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Exercice 2.14: U U U U U U

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Exercice 2.14: U U U U U U

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¡ ¢

2. Comme →

u et →

u ′ sont unitaires, on peut supposer que →

u = (cos θ, sin θ) et que →

u ′ = cos θ′ , sin θ′ alors
µ ¶

− →
− ′
¡ ′ ′
¢ θ−θ′ θ+θ′ θ+θ′
u + u = cos θ + cos θ , sin θ + sin θ = 2cos cos , sin
2 2 2

qui dirige clairement la première bissectrice. De même :


µ ¶

− ¡ ¢ θ−θ′ θ+θ′ θ+θ′
u −→

u ′ = cos θ − cos θ′ , sin θ − sin θ′ = 2sin − sin , cos
2 2 2

qui dirige la deuxième.


¡− → ¢ ¡− → ¢ °− °2 °→ °2
3. Comme → u′ . →
u +− u −−
u ′ = °→
u ° − °−
u ′ ° = 0, les deux bissectrices sont perpendiculaires.

Exercice 2.14 ♥♥
Dans le plan, on considère trois points A, B et C non-alignés. Une droite D coupe les droites (BC), (AC) et (AB) en A′ ,
B′ et C′ respectivement. Par A′ on mène les parallèles à (AB) et (AC) qui coupent respectivement aux points E et F la
parallèle à (BC) menée par A. Montrer que les droites (B′ E) et (C′ F) sont parallèles.
Indication 2.8 : Le problème est indépendant du repère choisi, à vous donc de choisir un bon repère...

Solution : Faire un dessin ! ¯ ¯ ¯


−→ −→ ¯0 ¯1 ¯0
– Choix du repère : R = (A, AB, AC). Dans ce repère, A¯¯ , B¯¯ , C¯¯ . Comme B′ est sur la droite (AC), il existe b ∈ R
0 0 1
¯ ¯
¯0 ¯c
tel que B′ ¯¯ . De même, il existe c ∈ R tel que C′ ¯¯ .
b 0
¯
¯x −−→ −−→
– Équation cartésienne de la droite D = (B′ C′ ) : un point M¯¯ est sur cette droite si et seulement si det(B′ M, B′ C′ ) = 0,
y

c’est-à-dire (B′ C′ ) : bx + c y − bc = 0 .
– On calcule de même l’équation de la droite (BC) et l’on trouve (BC) : x + y − 1 = 0 .
¯
¯ ′¯x
– Coordonnées de A ¯ : puisque A′ est sur la droite (B′ C′ ) et sur (BC), ses coordonnées vérifient le système
y
¯
( ¯ c(1 − b)
x+y =1 ¯
′¯ c − b
. On en tire A ¯ b(1 − c) . On remarque que le cas où b = c correspond à une droite D parallèle
bx + c y = bc ¯
¯
b −c
à (BC) ce qui est exclu par l’énoncé.
– Équation cartésienne de la droite D ′ , parallèle à (BC) passant par A : on trouve D ′ : x + y = 0 .

 c(1 − b)
−→ x = +λ

– Coordonnées de E : il existe λ ∈ R tel que E = A + λAB, c’est-à-dire c −b . Puisque E ∈ D ′ , x + y = 0

y b(1 − c)
=
b −c
¯
¯ b(1 − c)
¯
¯ c −b
et on en tire que E¯ b(1 − c) .
¯
¯
c −b
¯
¯ c(1 − b)

−→ ¯
′ ′ ¯ c −b
– Coordonnées de F : de la même façon, en écrivant F = A + λAC , on trouve que F¯ c(1 − b) .
¯
¯−
c −b
¯ ¯
¯ b(1 − c) ¯ c(1 − c)
−−→ ¯ −−→ ¯
′ ′ ′ ¯ c −b ′ ¯ c −b
– Pour montrer que (B E) et (C F) sont parallèles, calculons B E¯ b(b − 1) et C F¯ c(1 − b) . Ensuite, calculons le
¯ ¯
¯ ¯−
c −b c −b

déterminant
−−→ −−→ 1 £ ¤
det(B′ E, C′ F) = 2
−bc(1 − c)(1 − b) − bc(b − 1)(1 − c) = 0
(c − b)

91
après simplifications. Le résultat est montré.

