieurs, axé sur les espaces vectoriels et les séries de Fourier. Il couvre des concepts fondamentaux tels que les normes, la convergence, le calcul différentiel, et les applications différentiables. Le contenu est structuré en chapitres avec des définitions, des exemples et des exercices pour illustrer les notions abordées.

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Faculté Des Sciences De L'Ingénieur

Mathématiques pour l'ingénieur

IM 26 ur
Prof H. MONAIM

NA 5 ie
O - 2 én
.M F ng
-
H P rI
I/U ou
FS s p
h
at
M

Année Universitaire: 2025/2026 Universite Privée de Fés, Maroc.


monaim@[Link]
M
at
h
FS s p
I/U ou
H P rI
.M F ng
O - 2 én
NA 5 ie
-
IM 26 ur
CONTENTS

IM 26 ur
NA 5 ie
O - 2 én
1 Rappel sur les espaces vectoriels 4
1.1 Normes standards de Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
.M F ng
1.2 Convergence et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3 Calcul différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

-
1.4 Application differentiable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
H P rI

1.4.1 Le gradient et la matrice hessienne d’une fonction . . . . . . . . . . 16


1.5 Calcul des intégrales simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
I/U ou

2 Séries de Fourier 21
2.1 Séries trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
FS s p

2.1.1 Introduction & définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21


2.1.2 Coefficients de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.1.3 Convergence d’une série de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
h
at
M

3
CHAPTER 1

RAPPEL SUR LES ESPACES VECTORIELS

IM 26 ur
NA 5 ie
O - 2 én
Définition 1
.M F ng
Soient K (R ou C) un corps. Un K-esapce vactoriel est un ensemble E, dont les éléments

-
sont appelés vecteurs, muni de deux lois:
H P rI

i- Une loi de composition interne + : E × E −→ E, appelée addition ou somme


vectorielle.
I/U ou

ii- Une loi de composition externe à gauche . : K × E −→ E, appelée multiplication


par un scalaire. Tel que, pour tous vecteurs u, v, w de E et tous scalaires α, β
FS s p

1- u + v = v + u 5- α.(u + v) = α.u + α.v


h

2- u + (v + w) = (u + v) + w 6- (α + β).u = α.u + β.u


at

3- ∃e ∈ E tel que u + e = u. 7- (αβ).u = α.(β.u)


4- ∃u′ ∈ E tel que u + u′ = e. 8- 1.u = u
M

Exemple 1
L’espace R2 = {(x, y), x, y ∈ R} est un espace vectoriel sur R.
En effet, pour tout (x, y); (x′ , y′ ); (x′′ , y′′ ) ∈ R2 et α, β ∈ R, on a

1-

(x, y) + (x′ , y′ ) = (x + x′ , y + y′ )
= (x′ + x, y′ + y)
= (x′ , y′ ) + (x, y).

4
Mathématiques pour l’ingénieur 5/ 25

2-
 
(x, y) + (x , y ) + (x′′ , y′′ ) = (x + x′ , y + y′ ) + (x′′ , y′′ )
′ ′
 
= (x + x′ ) + x′′ , (y + y′ ) + y′′
 
= x + (x′ + x′′ ), y + (y′ + y′′ )
 
= (x, y) + x′ + x′′ , y′ + y′′
 
= (x, y) + (x′ , y′ ) + (x′′ , y′′ ) .

IM 26 ur
3- Cherchons (x′ , y′ ) ∈ R2 tel que (x, y) + (x′ , y′ ) = (x, y)

NA 5 ie
(x, y) + (x′ , y′ ) = (x + x′ , y + y′ ) = (x, y).

O - 2 én
Donc
(
x + x′ = x
.M F ng
y + y′ = y.

-
H P rI

Ce qui donne (x′ , y′ ) = (0, 0).


4- Cherchons (x′ , y′ ) ∈ R2 en fonction de (x, y) tel que (x, y) + (x′ , y′ ) = (0, 0)
I/U ou

(x, y) + (x′ , y′ ) = (x + x′ , y + y′ ) = (0, 0).


FS s p

Donc
(
x + x′ = 0
h

y + y′ = 0.
at

Ce qui donne (x′ , y′ ) = (−x, −y) = −(x, y).


M

5-
   
′ ′ ′ ′
α (x, y) + (x , y ) = α x + x , y + y
 
= α(x + x′ ), α(y + y′ )
 
′ ′
= αx + αx , αy + αy )
= (αx, αy) + (αx′ , αy′ )
= α(x, y) + α(x′ , y′ ).

