Probabilité
Probabilité
Variables aléatoires
1. Variable aléatoire 7
2. Somme de deux variables aléatoires 7
2.1 - Indépendance de deux variables aléatoires 7
2.2 - Espérance mathématique d’une somme de variables aléatoires 7
2.3 - Variance de la somme de variables aléatoires indépendantes 7
2.4 - Somme de varables aléatoires suivant des lois usuelles 7
2.4.1 - Lois normales 7
2.4.2 - Lois de Poisson 7
3. Loi de probabilité – Fonction de répartition 8
3.1 - Cas d’une variable X discrète 8
3.2 - Cas d’une variable X continue 8
4. Espérance, variance, écart-type d’une variable aléatoire 8
Exercices
1. Dénombrements et probabilités simples 16
2. Probabilités conditionnelles 18
Variables aléatoires
i
Les lois de probabilités classiques
1. Loi binômiale 23
2. Loi de Poisson 24
3. Loi normale 25
ii
Probabilités simples
1. Introduction : lien fréquence probabilité
Il a fallu longtemps pour arriver à une définition satisfaisante de la probabilité. Celle en vigueur actuellement a été
publiée en et est due au russe Kolmogorov. Cette définition explicite le lien entre la fréquence d’un événement et
sa probabilité. Elle s’exprime de façon tout à fait rigoureuse (bien sûr), et en français vulgarisé elle dit à peu près ceci :
Plus le nombre d’expérience augmente, et plus il est probable que la fréquence de l’événement A sera proche
de la probabilité de A.
Par exemple, au jeu de Pile ou Face, la probabilité de l’événement obtenir un Pile est 1 2. Cela signifie que plus
le nombre de parties augmente, et plus il est probable que la fréquence d’apparition du Pile soit proche de 1 2.
Dans la pratique, on obtient des schémas où l’on observe une certaine stabilisation de la fréquence avec
l’augmentation du nombre d’expériences.
Par exemple, en voici un issu d’une simulation de 1 000 parties successives.
0.65
0.6
0.55
0.51
0.5
0.49
0.45
50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650 700 750 800 850 900 950
0.4
0.54
0.53
0.52
0.51 0.505
0.5
0.49
0.495
0.48
0.47
5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 45000 50000 55000 60000 65000 70000 75000 80000 85000 90000 95000
0.46
0.45
0.44
0.43
0.42
0.41
0.4
1
Probabilités simples ´
Dans la pratique, cela revient à effectuer une modélisation de la situation par un tirage dans une urne, ramenant le
problème à un simple calcul de dénombrement.
Néammoins, si l’on préfère, on peut utiliser l’ensemble des formules qui suivent.
En fait, la majeure partie des problèmes de Bts se situent sous l’hypothèse d’équiprobabilité (ou alors on s’y ramène,
au moins en pensée, par exemple en numérotant les boules lors d’un tirage dans une urne), et l’une des premières
choses à faire lors d’un exercice (après avoir lu son texte et traduit les hypothèses), consiste à dénombrer le cardinal de
l’univers des possibles.
2
Probabilités simples ´
2. Quel que soit l’événement A, la probabilité de l’événement contraire A est donnée par
p(A) = 1 p(A)
4. Dénombrements
4.1 - Ensemble des n-uplets d’un ensemble
On considère un ensemble E et un entier n
. On appelle n-uplet (ou n-liste ) de E toute liste ordonn ée de n
éléments de E.
Exemple :
Si E est l’ensemble à 3 éléments E = 1 2 3 , alors (1 1 1), (1 2 3) et (3 2 1) par exemple, sont
des triplets, ou 3-listes, de l’ensemble E. Et (2 2) est un couplet, ou 2-liste, de E.
Exemples :
Si E est l’ensemble à 2 éléments E = a b , alors E 3 est l’ensemble
E 2 = (a a); (a b); (b a); (b b)
et E 3 est l’ensemble
E 3 = (a a a); (a a b); (a b a); (a b b); (b a a); (b a b); (b b a); (b b b)
2
La notation désigne l’ensemble des couples (x y) où x et y sont des éléments de .
Anp = n (n 1) (n (n
2) p + 1) avec la convention A0n = 1
p facteurs
On aura ainsi
0! = 1 1! = 1 2! = 2 3! = 6 4! = 24 5! = 120 etc
Avec cette nouvelle notation , on peut écrire le nombre Anp sous la forme suivante :
n!
