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Module 1 Comptabilité Générale

Le Système Comptable OHADA, adopté en mars 2000 et révisé en janvier 2017, remplace le plan comptable OCAM pour harmoniser les pratiques comptables dans les États membres. Il se compose de quatre états financiers principaux et vise à intégrer les normes comptables internationales tout en respectant les réalités économiques africaines. La réforme a modifié les systèmes comptables applicables aux entreprises, augmentant les seuils d'assujettissement et simplifiant la présentation des états financiers.

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Module 1 Comptabilité Générale

Le Système Comptable OHADA, adopté en mars 2000 et révisé en janvier 2017, remplace le plan comptable OCAM pour harmoniser les pratiques comptables dans les États membres. Il se compose de quatre états financiers principaux et vise à intégrer les normes comptables internationales tout en respectant les réalités économiques africaines. La réforme a modifié les systèmes comptables applicables aux entreprises, augmentant les seuils d'assujettissement et simplifiant la présentation des états financiers.

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CHAPITRE 1 : GÉNÉRALITÉS SUR LE SYSTÈME COMPTABLE OHADA

(SYSCOHADA)

En mars 2000 est adopté l’acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités
des entreprises, auquel est annexé le Système Comptable OHADA, qui connait une révision le 26
janvier 2017 à Libreville au Gabon. Il remplace le plan comptable OCAM (Organisation
Communautaire Africaine et Malgache) qui était en vigueur dans les pays de la Communauté
Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).

A-) Présentation du système comptable OHADA

On peut définir le système comptable comme étant un mode d'organisation et d'enregistrement de


l'information comptable compte tenu des besoins d'information de l'entreprise et des tiers, et dans
le respect des règles et procédures comptable en vigueur. Dans certaines entreprises, on peut
encore rencontrer des systèmes comptables manuels, mais avec le développement de micro-
informatique et la multiplication des progiciels de traitement comptable, les systèmes comptables
des entreprises se sont progressivement automatisés.

Le Système Comptable OHADA est basé sur l'établissement de quatre (04) types de documents
de synthèse encore appelés états financiers (les états financiers sont un ensemble complet de
documents comptables et financiers permettant de donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière, de la performance et de la trésorerie de l’entité à la fin de l’exercice) que
sont :
- un Bilan ;
- un Compte de résultat ;
- un Tableau des flux de trésorerie1 ;
- des Notes annexes2.

La réforme du système comptable OHADA a pour but :

* d'intégrer dans le cadre conceptuel les notions de normes comptables internationales tout en
respectant les réalités économiques africaines ;

* de remplacer les nombres référentiels comptables en vigueur, de façon à avoir une homogénéité
de la présentation de l'information financière ;

* de supprimer de nombreux plans comptables utilisés dans les différents pays ;

* de traduire plus fidèlement l'activité économique dans les comptes des entreprises.
1
Avant on parlait de tableau financier des ressources et des emplois.
2
Avant on parlait d’État annexé.

1
Ainsi, l'application du Système Comptable OHADA, commun à tous les États parties, assure la
collecte, la tenue, le contrôle, la présentation et la communication par les entreprises
d'information établies dans les mêmes conditions de fiabilité, de compréhension et de
comparabilité.

B-) Les systèmes comptables OHADA applicables aux entreprises

B-1) Avant la réforme

L'acte uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises avait
prévu trois systèmes :
* le système normal ;
* le système allégé ;
* le système minimal de trésorerie.

Le système à appliquer dans une entreprise donnée est fonction de sa taille. La taille s'apprécie
par rapport au chiffre d'affaires réalisé et au secteur d'activité.

B.1.1) Le système normal

Il concerne toute entreprise dont le chiffre d'affaires est supérieur à 100 millions de francs CFA.

Critique : les états financiers du Système normal étaient trop volumineux avec des informations
redondantes :

 Bilan : difficilement exploitable sur 4 pages ;


 Compte de résultat : difficilement exploitation sur 4 pages ;
 TAFIRE : non compris par les utilisateurs qui le trouvent indigeste ;
 États annexés : document complémentaire et non explicatif du contenu des trois autres
supports.

B.1.2) Le système allégé

Il peut être appliqué à l'entreprise dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 100 millions de francs
CFA.

Critique : les états financiers du système allégé se caractérisent par une simplification ou un
allègement excessif au moyen de regroupement et de la suppression de certaines rubriques et
colonnes, ce qui entraîne une perte de pertinence.

2
B.1.3) Le système minimal de trésorerie

Il est appliqué à l'entreprise en fonction des recettes annuelles et du secteur d'activité :

* Entreprise de négoce, si les recettes annuelles ne dépasse pas 30 millions ;

* Entreprises artisanales et assimilées, si les recettes annuelles ne dépassent pas 20 millions ;

* Entreprises de services, si les recettes annuelles ne dépassent pas 10 millions.

Critique : il est reproché à ce système, en plus d’être très peu utilisé d’être pratiquement
incompréhensible par la population visée.

Après la réforme, les seuils ci-dessus sont revus à la hausse de façon suivante :
 Soixante (60) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités de négoce ;
 Quarante (40) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités artisanales et assimilées ;
 Trente (30) millions de FCFA ou l’équivalent dans l’unité monétaire ayant cours légal
dans l’Etat partie, pour les entités de services.

Cette hausse des seuils d’assujettissement au système minimal de trésorerie vient compenser la
suppression du système allégé.

B-2) Après la réforme

L’on observe :
 La suppression du système allégé ;
 Le réaménagement du système normal ;
 Bilan sur une page (paysage) ou 2 pages (portrait) ;
 Compte de résultat en cascade sur une page ;
 Tableau de flux de trésorerie ;
 Notes explicatives du contenu des 3 états financiers ci-dessus ;
 Le réaménagement du système minimal de trésorerie ;
 Bilan ;
 Compte de résultat ;
 État des créances et des dettes non échues.