6-
 
(α + β)(x, y) = (α + β)x, (α + β)y
= (αx + βx, αy + βy)
= (αx, αy) + (βx, βy)
= α(x, y) + β(x, y).

Prof. H. MONAIM Université Privée de Fès


6/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

7-
 
(αβ)(x, y) = (αβ)x, (αβ)y
 
= α(βx), α(βy)
 
= α βx, βy
 
= α β(x, y) .

8-

IM 26 ur
 
1(x, y) = 1x, 1y

NA 5 ie
= (x, y).

O - 2 én
Remarque 1
.M F ng
Les espaces Rn , pour n ∈ N∗ , sont des R-espaces vectoriels.

-
H P rI

Exemple 2   
a11 a12
I/U ou

L’espace M2 (R) = , ai j ∈ R est un espace vectoriel sur R.


 a21 a22    
a11 a12 b11 b12 c11 c12
En effet, pour tout ; ; ∈ M2 (R) et α, β ∈ R, on a
FS s p

a21 a22 b21 b22 c21 c22


1-
h

     
a11 a12 b11 b12 a11 + b11 a12 + b12
+ =
at

a21 a22 b21 b22 a21 + b21 a22 + b22


 
b11 + a11 b12 + a12
=
M

b21 + a21 b22 + a22


   
b11 b12 a11 a12
= + .
b21 b22 a21 a22

2-
 a a12
  
b11 b12 

c11 c12
 
a11 + b11 a12 + b12
 
c11 c12

11
+ + = +
a21 a22 b21 b22 c21 c22 a21 + b21 a22 + b22 c21 c22
 
(a11 + b11 ) + c11 (a12 + b12 ) + c12
=
(a21 + b21 ) + c21 (a22 + b22 ) + c22
 
a11 + (b11 + c11 ) a12 + (b12 + c12 )
=
a21 + (b21 + c21 ) a22 + (b22 + c22 )
   
a11 a12 b11 + c11 b12 + c12
= +
a21 a22 b21 + c21 b22 + c22
     
a11 a12 b11 b12 c11 c12 
= + + .
a21 a22 b21 b22 c21 c22

Université Privée de Fès Prof. H. MONAIM


Mathématiques pour l’ingénieur 7/ 25

 ′
a11 a′12
  ′
a11 a′12
    
a11 a12 a11 a12
3- Cherchons ′ ∈ M2 (R) tel que + ′ =
a21 a′22 a21 a22 a21 a′22 a21 a22
  ′
a11 a′12 a11 + a′11 a12 + a′12
     
a11 a12 a11 a12
+ ′ = = .
a21 a22 a21 a′22 a21 + a′21 a22 + a′22 a21 a22
Donc

a11 + a′11 = a11





a + a′ = a

12 12 12

a21 + a21 = a21

IM 26 ur

a22 + a′22 = a22

NA 5 ie
 ′
a11 a′12
  
0 0
Ce qui donne ′ = .
a21 a′22 0 0

O - 2 én
 ′
a11 a′12
  
a11 a12
4- Cherchons ′ ∈ M2 (R) en fonction de tel que
a21 a′22 a21 a22
.M F ng
-
  ′
a11 a′12
   
a11 a12 0 0
+ ′ =
H P rI
a21 a22 a21 a′22 0 0

On a
I/U ou

  ′
a11 a′12 a11 + a′11 a12 + a′12
     
a11 a12 0 0
+ ′ = = .
a21 a22 a21 a′22 a21 + a′21 a22 + a′22 0 0
FS s p

Donc

a11 + a′11 = 0

h



a + a′ = 0

at

12 12


a 21 + a 21 = 0
a22 + a′22 = 0

M

 ′
a11 a′12
    
−a11 −a12 a11 a12
Ce qui donne ′ = =− .
a21 a′22 −a21 −a22 a21 a22
5-
 a a12
  
b11 b12 

a11 + b11 a12 + b12

11
α + =α
a21 a22 b21 b22 a21 + b21 a22 + b22
 
α(a11 + b11 ) α(a12 + b12 )
=
α(a21 + b21 ) α(a22 + b22 )
 
αa11 + αb11 αa12 + αb12
=
αa21 + αb21 αa22 + αb22
   
αa11 αa12 αb11 αb12
= +
αa21 αa22 αb21 αb22
   
a11 a12 b11 b12
=α +α .
a21 a22 b21 b22

Prof. H. MONAIM Université Privée de Fès


8/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

6-
   
a11 a12 (α + β)a11 (α + β)a12
(α + β) =
a21 a22 (α + β)a21 (α + β)a22
 
αa11 + βa11 αa12 + βa12
=
αa21 + βa21 αa22 + βa22
   
αa11 αa12 βa11 βa12
= +
αa21 αa22 βa21 βa22
   
a11 a12 a11 a12
=α +β .

