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Cours Séquence 2

La séquence aborde la compatibilité entre justice et liberté, en s'appuyant sur les idées de Rousseau sur le contrat social, qui souligne l'importance de la volonté générale et de la légitimité de l'autorité. Elle examine également la vision d'Aristote sur la nature politique de l'homme, affirmant que l'existence sociale est naturelle et essentielle à l'humanité. Enfin, le document discute des théories anarchistes, qui prônent l'émancipation de toute autorité gouvernementale et l'égalité entre individus, tout en clarifiant la distinction entre anarchie et chaos.

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Cours Séquence 2

La séquence aborde la compatibilité entre justice et liberté, en s'appuyant sur les idées de Rousseau sur le contrat social, qui souligne l'importance de la volonté générale et de la légitimité de l'autorité. Elle examine également la vision d'Aristote sur la nature politique de l'homme, affirmant que l'existence sociale est naturelle et essentielle à l'humanité. Enfin, le document discute des théories anarchistes, qui prônent l'émancipation de toute autorité gouvernementale et l'égalité entre individus, tout en clarifiant la distinction entre anarchie et chaos.

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Résumé de la séquence 2 :

Notions : Liberté - état - Devoir -Justice

Problématique : Justice et liberté sont-elles


compatibles ?

1- Liberté individuelle et liberté


collective : Justice au sein de l'état .
Référence : J.J ROUSSEAU : le contrat social -
pacte social

Le Contrat Social de Rousseau, dont le titre complet est Du contrat


social ou Principes du droit politique (1762) est une analyse de la
relation contractuelle pour tout gouvernement légitime, de telle
sorte que soient articulés les principes de justice et d'utilité, afin de
concilier l'aspiration au bonheur avec la soumission à l'intérêt
général. Il s'agit de l'ouvrage majeur de Jean-Jacques Rousseau, au
cœur de sa philosophie.

Rousseau y exprime son idéal républicain en quatre parties :

• Renonciation à nos droits naturels au profit de l'Etat, qui, par


sa protection, conciliera l'égalité et la liberté
• Le peuple tout-puissant sauvegarde, par le truchement d'un
législateur, le bien-être général contre les groupements
d'intérêts
• La démocratie doit maintenir sa pureté par des assemblées
législatives
• Création d'une religion d'Etat, ou religion civile.

Analyse du Contrat Social :

Rousseau et la justice :

Selon Rousseau, la justice ne peut pas se définir comme «le droit du


plus fort». Si la justice était ainsi, les individus les plus puissants
seront toujours les plus justes. La justice chez Rousseau consiste en
l’harmonie des actes individuels avec l’autorité civile. Mais les
individus ne sont contraints à agir que si l’autorité est légitime.

Afin de se protéger et de protéger leurs biens, les personnes


s’accordent sur une relation contractuelle par laquelle les individus
s'engagent à accepter diverses fonctions et obligations en échange
des avantages offerts par la coopération sociale.

Rousseau et la volonté générale :

Chaque individu peut avoir une volonté particulière différente de la


volonté générale, mais dans le cadre du contrat, la volonté
particulière peut être contrainte de se soumettre à la volonté
générale. La volonté générale n’équivaut pas à la volonté de tous les
individus, car ce n'est pas la somme de tous les intérêts particuliers.
La volonté générale ne peut en effet être une somme des volontés
individuelles dans la mesure où leur but est opposé, la première
étant inspirée par le bien commun.

La souveraineté est la volonté générale. Ce souverain s’incarne dans


le corps politique. La souveraineté, selon Rousseau, est inaliénable et
indivisible, en ce sens une république qui divise sa souveraineté n'est
plus une république et ne peut plus représenter l'intérêt public.
Afin de lutter contre des groupes d’individus voulant accaparer la
volonté générale et la détourner à leur profit, Rousseau a imaginé de
créer une institution uniquement orientée vers le bien commun :
c’est le Législateur.

Rousseau utilise le terme de « République » pour désigner toute


société régie par la loi ou qui est gouvernée par la volonté générale
de son peuple. Un droit civil est un acte de la volonté générale, selon
Rousseau, et la volonté générale doit être obéie par tous. Ainsi,
l'obéissance à la loi civile est requise pour tous les individus par les
termes du contrat social. Toutefois, l'institution du gouvernement
n'est pas un contrat, mais un acte de la volonté générale.

En conséquence du contrat social, les lois civiles sont décidées par un


vote majoritaire des magistrats qui sont élus pour représenter le
peuple. La minorité qui s'oppose à la volonté de la majorité doit
accepter tous les actes de la volonté générale, et il ne peut pas
refuser de se soumettre à la volonté générale, sans violer les termes
du contrat.

Le contrat social implique un abandon total et inconditionnel par


chaque individu de ses propres droits naturels afin d'obtenir les
droits associés à la citoyenneté. Il n'est pas nécessaire pour le
pouvoir souverain de garantir la liberté civile et les droits juridiques
de ses sujets, parce que ses intérêts sont identiques à ceux du
peuple. Si quelqu'un refuse de se conformer à la volonté générale, le
citoyen peut alors être forcé à se conformer par le corps politique :
c’est le sens du fameux passage dans lequel Rousseau affirme que le
citoyen peut être «forcé d'être libre».

Malgré tout, Rousseau avait conscience que la perfection du régime


démocratique relevait d'un idéal politique :
“S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement.
Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes […] Il n’a
jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais”.
Il est certain que le Contrat Social est l'œuvre la plus influence de
la philosophie politique des Lumières.

