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Vérification III DEV

Le document présente un audit du système de contrôle interne général à l'Université de technologie d’Haïti, soulignant son importance dans la gestion des risques et la fiabilité de l'information financière. Il décrit les étapes de préparation de la mission, l'identification des risques, et la formulation de constats et recommandations pour améliorer les procédures internes. Enfin, il aborde la rédaction et la présentation du rapport d'audit, structuré pour faciliter la compréhension des enjeux majeurs par les parties prenantes.

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Vérification III DEV

Le document présente un audit du système de contrôle interne général à l'Université de technologie d’Haïti, soulignant son importance dans la gestion des risques et la fiabilité de l'information financière. Il décrit les étapes de préparation de la mission, l'identification des risques, et la formulation de constats et recommandations pour améliorer les procédures internes. Enfin, il aborde la rédaction et la présentation du rapport d'audit, structuré pour faciliter la compréhension des enjeux majeurs par les parties prenantes.

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Université de technologie d’Haïti (UNITECH)

Faculté des sciences Administratives et Economiques


Promotion 2021-2025
Sujet : Audit du système de contrôle interne général
Cours : Vérification III

Titulaire : Pierre Motler ST JACQUES


Option : Science de la Comptabilité
Niveau : IV
Préparé par : 003
Ernanthe JEAN-JACQUES
Dimitry BENJAMIN
Berline PIERRE LOUIS
Bionaï Losenie PIERRE
Bedline ALEXIS
Dave Wienerson DESRIVIÈRES

LE 27-09-2025
PLAN
I. Introduction
Présentation de l’objectif de l’audit.
Importance du contrôle interne dans la gestion des risques et la fiabilité de l’information
financière.
Délimitation du périmètre : services, processus ou départements concernés.
II. Préparation de la mission
1. Collecte d’informations préliminaires
Organigramme de l’entreprise.
Procédures internes existantes.
Rapports d’audits antérieurs.
2. Identification des risques clés :
Risques opérationnels.
Risques de fraude.
Risques liés au non-respect des procédures.
3. Définition des critères d’évaluation
Normes de contrôle interne (COSO, normes IFAC, etc.).
Bonnes pratiques de gouvernance.
III. Phase de vérification
1. Évaluation des procédures documentées
Vérifier si des manuels ou politiques existent.
Vérifier leur actualité et leur conformité aux pratiques.
2. Tests d’application des contrôles
Sélectionner des échantillons d’opérations.
Vérifier si les procédures sont réellement suivies.
3. Analyse des points faibles
Repérer les défaillances (absence de séparation des tâches, absence de validations, retards, etc.).
Identifier les risques associés.
IV. Formulation des constats et recommandations
1. Constats
Forces du système actuel.
Faiblesses et manquements.
2. Recommandations
Mesures correctives (nouvelles procédures, formation du personnel, renforcement des
validations).
Actions préventives (suivi périodique, audit interne régulier).
V. Rédaction et présentation du rapport d’audit
Structurer le rapport avec :
Résumé exécutif.
Constatations détaillées.
Analyse des risques.
Recommandations pratiques et hiérarchisées.

INTRODUCTION
Suite à de graves malversations dont de grandes sociétés et institutions du monde
entier ont été le théâtre, la gouvernance d’entreprise est devenue un domaine bien diversifié
alliant des considérations internes à d’autres qui lui sont externes. Dans cette optique l’accent a
donc été porté sur des dispositifs tels que le “ système de contrôle interne “ ,dont l’objectif est de
permettre l’atteinte des objectifs fixés par le biais d’une saine gestion orientée vers l’efficacité et
l’éthique. Cependant bien loin de suffire à lui seul, le contrôle interne apparaît plutôt comme un
moyen utilisé par l’audit interne dans son travail d’évaluation de l’efficacité des contrôles
internes et de recommandations pour améliorer la gestion des risques.
Une question reste néanmoins en suspens ici :” Quand peut-on qualifier qu’un
système de contrôle interne est efficace au regard de l’audit interne? “ Tel est la question
véritable que nous aurons à répondre à travers ce sujet qu’est l’audit du système de contrôle
interne général.