IM 26 ur
a21 a22 a21 a22

NA 5 ie
7-

O - 2 én
   
a11 a12 (αβ)a11 (αβ)a12
(αβ) =
a21 a22 (αβ)a21 (αβ)a22
.M F ng
 
α(βa11 ) α(βa12 )
=
α(βa21 ) α(βa22 )

-
 
βa11 βa12
H P rI

βa21 βa22
 a 
βa12 
11
I/U ou

=α β .
βa21 βa22
FS s p

8-
   
a11 a12 1a11 1a12
=
h

1
a21 a22 1a21 1a22
at

 
a a12
= 11 .
a21 a22
M

Définition 2 (Norme)

Soient E un K-esapce vactoriel. Une norme sur E est une application

∥.∥ : E −→ R+ ,

telle que

i- ∥u∥ = 0 si est seulement si u = 0. (Séparation)

ii- Pour tout u ∈ E et α ∈ K on a ∥α.u∥ = |α|∥u∥. (Homogénéité)

iii- Pour tout u, v ∈ E on a ∥u + v∥ ≤ ∥u∥ + ∥v∥. (Inégalité triangulaire)

On dit alors que (E, ∥.∥) est un espace vectoriel normé.

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Mathématiques pour l’ingénieur 9/ 25

1.1 Normes standards de Rn


Proposition 1

Soit n ∈ N∗ . L’espace Rn est un R-esapce vactoriel de dimension n. L’application définie


par
n
∥u∥1 = ∑ |uk | avec u = (u1 , u2 , ..., un )
k=1
est une norme sur Rn .

IM 26 ur
Preuve:

NA 5 ie
Il suffit de vérifier les axiomes d’une norme.

O - 2 én
i- Soit u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn telle que ∥u∥1 = 0.
Ce qui donne
n
.M F ng
∑ |uk | = 0
k=1

-
Par suite
H P rI

∀k ∈ {1, ..., n} |uk | = 0.


D’où
I/U ou

u = 0.
Inversement, si u = (u1 , u2 , ..., un ) = 0.
FS s p

On obtient immédiatement
∥u∥1 = 0.
ii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et λ ∈ R, on a
h

n
at

∥λu∥1 = ∑ |λuk |
k=1
M

n
= |λ| ∑ |uk |
k=1
= |λ|∥u∥1 .

D’où l’homogénéité.

iii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et v = (v1 , v2 , ..., vn ) ∈ Rn , on a


n
∥u + v∥1 = ∑ |uk + vk |.
k=1

Or pour tout k ∈ {1, ..., n}, on a

|uk + vk | ≤ |uk | + |uk |.

Donc
n n n
∑ |uk + vk | ≤ ∑ |uk | + ∑ |vk |.
k=1 k=1 k=1

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10/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

(i.e.)
∥u + v∥1 ≤ ∥u∥1 + ∥u∥1 .

Lemme 1 (Inégalité de Cauchy-Schwarz)

Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et v = (v1 , v2 , ..., vn ) ∈ Rn , on a


!2
n n n
∑ uk vk ≤ ∑ |uk | ∑ |vk |2
2
k=1 k=1 k=1

IM 26 ur
Preuve: Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn , v = (v1 , v2 , ..., vn ) ∈ Rn et t ∈ R. On a, d’une part

NA 5 ie
∥tu + v∥22 ≥ 0.

