MTTR Temps D'arrêt Total / Nombre D'arrêts: Indice de Fiabilité: MTBF
MTTR Temps D'arrêt Total / Nombre D'arrêts: Indice de Fiabilité: MTBF
La Somme des Temps de Bon Fonctionnement inclut les temps d'arrêt hors défaillance et
les temps de micro arrêts. La MTBF peut s'exprimer en unités plus parlantes pour les
opérationnels, par exemple : nombre de pannes pour 100 heures de production
La maintenabilité s'entend, pour une entité utilisée dans des conditions données, comme
la probabilité pour qu'une opération donnée de maintenance puisse être effectuée sur un
intervalle de temps donné, lorsque la maintenance est assurée dans des conditions
données et avec l'utilisation de procédures et moyens prescrits.
L'indicateur MTTR (Mean Time To Repair) littéralement : temps moyen pour réparer,
exprime la moyenne des temps de tâches de réparation. Il est calculé en additionnant les
temps actifs de maintenance ainsi que les temps annexes de maintenance, le tout divisé
par le nombre d'interventions.
Par Temps actifs on entend l'ensemble des temps : Les temps annexes comprennent les temps :
de localisation de la défaillance de détection
de diagnostic d'appels à la maintenance
d'intervention d'arrivée de la maintenance
de contrôles et d'essais propre à la logistique d'intervention
Taux de disponibilité
FMD
Fiabilité = 1 / MTBF
Maintenabilité = 1 / MTTR
Disponibilité = MTBF / (MTTR + MTBF)
Les indicateurs FMD permettent de classer les machines selon leurs valeurs et de décider
d'une politique ou des priorités d'action circonstanciées.
Fiabilisation
Une machine peu fiable s'arrête souvent. Pour une machine automatique, cela signifie
qu'elle ne peut rester sans supervision. Les pertes dues au manque de fiabilité d'un
équipement sont liées à sa conception (fiabilité intrinsèque) mais aussi aux conditions
d'utilisation et aux travaux entrepris pour améliorer la fiabilité. Ainsi la fiabilisation peut
se décliner en actions propres au service maintenance, en formation pour les utilisateurs
et en chantiers thématiques de fiabilisation associant maintenance et production, plus
éventuellement d'autres services (qualité, achats, approvisionnements..)
Amélioration de la Maintenabilité
Un MTTR long dénote la difficulté à réparer et intervenir sur un équipement défaillant. Les
causes peuvent être propres à l'équipement (complexité, accessibilité, manque de pièces
disponibles...) ou liées au manque de connaissances et savoir-faire. On peut améliorer la
Maintenabilité par des travaux visant à éliminer ou réduire les causes et par les
formations.
Dans la terminologie normative, le temps requis d'aptitude d'un bien désigne le temps
durant lequel l'utilisateur exige que le bien (machine, équipement...) soit apte à remplir
une fonction requise.
Or durant ce temps plusieurs phénomènes peuvent affecter la disponibilité sans que cela
soit nécessairement du à un manquement du service maintenance. Par exemple la non
sollicitation du moyen bien qu'il soit apte (temps d'attente) ou le temps d'indisponibilité
pour causes externes (exemple : panne sur réseau de distribution électrique), bien que le
bien ou le moyen soit lui-même apte à remplir sa fonction.
Responsabilité de la maintenance
Dans un contexte de rude concurrence, les résultats atteints ne sont pas conformes aux
résultats attendus. Alors que les machines semblent tourner à plein, que le personnel
court et transpire, d'où proviennent les écarts ?
En se penchant sur le "travail" des machines durant les années 60-70, les ingénieurs de
Toyota ont fait des constats étonnants :
Ainsi, lorsque l'on se penche sur le rendement des machines, on peut se bercer de
douces illusions.
Ce résultat apparemment flatteur ne veut pas dire grand chose, car on ne peut
déterminer le nombre de pièces produites par rapport au nombre de pièces faisables, ni
combien de ces pièces sont sans défaut.
Par ailleurs, l'analyse du rendement machine se base souvent sur la production achevée
par rapport à la capacité nominale. Or, on a trop tendance à considérer les
caractéristiques d'une machine comme immuables. Les caractéristiques des machines
annoncées par les constructeurs sont toujours optimistes, formulées dans l'hypothèse de
l'absence de facteurs perturbateurs, en négligeant la part d'intervention humaine, etc.
