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Trade Protocol

Le Protocole sur les règles d'origine des produits échangés entre les États membres de la Commission de l'Océan Indien définit les critères d'origine pour les marchandises afin de favoriser l'intégration régionale en réduisant les droits de douane. Les marchandises sont considérées comme originaires si elles sont entièrement produites ou subissent une transformation substantielle dans les États membres, avec des conditions spécifiques sur la valeur ajoutée. Ce protocole établit également des définitions clés, des critères de qualification et des exceptions concernant les opérations qui ne confèrent pas d'origine aux produits.

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Le Protocole sur les règles d'origine des produits échangés entre les États membres de la Commission de l'Océan Indien définit les critères d'origine pour les marchandises afin de favoriser l'intégration régionale en réduisant les droits de douane. Les marchandises sont considérées comme originaires si elles sont entièrement produites ou subissent une transformation substantielle dans les États membres, avec des conditions spécifiques sur la valeur ajoutée. Ce protocole établit également des définitions clés, des critères de qualification et des exceptions concernant les opérations qui ne confèrent pas d'origine aux produits.

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COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN

Protocole sur les règles d’origine

des produits échangés entre les Etats membres

de la Commission de l’Océan Indien

XVIème session du Conseil de la COI


Saint-Denis de la Réunion
2 décembre 1999
PREAMBULE

Le Conseil de la Commission de l’Océan Indien :

Vu l’Accord Général de Coopération entre les Etats membres de la Commission de l’Océan Indien,
dit Accord de Victoria, du 10 janvier 1984;
Vu le protocole additionnel à l’Accord de Victoria du 14 avril 1989;
Vu la convention de financement (modifiée) n°5547/REG(RIN) du programme régional intégré de
développement des échanges, en date du 19 janvier 1996; passée entre la Commission des
Communautés Européennes et les pays membres de la Commission de l’Océan Indien;
Vu le Programme Indicatif Régional du 8ème FED, signé le 29 avril 1997;
Convaincues que le renforcement de l’intégration régionale passe par la réduction puis l’élimination
des droits de douane et autres taxes d’effet équivalent perçus sur les importations en provenance des
Etats membres de la COI;
Considérant que le traitement tarifaire préférentiel s’opère sur la base de règles d’origine définies
d’un commun accord;
Est, par la présente, convenu de ce qui suit:

ARTICLE 1
Interprétation
Dans le présent Protocole, l’on entend par:
Comité : le Comité des Officiers Permanents de Liaison de la COI, créé en vertu de l’Article 2 du
Protocole Additionnel à l’Accord Général de Coopération entre les Etats de la Commission de
l’Océan Indien.
Conseil : le Conseil de la COI, institué en vertu de l’Article 2 du Protocole Additionnel à l’Accord
Général de Coopération entre les Etats de la Commission de l’Océan Indien.
Coût départ usine : la valeur de l’ensemble des facteurs de production nécessaires pour fabriquer
un produit donné.
Etat membre : un Etat membre de la COI, sauf l’île de la Réunion.
Matériaux : les matières premières, les produits semi-finis, les produits, les ingrédients, les pièces
et les éléments utilisés pour la production des marchandises.
Producteur : une entreprise minière, manufacturière ou agricole ou tout autre planteur ou artisan
individuel qui produit des marchandises pour l’exportation.
Produit et procédé de production : l’application de toute opération ou tout procédé à l’exception de
toute opération ou tout procédé définis à l’Article 5 du présent Protocole.
Protocole : le Protocole sur les règles d’origine des produits échangés entre les Etats membres de la
COI.
Secrétaire Général : le Secrétaire Général de la COI, en vertu des Articles 1 et 2 du Protocole
Additionnel à l’Accord Général de Coopération entre les Etats de la Commission de l’Océan Indien.

Page 1
Valeur ajoutée : la différence entre le coût départ usine du produit fini et la valeur c.a.f des
matériaux non originaires des Etats membres de la COI au sens du présent Protocole et utilisés dans
la production.
Navire d’un pays membre : est considéré comme un navire d’un Etat membre, un navire
immatriculé dans un Etat membre et qui satisfait à l’une au moins des conditions suivantes:
a) au moins 25 p.100 des officiers du navire sont des ressortissants de l’Etat membre; ou
b) au moins 25 p.100 de l’équipage du navire sont des ressortissants de l’Etat membre; ou
c) des ressortissants de l’Etat membre ou des institutions, agences, entreprises ou sociétés de
l’Etat membre en question détiennent une participation au moins majoritaire et la majorité
des souscriptions au capital-actions en ce qui concerne le navire.
Transport direct : est considéré comme transport direct d’un Etat membre à un autre Etat membre
de la COI, le transport sans emprunt d’un territoire tiers; si, pour des raisons de nécessité
géographique ou de transport, les produits transitent par un territoire tiers, ils ne doivent pas y avoir
subi d’autres opérations que le déchargement et le rechargement.