IMPORTANCE DU CONTRÔLE INTERNE DANS LA GESTION DES RISQUES ET LA


FIABILITÉ DE L’INFORMATION FINANCIÈRE
De prime abord, avant de parler ici de l’audit du contrôle interne dans l’organisation,
il nous apparaît ici important de mettre d’abord la lumière sur l’importance de ce dispositif dans
l’organisation. Selon le manuel de contrôle interne guide de procédure, préparé par Jacques
Villeneuve CA, conseiller en gestion page 4, c’est de la nécessité d’un environnement en
constante évolution et de l’importance de l’information financière au combien nécessaire à la
prise des décisions, que le contrôle interne apparaît pour y jouer un rôle crucial dans la gestion
des risques et la fiabilité de l’information financière. C’est un ensemble de procédures, politiques
et processus mis en place par la direction d’une organisation pour assurer la maîtrise de ses
opérations, la protection de ses actifs, la prévention des fraudes et la qualité de l’information
comptables et financiers. En Somme, le contrôle interne contribue à identifier, évaluer et
maîtriser les risques pouvant affecter l’organisation, il garantit que les états financiers sont
fiables c’est-à-dire que les chiffres sont fidèles, justes, exhaustifs et conformes aux normes
comptables.

DÉLIMITATION DU PÉRIMÈTRE DE CONTRÔLE INTERNE


La délimitation du périmètre de contrôle interne, consiste à identifier ce qui sera inclus
et ce qui sera exclu dans l’analyse ou la mise en œuvre du continent interne. Elle permet d’avoir
une approche structurée, cohérente et adapté aux risques de l’organisation en se concentrant sur
les processus les les plus sensibles où a fort enjeu, en délimitant ses tâches, il assure une
couverture efficace des risques, classifié les responsabilités entre les différents acteurs et pour
finir priorise les ressources et les efforts de contrôle.
Débutant par le cycle des achats ou approvisionnements, en passant par celui des ventes, gestions
stock, contrôle des immobilisations, de la paie aux ressources humaines, pour finir aux
obligations fiscales et sociales pour ne citer que ceux-là. La délimitation du périmètre de contrôle
interne dépend en grande partie d’un ensemble de facteurs tels que : la nature de l’organisation
(taille, secteur d’activité,.....),sa structure interne (juridique, filiale, département....),la
cartographie des processus et zones à risque.
Notons toutefois que le contrôle interne peut englober toutes les activités de l’entreprise, là où
l’audit interne se cantonne à l’évaluation des procédures et gestions des risques dans une optique
d’amélioration

Préparation de la mission
La phase de la préparation constitue le point de départ de tout audit. Elle consiste à définir
clairement les objectifs de la mission, le périmètre à couvrir ainsi que les ressources nécessaires.
A cette étape, l’auditeur identifie les zones sensibles, les activités à risque élevé et établit un
programme de travail adapté. Elle permet ainsi de garantir une meilleure efficacité dans la
réalisation de l’audit.
1- Collecte des informations préliminaires
À- Organigramme de l’entreprise
L’organigramme de l’entreprise est un schéma qui représente la structure hiérarchique et
fonctionnelle d’une organisation. Il montre comment les différentes unités, départements où ainsi
que les relations entre les postes et les niveaux de responsabilité. L’organigramme permet de
visualiser les liens de subordination, les responsabilités de chacun, et le mode de communication
interne. Il peut prendre plusieurs formes, hiérarchiques, matriciel, fonctionnel ou encore en
réseau.
Dans un Organigramme hiérarchique classique, on trouve souvent le dirigeant au sommet, suivi
des directeurs (marketing, finances et production),Des chefs de services ensuite des employés.
L’utilité de l’organigramme:
● Clarifier les rôles
● Eviter les doublons de fonction
● Facilité la prise de décision
● Assurer une meilleure coordination entre les équipes.

Il est également un outil de gestion important lors de l’intégration, de nouveaux employés.


Enfin, un Organigramme bien conçu reflète non seulement la structure actuelle de l’entreprise,
mais aussi ses choix stratégiques et son mode de fonctionnement.
B-Procédures internes existantes
Les procédures internes existantes représentent un ensemble de règles, de mécanismes et de
démarche mise en place au sein d’une entreprise pour encadrer son fonctionnement quotidien.
Elles servent à guider les employés dans l’exécution de leurs taches tout en assurant une
cohérence dans l’ensemble des services. Chaque entreprise, petite ou grande, adoptées des
procédures internes adaptées á ses activités, á sa taille et à sa structure.
Ces procédures peuvent couvrir de plusieurs domaines comme la gestion financière (approbation
des dépenses, traitement des factures, gestion à la trésorerie), les ressources humaines, la
production ou encore la sécurité au travail. Elles permettent aussi de fixer des responsabilités de
chacun et d’assurer la transparence des opérations.
Objectifs principaux
● Uniformiser les pratiques internes
● Réduire les erreurs
● Limiter les risques juridiques, humaines, financiers
● Favoriser une meilleure coordination entre les services, une entreprise bien organisée sur
le plan interne est généralement plus performante et plus fiable.
Ils sont souvent consignés dans un manuel de procédures ou un référentiel (qualité, consultable
par tous les collaborateurs).
Elles peuvent être révisées régulièrement pour rentrer en phase avec l’évolution de l’entreprise
ou des lois en vigueur.

