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Partie Ii

Le document traite de l'intervention de l'État dans l'économie, soulignant que bien que le marché soit censé réguler l'économie par la main invisible, il présente des insuffisances nécessitant une régulation étatique. L'État gendarme, selon les économistes classiques, doit se limiter à des fonctions régaliennes tout en corrigeant les défaillances du marché. La régulation par le marché repose sur l'équilibre entre l'offre et la demande, mais l'État joue un rôle crucial pour maintenir les grands équilibres économiques et sociaux.

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Partie Ii

Le document traite de l'intervention de l'État dans l'économie, soulignant que bien que le marché soit censé réguler l'économie par la main invisible, il présente des insuffisances nécessitant une régulation étatique. L'État gendarme, selon les économistes classiques, doit se limiter à des fonctions régaliennes tout en corrigeant les défaillances du marché. La régulation par le marché repose sur l'équilibre entre l'offre et la demande, mais l'État joue un rôle crucial pour maintenir les grands équilibres économiques et sociaux.

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Enseignant YASSINE KORCHI Thème L’intervention de l’Etat Durée 2heures

Matière ECONOMIE GENERALE ET STATISTIQUES

PARTIE II : L’intervention de l’Etat


Introduction
En économie, certains ajustements sont également nécessaires, l’équilibre du commerce extérieur, la
stabilité des prix, le plein emploi… sont généralement recherchés. Dans une logique libérale, c’est au
marché que revient d’abord ce rôle de régulateur, la flexibilité des prix assure en principe le maintien des
grands équilibres (emploi, prix, commerce extérieur…) « Section I : La régulation par le marché ».
Les marchés réels ont souvent montré leurs insuffisances, et ce à la fois de point de vue social (chômage,
protection insuffisantes des plus faible…) et de point de vue économique (disparition des firmes
nationales jugées stratégiques, inflation des prix, déséquilibre du commerce extérieur…). « Section II : le
dysfonctionnement du marché ».
La régulation étatique consiste en une intervention de l’Etat destinée à soutenir l’économie, à favoriser
le rétablissement des grands équilibres, et à améliorer le bien-être social, par le biais des politiques
économiques « Chapitre II : les instruments de l’intervention étatique ».

Chapitre I : L’insuffisance de la régulation par le marché


Section I : la régulation par le marché :
I- Notion de la régulation par le marché
1- La notion de « régulation par le marché »
Document 1:
Le marché, régulateur de la société
Le marché permettant d’harmoniser le comportement de tous les agents économiques, de telle sorte que
l’économie se trouve constamment en équilibre. A chaque instant, l’offre et la demande sont égales sur
tous les marchés, comme si il existait une « main invisible » qui réaliserait la concordance entre l’intérêt
individuel et l’intérêt général. Sur un marché chacun n’est motivé que sur son intérêt personnel ; mais
sans le savoir, en ne pensant qu’à soi, chacun met en œuvre un comportement qui aboutit finalement à
l’intérêt collectif. Ainsi l’Etat ne doit pas intervenir on parle ici de l’Etat gendarme.
L’Etat gendarme correspond à un Etat réalisant un consensus au niveau de la société : placé au-dessus des
individus, il prend essentiellement en charge les intérêts communs. Un tel Etat est prôné par les
économistes classiques (A. Smith, D. Ricardo, J.-B. Say) et néoclassiques (L. Walras). Son intervention se
limite aux seules fonctions dites « régaliennes ». Il doit fournir au secteur privé un ensemble de services
collectifs indispensables à l’épanouissement des initiatives individuelles, à savoir la police, la justice, la
sécurité, la création et l’entretien de certains équipements collectifs. Il doit aussi corriger les résultats
défectueux de l’activité économique privée, par exemple en rétablissant les conditions de la concurrence
par une lutte contre les monopoles.
Cependant chez les classiques ce n’est plus la politique, le droit et le conflit, qui doit gouverner la société,
c’est le marché. L’idée de marché constitue alors une sorte de modèle politique alternatif. Aux figures
hiérarchiques de l’autorité et du commandement, le marché oppose la possibilité d’un type d’organisation
et de prise de décisions largement dissocié de toute forme d’autorité : il réalise des ajustements
automatiques.
Sans que la volonté des individus en général et des chefs de la société en particulier joue un rôle…. Le
marché instaure alors un mode de régulation sociale abstrait….
Source : science économiques et sociales NATHAN 2001

1
Travail à faire :
1. Qu’est-ce que la main invisible ?
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…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
2. Qu’est-ce qu’on entend par l’Etat gendarme.
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…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

3. Selon le document, comment l’équilibre est-il réalisé sur le marché ?

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………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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4. Quel est le rôle de l’Etat selon les classiques et les néoclassiques ?


