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Équation Cartésienne D'un Cercle

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P ROPOSITION 2.

34 ♥♥♥ Équation cartésienne


¯ d’un cercle
¯α
Une équation cartésienne du cercle de centre Ω ¯¯ et de rayon R >Ê 0 est donnée par
β

(x − α)2 + (y − β)2 = R2

ou sous forme développée


x 2 + y 2 − 2αx − 2βy + α2 + β2 − R2 = 0

Réciproquement, si un sous-ensemble du plan satisfait une telle équation, alors ce sous-ensemble est le cercle de rayon
R et de centre Ω.
¯
¯α
Preuve ♥ Appelons C le cercle de centre Ω ¯¯ et de rayon R > 0.
β
¡ ¢ °−−→° °−−→°2
° ° ° °
Supposons que M x, y est un point de C . Alors °ΩM° = R et élevant au carré °ΩM° = R2 ce qui s’écrit (x − α)2 + (y − β)2 = R2 .
¡ ¢ °−−→°2 °−−→°
° ° ° °
Réciproquement, si les coordonnées de M x, y vérifient (x − α)2 + (y − β)2 = R2 alors °ΩM° = R2 et °ΩM° = R. Par suite M ∈ C .

P ROPOSITION 2.35
L’équation x 2 + y 2 − 2αx − 2βy + γ = 0 représente :
1. L’ensemble vide si α2 + β2 − γ < 0.
p
2. Le cercle de centre Ω(α, β) et de rayon R = α2 + β2 − γ si α2 + β2 − γ Ê 0.

Preuve Remarquons que


x 2 + y 2 − 2αx − 2βy + γ = (x − α)2 + (y − β)2 − α2 − β2 + γ.
Si α2 + β2 − γ < 0, cette équation cartésienne ne peut avoir de solution. Sinon, on applique la proposition précédente.

2.6.3 Représentation paramétrique d’un cercle

M
yM

R
R sin θ
θ
yΩ
Ω R cos θ

xΩ xM

F IGURE 2.13 – Représentation paramétrique d’un cercle

P ROPOSITION 2.36 ♥ Représentation paramétrique d’un cercle


Soit R (O, →
−ı , →
− ) un repère orthonormal. Le cercle de centre Ω(α, β) et de rayon R > 0 admet comme représentation
paramétrique
(
x = α + R cos θ
, θ∈R
y = β + R sin θ
(
xM = α + R cos θ0
(Ce qui signifie que M ∈ C (Ω, R) ⇔ ∃ θ0 ∈ R ).
yM = β + R sin θ0

Preuve Soit M(xM , y M ) tel qu’il existe un réel θ0 vérifiant :


½
xM = α + Rcos θ0
.
y M = β + Rsin θ0

81
On vérifie facilement que (xM , y M ) vérifie l’équation (x − α)2 + (y − β)2 = R2 .
x−α y −β
Réciproquement, soit M(xM , y M ) ∈ C (Ω,R). Les coordonnées de M vérifient (xM −α)2 +(y M −β)2 = R2 . Posons a = R et b = R .
Comme a 2 + b 2 = 1, il existe un réel θ0 tel que a = cos θ0 et b = sin θ0 . Donc
½
xM = α + Rcos θ0
y M = β + Rsin θ0

2.6.4 Équation polaire d’un cercle passant par l’origine d’un repère
P ROPOSITION 2.37 ♥ Équation polaire d’un cercle passant par l’origine d’un repère
Soit R (O, →
−ı , →
− ) un repère orthonormal. Soit Ω(α, β). Le cercle C de centre Ω, passant par O et de rayon R > 0 admet
comme équation polaire
r = 2α cos θ + 2β sin θ

ou, de manière équivalente


r = 2R cos(θ − θ0 )

où (R, θ0 ) est un système de coordonnées polaires pour Ω.


p r = 2α cos θ + 2β sin θ est l’équation d’un cercle de centre Ω(α, β), passant
Réciproquement, toute équation de la forme
par l’origine O de R et donc de rayon = α2 + β2 .