C- Les rapports d’audits antérieurs


Les rapports d’audits antérieurs sont des documents rédigés à la suite d’audits effectués dans le
passé au sein d’une entreprise ou d’une organisation. Ces audits peuvent être internes réalisés par
le service d’audit interne ou externes effectués par un cabinet indépendant, leur objectif c’est
l’évaluation des procédures, les systèmes de contrôle, les états financiers…..
Ces rapports contiennent des observations, constats, analyses, recommandations et parfois un
plan d’action correctif pour résoudre les problèmes identifiés.
Les rapports d’audits antérieurs permettent, donc d’avoir un historique de faiblesses constatées,
des progrès réalisés, ou encore des manquements répétés.
Ils servent aussi de base de travail pour les nouveaux audits ou évaluation.
En vérification ou contrôle interne, consulter les audits passés permet de comparer l’évolution de
la situation, de mesure l’efficacité des mesures mise en œuvre et d’ajouter les priorités.
Ces rapports aident aussi à renforcer la transparence et la responsabilité dans l’entreprise est
exigent les partenaires financiers ou les autorisés fiscales ou les actionnaires à suivre l’évolution
de la conformité et de la performance.

2-Identification des risques


A-Risques Opérationnels
Ce sont les risques liés au fonctionnement quotidien de l’organisation.
Exemple: Mauvaise gestion de stock (sur stock, pertes, ruptures)

B- Risques de fraudes
Ils concernent des actes volontaires commis pour tromper, déterminer ou obtenir un avantage
indu.
Exemple: Vol de liquidités, de biens ou de données confidentielles

C-Risques liés au non-respect des procédures


Ils apparaissent lorsque les règles établies existent mais ne sont pas respectées.
Exemple: Réalisation des achats sans validation conforme à la procédure.

Pour bien identifier et gérer ces risques, il est recommandé de


1. Cartographier les risques
2. Les classer selon leur probabilité d’occurrence, les impacts potentiels sur l’organisation.
3. Définir des mesures de prévention et de contrôle

3-Definition des critères d’évaluation


Les critères d’évaluation sont les éléments de référence utilisés pour analyser et juger si un
dispositif de contrôle interne est efficace ou non.

Ils servent de mesure objective pour:


● Identifier les forces et faiblesses d’un système
● Comparer la réalité aux normes reconnues
● Apprécier le degré de conformité et d’efficacité.
En contrôle interne, ces critères sont souvent tirés de référentiels internationaux comme le
COSO, ou les normes de l’IFAC.
A-Norme de contrôle interne-COSO
Le COSO est le cadre le plus utilisé mondialement pour le contrôle interne et repose sur cinq
composantes principales.
1. Environnement de contrôle
2. Evaluation des risques
3. Activités de contrôle
4. Information et communication
5. Pilotage/surveillance

B-L’IFAC
L’IFAC publie des normes professionnelles qui concernent l’évaluation du contrôle interne dans
le cadre d’une mission d’audit.
Quelques critères importants issus des normes IFAC:
● Compréhension du contrôle interne par l’auditeur
● Evaluation des risques d’anomalies significatives dans les états financiers
● Tests de conformité, pour vérifier si les contrôles fonctionnent
● Documentation, suffisante et appropriée des procédures
● Communication

C- Les bonnes pratiques de Gouvernance


1-Transparence
● Publication des informations fiables
● Communication claire avec les parties prenantes

2-Responsabilité
● Chaque acteur doit rendre compte de ses actions
● Existence de mécanismes de suivi et de reddition des comptes

3-Intégrité et Éthique
● Mise en place d’un code de conduite et de valeurs claires
● Lutte contre la corruption, Les conflits d’intérêts et les fraudes.