…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

a- Définition
La régulation par le marché signifie que sur les marchés, les variations des prix générés par la
confrontation des offres et des demandes constituent des informations pour les producteurs et les
consommateurs. Selon les évolutions à la baisse ou à la hausse, les agents modifient leur comportement
et le système économique tout entier s’adapte de proche en proche pour atteindre automatiquement
l’équilibre sur tous les marchés. La régulation par le marché est donc celle qui résulte de la confrontation
de l’offre et la demande.
b- Les fondements théoriques
La main invisible d’Adam Smith : la régulation se fait grâce à la main invisible qui désigne un
processus par lequel la combinaison des décisions et des comportements économiques individuels
contribue à la réalisation de l'intérêt général sans que chaque agent économique en ait nécessairement
conscience.

La loi des débouchés de J-B- Say : la régulation est assuré par une loi appelée « la loi des débouchés
» " Les produits s'échangent contre les produits. " Jean-Baptiste SAY pense que l’économie ne peut
pas connaître de problème général de débouchés. Lorsqu'un produit existe, il a fallu dépenser pour le
produire en salaires, en frais et consommations intermédiaires. La production nécessite donc la
distribution de revenus à tous les acteurs, salariés, propriétaires du capital, loueurs, État et génère une
demande qui peut prendre deux formes : la consommation et l’épargne. L’épargne ne réduit pas les
débouchés puisqu’elle correspond à la demande d’investissement. Aucun excès d’épargne ne peut
apparaître au niveau global. Cet argent dépensé circule donc. Keynes résumera cette loi avec la phrase
suivante : " Toute offre crée sa propre demande ".
Généralement, il existe plusieurs régimes de marchés, qui sont caractérisés par le nombre des participants
à l’échange. On distingue entre :

2
 Les régimes théoriques :
 ………………………………………… .
 ………………………………………… .
 Les régimes concrets ou réels :
 ………………………………………….
 ………………………………………….
II- Les régimes du marché

Cette classification des marchés repose sur le nombre des acteurs (Offreurs et demandeurs) qui
interviennent sur le marché.
Un grand nombre de
Un seul vendeur Quelques vendeurs
vendeur
Monopole Monopsone
Un seul acheteur Monopsone
bilatéral contrarié
Monopole
Quelques acheteurs Oligopole bilatéral Oligopsone
contrarié
Un grand nombre
Monopole Oligopole Concurrence
d’acheteurs
NB : certains de ces marchés existent alors que d’autres représentent des situations théoriques.
A- Les régimes théoriques :
Les économistes du 19ème siècle ont envisagé essentiellement deux formes de marchés théoriques : la
concurrence pure et parfaite (CPP) et le monopole.
1. Le régime de concurrence pure et parfaite :
a- Définition
La concurrence est une situation où plusieurs agents proposent des produits ou des services équivalents.
Un marché de concurrence pure et parfaite est un marché qui satisfait 5 conditions :
Condition Définition

Les offreurs et les demandeurs sont nombreux et de petite taille de façon à ce


L’atomicité du qu’aucun ne peut ne peut agir sur les conditions de fonctionnement du marché. Ni
marché entreprise dominante, ni entente entre les entreprises pour fixer les prix et les
quantités, ni association de consommateurs qui pourrait obtenir un abaissement
des prix par exemple.
L’homogénéité
Le produit vendu est identique, même qualité et même mesure.
du produit
La libre entrée
et sortie sur le Le marché est ouvert à la concurrence : Aucun obstacle (réglementation, loi,
marché conditions, payement de droits de douanes) ne doit empêcher les offreurs et les
(Fluidité du demandeurs d’entrer sur ce marché.
marché)
Les partenaires (acheteurs et les demandeurs) doivent être parfaitement
La transparence
informés sur le marché (offre, demande, prix), les informations doivent être
du marché
disponible et gratuites.

3
La mobilité des
facteurs de Les facteurs de production doivent circuler librement. Pas d’entrave à la libre
production circulation du capital et du travail d’une activité moins rentable vers une autre
(travail et activité rentable.
capital)
NB : Le marché est pure de tout élément de monopole chaque fois il y a atomicité, fluidité et
l’homogénéité. Les mécanismes de la concurrence jouent parfaitement et pleinement chaque fois qu’il y
a mobilité, et transparence.

