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ECOGEN

Le document présente une introduction à l'économie, définissant son champ d'étude et ses divisions, ainsi qu'une histoire de la pensée économique depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Il aborde les différentes écoles de pensée, telles que le mercantilisme, le classicisme, le marxisme et les théories néoclassiques et keynésiennes, en soulignant leurs contributions et critiques respectives. Enfin, il discute de la rationalité économique et des systèmes économiques, en mettant en lumière les caractéristiques des systèmes fermés, artisanaux, capitalistes et collectivistes.

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Le document présente une introduction à l'économie, définissant son champ d'étude et ses divisions, ainsi qu'une histoire de la pensée économique depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Il aborde les différentes écoles de pensée, telles que le mercantilisme, le classicisme, le marxisme et les théories néoclassiques et keynésiennes, en soulignant leurs contributions et critiques respectives. Enfin, il discute de la rationalité économique et des systèmes économiques, en mettant en lumière les caractéristiques des systèmes fermés, artisanaux, capitalistes et collectivistes.

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INTRODUCTION : DEFINITIONS

ECONOMIE : Le mot économie est polysémique. Il provient du grec ancien qui signifie «
administration d'un foyer ».
• L’économie est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la
consommation des biens et services.
• L'économie étudie les choix que fait la société lorsqu'ils composent avec la rareté. La
microéconomie et la macroéconomie sont les deux divisions de l'économie en général.
CHAP 1 : HISTOIRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE
➢ L'économie de l'Antiquité
La pensée économique remonte aux civilisations anciennes.
• À partir de la fin du 6è millénaire av J.-C., le cités-Etats de Sumer ont développé le commerce
et l’économie à partir des marchés des matières premières. Ainsi se développa le premier
système économique utilisant une métrique de produits divers, fixée par un code juridique.
• La richesse est considérée du point de vue de l'abondance des biens produits et de leur utilité,
non de l'accumulation de monnaie par l'usure ou le négoce.
• L'Économique est explicitement distingué de la Politique, laquelle vise à établir l'harmonie
et la justice entre les différentes classes de personnes et de familles qui constituent la cité.
➢ Moyen age
• Les penseurs économiques du Moyen Âge sont avant tout des théologiens (Thomas d’Aquin,
Ibn Hhaldoun…). Ils ont surtout cherché à justifier la propriété privée, le commerce et le
profit.
• Raisonnant dans le cadre du droit naturel, ils préfigurent l'économie moderne dans le domaine
de la politique monétaire, de l’intérêt et à la théorie de la valeur dans le cadre du droit naturel.
➢ Les débuts de l'économie moderne : le mercantilisme (1450-1750)
• Il naît au moment où émerge la notion d’Etat qui doit s'imposer sur deux fronts : à l'extérieur
face au pouvoir papal et à l'intérieur pour unifier le territoire.
o Les penseurs mercantilistes prônent le développement économique par l'enrichissement des
nations au moyen du commerce extérieur qui permet de dégager un excédent de la balance
commerciale grâce à l'investissement dans des activités économiques à rendement croissant.
o Pour les mercantilistes, l’Etat a un rôle primordial dans le développement de la richesse
nationale, en adoptant des politiques protectionnistes établissant notamment des barrières
tarifaires et encourageant les exportations.
o Le mercantilisme est protectionniste à l'extérieur mais à l'intérieur, au contraire, il prône
l'unification du marché national.

➢ La naissance de l'économie classique 1750 -1776 : les physiocrates et Adam Smith