Preuve Soit C un cercle de centre Ω, passant par O et de rayon R > 0. Comme O est élément de C , C admet une équation
cartésienne de la forme : x 2 + y 2 − 2αx − 2βy = 0. Remplaçant x par r cos θ et y par r sin θ, on obtient :
x 2 + y 2 − 2αx − 2βy = 0
⇐⇒ r 2 − 2r (αcos θ + βsin θ) = 0

 r = 2αcos θ + 2βsin θ (1)
⇐⇒ ou

r = 0 (2)
La seconde équation admet pour ensemble solution le singleton {O}. La seconde peut être ainsi réduite : si (R,θ0 ) est un système de
coordonnées polaires pour Ω, r = 2Rcos(θ − θ0 ) est équivalente à (1). Comme le point O vérifie cette équation (pour θ = θ0 + π2 ),
les deux conditions (1) et (2) se résument à (1) r = 2αcos θ + 2βsin θ ou encore r = 2Rcos(θ − θ0 ).
Réciproquement, si un ensemble du plan admet comme équation polaire r = 2αcos θ+2βsin θ alors c’est le cercle de centre Ω(α,β)
et passant par O.

−−→ −−→
2.6.5 Caractérisation d’un cercle par l’équation [Link] = 0


A B

~ MB
F IGURE 2.14 – Caractérisation d’un cercle par l’équation MA. ~ =0

−−→ −−→
P ROPOSITION 2.38 ♥ Caractérisation d’un cercle par l’équation [Link] = 0
Soit R (O, →
−ı , →
− ) un repère orthonormal. Soient A(x , y ) et B(x , y ) deux points du plan. Soit C l’ensemble des points
A A B B
M du plan vérifiant
−−→ −−→
[Link] = 0.
Alors C est le cercle de diamètre AB. Une équation de C est donnée par

(x − x A )(x − xB ) + (y − y A )(y − y B ) = 0

82
Preuve Soit I le milieu de [A,B]. Pour tout point M du plan :
−−→ −−→
[Link] = 0
³−→ − →´ ³−→ − →´
=⇒ MI + IA . MI + IB = 0
−→ −→ − → − → −→ − →− →
=⇒ [Link] + (IA + IB).MI + [Link] = 0
=⇒ MI2 − IA2 = 0
=⇒ IM = IA
→ −
− → → −
car IA + IB = 0 . En résumé, si M est élément de C alors IM = IA, c’est à dire M appartient au cercle de diamètre AB.
Réciproquement, si M est élément du cercle de diamètre AB alors IM = IA et remontant les implications précédentes, on montre que
M∈C.

Remarque 2.16 La précédente proposition est une reformulation du théorème de la médiane vu au collège :« Un
triangle est rectangle si et seulement si un de ses côté est un diamètre de son cercle circonscrit ».

2.6.6 Intersection d’un cercle et d’une droite

D
D
D

Ω Ω Ω

C C C

F IGURE 2.15 – d(Ω, D) > R F IGURE 2.16 – d(Ω, D) = R F IGURE 2.17 – d(Ω, D) < R

P ROPOSITION 2.39 ♥
Soient D une droite et C (Ω, R) un cercle de rayon R > 0.
1. Si d(Ω, D) > R alors D ∩ C = ∅.
2. Si d(Ω, D) < R alors D ∩ C est formée de deux points distincts.
3. Si d(Ω, D) = R alors D ∩ C est constitué d’un unique point. Si M est ce point, on dit que D est la tangente au
cercle C au point M. M est le projeté orthogonal de Ω sur D.

Preuve Soient D une droite et C (Ω,R) un cercle de rayon R > 0 et de centre Ω.


1. Si d(Ω,D) > R, il ne peut y avoir de point d’intersection entre C et D.
2. Si d = d(Ω,D) < R, nommons H le projeté orthogonal de Ω sur D. Pour tout point M de D, ΩM2 + HM2 = ΩM2 , soit
d 2 +HM2 = ΩM2 . M est élément de C ∩D seulement si on a à la fois ΩM2 = R2 et HM2 = ΩM2 −d 2 , c’est à dire seulement
si HM2 = R2 − d 2 . Supposons que →−u oriente la droite D, il y a alors deux possibilités pour M, elles sont données par
−−→ p
HM = ± R2 − d 2 →

u
Réciproquement, les deux points M données par cette dernière égalité sont bien éléments de C ∩ D.
3. Supposons enfin que d(Ω,D) = R. Cette distance est celle entre Ω et H, le projeté orthogonal de Ω sur D. H est donc élément
de C ∩ D et c’est le seul élément possible de cette intersection.