Anp =
(n p)!
3
Probabilités simples ´
Graphiquement, le calcul des Cnp successifs donne ce que l’on appelle le triangle de Pascal :
p
0 1 2 3 4 5 6 7
n
0 1
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
6 1 6 15 20 15 6 1
7 1 7 21 35 35 21 7 1
.. .. .. .. .. .. .. ..
. 1 . . . . . . . 1
Ainsi C52 = 10 par exemple.
∑ Cnp a p bn
n
(a + b)n = p
p=0
autrement dit :
(a + b)n = Cn0 bn + Cn1 abn 1
+ Cn2 a2 bn 2
+ + Cnn 1 an 1 b + Cnn an
Appliqué à n = 4, la formule du binôme donne :
(a + b)4 = a4 + 4a3 b + 6a2 b2 + 4ab3 + b4
4
Probabilités simples ´
Si l’on effectue p tirages successifs sans remise, il y a Anp issues différentes possibles si l’on tient compte de l’ordre de
sortie, et Cnp issues différentes possibles si l’on ne tient pas compte de cet ordre.
5.2.3 - Tirages simultanés
On se ramène au cas des tirages sans remise. On peut, au choix, considérer ou non que l’ordre a de l’importance, le tout
étant de rester cohérent d’un bout à l’autre de l’exercice : si l’on dénombre l’univers des possibles en tenant compte de
l’ordre, il faut tenir compte de l’ordre jusqu’à la fin de l’exercice ! Moyennant cette précaution élémentaire, les deux
méthodes (ordre ou non) donneront les même résultats en termes de probabilité.
pB (A) =
p(A B)
p(B)
– En raisonnant sur les cardinaux des ensembles plûtot que sur les probabilités, on a
pB (A) =
Card(A B)
Card(B)
On dit que les deux événements A et B sont indépendants si p(A B) = p(A) p(B) (ce qui revient à dire que
pB (A) = p(A)).
5
Probabilités simples ´
n
p(A) = ∑ p(A Bi ) = p(A B1 ) + p(A B2 ) + p(A Bn )
i=1
On en déduit alors, puisque p(A B) = p(A) pA (B) par définition, que si B n’est ni certain ni impossible, alors
6
Probabilités simples ´
Variables aléatoires
1. Variable aléatoire
On considère une expérience aléatoire (c’est à dire dont le résultat dépend du hasard). On note Ω l’univers de cette
expérience (Ω est donc l’ensemble de tous les résultats possibles).
On appelle variable aléatoire toute fonction X de Ω vers .
– En termes plus concrets (mais en faisant des abus de language), on peut considérer qu’une
variable aléatoire X est une variable dont le contenu dépend du résultat d’une expérience aléatoire donnée.
On appelle image de Ω par X, et on note X(Ω), l’ensemble des valeurs réelles pouvant être prises par X.
Si l’image de Ω par X est un intervalle ou une réunion d’intervalles, on dit que la variable X est continue. Dans le cas
contraire, on dit qu’elle est discrète.
Exemples
On considère l’expérience aléatoire consistant à choisir un individu français au hasard, et à
comptabiliser le nombre X de minutes qu’il a passé devant la télévision la semaine précédente.
Ici, l’univers des possibles est constitué de tous les individus français, et la variable aléatoire X est
continue. L’image de Ω par X est l’intervalle [0 7 24 60]
On considère l’expérience aléatoire consistant à lancer un dé à 6 faces et à observer le nombre X
sur la face supérieure du dé. Ici, l’ensemble Ω contient 6 événements élémentaires, et l’image de
Ω par X est l’ensemble 1 2 3 4 5 6 . La variable aléatoire X ainsi définie est discrète.
Soit X la variable aléatoire mesurant le nombre de lancers nécessaires, au jeu de Pile ou Face, pour
obtenir Face pour la première fois, en supposant qu’à chaque lancer, Pile et Face sont équiprobables.
Alors X peut prendre n’importe quelle valeur entiére positive. L’événement (X = k) correspond
à : obtenir Pile à chacun des (k 1) premiers lancers, et Face au k-ième lancer . Dans ce
cas, la variable X peut prendre une infinité de valeurs différentes. On dit que X est discrète et
dénombrable.