C-) Les objectifs du système comptable

3
Les objectifs du système comptable sont les suivants :

* Harmoniser le référentiel comptable et les pratiques comptables des entreprises dans les États
parties du traité OHADA ;

* Permettre la tenue, la préparation et la présentation des comptes dans les mêmes conditions de
fiabilité, de compréhension et de comparabilité ;

* Améliorer la qualité des informations financières pour les utilisateurs (image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat) ;

* Adapter les principes et méthodes comptables des entreprises aux normes internationales ;

* Accroître l'efficacité du contrôle des comptes ;

* Mettre à la disposition des entreprises des outils de gestion modernes.

D-) Les principes comptables généralement admis

Les principes comptables sont des conventions sur lesquelles se fonde la présentation des
résultats issus de la comptabilité. L'acte uniforme énonce les huit (08) principes généralement
admis par les normes internationales.

Le Système Comptable OHADA a adopté pratiquement les mêmes principes comptables que
ceux généralement admis et ajouté celui de la prééminence de la réalité sur l'apparence qui
découle lui-même de la norme comptable internationale.

* Le principe de prudence (art. 3 et 6)

C'est l'appréciation raisonnable des faits (tenir compte des risques et des pertes même probables,
ne prendre en compte que les bénéfices réalisés à la date de clôture d'un exercice).

* La permanence des méthodes (art. 40)

La comparaison et la cohérence des états financiers au cours des périodes successives impliquent
la permanence dans l'application des règles et procédures (méthode d'évaluation).

* Le principe d'intangibilité du bilan (art. 34)

Le bilan d'ouverture d'un exercice doit correspondre au bilan de clôture de l'exercice précédent.

4
* Le principe de l'indépendance des exercices, ou spécialisation des exercices (art. 59)

Il y a nécessité de découper la vie continue de l'entreprise en périodes ou en exercices


comptables, d'où le principe de rattacher à chaque exercice les charges et les produits qui le
concernent (moyen : comptes de régularisation).

* Le principe du coût historique (art. 35 et 36)

C'est le respect de la stabilité monétaire, sans tenir compte des variations de son pouvoir d'achat.

N.B : Le principe du coût historique va certainement disparaître pour être remplacé par le
principe de la juste valeur, par référence à la norme IFRS 3 (International Financial Reporting
Standards).

* La continuité de l'exploitation (art. 39)

Au regard des règles d'évaluation de l'entreprise et d'une manière générale, l'entreprise est
considérée comme devant continuer à fonctionner dans l'avenir prévisible (pas d'intention de
liquidation ou de réduction d'activité).

* Le principe de la bonne information (transparence) (art. 6, 8, 9, 10 et 11)

Ce principe met en relief l'importance de la présentation et de la communication claire des


informations financières (notes, annexes, rapports de gestion, etc.) à apporter aux utilisateurs des
états financiers.

* Le principe de l'importance significative (art. 33)

L'information est significative quand son omission et/ou sa déformation pourront influencer
l'opinion des utilisateurs des états financiers, d'où la notion de seuil de signification.

* Le principe de la prééminence de la réalité sur l'apparence

Il existe parfois des difficultés, dans certaines transactions liées à la traduction juridique de la
réalité financière. Le principe voudrait que les transactions et les autres événements soient
comptabilisés et présentés conformément à leur nature et à la réalité financière sans s'en tenir
forcément à leur apparence juridique (c'est le cas du personnel intérimaire et des biens pris en
crédit-bail).

3
Ce sont des normes d’information financière internationale.

5
E-) La normalisation comptable

E.1.) Définition

Normaliser la comptabilité, c'est éditer des normes d'application générale dans le but de
supprimer les différences ou variantes de peu d'intérêt général (simplifier), ce qui permet d'unifier
les méthodes et produits comptables (bilan, tableaux divers, méthodes d'évaluation, etc.) et
conduit à les spécifier dans les textes de caractère général (légal, réglementaire ou professionnel).

E.2.) Objectif

D'après le système comptable, la normalisation comptable a pour objectif de définir les principes
et les règles dans le but d'harmoniser les pratiques comptables et d'assurer la comparaison des
informations comptables dans le temps et dans l'espace.

F.) Plan de comptes et nomenclature

F.1) Le plan de comptes

Le plan de comptes du système comptable OHADA est l'ensemble des comptes définis et
identifiés par un numéro et un intitulé.

Toute entreprise non financière exerçant des activités au sein de l'espace économique formé par
les États parties, dit espace OHADA, doit recourir au plan des comptes normalisés dont la liste
figure dans le Système Comptable OHADA.

Au demeurant, la codification de base du système comptable OHADA est limitée, dans la mesure
où les comptes divisionnaires atteignent quatre (04) chiffres au plus.

F.2.) La répartition des opérations dans les classes de comptes

Le Système Comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf (09)
classes ayant les codes 1 à 9. Les huit (08) premières classes sont réservées à la comptabilité
générale tandis que la comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion
(CAGE) se partagent la dernière classe.

- Comptabilité générale

Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :

6
Classe 1:
Comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;

Classe 2 :
Comptes de l'actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations incorporelles,
corporelles et financières) ;

Classe 3 :
Comptes de stock

Classe 4 :
Comptes de tiers (créances de l'actif circulant et dettes du passif circulant).

Classe 5 :
Comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires et caisse).

Les composantes du résultat sont, d'une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d'autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits :

Classe 6 :
Comptes de charges des activités ordinaires (charges d'exploitation et charges financières).