ARTICLE 2
Règles d’origine applicables aux marchandises provenant
des pays membres de la Commission de l’Océan Indien
1. Des marchandises sont considérées comme originaires d’un Etat membre si elles sont livrées
directement d’un Etat membre à un destinataire dans un autre Etat membre et :
a) elles ont été entièrement produites selon les définitions de l’Article 3 du présent Protocole;
b) elles ont été produites entièrement ou partiellement dans les Etats membres à partir de
matériaux non originaires des Etats membres de la COI au sens du présent Protocole ou
d’origine indéterminée, en utilisant un processus de production qui effectue une transformation
considérable de ces matériaux telle que:
i) la valeur c.a.f. de ces matériaux ne dépasse pas 60 p.100 du coût total des matériaux
utilisés pour la production de ces marchandises; ou
ii) la valeur ajoutée résultant du processus de production représente au moins 451 p.100
du coût départ usine des marchandises ;
c) nonobstant les dispositions de l’alinéa b) ii) ci-dessus, elles ont été produites dans les Etats
membres et inscrites sur une liste établie par le Conseil sur proposition du Comité comme étant
des marchandises d’une importance particulière pour le développement économique des Etats
membres, et ne comprennent pas moins de 25 p.100 de la valeur ajoutée.
2. Le Conseil peut déterminer la période pendant laquelle les marchandises inscrites sur la liste
mentionnée à l’alinéa c) du paragraphe 1 du présent Article seront maintenues sur cette liste et
peut amender ladite liste en cas de besoin.
3. Sans préjudice des dispositions de l’alinéa b) ii) du paragraphe 1 du présent Article, le Conseil
peut, sur proposition du Comité, élever ou baisser le pourcentage requis de la valeur ajoutée.
4. Les matières premières ou les produits semi-finis originaires, aux termes des dispositions du
présent Protocole, de l’un quelconque des Etats membres et qui sont travaillés ou traités dans un
ou plusieurs Etats sont considérés, pour la détermination de l’origine d’un produit fini, comme

1
Le critere de la valeur ajoutée applicable est maintenant de 35% du coût départ usine des marchandises

Page 2
originaires de l’Etat membre où a lieu le processus final de transformation ou de fabrication, au
sens de l’alinéa 7 de l’article 1 du présent Protocole.
5. Pour déterminer le lieu de production des produits et des marchandises provenant de la mer, des
cours d’eau et des lacs, un navire d’un Etat membre est considéré comme faisant partie du
territoire de cet Etat membre. Les produits provenant de la mer, des cours d’eau et des lacs ou
les biens produits en mer ou sur des cours d’eau ou sur des lacs sont considérés comme
originaires du territoire d’un Etat membre, s’ils ont été pêchés ou produits sur un navire de cet
Etat membre et ont été apportés directement sur les territoires des Etats membres.

ARTICLE 3
Marchandises entièrement produites dans les Etats membres
1. Aux fins de l’alinéa a) du paragraphe 1) de l’Article 2 du présent Protocole, les produits ci-
dessous font partie des biens qui sont considérés comme étant entièrement produits dans les
Etats membres :
a) les produits minéraux extraits du sol ou des fonds marins des Etats membres;
b) les produits végétaux récoltés dans les Etats membres;
c) les animaux vivants nés et élevés dans les Etats membres;
d) les produits provenant d’animaux vivants dans les Etats membres;
e) les produits provenant de la chasse ou de la pêche pratiquées dans les Etats membres;
f) les produits extraits de la mer, des cours d’eau et des lacs dans les Etats membres;
g) les produits fabriqués dans une usine d’un Etat membre en utilisant exclusivement les
produits mentionnés à l’alinéa f) ci-dessus;
h) les articles usagés servant uniquement à la récupération des matières premières, à condition
que ces articles aient été obtenus des usagers à l’intérieur des Etats membres;
i) les déchets et les rebuts provenant des activités manufacturières à l’intérieur des Etats
membres;
j) les marchandises produites à l’intérieur des Etats membres et provenant exclusivement ou
principalement de l’une ou des deux sources suivantes:
• les produits mentionnés aux alinéas a) à i) ci-dessus;
• les matériaux ne contenant aucun élément non originaire des Etats membres de la COI ou
d’origine indéterminée.
2. Lors de la détermination de l’origine des marchandises, l’énergie électrique, le combustible,
l’usine, les machines et les outils utilisés pour la production des marchandises sont toujours
considérés comme étant entièrement produits à l’intérieur des pays membres de la COI.

