Analyse Complexe
Analyse Complexe
I
II
Table des matières
2 La Topologie. 5
2.1 Distance et topologie sur C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.1 Boules, ouverts et fermés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.2 Points intérieurs, adhérents et frontière . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 Suites complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.4 Propriétés des limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.5 Suites de Cauchy et complétude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.6 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4 Fonctions Holomorphes 15
4.1 Les fonctions différentiables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.1.1 Stabilité des fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.1.2 Composée de fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2 Fonctions Élémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2.1 Fonctions polynomiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.2.2 La fonction exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2.3 Fonctions trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2.4 Fonction logarithme (localement) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.2.5 Équations de Cauchy–Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5 Fonctions Analytiques. 23
5.1 Les Séries Entières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.2 Les Fonctions Analytiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5.2.1 Principe des zéros isolés pour les fonctions analytiques . . . . . . . 34
III
6 Séries de Laurent et Résidus. 39
6.1 Fonctions méromorphes locales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
6.2 Théorèmes de Laurent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
6.3 Théorèmes de Laurent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
6.4 Théorème des résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.4.1 Pôles simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.5 Applications aux intégrales réelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.5.1 Pôles multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
IV
Chapitre 1
1.1.1 Opérations
Soient z1 = x1 + iy1 et z2 = x2 + iy2 .
• Addition :
z1 + z2 = (x1 + x2 ) + i(y1 + y2 ).
• Multiplication :
z1 z2 = (x1 x2 − y1 y2 ) + i(x1 y2 + x2 y1 ).
Proposition 1.2 (C, +, ·) est un corps commutatif.
Preuve : Les propriétés découlent directement de celles de R par identification de C à
R2 .
1
1.1.4 Module
Définition 1.5 Le module d’un nombre complexe z = x + iy est défini par
p
|z| = x2 + y 2 .
Proposition 1.6 Pour tous z, w ∈ C :
|zw| = |z||w|, |z + w| ≤ |z| + |w|, | |z| − |ω| | ≤ |z − ω|
Preuve : La première égalité se démontre par calcul. La seconde est l’inégalité triangu-
laire issue de la norme euclidienne sur R2 .
Pour la troisième on pose
u = z − w =⇒ |z| ≤ |u| + |w| =⇒ |z| − |w| ≤ |u| = |z − w|,
v = w − z =⇒ −(|z| − |w|) ≤ |z − w|.
Alors n n
Y X
|z| = rk et arg(z) = θk .
k=1 k=1
2
1. Les Nombres-Complexes.
z 2 = Z ⇐⇒ x2 − y 2 + 2ixy = A + iB.
Comme √
A2 + B 2 = |Z| = |z|2 = x2 + y 2 ,
alors le couple (x, y) est solution du système
2 2
x −y =A
√
x2 + y 2 = A 2 + B 2
sgn(xy) = sgn(B).
Z = 3 − 4i.
3
4
Chapitre 2
La Topologie.
5
2.1.3 Suites complexes
Définition 2.6 Une suite complexe est une application u : N → C, notée (zn )n∈N .
lim |zn − z| = 0.
n→∞
Re(zn ) → x et Im(zn ) → y.
Preuve : On a
|zn − z|2 = ( R (zn ) − x)2 + (=(zn ) − y)2 .
• zn + wn → z + w,
• zn wn → zw,
zn z
• si w 6= 0, alors → .
wn w
Preuve : Les preuves reposent sur les inégalités triangulaires et les propriétés algébriques
des complexes, de la même manière que pour les suites réelles.
Preuve : Si (zn ) est de Cauchy, alors ( R (zn )) et (=(zn )) sont des suites de Cauchy
réelles. Comme R est complet, elles convergent respectivement vers x et y. On pose
z = x + iy, alors zn → z.
6
2. La Topologie..
2.1.6 Exemples
i n
Exemple 2.12 La suite zn = 1 + converge vers ei .
n
cos n −→ a et sin n −→ b
1 = |z n |2 −→ a2 + b2
Définition 2.14 Soit K ⊂ C. On dit que K est compact si, de tout recouvrement de K
par les ouverts de C (ou de K), on peut extraire un sous recouvrement fini de K, par ces
ouverts.
Proposition 2.15 Une partie K ⊂ C est compacte si est seulement si elle est fermée et
bornée dans C.
7
8
Chapitre 3
f : Ω ⊂ C −→ C,
z 7 → Z = f (z).
−
Remarque
Toute fonction complexe f peut s’écrire sous la forme
Proposition 3.3 La limite d’une fonction complexe en un point, lorsqu’elle existe, est
unique.
Preuve : La preuve est identique au cas réel et repose sur l’inégalité triangulaire.
lim f (z) = `
z→z0
si et seulement si
9
Preuve : D’une part on a
|z − z0 |2 = (x − x0 )2 + (y − y0 )2 ,
donc
z −→ z0 ⇐⇒ x −→ x0 et y −→ y0 .