Un suivi attentif révèle vite que les caractéristiques théoriques ne correspondent pas à la
réalité.
La mesure de performance des machines est ainsi entachée d'erreurs, de croyances, qui
contribuent à l'illusion d'une bonne performance. La mesure de la performance réelle est
en général un véritable choc, car la productivité est faible. Il n'est pas rare de constater
des taux de l'ordre de 50% seulement.
La recherche des causes de pertes de productivité, des écarts entre la production réalisée
et la production planifiée a conduit les "pères" de la TPM à identifier des facteurs
influents. L'analyse exhaustive des temps révèle ainsi que par rapport au temps
d'ouverture de l'atelier (temps durant lequel il y a capacité théorique de travail, par
exemple par la présence du personnel), la machine ne "travaille" que durant une fraction
de ce temps. Il faut en effet déduire tous les temps accumulés durant lesquels la machine
ne peut travailler, pour des causes d'arrêts planifiés.
Ces arrêts , bien que qualifiés de "planifiés", ne sont pas toujours intégrés dans la
planification, ce qui explique au moins en partie les écarts.
Les pertes de temps ne se limitent pas à ces arrêts planifiés, car durant le temps de
production possible, des perturbations interviennent, mettant la machine à l'arrêt ou la
ralentissant.
Lorsque cette proportion de perturbation est connue, on se rend compte que le temps de
production génère des produits bons et des défectueux. Or seuls les produits bons sont
"utiles", c'est à dire vendables.
Il doit être évident que seules les pièces utilisables et vendables génèrent du profit.
Certaines pièces mauvaises peuvent éventuellement être récupérées, mais toujours au
prix d'un surcoût. Certaines fois c'est une perte intégrale.
Lire à ce propos
La représentation sous forme de diagramme donne la décomposition suivante :
Temps d'ouverture
Temps brut de fonctionnement Arrêts planifiées
Pannes,
Temps net de fonctionnement pertes de
performances
Non Qualité
Temps de fonctionnement
utile
Pour rendre compte de toutes les pertes identifiées dans le chapitre La norme française
relative aux indicateurs
précédent, les pères de la TPM ont défini un indicateur synthétique, lui- de performance est la
même construit sur d'autres indicateurs. norme NF E 60-182
C = temps de
fonctionneme
nt. Durant ce
temps de
fonctionnement
, toutes sortes
d'aléas
perturbent la
production.
C=B-
pannes, micro
arrêts
D = temps net
D = C - écarts
de cadence
(variation
vitesse)
E = temps
utile, qui
produit que des
ensembles bons
E=D-
pertes de
qualité.
Outre les trois ratios TRE, TRG et TRS, la norme NF E 60-182 définit un Taux de Rendement
Economique
certain nombre d'autres ratios et indicateurs. Parmi ceux-ci : TRE = temps utile /
temps total
Taux de Rendement
Taux de charge : temps requis / temps d'ouverture Global
Disponibilité opérationnelle : temps de fonctionnement / TRG = temps utile /
temps requis temps d'ouverture
Taux de Rendement
Taux de performance : temps net / temps de fonctionnement Synthétique
TRS = temps utile /
Taux de qualité : temps utile / temps net
temps requis
Ce dernier taux est souvent plus facile à établir en faisant le rapport
entre le nombre de pièces bonnes et le nombre de pièces réalisées.
Le taux de rendement synthétique et ses composantes Le TRS = temps
utile / temps
Compte tenu de la décomposition des temps et la construction des requis ou E/B, ce
ratios ; qui peut aussi
s'écrire :
TRS = E/B =
A= Temps d'ouverture E/D x D/C x
B= Temps Requis C/B,
Arrêts planifiés
en vertu de E/B
Pannes, = E/D x D/C x
C= Temps de fonctionnement pertes de C/B
performances
Perte Or,
cadence
D= Temps Net E/D =
Taux
qualité
non D/C =
qualité Taux de
E= Temps Utile performa
nce
C/B =
Disponibil
ité
opération
nelle.
Le TRS est le seul indicateur qui tienne compte de tous les paramètres qui affectent la
productivité d'une machine.
Dans l'établissement du TRS, si l'un des taux le composant se dégrade, le TRS chute
également.