Exercice 2.15 ¯♥♥ ¯


¯λ ¯ 0
On considère un point Aλ ¯¯ de l’axe (Ox) et un point Bλ ¯¯ de l’axe (Oy).
0 a −λ

1. Écrire l’équation cartésienne de la médiatrice du segment [Aλ Bλ ].


2. Montrer que lorsque λ varie, cette médiatrice passe toujours par un point fixe.

Solution :
¯
¯x
1. Soit M¯¯ . Le point M appartient à la médiatrice de [Aλ, Bλ ] si et seulement si d(Aλ , M) = d(Bλ , M), c’est-à-dire si
y
¡ ¢2
et seulement si (x − λ)2 + y 2 = x 2 + y − a + λ . Ceci amène l’équation cartésienne

Dλ : 2λx + 2(λ − a)y − 2λa + a 2 = 0

¯
¯a/2
2. On remarque que le point C¯¯ appartient à toutes les droites Dλ .
a/2

Exercice 2.16 ♥♥
On considère dans le plan euclidien un triangle équilatéral (ABC). On choisit un repère orthonormé d’origine le milieu
−→ ¯ ¯

− AB ¯−a ¯a
de [AB], avec le vecteur i = −→ dans lequel A¯¯ et B¯¯ avec a > 0.
kABk 0 0

1. Déterminer les coordonnées du point C.


2. Écrire les équations cartésiennes des droites (AC) et (BC).
3. Montrer que si M est un point intérieur au triangle, la somme des distances de M à chaque côté du triangle est
constante.
4. Retrouver ce résultat en partitionnant le triangle ABC en trois triangles dont on déterminera les aires grâce au
déterminant.

Solution :
¯ ¯
¯0 −→ −→ p ¯ 0
1. Si C¯¯ , on calcule kACk2 = c 2 + a 2 qui doit valoir kABk2 = 4a 2 d’où l’on tire c = 3a et donc C¯¯p .
c 3a
¯
¯x −−→ −→
2. Soit M¯¯ un point de la droite (AC). Il doit vérifier det(AM, AC) = 0, d’où l’on tire
y

p p
(AC) : 3ax − a y + 3a 2 = 0

et de même
p p
(BC) : 3ax + a y − 3a 2 = 0
¯
¯x
3. Soit un point M¯¯ intérieur au triangle. La distance de M à la droite (AB) vaut y ( y Ê 0). Appliquons la formule
y
du cours pour calculer la distance de M à la droite (AC) :
p p p p
| 3ax − a y + 3a 2 | 3x − y + 3a
d(M, AC) = p =
3a 2 + a 2 2

On a utilisé que le point M était à droite de la droite (AC) pour enlever la valeur absolue. De même,
p p p p
| 3ax + a y − 3a 2 | − 3x − y + 3a
d(M, BC) = p =
3a 2 + a 2 2
p
La somme des trois distances est constante et vaut 3a .

92
4. Si U, V et W sont trois points du plan, on notera AUVW l’aire du triangle UVW . On a :

d (M, (AB)) + d (M, (BC)) + d (M, (CA))


¯ ³−−→ −→´¯ ¯ ³−−→ −→´¯ ¯ ³−−→ −→´¯
¯ ¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯det AM, AB ¯ ¯det BM, BC ¯ ¯det CM, CA ¯
= °−→° + °−→° + °−→°
° ° ° ° ° °
° AB° °BC° °CA°
= A1 + A2 + A3
−−→ −→
où A1 est l’aire du parallélogramme porté par les vecteurs AM et AB, A2 est l’aire du parallélogramme porté par
−−→ −→ −−→ −→
les vecteurs BM et BC et A3 est l’aire du parallélogramme porté par les vecteurs CM et CA. Mais A1 = 2AMAB ,
A2 = 2AMBC et A3 = 2AMCA . Donc :

d (M, (AB)) + d (M, (BC)) + d (M, (CA)) = 2(AMAB + AMBC + AMCA ) = 2AABC

ce qui prouve que la somme des trois longueurs est constante.

Exercice 2.17 ♥♥
Dans le plan, on considère un triangle (ABC) et on note I le milieu du segment [BC]. Une droite passant par I coupe
les droites (AB) en D et (AC) en E. Déterminer le lieu des points d’intersection des droites (BE) et (CD).