P ROPOSITION 2.40 ♥ Équation cartésienne de la tangente à un cercle

Soit R (O, →
−ı , →
− ) un repère orthonormal. Soit C un cercle de centre Ω(α, β) et de rayon R > 0. C admet comme équation
cartésienne :
x 2 + y 2 − 2αx − 2βy + γ = 0
(avec γ = α2 + β2 − R2 ). La tangente à C en M0 (x0 , y 0 ) ∈ C admet pour équation cartésienne

x0 x + y 0 y − α(x0 + x) − β(y 0 + y) + γ = 0

83
¯ ¯
−−−→ ¯x0 − α ¯x
Preuve Un vecteur normal à la tangente à C en M0 est donné par ΩM0 ¯¯ . Un point M ¯¯ est élément de cette tangente si et
y0 − β y
−−−→ −−−→
seulement si ΩM0 .M0 M = 0. On obtient ainsi une équation cartésienne de la tangente à C en M0 :

(x0 − α)(x − x0 ) + (y 0 − β)(y − y 0 ) = 0 (∗)

Soit en développant :
xx0 + y y 0 − α(x − x0 ) − β(y − y 0 ) − x02 − y 02 = 0
¯
¯x
Comme M0 ¯¯ 0 est élément de cette tangente, x02 + y 02 −2αx0 −2βy 0 +γ = 0 et l’équation cartésienne de départ (∗) est équivalente à
y0

x0 x + y 0 y − α(x0 + x) − β(y 0 + y) + γ = 0

En résumé
1 Il convient d’avoir bien compris :
– l’utilité du produit scalaire
– l’utilité du déterminant
et les différentes méthodes pour les calculer.
2 Il faut savoir effectuer des changements de repère, vous en aurez un grand besoin en physique.
3 Il faut savoir calculer rapidement et sans hésitation :
– l’équation cartésienne
– l’équation paramétrée
– l’équation polaire
d’un cercle et d’une droite.
4 il faut aussi savoir calculer la distance d’un point à une droite et l’aire d’un parallélogramme dans le plan avec le
déterminant.
5 Au terme de ce chapitre, vous devrez savoir organiser des calculs afin de pouvoir les effectuer dans des conditions
optimales.

84
25. Calcul
Matriciel

Matrices
de Passage

Changement 29. Produit


de Repère
Scalaire

2. Géomé-
trie Plane Produit
Aire
Scalaire
det(→

u ,→

v)

Symétrie
Norme
Axiale

Angle Re zz ′
27. Déter-
minants
d’ordre
2 ou 3 Module
Conjugué
Argument

Im zz ′

1. Nombres
Complexes
2.7 Exercices
B Attention 2.8 Penser à dessiner, cela aide souvent à résoudre un exercice.

2.7.1 Produit scalaire et déterminant


Exercice 2.1 ♥
Soient →

u et →

v deux vecteurs du plan. Développer :
°− → °2 °− → °2
1. °→
u +−v ° − °→u −−v° .
¡− → ¢
2. det →
u +−v ,→

u −→−
v

Solution :

− ° °2
1. Comme le produit scalaire est une forme bilinéaire symétrique, on a, pour tous vecteurs →

a et b du plan : °→

a° −
°→ °
°− °2 − →
→ − → − → −
° b ° = 〈 a + b | a − b 〉 donc

°→ °2 °− → °2 →

°−
u +→

v ° − °→
u −−
v° = 〈2→

u |2 b 〉
= 4〈→

u |→
−v〉

2. De même, comme le déterminant est une forme bilinéaire anti-symétrique alternée, il vient :
¡− → ¢ ¡− → ¢
det →
u +−
v ,→

u −→

v = 2det →
u ,−
v

Exercice 2.2 ♥
Soient A, B et C trois points du plan. Montrer que :
³−→ −→´ ³−→ −→´ ³−→ −→´
det AB, AC = det BC, BA = det CA, CB

1. En raisonnant géométriquement.
2. En utilisant la bilinéarité et l’antisymétrie du produit scalaire

Solution :
1. µOrientons
¶ µle triangle
¶ µABC dans
¶ le sens direct. On peut choisir une détermination dans [0, π] pour les trois angles

→ −→ −
à à→ −→ − à→ −→
AB, AC , CA, CB , BC, BA . Les trois déterminants sont alors positifs et sont de plus chacun égaux au double
de l’aire du triangle ABC, ce qui prouve les égalités.
2. D’après la relation de Chasles et en utilisant la bilinéarité et l’antisymétrie du produit scalaire :
³−→ −→´ ³−→ −→ −→´
det AB, AC = det AB, AB + BC
³−→ −→´ ³−→ −→´
= det AB, AB + det AB, BC
³−→ −→´
= − det BA, BC
³−→ −→´
= det BC, BA .