• Les physiocrates constituent un groupe de penseurs français du milieu du XVIIIè siècle.
• En opposition aux idées mercantilistes, les physiocrates considèrent que la richesse d'un pays
consiste en la richesse de tous ses habitants et non seulement celle de l’Etat et aussi que la
seule activité réellement productive est l’agriculture car pour eux la terre multiplie les biens :
une graine semée produit plusieurs graines.
o En réaction contre l'abondante réglementation du commerce par les politiques mercantilistes
des États, les physiocrates préconisaient une politique de « laisser-faire », qui proposait
l'intervention minimale du gouvernement dans l'économie.
o Adam Smith reproche aux physiocrates leur dogmatisme sur l'agriculture. Il développe des
théories économiques sur la division du travail, le marché, la monnaie, la nature de la richesse,
le « prix des marchandises en travail », les salaires, les profits et l’accumulation du capital. Il
examine différents systèmes d’économie politique, en particulier le mercantilisme et la
physiocratie.
o De l'analyse de ces systèmes économiques il développe le « système de la liberté naturelle »,
qui privilégie l’intérêt individuel, le jeu de la libre entreprise, de la libre concurrence et de la
liberté des échanges postulant que la liberté de ces activités contribue efficacement à la
richesse de la société de façon indirecte. Cette liberté ne peut exister qu'au sein d'un État
souverain garant de la paix, de la justice et d'un service public. Une autre expression célèbre
d'Adam Smith, souvent utilisée pour illustrer sa pensée, est la notion de la main invisible.
o L'économie de 1800 à nos jours
➢ L'économie politique classique, Malthus et Ricardo
o Malthus préconisait un contrôle de la population car il craignait que les ressources naturelles
ne soient infiniment exploitables. En effet, en tant que pasteur chargé de l'aide aux pauvres
dans sa commune, il est frappé par la misère engendrée par les mauvaises récoltes de 1794 à
1800.
o Pour Malthus, la population a tendance à augmenter géométriquement alors que la production
de denrées alimentaires ne s'accroît que de manière arithmétique.
• Pour Malthus, il conviendrait plutôt de limiter la reproduction par des moyens artificiels.
• Malthus conteste également qu'une économie de marché conduise automatiquement au plein
emploi comme le fera également Keynes plus tard.
• Pour Adam Smith, augmentation de la population est synonyme d'augmentation de la
richesse.
• David Ricardo développe et enrichit les thèses de la valeur, du libre-échange popularisées par
Adam Smith.
• Alors qu'Adam Smith s'intéressait à la production de revenus, David Ricardo axe ses
recherches sur la distribution des revenus entre les propriétaires fonciers qui perçoivent des
rentes, les travailleurs qui reçoivent des salaires (qui sont liés au minimum nécessaire pour
subsister et donc au prix du blé) et les capitalistes dont les revenus sont constitués par les
profits.
• Pour John Stuart Mill, le marché joue deux rôles : une capacité à répartir des ressources et
une capacité à répartir les revenus.
o Smith écrit que le prix réel de chaque chose est le labeur et la peine de l'acquérir sous influence
de sa rareté. Il soutient que, avec les rentes et les profits, les frais autres que les salaires entrent
aussi dans le prix d'un produit.
o David Ricardo a systématisé et simplifié cet aspect de la pensée smithienne en élaborant ce
qui a été appelé la « théorie de la valeur travail » qui a été plus tard reprise par Karl Marx alors
que les néo-classiques lui ont substitué la théorie de l'utilité marginale.
• Trois points essentiels caractérisent l'économie marxiste : le travail, l'exploitation du
prolétariat et les crises liées à l'accumulation de capital.
o Si Marx reprend la théorie de la valeur travail de Ricardo, il reproche à cet auteur de ne pas
avoir analysé comment le système capitaliste avait émergé et comment cela avait donné aux
capitalistes le pouvoir et la capacité d'exploiter les travailleurs qui n'ont que leur force de
travail à vendre.
o Les crises s'inscrivent dans le cadre des lois de l'évolution du mode de production capitaliste.
Les crises sont dans ce cadre toujours des crises de surproduction alors les crises précapitalistes
étaient des crises de sous-production. Ils sont vues par les marxistes comme un moyen pour le
capitalisme de se renouveler. Au niveau global, selon l'économie marxiste, il y aurait des
lois de l'évolution du capitalisme telles que :
• la propension des capitalistes à accumuler,
• la tendance à des révolutions technologiques constantes,
• la soif inextinguible des capitalistes pour la plus-value,
• la tendance à la concentration,
• la tendance du capital à devenir de plus en plus « organique » (c'est-à-dire à moins recourir au
capital variable qu'est le travail),
• la tendance au déclin du taux de profit,
• la lutte des classes,
• la tendance à une polarisation sociale croissante,
• La tendance à ce que les salariés soient employés dans des entreprises de plus en plus grandes
et enfin,
• L’inéluctabilité des crises dans le système capitaliste.
o La révolution marginaliste survient vers 1870-1871 quand certains auteurs introduisent le
concept d’utilité marginale centré sur la valeur pour le consommateur et récusent la valeur
travail.
o La révolution keynésienne : l’importance de l'investissement public pour certaines
nations.
o Pour Keynes, une économie de marché ne possède pas de mécanismes qui la conduise de
façon automatique vers le plein emploi de ses ressources, d'où la possibilité d'un chômage
involontaire qui rend nécessaire une intervention extérieure au marché.
o Keynes raisonne en termes macroéconomiques d'offre globale et de demande globale.
o Dans son cadre macroéconomique, la production, et donc l'emploi, dépend des dépenses.
o Si la demande n'est pas suffisante, les entreprises ne produiront pas assez et n'emploieront pas
tous les salariés d'où la nécessité pour le gouvernement de conduire des politiques de
soutien à la demande, c'est-à-dire de soutien à la consommation et/ou à l'investissement.
o Keynes insiste particulièrement sur l'investissement. Au cœur de la révolution keynésienne se
trouve la réfutation de la loi (de
o Jean-Baptiste Say) qui énonce que l'offre crée sa propre demande.
Les courants hétérodoxes
Les institutionnalistes américains qui différencient l'orthodoxie de l'hétérodoxie
• la 1ère privilégie la trilogie équilibre-rationalité-individualisme tandis que
• la 2nd est plus orientée sur la trilogie structure sociale-institutions-histoire.
• Les autres courants hétérodoxes : les féministes ; la théorie des systèmes mondiaux,
l’altermondialisme.
L'économie hétérodoxe actuelle a une démarche théorique « empiriquement enracinée dans
l'explication des modalités du processus social dans le contexte du capitalisme. Elle est basée
sur l'éthique, sur la dignité humaine et tient plus compte des classes, des hiérarchies et des
inégalités.
o L'économie moderne s'appuie beaucoup sur l'économie néoclassique, mais avec de
nombreuses améliorations que ce soient des compléments, ou des généralisations de l'analyse
antérieure, telles que par l’économétrie, la théorie des jeux, l'analyse des défaillances du
marché et la concurrence imparfaite, et le modèle néoclassique de la croissance économique
pour l'analyse des variables à long terme qui affectent le revenu national. Actuellement l'école
néoclassique commence à s'intéresser aussi aux problèmes du développement durable.
o LA RATIONALITE ECONOMIQUE COMME FONDEMENT DE L’ECONOMIE
POLITIQUE