−→ −→
Solution : On se place dans le repère (A, AB, AC). Danc ce repère
¯
¯1/2
1. le point I a comme coordonnées I¯¯
1/2

2. la droite droite passant par D admet comme équation cartésienne : (y − 1/2) = λ(x − 1/2) avec λ 6= 0 (puisque cette
droite n’est pas parallèle à (AB) ni à (AC).
¯
¯ ¯ 0
3. les coordonnées des points D et E sont D ¯1/2 − 1/2λ , E¯¯
1/2 − λ/2

4. la droite (BE) admet comme équation cartésienne : (1 − λ)x + 2y = 1 − λ


5. la droite (CD) admet comme équation cartésienne : 2λx + (λ − 1)y = λ − 1.
¯ ¯
¯ λ−1 ¯ 2
¯ ¯ 1−
¯ λ+1 ¯ λ + 1
6. l’intersection de ces deux droites est formée du point : M¯ λ − 1 = ¯ 2 (les deux droites ne sont pas
¯ ¯
¯− ¯−1 +
λ+1 λ+1
parallèles lorsque λ 6= −1).
λ−1
7. Le point M est sur la droite d’équation x + y = 0. L’application λ 7→ étant une bijection de R \ {0} vers
λ+1
R \ {−1, 1}, on trouve tous les points de cette droite sauf ceux d’abscisse 1 et −1.

Exercice 2.18 ♥♥
On considère dans le plan euclidien un triangle isocèle (ABC) avec AB = AC. On considère un point D qui varie sur le
1
segment [AB] et un point E sur le segment [BC] tels que D′ E = BC où D′ est le projeté orthogonal de D sur (BC). Par
2
le point E, on mène la perpendiculaire à la droite (DE). Montrer que cette droite passe par un point fixe I.

¯ ¯ ¯ ¯ ¯
¯0 ¯−b ¯b ¯λ ¯λ + b
Solution : On choisit le repère orthonormé tel que A¯¯ , B¯¯ et C¯¯ . Notons D′ ¯¯ , on a alors E¯¯ . On détermine
a 0 0 0 0
¯
¯ λ
¯
l’équation cartésienne de la droite (AB) : ax − by + ab = 0 , les coordonnées du point D : D¯¯ aλ + ab puis l’équa-
¯
2

aλ + ab
tion cartésienne de la perpendiculaire en E : −bx + y + b(λ + b) = 0 . On peut voir cette équation comme un
b
polynôme en λ :
£ ay ¤ £ ¤
λ b+ + b(b − x) + a y = 0
b

93
Il suffit d’annuler le coefficient de λ et le coefficient constant pour voir que cette droite passe toujours par le point
¯
¯ 0
I¯¯ 2 .
−b /a

Exercice 2.19 ♥♥ ¯ ¯
¯λ ¯ 0
Dans le repère canonique du plan, on considère deux points sur les axes A¯¯ et B¯¯ . On note C le point tel que
0 a −λ
(OACD) soit un rectangle. On note Dλ la perpendiculaire à la droite (AB) passant par C. Montrer que la droite Dλ passe
par un point fixe à déterminer lorsque λ varie.
¯
¯ λ −−→ −→
Solution : C¯¯ . Pour obtenir l’équation cartésienne de Dλ , on traduit [Link] = 0 et l’on trouve
a −λ

Dλ : λx + (λ − a)y − 2aλ + a 2 = 0

que l’on peut écrire comme un polynôme en λ :

λ(x + y − 2a) + (−a y + a 2 ) = 0


¯ ¯
¯ x a ¯
En considérant le point I¯¯ avec x et y qui annulent les deux coefficients de ce polynôme, on trouve le point fixe I¯¯ .
y a

Exercice 2.20 ♥♥
Déterminer l’intersection des droites D1 et D2 :
½ ½
x = 2t − 1 x = t +2
D1 t ∈R D2 t ∈R
y = −t + 2 y = 3t + 1

Solution :
1. ½
On prend deux paramètres distincts
½ t et u et on égale les abscisses et ordonnées pour obtenir le système :
2t − 1 = u + 2 2t − u = 3 1 1 13
d’où d’où −7u = 1 et u = − . On en déduit u = − + 2 = et
−t + 2 = 3u + 1 −t − 3u = −1 7 7 7
3 4
y = − +1 = .
7 7
2. ~
u (2, −1) est vecteur directeur de D1 , donc ~
n (1, 2) est vecteur normal de D1 . Donc une équation cartésienne de D1
est x + 2y = k . k est déterminé en écrivant que (pour t = 0) M(−1, 2) ∈ D1 soit k = −1 + 2 × 2 = 3. Maintenant
1
on traduit : un point de D2 vérifie cette équation de D1 : t + 2 + 2(3t + 1) = 3 soit t == − et on conclut comme
7
ci-dessus.
Moralité : L’intersection de deux objets géométriques se traite bien lorsqu’un est défini en paramétrique et l’autre
par équation cartésienne.