D’autre part,
|f (z) − `|2 = (u(x, y) − a)2 + (v(x, y) − b)2 .
Ainsi |f (z) − `| → 0 si et seulement si chacune des deux quantités tend vers 0.
Continuité
Définition 3.5 Soit f une fonction définie en z0 et sur un voisinage de z0 . On dit que f
est continue en z0 si
lim f (z) = f (z0 ).
z→z0
Proposition 3.6 Si f (z) = u(x, y) + iv(x, y), alors f est continue en z0 si et seulement
si u et v sont continues en (x0 , y0 ).
Preuve : Ces propriétés sont une conséquence directe des résultats analogues pour les
fonctions réelles.
Exemples
En effet
1. On a
| |z| − |z0 | | ≤ |z − z0 |.
2.
|z − z0 | = |z − z0 | = |z − z0 |.
3. On a
|z 2 − z02 | = |z + z0 |.|z − z0 | ≤ M.|z − z0 |
10
3. Fonctions de variables complexes.
Fractions rationnelles
Soient P (z) et Q(z) deux polynômes. Une fraction rationnelle est une fonction de la
forme :
P (z)
f (z) = , Q(z) 6= 0.
Q(z)
• |ez | = e R (z)
• ez+w = ez ew
• e0 = 1
• ez 6= 0
1
• e−z =
ez
Proposition 3.9
ez = ew ⇐⇒ z = w + 2ikπ, k ∈ Z.
Exercice Résoudre :
1 i √
1. ez = −1, 2. ez = √ + √ , 3. ez = 1 + i 3.
2 2
Fonctions trigonométriques
eiz = cos z + i sin z
eiz + e−iz eiz − e−iz sin z
cos z = , sin z = , tan z = .
2 2i cos z
11
Exercice
Résoudre :
cos z = 0, sin z = 0, cos z = −2.
Remarque
Les fonctions complexes cos z et sin z ne sont pas bornées sur C.
Fonctions hyperboliques
Définition 3.10
ez + e−z ez − e−z sinh z
cosh z = , sinh z = , tanh z = .
2 2 cosh z
Proposition 3.11
cosh(iz) = cos z, sinh(iz) = i sin z.
Exercice
Vérifier que pour tout y ∈ R :
Logarithme complexe
Pour z = |z| ei argz , ∈ C∗ , avec argz ∈ (−π, π], on a
Exemples
π
log (1) = 2ikπ, log (i) = i + 2kπ ,
2
√ π
log (1 + i) = ln ( 2) + i + 2kπ .
4
12
3. Fonctions de variables complexes.
Équation log z = 0
(
ln |z| = 0,
⇐⇒ |z| = 1, Arg z = −2kπ ⇐⇒ z = 1.
Arg z + 2kπ = 0
Branche principale
Pour k = 0 :
Logz = ln |z| + iArg z.
Exemples :
√ π π
Log(1 + i) = ln ( 2) + i , Log(i) = i .
4 2
Continuité
La fonction ln |z| est continue sur C∗ et Arg z est continue sur C∗ \ (−∞, 0].
Donc la branche principale
z 7→ Logz
est continue sur C∗ \ (−∞, 0].
Puissance complexe
Définition
Pour f (z) 6= 0 :
f (z)g(z) = eg(z)log f (z) .
z α = eαlog z , z ∈ C∗ , α ∈ C,
En effet,
13
Résolution de l’équation cos z = 4
Soit z = x + iy ∈ C. On a
cos z = cos x cosh y − i sin x sinh y.
Donc (
cos x cosh y = 4,
cos z = 4 ⇐⇒
sin x sinh y = 0.
Ainsi,
sin x = 0 ou sinh y = 0.
Cas y = 0
On aura
cos x = 4 impossible.
Cas x = kπ
. On aura
(−1)k cosh y = 4.
Donc
cosh y = 4 si k = 2m, ou cosh y = −4 impossible si k = 2m + 1.
Alors
ey + e−y √
x = 2kπ et = 4 ⇐⇒ e2y − 8ey + 1 = 0 ⇐⇒ ey = 4 ± 15.
2
D’où √
y = ln (4 ± 15),
et finalement √
z = 2mπ + iln (4 ± 15), m ∈ Z.
Deuxième méthode
eiz + e−iz
cos z = cosh(iz) = =4
2
√
⇐⇒ e2iz − 8eiz + 1 = 0 ⇐⇒ eiz = 4 ± 15.
Donc √ √
eiz = (4 ± 15)e2kπi ⇐⇒ iz = log (4 ± 15) + 2kπi.
Ainsi √
zk = −2kπ + iln (4 ± 15), k ∈ Z.