o Autour des termes « rationalité économique », d’autres mots surgissent comme attirés les uns
par les autres dans un champ sémantique commun : Efficacité; efficience; rentabilité;
rendement; productivité; minimisation des coûts; profit maximum; satisfaction maximale;
décision optimale; choix; calcul; prévision; gestion; organisation du travail, de l’entreprise, de
la branche, de l’économie nationale; développement, développement durable; croissance
équilibrée; progrès; répartition; justice; etc.
• Dans la littérature contemporaine, le thème de la rationalité économique se présente sous la
forme de deux questions :
1- Comment dans un système économique donné, doivent se comporter les agents
économiques pour atteindre les objectifs qu’ils se proposent ?
2- Quelles est la rationalité du système économique lui-même et peut-on la comparer à celle
des autres systèmes ?
• La première question vise à expliquer une rationalité intentionnelle poursuivie par les
individus, la seconde une rationalité non
Intentionnelle, la capacité par exemple pour un système d’assurer la croissance des moyens de
production, l’élévation du niveau de vie, etc.
- Qu’est-ce que le comportement rationnel ?
• L’analyse du comportement rationnel se présente donc comme la recherche théorique des
conditions de possibilités d’atteindre un objectif quelconque compte tenu d’un jeu déterminé
de contraintes. La théorie du comportement rationnel se présente nécessairement, comme une
logique de l‘action.
• Le comportement économique rationnel est donc un comportement qui applique le principe
général du comportement rationnel dans les conditions où la fin et les moyens de l’action sont
quantifiés.
Selon F. Perroux, « un système économique se caractérise par trois séries d’éléments :
o L’esprit, c’est-à-dire les mobiles prédominants de l’activité économique ;
o La forme, c’est-à-dire l’ensemble des éléments sociaux, juridiques, et institutionnels qui
définissent le cadre de l’activité économique et les relations entre agents économiques (régime
de la propriété, statut du travail, rôle de l’Etat, etc.) ;
o La substance, c’est-à-dire la technique, l’ensemble des procédés matériels par lesquels on
obtient et on transforme les biens.
– Classification des systèmes économiques
D’après les aspects particuliers que prennent ces divers éléments, on peut distinguer 5 systèmes
économiques principaux :
A – Le système d’économie fermée
• L’esprit de l’activité économique est la recherche de l’autosuffisance : il faut assurer la
satisfaction des besoins de tous ceux qui vivent sur le domaine subsistance des paysans, train
de vie du seigneur. C’est une économie de besoins dont les débouchés sont limités au domaine.
• L’organisation juridique et sociale se caractérise par l’existence d’un pouvoir unique de
décision : celui du chef du domaine, qui a la pleine disposition des moyens de production, des
droits étendus sur les personnes et la forme de travail ; il répartit les tâches et procède à la
distribution du produit global
• La technique est rudimentaire et peu progressive : l’outil seul est employé. La stabilité des
besoins (en quantité et en nature) est à l‘origine de cette stagnation de la technique.
Le système d’économie artisanale
• L’esprit de l’activité économique est la satisfaction des besoins exprimés le plus souvent dans
le cadre urbain. Les profits sont limités et ne constituent pas le ressort essentiel de l’activité ;
le respect de la hiérarchie et des traditions, le goût du travail bien fait sont des mobiles
puissants.
• L’organisation juridique et sociale se caractérise par la propriété privée des moyens de
production, qui sont entre les mains d’artisans indépendants. Ceux-ci sont groupés en corps de
métiers, où existe une hiérarchie (compagnon et apprentis) ; les règles de ces corps, la plupart
coutumières, déterminent à la fois les conditions de la production et de la répartition du produit
;
• La technique est peu productive : l’artisan utilise l‘outil ou le métier ; il produit pour un
marché très limité ; il travaille sur commande et n’anticipe pas la demande. La stabilité de
cette demande explique le faible degré d’invention et d’innovation
– Le système d’économie capitaliste
• Ce système caractérise depuis le XVIIIè siècle la plupart des pays d’Europe occidentale et les
Etats-Unis
• L’esprit de l’activité économique est la recherche du plus grand profit, du grand gain monétaire
net. La mentalité capitaliste est caractérisée par : l’esprit d’acquisition, l’esprit de concurrence
et l’esprit de rationalité (c’est-à-dire l’appréciation de toutes choses à partir d’un calcul de
rendement et de coût). Dans la recherche du plus grand gain, les agents économiques ne sont
limités que par leurs capacités propres et par le respect des droits d’autrui.
• L’organisation juridique et sociale est caractérisée par quatre traits :
• La propriété privée des moyens de production ;
• La libre disposition par le travailleur de sa force travail. Le travail est juridiquement libre.