V (X + Y ) = V (X) + V (Y )
7
Probabilités simples ´
Si X1 et X2 sont deux variables aléatoires indépendantes suivant les lois normales respectives N (m1 σ1 ) et N (m2 σ2 ),
alors la variable X1 + X2 suit la loi normale de moyenne m1 + m2 et d’écart-type σ21 + σ22 .
2.4.2 - Lois de Poisson
Si X1 et X2 sont deux variables aléatoires indépendantes suivant les lois de Poisson respectives P (λ1 ) et P (λ2 ), alors
la variable aléatoire X1 + X2 suit la loi de Poisson P (λ1 + λ2 ).
f (k) = p(X = k) où p(X = k) désigne la probabilité que X soit égale au réel k
F(x) = p(X
x)
On remarque que la fonction de répartition F est croissante (au sens large) sur .
f (k) = p(X = k) où p(X = k) désigne la probabilité que X soit égale au réel k
x
F(x) = ( f (t)) dt
0
(Si X prend des valeurs négatives, on adapte cette définition par l’exemple.)
On remarque que là encore, la fonction de répartition F est croissante (au sens large) sur .
On a alors la propriété remarquable suivante, pour tous a et b tels que b a 0 :
p(a
X
b) = F(b) F(a) =
b
f (t) dt
a
8
Probabilités simples
n
E(X) = ∑ pi xi
i=1
Si X est une variable aléatoire continue, alors l’espérance mathématique, notée E(X), de la variable aléatoire X
est le nombre défini par
+∞
E(X) = x f (x) dx
σ(X) = V (X)
On a alors la propriété
V (X) = E X 2
[E(X)]2
qui implique en particulier, pour tout réel a et b,
9
Probabilités simples
0.1
0.05
-5 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55
25
35
1 1
p(X = 25) = 25
C60 0 045
2 2
1 6. On considère l’épreuve qui consiste à lancer 60 fois de suite le dé, en notant à chaque fois le
numéro obtenu.
On considère maintenant 2 variables aléatoires distinctes :
10
Probabilités simples
On note X la variable aléatoire qui à chaque épreuve de 60 lancers associe le nombre de fois où
l’on a obtenu le numéro , et on note Y la variable aléatoire qui à chaque épreuve de 60 lancers
Ces 2 variables sont évidemment liées : quel que soit la série de 60 lancers, on aura X + Y = 60.
Que ce soit du point de vue de la variable X ou de celui de la variable Y , l’expérience consistant à
lancer une fois le dé est indépendante des autres expériences, et ne comporte que 2 issues possibles
(on obtient le 6 ou pas, le succès du point de vue de X étant l’échec du point de vue de Y et
réciproquement).
On en déduit que la variable X suit la loi binômiale B (60; 1 6) alors que la variable Y suit la loi
binômiale B (60; 5 6).
Les représentations graphiques de ces lois sont données ci-dessous :
0.1 0.1
0.05 0.05
-5 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 -5 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55
10
50
10
50
1 1 60! 1 5
p(X = 10) = 10
C60 1 =
6 6 10!50! 6 6
60 59 51 550
= 60 0 137
10 9 2 1 6
La probabilité d’obtenir 50 fois un autre numéro que le numéro sur les 60 lancers est :
50
10
50
10
5 5 60! 5 1
50
p(Y = 50) = C60 1 =
6 6 50!10! 6 6
60 59 51 550
= 60 0 137
10 9 2 1 6
Ces deux probabilités sont bien sûr égales puisque, comme X + Y = 60, on a Y = 60 X et donc
1 5
E(X) = 60 = 10 et E(Y ) = 60 = 50
6 6
11
Probabilités simples
2. Loi de Poisson
On dit qu’une variable aléatoire dénombrable X, à valeurs dans , suit une loi de Poisson de paramètre λ (λ
0),
si et seulement si, pour tout entier naturel k,
λk
p(X = k) = e λ
k!
On note P (λ) cette loi, et on montre alors que son espérance, sa variance et son écart-type vérifient
Dans la pratique, si n est grand , p voisin de 0 et np pas trop grand , on considère en général la loi de Poisson
de paramètre np comme une bonne approximation de la loi binômiale. Plus précisément, si n 50, p 0 01 et
np 10, alors on considère que la loi B (n p) est proche de la loi P (np), ce qui permet d’utiliser la loi de Poisson
(à un seul paramètre) plutôt que la loi binômiale (à deux paramètres). Les calculs s’en trouvent alors singulièrement
simplifiés
On retiendra que, sous certaines conditions, on peut approcher une loi binômiale par une loi de Poisson
ayant la même espérance.
