Module 1 Comptabilité Générale
Module 1 Comptabilité Générale
(SYSCOHADA)
En mars 2000 est adopté l’acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités
des entreprises, auquel est annexé le Système Comptable OHADA, qui connait une révision le 26
janvier 2017 à Libreville au Gabon. Il remplace le plan comptable OCAM (Organisation
Communautaire Africaine et Malgache) qui était en vigueur dans les pays de la Communauté
Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).
Le Système Comptable OHADA est basé sur l'établissement de quatre (04) types de documents
de synthèse encore appelés états financiers (les états financiers sont un ensemble complet de
documents comptables et financiers permettant de donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière, de la performance et de la trésorerie de l’entité à la fin de l’exercice) que
sont :
- un Bilan ;
- un Compte de résultat ;
- un Tableau des flux de trésorerie1 ;
- des Notes annexes2.
* d'intégrer dans le cadre conceptuel les notions de normes comptables internationales tout en
respectant les réalités économiques africaines ;
* de remplacer les nombres référentiels comptables en vigueur, de façon à avoir une homogénéité
de la présentation de l'information financière ;
* de traduire plus fidèlement l'activité économique dans les comptes des entreprises.
1
Avant on parlait de tableau financier des ressources et des emplois.
2
Avant on parlait d’État annexé.
1
Ainsi, l'application du Système Comptable OHADA, commun à tous les États parties, assure la
collecte, la tenue, le contrôle, la présentation et la communication par les entreprises
d'information établies dans les mêmes conditions de fiabilité, de compréhension et de
comparabilité.
L'acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises avait
prévu trois systèmes :
* le système normal ;
* le système allégé ;
* le système minimal de trésorerie.
Le système à appliquer dans une entreprise donnée est fonction de sa taille. La taille s'apprécie
par rapport au chiffre d'affaires réalisé et au secteur d'activité.
Il concerne toute entreprise dont le chiffre d'affaires est supérieur à 100 millions de francs CFA.
Critique : les états financiers du Système normal étaient trop volumineux avec des informations
redondantes :
Il peut être appliqué à l'entreprise dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 100 millions de francs
CFA.
Critique : les états financiers du système allégé se caractérisent par une simplification ou un
allègement excessif au moyen de regroupement et de la suppression de certaines rubriques et
colonnes, ce qui entraîne une perte de pertinence.
2
B.1.3) Le système minimal de trésorerie
Critique : il est reproché à ce système, en plus d’être très peu utilisé d’être pratiquement
incompréhensible par la population visée.
Après la réforme, les seuils ci-dessus sont revus à la hausse de façon suivante :
Soixante (60) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités de négoce ;
Quarante (40) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités artisanales et assimilées ;
Trente (30) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités de services.
Cette hausse des seuils d’assujettissement au système minimal de trésorerie vient compenser la
suppression du système allégé.
L’on observe :
La suppression du système allégé ;
Le réaménagement du système normal ;
Bilan sur une page (paysage) ou 2 pages (portrait) ;
Compte de résultat en cascade sur une page ;
Tableau de flux de trésorerie ;
Notes explicatives du contenu des 3 états financiers ci-dessus ;
Le réaménagement du système minimal de trésorerie ;
Bilan ;
Compte de résultat ;
État des créances et des dettes non échues.
3
Les objectifs du système comptable sont les suivants :
* Harmoniser le référentiel comptable et les pratiques comptables des entreprises dans les États
parties du traité OHADA ;
* Permettre la tenue, la préparation et la présentation des comptes dans les mêmes conditions de
fiabilité, de compréhension et de comparabilité ;
* Améliorer la qualité des informations financières pour les utilisateurs (image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat) ;
* Adapter les principes et méthodes comptables des entreprises aux normes internationales ;
Les principes comptables sont des conventions sur lesquelles se fonde la présentation des
résultats issus de la comptabilité. L'acte uniforme énonce les huit (08) principes généralement
admis par les normes internationales.
