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Le cours de TP Clinique en médecine vétérinaire couvre l'identification et l'utilisation des instruments de petite chirurgie ainsi que la manipulation des instruments. Il décrit l'organisation d'une clinique vétérinaire, les différentes salles nécessaires et les étapes de l'accueil et de l'examen des animaux malades. Le document aborde également les méthodes d'examen des appareils corporels des animaux, y compris les examens circulatoire, respiratoire, digestif, urinaire et génital.

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Le cours de TP Clinique en médecine vétérinaire couvre l'identification et l'utilisation des instruments de petite chirurgie ainsi que la manipulation des instruments. Il décrit l'organisation d'une clinique vétérinaire, les différentes salles nécessaires et les étapes de l'accueil et de l'examen des animaux malades. Le document aborde également les méthodes d'examen des appareils corporels des animaux, y compris les examens circulatoire, respiratoire, digestif, urinaire et génital.

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Généralités

Le cours de TP Clinique comporte deux grandes rubriques :

 L’identification et l’utilisation des instruments de petite chirurgie en médecine


vétérinaire.
 La maitrise de la manipulation des instruments en PA.
I- Organisation d’une clinique vétérinaire

Définition

Une clinique vétérinaire est un endroit ou une entité destinée à recevoir les animaux
malades. Une clinique vétérinaire acceptable doit avoir les compartiments suivants :
- Une salle d’attente
- Une salle de consultation
- Une salle d’opération
- Une salle du personnel
- Une pharmacie
- Un laboratoire
- Une salle d’hospitalisation
Identification des matériels et instruments (pratique à la fin)
Salle d’attente :
Elle doit être équipée de bancs ou de chaise, des gravures d’informations ou publicitaires
en élevage et d’un poste téléviseur.
Salle de consultation :
Equipée du matériel (contention, alcool, coton, stéthoscope
Etc…)
Salle d’opération :
Elle doit être équipée La trousse à disséquer ou une boîte chirurgicale, une table, de
l’alcool, du coton antiseptique, la sonde œsophagien, du trocart…
La pharmacie :
Produits et intrants vétérinaires
Salle d’hospitalisation
Les cages adaptées à chaque espèce, les mangeoires, les abreuvoirs.
Le laboratoire :
Un microscope, lame, lamelle, réactif, thermostat, réfrigérateur
Salle du personnel
Une armoire pour la documentation, un bureau, le lavabo
II- Fonctionnement de la clinique
a- Accueil des malades et l’examen des animaux malades
C’est une étape très importante pour le diagnostic de la maladie de l’animal reçu.
L’accueil consiste à recevoir le propriétaire de l’animal (client).
 L’enregistrement :
Elle varie selon les espèces animales et la structure d’accueil. Elle comprend un
certain nombre d’information qui sont connus de tout technicien. Ces
informations sont complétées par l’adresse du propriétaire de l’animal.
 L’examen d’un animal malade
Les animaux n’ayant pas la faculté de parler, il est indispensable de les soumettre
à un examen approfondi afin de découvrir les symptômes du mal dont il souffre.
Cet art de connaître les maladies et de les différencier entre elle est appelée
diagnostic. Le diagnostic comprend deux grandes rubriques que sont l’examen
général et l’anamnèse.
 L’examen général :
Elle se fait en trois étapes : l’anamnèse, l’examen à distance et l’examen
de près.
- L’anamnèse :
Elle consiste à poser au propriétaire de l’animal un certain nombre de questions
sur le passé récent et l’état de santé de l’animal.
- L’examen à distance :
Elle se fait en présence du propriétaire et consiste à apprécier l’attitude de
l’animal. On peut aussi observer tout ce qui entoure l’animal : son habitat, l’aire
d’élevage, les matières fécales, le contenu des mangeoires.
- L’examen de près
Il nécessite la contention de l’animal pour mieux l’approcher. Cela permet de
vérifier la température rectale de l’animal, le pouls, la fréquence respiratoire,
l’aspect des muqueuses, l’examen du mufle, l’examen du corps de l’animal,
l’examen des appareils.
Exercice d’application :
Exercer sur l’animal de votre choix la prise de la température, l’examen de la surface du
corps, la respiration, et le rythme cardiaque. Faites un rapport pour expliquer les anomalies
enregistrés au cours de l’exécution de l’exercice.