0.1
0.05
-5 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55
f (x) =
1
e 2 ( σ )
1 x m 2 où σ 0 et m
σ 2π
1
1 1 x m 1
1 x m 2
On a f (x) = 2 , du signe opposé à (x m). d’où le tableau de variations :
σ 2π 2 σ σ
x ∞ m +∞
f (x) + 0
1
σ 2π
f (x)
0 0
12
Probabilités simples
et la courbe
-1 O 1 m 2
Théorème
X m
Si une variable aléatoire X suit la loi normale N (m σ), alors la variable aléatoire T = suit
σ
la loi normale centrée réduite N (0 1).
f (t) =
1
e
t2
2 et P(T
t) = Π(t) =
t
f (t) dt
2π ∞
E(T ) = 0 V (T ) = 1 σ(T ) = 1
P (T 6 t) = Π(t)
Π(t)
O t
loi normale N (0 1)
Pour calculer la probabilité d’un événement concernant une variable aléatoire T suivant la loi normale N (0 1), on
utilise en général la table du formulaire et les deux propriétés suivantes :
cette courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées,
l’aire totale comprise entre la courbe et l’axe des abscisses est égale à 1.
13
Probabilités simples
Exemples :
1. Calcul de P(T
1 67) = Π(1 67)
O 1, 67
a table donne directement le résultat. Il suffit de trouver les deux premiers chiffres de t
dans la colonne, soit 1 6 : le troisième chiffre de t est indiqué dans la première ligne, soit
0 07. La réponse est donnée à l’intersection de la ligne correspondant à 1 6 et de la colonne
correspondant à 0 07, soit P(T 1 67) = 0 952 5.
t 0 00 0 01 0 07
O 1, 25
Or Π(1 25) = P(T 1 25) et P(T = 1 25) = 0 puisque T est une variable aléatoire
continue, d’où :
14
Probabilités simples
3. Calcul de P(T
1 67).
−1, 67 O
On a
P(T
1 67) = Π( 1 67)
= P(T 1 67) vu la symétrie de la courbe
=1 Π(1 67)
=1 0 952 5
= 0 047 5
4. Calcul de P((t1
T
t2 ).
O t1 t2
On a bien évidemment
P(t1
T
t2 ) = Π(t2 ) Π(t1 )
P (−t 6 T 6 t) = 2Π(t) − 1
−t O t
P( t
T
t) = Π(t) Π( t)
= 2 [Π(t) Π(0)] vu la symétrie de la courbe
Or Π(0) = 1 2, d’où
P( t
T
t) = 2Π(t) 1
15
Probabilités simples
Par exemple
2 2
P T 0 5 P( 1 T 1) 0 68 P( 2 T 2) 0 95
3 3
P( 2 6 T 2 6) 0 99 P( 3 T 3) 0 997
a m X m b m
=P
σ σ σ
a m b m
=P T
σ σ
m −(2σ/3) m +(2σ/3)
m −3σ m −2σ m−σ m m+σ m +2σ m +3σ
0, 5
0, 68
0, 95
0, 997
16
Probabilités simples
0.1
0.05
-4 -2 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28
17
Probabilités simples
Exercices
Un dé a été truqué de telle sorte que la probabilité de sortie du 6 soit la triple de celle de sortie du 1. Les numéros
1 2 3 4 5 ayant la même probabilité de sortie.
a ) Calculer la probabilité de sortie de chaque numéro.
b ) Calculer la probabilité de l’événement A : obtenir un numéro pair .
Une usine fabrique des pièces pour l’horlogerie. Une pièce peut être défectueuse à cause d’au moins l’un de deux
défauts appelés a et b. On considère un lot de 10 000 pièces dans lequel 2 % des pièces présentent le défaut a, 8 %
présentent le défaut b, et 0 16 % présentent simultanément les défauts a et b.
1. Faire un diagramme ensembliste (les patatoı̈des ) pour représenter la situation, et déterminer le pourcentage
de pièces qui n’ont aucun défaut.