• Le rôle central de l’entrepreneur qui combine
Le système d’économie collectiviste
o L’esprit de ce système est de substituer aux inégalités économiques et sociales du capitalisme et
aux fluctuations du marché une égalité, qui implique que les moyens de production ne soient
pas entre les mains de propriétaires privés, et une stabilité économique qui s’accompagne
d’une satisfaction intégrale des besoins de la population ;
o L’organisation juridique et sociale se caractérise par l’appropriation collective de tous les
moyens de production, les biens de consommation pouvant en tout ou en partie rester objets
d’appropriation privée.
o L’Etat, par l’intermédiaire des instances de planification, assume la direction de la production,
répartit autoritairement le produit global de manière à assurer l’équilibre de la production et
de la demande, d’une part, l’équilibre de l’épargne et de l’investissement, d’autre part.
o La technique est aussi développée que dans le système capitaliste. L’élimination du calcul en
prix et du verdict du marché favorise même la constitution d’une technocratie.
– Le système d’économie corporatiste
o L’esprit de ce système est d’éviter l’anarchie et le chaos de l’économie capitaliste sans tomber
dans la tyrannie de ‘’l’incompétence’’ de l’économie collectiviste planifiée. Pour cela le régime
corporatiste tente de faire passer dans les faits une conception de la société en tant
qu’ensemble de corps organisés, entre lesquels l’Etat exerce un arbitrage au profit du bien
commun.
o L’organisation juridique et sociale se caractérise par la création et le fonctionnement de
groupements de professionnels, classés par industrie ou par activités, qui élaborent la loi de
profession. Les moyens de production restent privés. L’Etat joue un rôle d’arbitre et oriente les
activités en vue de l’intérêt général.
o La technique utilisée peut être moderne et progressive. Dans certain cas, on a enregistré une
collusion de corporatisme et de la technocratie.
o Les quatre niveaux de transformation des ressources pour les besoins de l’homme
Ils se présentent comme suit :
la production, ensemble des actes qui visent à obtenir des biens pour satisfaire les besoins humains.
Elle s'obtient par la combinaison de trois éléments essentiels :
• d'ordre naturel (l'espace, les matières premières minérales, végétales ou animales, l'énergie
naturelle ou primaire)
• du travail des hommes sous forme de main d'œuvre qualifiée ou non, de conception, etc.
• des moyens techniques, matériels et financiers capitaux. L'ensemble de ces éléments sont
appelés facteurs de production.
La répartition De façon générale, c’est le partage des richesses créées au sein d’un groupe
social au cours d’une période donnée. En économie générale et comptabilité nationale, elle
indique la structure du revenu national et le mécanisme par lequel cette structure est obtenue.
• Du point de vue micro-économique, la répartition (fonctionnelle) est le partage du revenu en
fonction des facteurs de production : salaire pour le travail ; intérêt pour le capital ; profit pour
l’entreprise ; rente pour la terre et certains facteurs de production.
• La répartition (personnelle) ou répartition entre les individus est celle dans laquelle une même
personne peut recevoir des revenus du travail et du capital.
La distribution des produits de la production désigne l'ensemble des circuits par lesquels ces
produits parviennent aux consommateurs.
• L'échange peut être fait soit sous forme de troc (une marchandise contre une autre), soit contre
de la monnaie. La distribution implique donc l'existence d'une division sociale du travail et
d'un système d'échanges des biens.
• La division sociale du travail ne doit pas être confondue à la division technique du travail. La
première se rapporte à la spécialisation d'une entreprise dans la production d'un bien au regard
des données culturelles, géographiques et bien entendu économiques.
• La division technique correspond à la spécialisation de l'individu dans une tâche.
La consommation, ou satisfaction des besoins est la fin ultime de
l'action économique et qui justifie la production.
• Par rapport à cet enchaînement, la définition proposée par J. B. Say semble plus acceptable :
L'économie est définie comme la science qui étudie la production, la répartition, la
distribution et la consommation des richesses dans une société.
• Il faut avoir à l’esprit que le mot répartition comprend l’épargne d’autant plus que cette
dernière permet, comme on le verra par la suite, la reproduction de la production en finançant
l’investissement à l’instar d’une partie de la répartition
3.2 - Le circuit des opérations de production
• Pour simplifier, supposons que ces opérations, traduites ici en flux monétaires, font intervenir
quatre groupes d’agents économiques : les entreprises qui produisent ; les ménages qui
consomment ; les administrations fournissant des services collectifs (éducation, sécurité,