Classe 7 :
Comptes de produits des activités ordinaires (produits d'exploitation et produits financiers).

Classe 8 :
Comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs, subventions
d'équilibre, etc.).

- Comptabilité des engagements hors bilan et comptabilité analytique de gestion

Classe 9 :
A été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et de la comptabilité analytique
de gestion.

G-) Parallélismes et Constantes

Ils ont pour but de permettre dans certains cas la mémorisation facile des comptes. C'est ainsi que
selon le droit et le Système Comptable OHADA, il y a parallélisme entre :

7
- Les charges et les produits liés aux activités ordinaires.

601-Achats de marchandises 701-Ventes de marchandises


602-Achats de matières 702-Ventes de produits finis
65-Autres charges 75-Autres produits
697-Dotations aux provisions et dépréciations 797-Reprises de provisions et dépréciations
financières financières

- Les autres charges et les autres produits ; les comptes à deux chiffres à terminaison
impaire désignent les charges et ceux à terminaison paire les produits.

81-Valeur comptable des cessions 82-Produits des cessions d’immobilisations


d’immobilisations
83-Charges hors activités ordinaires 84-Produits hors activités ordinaires
85-Dotations hors activités ordinaires 86-Reprises hors activités ordinaires

On pourrait également avoir des parallélismes entre :

* Les comptes d'actif et les comptes du passif (par exemple : 4021-Fournisseurs, effets à payer ;
4121-Clients, effets à recevoir) ;

* Entre comptes de stock, achats et ventes (par exemple : 6031-Variations de stock de


marchandises ; 6011-Achats de marchandises ; 7011-Ventes de marchandises).

CHAPITRE 2 : L’ANALYSE DU BILAN


8
Pour l’analyse de la structure financière, le document central est le bilan. L’évaluation des «
grandes masses » du bilan et l’étude des relations qui existent entre elles et entre leurs
composantes principales constituent l’analyse de la structure financière. Cette analyse permet de
porter un jugement sur les équilibres financiers fondamentaux.

SECTION 1 : ÉTUDE DESCRIPTIVE DU BILAN

Le bilan est un document de synthèse dans lequel sont regroupés, à une date
donnée, l’ensemble des ressources dont a disposé l’entreprise et l’ensemble des
emplois qu’elle en a fait.

1. Présentation schématique

Actif = Emplois Passif = Ressources


(ou besoins de financement) (ou moyens de financement)

 Immobilisations  Capital
incorporelles Capitaux
 Réserves
propres
 Immobilisations
incorporelles  Résultat de l’exercice
Actif
immobilité  Immobilisations
financières  Provisions pour risques Provisions
pour R et C
 Provisions pour charges
 Stocks
 Créances d’exploitation
Actif  Créances diverses  Dettes financières
circulant  Valeurs mobilières de Dettes
 Dettes d’exploitation
placement
 Dettes diverses
 disponibles

2. Explications relatives à certains postes


Pour utiliser le bilan à des fins d’analyse financière, il est indispensable de connaître avec
précision le contenu des postes qui y figurent. Certains de ceux-ci méritent plus particulièrement
des explications:

9
2.1. Frais d’établissement
Ils comprennent:
 les frais rie constitution (droit d’enregistrement, honoraires du notaire, ...);
 les frais de premier établissement : frais engagés pour assurer le démarrage de
l’entreprise (prospection, publicité);
 les frais d’augmentation de capital et d’opérations diverses (fusions, scissions,
transformations).

2.2. Frais de recherche et de développement


Il s’agit de frais de recherche appliquée et de développement expérimental, liés à des
projets nettement individualisés et dont les chances de réussite sont sérieuses.
Sauf exception, les frais d’établissement, comme les frais de recherche et de développement
doivent être amortis (linéairement, sans prorata temporis) dans un délai qui ne peut excéder 5 ans.
Tant que l’amortissement n’est pas achevé, toute distribution de dividendes est interdite, sauf s’il
existe des réserves libres dont le montant est au moins égal à la valeur nette des frais.

2.3. Immobilisations financières


a) Participations
Cette rubrique est constituée par les titres dont la possession durable est estimée utile à
l’activité de l’entreprise, notamment parce qu’elle permet d’exercer une influence sur la société
émettrice des titres ou d’en assurer le con frôle.
Sauf preuve contraire, sont présumés être des titres de participation:
 les titres acquis par offre publique d’achat (OPA) ou par offre publique d’échange
(OPE),
 les titres représentant au moins 10% du capital d’une entreprise.
Les titres en question sont, évidemment, des actions ou des parts sociales.

b) Créances rattachées à des participations


Ce sont des créances nées à l’occasion de prêts octroyés à des entreprises dans lesquelles le
prêteur détient une participation.

10
c) Autres titres immobilisés
Ce poste comprend, notamment, des actions et des obligations que l’entreprise a l’intention
de conserver durablement pour tout motif autre que celui d’exercer une influence sur la société
émettrice.

d) Autres immobilisations financières


Il s’agit des prêts à plus d’1 an et des dépôts (de garantie, etc.) dont la durée est supérieure
à 1 an.

2.4. Charges à répartir sur plusieurs exercices


Certaines charges particulièrement importantes peuvent être étalées sur plusieurs exercices.
Exemples: frais d’émission des emprunts, grosses réparations.
Les charges à répartir doivent être amorties dans un délai maximum de 5 ans. Cependant,
en 1994, le Conseil national de la comptabilité a précisé que les frais d’émission des emprunts
pouvaient être amortis sur leur durée de vie.
L’amortissement des charges à répartir est un amortissement direct (les dotations sont
directement portées au crédit du compte : 481 « Charges à répartir sur plusieurs exercices » sans
passer par l’intermédiaire d’un compte d’amortissement). Par conséquent: le bilan ne donne que
la valeur nette de ces charges.