ARTICLE 4
Application des critères relatifs aux pourcentages
des matériaux importés et à la valeur ajoutée
Aux fins des alinéas b) et c) du paragraphe 1 de l’Article 2 du présent Protocole :
a) tout matériau qui répond à la condition définie à l’alinéa a) du paragraphe 1 de l’Article 2 du
présent Protocole est considéré comme ne contenant aucun élément non originaire des Etats
membres de la COI au sens du présent Protocole.
Page 3
b) la valeur de tout matériau non originaire des Etats membres de la COI au sens du présent
protocole est sa valeur c.a.f. acceptée par les autorités douanières lors des formalités de
dédouanement pour la consommation intérieure, ou pour son admission temporaire, lors de la
dernière importation dans l’Etat membre où il a été utilisé comme facteur de production;
c) si la valeur de tout matériau non originaire des Etats membres de la COI au sens du présent
protocole ne peut pas être déterminée conformément à l’alinéa b) du présent Article, sa valeur
est le prix le plus récent payé dans l’Etat membre où le matériau a été utilisé dans un processus
de production, déduction faite des taxes intérieures;
d) si l’origine d’un matériau ne peut pas être déterminée, ce matériau est considéré comme non
originaire des Etats membres de la COI au sens du présent protocole et sa valeur est le prix le
plus récent payé dans l’Etat membre où le matériau a été utilisé dans un processus de
production, déduction faite des taxes intérieures.

ARTICLE 5
Processus ne conférant pas une origine
Nonobstant les dispositions des alinéas b) et c) du paragraphe 1 de l’Article 2 du présent Protocole,
les opérations et les processus suivants sont considérés comme insuffisants pour justifier
l’affirmation selon laquelle les marchandises sont originaires d’un Etat membre :
a) l’emballage, la mise en bouteilles ou en flacons, en sacs, en caisses et en boîtes, la fixation sur
cartons ou sur planches et toute autre simple opération d’emballage;
b)
i) le simple mélange d’ingrédients non originaires des Etats membres de la COI au sens
du présent Protocole;
ii) le simple montage d’éléments et de pièces non originaires des Etats membres de la
COI au sens du présent Protocole, en vue d’obtenir un produit complet;
iii) le simple mélange ou montage, si le coût des ingrédients, des pièces et des éléments
non originaires des Etats membres au sens du présent Protocole et utilisés dans un de
ces processus dépasse 60 p.100 de la valeur c.a.f des ingrédients, des pièces et des
éléments utilisés ou, si cette valeur c.a.f ne peut pas être déterminée, du prix le plus
récent payé dans l’Etat membre d’utilisation, déduction faite des taxes intérieures.
c) les opérations destinées à assurer la bonne conservation des marchandises pendant le transport
et l’entreposage, telles que l’aération, l’étalage, le séchage, la congélation, la conservation en
saumure, dans l’anhydride sulfureux ou toute autre solution aqueuse, l’élimination des éléments
détériorés et autres opérations semblables;
d) les changements d’emballage et la séparation ou l’assemblage des envois;
e) le marquage, l’étiquetage ou l’apposition d’autres signes distinctifs du même genre sur les
produits ou sur leurs emballages;
f) de simples opérations telles que le dépoussiérage, le tamisage ou le filtrage, le triage, le
classement et le regroupement, y compris la formation de groupes de marchandises, le lavage, la
peinture et le découpage;
g) la combinaison de deux opérations ou plus définies aux alinéas a) à f) du présent Article;
h) l’abattage d’animaux.