O - 2 én
D’autre part
.M F ng
n
∥tu + v∥22 = ∑ |tuk vk |2

-
k=1
n n n
H P rI

= ∑ |tuk |2 + ∑ 2tuk vk + ∑ |vk |2


k=1 k=1 k=1
n n n
I/U ou

= t 2 ∑ |uk |2 + 2t ∑ uk vk + ∑ |vk |2
k=1 k=1 k=1
2
= at + bt + c
FS s p

n n n
avec a = ∑ |uk |2, b = 2 ∑ uk vk et c = ∑ |vk |2.
h

k=1 k=1 k=1


Sachant que le descriminant d’un polynôme positif est négatif, on obtient
at

!2
n n n
b2 − 4ac = 4 − 4 ∑ |uk |2 ∑ |vk |2 ≤ 0.
M

∑ uk vk
k=1 k=1 k=1

D’où !2
n n n
∑ uk vk ≤ ∑ |uk |2 ∑ |vk |2.
k=1 k=1 k=1
2

Proposition 2

L’application définie par


s
n
∥u∥2 = ∑ |uk |2 avec u = (u1 , u2 , ..., un )
k=1

est une norme sur Rn . (C’est la norme euclidiènne)

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Mathématiques pour l’ingénieur 11/ 25

Preuve:
Il suffit de vérifier les axiomes d’une norme.

i- Soit u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn telle que ∥u∥2 = 0.


Ce qui donne
n
∑ |uk |2 = 0
k=1
Par suite
∀k ∈ {1, ..., n} |uk |2 = 0.
Ce qui donne

IM 26 ur
∀k ∈ {1, ..., n} |uk | = 0.
D’où

NA 5 ie
u = 0.

O - 2 én
Inversement, si u = (u1 , u2 , ..., un ) = 0.
On obtient immédiatement
∥u∥2 = 0.
.M F ng
n
ii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ R et λ ∈ R, on a

-
s
H P rI
n
∥λu∥2 = ∑ |λuk |2
k=1
I/U ou

s
n
= |λ| ∑ |uk |2
k=1
FS s p

= |λ|∥u∥2 .
D’où l’homogénéité.
h

iii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et v = (v1 , v2 , ..., vn ) ∈ Rn , on a


at

n
∥u + v∥22 = ∑ |uk + vk |2
M

k=1
n n n
= ∑ |uk |2 + 2 ∑ uk vk + ∑ |vk |2
k=1 k=1 k=1

D’après l’inégalité de Cauchy-Schwarz


!1 !1
n n 2 n 2
2 2
∑ uk vk ≤ ∑ |uk | ∑ |vk | .
k=1 k=1 k=1

(i.e.)
!1 !1
n 2 n 2

∥u + v∥22 ≤ ∥u∥22 + 2 ∑ |uk | 2


∑ |vk | 2
+ ∥u∥22
k=1 k=1
≤ (∥u∥2 + ∥v∥2 )2 .
Ou encors
∥u + v∥2 ≤ ∥u∥2 + ∥v∥2 .

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12/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

Lemme 2

Soient f et g deux fonction réelles bornées sur un intervalle [a, b], on a alors

sup ( f (x) + g(x)) ≤ sup f (x) + sup g(x).


x∈[a,b] x∈[a,b] x∈[a,b]

IM 26 ur
Proposition 3

L’application définie par

NA 5 ie
∥u∥∞ = sup |uk | avec u = (u1 , u2 , ..., un )

O - 2 én
k∈{1,..,n}

est une norme sur Rn .


.M F ng
-
H P rI
Preuve:
Il suffit de vérifier les axiomes d’une norme.
I/U ou

i- Soit u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn telle que ∥u∥∞ = 0.


Ce qui donne
FS s p

sup |uk | = 0
k∈{1,..,n}

Par suite
h

∀k ∈ {1, ..., n} |uk | = 0.


at

D’où
u = 0.
M

Inversement, si u = (u1 , u2 , ..., un ) = 0.


On obtient immédiatement
sup |uk | = 0
k∈{1,..,n}

c.à.d
∥u∥∞ = 0.
ii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et λ ∈ R, on a

∥λu∥∞ = sup |λuk |


k∈{1,..,n}
= |λ| sup |uk |
k∈{1,..,n}
= |λ|∥u∥∞ .

D’où l’homogénéité.

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Mathématiques pour l’ingénieur 13/ 25

iii- Soient u = (u1 , u2 , ..., un ) ∈ Rn et v = (v1 , v2 , ..., vn ) ∈ Rn , on a

∥u + v∥∞ = sup |uk + vk |


k∈{1,..,n}
≤ sup |uk | + |vk |
k∈{1,..,n}

D’après le lemme 2, on a

IM 26 ur
sup |uk | + |vk | ≤ sup |uk | + sup |vk |.
k∈{1,..,n} k∈{1,..,n} k∈{1,..,n}

NA 5 ie
(i.e.)