2.7.3 Géométrie du triangle


Exercice 2.21 ♥♥
Soient A, B, C trois points non alignés du plan P . Montrer que les médiatrices du triangle ABC sont concourantes en
un point O centre du cercle circonscrit au triangle :
1. En utilisant la définition et les propriétés de la médiatrice d’un segment.
2. En effectuant des calculs dans un repère bien choisi.

Solution :
−→
1. La médiatrice du segment [AB] admet comme vecteur normal AB, celle du segment [AC] admet comme vecteur
−→
normal AC. Les points ABC étant non alignés, ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires et donc ces deux média-
trices ne peuvent être parallèles. Elles se coupent alors en un point qu’on notera O. On a : OA = OB = OC. On
déduit de ces égalités que O est le centre du cercle circonscrit à ABC et que O est élément de la médiatrice de
[BC]. Par conséquent, les trois médiatrices du triangles sont concourantes en O.

94
2. On peut aussi proposer la solution ¯calculatoire
¯ ¯ suivante. On peut choisir un bon repère orthonormé dans lequel
¯
¯a ¯b ¯0 ¯b/2
les coordonnées de A, B et C sont A¯¯ , B¯¯ , C¯¯ . Les milieux des côtés du triangle ont pour coordonnées, A′ ¯¯ ,
0 0 c c/2
¯ ¯
¯′ ¯ a/2
¯
′ ¯(a + b)/2
B¯ ,C¯ . Les perpendiculaires issues respectivement de C′ , B′ et A′ ont pour équations cartésiennes :
c/2 0

a +b a2 − c2 b2 − c2
x= , −ax + c y + = 0, −bx + c y + =0
2 2 2
¯
¯ (a + b)/2
et on vérifie qu’elles passent par le point I¯¯ .
c/2 + ab/2c

Exercice 2.22 ♥♥
Soient A, B, C trois points non alignés du plan P . Soient G l’isobarycentre de ABC.
−→ →

1. Soit I le milieu de [BC]. Montrer que AG = 23 AI. En déduire que G est élément de la médiane de ABC issue de A.
2. En déduire que les médianes du triangle ABC sont concourantes en G.

Solution :
−→ −→ −→ →

1. Comme G est l’isobarycentre de ABC, on a : GA + GB + GC = 0 . Utilisant la relation de Chasles, on en tire :
−→ −→ − → − → −→ − → − → → − −→ − → → −
GA+ GA + AI + IB + GA + AI+ IC = 0 c’est-à-dire : 3GA + 2AI = 0 d’où la relation annoncée. La médiane issue de
A étant la droite (AI), il est alors clair que G est élément de cette médiane.
−→ −
→ −→ −→
2. On démontrerait de même que, si J désigne le milieu de [AC] et K celui de [AB] : BG = 23 BJ et CG = 32 CK . Le
point G appartient donc à la médiane de ABC issue de B et celle issue de C. Les trois médianes de ABC sont donc
concourantes en G.

Exercice 2.23 ♥♥
Soient A, B, C trois points non alignés du plan P . Montrer que les trois bissectrices intérieures du triangle ABC sont
concourantes en un point K du plan et ce que ce point est centre du cercle inscrit à ABC (c’est à dire le cercle tangent
aux trois côtés du triangle).