Page 4
ARTICLE 6
Unité de qualification
1. Chaque article d’un envoi est considéré séparément.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1) du présent Article :
a) lorsque le Système Harmonisé de Codification et de Présentation des Marchandises (SH)
spécifie qu’un groupe, un ensemble ou un assemblage d’articles doit être classé sous une
seule position, ce groupe, cet ensemble ou cet assemblage est considéré comme un seul
article;
les assortiments, au sens de la règle générale 3 du SH, sont considérés comme originaires des
Etats membres à condition que tous les articles entrant dans leur composition soient
originaires ; toutefois, un assortiment composé d’articles originaires et non originaires est
considéré comme originaire dans son ensemble à condition que la valeur des articles non
originaires n’excède pas 15% du coût départ usine de l’assortiment;
b) les outils, les pièces détachées et les accessoires qui sont importés avec un article et dont le
prix est inclus dans celui de l’article ou qui ne font pas l’objet d’une facturation séparée, sont
considérés comme formant un tout avec l’article, à condition qu’ils constituent l’équipement
normal habituellement inclus dans la vente d’articles de ce genre;
c) pour les cas non mentionnés aux alinéas a) et b) du présent paragraphe, les marchandises sont
considérées comme un seul article, si tel est également le cas lors de l’évaluation des droits de
douane effectuée par l’Etat membre importateur sur les articles analogues.
3. Un article non monté ou démonté qui est importé en plusieurs envois, parce qu’il n’est pas
possible pour des raisons de transport ou de production de l’importer en un seul envoi, est
considéré comme un seul article.

ARTICLE 7
Séparation des matériaux
1. Pour les produits ou les industries où il serait irréaliste que le producteur sépare physiquement
des matériaux de même genre, mais d’origine différente, utilisés dans la production des
marchandises, la séparation peut être remplacée par un système de comptabilité approprié qui
garantit que la quantité déclarée de marchandises originaires des Etats membres n’est pas plus
importante que celle qui aurait été déclarée si le producteur avait pu séparer les matériaux.
2. Tout système de comptabilité de ce genre doit être conforme aux conditions fixées par le
Conseil de manière à assurer l’application de mesures de contrôle appropriées.

ARTICLE 8
Traitement applicable aux emballages
1. Si, pour évaluer les droits de douane, un Etat membre traite les marchandises et leur emballage
séparément, il peut également, en ce qui concerne les importations provenant d’un autre Etat
membre, considérer séparément l’origine de l’emballage.
2. Dans les cas où le paragraphe 1 du présent Article n’est pas applicable, l’emballage est
considéré comme formant un tout avec les marchandises et aucun élément de l’emballage
nécessaire au transport ou à l’entreposage n’est considéré comme ayant été importé de pays
autres que les Etats membres lorsque l’on détermine l’origine des marchandises en général.

Page 5
3. Aux fins du paragraphe 2 du présent Article, l’emballage dans lequel les marchandises sont
habituellement vendues au détail n’est pas considéré comme emballage nécessaire au transport
ou à l’entreposage des marchandises.
4. Les conteneurs qui servent uniquement au transport et à l’entreposage temporaire de
marchandises et qui doivent être rendus sont exempts de doits de douane et autres taxes d’effet
équivalent. Les conteneurs qui ne doivent pas être rendus sont considérés comme distincts des
marchandises qu’ils contiennent et donnent lieu au prélèvement de droits de douane et autres
taxes d’effet équivalent.

ARTICLE 9
Preuves de l’origine
1. L’affirmation selon laquelle des marchandises doivent être acceptées comme étant originaires
d’un Etat membre en vertu des dispositions du présent Protocole doit être appuyée au moyen
d’un certificat fourni par l’exportateur ou son représentant autorisé sous la forme définie à
l’Annexe 1 du présent Protocole. Ce certificat est authentifié par l’Autorité Douanière de
chaque Etat membre.
2. Le certificat d’origine doit être rempli par l’exportateur ou son représentant autorisé,
conformément aux instructions figurant au verso du certificat.
3. Si les autorités douanières le jugent utile, l’exportateur ou son représentant autorisé présente,
avec le certificat, toute pièce justificative susceptible d’apporter la preuve que les produits à
exporter sont originaires. Ces pièces justificatives peuvent être notamment les déclarations du
fournisseur, la copie des déclarations en douane relatives aux marchandises importées utilisées
dans la production, les factures adressées à l’importateur, les déclarations détaillant le coût total
des matériaux ou le coût départ usine du produit exporté.
4. Chaque producteur, s’il n’est pas l’exportateur, fournit à l’exportateur en ce qui concerne les
marchandises destinées à l’exportation, une déclaration écrite sous la forme définie à l’Annexe
2 du présent Protocole pour prouver que les marchandises sont bien originaires de l’Etat
membre au sens de l’Article 2 du présent Protocole.
5. Si les marchandises peuvent être considérées comme produits originaires au sens de l’Article 2
du présent Protocole, les autorités douanières de l’Etat membre d’exportation visent le certificat
d’origine.
6. Afin de vérifier si les règles d’origine définies au présent Protocole sont respectées, les autorités
douanières ont la faculté de réclamer toute pièce justificative complémentaire et de procéder à
tout contrôle jugé utile.
Les exportateurs et les producteurs doivent conserver pendant au moins cinq ans les pièces
justificatives du caractère originaire des produits pour lesquels un certificat d’origine a été visé.
7. Il appartient aux autorités douanières de l’Etat membre d’exportation de veiller à ce que le
certificat mentionné au premier paragraphe du présent Article a été dûment rempli.
8. Le certificat d’origine est visé par les autorités douanières lors de l’exportation des produits
auxquels il se rapporte. Les exemplaires des certificats d’origine visés doivent être conservés
par les autorités douanières pendant au moins cinq ans.
9. A titre exceptionnel, le certificat d’origine peut être également visé après l’exportation des
produits auxquels il se rapporte lorsque, par suite d’erreur, d’omission involontaire ou de
circonstance particulière, il n’a pas été visé lors de cette exportation.