Le Système Comptable OHADA a adopté pratiquement les mêmes principes comptables que
ceux généralement admis et ajouté celui de la prééminence de la réalité sur l'apparence qui
découle lui-même de la norme comptable internationale.
C'est l'appréciation raisonnable des faits (tenir compte des risques et des pertes même probables,
ne prendre en compte que les bénéfices réalisés à la date de clôture d'un exercice).
La comparaison et la cohérence des états financiers au cours des périodes successives impliquent
la permanence dans l'application des règles et procédures (méthode d'évaluation).
Le bilan d'ouverture d'un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l'exercice précédent.
4
* Le principe de l'indépendance des exercices, ou spécialisation des exercices (art. 59)
C'est le respect de la stabilité monétaire, sans tenir compte des variations de son pouvoir d'achat.
N.B : Le principe du coût historique va certainement disparaître pour être remplacé par le
principe de la juste valeur, par référence à la norme IFRS 3 (International Financial Reporting
Standards).
Au regard des règles d'évaluation de l'entreprise et d'une manière générale, l'entreprise est
considérée comme devant continuer à fonctionner dans l'avenir prévisible (pas d'intention de
liquidation ou de réduction d'activité).
L'information est significative quand son omission et/ou sa déformation pourront influencer
l'opinion des utilisateurs des états financiers, d'où la notion de seuil de signification.
Il existe parfois des difficultés, dans certaines transactions liées à la traduction juridique de la
réalité financière. Le principe voudrait que les transactions et les autres événements soient
comptabilisés et présentés conformément à leur nature et à la réalité financière sans s'en tenir
forcément à leur apparence juridique (c'est le cas du personnel intérimaire et des biens pris en
crédit-bail).
3
Ce sont des normes d’information financière internationale.
5
E-) La normalisation comptable
E.1.) Définition
Normaliser la comptabilité, c'est éditer des normes d'application générale dans le but de
supprimer les différences ou variantes de peu d'intérêt général (simplifier), ce qui permet d'unifier
les méthodes et produits comptables (bilan, tableaux divers, méthodes d'évaluation, etc.) et
conduit à les spécifier dans les textes de caractère général (légal, réglementaire ou professionnel).
E.2.) Objectif
D'après le système comptable, la normalisation comptable a pour objectif de définir les principes
et les règles dans le but d'harmoniser les pratiques comptables et d'assurer la comparaison des
informations comptables dans le temps et dans l'espace.
Le plan de comptes du système comptable OHADA est l'ensemble des comptes définis et
identifiés par un numéro et un intitulé.
Toute entreprise non financière exerçant des activités au sein de l'espace économique formé par
les États parties, dit espace OHADA, doit recourir au plan des comptes normalisés dont la liste
figure dans le Système Comptable OHADA.
Au demeurant, la codification de base du système comptable OHADA est limitée, dans la mesure
où les comptes divisionnaires atteignent quatre (04) chiffres au plus.
Le Système Comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf (09)
classes ayant les codes 1 à 9. Les huit (08) premières classes sont réservées à la comptabilité
générale tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion
(CAGE) se partagent la dernière classe.
- Comptabilité générale
6
Classe 1:
Comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
Classe 2 :
Comptes de l'actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations incorporelles,
corporelles et financières) ;
Classe 3 :
Comptes de stock
Classe 4 :
Comptes de tiers (créances de l'actif circulant et dettes du passif circulant).
Classe 5 :
Comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires et caisse).
Les composantes du résultat sont, d'une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d'autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits :
Classe 6 :
Comptes de charges des activités ordinaires (charges d'exploitation et charges financières).
Classe 7 :
Comptes de produits des activités ordinaires (produits d'exploitation et produits financiers).
Classe 8 :
Comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs, subventions
d'équilibre, etc.).
Classe 9 :
A été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et de la comptabilité analytique
de gestion.