2.5. Primes de remboursement des obligations

Prime de remboursement = Prix de remboursement - Prix d’émission

Les primes font l’objet d’un amortissement direct et, donc, seule leur valeur nette apparaît
au bilan.

2.6. Écarts de conversion


À la clôture de l’exercice, toutes les créances et dettes en monnaies étrangères sont
évaluées en euros sur la base du dernier cours de change connu.

Exemple :

11
Une entreprise aune dette de 1 000 dollars, inscrite en comptabilité pour un montant de 1
150 €. À la fin de l’exercice, cette entreprise se trouve dans l’un des trois cas suivants:

Cours du $ < 1,1500€ Cours du $ = 1,1500€ Cours du $ < 1,1500€


Par ex. 1$ = 1,1400€ Par ex. 1$ = 1,1610€

Dette au 1 000 x 1,1400 = 1 140 € 1 150 € 1 161 €


31.12…. (Gain latent : 10 € (inchangée) (Perte latente : 11 €)
Dette
10 476 Ecart de
Ecriture
11
conversion - Actif
à
477 Ecart de
passer 10 11
conversion - Passif Dette

Dans tous les cas, le résultat comptable de l’exercice n’est pas modifié.
Toutefois, s’il y a perte de change latente, une provision pour perte de change dort être
constituée qui, elle, a une influence sur le résultat.

2.7. Dettes financières


Les quatre postes:
 Emprunts obligataires convertibles,
- autres emprunts obligataires,
- emprunts et dettes auprès des établissements de crédit, emprunts et dettes financières
divers, représentent le groupe des « Dettes financières ».

Précisions
 Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Outre les dettes à caractère durable contractées auprès du système bancaire, ce poste
comprend:
- le compte 519: “concours bancaires courants»;
- les soldes créditeurs de banques
 Emprunts et dettes financières divers

12
Dans ce poste sont regroupés entre autres tous les intérêts courus relatifs à l’ensemble des
emprunts enregistrés dans le compte 16 (Emprunts et dettes assimilées).

3. Le bilan fonctionnel
Le bilan fonctionnel (voir schéma p. 149) n’est autre que le bilan préconisé par le plan
comptable. Il est dit fonctionnel parce que les postes y sont classés d’après la fonction à laquelle
ils se rapportent. Les fonctions en cause sont les suivantes:

La fonction financement
Elle regroupe les postes de capitaux propres, de dettes financières (quelles que soient leurs
dates d’échéance) ainsi que les amortissements et provisions.

La fonction investissement
Elle concerne les immobilisations incorporelles, corporelles et financières (quelles que
soient leurs durées de vie), ainsi que les charges à répartir sur plusieurs exercices et les primes de
remboursement des obligations.

La fonction exploitation
Entendue au sens large, elle reçoit tous les autres postes, c’est-à-dire:

 L’actif:
Les postes directement lies aux opérations du cycle d’exploitation, stricto sensu (stocks,
créances clients et comptes rattachés...), lesquels constituent l’actif circulant d’exploitation
(ACE),
- les postes liés aux opérations diverses (créances diverses, capital souscrit – appelé non
versé...) lesquels représentent l’actif circulant hors exploitation (ACHE),
- les postes de disponibilités (banques, CCP, caisse...) lesquels forment l’actif de
trésorerie (AT);

13
 au passif:
- les postes liés directement aux opérations du cycle d’exploitation, stricto sensu (dettes
fournisseurs et comptes rattachés, dettes fiscales et sociales...), qui constituent les
dettes d’exploitation (DE),
- les postes liés aux opérations diverses (dettes sur immobilisations, dettes fiscales
relatives à l’impôt sur les bénéfices...) qui représentent les dettes hors exploitation
(DHE),
- les concours bancaires courants et les soldes créditeurs de banques qui constituent le
passif de trésorerie (PT).

SECTION 2 : FONDS DE ROULEMENT NET GLOBAL (FRNG), BESOIN EN


FONDS DE ROULEMENT (BFR) ET TRESORERIE (T)

1. Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG)


Le plan comptable ne donne pas de définition du fonds de roulement net global, mais il en
précise le mode de calcul. L’application de ce mode de calcul nécessite le «retraitement » de
certains postes du bilan (voir schéma, page suivante).

1.1. Définition
Le fonds de roulement net global est la partie des ressources durables qui concourt
au financement de l’actif circulant.

14
 Schéma du bilan fonctionnel

Actif4 Passif5
Emplois stables Ressources durables
• Actif immobilisé brut • Capitaux propres
- immo. incorporelles • Provisions pour risques et charges
- immo. corporelles • Amortissements et provisions de l’actif
- immo. Financières (intérêts courus • Dettes financières
déduits(1)) (à l’exception des concours bancaires
• Charges à répartir... courants des soldes créditeurs de banques
• Primes de remboursement des obligations et des intérêts courus(2)

Actif circulant d’exploitation brut (ACE)


(Postes directement liés au cycle
d’exploitation.)
Exemples:
- stocks
Dettes d’exploitation (DE)
(Postes directement liés au cycle
F
- avances et acomptes versés d’exploitation.)
- créances clients...
- créances fiscales (sauf IS)
- charges constatées d’avance
Exemples:
- avances et acomptes reçus
- dettes fournisseurs...
R
- dettes fiscales (sauf 15) et sociales

Actif circulant hors exploitation brut


- produits constatés d’avance
N
G
(ACHE) Dettes hors exploitation (DHE)
(Postes non directement liés au cycle (Postes non directement liés au cycle
d’exploitation.) d’exploitation)
Exemples: Exemples:
- créances diverses - dettes diverses
- intérêts courus - intérêts courus...
- créances d’lS - dettes d’IS
- créances sur immobilisations - dettes sur immobilisations

Actif de trésorerie (AT)


Disponibilités Passif de trésorerie (PT)
Concours bancaires courants et soldes
créditeurs de banques

4 FRNG
Les intérêts courus = Ressources
sont portés durables
dans l’actif circulant — Emplois
hors exploitation. stables
5
Les intérêts courus sont portés dans les dettes hors exploitation.