Solution : Notons d A , dB et dC les bissectrices intérieures de ABC issues respectivement de A, B et C. Les points A,
B et C n’étant pas alignés, d A et dB ne sont pas parallèles et se coupent en un point K du plan. Par définition d’une
bissectrice, on a : d (K, (AB)) = d (K, (AC)) = d (K, (AB)) = d (K, (BC)). Par conséquent, d (K, (CA)) = d (K, (CB)) et K est
élément de la bissectrice issue de C. On en déduit que les trois bissectrices intérieures de ABC sont concourantes en
K. Notons K A , KB , KC les projetés orthogonaux de K sur respectivement (BC), (AC) et (AB), on a : d (K, (AB)) = KKC ,
d (K, (AC)) = KKB et d (K, (BC)) = KK A . D’après ce qui a été fait précédemment, on peut affirmer que ces trois longueurs
sont égales : KK A = KKB = KKC . Le point K est donc le centre du cercle C circoncrit au triangle K A KB KC . Il reste à
montrer que les trois côtés du triangles ABC sont tangents à ce cercle. Comme K A est le projeté orthogonal de K sur
(BC), la droite (BC) est perpendiculaire à un rayon du cercle C et est donc tangente à C . On fait de même avec les
droites (AC) et (AB) et on montre que C est bien le cercle inscrit à ABC.

Exercice 2.24 ♥♥
Soient A, B, C trois points non alignés du plan P .
1. En exprimant chacun des vecteurs de l’expression ci dessous au moyen de vecteurs d’origine A, montrer que
pour tout point M de P on a :
−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→
[Link] + [Link] + [Link] = 0.

2. Montrer que la hauteur issue de A dans le triangle ABC et celle issue de B ne sont pas parallèles. On notera H le
point d’intersection.
−→ −−→
3. Montrer que [Link] = 0. En déduire que les hauteurs du triangle ABC sont coucourantes.

Solution :

95
1. Soit M un point du plan.
−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→ −→ ³−→ −−→´ ³−→ −→´ −−→ −→ ³−→ −−→´
[Link] + [Link] + [Link] = AB. CA + AM + BA + AC .AM + CA. BA + AM
³−→ −→´ −−→ ³−→ −→´ −−→ ³−→ −→´ −→
= AB + BA .AM + AC + CA .AM + AB + BA .CA
= 0
−→ −→
2. La hauteur issue de A admet comme vecteur normal BC et celle issue de B le vecteur AC. Les points ABC n’étant
pas alignés ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires et les deux hauteurs ne peuvent donc être parallèles. Elles
sont donc sécantes en un point qu’on notera H.
3. Utilisant l’égalité établie dans la première question avec M = H et le fait que H est à l’intersection des hauteurs
−→ −−→
issues de A et de B, on obtient : [Link] = 0. On en déduit que H est élément de la hauteur issue de C et que les
trois hauteurs de ABC sont concourantes en H.

Exercice 2.25 ♥♥
Dans un triangle ABC non équilatéral et non aplati, on considère l’orthocentre H, le centre O du cercle circonscrit et
le centre de gravité G.
−−→ −→ −→ −→
1. Exprimer OG en fonction de OA, OB et OC.
−−→ −−→ −→
2. Soit →

v = 3OG − OH. Montrer que →

v est orthogonal à AB.
−−→ −−→
3. En déduire que OH = 3OG.

Solution : ³−→ −→ −→´


−−→
1. Comme G est l’isobarycentre de A, B et C, par la relation de Chasles, on obtient : OG = 31 OA + OB + OC .
2. On appelle I le milieu de [AB]. Il vient :
−→ ³ −−→ −−→´ −→


v .AB = 3OG − OH .AB
³−→ −→ −→ −−→´ −→
= OA + OB + OC − OH .AB
³−−→ −→ −→´ −→
= HC + OA + OB .AB
−−→ −→ ³−→ −→´ −→ −−→
= | {zAB} + OA + OB .AB car HC dirige la hauteur issue de B
HC.
=0
³−
→ − → − → − →´ −→
= OI + IA + OI + IB .AB