Ils ont pour but de permettre dans certains cas la mémorisation facile des comptes. C'est ainsi que
selon le droit et le Système Comptable OHADA, il y a parallélisme entre :
7
- Les charges et les produits liés aux activités ordinaires.
- Les autres charges et les autres produits ; les comptes à deux chiffres à terminaison
impaire désignent les charges et ceux à terminaison paire les produits.
* Les comptes d'actif et les comptes du passif (par exemple : 4021-Fournisseurs, effets à payer ;
4121-Clients, effets à recevoir) ;
Le bilan est un document de synthèse dans lequel sont regroupés, à une date
donnée, l’ensemble des ressources dont a disposé l’entreprise et l’ensemble des
emplois qu’elle en a fait.
1. Présentation schématique
Immobilisations Capital
incorporelles Capitaux
Réserves
propres
Immobilisations
incorporelles Résultat de l’exercice
Actif
immobilité Immobilisations
financières Provisions pour risques Provisions
pour R et C
Provisions pour charges
Stocks
Créances d’exploitation
Actif Créances diverses Dettes financières
circulant Valeurs mobilières de Dettes
Dettes d’exploitation
placement
Dettes diverses
disponibles
9
2.1. Frais d’établissement
Ils comprennent:
les frais rie constitution (droit d’enregistrement, honoraires du notaire, ...);
les frais de premier établissement : frais engagés pour assurer le démarrage de
l’entreprise (prospection, publicité);
les frais d’augmentation de capital et d’opérations diverses (fusions, scissions,
transformations).
10
c) Autres titres immobilisés
Ce poste comprend, notamment, des actions et des obligations que l’entreprise a l’intention
de conserver durablement pour tout motif autre que celui d’exercer une influence sur la société
émettrice.
Les primes font l’objet d’un amortissement direct et, donc, seule leur valeur nette apparaît
au bilan.
Exemple :
11
Une entreprise aune dette de 1 000 dollars, inscrite en comptabilité pour un montant de 1
150 €. À la fin de l’exercice, cette entreprise se trouve dans l’un des trois cas suivants:
Dans tous les cas, le résultat comptable de l’exercice n’est pas modifié.
Toutefois, s’il y a perte de change latente, une provision pour perte de change dort être
constituée qui, elle, a une influence sur le résultat.
Précisions
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Outre les dettes à caractère durable contractées auprès du système bancaire, ce poste
comprend:
- le compte 519: “concours bancaires courants»;
- les soldes créditeurs de banques
Emprunts et dettes financières divers
12
Dans ce poste sont regroupés entre autres tous les intérêts courus relatifs à l’ensemble des
emprunts enregistrés dans le compte 16 (Emprunts et dettes assimilées).
3. Le bilan fonctionnel
Le bilan fonctionnel (voir schéma p. 149) n’est autre que le bilan préconisé par le plan
comptable. Il est dit fonctionnel parce que les postes y sont classés d’après la fonction à laquelle
ils se rapportent. Les fonctions en cause sont les suivantes:
La fonction financement
Elle regroupe les postes de capitaux propres, de dettes financières (quelles que soient leurs
dates d’échéance) ainsi que les amortissements et provisions.
La fonction investissement
Elle concerne les immobilisations incorporelles, corporelles et financières (quelles que
soient leurs durées de vie), ainsi que les charges à répartir sur plusieurs exercices et les primes de
remboursement des obligations.