2. Dans le tableau ci-dessous, A (resp. B) est l’ensemble des pièces ne présentant pas le défaut A (resp. B). Reproduire
puis compléter ce tableau.
A A Total
B
B
Total 10 000
3. On choisit au hasard une pièce dans ce lot de 10 000. Toutes les pièces ont la même probabilité d’être choisies.
Déterminer la probabilité de chacun des événements suivants :
a ) E1 : La pièce choisie présente l’un au moins des deux défauts ;
b ) E2 : La pièce choisie présente un défaut et un seul ;
c ) E3 : La pièce choisie ne présente aucun défaut .
Dans une usine, la mise au point d’un matériel électronique nécessite l’exécution de trois tâches consécutives, notées
A, B et C. Un gestionnaire de l’entreprise a relevé sur une longue période les durées nécessaires pour effectuer chacune
des trois tâches.
Pour A, une heure ou deux heures; pour B, quatre heures, cinq heures ou six heures; pour C, deux ou trois heures.
On admet que, pour chacune des tâches A, B, C, la durée d’exécution ne peut pas prendre à l’avenir d’autres valeurs
que celles qui ont été données ci-dessus.
Dans ce qui suit, on appelle mise au point un triplet (a b c) de trois nombres donnant dans l’ordre (t âche A, tâche
B, tâche C) les durées d’exécution des trois tâches.
1. À l’aide d’un arbre, donner toutes les mise au point possibles.
2. Chaque mise au point définit un événement élémentaire. L’observation sur une longue période conduit à
admettre que tous les événements élémentaires sont équiprobables.
Déterminer la probabilité des événements suivants :
a ) E1 : La mise au point dure huit heures ;
b ) E2 : La mise au point dure au plus neuf heures ;
c ) E3 : La mise au point dure strictement plus de neuf heures .
18
Probabilités simples
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Exercice 5 : Le tiercé
Il y a vingt chevaux au départ du prix d’Australie, la grande course pour le tiercé de dimanche prochain. Seule nous
intéresse l’arrivée des trois premiers chevaux.
Gagner le tiercé dans l’ordre consiste à trouver le nom et l’ordre d’arrivée des trois premiers. Gagner le tiercé dans
le désordre consiste, seulement, à trouver le nom des trois premiers.
En jouant trois numéros, quelle est la probabilité de gagner dans l’ordre ? dans le désordre ?
Une urne contient 12 boules blanches et 8 boules rouges. On effectue des tirages dans cette urne, chacune des 20 boules
ayant la même probabilité d’être tirée.
1. Tirages successifs avec remise : On tire successivement 3 boules, la boule tirée étant remise dans l’urne après
chaque tirage. Quelle est la probabilité d’obtenir :
a ) 2 boules blanches et une boule rouge, dans cet ordre ?
b ) 2 boules blanches et une boule rouge dans un ordre quelconque ?
c ) au moins une rouge?
2. Tirages successifs sans remise : Reprendre les questions précédentes, mais en supposant cette fois que l’on
tire successivement 3 boules, la boule tirée n’étant pas remise dans l’urne après chaque tirage.
3. Tirages simultanés : On tire simultanément 3 boules. Quelle est la probabilité d’obtenir :
a ) 2 boules blanches et une boule rouge ?
b ) au moins une rouge ?
19
Probabilités simples
2. Probabilités conditionnelles
3. Un jour donné, on choisit au hasard une pièce parmi la production des deux machines. On admet que l’on est dans
une situation d’équiprobabilité.
On considère les événements suivants :
A : La pièce choisie provient de la machine MA
B : La pièce choisie provient de la machine MB
D : La pièce choisie est défectueuse
D : La pièce choisie n’est pas défectueuse
Calculer la probabilité des événements suivants :
A B D D A D B D
4. On note pD (A) la probabilité de l’événement A sachant D , autrement dit la probabilité que la pièce choisie
provienne de la machine MA , sachant que cette pièce est défectueuse.
a ) Déterminer les probabilités pD (A) et pD (B).
b ) À l’aide des questions précédentes, vérifier que l’on a bien
Dans une imprimerie, la fabrication journalière d’un quotidien conduit à deux défauts de fabrication :
– le défaut D : présence de taches d’encre sur la dernière page du journal ;
– le défaut A : présence de taches d’encre sur la page des offres d’emplois .