15
FPNG = (ACE brut + ACHE brut + AT) – (DE + DHE + PT)

1.2. Observations

Le schéma ci-dessus décrit le contenu de chaque « bloc ». Cependant, certaines précisions


sont nécessaires
- Le FRNG se calcule à partir du bilan avant répartition. Le résultat de l’exercice est
donc inclus dans les capitaux propres;
- toutes les provisions font partie des ressources durables, y compris les provisions
pour dépréciation de l’actif circulant (on peut considérer, en effet, que le volume de
ces provisions reste approximativement constant dans le temps, ce qui autorise à les
assimiler à des ressources durables);
- les dettes financières dont l’échéance se situe à moins d’un an continuent de figurer
dans les ressources durables. Par contre, les concours bancaires courants, les soldes
créditeurs de banque et les intérêts courus en sont exclus (les concours bancaires
courants et les soldes créditeurs de banque constituent le passif de trésorerie; les
intérêts courus sont inclus dans les dettes hors exploitation);
- le compte «État, impôt sur les bénéfices » est considéré, sauf indication contraire,
comme relevant du hors exploitation;
- les valeurs mobilières de placement sont à intégrer, d’après le plan comptable, dans
l’actif circulant hors exploitation
- les comptes « Charges constatées d’avance » « et « Produits constatés d’avance»
font, en général, partie de l’exploitation;
- les écarts de conversion doivent être contrepassés, ce qui entraîne leur disparition et
ramène les créances et les dettes concernées à leur valeur initiale;
- les immobilisations financières s’entendent intérêts courus exclus.

1.3. Intérêt de la notion de fonds de roulement

16
Le fonds de roulement constitue une garantie de liquidité de
l’entreprise. Plus il est important, plus grande est cette garantie.

L’examen des deux bilans suivants illustre cette affirmation:

Bilan 1 Bilan 2
• Actif immobilisé • Ressources • Actif immobilisé • Ressources
(brut) 100 durables 110 (brut) 100 durables 130
• Actif circulant • Autres dettes 70 • Actif circulant • Autres dettes 70
(brut) 80 - dettes (brut) 100 - dettes
- stock 30 fournisseurs 50 - stock 30 fournisseurs 50
- clients 40 - dettes - clients 40 - dettes
- créances diverses 20 - créances diverses 20
diverses 5 diverses 5
- disponibilités 5 - disponibilités 25
180 180 200 200

FRNG = RD – Al = 110 – 100 = 10 FRNG = RD – Al = 130 – 100 = 30


FRNG = AC – AD = 80 – 70 = 10 FRNG = AC – AD = 100 – 70 = 30

On constate que, toutes choses égales par ailleurs, plus le fonds de roulement est élevé,
plus les disponibilités de l’entreprise sont importantes. Donc, plus le fonds de roulement est
élevé, plus grande est la marge de sécurité financière de l’entreprise.

Toutefois, le fonds de roulement net global, pris isolément, n’a qu’une signification
relative. Pour déterminer si son niveau est satisfaisant, il faut le comparer au besoin en fonds de
roulement.

2. Le besoin en fonds de roulement (BFR)


2.1. Calcul
Les opérations du cycle d’exploitation (achats, production, ventes) ainsi que les opérations
hors exploitation, donnent naissance à des flux réels (de marchandises, de matières, de produits

17
finis) ayant pour contrepartie des flux monétaires. Les décalages dans le temps qui existent entre
ces deux catégories de flux expliquent l’existence de créances et de dettes.
Les délais qui s’écoulent entre l’achat et la revente de marchandises, entre l’achat et
l’utilisation des matières premières, entre la production et la vente de produits finis sont à
l’origine des stocks.
Ainsi, les opérations d’exploitation et hors exploitation de l’entreprise génèrent
simultanément:
- les actifs circulants d’exploitation et hors exploitation, qui constituent des emplois, donc
des besoins de financement;
- les dettes d’exploitation et hors exploitation, qui constituent des ressources de
financement.

Le schéma ci-dessous illustre ce mécanisme.

Besoins Opérations Ressources

Achats
Actif circulant
d’exploitation (ACE)
• Stocks Dettes d’exploitation (DE)
Production
• Créances • Fournisseurs
• Dettes fiscales
et sociales
Ventes

Actif circulant hors Opérations Dettes hors exploitation


exploitation (ACHE) diverses (DHE)

Les besoins et les ressources induits par les opérations de l’entreprise ne s’équilibrent pas.
Généralement, les besoins excèdent les ressources, de sorte que la différence:
(ACE + ACHE) - (DE + DHE)

18
représente un besoin de financement « résiduel o qui appelle une ressource correspondante. Cette
ressource est naturellement le fonds de roulement 6. D’où la dénomination de « besoin en fonds de
roulement » qui est donnée à l’expression :
(ACE + ACHE) - (DE + DHE).