La fonction exploitation
Entendue au sens large, elle reçoit tous les autres postes, c’est-à-dire:
L’actif:
Les postes directement lies aux opérations du cycle d’exploitation, stricto sensu (stocks,
créances clients et comptes rattachés...), lesquels constituent l’actif circulant d’exploitation
(ACE),
- les postes liés aux opérations diverses (créances diverses, capital souscrit – appelé non
versé...) lesquels représentent l’actif circulant hors exploitation (ACHE),
- les postes de disponibilités (banques, CCP, caisse...) lesquels forment l’actif de
trésorerie (AT);
13
au passif:
- les postes liés directement aux opérations du cycle d’exploitation, stricto sensu (dettes
fournisseurs et comptes rattachés, dettes fiscales et sociales...), qui constituent les
dettes d’exploitation (DE),
- les postes liés aux opérations diverses (dettes sur immobilisations, dettes fiscales
relatives à l’impôt sur les bénéfices...) qui représentent les dettes hors exploitation
(DHE),
- les concours bancaires courants et les soldes créditeurs de banques qui constituent le
passif de trésorerie (PT).
1.1. Définition
Le fonds de roulement net global est la partie des ressources durables qui concourt
au financement de l’actif circulant.
14
Schéma du bilan fonctionnel
Actif4 Passif5
Emplois stables Ressources durables
• Actif immobilisé brut • Capitaux propres
- immo. incorporelles • Provisions pour risques et charges
- immo. corporelles • Amortissements et provisions de l’actif
- immo. Financières (intérêts courus • Dettes financières
déduits(1)) (à l’exception des concours bancaires
• Charges à répartir... courants des soldes créditeurs de banques
• Primes de remboursement des obligations et des intérêts courus(2)
4 FRNG
Les intérêts courus = Ressources
sont portés durables
dans l’actif circulant — Emplois
hors exploitation. stables
5
Les intérêts courus sont portés dans les dettes hors exploitation.
15
FPNG = (ACE brut + ACHE brut + AT) – (DE + DHE + PT)
1.2. Observations
16
Le fonds de roulement constitue une garantie de liquidité de
l’entreprise. Plus il est important, plus grande est cette garantie.
Bilan 1 Bilan 2
• Actif immobilisé • Ressources • Actif immobilisé • Ressources
(brut) 100 durables 110 (brut) 100 durables 130
• Actif circulant • Autres dettes 70 • Actif circulant • Autres dettes 70
(brut) 80 - dettes (brut) 100 - dettes
- stock 30 fournisseurs 50 - stock 30 fournisseurs 50
- clients 40 - dettes - clients 40 - dettes
- créances diverses 20 - créances diverses 20
diverses 5 diverses 5
- disponibilités 5 - disponibilités 25
180 180 200 200
On constate que, toutes choses égales par ailleurs, plus le fonds de roulement est élevé,
plus les disponibilités de l’entreprise sont importantes. Donc, plus le fonds de roulement est
élevé, plus grande est la marge de sécurité financière de l’entreprise.
Toutefois, le fonds de roulement net global, pris isolément, n’a qu’une signification
relative. Pour déterminer si son niveau est satisfaisant, il faut le comparer au besoin en fonds de
roulement.
17
finis) ayant pour contrepartie des flux monétaires. Les décalages dans le temps qui existent entre
ces deux catégories de flux expliquent l’existence de créances et de dettes.
Les délais qui s’écoulent entre l’achat et la revente de marchandises, entre l’achat et
l’utilisation des matières premières, entre la production et la vente de produits finis sont à
l’origine des stocks.
Ainsi, les opérations d’exploitation et hors exploitation de l’entreprise génèrent
simultanément:
- les actifs circulants d’exploitation et hors exploitation, qui constituent des emplois, donc
des besoins de financement;
- les dettes d’exploitation et hors exploitation, qui constituent des ressources de
financement.
Achats
Actif circulant
d’exploitation (ACE)
• Stocks Dettes d’exploitation (DE)
Production
• Créances • Fournisseurs
• Dettes fiscales
et sociales
Ventes
Les besoins et les ressources induits par les opérations de l’entreprise ne s’équilibrent pas.
Généralement, les besoins excèdent les ressources, de sorte que la différence:
(ACE + ACHE) - (DE + DHE)
18
représente un besoin de financement « résiduel o qui appelle une ressource correspondante. Cette
ressource est naturellement le fonds de roulement 6. D’où la dénomination de « besoin en fonds de
roulement » qui est donnée à l’expression :
(ACE + ACHE) - (DE + DHE).