Température normale du corps en °C.

Animaux sains Température normale du corps en °C


Bœufs 37.5°C – 39.5°C
Chevaux 37.5°C – 39°C
Moutons 38.5°C – 40°C
Chèvres 38.5°C – 40.5°C
Porcs 38°C – 40.5°C
Lapins 38.5°C – 39.5°C
Chiens 38°C – 39.5°C
Volailles 40.5°C – 43°C
Rythme cardiaque et respiration d’un animal sain adulte

Animaux sains Nombre de battements Nombre d’inspiration


du cœur par minute par minute
Bœufs 55 20
Mouton – chèvres 75 15
Chevaux 35 12
Porc 85 15
Chien 110 20
Lapin 200 50
volailles 280 25

Examen des appareils

Le corps des animaux est formé d’un certain nombre d’organes : le cœur, l’estomac, le
foie, les poumons… Un ensemble d’organes associés pour accomplir une fonction est un
appareil. L’examen médical d’un appareil nécessite au besoin les temps fondamentaux
suivants : inspection, la palpation, pression, la percussion, l’auscultation puis les examens
complémentaires comme la ponction, et des prélèvements pour le laboratoire (examen de sang,
d’urine, de matières fécales).

 L’examen de l’appareil circulatoire


L’examen de l’appareil circulatoire se fait en deux phases : l’examen à
distance et l’examen de près
a- L’examen à distance
De loin, on peut contrôler les mouvements du thorax, recherché si
l’ensemble est identique ou non.
b- l’examen de près

Observer : le jetage (liquide venants des cavités nasales) et l’analyser au microscope, le sentir,
écouter et apprécier les bruits venant de l’appareil, palper si possible certains organes.

L’examen respiratoire commence par le bout du nez et se termine par les alvéoles
pulmonaires (bout du nez, mouvements des narines, couleur de la muqueuse pituitaire, le
larynx, la trachée, les bronches et les poumons).

 L’examen de l’appareil digestif

L’examen de l’appareil digestif se fait à l’extérieure par l’inspection et par la palpation


externe et de l’intérieure à l’aide d’un instrument adaptés à chaque organe. On observe et
inspecte successivement : la bouche et le pharynx.

 L’examen de l’appareil urinaire

Il est formé des reins, des uretères et de la vessie tous situés dans la cavité abdominale
et de l’urètre qui conduit l’urine de la vessie à l’extérieure. Il faut faire l’examen systématique
des reins, des uretères, de la vessie, de l’urètre et de la miction.

 L’examen de l’appareil génital


a- Examen de l’appareil génital mâle

Le fourreau et la verge, les testicules, le cordon testiculaire

b- Appareil génital femelle

Vulve et vagin, utérus, les ovaires, les mamelles.

 L’examen de l’appareil circulatoire


I- Procédé d’exploration
1- Méthode visuelle

Coucher l’animal sur le côté droit, assurer sa contention, tirer le membre antérieur
gauche vers l’avant, observer attentivement la région dégagé. Chez les animaux maigres, on
voit un léger soulèvement de la paroi costale dû aux battements du cœur.

2- Palpation

Appliquer la main à plat sur la zone dégagée. On perçoit un choc à l’intérieur de la poitrine qui
est difficile à percevoir chez les animaux gras.