4-Indépendance et Objectivité
● Séparation claire des rôles entre conseil d’administration et la direction générale
● Existence de comités indépendants (audits, rémunération, nominations)

5-Particilation Des parties prenantes


● Consultation des actionnaires, employés, clients, fournisseurs, société civile
● Prise en compte des intérêts multiples

6-Gestion des. Risques et Contrôle interne


● COSO
● Audit interne efficace pour assurer la fiabilité des processus

7-Efficace et Performance
● Définir des objectifs clairs, mesurables et suivis régulièrement
● Evaluation périodique des performances du conseil et de la direction

8-Durabilité et responsabilité sociale


● Intégrer les préoccupations sociales, Environnement et de gouvernance
● Promouvoir la durabilité à long terme au lieu de privilégier seulement le court terme.

IV. Formulation des constats et recommandations


1. Constats
a. Forces du système actuel
Le système permet une traçabilité efficace des opérations.
Les procédures principales sont documentées et connues des collaborateurs.
L’utilisation d’un outil informatisé facilite le suivi des indicateurs de performance.
Une équipe engagée et réactive face aux imprévus.
b. Faiblesses et manquements
Manque de procédures formalisées pour certaines opérations critiques.
Insuffisance de formation du personnel sur les mises à jour récentes du système.
Les contrôles internes sont irréguliers et parfois non documentés.
Absence d’un planning structuré de maintenance préventive ou de revues de performance.
Faible culture de retour d’expérience et de capitalisation sur les incidents passés.
2. Recommandations
A. Mesures correctives
Mettre en place une procédure claire et formalisée pour chaque processus non couvert.
Lancer un plan de formation continue pour les équipes, notamment sur les nouvelles procédures
ou outils.
Renforcer les étapes de validation avant la mise en œuvre des actions critiques.
Mettre à jour la documentation existante avec une version contrôlée et diffusée à tous les
utilisateurs concernés.
B. Actions préventives
Établir un planning de suivi périodique (revues mensuelles/trimestrielles) des processus clés.
Mettre en œuvre un programme d’audits internes réguliers avec traçabilité des actions
correctives.
Créer un registre des incidents et des non-conformités, accompagné d’un processus de traitement
et d’analyse.
Promouvoir une culture d’amélioration continue, avec des réunions d’équipe pour discuter des
retours d’expérience.
Mettre en place des indicateurs de suivi de la conformité et de la performance des processus.

V. Rédaction et présentation du rapport d’audit


La rédaction du rapport constitue l’aboutissement de la mission d’audit. Il permet de formaliser
les constats effectués, d’évaluer les risques identifiés et de proposer des recommandations
concrètes pour améliorer le système de contrôle interne.
Structuration du rapport
Le rapport doit être structuré de manière claire et logique afin de faciliter sa lecture et son
exploitation par les parties prenantes. Il comprendra les sections suivantes :
A) Résumé exécutif

-Synthèse concise des principales conclusions de l’audit.


-Objectif de la mission.
-Étendue des travaux réalisés.
-Principaux constats et risques identifiés.
-Recommandations prioritaires.
Ce résumé permet à la direction générale et aux responsables concernés de disposer d’une vision
rapide des enjeux majeurs.

B) Constatations détaillées

Présentation complète des observations issues de la phase de vérification :


-Description des procédures analysées.
-Résultats des tests effectués.
-Identification des écarts, anomalies ou dysfonctionnements.
Chaque constatation est accompagnée d’une référence précise (ex. procédure, service, période)
pour assurer la traçabilité des éléments observés.

C) Analyse des risques


Pour chaque faiblesse identifiée, une analyse du niveau de risque est réalisée selon des critères
tels que :

-Probabilité de survenance.
-Impact potentiel (financier, opérationnel, réglementaire).
-Niveau de contrôle existant.
Cette analyse permet de prioriser les constats en fonction de leur criticité.

D) Recommandations pratiques et hiérarchisées


Propositions d’actions correctives et préventives, formulées de manière concrète et adaptées au
contexte de l’entité auditée :
-Renforcement ou mise en place de contrôles.
Mise à jour ou création de procédures internes.
-Formation ou sensibilisation du personnel.
-Mise en œuvre d’un suivi régulier.
Les recommandations sont hiérarchisées selon leur urgence et leur impact, ce qui facilite la mise
en œuvre progressive d’un plan d’action.

II) Présentation du rapport

Le rapport final est présenté à la direction générale et, le cas échéant, au comité d’audit ou aux
instances de gouvernance. Cette présentation peut se faire sous forme de réunion de restitution,
incluant :

-Un exposé oral des points clés.


-Un échange avec les responsables opérationnels.
-La validation ou l’ajustement du plan d’action proposé.

L’objectif est d’assurer une compréhension partagée des enjeux et un engagement des
responsables dans la mise en œuvre des recommandations.

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