Page 6
L’exportateur doit présenter un certificat en indiquant le lieu et la date de l’exportation des
produits et doit attester qu’il n’a pas été délivré de certificat lors de l’exportation. Il doit en
préciser les raisons.
Avant de viser le certificat, les autorités douanières vérifient que les informations contenues
dans le certificat présenté au visa sont conformes à celle du dossier d’exportation correspondant.
Les certificats délivrés a posteriori doivent être revêtus de l’une des mentions suivantes
« délivré a posteriori ou issued retrospectively ».
10. En cas de vol, de perte ou de destruction d’un certificat d’origine, l’exportateur peut demander
aux autorités douanières qui l’ont délivré un duplicata établi sur la base des documents
d’exportation qui sont en leur possession.
Le duplicata ainsi délivré doit être revêtu de l’une des mentions suivantes « Duplicata ou
Duplicate ».
11. En application du paragraphe 3 de l’article 6 du présent Protocole, lorsqu’un article non monté
ou démonté est importé en plusieurs envois, parce qu’il n’est pas possible pour des raisons de
transport ou de production de l’importer en un seul envoi, il est considéré comme un seul article
et un certificat d’origine peut être présenté pour l’article complet lors de l’importation du
premier envoi partiel.

ARTICLE 10
Méthode de coopération administrative
1. Tous les Etats membres déposent auprès du Secrétariat Général les noms des Bureaux des
Douanes autorisés à délivrer les certificats requis en vertu du présent Protocole, les spécimens
des signatures des officiels autorisés à signer les certificats, ainsi que le tampon des sceaux
officiels utilisés à cet effet. Ces renseignements sont transmis à tous les Etats membres par le
Secrétariat Général.
2. L’autorité douanière de l’Etat membre importateur peut demander, à titre de sondage ou en cas
de doute, une confirmation de l’authenticité du certificat ou une vérification supplémentaire des
déclarations contenues dans le certificat. Les formulaires à utiliser sont ceux figurant à l’Annexe
3 et à l’Annexe 4 (A) du présent Protocole.
3. En vue d’assurer une application correcte du présent Protocole, les autorités douanières des
Etats membres se prêtent mutuellement assistance pour le contrôle des certificats d’origine. Les
vérifications supplémentaires doivent être effectués dans un délai de trois mois après la
demande formulée par l’autorité douanière de l’Etat membre importateur.
4. L’Etat membre importateur ne doit pas empêcher l’importateur de prendre livraison des
marchandises uniquement parce qu’une vérification supplémentaire est nécessaire. Il peut
toutefois exiger une garantie pour tout droit ou toute taxe qui pourrait être exigible.
Lorsque les marchandises sont soumises à des interdictions, les conditions de livraison sous
garantie mentionnées ci-dessus ne s’appliquent pas.
5. Les autorités douanières du pays d’exportation fournissent toutes les informations utiles sur les
conditions dans lesquelles le produit a été fabriqué en retournant les formulaires figurant aux
Annexes 3 et 4 du présent Protocole. Les parties B et C du formulaire figurant à l’Annexe 4
doivent être remplies par l’exportateur sur demande des autorités douanières du pays
d’exportation qui utilisent ensuite la partie D de ce formulaire pour certifier la déclaration de
l’exportateur en apposant le cachet et la signature prévus à cet effet.

Page 7
6. Si une réponse à la demande de vérification supplémentaire n’a pas été apportée dans le délai de
3 mois, le Secrétaire Général en est informé. Il en est de même lorsque des contestations n’ont
pu être réglées entre autorités douanières de l’Etat membre d’importation et celles de l’Etat
membre d’exportation ou qu’un problème d’interprétation du présent Protocole est soulevé.
Le Secrétaire Général présente alors un rapport au Conseil.