O - 2 én
∥u + v∥∞ ≤ ∥u∥∞ + ∥v∥∞ .
.M F ng
2

-
H P rI

1.2 Convergence et continuité


I/U ou

Définition 3
FS s p

Soient (E, ∥.∥E ) un espace vectoriel normés et (Un )n∈N une suite de E.
On dit que (Un )n∈N converge vers a ∈ E si
h

∀ε > 0, ∃N ∈ N, tel que n≥N =⇒ ∥Un − a∥E < ε.


at

On ecrit alors
M

lim Un = a.
n→+∞

Définition 4

Soient (E, ∥.∥E ) et (F, ∥.∥F ) deux espaces vectoriels normés et f : E 7−→ F une fonction
et a ∈ E.
On dit que f est continue en a si

∀ε > 0, ∃η > 0, ∥x − a∥E < η =⇒ ∥ f (x) − f (a)∥F < ε

On ecrit alors
lim f (x) = f (a).
x→a

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14/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

1.3 Calcul différentiel


Définition 5

Soient f : R 7−→ R une fonction et a ∈ R.


On rit que f est dérivable en a si

f (x) − f (a)
lim
n→a x−a
existe et finie.

IM 26 ur
NA 5 ie
O - 2 én
Propriétés:

1• (xn )′ = nxn−1 .
.M F ng
-
1
H P rI

2• (ln x)′ = .
x
I/U ou

1
3• (arctan x)′ = .
1 + x2
FS s p

 ′
1 1
4• = − 2.
x x
h
at

5• (sin x)′ = sin x.


M

6• (cos x)′ = − sin x.

Propriétés 1

1• ( f (x) + g(x))′ = f ′ (x) + g′ (x).

2• (α f (x))′ = α f ′ (x).

3• ( f (x)g(x))′ = f ′ (x)g(x) + f (x)g′ (x).

f (x) ′ f (x)g′ (x) − f ′ (x)g(x)


 
4• = .
g(x) g2 (x)

5• ( f ◦ g(x))′ = f ′ (g(x))g′ (x).

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Mathématiques pour l’ingénieur 15/ 25

1.4 Application differentiable


Proposition 4

Soient (E, ∥.∥E ), (F, ∥.∥F ) sont deux espaces vectoriel normés et L :−→ F une applica-
tion linéaire. f est continue si et seulement si

∃M ≥ 0, ∀x ∈ E ∥L (x)∥E ≤ M∥x∥F .

(Comparer avec Définition 9.)

IM 26 ur
Preuve:

NA 5 ie
Notation:

O - 2 én
On note L (E, F) l’espace des applications linéaires continues.
.M F ng
Définition 6

-
H P rI
Soient (E, ∥.∥E ), (F, ∥.∥F ) deux espaces de Banach, A une partie ouverte de E, a ∈ A
et f : E −→ F une application. On dit que f est differentiable en a s’il existent une
application linéaire continue La ∈ L (E, F) et une fonction εa : A −→ F avec lim εa (h) =
I/U ou

h→0
0 telles que
f (a + h) = f (a) + La (h) + ∥h∥E εa (h).
FS s p

Remarques:
h

i- L’application La et la fonction εa dependent du point a.


at

ii- L’application La s’appelle la partie linéaire.


M

iii- La fonction εa s’appelle la partie négligeable.

Proposition 5

Soient (E, ∥.∥E ), (F, ∥.∥F ) deux espaces de Banach, A une partie ouverte de E, a ∈ A et
f : E −→ F. Si f est differentiable en a alors La est unique.

Preuve:
Soient La et La deux applications linéaires telles que
f (a + h) = f (a) + La (h) + ∥h∥E ε1,a (h).
et
f (a + h) = f (a) + La (h) + ∥h∥E ε2,a (h).
La difference des deux égalités mène à
(La − La )(h) = ∥h∥E εa (h).

Prof. H. MONAIM Université Privée de Fès


16/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

Définition 7

L’application linéaire de la définition est appelée la differentielle de f au point a, elle


est notée d fa ou Da f ou f ′ (a).