BFRHE = Actif circulant hors exploitation (ACHE) - Dettes hors exploitation (DHE)
Composante généralement mineure du BFR, le BFRHE peut être très variable d’un exercice
à l’autre.
3. La trésorerie
6 Si le fonds de roulement est insuffisant, se concours bancaire est nécessaire (la figure n°2 du bilan, page suivante le montre clairement.
Le fonds de roulement net global sera désigné, indifféremment, par FRNG ou par FR simplement.
19
3.1. Définition
La trésorerie (appelée parfois trésorerie nette) est la différence entre l’actif de trésorerie et
le passif de trésorerie.
T = AT - PT
T = FR - BFR
Commentaire
• si FR > BFR, le fonds de roulement finance en totalité le BFR et il existe un excédent de
ressources qui se retrouve en trésorerie (figure 1).
• si FR < BFR, le fonds de roulement no finance qu’une partie du BER. La différence doit
alors être financée par crédit bancaire (figure 2).
20
Les opérations réalisées par l’entreprise peuvent se traduire par un enrichissement ou par un
appauvrissement dont l’effet est mesuré par le résultat. La comptabilité de gestion consiste donc à
déterminer et à analyser le résultat.
Une activité est ordinaire lorsque ses opérations sont récurrentes, courantes ou fréquentes, c’est-
à-dire lorsqu’elles se répètent de manière continue au cours d’un cycle.
Sous cette rubrique, on classe les opérations concernant l’achat et la vente de titres de placement,
les fournisseurs et matières, les clients ordinaires, etc.
Une opération est dite hors activité ordinaire lorsqu’elle a un caractère exceptionnel, non
récurrent, non fréquent, mais se réalisant sur le cycle de gestion de l’entreprise. Elle survient à la
suite de changements de structure, de catastrophes naturelles ou de changements de stratégie.
Sous cette rubrique, on classe les comptes de la classe 8, les opérations concernant les
fournisseurs d’investissements, les créances sur cessions d’immobilisations, les ventes de titres de
participation, les créances et dettes sur cessions de titres de placement, les dotations et reprises
liées aux provisions d’origine fiscale ou légale, les abandons de créances, les dons non récurrents.
Charge
Produit
21
Un produit est une somme ou une valeur à recevoir en contrepartie de la fourniture par
l’entreprise de biens, travaux et services.
Compte de résultat
Le compte de résultat est un outil explicatif de la richesse créée au cours d’une période.
Calcul du résultat
Le résultat d’une période est égal à la somme des produits d’une période (P) moins la somme des
charges de cette période (C), d’où :
R=P–C
Remarque : Leur solde est débiteur ou nul ; il ne peut jamais être créditeur.
22
D Numéro et nom du compte C
Remarque : Leur solde est créditeur ou nul ; il ne peut jamais être débiteur.
L’analyse des charges et des produits permet d’obtenir en fin d’exercice neuf soldes qui
apparaissent dans le compte de résultat prévu par le système comptable OHADA.
Les soldes présentent pour la plupart un grand intérêt pour l’analyse de la gestion. Ces différents
soldes sont :
La marge brute sur marchandises est déterminée par la différence entre les ventes de
marchandises et le coût d’achat des marchandises vendues dans l’exercice.
Avec :
Dans l’entreprise industrielle, on calcule la marge brute sur matières premières et fournitures
liées.
Elle combine activité commerciale et activité industrielle. On calcule donc la marge brute sur
marchandises et la marge brute sur matières premières et fournitures liées.
APPLICATION
Le chiffre d’affaires HT de la société « ALPHA » est 250 000 000 FCFA au 31/12/N.
Les achats de marchandises s’élèvent à 235 000 000 FCFA pour la même période. La variation
du stock de marchandises est de 190 000 FCFA.