La probabilité qu’un journal, pris au hasard dans la fabrication, présente le défaut D est 0 0045.
La probabilité qu’un journal, pris au hasard dans la fabrication, présente le défaut A est 0 0025.
La probabilité qu’un journal, pris au hasrd dans la fabrication, présente le défaut D sachant qu’il présente le défaut A
est 0 8.
On choisit un journal au hasard dans la fabrication.
1. Calculer la probabilité qu’il présente les deux défauts.
2. Calculer la probabilité qu’il présente le défaut A sachant qu’il présente le défaut D.
3. Calculer la probabilité qu’il présente au moins un défaut.
20
Probabilités simples
Le sang humain est classé en quatre groupes distincts : A, B, AB et O. Sur une population P, les groupes sanguins se
répartissent de la façon suivante :
A B AB O
41% 10% 4% 45%
D’autre part, le sang peut posséder le facteur Rhésus : si le sang d’un individu présente ce facteur, il est dit de Rhésus
positif (noté Rh+ ), s’il ne possède pas ce facteur il est dit de Rhésus négatif (noté Rh ).
Dans la population P, la proportion d’individus possédant ou non le facteur Rhésus se répartit de la façon suivante :
Groupe A B AB O
Rh+ 84% 81% 85% 80%
Rh 16% 19% 15% 20%
Ainsi, la probabilité que le sang d’un individu tiré au hasard soit de Rhésus positif sachant que son groupe est A vaut
p(Rh+ A) = 0 84.
Les valeurs approchées des résultats numériques finaux seront donnés au centième le plus proche.
Un individu ayant le groupe O et de Rhésus positif est appelé un donneur universel.
1. Montrer que la probabilité qu’un individu pris au hasard dans la population P soit un donneur universel est 0 36.
2. Montrer que la probabilité qu’un individu pris au hasard dans la population P ait un sang Rh + est 0 82.
21
Probabilités simples ´
1. Déterminer
p(B A) p(B A) p(B A)
2. Calculer
a ) la probabilité qu’un comprimé soit refusé,
b ) la probabilité qu’un comprimé soit conforme, sachant qu’il est refusé.
Exercice 14 : Productique
Trois machines M1 , M2 et M3 produisent le même type de tiges d’acier.
Les productions journalières de M1 , M2 et M3 sont respectivement n1 = 2 200, n2 = 2 100 et n3 = 1 700.
La probabilité qu’une tige tirée au hasard parmi la production d’une même machine soit défectueuse est p1 = 0 06
pour M1 , p2 = 0 08 pour M2 , et p3 = 0 07 pour M3 .
1. Récapituler la situation journalière dans un tableau.
2. On choisit une tige au hasard dans la production d’une journée. Tous les tirages sont équiprobables. Calculer la
probabilité à 10 3 près de chacun des événements suivants :
a ) la tige choisie est défectueuse et provient de M1 ,
b ) la tige choisie est défectueuse et provient de M2 ,
c ) la tige choisie est défectueuse et provient de M3 ,
d ) la tige choisie provient de M1 , sachant qu’elle est défectueuse .
p(E) = 0 02 et p(C) = 0 1
22
Probabilités simples ´
Variables aléatoires
Exercice 18 : Dans une urne
Dans cet exercice, les tirages sont équiprobables.
Une urne contient quatre boules noires et quatres boules blanches. On tire simultan ément quatre boules de l’urne.
Soit X la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de boules noires tirées.
Déterminer la loi de probabilité de X, son espérance mathématique et la valeur approchée arrondie à 10 2
près de son
écart-type.
Exercice 19 : Urne et loi binômiale
Dans une urne, il y a 10 boules blanches et 18 boules rouges indiscernables au toucher. On consid ère l’épreuve qui
consiste à extraire au hasard, l’une après l’autre et sans remise, deux boules de l’urne. On est dans une situation
d’équiprobabillité. On donnera, pour chaque résultat, la valeur exacte et une valeur approchée à 10 2 près.
1. Déterminer la probabilité de l’événement E : La première boule tirée est blanche .
2. On répète cinq fois de suite l’expérience précédente. Après chaque épreuve, les deux boules tirées sont remises
dans l’urne. Les cinq épreuves élémentaires précédentes sont donc indépendantes.