On prouve de même la dernière égalité.

Exercice 2.3 ♥
Dans le plan, on considère un parallélogramme ABCD. On note E le pied de la perpendiculaire menée de C à (AB). On
−→ −→ −→ −→ −→
note F le pied de la perpendiculaire menée de C à (BD). Montrer que [Link] = kBCk2 + [Link] .

Solution : Faire un dessin ! Calculons


−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
[Link] − [Link] = BD.(BC + CF) − BA.(BC + CE)
−→ −→ −→ −→
= [Link] − [Link]
−→ −→ −→
= (AB + BD).BC
−→ −→
= [Link]
−→ −→
= [Link]

86
Exercice 2.4 ♥♥
Soit ABCD un parallèlogramme. Montrer que

AC2 + BD2 = AB2 + BC2 + CD2 + DA2.

Solution : Soit I le milieu de [AC] et donc aussi le milieu de [BD].


−→ −→ −→ −→ −−→ −−→ −→ −→
AB2 + BC2 + CD2 + DA2 = [Link] + [Link] + [Link] + [Link]
³−
→ − →´ ³−→ − →´ ³− → − →´ ³−→ − →´ ³− → − →´ ³−→ − →´ ³− → − →´ ³− → − →´
= AI + IB . AI + BI + BI + IC . BI + IC + CI + ID . CI + ID + DI + IA . DI + IA
→−
− → →−
− → −
→− → −
→→ −
= AI2 + IB2 + [Link] + BI2 + IC2 + [Link] + CI2 + ID2 + [Link] + DI2 + IA2 + [Link]
→−
− → →−
− → →−
− → −
→− →
= 4AI2 + 4BI2 + [Link] + [Link] + [Link] + [Link]
→ ³−
− → − →´ ³−
→ − →´ −→
= AC2 + BD2 + 2AI. IB + ID + 2 BI + DI .IC

= AC2 + BD2

2.7.2 Coordonnées cartésiennes dans le plan


Exercice 2.5 ♥
Calculer une équation cartésienne puis une équation paramétrique de la droite D :
1. passant par A (2, 1) et de vecteur normal →

n = (1, −1).
2. passant par A (−1, 0) et de vecteur directeur →

u = (1, −2).
3. passant par A (1, 2) et B (−2, 3).
4. passant par l’origine et parallèle à la droite D ′ : x + y − 1 = 0.
(
′ x = 1 + 2t
5. passant par A (1, 1) et perpendiculaire à la droite D : ; t ∈ R.
y = −1 + t

Solution :
1. Comme D admet → −
n comme vecteur normal, une équation cartésienne de D est de la forme x − y +c = 0 avec c ∈ R.
Comme A ∈ D , on a c = −1 et D : x −
( y − 1 = 0. Un vecteur directeur à D est celui de coordonnées (1, 1) donc une
x = 2+t
équation paramétrique de D est D : ; t ∈ R.
y = 1+t
2. Comme D est dirigée par → −u elle admet comme vecteur normal celui de coordonnées (−2, −1) ou encore → −n =
(2, 1). Une équation de D est donc de la forme 2x + y + c =(0 où c ∈ R. Comme A ∈ D , il vient que c = 2 donc
x = −1 + t
D : 2x + y + 2 = 0. Une équation paramétrique de D est D : ; t ∈ R.
y = −2t
−→
3. Comme A et B sont des points de D , le vecteur AB = (−3, 1) dirige D et le vecteur →