défense …) ; le reste du monde qui est à la fois offreur et demandeur de biens et services.
• Le circuit des opérations de production nous indique (cf. Graphique) que les biens présentés
sur les marchés proviennent de la production sur le territoire dite production intérieure (notée
Q) ou des importations (notées M).
• Ces biens sont employés de la façon suivante : la dépense de Consommation privée des
ménages (C) récupérée par les entreprises – Investissement privé des entreprises (I) –
Consommation et investissement publics des administrations (G) et les Exportations (X)
• Pour vivre, on a besoin d’argent…
• Dans une économie, à chaque instant, il existe des millions d’échanges monétaires entre les
principaux acteurs de la vie économique.
• Tout au long de l’année, les entreprises produisent les biens et les services qu’elles espèrent
vendre et offrent sur le marché.
• Ce flux de production y constitue leur offre. Pour produire, les entreprises ont besoin du travail
des familles ; elles l’obtiennent en versant des revenus de travail.
• Les familles dépensent ces revenus en achetant des besoins et des services. Ces achats
constituent leur consommation. Ce flux de dépenses représente la demande des familles.
• Le marché est le « lieu » du circuit où se réalisent la confrontation de l’offre et de la demande
et l’échange (entre les biens et services offerts par les entreprises et la monnaie que les familles
sont disposées à dépenser pour assurer leur consommation).
Pour tourner rond, l’économie a besoin que la demande des familles soit égales à ce que les
entreprises leur offres.
Si, par exemple, elle est inférieure, les entreprises seront obligées de baisser leur prix,
certaines ne pourront pas, dans ces conditions, payer leurs achats ; elles feront faillite), les
familles auront moins de revenus et il y aura encore moins de demande.
Bien entendu les Entreprises et les familles (les économistes préfèrent parler de Ménages) ne
sont pas les seuls acteurs de la vie économique. Il y a aussi :
• les Administrations qui rendent, à tous les autres acteurs, des services sans les vendre sur le
marché.
• les Banques qui créent la monnaie et rendent des services financières, ou encore
• le « Reste du Monde » qui regroupe l’ensemble des autres économies nationales et leurs
différents acteurs.
• Mais il n’y a pas que l’argent qui compte. A côté de l’économie monétaire, il existe une
économie non monétaire qui n’est pas un simple reste du passé. L’économie familiale ou
domestique en est la principale composante.
Elle assurait autrefois l’essentiel de la production ; le développement de l’économie d’échange
monétaire s’est très largement fait à ses dépenses.
Toute fois aujourd’hui encore, s’il fallait rémunérer le travail gratuit réalisé au sein des familles, les
sommes versées seraient au moins égales à la moitié de la production officielle.
A côté de l’économie familiale, il y a celle de la convivialité.
o Toute l’économie monétaire n’a pas pour but le profit et l’activité marchande.
o A côté du secteur associatif que les économistes considèrent comme des administrations
privées, il y a l’énorme secteur des administrations publiques ; il facilite la vie de tout le reste
de l’économie sans pour autant vendre ses services.
o Par ailleurs, au sein de l’économie marchande, il existe des entreprises, des coopératives et
des mutuelles, qui ont certes besoin de faire des profits pour assurer leur assurer leur avenir
mais dont le profit n'est pas l'objectif principal.
o Leur but est de fournir soit du travail, soit des services à leurs membres.
Avec le secteur associatif, elles constituent ce que l'on nomme l'économie sociale ; sa fonction
essentielle est de promouvoir l'innovation sociale.
Enfin, à côté de l'économie d'échange monétaire officielle et bien recensée, il existe une économie
illégale aux multiples facettes :
o de la fraude fiscale à l'économie du crime,
o en passant par le plus banal travail noir,
o toutes ces activités ont en commun la volonté d'échapper aux réglementations imposées par les
États.
Graphique : Le circuit de base de l’économie nationale
• Schéma de l’économie de marché en régime de forte concurrence
Lorsqu’il y a une forte concurrence, les entreprises sont contraintes d'obéir aux consommateurs :
• Les consommateurs, en achetant ou en n'achetant pas les produits offerts sur le marché, leur
font connaître leurs préférences.
• Les entreprises ne peuvent que les prendre en compte ; si une d'entre elles s'y refusait d'autres
s'empresseraient de le faire et lui prendraient ses clients.
• A leur tour, les entreprises transmettent au reste de l'économie l'ordre des consommateurs. Le
consommateur est roi.
• Bien entendu, les entreprises tentent toujours de réduire la concurrence.
o Le marché subsiste mais son fonctionnement est toujours plus complexe que son modèle
théorique.
Graphique : Schéma de l’économie de marché en régime de forte concurrence
o