Soit X la variable aléatoire qui, à chaque partie de cinq épreuves, associe le nombre de fois que se produit
l’événement E.
Déterminer la loi de probabilité de X.
23
Probabilités simples ´
nombre xi
0 1 2 3 4 5 6
de pièces vendues
P(X = xi ) 0 10 0 16 0 25 0 30 0 13 0 05 0 01
Exercice 21 : La loterie
Une partie de loterie consiste à lâcher une bille dans un appareil qui comporte six portes de sortie, numérotées de 1 à 6.
Soit X la variable aléatoire qui à chaque partie associe le numéro de la porte de sortie franchie. Sa loi de probabilité
est définie par le tableau suivant :
i 1 2 3 4 5 6
P(X = xi ) 1 32 5 32 10 32 10 32 5 32 1 32
La règle du jeu est la suivante : un joueur mise 2 francs; il reçoit 12 francs si la bille franchit les portes 1 ou 6, 2 francs
si elle franchit les portes 3 ou 4. Les portes 2 et 5 ne rapportent rien.
Le gain d’un joueur est la différence entre ce qu’il reçoit à l’issue de la partie et sa mise. Le gain peut donc être
éventuellement un nombre négatif ou nul.
Soit Y la variable aléatoire qui à chaque partie effectuée par un joueur donné associe le gain.
1. Quelles sont les valeurs possibles de Y ?
2. Déterminer la loi de probabilité de Y .
3. Un jeu est équitable si l’espérance de gain est nulle. Ce jeu est-il équitable ?
b ) Toujours avec n = 10, déterminer l’espérance mathématique E(X) et l’écart-type σ(X) de la variable aléatoire
X.
24
Probabilités simples ´
Dans tout cet exercice, et sauf indication contraire, les résultats seront donné à 10 4
près.
Une usine produit des articles dont 5% présentent des défauts.
En vue du contrôle de qualité, on constitue un échantillon de 120 articles choisis au hasard dans la production. La
production est assez importante pour que l’on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise de 120 articles.
On désigne par X la variable aléatoire qui, à tout échantillon de 120 articles, associe le nombre d’articles défectueux.
1. Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire X. (Justifier.)
2. Déterminer la probabilité pour que l’échantillon ne contienne aucun article défectueux.
3. Déterminer la probabilité pour que l’ échantillon contienne au plus un article défectueux.
4. Déterminer la probabilité pour que l’échantillon contienne au moins deux articles défectueux.
2. Loi de Poisson
Exercice 27 : Loi de Poisson
Soit X une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre 4. Déterminer la probabilité d’avoir 7
X
9.
Soit X une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson. Déterminer à 10 2
près le paramètre λ sachant que P(X =
0) = 0 3.
(Indication : Utiliser la définition de la loi de Poisson.)
25
Probabilités simples
Soit X une variable aléatoire qui suit une loi de Poisson de paramètre 7. Déterminer la plus petite valeur de k vérifiant
P(X k) 0 80.
Dans tout cet exercice, et sauf indication contraire, les résultats seront donné à 10 4
près.
Une usine produit des articles dont 5% présentent des défauts.
En vue du contrôle de qualité, on constitue un échantillon de 120 articles choisis au hasard dans la production. La
production est assez importante pour que l’on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise de 120 articles.
On désigne par X la variable aléatoire qui, à tout échantillon de 120 articles, associe le nombre d’articles défectueux.
1. a ) Déterminer la loi suivie par la variable aléatoire X. (Justifier.)
b ) Déterminer la probabilité pour que l’échantillon ne contienne aucun article défectueux.
c ) Déterminer la probabilité pour que l’ échantillon contienne au plus un article défectueux.
d ) Déterminer la probabilité pour que l’échantillon contienne au moins deux articles défectueux.
2. On admet qu’on peut approcher la loi précédente par une loi de Poisson.
a ) Expliquer pourquoi le paramètre de cette loi est 6.
b ) Déterminer dans ce cas la probabilité que l’échantillon contienne au moins un article défectueux.
c ) Déterminer dans ce cas la probabilité que l’échantillon contienne au plus trois articles défectueux. (On
donnera le résultat à 10 3 près.)