2- Discuter la nécessité de l'état


Référence : ARISTOTE : "l'Homme est par nature
un animal politique" .
L'HOMME - PAR NATURE - POLITIQUE =

A. L’existence sociale est naturelle


Pour commencer, on peut noter que cette citation s’oppose à trois
conceptions de l’existence sociale. « Être par nature un animal politique »
revient à dire que l’existence sociale est naturelle.
Cela veut dire dans un premier temps que l’existence sociale n’est pas
une dénaturation. L’homme ne travestit pas sa nature en existant
socialement. Il est des philosophes pour penser le contraire. Même s’il est
anachronique de le dire, c’est le cas de Freud qui a écrit dans Malaise
dans la civilisation que l’homme, pour vivre en société, doit renoncer à la
satisfaction de certains désirs, doit sacrifier certaines pulsions puisque s’il
devait assouvir ses désirs agressifs, aucune vie en société ne serait
possible. Donc selon Freud, pour vivre en société, l’homme doit renoncer
à une partie de naturel en lui. Ce n’est pas du tout ce que dit Aristote,
bien au contraire, en défendant l’idée que l’existence sociale est
naturelle.
Deuxièmement, dire que l’existence sociale est naturelle revient à dire
que la société n’est pas un artifice. En disant cela, la conception
aristotélicienne s’oppose à tous ceux qui prétendent que les hommes
s’unissent en société par convention parce qu’ils seraient pressés par
la nécessité, et par le besoin de vivre ensemble. C’est par exemple une
position adoptée par Hobbes qui prétend que l’homme, en raison de
l’état de guerre qui caractérise l’état de nature, est contraint de s’unir à
d’autres hommes de telle sorte qu’ils mettent en place
un pouvoir capable de les tenir chacun en respect. On voit dans cette
conception que l’existence sociale est artificielle, c’est une construction,
là où pour Aristote, il s’agit de quelque chose de naturel.
Enfin, si l’existence sociale est naturelle, c’est signifier que l’homme ne se
réalise en tant qu’homme qu’au sein de la société, ou autrement dit, que
l’homme n’acquiert son humanité qu’au sein de la vie avec d’autres
hommes, qu’au sein de la vie collective. Donc l’homme en dehors de la
société n’est pas vraiment un homme. Aristote est donc en opposition
avec une conception moderne de l’homme qui veut faire de ce dernier
un individu autonome qui existe à part entière, indépendamment de la
société. Ce serait une conception libérale de l’homme où l’homme
existerait antérieurement à la société, qu’il déciderait de fonder puis d’y
adhérer ou pas.
On a donc une conception de l’homme qui, en faisant de l’existence
sociale quelque chose de naturel, s’oppose à l’idée que c’est une
dénaturation, que c’est un artifice, et que l’homme pourrait exister en
dehors de la société.

B. Argument : la différence voix/parole


Pour démontrer cette thèse, l’argument d’Aristote repose sur
une distinction qu’il fait entre la voix et la parole. L’argument d’Aristote
est le suivant : c’est parce que l’homme est doué de parole et c’est parce
que la nature ne fait rien en vain que l’homme est un animal politique.
La voix, pour Aristote, est quelque chose que nous avons en commun
avec les animaux. La voix est la capacité à émettre des sons et à exprimer
et transmettre des émotions ou des sentiments comme le plaisir ou la
peine.
La parole est différente, car elle est le propre de l’homme. Les animaux
ne l’ont pas. C’est la capacité d’articuler les sons de manière à pouvoir
prononcer des jugements, c’est-à-dire dire quelque chose de quelque
chose. Or, le jugement porte et véhicule potentiellement
des valeurs comme le Juste, le Vrai, le Bien, le Beau. Ce sont des valeurs
qui, pour être admises, supposent d’être soumises à l’assentiment de
tous. Cela suppose qu’on ait débattu sur leur signification.
Il y a donc une finalité, une dimension politique de la parole, c’est pour
cela qu’Aristote dit que l’homme est par nature un animal politique.

3- Discuter les théories Anarchistes .


Référence : Texte explicatif des théories
Anarchistes par PAUL FEYERABEND
Etymologie : du grec an, préfixe privatif, et de arkhê, pouvoir,
commandement.

L'anarchie est un système politique qui vise à l'émancipation de toute


autorité ou tutelle gouvernementale. L'Etat est considéré comme
n'étant pas nécessaire et aucun individu ne se trouve sous la
domination d'un autre (absence de hiérarchie entre les hommes). Le
système social anarchique est fondé sur la libre entente des
différentes composantes de la société.

Très souvent utilisé de manière péjorative, le terme anarchie désigne


alors l'état de ce qui est sans commandement, sans lois. Il est
synonyme de désordres, de confusion et de troubles qui n'ont rien à
voir avec l'anarchie - système politique -, mais qui sont souvent liés à
l'existence de pouvoirs concurrents. En raison de ce double sens du
mot anarchie, source de confusion, l'usage du mot libertaire, à la
place d'anarchiste, s'est développé depuis la fin du XIXe siècle. Autre
synonyme : Acratie.

Pour les anarchistes, l'anarchie n'est pas synonyme de chaos, mais


correspond à une situation harmonieuse résultant de l'abolition de
l'Etat et de toutes les formes de domination et l'exploitation de
l'Homme. Elle est fondée sur l'égalité entre les individus, la libre
association, la fédération ou l'autogestion, voire parfois le
collectivisme. L'anarchie est donc structurée et organisée, sans qu'il y
ait une quelconque primauté de l'organisation sur l'individu.

En tant que doctrine politique, l'anarchie n'a été mise en pratique


que très partiellement et ponctuellement. Mais elle a été développée
sur le plan théorique par Charles Fourier (1772-1837), Pierre Joseph
Proudhon (1809-1865), Michaël Bakounine (1814-1876).

L'anarchisme est le mouvement social ou politique qui a pour objectif


de mettre en place l'anarchie.

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