BFR = (ACE + ACHE) – (DE + DHE)

2.2. Analyse du besoin en fonds de roulement


Le besoin en fonds de roulement est formé de deux composantes : le besoin en fonds de
roulement d’exploitation (BFRE) et le besoin en fonds de roulement hors exploitation (BFRHE).

a) Besoin en fonds de roulement d’exploitation

BFRE = Actif circulant d’exploitation (ACE) - Dettes d’exploitation (DE)

Le BFRE représente la composante la plus importante du BFR. Supposé directement lié au


chiffre d’affaires, le BFRE est une variable de gestion primordiale.
Il est parfois appelé « besoin de financement du cycle d’exploitation ».

b) Besoin en fonds de roulement hors exploitation

BFRHE = Actif circulant hors exploitation (ACHE) - Dettes hors exploitation (DHE)

Composante généralement mineure du BFR, le BFRHE peut être très variable d’un exercice
à l’autre.

3. La trésorerie

6 Si le fonds de roulement est insuffisant, se concours bancaire est nécessaire (la figure n°2 du bilan, page suivante le montre clairement.

Le fonds de roulement net global sera désigné, indifféremment, par FRNG ou par FR simplement.

19
3.1. Définition
La trésorerie (appelée parfois trésorerie nette) est la différence entre l’actif de trésorerie et
le passif de trésorerie.

T = AT - PT

3.2. Relation entre FR111 3FR et T


L’équilibre du bilan: actif = passif, peut s’écrire:
Emplois stables + ACE + ACHE + AT = Ressources durables + DE ÷ DHE + ET ou :
AT - PT = (Ressources durables - Emplois stables) - [(ACE + ACHE) - (DE + DHE)]

T = FR - BFR

Commentaire
• si FR > BFR, le fonds de roulement finance en totalité le BFR et il existe un excédent de
ressources qui se retrouve en trésorerie (figure 1).
• si FR < BFR, le fonds de roulement no finance qu’une partie du BER. La différence doit
alors être financée par crédit bancaire (figure 2).

CHAPITRE 3 : LE COMPTE DE RÉSULTAT

20
Les opérations réalisées par l’entreprise peuvent se traduire par un enrichissement ou par un
appauvrissement dont l’effet est mesuré par le résultat. La comptabilité de gestion consiste donc à
déterminer et à analyser le résultat.

Le classement des produits et charges permet d’établir les soldes de gestion.

1. Activités ordinaires / hors activités ordinaires

1.1. Activités ordinaires

Une activité est ordinaire lorsque ses opérations sont récurrentes, courantes ou fréquentes, c’est-
à-dire lorsqu’elles se répètent de manière continue au cours d’un cycle.

Exemple : Achats de marchandises, ventes de produits finis, etc.

Sous cette rubrique, on classe les opérations concernant l’achat et la vente de titres de placement,
les fournisseurs et matières, les clients ordinaires, etc.

1.2. Hors activités ordinaires

Une opération est dite hors activité ordinaire lorsqu’elle a un caractère exceptionnel, non
récurrent, non fréquent, mais se réalisant sur le cycle de gestion de l’entreprise. Elle survient à la
suite de changements de structure, de catastrophes naturelles ou de changements de stratégie.

Sous cette rubrique, on classe les comptes de la classe 8, les opérations concernant les
fournisseurs d’investissements, les créances sur cessions d’immobilisations, les ventes de titres de
participation, les créances et dettes sur cessions de titres de placement, les dotations et reprises
liées aux provisions d’origine fiscale ou légale, les abandons de créances, les dons non récurrents.

2. Les comptes de gestion

2.1. Notions de charges et de produit

 Charge

Une charge est un emploi définitif (consommation) de valeur décaissée ou appauvrissements


décaissés par l’entreprise :

 Soit en contrepartie des marchandises, approvisionnements, travaux et services ;


 Soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise doit remplir (impôts et taxes,…) ;
 Soit exceptionnellement sans contrepartie directe (pénalité, …).

 Produit

21
Un produit est une somme ou une valeur à recevoir en contrepartie de la fourniture par
l’entreprise de biens, travaux et services.

2.2. Notion de résultat

 Compte de résultat

Le compte de résultat est un outil explicatif de la richesse créée au cours d’une période.

 Calcul du résultat

Le résultat d’une période est égal à la somme des produits d’une période (P) moins la somme des
charges de cette période (C), d’où :

R=P–C

Le résultat peut être un bénéfice ou une perte :

 Si produits ˃ aux charges, il y a bénéfice ;


 Si produits ˂ aux charges, il y a perte.

2.3. Comptes de gestion

Ils sont regroupés dans les classes ci-après :

 Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires ;


 Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires ;
 Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits.

 Les comptes de charges des activités ordinaires

Ils augmentent au débit et diminuent au crédit :

D Numéro et nom du compte C

Des augmentations d’emplois Des diminutions d’emplois


définitifs de ressources définitifs de ressources

Remarque : Leur solde est débiteur ou nul ; il ne peut jamais être créditeur.

 Les comptes de produits des activités ordinaires

Ils diminuent au débit et augmentent au crédit :

22
D Numéro et nom du compte C

Des diminutions internes Des créations internes


de ressources de ressources

Remarque : Leur solde est créditeur ou nul ; il ne peut jamais être débiteur.

3. Les soldes significatifs de gestion

L’analyse des charges et des produits permet d’obtenir en fin d’exercice neuf soldes qui
apparaissent dans le compte de résultat prévu par le système comptable OHADA.

Les soldes présentent pour la plupart un grand intérêt pour l’analyse de la gestion. Ces différents
soldes sont :

 La marge brute sur marchandises ;


 La marge brute sur matières ;
 La valeur ajoutée ;
 L’excédent brut d’exploitation ;
 Le résultat d’exploitation ;
 Le résultat financier ;
 Le résultat des activités ordinaires ;
 Le résultat hors activités ordinaires ;
 Le résultat net.