26
Probabilités simples
3. Loi normale
Exercice 34 : Loi normale centrée réduite
La variable aléatoire X suit la loi normale N (0 1). Déterminer :
a) p(X
0 85).
b) p(X 0 85).
c) p(X 0 85).
d)
p( 1 96 X 1 96).
e) p(X 1 96).
c) p(X 0 85).
d)
p( 1 96 X 1 96).
e) p(X 1 96).
a) p(X
28) c) p(X 12) e) p(12
X
28)
27
Probabilités simples
1. statistiques : Donner des valeurs approchées à 10 3 près de la moyenne m et de l’écart-type σ de cet échantillon.
2. probabilités : À chaque production obtenue après avoir rajouté du SO2 , on associe la concentration en SO2
libre. On définit ainsi une variable aléatoire X. On admet que X suit la loi normale de moyenne 20 5 mg.L 1 et
d’écart-type 0 2 mg.L 1 .
On estime que le vin est impropre à la consommation si la concentration en SO2 libre est supérieure ou égale à
20 9 mg.L 1 .
Sous ces hypothéses, quel est, a 1% près, le pourcentage de bouteilles impropres à la consommation ?
28
Probabilités simples
Le calibrage consiste alors à faire passer le sucre au travers d’une série de tamis emboı̂tés les uns sur les autres et posés
sur un fond.
Sucre
tamis 1
tamis 2
tamis 3
Fond
On admettra que la variable aléatoire X prenant pour valeur la taille des cristaux de sucre suit une loi normale N (m σ).
Dans le cadre de cet exercice on supposera qu’on dispose de 3 tamis dont voici les ouvertures de mailles en mm :
Tamis n 1 : ouverture 0 8 mm;
Tamis n 2 : ouverture 0 5 mm;
Tamis n 3 : ouverture 0 2 mm.
Les cristaux de sucre dont la taille est inférieure à 0 2 mm se retrouvent dans le fond à la fin du calibrage.
1. Compléter le tableau suivant :
Tamis n 3
X
Fond X 0 2
2. On verse 1 800 g de sucre dont la taille des cristaux X suit la loi normale de moyenne m = 0 58 mm et d’écart-type
σ = 0 2 mm.
a ) Calculer la probabilité de l’événement : [X 0 2] et la probabilité de l’événement [0 5 X 0 8].
b ) Estimer la masse de sucre récupéré d’une part dans le fond et d’autre part dans le tamis n 2.
3. On constate maintenant que m = 0 65 mm etque 40% de la quantité de sucre initialement versé se retrouve dans
le tamis n 2. Quelle est alors la valeurs de l’écart-type σ de la variable aléatoire X ?
29
Probabilités simples
Quelle est alors la probabilité pour qu’une plaque coupée dans l’atelier soit rejetée ?
b ) On veut que la probabilité de rejet d’une plaque reste inférieur à 05. Quel nombre maximum de plaques
peut-on couper avec la machine B, sachant que A coupe 500 plaques par jour ?
A x y B
1. Les différentes valeurs prises par la cote x permettent de définir une variable aléatoire X suivant une loi normale
de moyenne 20, d’écart-type 0 04.
a ) Déterminer la probabilité pour qu’une pièce de type A soit acceptable sachant que sa cote x doit être comprise
dans l’intervalle [19 92 ; 20 08].
b ) On suppose maintenant que la proportion de pièces défectueuses de type A réalisées est 0 05. On prélève des
échantillons de 100 pièces. Soit T la variable aléatoire prenant pour valeurs le nombre de pièces défectueuses
d’un échantillon.
Quelle est la loi de probabilité de T ? On admettra qu’on peut l’assimiler à une loi de Poisson dont on
donnera le paramètre.
Déterminer la probabilité de l’événement : T 4
2. Les différentes valeurs prises par la cote y permettent de définir une variable aléatoire Y suivant une loi normale
de moyenne 20 1 et d’écart-type 0 03. On suppose d’autre part que les pièces de type A et B peuvent s’assembler
si le jeu entre les cotes, y x, est au moins égal à 0 01.
On rappelle que si X et Y sont des varables aléatoires suivant des lois normales de moyennes mx et my , de variances
Vx et Vy , alors Y X suit une loi normale de moyenne my mx et de variance Vx + Vy .
a ) Déterminer la moyenne et l’écart-type de la variable Y X.
b ) Quelle est la probabilité qu’une pièce de type A prise au hasard puisse être introduite dans une pièce de type
B également prise au hasard ?
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