ARTICLE 11
Violations et sanctions
1. Les Etats membres s’engagent à instituer, si elle n’existe déjà, une législation contenant les
dispositions nécessaires pour les sanctions à prendre contre les personnes qui, dans leur Etat,
fournissent ou seraient à l’origine de la fourniture d’un document qui serait faux en ce qui
concerne les renseignements appuyant l’affirmation faite dans un autre Etat membre selon
laquelle des marchandises doivent être acceptées comme originaires de cet Etat membre.
2. Tout Etat membre qui reçoit une fausse déclaration en ce qui concerne l’origine de
marchandises soumet immédiatement la question à l’attention de l’Etat membre exportateur
d’où provient la fausse déclaration, afin que des mesures appropriées puissent être prises et
qu’un rapport puisse être établi à ce sujet dans un délai raisonnable à l’intention de l’Etat
membre importateur.
3. Un Etat membre qui a, en application des dispositions du paragraphe 2 du présent article, porté
à l’attention d’un Etat membre exportateur l’établissement d’une fausse déclaration peut, s’il
considère qu’aucune mesure satisfaisante n’a été prise à ce sujet par l’Etat membre exportateur,
saisir le Conseil de l’affaire pour que celui-ci prenne les mesures appropriées.
4. Dans le cas de violations répétées des dispositions du présent protocole par un Etat membre, un
autre Etat membre peut en saisir le Conseil qui peut prendre les mesures qu’il juge nécessaires.

ARTICLE 12
Réglementation
Le Conseil peut élaborer des règlements en vue d’une meilleure application des dispositions du
présent Protocole.

ARTICLE 13
Entrée en vigueur
Le présent Protocole est applicable aux produits échangés entre les Etats ayant notifié au Secrétaire
Général leur décision d’appliquer, sous l’égide de la COI, une préférence tarifaire.
Il entre en vigueur entre les Etats concernés à la date à laquelle le traitement préférentiel est effectif.

Page 8
ANNEXES : Documents techniques

ANNEXE 1 : Certificat d’origine

ANNEXE 2 : Déclaration du producteur

ANNEXE 3 : Demande de vérification de l’origine

ANNEXE 4 : Formulaire de demande d’informations complémentaires

Page 9
Annexe 1
Certificat d’origine

1. Exportateur (Nom et adresse commerciale) N° de Référence………………


Exporter (Name and business address) Reference N°..........................

COMMISSION DE L'OCEAN INDIEN


INDIAN OCEAN COMMISSION

CERTIFICAT D'ORIGINE
CERTIFICATE OF ORIGIN
2. Destinataire (Nom et adresse commerciale) 3. Pays dont les produits sont considérés comme originaires
Consignee (Name and Business address) Country from which the products are considered as originating from

4. Renseignements concernant le transport 5. Réservé à l'usage officiel :


Transport details For official use only :

6. Marques et Numéros; Nombre et types 7. Tarif douanier 8. Critère d'origine 9. Poids brut ou 10. Facture N°
d∋emballage, désignation des marchandises N° (voir au verso) autre quantité Invoice N°
Marks and Numbers; Numbers and kind of Origin criterion Gross weight or
packages, Description of goods Customs tariff (see overleaf) other quantity

11. DECLARATION DE L'EXPORTATEUR/ 12.


PRODUCTEUR/FOURNISSEUR *
DECLARATION BY EXPORTER / PRODUCER/ VISA DE LA DOUANE
SUPPLIER* CUSTOMS STAMP
Je, soussigné, déclare que les éléments et La déclaration ci-dessus est certifiée conforme
déclarations ci-dessus sont corrects, et que Declaration certified
toutes les marchandises sont produites à
(pays).……………………………………… Document d'exportation : ……………………………………………………….
conformément aux règles d'origine COI. Export documents

I, the undersigned, hereby declare that the above Bureau de douanes de :…………………………………………………………..
details and statements are correct, that all the Customs office
goods are produced in (country)………….………..
in conformity with the IOC rules of origin Pays de délivrance : ………………………………………………………………
Issuing Country
Lieu, date et signature du déclarant :
Place, date, signature of declarant : A …………………………………...le …………………………
(Cachet - Stamp)

Signature :

* Rayer les mentions inutiles/Please delete the description not applicable

Page 10
INSTRUCTIONS POUR REMPLIR LE FORMULAIRE DU CERTIFICAT D’ORIGINE

(i) Les formules peuvent être remplies par n’importe quel procédé à condition que les mentions soient indélébiles et
lisibles.