n = (1, 3) dirige D . Une équation
cartésienne de D est alors de la forme x + 3y + c = 0 avec c ∈ R. Comme A ∈ D , on trouve
( que c = −7 et finalement
x = 1 − 3t
D : x + 3y − 7 = 0. On trouve par ailleurs qu’une équation paramétrique de D est D : ; t ∈ R.
y = 2+t
4. Comme D et D ′ sont parallèles, le vecteur →
−n = (1, 1) normal à D ′ est aussi normal à D et donc une équation
cartésienne de D est de la forme x + y + c = 0 avec c ∈ R. Comme O ∈( D , c = 0 et D : x + y = 0. Un vecteur
x = −t
directeur à D est →

u = (−1, 1) et une équation paramétrique de D est D : ; t ∈ R.
y =t
5. Un vecteur directeur de D ′ est →

n = (2, 1) qui est normal à D car les deux droites sont perpendiculaires. Une
équation de D est donc de la forme 2x + y + c = 0 avec c ∈ R. Comme A ∈ D alors c =(−3 et D : 2x + y − 3 = 0. Un
x = 1−t
vecteur directeur de D est →

u = (−1, 2) donc une équation paramétrique de D est D : ; t ∈ R.
y = 1 + 2t

Exercice 2.6 ♥ (
x = 1−t
Calculer une équation cartésienne de la droite D d’équation paramétrique .
y = 2 − 3t

87
Solution : On pourrait lire sur l’équation paramétrique de D les coordonnées d’un point et d’un vecteur directeur de
D . Procédons autrement :
( 
x = 1−t t = 1−x 2− y
=⇒ 2 − y =⇒ 1 − x = =⇒ −3x + y + 1 = 0
y = 2 − 3t t = 3
3
et donc D : −3x + y + 1 = 0.

Exercice 2.7 ♥
On rapporte le plan à un repère orthonormal direct. On considère les points A(−1, −1), B(2, 3) et C(3, −3).
1. Calculer l’aire du triangle ABC.
2. En déduire la distance de A à la droite (BC).
3. Former une équation de la droite (AB).
4. En déduire la longueur de la hauteur issue de C et retrouver l’aire du triangle ABC.

Solution : ¯ ³−→ −→´¯


¯ ¯
¯det AB,AC ¯
22
1. L’aire de ABC est donnée par : 2 = 2 = 11 .
2. Soit H le projeté orthogonal de A sur (BC). (AH) est donc une hauteur de ABC et l’aire de ABC est aussi donnée
p
BC×AH
p 11 37
par : 2 . Comme BC = 37, on trouve : AH = .
74
−→
3. Le vecteur AB(3, 4) dirige la droite (AB). Par conséquent, une équation de (AB) est −4x + 3y − 1 = 0 .
4. La longueur de la hauteur issue de C est la distance de C à la droite (AB). Par conséquent : d (C, (AB)) =
22

−4xC + 3y C − 1 22 AB × d (C, (AB)) 5 = 11 .
= . L’aire du triangle ABC est alors donnée par : =
5 5 2 2

Exercice 2.8 ♥ ¯ ¯
¯1 ¯−2
Dans le plan rapporté à un repère orthonormal, on considère les points A¯ et B¯¯ .
¯
−2 3

1. Écrire une équation cartésienne de la droite (AB).


¯
¯1
2. Déterminer la distance du point C¯¯ à la droite (AB).
1

3. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H de C sur (AB).


4. Retrouver la distance du point C à la droite (AB) en utilisant la question précédente.

Solution :
¯
¯x −−→ −→
1. Soit M¯¯ un point du plan. Il appartient à la droite (AB) si et seulement si det(AM, AB) = 0, ce qui donne une
y

équation cartésienne de la droite (AB) : (AB) : 5x + 3y + 1 = 0 .


|5 + 3 + 1| 9
2. Avec la formule du cours, d(C, (AB)) = p =p .
52 + 32 34
(

− x = 1 + 5t
3. Comme n = (5, 3) est normal à (AB), il dirige (CH) et une équation paramétrique de (CH) est (CH) : .
y = 1 + 3t
Les coordonnées de H sont solutions du système :

x
 = 1 + 5t
y = 1 + 3t .


5x + 3y + 1 =0

On trouve t = −9/34, x = −11/34 et y = 7/34. Donc H (−11/34, 7/34) .


−−→ °−−→° p p
° °
4. Il suffit de calculer la norme de CH = (45/34, 27/34) , on trouve °CH° = 81/34 = 9/ 34.