On dira que est differentiable sur A si elle est differentiable en tout point de a ∈ A. Ce qui
conduit à la définition de la differentielle de f comme suit

IM 26 ur
Da f : A −−−−−−−−→ L (E, F)

NA 5 ie
a 7−−−−−−−−→ Da f

1.4.1
O - 2 én
Le gradient et la matrice hessienne d’une fonction
.M F ng
On considère une fonction

-
H P rI

f : Rn 7−→ R
I/U ou
FS s p

Définition 8

On définit le gradient de f en un point X = (x1 , x2 , ..., xn ) comme suit


h

 
∂f ∂f ∂f
∇ f (X) = grad f (X) = (X), (X), ..., (X)
at

∂x1 ∂x2 ∂xn


M

Exemples:

f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ ln(xy) + xy2 + x2 y

Donc

∇ f (x, y) = grad f (x, y)


 
∂f ∂f
= (x, y), (x, y)
∂x ∂y
 
y 2 x 2
= + y + 2xy, + 2xy + x .
xy xy

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Mathématiques pour l’ingénieur 17/ 25

Définition 9

Si f est dérivable deux fois en X alors on définit la matrice hessienne de f en un point


X = (x1 , x2 , ..., xn ) comme suit

∂2 f ∂2 f ∂2 f
 
 ∂x1 ∂x1 (X) (X) ... (X)
 2 ∂x2 ∂x1 ∂xn ∂x1 
 ∂ f 2
∂ f 2
∂ f


 (X) (X) ... (X)
H f (X) =  ∂x1 ∂x 2 ∂x 2 ∂x 2 ∂x n ∂x 2 

 .
.. .
.. . .. .
..


 

IM 26 ur
 ∂2 f 2
∂ f 2
∂ f 
(X) (X) ... (X)
∂x1 ∂xn ∂x2 ∂xn ∂xn ∂xn

NA 5 ie
O - 2 én
Exemples:

f : R2 −→ R
.M F ng
(x, y) 7−→ ln(xy) + xy2 + x2 y

-
H P rI

Donc

∇ f (x, y) = grad f (x, y)


I/U ou

 
∂f ∂f
= (x, y), (x, y)
∂x ∂y
FS s p

 
1 2 1 2
= + y + 2xy, + 2xy + x .
x y
h

et
∂2 f ∂2 f
  
at

1

 ∂x∂x (X) (X) −
  x2 + 2y 2y + 2x
H f (X) =  ∂y∂x = .

2 2 1
M

∂ f ∂ f 2y + 2x − + 2x

(X) (X) y2
∂x∂y ∂y∂y

Lemme 3

Si f est dérivable deux fois en X alors

∂2 f ∂2 f
(X) = (X).
∂x∂y ∂y∂x

1.5 Calcul des intégrales simples


Pré-requis:

Pour calculer une intégrale double, on a besoin des:

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18/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

1- Le théorème fondamentale de l’analyse


Z b

F =f donc f (t)dt = F(b) − F(a).
a

2- Les primitives des fonctions usuelles.

1
(ex )′ = ex , (sin x)′ = cos x, (ln x)′ = ,
x
 ′
1 1 1
= − 2 , (arctan x)′ = ·

IM 26 ur
x x 1 + x2

3- L’intégration par parties

NA 5 ie
Z b Z b

O - 2 én

f (t)g(t)dt = [ f (t)g(t)]ba − f (t)g′ (t)dt.
a a
.M F ng
4- Changement de variables. Pour a, b ∈ R, g : [a, b] 7−→ R et f : [g(a), g(b)] 7−→ R

-
Z b Z g(b)
H P rI

f ◦ g(t)g (t)dt = f (t)dt.
a g(a)
I/U ou

5- Linearite de l’integrale. Pour a, b ∈ R et f , g : [a, b] 7−→ R


Z b Z b Z b
FS s p

λ f (t) + g(t)dt = λ f (t)dt + g(t)dt.


a a a

6- Relation de Shasles. Pour a, b, c ∈ R et f : [a, c] 7−→ R


h
at

Z c Z b Z c
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt.
a a b
M

Proposition 6

Soient a, b ∈ R et f une fonction intégrable sur [a, b]. Si f est positive sur [a, b] alors
Z b
f (t)dt ≥ 0.
a

Corollaire 1

Soient a, b ∈ R et f une fonction intégrable sur [a, b]. Alors


Z b
| f (t)|dt ≥ 0.
a

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Mathématiques pour l’ingénieur 19/ 25

Corollaire 2

Soient a, b ∈ R et f , g deux fonction intégrable sur [a, b], telles que

∀x ∈ [a, b], f (x) ≤ g(x).