Il est fréquent qu'avant une démarche TPM, le TRS initial soit de l'ordre de 50%
seulement. Le remonter à 70% représente déjà un gain très significatif. Le suivi du TRS
permet d'avoir une vue synthétique, et l'examen de ses composantes permet de
déterminer quel levier activer pour l'améliorer.
Un but... l'idéal
L'idéal
Zéro accident
zéro défaut
zéro arrêt
En pratique, il faut :
augmenter la productivité des machines
différer les investissements capacitaires (nouveaux équipements pour assurer
la capacité de production)
fiabiliser les machines = trouver et éliminer les causes de micro-arrêts
rentabiliser rapidement les investissements (générer la VA plus vite)
améliorer les méthodes de travail :
o rationaliser la maintenance et y trouver la place de l'homme (c'est un
capteur à 5 sens !)
o valoriser la fonction "conduite de machine "
o améliorer les conditions de travail
o diminuer les actions du type "pompiers" (interventions soudaines et
acrobatiques...)
Par ailleurs, il faut chercher à éliminer les défauts de conception et améliorer les
machines ; Accessibilité pour le nettoyage et la maintenance, ergonomie des
commandes, performances... sont autant de pistes d'améliorations potentielles. En
poussant la logique jusqu'au bout, pourquoi ne pas se construire des machines sur
mesure ?
Signification de TPM
La propreté et l'ordre
N'oublions pas que les opérateurs connaissent leurs machines de manière intime. Ils
développent une relation presque affectueuse pour leur outil de travail et sont de
merveilleux capteurs à cinq sens pouvant détecter une anomalie à l’odeur, aux bruits,
couleur ou encore vibrations inhabituelles...
T.R.S
On peut envisager plusieurs méthodes pour relever les temps d'arrêt de production sur
un poste de travail ; la saisie manuelle, la saisie semi-automatique et la saisie
automatique.
La saisie manuelle
La saisie manuelle est le moyen le plus simple et le plus rapide à mettre en oeuvre. On
demande aux opérateurs de remplir des fiches de relevés.
Soit ces fiches servent au relevé de l'ensemble des données ; production, temps,
défauts… soit elles sont spécifiques aux temps d'arrêt dans la perspective d'une étude
ciblée d'amélioration du TRS.
Pour faciliter la tâche des opérateurs, on formate le formulaire afin qu'il soit le plus simple
d'utilisation possible et qu'il ne permette aucune ambiguïté lors de son remplissage ou de
son exploitation. Fréquemment, on s'arrange pour que les opérateurs aient le moins
d'écritures possible, notamment en reportant les occurrences d'un phénomène par
bâtonnage, comme par exemple lors de chaque micro-arrêt. Les arrêts plus longs
nécessitent que l'on note leur durée, ou l'heure de début et l'heure de fin.
Les données relevées doivent être ressaisies par la suite dans un système informatique
pour exploitation.
Si cette méthode est rapide peu coûteuse en investissement, elle se révèle fastidieuse
pour les opérateurs, coûteuse en temps (relevé + traitement) et l'exhaustivité et la
fiabilité des relevés est difficile à garantir.
La saisie semi-automatique
La saisie semi-automatique consiste en une aide à la saisie des causes qui peut
s'effectuer par lecture de codes à barres, des boutons préprogrammés, un clavier
spécifique, etc.
Cette méthode présente une fiabilité et un confort pour l'opérateur supérieur à la saisie
manuelle, cependant sa mise en œuvre nécessite un investissement matériel, et requière
toujours la rigueur des opérateurs.
La saisie automatique
Lorsque cette saisie se fait par addition de capteurs, elle peut être difficile à réaliser de
manière exhaustive, toutes les informations n'étant pas toujours accessibles.
Lourde en termes d'investissement, cette méthode ne peut être envisagée que sur des
machines fortement automatisées où la capture des informations est aisée et où la
mesure du TRS est permanente sur une longue période.
Le TRS est un indicateur multi usage, utilisable comme indicateur de résultat ou comme
indicateur de pilotage. Le responsable de production, le chef d'atelier, le responsable
d'équipe profiteront de la concision du TRS pour en faire leur indicateur de résultat : un
chiffre, significatif et dont la définition garantie la sévérité de la mesure. Une mesure
permanente permet d'inscrire cet indicateur dans le paysage et une fois que c'est fait,
pas question de cesser les mesures !