88
Exercice 2.9 ♥♥ ¯
¯1
Dans le plan rapporté à un repère orthonormé, on considère le point Ω¯¯ . Parmi toutes les droites passant par Ω,
2
¯
¯−1
déterminer celles qui sont à distance 1 du point A¯¯ .
4

Solution : On peut décrire toutes les droites passant par Ω (sauf la droite verticale) à l’aide d’un seul paramètre, la pente
m . L’équation cartésienne d’une telle droite Dm est donc (y − 2) = m(x − 1), c’est-à-dire Dm : mx − y + (2 − m) = 0 .
La distance du point A à la droite Dm est alors donnée par la formule :
|−m − 4 + 2 − m| 2|m + 1|
d(A, Dm ) = p =p
m2 + 1 m2 + 1

Cette distance vaut 1 p 4(m + 1)2 = m 2 + 1, c’est-à-dire 3m 2 + 8m + 3 = 0, et on trouve les deux pentes
si et seulement si p
−4 + 7 −4 − 7
solutions, m1 = et m2 = . On vérifie ensuite que la droite verticale passant par Ω ne convient pas en
3 3
écrivant son équation cartésienne x = 1 et en calculant la distance de A à cette droite qui vaut 2.

Exercice 2.10 ♥
Calculer la distance du point A à la droite D dans les cas suivants :
1. A (0, 0) et D passe par B (5, 3) et est dirigée par →

u (1, 2).
2. A (1, −1) et D passe par B (−1, 1) et est perpendiculaire à → −
n (2, 3).
3. A (4, 1) et D est la droite d’équation cartésienne x + 2y + 3 = 0.

Solution : ¯ ³−→ ´¯
¯ − ¯
→ p
¯det BA, u ¯ 7 5
1. d (A, D ) = →−
ku k
= 5
¯−→ ¯
¯ →
− ¯ p
¯BA. n ¯
2. d (A, D ) = k k →
−n
= 2 1313
p
3. d (A, D ) = |
x A +2y A +3| 9 5
p = 5
5

Exercice 2.11 ♥
Dans le plan muni d’un repère orthonormal direct, on considère les 4 points A (−1, 3), B (−6, −2), C (2, −6) et D (3, 1).
1. Montrer que ABCD est un trapèze.
2. Calculer les coordonnées de l’intersection de ses diagonales.
3. Montrer que ses diagonales sont perpendiculaires.
4. Calculer l’aire de ABCD.

Solution :
−→ −→ −→ −→
1. Comme AD = (4, −2) et BC = (8, −4) il est clair que BC = 2AB et que les droites (AD) et (BC) sont parallèles. Par
suite, ABCD est un trapèze.
−→
2. On calcule une équation cartésienne de (AC). Cette droite est dirigée par AC = (3, −9) ou encore par le vecteur


u = (1, −3). Un vecteur normal à cette droite est donc →

n = (3, 1). Une équation cartésienne de (AC) est donc de
la forme 3x + y + c = 0 avec c ∈ R. Comme A ∈ (AC), il vient que c = 0. Donc (AC) : 3x + y = 0. On montre de
même que (BD) : −x + 3y = 0. On remarque que ces deux droites passent par l’origine du repère donc leur point
d’intersection est O.
3. Un vecteur normal à (AC) est →
−n = (3, 1) et un vecteur normal à (BD) est →

n ′ = (−1, 3). Il est clair que →

n ·→

n ′ = 0 et
donc que les diagonales sont perpendiculaires.
¡ ¢
4. On utilise la formule vue au collège. ° A pdésigne l’aire de ABCD
°−→Si °−→° alors A = petite base + grande base ×
° ° ° ° p
hauteur/2. On sait que petite base = °AD° = 2 5 et grande base = °BC° = 4 5. De plus
¯¯ ¯¯ ¯ ¯ ¯¯
¯ ¯¯ −5 8 ¯¯¯¯ ¯ ¯ ¯¯
¯ −→ −→¯¯ ¯¯ ¯−20 ¯ 1 2 ¯¯
¯det AB, BC¯ ¯¯ −5 −4 ¯¯ ¯ ¯ 1 −1 ¯¯ 60
hauteur = d (A, (BC)) = = p = p = p
kBCk 4 5 4 5 4 5

et A = 45.