Alors
Z b Z b
f (t)dt ≤ g(t)dt.
a a

IM 26 ur
Proposition 7

NA 5 ie
Soient a, b ∈ R et f une fonction intégrable sur [a, b]. Alors

O - 2 én
Z b Z b
f (t)dt ≤ | f (t)|dt.
a a
.M F ng
-
H P rI

Proposition 8

Soient a, b ∈ R et f une fonction intégrable sur [a, b]. Si f est positive et continue sur
I/U ou

[a, b] alors
Z b
FS s p

f (t)dt = 0 =⇒ f = 0.
a
h

Proposition 9 (Cauchy-Shwartz)
at

Soient a, b ∈ R et f , g deux fonctions intégrables sur [a, b]. Alors


M

Z b
2 Z b Z b
f (t)g(t)dt ≤ f 2 (t)dt g2 (t)dt.
a a a

Preuve: Soient a, b ∈ R et f , g deux fonctions intégrables sur [a, b]. On a, pour tout r ∈ R,
Z b Z b Z b Z b
2 2 2
[(r f (t) + g(t)] dt = r f (t)dt + 2r f (t)g(t)dt + g2 (t)dt.
a a a a

Qui est un polynôme de degré 2 en r positif. Donc sa discriminante (∆ ≤ 0)


 Z b
2 Z b Z b
2 f (t)g(t)dt −4 f 2 (t)dt g2 (t)dt ≤ 0.
a a a

Exercices:
Calculer les integrales suivantes

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20/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

Z 2 π
3 Z
3
1- √ dx. 4- (sin(6x) + 1 − cos(3x))dx.
0 5x + 1 0

Z √π Z 2p
ln(x)
2- x sin(x2 )dx. 5- dx.
0 1 x
Z e
Z 1
x
6- arctan x + x2 ln xdx.
3- xe dx. 1
0

IM 26 ur
NA 5 ie
O - 2 én
.M F ng
-
H P rI
I/U ou
FS s p
h
at
M

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CHAPTER 2

IM 26 ur
SÉRIES DE FOURIER

NA 5 ie
O - 2 én
.M F ng
2.1 Séries trigonométriques

-
H P rI

2.1.1 Introduction & définitions


I/U ou
FS s p

Historique:
On fait habituellement remonter l’origine des séries de Fourier à l’ouvrage de Joseph Fourier
Théorie analytique de la chaleur paru en 1822 où est exposée l’utilisation formelle de sommes
h

trigonométriques infinies pour la résolution de l’équation de la chaleur.


at

À cette époque, les notions d’intégration ou de continuité ainsi que les problèmes de conver-
gence des séries de Fourier ne sont pas clairement maı̂trisés et les séries de Fourier vont se
trouver au cœur du développement de l’analyse au 19ème siècle.
M

En analyse, les séries de Fourier sont un outil essentiel pour l’étude des fonctions périodiques.
Elles sont largement utilisées dans l’étude des signaux.
Elles interviennent par exemple en filtrage numérique, en synthèse sonore ou en traitement
d’images.

2.1.2 Coefficients de Fourier

La décomposition d’une fonction f en série de Fourier consiste à trouver une série trigonométrique
dont f est la somme. Il résulte des propriétés des séries trigonométriques que seule une fonc-
tion 2π-rpériodique peut être la somme d’une série trigonométrique.

21
22/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

Définition 10 (Série de Fourier)

Soit f une application définie sur R, 2π-périodique et Riemann-intégrable sur [0, 2π].

1- On appelle coefficients de Fourier de f les réels

1 2π
Z
a0 = f (x)dx
2π 0
1 2π
Z
an = f (x) cos(nx)dx n ∈ N∗
π 0
1 2π
Z

IM 26 ur
bn = f (x) sin(nx)dx n∈N
π 0

NA 5 ie
2- On appelle série de Fourier de f la série trigonométrique de terme général

O - 2 én
fn : x 7−→ an cos(nx) + bn sin(nx)
.M F ng
-
H P rI

Exemple:
Considérons l’application 2π-périodique f qui en restriction à l’intervalle [0, 2π[ est x 7−→
I/U ou

π − x.
On a a0 = 0 et en effectuant le changement de variable y = π − x, on obtient pour tout
n ∈ N∗ :
FS s p

Z 2π
1
an = (π − x) cos(nx)dx
h

π 0
1
at

Z π
=− y cos(ny − nπ)dx
π −π
M

1
Z π
= (−1)n+1 y cos(ny)dx
π −π
=0 Car y 7−→ y cos(ny) est impaire.

et

Z 2π
1
bn = (π − x) sin(nx)dx
π 0
cos(nx) 2π 1 2π
 
1
Z
= − (π − x) − cos(nx)dx
π n 0 nπ 0
2
= .
n

2
La série de Fourier de f est donc ∑ n sin(nx)
n≥1

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Mathématiques pour l’ingénieur 23/ 25