Ils sont regroupés en trois catégories :

 Les soldes provenant des activités d’exploitation ;


 Les soldes provenant des activités financières ;
 Les soldes liés aux opérations hors activités ordinaires.

3.1. Marge brute (MB)

La marge brute est déterminée de manière différente selon qu’il s’agit :

 D’une entreprise commerciale ;


 D’une entreprise industrielle ;
 D’une entreprise mixte.

3.1.1. Dans l’entreprise commerciale

La marge brute sur marchandises est déterminée par la différence entre les ventes de
marchandises et le coût d’achat des marchandises vendues dans l’exercice.

M B sur marchandises = Ventes de marchandises


23
– Coût d’achat des marchandises vendues
+/- Variations des stocks

Avec :

Coût d’achat = Prix d’achat + Frais d’achat – RRR obtenus

Variation du stock = Stock initial +/- Stock final

3.1.2. Dans l’entreprise industrielle

Dans l’entreprise industrielle, on calcule la marge brute sur matières premières et fournitures
liées.

M B sur matières premières et fournitures liées


= Ventes des produits fabriqués
+/- Production stockée ou déstockée (variation des productions de produits et encours)
+ Production immobilisée
– Achats de matières premières et fournitures liées
+/- Variation des stocks de matières premières et fournitures liées

3.1.3. Dans l’entreprise mixte

Elle combine activité commerciale et activité industrielle. On calcule donc la marge brute sur
marchandises et la marge brute sur matières premières et fournitures liées.

APPLICATION

Le chiffre d’affaires HT de la société « ALPHA » est 250 000 000 FCFA au 31/12/N.

Les achats de marchandises s’élèvent à 235 000 000 FCFA pour la même période. La variation
du stock de marchandises est de 190 000 FCFA.

 Calculez la marge brute sur marchandises.

SOLUTION

MB = 250 000 000 – (235 000 000 – 190 000)


MB = 250 000 000 – 234 810 000
MB = 15 190 000

3.2. Valeur ajoutée (V.A)

24
La valeur ajoutée est une grandeur essentielle pour l’analyse économique et la gestion. Elle
représente la création de valeur ou l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte aux biens et
services en provenance des tiers dans l’exercice de ses activités courantes (activités ordinaires).

Elle se mesure par la différence entre la production de la période et la consommation de biens et


de services nécessaires à cette production.

Valeur ajoutée = Marge brute sur marchandises


+ Marge brute sur matières
+ Produits accessoires
+ Subventions d’exploitations
+ Autres produits
– Autres achats et services consommés
+/- Variation des stocks autres achats
– Services extérieurs
– Impôts et taxes
– Autres charges

Ou bien :
Valeur ajoutée = A – B

A = Production de biens et de services


 Marge brute sur marchandises
 Marge brute sur matières
 Produits accessoires
 Subventions d’exploitation
 Autres produits

B= Consommation de biens et de services


 Achats stockés de matières et fournitures consommables
 Autres achats
 Variation de stocks d’autres approvisionnements
 Transports
 Services extérieurs
 Autres services extérieurs
 Impôts et taxes
 Autres charges

3.3. Excédent brut d’exploitation (EBE)

L’excédent brut d’exploitation est ce qui reste de la valeur ajoutée lorsque les salaires et les
charges sociales ont été payés.

L’EBE donne une mesure de l’efficacité de l’exploitation durant l’exercice considéré, en ignorant
l’effet de la politique d’amortissement et de la politique financière.

25
EBE = VA – Charges de personnel

EBE
Taux EBE = × 100
Production de l ' exercice

3.4. Résultat d’exploitation (RE)

Il est calculé avant les charges financières. Il permet de mesurer la performance de l’entreprise
indépendamment de sa politique financière.

Le résultat d’exploitation est la différence entre les produits d’exploitation et les charges
d’exploitation.
RE = EBE
+ Transfert des charges d’exploitation
+ Reprise des provisions d’exploitation
+ Reprise des amortissements d’exploitation
– Dotation aux provisions d’exploitation non financières
3.5. Résultat financier (RF)

Le résultat financier renseigne sur la politique de financement de l’entreprise.

RF = Revenus financiers
+ Transfert des charges financières
+ Reprise des charges provisionnées financières
– (Frais financiers + Dotation aux amortissements
financiers + Dotation aux provisions financières)

3.6. Résultat des activités ordinaires (RAO)

Le résultat des activités ordinaires est utilisé pour analyser les performances de l’entreprise. Il
s’obtient en additionnant le résultat d’exploitation et le résultat financier.

RAO = RE + RF

3.7. Résultat hors activités ordinaires (RHAO)

Le résultat hors activités ordinaires est utilisé pour analyser les changements de structure ou de
stratégie de l’entreprise.

RHAO = A – B

A = Produits hors activités ordinaires


 Produits des cessions d’immobilisations
 Produits hors activités ordinaires
 Reprises hors activités ordinaires
 Subventions d’équilibre

26
B = Charges hors activités ordinaires
 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations
 Charges hors activités ordinaires
 Dotations hors activités ordinaires

3.8. Résultat net (RN)

Le résultat net est la différence entre les produits et les charges liés à l’ensemble des activités de
l’entreprise.

RN = RAO + RHAO
– Participation des travailleurs
– Impôt sur le résultat
Lorsque le total des produits est supérieur au total des charges, le solde créditeur qui apparaît est
un bénéfice. Dans le cas contraire, c’est une perte.

 Impôt sur le résultat

Il a un taux de 35 % et s’applique au montant RAO + RHAO

Impôt sur le résultat = (RAO + RHAO) × 35 %

La détermination de l’impôt se fait selon les règles fiscales, qui seront étudiées en fiscalité des
entreprises.