→ −→ −
→ →

= [Link] car IA = −IB
−→
= 0 car OI dirige la médiatrice du segment [AB]
−→
3. En effectuant le même calcul, on pourrait montrer que → −v .AC = 0. Par conséquent, le vecteur →
−v est à la fois
−→ −→ →
− →

othogonal à AC et AB. Mais le triangle ABC n’étant pas plat, ceci n’est possible que si v = 0 , c’est-à-dire
−−→ −−→
seulement si OH = 3OG. Le triangle n’étant pas équilatéral, on en déduit que les points O, G et H sont alignés. La
droite portant ces trois points est appelée droite d’Euler du triangle ABC.
Proposons une preuve calculatoire de cette propriété : ¯ ¯ ¯
a b 0 ¯ ¯ ¯
Dans un repère orthonormé adapté, les coordonnées de A, B et C sont A¯¯ , B¯¯ , C¯¯ , le centre de gravité a pour
0 0 c
¯
¯(a + b)/3
coordonnées G¯¯ , les trois hauteurs ont pour équation cartésienne
c/3

x = 0,
−bx + c y + ab = 0, −ax + c y + ab = 0
¯
¯ 0
d’où le point d’intersection des hauteurs : H¯¯ . Pour trouver le centre du cercle circonscrit, on peut chercher
−ab/c

¯
−→ −→ −−→ ¯ (a + b)/2
l’intersection des médiatrices ou résoudre kΩAk2 = kΩBk2 = kΩCk2 ce qui donne Ω¯¯ . On calcule ensuite
c/2 + ab/2c

¯ ¯
−−→ −−→ ¯¯ (a + b)/3 (a + b)/2 ¯¯
det(HG, HΩ) = ¯ =0
c/3 + ab/c c/2 + 3ab/2c ¯

96
ce qui montre que ces trois points sont alignés.

Exercice 2.26 ♥♥
Dans le plan orienté, on considère un triangle ABC non aplati de sens direct (c’est-à-dire qu’on passe du point A au
b = BAC
point B, et du point B au point C en tournant dans le sens direct) . On note : a = BC, b = CA, c = AB, A , Bb = CBA
,
b 
C = ACB et A l’aire de ABC. On note aussi R le rayon du cercle circonscrit à ABC, r le rayon du cercle inscrit à ABC
et p = 21 (a + b + c) le demi-périmètre de ABC.
³−→ −→´ ³−→ −→´ ³−→ −→´
1. Montrer que det AB, AC = det BC, BA = det CA, CB = 2A
2. En déduire la formule des sinus :

a b c abc
= = = = 2R.
b
sin A b
sin B b
sin C 2A

3. Prouver les formules d’Al-Kashi :

a 2 = b 2 + c 2 − 2bc cos A,
b b 2 = c 2 + a 2 − 2ca cos B,
b c 2 = a 2 + b 2 − 2ab cos B
b

Ces formules généralisent la formule de Pythagore dans un triangle quelconque.


4. Déduire des deux dernières questions la formule de Héron :
q ¡ ¢¡ ¢¡ ¢
1 abc
b=
A = bc sin A = p p −a p −b p −c = r p
2 4R

Solution :
1. Chacun des 3 déterminants est égal, le triangle étant direct, à 2A .
2. Par définition du déterminant et utilisant les égalités précédentes, on a :
°−→° °−→° °−→° °−→° °−→° °−→°
° °° ° b =° °° ° b=° °° ° b = 2A
° AB° °AC° sin A °BC ° °BA° sin B °CA° °CB° sin C

c’est-à-dire :
b = ac sin B
bc sin A b = ab sin C
b = 2A .

En divisant ces dernières égalités par abc , on obtient :


b sin B
sin A b sin C
b 2A
= = = .
a b c abc
 intercepte
Par ailleurs, si on note I le milieu de [BC] et O le centre du cercle circonscrit à ABC, l’angle inscrit BAC
le même arc de cercle que l’angle au centre BOC  . Par conséquent : BOC  = 2BAC  = 2A b . Par ailleurs, comme
OB = OC, le triangle BOC est isocèle en O et BIO est rectangle en I. Dans ce dernier triangle, on peut écrire :
d = a , ce qui amène : a = 2R.
sin BOI 2R b
sin A
3. On a :
°−→°2
° °
a2 = °BC°
−→ −→
= BC.
³−→BC−→´ ³−→ −→´
= BA + AC . BA + AC
−→ −→ −→ −→ −→ −→
= [Link] − [Link] + [Link]
°−→°2 °−→° °−→° °−→°2
° ° ° °° °  +° °
= °BA° − 2 ° AB° ° AC° cos BAC °AC°
= c 2 − 2bc cos A
b + b2

On obtient les deux formules suivantes par permutations des lettres a , b et c .