4.3 Une consommation à partir du travail


• Dans une économie d'échange monétaire, nous achetons, grâce à nos dépenses, la plupart des
choses que nous désirons ;
• Pour y vivre, nous avons besoin de gagner de l'argent, d'avoir des revenus ; la plupart des biens
que nous désirons ne sont pas gratuits...En tout état de cause, l'immense majorité de la
population doit gagner sa vie à la sueur de son front, en un mot travailler. Les entreprises
versent directement aux familles les salaires nets des personnes qu'elles emploient, les profits
rémunérant l'activité des travailleurs indépendants.
Graphique : Le travail pour assurer la consommation
Par simplification, l'ensemble des revenus financiers provient : des banques et des assurances,
alors qu'une partie d'entre eux sont payé par les entreprises (dividendes et intérêts) et les
administrations (intérêts de leurs emprunts). De même, tous les revenus des ménages en
provenance de l'étranger sont censés transiter par les banques.
o Graphique : Les revenus des ménages dans le circuit de l'économie

4.4 Une consommation à partir de la production


• En économie, il n’y a pas de génération spontanée ; si vous voulez acheter des biens sur le
marché, c’est que quelqu’un les a produits. Plus des personnes produiront des biens, plus de
revenus pourront être distribués et plus les biens pourront être achetés. Finalement, que l’on
se place du point de vue des individus ou de celui d’une économie nationale, il n’y a pas de
consommateurs sans une production. La production est l’activité économique dont
l’organisation permet d’obtenir des biens et des [Link] production peut être réalisée de
plusieurs manières
• Il y a, dans une économie, une production marchande. Elle est le fait des entreprises
financières (les banques et les assurances) ou non financières (l’ensemble des autres
entreprises). Quant à la production non marchande, elle peut être non monétaire (celle des
administrations) soit encore non monétaire (celle réalisée dans le cadre des économies
familiales et conviviales).
En tout cas, quelle que soit la nature de la production pour l’obtenir, il faut combiner le travail
et le capital.
o Graphique: Le travail et le capital, les 2 facteurs de production

Le travail et le capital sont donc les deux facteurs de la production.