4. Les principales étapes de la formation du résultat selon le système comptable OHADA

27
Formation du résultat

Ventes de produits fabriqués


Achats de marchandises (601) Achats de matières et (702-706)
Ventes de fournitures consignées (602) + Production immobilisée (72)
± Variation de stocks de
marchandises (701) ± Variation de stocks (6032) + Production stockée ou
marchandises (6031)
déstockée (73)

Marge brute sur marchandises (132)


Marge brute sur matière (1322)

Autres achats et services consignés (6033 + 604 + 605


Produits accessoires (707)
+ 608 + 61 + 62 + 63)
+ Subventions d’exploitation (71)
+ Impôts et taxes (64)
+ Autres produits (75)
+ Autres charges (65)

VALEUR AJOUTÉE (133)

Frais de personnel (66, 637)

EXCÉDENT BRUT D’EXPLOITATION (134)

Transferts de charges d’exploitation (781)


Dotations aux amortissements d’exploitation (681) + Reprises de provisions d’exploitation (791)
+ Dotations aux provisions d’exploitation (691) + Reprises des amortissements d’exploitation (798)

RÉSULTAT D’EXPLOITATION HORS CHARGES ET PRODUITS FINANCIERS (135)

Frais financiers (67) Revenus financiers (77)


+ Dotations amortissements financiers (687) + Transferts de charges financières (787)
+ Dotations aux provisions financières (697) + Reprises de provisions financières (797)

28
RÉSULTAT FINANCIER (136)

RÉSULTAT DES ACTIVITÉS ORDINAIRES (137)

Charges hors activités ordinaires (81 + 83 + 85) Produits hors activités ordinaires (82 + 84 + 86 + 88)

RÉSULTAT HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES (138)

Participation des travailleurs (87)


+ Impôt sur le résultat (89)

APPLICATION RÉSULTAT NET (131 OU 139)

On vous remet cet extrait de balance après inventaire au 31/12/N :

N° Intitulés Solde Mouvements Solde de clôture


d’ouvertur
e
D C D C D C
601 Achats de marchandises 4 220 232 400 3 987
000 600
6019 RRR obtenus 52 400 52 400
602 Achats M et F liées 20 000 20 000
000 000
6031 Variation de stocks 3 583 4 220 637 000
march. 000 000
6033 Var. stocks d’autres 1 082 763 000 319 000
approv. 000
604 Achat stock de M et F 1 102 1 102
500 500
6052 Electricité 230 000 230 000
6053 Fournitures non 1 600 1 600
stockables – A.E. 000 000
6054 Fournitures d’entretien 715 000 715 000
6056 Achats de petit matériel 250 000 250 000
6081 Emballages perdus 300 000 300 000
611 Transports sur achats 100 000 100 000
612 Transports sur ventes 120 000 120 000
6225 Locations d’emballages 500 000 500 000
6252 Assurance matériel 2 600 2 600

29
bureau 000 000
6311 Frais sur titres 15 000 15 000
6371 Personnel intérimaire 400 000 400 000
6464 Vignettes 300 000 300 000
647 Pénalités, amendes 150 000 150 000
fiscales
6582 Dons 200 000 200 000
66 Charges de personnel 15 000 15 000
000 000
681 Dotations aux amor. 40 600 40 600
d’exploi. 000 000
701 Ventes de marchandises 4 150 4 150 000
000
702 Ventes de produits finis 91 630 91 630
000 000
707 Produits accessoires 165 000 165 000
736 Variations stocks prod. 701 000 701 000
finis
773 Escomptes obtenus 18 300 18 300
781 Transferts charges 120 000 120 000
d’exploi.
812 Immobilisations Corp. 5 950 5 950
000 000
82 Produits des cessions 4 000 4 000 000
d’immob. 000
Total 94 039 101 421
100 300

 Déterminez le résultat net selon le système comptable OHADA.

SOLUTION

 Détermination de la marge brute sur marchandises

D 1321 Marge brute sur marchandises C

601 3 987 600 637 000 6031


4 150 000 701

SC : 799 400

4 787 000 4 787 000

 Détermination de la marge brute sur matières

30
D 1322 Marge brute sur matières C

602 20 000 000 91 630 000 702


701 000 73

SC : 72 331 000

92 331 000 92 331 000

 Détermination de la valeur ajoutée

D 133 Valeur ajoutée C

6033 319 000 799 400 1321


604 1 102 500 72 331 000 1322
605 2 795 000 165 000 707
608 300 000
61 220 000
62 3 100 000
63 15 000
64 450 000
65 200 000

SC : 64 793 900

73 295 400 73 295 400

 Détermination de l’excédent brut d’exploitation

D 134 EBE C

66 15 000 000 64 793 900 133

SC : 49 793 900

64 793 900 64 793 900

 Détermination du résultat d’exploitation

31
D 135 Résultat d’exploitation C

681 40 600 000 49 793 900 134


120 000 781

SC : 9 313 900

49 913 900 49 913 900

 Détermination du résultat financier

D 136 Résultat financier C

18 300 773

SC : 18 300

18 300 18 300

 Détermination du résultat des activités ordinaires

D 137 RAO C

9 313 900 135


18 300 136

SC : 9 332 200

9 332 200 9 332 200


 Détermination du résultat hors activités ordinaires

D 138 RHAO C

812 5 950 000 4 000 000 82

SD : 1 950 000

5 950 000 5 950 000

 Détermination du résultat net

32
D 139 Résultat net avant impôt C

1 950 000 9 332 200

SC : 7 382 200

9 332 200 9 332 200

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