Face aux exigences de leurs marchés, du jeu concurrentiel, de plus en plus souvent sur
injonction de leurs donneurs d'ordres, les entreprises doivent améliorer leurs
performances : productivité, réactivité, coûts, délais et qualité.
Dans ce contexte, le TRS est un indicateur clé, dont l'analyse fournit à la fois la mesure
de la performance (indicateur de résultat) et les plans d'actions pour l'amélioration
(indicateur de pilotage). Le TRS est à ce titre et entre autres, un outil d'investigation
efficace.
La mise en œuvre d'une démarche ciblée d'amélioration du TRS permet le plus souvent
d'améliorer la productivité, de dégager des capacités supplémentaires tout en retardant
les investissements dans des équipements supplémentaires ou le remplacement de
machines jugées trop peu performantes, voire les rendant inutiles.
Ensuite on exploite les données disponibles sur les temps d'arrêt et l'on vérifie les causes
de ces pertes de temps. L'expérience montre que le plus souvent on va trouver :
Le but de l'analyse des données est de déterminer les causes principales de sous-
performance et d'orienter les actions de progrès sur les causes générant les gains de TRS
les plus importants. Une analyse de type Pareto est parfaitement adaptée pour analyser
et orienter des actions de progrès pertinentes.
L'analyse PM est une démarche structurée permettant de traiter les causes plus subtiles,
tels les micros arrêts.
Les pertes se définissent par un excédent de dépenses engagées par rapports aux
revenus générés.
En matière de TPM, les pertes sont assimilables à des dépenses inutiles (des
gaspillages !) qui affectent la performance des équipements eux-mêmes, mais également
celle de la main d'œuvre, des matières et énergies utilisées. La TPM vise à réduire à
éliminer ces 16 causes de pertes pour améliorer les performances du système de
production.
16 causes
Les praticiens de la TPM ont dénombré 16 causes de pertes, regroupées en trois familles :
La chasse aux pertes vise à convertir les pertes en gains, c'est à dire les gaspillages en
économies.
Elle débute par une indispensable phase de mesure et d'analyse. Durant cette phase, on
compare le fonctionnement réel du système de production par rapport à une situation de
référence dans laquelle il fonctionnerait de manière optimale.
La répartition des rôles dans un programme TPM
Introduction
Les ressources de production comprennent les équipements bien sûr, mais également les
Hommes et l'organisation qui leur permet d’atteindre l’efficacité maximale.
Certains oublient que la TPM est une démarche globale qui rejoint les objectifs de la qualité
totale et la présentent encore de manière parcellaire. La TPM n'est pas une nouvelle méthode
de maintenance, ni un outil tel que les 5S ou la maintenance de premier niveau, pas plus que
l'application aux équipements des cercles de qualité.
Un des objectifs principaux de la TPM est d'améliorer la performance des ressources de
production, performance qui se mesure par le TRG: Taux de Rendement Global créé en 1970
par le JIPM.
Le TRG est le rapport entre la quantité de produits bons fabriqués et la quantité de produits
que l'on aurait pu fabriquer dans les conditions idéales.
Calcul du TRG
Le TRG tel qu'il a été défini précédemment nécessite de fixer quelles sont les conditions
idéales d'utilisation des ressources de production.
C'est à dire:
• le temps d'utilisation de ces ressources,
• la performance (vitesse, temps de cycle, production horaire, etc.).
Temps d'utilisation
Le responsable financier de l'entreprise peut juger qu'il est nécessaire d'amortir le plus
rapidement possible les investissements en les utilisant 365 jours par an 24 h / 24. Ce sera
pour lui le temps de fonctionnement idéal de la ressource. C'est généralement l'approche de
ceux qui utilisent le terme de TRS (Taux de Rendement Synthétique).
Mais le TRG est un indicateur mesurant la performance des ressources de production et
destiné au gestionnaire de ces ressources. Il doit donc être composé de paramètres sur lesquels
il peut agir. Or il n'est ni maître du portefeuille de commandes et donc de la charge des
équipements ni du passage au 35 heures par exemple.
Performances idéales
Ce sont les conditions de fonctionnement de l'équipement sans aléas, sans pertes d'efficacité.
Pour fixer ces conditions idéales il est important de dépasser le "oui mais" et d'adopter un
idéal ambitieux car, plus cet idéal sera élevé plus il permettra d'élargir le champ de réflexion
concernant les possibilités d'amélioration.