b- La détermination de l’équilibre sur un marché de concurrence pure et parfaite


Il existe deux équilibres fondamentaux, celui du marché et celui de la firme (Entreprise).
b-1 : l’équilibre du marché
Soit le tableau suivant représentant l’offre et la demande dans un marché de CPP
Quantité de la demande Prix Quantité de l’offre
700 64 100
600 66 200
500 68 300
400 70 400
300 72 500
200 74 600
100 76 700
Travail à faire :
1) – Présentez graphiquement les courbes de l’offre et de la demande ;
2) – Mettez en évidence le prix d’équilibre et la quantité optimale ;
3) – Lire le point d’équilibre.
Résumé :
En CPP, l’entreprise est "preneuse de prix" (Price taker), ce qui signifie qu’elle n’a pas d’influence sur le
prix de vente qui est déterminé par le marché :
-Si elle vend au-dessus du prix du marché, les acheteurs s’adresseront à ses concurrents (transparence du
marché et atomicité du marché).
-Si toutes les entreprises vendent leurs biens plus chers que cela ne coûte, les acheteurs auront intérêt à
produire eux-mêmes (libre entrée dans la branche).
Puisque le prix de vente est imposé par le marché, l’entreprise ne peut augmenter son bénéfice qu’en
diminuant son coût de production. La CPP pousse donc les producteurs à être le plus efficace possible, ce
qui permet d’avoir les prix les plus bas.

b-2) - Equilibre au niveau de la firme


L’entreprise détermine son prix en respectant l’équilibre intérieur. En effet, elle doit offrir ses produits à
un prix qui lui permet au moins de couvrir ses charges.
 Etude des coûts et des recettes
 Les coûts Le coût total global = Coût fixe+coût variable
 Le coût total global :

-Le coût fixe (CF) : c’est l’ensemble des charges qui restent stable quelque soit le niveau de production.
Exemple :……………………………………………………………………………………………………………………..

4
Le coût fixe est une fonction décroissante de la quantité produite, c'est-à-dire le coût fixe unitaire diminue
à chaque fois que la production augmente, puisque l’augmentation de la production implique la
répartition ou l’étalement des charges fixes sur un nombre plus grand d’unités, c’est ce qu’on appelle les
économies d’échelle.
-Le coût variable (CV) : c’est l’ensemble des charges qui varient en fonction du niveau de production.
Exemple :……………………………………………………………………………………………………………………..

 Le coût moyen ou le coût total unitaire : c’est le coût d’une unité produite.

CM ou CTU =CTG/Q

 Le coût marginal : c’est le coût d’une unité de production supplémentaire

Cm =  CTG /Q = (CTG2 – CTG1)/ (Q2 – Q1)

 Les recettes :

-Recette Totale : c’est le chiffre d’affaire

RT = Prix unitaire × Quantité


-Recette Moyenne ou unitaire : c’est le prix unitaire

RU ou RM = RT/ Quantité
-Recette Marginale : c’est la recette procurée par la vente d’une unité supplémentaire

Rm =  RT /Q
-Résultat ou profil total : c’est la différence entre les recettes totale et le coût global total.

Profit total = RT- CTG

 Exemple :
Soit l’évolution de la production et des coûts des tables dans une entreprise de menuiserie.
Supposons que le prix de vente unitaire sur le marché est de 25 dhs.
Coût Coût Coût Coût Recette Recette
Quantité Coût total Profit
fixe variable moyen marginal Moyenne totale
Q CT total
CF CV CM Cm /unitaire RT
100 1000 1900
200 1000 3800
300 1000 5000
400 1000 7000
500 1000 9500
600 1000 12200
700 1000 15800
800 1000 23000
Travail à faire
1) – Complétez le tableau ;
2) – Déterminez et mettez en évidence, dans le tableau, la quantité optimale de cette firme ;
3) – Représentez graphiquement la droite du prix et les courbes du CM, Cm ;

5
4) – Mettez en évidence sur le graphique la quantité optimale ;
5) - Déterminez la zone du profit global maximum : algébriquement et graphiquement

Synthèse :
La quantité optimale donc à produire correspond graphiquement au point de projection sur l’axe des
quantités de l’intersection de la droite du prix (une constante) et de la courbe du coût marginal.
Pour ce cas d’entreprise, la quantité optimale est 500.
Pour toute quantité supérieure à la quantité optimale, le coût marginal est supérieur au prix de vente
(prix du marché). L’entreprise sera donc perdante lorsqu’elle décidera d’augmenter sa production puisque
chaque unité supplémentaire coûte plus chère que son prix de vente sur le marché.
Pour toute quantité inférieure à la quantité optimale, l’entreprise génère des profits mais elle n’a pas
atteint son profit maximal (le plafond des bénéfices). Elle a intérêt donc à augmenter sa production
puisque chaque unité supplémentaire coûte moins chère que le prix de vente sur le marché.
En résumé :
Le prix du marché déterminé par la loi de l’offre et de la demande constitue une contrainte qui s’impose
à l’entreprise. Celle-ci, et pour maximiser son profit ne peut agir que sur les quantités produites. En effet,
l’entreprise n’a pas intérêt à accroître sa production lorsque le coût de la dernière unité produite est égal
au prix de vente. L’équilibre de la firme est réalisé lorsque :
Coût marginal (Cm)= Prix du marché (RM)

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