3- Auscultation

Appliquer l’oreille ou le stéthoscope sur la zone dégagée (4ème et 5ème côte) et apprécier

- Le rythme cardiaque
- Les bruits du cœur
- Les anomalies

a- Les anomalies du rythme cardiaque


 Les battements peuvent être accélérés. C’est la tachycardie. On
l’observe dans les maladies fébriles, dans les réactions émotives comme
la peur, dans certaine affection cardiaque et à la suite d’une épreuve
physique.
 Le ralentissement exagéré des battements cardiaques s’observe sur les
animaux très vieux ou fatigués ou au moment de l’agonie : c’est la
bradycardie.
 L’irrégularité dans la succession des battements peut s’observer : c’est
l’arythmie (le cœur exécute quelques mouvements rapides, semble
s’arrêter puis repart.)
b- Les anomalies du bruit

Dédoublement : ils se produisent généralement lorsque les parois des ventricules se trouvent
anormalement dilatées et déformées à la suite d’une grande fatigue (animaux âgées).

Souffle : le souffle cardiaque est un bruit qui résulte du passage du sang dans un orifice rétréci.

II- Percussion
Poser la main à plat sur la zone dégagée et à l’aide de l’index de l’autre main, taper sur
la main posée à plat ou utiliser le plessimètre. Apprécier l’état du péricarde. Si le son est mat,
la cavité péricardique renferme un liquide (entre les 2 feuillets).

Exemple : péricarde exsudative


 Examen du pelage et de la peau

L’ensemble des poils d’un animal porte le nom de pelage ; observer sa couleur, son
aspect. Il est normalement brillant. Lorsque les poils sont secs et qu’ils ne sont plus brillants et
dressés, on dit que les poils sont piqués et ternes. Ce symptôme peut être dû à une mauvaise
alimentation, à l’hygiène ou à une maladie.

Lorsque les poils tombent normalement, on dit qu’il y a mue. S’il y a une chute anormale
de poils, on parle de dépilation. Il faut rechercher la cause. La peau n’est pas toujours
directement visible à cause de la présence des poils. Au besoin, tondre les poils pour mieux voir
si la peau porte des blessures ou des lésions. Palper la peau pour mettre en évidence une douleur
ou une modification de consistance la tordre entre ses doigts (peau du dos). A l’état normal, elle
reprend rapidement sa position initiale après que l’on ait lâchée ; elle garde un pli pendant un
certain temps lorsque l’animal est déshydraté.

Lorsque l’animal est trop maigre, la peau est collée aux os et il n’est plus possible de la
soulever pour la tordre. Appuyer sur la peau de l’animal la trace du doigt reste pendant un
temps. C’est le signe de Gide. S’il y a eu accumulation de liquide dans le tissu conjonctif en
dessous de la peau : on parle d’œdème cutané. Pour prendre la température de la peau, on ne
peut le faire que d’une façon approximative. Pour y parvenir poser la main sur la région à une
autre région du corps. La température de la peau est augmentée lorsqu’il y a une inflammation
locale ou lorsque l’animal aune hyperthermie générale que l’on peut contrôler avec un
thermomètre. La température est diminuée si la circulation du sang ne s’effectue pas.

 L’examen de l’oreille

Il permet de voir soit les blessures, soit les lésions qui sont souvent provoquées par les
parasites (la gale, les tiques).

Introduire avec précaution dans le conduit un otoscope. Cet appareil permet de voir soit :

- Une oreille saine dont le conduit est tapissé d’une pellicule grasse appelé cérumen.
Une oreille dont le conduit est encombrée par un abondant cérumen noirâtre renfermant de
nombreux parasites ou des corps étrangers. Les corps étrangers sont souvent à l’origine de
l’inflammation de la membrane tapissant le conduit auditif. Dans ce cas on dit qu’il y a otite.
Lorsque l’oreille est chaude et douloureuse et qu’il s’écoule un liquide purulent, fétide du
conduit auditif. On parle de Catarrhe auriculaire. L’animal secoue la tête fréquemment, émet
des plaintes à la palpation.

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