On relève 16 causes principales de pertes qui empêchent d'obtenir l'efficacité maximale:
• des Hommes
• des équipements
• des matières
• de l'énergie.
Ce sont toutes les pertes générées par les carences du management telles que :
• temps de changements de fabrication - temps qui s'écoule entre l'obtention de la dernière
pièce bonne de la série qui se termine jusqu'à l'obtention de la première pièce bonne de la
série suivante.
• Activité Opérateurs - manque d'habileté, de formation, de savoir-faire, d'efficacité de
l'Opérateur.
• Déplacements et manutentions - temps passé par les Opérateurs à la manutention de
produits ou de matières suite à la défaillance des équipements.
• Organisation du poste - retards dans l'enchaînement de tâches dus à des déplacements ou à
des problèmes divers.
• Défauts de logistique - manque matière, manque outillage, manque personnel.
• Excès de mesures - pertes dues à une mauvaise organisation du contrôle, à un manque de
confiance dans le procédé, à des attentes de diagnostic qualité.
Ces pertes ne peuvent pas toujours entrer directement dans le calcul du TRG; elles
correspondent:
• au rendement des matériaux
• au rendement énergétique
• aux sur - consommations d'outillages et d'accessoires - dépenses supplémentaires de
remplacement des outillages et accessoires usés ou cassés. Les sur - consommations d'huile
rentrent aussi dans cette catégorie. retour au sommaire ...
Décomposition du TRG
Le TRG est le produit de 3 taux:
Amélioration du TRG
L'objectif de la T P M est de réduire à ZERO les 16 causes de pertes pour améliorer les
performances des ressources de production et obtenir l'efficacité maximale des Hommes, des
équipements, des matières et de l'énergie. Ce qui nécessite suivant le classement que nous
avons adopté:
• de supprimer les causes de pertes dues aux carences de l'organisation,
• d'améliorer la fiabilité (intrinsèque et opérationnelle) des équipements,
• d'améliorer les méthodes et procédés de fabrication. retour au sommaire ...
La T P M est structurée autour de 5 principes ( 5 principes qui se traduiront par 8 piliers ) qui
en font:
Une démarche globale de management des ressources de production ayant pour objectif
la performance économique de l'entreprise
Cette action sera réalisée à l'aide du 1er pilier de la TPM: LA GESTION AUTONOME
DES EQUIPEMENTS
• de prévenir les défaillances naturelles. Tant qu’il existe des causes de dégradations forcées
la maintenance préventive est peu efficace et coûteuse. Ce n'est que lorsque les conditions de
base seront respectées que le service maintenance pourra mettre en place une organisation
permettant : - de prévenir les défaillances naturelles dues aux phénomènes d'usure, - de
détecter et de rechercher les améliorations possibles concernant la fiabilité et la
Maintenabilité.
Principe N° 2: Démarrer le plus rapidement possible les nouveaux produits et les nouveaux
équipements
Obtenir le Zéro panne, le Zéro défaut, le TRG maximum, en un mot obtenir la performance
maximale des ressources de production nécessite d’atteindre et de maintenir à un haut niveau
les 5 M (Matière, Machine, Milieu, MO, Méthodes). C'est à dire de mettre en œuvre les
principes précédents:
• disposer d'équipements où ne subsistent que des détériorations naturelles,
• prévenir les défaillances naturelles,
• appliquer la T P M aux nouveaux produits et équipements,
• avoir des Opérateurs et des Techniciens de maintenance très compétents.
• avoir des fournisseurs qui se considèrent comme partenaires de la qualité de l’entreprise.
La performance des ressources de production passe aussi par ces exigences qui se traduisent
aujourd'hui par la certification environnement ISO 14001 et bientôt sécurité et conditions de
travail. C'est aussi rendre le travail moins pénible, moins salissant, moins dangereux.
Les 5 principes précédents expliquent les 8 piliers sur lesquels s'appuie la démarche TPM.
Chaque pilier a sa propre stratégie qui implique une démarche spécifique ainsi que l'utilisation
d'outils particuliers. Ils doivent être bâtis dans un ordre logique, d'autant plus qu'ils auront 2
fonctions distinctes.