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Exercice 2.12 ♥
On considère deux droites D et D ′ d’équations respectives :
D : 3x + 4y + 3 = 0 et D′ : 12x − 5y + 4 = 0

.
1. Montrer que ces deux droites sont sécantes.
2. Déterminer une équation de chacune de leurs bissectrices 1 .

Solution :
1. Un vecteur directeur de D est →
−u (−4, 3) et un vecteur directeur de D′ est →

u ′ (5, −12). Ces deux vecteurs ne sont
pas colinéaires donc ces deux droites ne sont pas parallèles.
¡ ¢
2. Soit M x, y un point du plan. On a la série d’équivalence :

M est un point d’une des bissectrices aux deux droites


¡ ¢
⇐⇒ d (M, D) = d M, D ′
¯ ¯ ¯ ¯
¯3x + 4y + 3¯ ¯12x − 5y + 4¯
⇐⇒ =
¡ 5 ¢ ¡ 13 ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
⇐⇒ 13 3x + 4y + 3 = 5 12x − 5y + 4 ou 13 3x + 4y + 3 = −5 12x − 5y + 4
⇐⇒ −21x + 77y + 19 = 0 ou 99x + 27y + 59 = 0.

Donc les bissectrices ont pour équation −21x + 77y + 19 = 0 et 99x + 27y + 59 = 0 .

Exercice 2.13 ♥♥
On considère deux droites D et D ′ non parallèles et d’équations normales respectives :
x cos θ + y sin θ − p = 0 et x cos θ′ + y sin θ′ − p ′ = 0

où p, p ′ ∈ R et θ, θ′ ∈ R, θ 6= θ′ [π].
1. Déterminer une équation normale de chacune de leurs bissectrices 2 .


2. Montrer que si → −
u et →

u ′ sont des vecteurs unitaires qui dirigent les droites D et D ′ alors les vecteurs →

u + u ′ et

− →

u − u ′ dirige chacune de ces deux bissectrices.
3. Montrer que ces deux bissectrices sont perpendiculaires.

Solution :
¡ ¢
1. Soit M x, y un point du plan. On a la série d’équivalence :

M est un point d’une des bissectrices aux deux droites


¡ ¢
⇐⇒ d (M, D) = d M, D ′
¯ ¯ ¯ ¯
¯ x cos θ + y sin θ − p ¯ ¯ x cos θ′ + y sin θ′ − p ′ ¯
⇐⇒ 2
=
2
¯ cos θ + sin θ ¯ ¯ cos2 θ′ + sin2 θ′ ¯
⇐⇒ ¯ x cos θ + y sin θ − p ¯ = ¯ x cos θ′ + y sin θ′ − p ′ ¯
¡ ¢
⇐⇒ x cos θ + y sin θ − p = x cos θ′ + y sin θ′ − p ′ ou x cos θ + y sin θ − p = − x cos θ′ + y sin θ′ − p ′
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
⇐⇒ cos θ − cos θ′ x + sin θ − sin θ′ y = p − p ′ ou cos θ + cos θ′ x + sin θ + sin θ′ y = p + p ′
θ+θ′ θ−θ′ θ+θ′ θ−θ′ θ+θ′ θ−θ′ θ+θ′ θ−θ′
⇐⇒ −2sin sin x + 2cos sin y = p − p′ ou 2cos cos x + 2sin cos y = p + p′
2 2
¡ 2 ′¢ 2 2
¡ 2
¢ 2 2
θ+θ′ θ+θ′ 2 p −p θ+θ′ θ+θ′ 2 p + p′
⇐⇒ − sin x + cos y= ′ ou cos x + sin y= ′
2 2 sin θ−θ
2
2 2 cos θ−θ
2

ce qui est licite car θ 6= θ′ [π]. Les équations des deux bissectrices sont donc :
¡ ¢ ¡ ¢
θ+θ′ θ+θ′ 2 p − p′ θ+θ′ θ+θ′ 2 p + p′
− sin x + cos y= ′ cos x + sin y= ′
2 2 sin θ−θ
2
2 2 cos θ−θ
2

Ces deux équations sont de plus normales.


1. Rappelons qu’un point est sur une bissectrice de deux droites si et seulement si les distances de ce point à chacune des deux droites sont égales
2. Voir la note 1

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