SOLUTION
24
La valeur ajoutée est une grandeur essentielle pour l’analyse économique et la gestion. Elle
représente la création de valeur ou l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et
services en provenance des tiers dans l’exercice de ses activités courantes (activités ordinaires).
Ou bien :
Valeur ajoutée = A – B
L’excédent brut d’exploitation est ce qui reste de la valeur ajoutée lorsque les salaires et les
charges sociales ont été payés.
L’EBE donne une mesure de l’efficacité de l’exploitation durant l’exercice considéré, en ignorant
l’effet de la politique d’amortissement et de la politique financière.
25
EBE = VA – Charges de personnel
EBE
Taux EBE = × 100
Production de l ' exercice
Il est calculé avant les charges financières. Il permet de mesurer la performance de l’entreprise
indépendamment de sa politique financière.
Le résultat d’exploitation est la différence entre les produits d’exploitation et les charges
d’exploitation.
RE = EBE
+ Transfert des charges d’exploitation
+ Reprise des provisions d’exploitation
+ Reprise des amortissements d’exploitation
– Dotation aux provisions d’exploitation non financières
3.5. Résultat financier (RF)
RF = Revenus financiers
+ Transfert des charges financières
+ Reprise des charges provisionnées financières
– (Frais financiers + Dotation aux amortissements
financiers + Dotation aux provisions financières)
Le résultat des activités ordinaires est utilisé pour analyser les performances de l’entreprise. Il
s’obtient en additionnant le résultat d’exploitation et le résultat financier.
RAO = RE + RF
Le résultat hors activités ordinaires est utilisé pour analyser les changements de structure ou de
stratégie de l’entreprise.
RHAO = A – B
26
B = Charges hors activités ordinaires
Valeurs comptables des cessions d’immobilisations
Charges hors activités ordinaires
Dotations hors activités ordinaires
Le résultat net est la différence entre les produits et les charges liés à l’ensemble des activités de
l’entreprise.
RN = RAO + RHAO
– Participation des travailleurs
– Impôt sur le résultat
Lorsque le total des produits est supérieur au total des charges, le solde créditeur qui apparaît est
un bénéfice. Dans le cas contraire, c’est une perte.
La détermination de l’impôt se fait selon les règles fiscales, qui seront étudiées en fiscalité des
entreprises.
27
Formation du résultat
28
RÉSULTAT FINANCIER (136)
Charges hors activités ordinaires (81 + 83 + 85) Produits hors activités ordinaires (82 + 84 + 86 + 88)
29
bureau 000 000
6311 Frais sur titres 15 000 15 000
6371 Personnel intérimaire 400 000 400 000
6464 Vignettes 300 000 300 000
647 Pénalités, amendes 150 000 150 000
fiscales
6582 Dons 200 000 200 000
66 Charges de personnel 15 000 15 000
000 000
681 Dotations aux amor. 40 600 40 600
d’exploi. 000 000
701 Ventes de marchandises 4 150 4 150 000
000
702 Ventes de produits finis 91 630 91 630
000 000
707 Produits accessoires 165 000 165 000
736 Variations stocks prod. 701 000 701 000
finis
773 Escomptes obtenus 18 300 18 300
781 Transferts charges 120 000 120 000
d’exploi.
812 Immobilisations Corp. 5 950 5 950
000 000
82 Produits des cessions 4 000 4 000 000
d’immob. 000
Total 94 039 101 421
100 300
SOLUTION
SC : 799 400
30
D 1322 Marge brute sur matières C
SC : 72 331 000
SC : 64 793 900
D 134 EBE C
SC : 49 793 900
31
D 135 Résultat d’exploitation C
SC : 9 313 900
18 300 773
SC : 18 300
18 300 18 300
D 137 RAO C
SC : 9 332 200
D 138 RHAO C
SD : 1 950 000
32
D 139 Résultat net avant impôt C
SC : 7 382 200
33