On juge aujourd'hui les Entreprises sur leur capacité de création de valeur, valeur qui se
décompose en :
* Valeur à LT (évolution de la valeur de l'entreprise, de ses actions à long terme)
* Valeur financière (rémunération du capital en tenant compte d'une notion de risque),
* Valeur opérationnelle.
La valeur opérationnelle est fondée sur les compétences fondamentales de l'Entreprise; elle se
traduit par:
* la diminution des coûts: économies sur les consommations, fiabilisation de l'outil,
augmentation de la productivité et simplification de gestion.
* la diminution du BFRex: flexibilité, diminution et respect des délais, réduction des stocks,
coopération avec les fournisseurs.
* la diminution des immobilisations: améliorer le rendement des équipements, prolonger
leur durée de vie, bien démarrer les nouvelles installations, investir mieux au juste nécessaire.
Facteurs d'exigence:
Performance - Excellence - Compétitivité - Amélioration permanente - Reconnaissance -
Qualité - Sécurité.
Facteurs de rigueur:
Méthode - Organisation - Transparence - Maîtrise - Efficacité - Fiabilité - Verrouillage
Il s'agit d'un changement de culture qui ne peut se décider unilatéralement, mais qui se
construit dans le temps; c'est pour cela qu'une démarche T P M est longue et même jamais
terminée puisqu'elle est basée sur l'amélioration permanente.
Seules les Entreprises qui en auront la volonté et qui feront preuve de persévérance pourront
créer cette valeur opérationnelle, celle qui les différenciera de leurs concurrents, celle que
leurs concurrents auront beaucoup de difficulté à copier.
Dossier réalisé par Jean BUFFERNE (Instructeur certifié par le Japan Institute of Plant
Maintenance)
Pour tenter de diminuer ou d'anéantir un problème de qualité, il faut connaître toutes les
causes qui peuvent lui donner naissance, puis en cherchant leur poids relatif, on peut
déterminer sur quelles causes agir en priorité.
Le diagramme causes - effet est une représentation graphique simple qui, pour un effet
(un défaut, une caractéristique, un phénomène...), tente d’identifier l'ensemble des
causes, des facteurs potentiels pouvant l'affecter.
Les premiers diagrammes causes-effet ont été développés par le professeur Kaoru
ISHIKAWA en 1943.
Ce type de diagramme est de ce fait également appelé, diagramme d'ISHIKAWA ou
diagramme en arrêtes de poisson (fishbone diagram).
Le but du diagramme est de constituer un outil d’analyse et/ou une "base de données"
listant de manière exhaustive les causes, les connaissances.
On peut estimer que pour être exhaustif, lors de la construction du diagramme causes-
effet, il est impératif de regrouper des personnes ayant acquis une expérience et un
niveau technique suffisant sur le sujet à traiter. Cette construction ne peut pas être
réalisée de façon individuelle. Toutefois elle permettra aux personnes non expérimentées
d'en apprendre beaucoup.
On peut aussi penser qu’au contraire, des personnes n’ayant pas de grande expérience
et/ou connaissances dans le domaine en question, enrichissent la recherche par une
vision originale, celle du " candide ".
Exemple 2
Pour étudier un effet, par exemple des rayures constatées sur des faces avant
d’appareils, dans le process de fabrication :
On commence par définir les grandes catégories de causes puis on descend de proche en
proche jusqu'aux détails :
Oui, car elle est peut manipuler maladroitement et cogner les pièces,
porter des bijoux à arrêtes vives, etc..Chacune de ces sous-causes sera une
branchette s’ajoutant à la branche main d’oeuvre.
Oui, l’éclairage est insuffisant pour détecter les défauts en amont, le poste
de travail est sale, il reste des copeaux, l’outillage est susceptible de
toucher la pièce…
Oui, le dégagement d’outil est trop juste lorsque l’on retire la pièce, il y a
projection de matière…
? Probablement pas
? Probablement pas
Lorsqu'un diagramme est bien renseigné, il faut aller vérifier sur le site que les causes
citées engendrent réellement l'effet.
Il faut alors :
Lorsque les vraies causes sont identifiées, que les influences relatives de chaque cause
(poids) sont connues, il faut attaquer par priorité les causes aux influences
prépondérantes.
On examine ensuite les effets des modifications, et l'on affiche le "poisson" réactualisé.
Lorsque l'on peut considérer que toutes les relations de causes à effet sont décrites et
illustrées de façon appropriée, le diagramme est complet.