De leur combinaison dépend la production. Il y a complémentarité entre le travail et le capital.
Les deux facteurs sont faiblement substituables l’un à l’autre.
• Toutefois, il faut mentionner que le capital est un bien produit qui sert à la production des
entreprises des administrations et non à la consommation.
• En d’autres termes, par convention tous les achats des ménages sont considérés comme étant
composés de biens de consommation. Une automobile vendue à un particulier, elle est un bien
de consommation.
o Graphique : Le capital à partir du circuit de l’économie

Les équipements collectifs sont indisponibles à la production des entreprises


o Les équipements collectifs ne produisent pas directement des biens mais ils sont
indispensables à la production d’autres biens ou services. On appelle aussi ces biens
collectifs des infrastructures.
o Au sens restreint, ce dernier terme s’applique uniquement au réseau de transports
(routes, ports, canaux, réseaux électriques ou encore de télécommunications).
o On peut, par extension, les appliquer à tout ce qui facilite indirectement la production.
Il s’agit des équipements gérés et/ou mis en place par :
• des administrations (les équipements scolaires ou hospitaliers);
• des entreprises (par exemple, le réseau électrique béninois est géré par la
SBEE)..
Graphique : Equipements indispensables à la production des entreprises
Une production pour la vente
• Dans une économie d’échanges monétaires, les entreprises jouent un rôle central. En
combinant le capital et le travail, elles produisent les biens et les services destinés à être vendus
sur le marché.
• Elles sont les centres de décisions qui ont pour tâche de déterminer quoi et comment produire.
• Elles ne doivent produire que les biens ou les services qui peuvent trouver des clients.
• Une entreprise doit assurer la cohérence entre les décisions de production qu'elle prend en
fonction de son marché et les décisions d’achat qui sont aussi fonction des marchés où
l’entreprise s’approvisionne.
Graphique : L’entreprise et les contraintes du marché

Figure : L’entreprise et les contraintes hors marché

Les divers types d’entreprises


Dans ce type de société, cette propriété leur est attribuée le plus souvent anonymement.
Les détenteurs d’actions ne sont responsables qu’à la hauteur de leur apport.
Ils ont le droit à une partie des bénéfices (les dividendes), et participent à la désignation des organes
de direction au travers de leur assemblée générale.
En cas de dissolution de la société, ils participent au partage des actifs restants. Partout ce type de
société était à la base de l’expansion industrielle des pays industrialisés capitalistes.
Graphique : Les divers types d’entreprises

• La société anonyme et l’entreprise individuelle ne sont cependant pas les seules formes
juridiques de l’entreprise. On a ainsi institué les SARL (qui unissent des personnes
responsables sur leur apport et désignant un gérant.

• Dans d’autres cas, ce n’est pas la propriété qui unit les sociétaires mais un objectif commun,
tel est le cas des coopératives qui fonctionnent sur la base d’un homme une voix.

• On a aussi des entreprises appartenant à l’Etat ou à des collectivités locales

• Dans d’autres cas, comme les régies d’électricité et des eaux et des services publics sont
concédés à des entreprises privées.

• Enfin et surtout l’Etat, en voulant accroître son pouvoir économique et mieux maîtriser les
facteurs de base de l’économie, a nationalisé certaines grandes entreprises.
• Graphique : Les diverses formes d’organisation des entreprises

L’économie d’échanges monétaires, entraînée par l’évolution des techniques qu’elle suscite, s’étend
bien au-delà des frontières.

• Quand, de l’étude de l’économie nationale, on passe à celle de l’économie mondiale, on ne


peut partir des raisons qui existent entre les acteurs d’une
économie (entreprises, familles, administration, banques) et ceux d’une autre économie. Le
circuit de l’économie mondiale est d’abord constitué des rapports entre des économies
nationales.

• Cela n’empêche pas l’étranger d’être toujours et partout présent dans la vie
quotidienne d’une économie. Cela n’est pas sans poser de sérieux problèmes.
Il faut notamment avoir de quoi acheter ou transférer à l’étranger, déterminer ce qui
servira de moyen de paiement, qui émettra ces moyens et quels seront les prix des
produits estimés en ce moyen de paiement que l’on nomme monnaie internationale.
Graphique : Les relations économiques avec l’extérieurdans le circuit des économies
nationales

Une économie nationale de plus en plus ouverte sur le monde

• L’étranger (le reste du monde) représente en quelque sorte l’ensemble des acteurs
économiques situés en dehors du territoire national ; il est devenu un grand acteur de la vie
économique.