(ii) Les ratures et les surcharges ne sont pas permises sur les certificats. Toute modification doit être faite en rayant les
mentions erronées et en ajoutant les corrections nécessaires qui doivent être endossées par les autorités douanières

(iii) Tout espace non utilisé doit être barré pour éviter des adjonctions ultérieures.

(iv) Si cela est justifié par les conditions d’exportation, une ou plusieurs copies peuvent être établies en plus de l’original.

(v) Les lettres suivantes doivent être utilisées aux endroits appropriés (Case 8) pour remplir un certificat:

- “ P ” pour les marchandises produites [ Règles 2.1 (a) ]


- “ M ” pour les marchandises auxquelles s’applique le critère de la proportion de matériaux [Règles 2.1 (b) (i)]
- “ V ” pour les marchandises auxquelles s’applique le critère de la valeur ajoutée [ Règle 2.1 (b) (ii) et (c)]*

INSTRUCTIONS FOR COMPLETIING THE CERTIFICATE OF ORIGIN FORM


(i) The forms may be completed by any process provided that the entries are indelible and legible.

(Ii) Neither erasures nor super-impositions should be allowed on the certificate. Any alterations should be made by striking
out the erroneous entries and making any additions required should be endorsed by the customs authority.

(iii) Any unused spaces should be crossed out to prevent any subsequent addition.

(iv) If warranted by export trade requirements, one or more copies may be drawn up in addition to the original.

(v) The following letter should be used when completing a certificate in the appropriate place (Box 8) :

- “ P ” for goods wholly provided [Rule 2.1 (a)]


- “ M ” for goods to which the materials content criterion applies [Rule 2.1 (b) (i)]
- “ V ” for goods to which the value added criterion applies [Rule 2.1 (b) (ii) and (c)]*

* Il convient également d’indiquer le pourcentage applicable en vertu de l’Article pertinent.


* The relevant percentage applicable under the relevant rule should also be quoted.

N.B.

Toute personne qui présente ou fait présenter sciemment un document sur lequel figure une quelconque information fausse
dans le but d’obtenir un Certificat d’origine ou au cours de vérifications ultérieures d’un tel certificat se rend coupable d’une
infraction et encourt des sanctions.

Any person who knowlingly furnishes or causes to be furnished a document which is untrue in any material particular for the
purpose of obtaining a Certificate of Origin or during the course of any subsequent verification of such Certificate, will be guilty
of an offence and be liable to penalties.

Page 11
Annexe 2

DECLARATION DU PRODUCTEUR

A qui de droit

En vue de bénéficier du traitement préférentiel en vertu des dispositions de l’Article 2 du


Protocole sur les règles d’origine des produits échangés entre les Etats membres de la Commission
de l’Océan Indien:

JE DECLARE PAR LA PRESENTE

(a) que les marchandises énumérées dans la présentation et dont les quantités sont
précisées ci-dessous ont été produites par le(la) présent(e) société / entreprise /
atelier / fournisseur*

(b) qu’il est possible de prouver que les marchandises énumérées ci-dessous sont
conformes aux critères d’origine indiqués dans le Protocole sur les règles d’origine
de la Commission de l’Océan Indien.

Annexe 2

DECLARATION BY THE PRODUCER

To whom it may concern

For the purpose of claiming preferential treatment under the provisions of Rule 2 of the
Protocol on the Rules of Origin for Products to be Traded between the Member states of the Indian
Ocean Commission:

HEREBY DECLARE

(a) that the goods listed here in quantities as specified below have been produced by this
company / enterprise / workshop / supplier*

(b) that evidence is available that the goods listed below comply with the origin criteria
as specified by the Protocol on the Rules of Origin for the Indian Ocean
Commission.

Page 12
COMMISSION DE l’OCEAN INDIEN

Liste des marchandises


List of goods

Désignation commerciale Quantité Critère considéré


Commercial description Quantity Criterion to be claimed

.............................................
(Sceau) Signature du PRODUCTEUR
(Stamp mark) Signature of the PRODUCER

* Biffer les mentions inutiles


Please delete the description not applicable

Page 13
Annexe 3

COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN

FORMULAIRE DE VERIFICATION DE L’ORIGINE

FORM FOR VERIFICATION OF ORIGIN

A DEMANDE DE VERIFICATION adressés à


REQUEST FOR VERIFICATION, to

La vérification de l’authenticité et de l’exactitude du présent certificat a été demandée


Verification of the authenticity and accuracy of this certificate is requested

...................................................................................
(Lieu et date)
(Place and Date)

SCEAU
STAMP

........................................
(Signature)

B RESULTAT DE LA VERIFICATION
RESULT OF THE VERIFICATION

La vérification effectuée montre que le présent certificat *


Verification carried out shows that this certificate*

a été délivré par le bureau des douanes indiqués et que les informations qu’il contient sont
exactes
was issued by the Customs Office and that the information contained therein is accurate.

ne correspond pas aux critères d’authenticité et d’exactitude


does not meet the requirements as to authenticity and accuracy.