Proposition 10

Soit f une application 2π−périodique définie sur R et intégrable sur [O, 2π]. Pour tout
réel α ∈ R, on a
1 α+2π
Z
a0 = f (x)dx
2π α
1 α+2π
Z
an = f (x) cos(nx)dx n ∈ N∗
π α
1 α+2π
Z
bn = f (x) sin(nx)dx n∈N

IM 26 ur
π α

NA 5 ie
Preuve:
Soient f une application 2π−périodique définie sur R et intégrable sur [O, 2π] et α ∈ R un

O - 2 én
réel, on a
Z α+2π Z 0 Z 2π Z α+2π
.M F ng
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx + f (x)dx
α α 0 2π

-
et grâce au changement de variables y = x − 2π, on obtient
H P rI
Z α+2π Z α
f (x)dx = f (y + 2π)dy.
2π 0
I/U ou

Or f (y + 2π) = f (y), d’où


Z α+2π Z α
f (x)dx = f (x)dx.
FS s p

2π 0
2
Corollaire 3
h
at

Soit f une application 2π−périodique définie sur R et intégrable sur [0, 2π].

1- Si f est paire alors pour tout n ∈ N on a bn = 0 et


M

1 2
Z π Z π
a0 = f (x)dx et an = f (x) cos(nx)dx n ∈ N∗
π 0 π 0

2- Si f est impaire alors pour tout n ∈ N on a an = 0 et

2
Z π
bn = f (x) sin(nx)dx n ∈ N∗
π 0

Preuve:
1- Soient f une application paire 2π−périodique définie sur R et intégrable sur [0, 2π]. Pour
α ∈ −π, on a
Z 0
1 1 1
Z π Z π
bn = f (x) sin(nx)dx = f (x) sin(nx)dx + f (x) sin(nx)dx.
π −π π −π π 0
et grâce au changement de variables y = −x, on obtient

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24/ 25 GCIVIL3-GRESE3-IAAR3

Z 0
1 1
Z π
f (x) sin(nx)dx = − f (x) sin(nx)dx.
π −π π 0

D’où bn = 0.
Comme f est paire, on a:
Z 0
1 1
Z π
f (x) cos(nx)dx = f (x) cos(nx)dx.
π −π π 0

On en tire

IM 26 ur
1
Z π
a0 = f (x)dx
π 0

NA 5 ie
et

O - 2 én
2
Z π
an = f (x) cos(nx)dx
π 0
.M F ng
2- Dans le cas où f est impaire, les relations données s’obtiennent de façon similaire.

-
2
H P rI

Exercice:
I/U ou

Calculer la série de Fourier de la fonction

1- f (x) = x x ∈ [−π, π].


FS s p

(
−1 si x ∈ [−π, 0]
2- f (x) =
1 si x ∈ [0, π].
h
at

x
3- f (x) = sin x ∈ [0, 2π].
2
M

2.1.3 Convergence d’une série de Fourier


Définition 11

Si f est une fonction définie sur un ntervalle I et x0 un point de I.

1- La limite à gauche de f en x0 est le réel

lim f (x) := lim f (x).


x→x0
x<x0 x0−

2- La limite à droite de f en x0 est le réel

lim f (x) := lim f (x).


x→x0
x>x0 x0+

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Mathématiques pour l’ingénieur 25/ 25

Théorème 1 (Théorème de Dirichlet)

Si f est une application 2π-périodique, dérivable par morceaux sur [0, 2π] alors pour
tout x0 ∈ R, la série de Fourier de f converge. Sa somme en x0 est:

1- f (x0 ) si f est conyinue en x0 .


" #
1
2- lim f (x) + lim f (x) est discontinue en x0
2 x0+ x0−

IM 26 ur
Exemple:

NA 5 ie
Siot f est la fonction définie par
(

O - 2 én
1 si 0≤x≤π
f (x) =
0 si −π ≤ x < 0
.M F ng
Alors

-
lim f (x) = 0 et lim f (x) = 1.
H P rI
x0− x0+

Par suite pour tout x ̸= kπ, (avec k ∈ Z)


I/U ou

∑ an cos(nx) + bn sin(nx) = f (x)


n
FS s p

Et
1
∑ an cos(nπ) + bn sin(nπ) = ∑(−1)nan = 2 .
n n
h

car
at

cos(nπ) = (−1)n et sin(nπ) = 0.


M

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