• Les entreprises importent et exportent des biens et services mais aussi transfert de l’argent à
l’étranger pour l’y investir ou le placer.

• Des entreprises étrangères effectuent des opérations identiques.

• Les familles achètent des biens importés, certaines d’entre elles vont passer leurs vacances à
l’étranger, des touristes étrangers viennent au Bénin.

• Des Béninois travaillent à l’étranger ou y placent de l’argent puis rapatrient une partie de leurs
revenus. Des étrangers font, bien entendu, des opérations en sens contraire.

• Graphique : L’Etranger dans le circuit de l’économie nationale


– La gestion du budget familiale n’est pas une mince affaire
• Les mères et les pères de familles savent bien qu’il ne se suffit pas de gagner de l'argent, il faut
en faire aussi le meilleur usage.
• En mettre de côté pour faire face aux aléas de la vie ou à une dépense prévisible est une
précaution élémentaire.
• Acheter de bons produits là où ils sont le moins cher est aussi un moyen de pouvoir en acheter
plus.
• Toutefois la consommation a des raisons que la raison ne connaît pas toujours. Nos habitudes
ne sont pas toujours rationnelles et les tentations de dépenses sont parfois irrépressibles.

• NB : Si tous les consommateurs étaient des ascètes ou seulement très rationnels l'économie
serait d'ailleurs dans un triste état.
5 Graphique : Le choix entre la consommation et l’épargne
Le profit ou la mort pour les entreprises
Dans une économie nationale comme celle du Bénin, une entreprise ne peut pas survivre longtemps
si la vente de sa production ne lui rapporte pas un profit.
• C’est grâce au profit qu’une entreprise peut investir dans des machines plus modernes, mettre
au point et offrir de nouveaux produits, rembourser ses dettes ou encore attirer des
investisseurs.
• Une entreprise doit vendre non seulement les biens et les services qu’elle produit, mais encore
elle doit les vendre plus chères.
Les entreprises doivent s’efforcer de produire et de vendre ce qui leur rapportera le profit le plus élevé
possible. Mais ce n’est pas le cas des administrations et il est normal que certains services
essentiels soient produits par elles et échappent ainsi à la loi du profit.
Graph : Le profit, élément indispensable à la vie et à la survie des entreprises
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
1 - LES ELEMENTS D’UNE ECONOMIE DOMINANTE (USA

• Du fait de l’importance de leur rôle dans la fin de la 2è Guerre Mondiale, les USA ont réussi
à établir progressivement une hégémonie économique et militaire dans le monde.

• L’éclatement de l’ancien bloc de l’Est (ex-URSS et ses satellites), à partir des années 90s, ont
consacré cette hégémonie faisant désormais des USA la première puissance économique et
militaire, le principal pôle des décisions régissant le fonctionnement du monde.

• Les grands traits de la domination mondiale des USA se traduit par :


✓ ‐L’usage du dollar comme monnaie de transactions commerciales mondiales ;
✓ ‐La reconnaissance de l’anglais comme principale langue de travail et de négociation
commerciale et politique dans les instances internationales ;
✓ ‐La puissance militaire servant de garantie de sécurité (pays de l’OTAN) et utilisée pour
jouer le rôle du gendarme du monde.
UNE REMISE EN CAUSE DE PLUS EN PLUS MARQUEE DE L’ORDRE MONDIAL
ANCIEN

• La mondialisation de l’économie, avec pour corolaire l’essor des activités commerciales et de


recherche dans des pays tels que le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud
(BRICS), l’Arabie Saoudite, le Qatar, etc. a favorisé au fil du temps l’émergence et la
consécration d’un monde multipolaire articulé aussi de nos jours autour de la Chine, de la
Russie, de l’Inde…
• L’évolution de la technologie dont notamment celle relevant de l’intelligence artificielle
contribue de plus en plus de nos jours à la remise en cause de certaines théories économiques
alors jugées comme bases de développement.

• De fait, la puissance financière et économique de plusieurs agents économiques néolibéraux


fait désormais planer l’inquiétude d’une suprématie des grandes entreprises et des firmes
multinationales sur les Etats et les territoires.

• Dans un tel contexte, que réserve l’avenir des territoires soucieux de leur développement ?

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