...................................................................................
(Lieu et date)
(Place and Date)

SCEAU
STAMP

........................................
(Signature)

* Marquer d’une croix la case appropriée


Insert X in the appropriate box

Page 14
Annexe 4

COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN

DEMANDE D’INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES CONCERNANT LA


VERIFICATION DES PIECES JUSTIFICATIVES D’ORIGINE

Partie A

Détails des marchandises pour lesquelles


des informations complémentaires sont demandées

1. Inscriptions et nombre d’emballage(s) ...................................................................

2. Nombre et type d’emballage(s) et


description des marchandises ainsi que
leur code tarifaire ...................................................................

3. Nom, adresse et pays du destinataire ...................................................................

...................................................................

...................................................................

...................................................................

...................................................................

4. Nom, adresse et pays de l’expéditeur ...................................................................

5. Le numéro de référence et la date de la


facture d’exportation ...................................................................

Page 15
Partie B

Le processus de production effectué, les matériaux utilisés,


les détails du coût, etc.

6. Les processus de production effectués


lors de la production des marchandises ...................................................................

7. Les matériaux non originaires des Etats membres


de la COI utilisés dans la production des
marchandises décrite au point 2 ci-
dessus, leur valeur c.a.f. respectives,
et les codes des tarifs douaniers ...................................................................

8. Matériaux originaires de la COI, utilisés


dans la production des marchandises
décrits au point 2 ci-dessus, leur valeur
c.a.f. respectives, et les codes des tarifs
douaniers ...................................................................

9. Les contenants et autres formes


d’emballages intérieurs ordinairement
vendus avec les marchandises lors de
leur vente au détail ou les matériaux
utilisés dans leur production, leur valeur
c.a.f. et les codes de tarifs douaniers ...................................................................

10. Les taxes d’importations, si c’est le cas,


payées sur les importations des items
7 et 9 ...................................................................

11. Coûts directs de la main d’œuvre et les


frais généraux ...................................................................

12. Le coût départ-usine des marchandises


produits ...................................................................

13. Le coût de l’emballage extérieur ...................................................................

14. La marge de profit sur les marchandises


produits ...................................................................

15. Le prix en gros des marchandises dans


le pays ou il a été produit. ...................................................................

Page 16
Partie C

Déclaration

Je soussigné, .......................................................................................................................
(Nom et capacité du signataire)

de .......................................................................................................................................
(Nom de la société / atelier et adresse)

déclare que les détails et affirmations ci-dessus sont justes et ils sont fournis en connaissance des
prescriptions de l’article 2 du Protocole sur les Règles d’Origine des marchandises entre les Etats
membres de la COI.

........................................................
Signature

.......................................................
Date

Page 17
Partie D

Certification

Ceci certifie que, sur la base des contrôles entrepris, la déclaration faite par l’exportateur est
correcte.

................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
................................................................................................................................................................
........
(Lieu et Date)

.............................................................................................................................................
Signature et sceau de l’Autorité Douanière

Page 18
NOTES

Seules les sections appropriées de la partie B doivent être déclarées.

La quantité unitaire qui est appliquée aux coûts de fabrication doit être mentionnée.

La période durant laquelle la production a eu lieu doit être mentionnée.

Si la valeur des matériaux non originaires des Etats membres de la COI au sens du présent
Protocole ne peut être déterminée, alors la valeur qui doit être inscrite à la partie B (7) est le prix le
plus récent payé dans l’Etat membre où ils ont été utilisées dans le processus de production,
déduction faite des taxes intérieures.

Les “Coûts Directs de la main d’œuvre” se réfèrent à la proportion des coûts des marchandises
produites et représentent les salaires, les revenus et autres honoraires alloués en fonction des
personnes impliquées dans la production des marchandises.

Les “ Frais Généraux ” comprennent les coûts attribuables à l’énergie, les combustibles, l’usine, la
machine, et l’outillage utilisés dans la production aussi bien que les matériaux utilisés dans la
maintenance d’une telle usine, des machines et des outils.

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