4. Les deux premières égalités découlent directement des résultats établis dans la seconde question . Si K désigne le
centre du cercle inscrit dans le triangle ABC et si K A , KB , KC désignent respectivement l’intersection de ce cercle
avec les côtés [BC], [AC], [AB] de ABC alors KK A , KKB , KKC sont les hauteurs respectives des triangles KBC, KAC
et KAB et ces hauteurs sont toutes de longueur r . Les aires de ces trois triangles sont donc respectivement ar2 , br2

97
(a+b+c)r
et cr2 . Comme ces trois aires partitionnent celle du triangle ABC, on a : A = ar
2 + br cr
2 + 2 = 2 = pr . Enfin,
on a :
1
A = b
bc sin A
2
1
p
= b
bc 1 − cos2 A
2
q¡ ¢¡ ¢
1
= bc 1 − cos Ab 1 + cos A
b
2
sµ ¶µ ¶
1 a 2 −b 2 −c 2 a 2 −b 2 −c 2
= bc 1− 1+ par application des formules d’Al-Kashi
2 2bc 2bc
q¡ ¢¡ ¢
1
= 2bc − a 2 + b 2 + c 2 2bc + a 2 − b 2 − c 2
4
q
1 ¡ ¢¡ ¢
= (b + c)2 − a 2 a 2 − (b − c)2
4
1p
= ((b + c) + a) ((b + c) − a) (a − (b − c)) (a + (b − c))
4
1p
= (−a + b + c) (a + b + c) (a − b + c) (a + b − c)
4
r
a+b+c a+b+c−2a a+b+c−2b a+b+c−2c
=
2 2 2 2
q ¡ ¢¡ ¢¡ ¢
= p p −a p −b p −c

Exercice 2.27 ♥♥
On considère un triangle (ABC). On note A′ , B′ , C′ les symétriques respectifs des points A, B, C par rapport aux points
B, C, A. Quel rapport y a-t-il entre les aires des triangles (A′ B′ C′ ) et (ABC) ?
C′
+

A
+

B C
+ + +
B′
+
A′
F IGURE 2.18 – Exercice ??

1 −→ −→
Solution : L’aire d’un triangle (ABC) est la moitié de l’aire du parallélogramme det(AB, AC). En notant A le double
2
de l’aire du triangle ABC et A ′ le double de celle de A′ B′ C′ , on calcule en utilisant la relation de Chasles :
−−→ −−→
A ′ = det(A′ B′ , A′ C′ )
−−→ −−→ −−→ −−→
= det(A′ B + BB′ , A′ A + AC′ )
−→ −→ −→ −→
= det(BA + 2BC, 2BA + CA)
−→ −→ −→ −→ −→ −→
= det(AB, AC) + 4det(BC, BA) − 2det(CB, CA)
= A + 4A + 2A = 7A

L’aire du triangle (A′ B′ C′ ) vaut donc 7 fois l’aire du triangle (ABC).

2.7.4 Cercle
Exercice 2.28 ♥
Déterminer le centre et le rayon des cercles d’équations cartésiennes :

98
1. x 2 + y 2 − 4x + 4y − 1 = 0 2. x 2 + y 2 − 6x + 8y + 24 = 0

Solution :
¡ ¢2
1. x 2 + y 2 − 4x + 4y − 1 = 0 ⇐⇒ (x − 2)2 + y + 2 = 9. Cette première équation est celle d’un cercle de centre (2, −2)
et de rayon 3.
¡ ¢2
2. x 2 + y 2 − 6x + 8y + 24 = 0 ⇐⇒ (x − 3)2 + y + 4 = 1 qui est l’équation d’un cercle de centre (3, −4) et de rayon 1.

Exercice 2.29 ♥ p
5
Soient C le cercle de centre Ω(2; −1) et de rayon 2 et D la droite d’équation 2x + y = 0. Déterminer les droites qui
sont tangentes à C et parallèles à D .

Solution : Un droite D¡′ parallèle


¢ pà D a une équation cartésienne

p depla forme 2x + y + c = 0 avec c ∈ R. Si de plus D ′

est tangente à C alors d ω, D = 5/2 ce qui amène : |3 + c| / 5 = 5/2 et donc : c = 1/2 ou c = 11/2. La droite D
est donc celle d’équation cartésienne : 2x + y + 1/2 = 0 ou 2x + y + 11/2 = 0 . Réciproquement, ces deux droites sont
solutions du problème.

Exercice 2.30 ♥♥
On considère le cercle d’équation
C : x 2 + y 2 + x − 3y − 3 = 0
¯
¯1
et le point A¯¯ . Une droite passant par A est tangente au cercle C au point M. Calculer la longueur AM.
−2

¯
¯−1/2 −−→ −−→
Solution : Le cercle est de centre Ω¯¯ et de rayon R où R2 = 11/2. Puisque Ω[Link] = 0, d’après le théorème de
3/2

Pythagore, AΩ2 = AM2 + R2 . On en tire AM = 3.

Exercice 2.31 ♥♥
On considère le cercle d’équation
C : x 2 + y 2 + 10x − 2y + 6 = 0

et la droite d’équation
D : 2x + y − 7 = 0

Écrire les équations cartésiennes des tangentes au cercle C et parallèles à la droite D .


¯
¯−5 p
Solution : Le cercle est de centre Ω¯¯ et de rayon R = 2 5. Une droite parallèle à D a pour équation cartésienne
1

Dt : 2x + y + t = 0

Cette droite est tangente au cercle C si et seulement si d(Ω, Dt ) = R, c’est-à-dire si et seulement si |t −9| = 10. On trouve
deux valeurs de t , t1 = 19 et t2 = −1, d’où les deux droites :

2x + y + 19 = 0 et 2x + y − 1 = 0

Exercice 2.32 ♥♥
On considère le cercle d’équation
C : x 2 + y 2 + 4x − 6y − 17 = 0

et la droite d’équation
D : 5x + 2y − 13 = 0

Trouver l’équation cartésienne du diamètre de C perpendiculaire à la droite D .

99
¯
¯−2 p
Solution : Le cercle C a pour centre Ω¯¯ et pour rayon R = 30. Le diamètre passe par Ω et celui recherché ne peut
3
être verticale car il est perpendiculaire à D . Il a donc pour équation cartésienne y − 3 = m(x + 2), c’est-à-dire

Dm : mx − y + (3 + 2m) = 0
¯ ¯
−→ ¯m →
− ¯5
Un vecteur normal à Dm est nm ¯ et un vecteur normal à D est n ¯¯ . Pour que les deux droites soient perpendiculaires,
¯
−1 2

il faut et il suffit que −


n→ →

m . n = 0, c’est-à-dire m = 2/5. On trouve donc l’équation du diamètre :

2x − 5y + 19 = 0

Exercice 2.33 ♥♥ p
Tracer la courbe d’équation y = −3 + 21 − 4x − x 2

Solution : On doit avoir (y + 3)2 = 21 − 4x − x 2 , c’est-à-dire

(x + 2)2 + (y + 3)2 = 25
¯
¯−2
On reconnaît un demi-cercle de centre Ω¯¯ de rayon R = 5 situé au dessus de la droite d’équation y = −3.
−3

Exercice 2.34 ♥♥ ¯
¯3
Déterminer les cercles de centre Ω¯¯ qui coupent la droite d’équation
−1

D : 2x − 5y + 18 = 0

en deux points A, B avec AB = 6.

Solution : Il suffit de déterminer le rayon du cercle. En appelant H le projeté orthogonal de Ω sur D et en utilisant le
théorème de Pythagore,
R2 = ΩH2 + (AB/2)2
On calcule ΩH2 = 29, puis R2 = 38. L’équation du cercle est donc

(x − 3)2 + (y + 1)2 = 38

Exercice 2.35 ♥♥
Déterminer les équations de cercles tangents aux deux droites d’équation 4x − 3y + 10 = 0, 4x − 3y − 30 = 0 et dont le
centre se trouve sur la droite d’équation 2x + y = 0.
¯
¯ a
Solution : Si l’on note Ω¯¯ le centre du cercle, il faut que d(Ω, D1 ) = d(Ω, D∈ ), ce qui donne 10a + 10 = −10a + 30
−2a
¯
¯1
et l’on tire a = 1. On trouve Ω¯¯ et le rayon du cercle vaut 4.
−2

Exercice 2.36 ♥♥
On considère le cercle d’équation
C : x 2 + y 2 − 6x + 2y + 5 = 0
¯
¯4
Par le point A¯¯ , on mène deux tangentes au cercle. Calculer la distance d entre les points de tangence.
−4

100

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