Exercice
Pour tout z = x + iy ∈ C :
| cos z|2 = cos2 x + sinh2 y,
| sin z|2 = sin2 x + sinh2 y.
14
Chapitre 4
Fonctions Holomorphes
f (z0 + h) − f (z0 )
lim .
h→0 h
Remarque
1. Cette définition est beaucoup plus contraignante que la dérivabilité réelle car la
limite doit être la même quelle que soit la direction selon laquelle z tend vers z0 .
15
Exemples
• Toute fonction constante est Holomorphe sur C.
(λ f )0 (z) = λ f 0 (z)
(f + g)0 (z) = f 0 (z) + g 0 (z)
(f .g)0 (z) = f 0 (z) g(z) + f (z) g 0 (z)
0
f f 0 (z) g(z) − g(z) g 0 (z)
(z) =
g (g(z))2
(i) On a
Donc
1
[(f + g)(z + h) − (f + g)(z)] = f 0 (z) + g 0 (z) + ε1 (h) + ε1 (h) −−→ f 0 (z) + g 0 (z).
h h→0
(ii) On a
(iii)
g 0 (z)
1 1 1 1 g(z) − g(z + h)
− = −−→ − .
h g(z + h) g(z) h g(z) g(z + h) h→0 g(z)2
16
4. Fonctions Holomorphes.
alors, en posant wh = h f 0 (z) + hε(h) −−→ 0 et du fait que g est Holomorphe en f (z), on
h→0
a
Alors
1 wh 0 wh
[g[f (z + h)] − g(f (z))] = g (f (z)) + ψ(h)
h h h
1 1
= [h f 0 (z) + h ε(h)] g 0 (f (z)) + [h f 0 (z) + h ε(h)] ψ(h)
h h
= f 0 (z) g 0 (f (z)) + ε(h) g 0 (f (z)) + [f 0 (z) + ε(h)] ψ(h)
1
[g[f (z + h)] − g(f (z))] −−→ f 0 (z) g 0 (f (z)).
h h→0
Exemple
0
sin(z 3 + 2z) = (3z 2 + 2) cos(z 3 + 2z).
f (z) = an z n + · · · + a1 z + a0
17
4.2.2 La fonction exponentielle
Définition 4.6 La fonction exponentielle complexe est définie par
+∞ n
X z
exp(z) = .
n=0
n!
Proposition 4.7 La fonction exp est holomorphe sur C et
exp0 (z) = exp(z) .
Preuve : La série
+∞ n
X z
n=0
n!
est uniformément convergente sur C alors on peut dériver terme à terme et on obtient
+∞ +∞ +∞ n
0
X nz n−1 X z n−1 X z
exp (z) = = = = exp(z).
n=0
n! n=1
(n − 1)! n=0 n!
Remarque
On peut aussi montrer que
+∞ +∞
X z2n X z 2n+1
cos z = (−1)n et sin z = (−1)n
n=0
(2n)! n=0
(2n + 1)!
et faire comme pour la fonction exponentielle.
18
4. Fonctions Holomorphes.
Remarque
Le logarithme n’est pas holomorphe sur tout C∗ mais seulement localement.
∂u ∂v
f 0 (z0 ) = (x0 , y0 ) + i (x0 , y0 ).
∂x ∂x
Preuve : On fait tendre z vers z0 suivant l’axe réel : z = z0 + h, h ∈ R. Alors
∂v ∂u
f 0 (z0 ) = (x0 , y0 ) − i (x0 , y0 ).
∂y ∂y
∂u ∂v ∂u ∂v
(x0 , y0 ) = (x0 , y0 ), (x0 , y0 ) = − (x0 , y0 ).
∂x ∂y ∂y ∂x
19
Exemples
• La fonction
1 x y
f (z) = = 2 2
−i 2
z x +y x + y2
est Holomorphe sur C? car, pour z 6= 0 les fonctions u et v sont de classe C 1 et :
∂u x2 − y 2 ∂v ∂u −2xy ∂v
= 2 2 2
= et = 2 2 2
=−
∂x (x + y ) ∂y ∂y (x + y ) ∂x
• La fonction
f (z) = 3x2 − 2xy 2 + i 3xy
n’est pas Holomorphe car même si les fonctions u et v sont de classe C 1 , elles ne
satisfont pas les condition de Cauchy–Riemann. En effet,
∂u ∂v
= 6x − 2y 2 6= .
∂x ∂y
∂u ∂v 1 ∂u ∂v
+i = f 0 (z0 ) = + ,
∂x ∂x i ∂y ∂y
ce qui prouve que les fonctions u et v ont des dérivées partielles et on a les conditions de
Cauchy-Riemann :
∂u ∂v ∂u ∂v
= et =− .
∂x ∂y ∂y ∂x
(ii) Réciproquement, Supposons que les deux fonctions u et v sont de classe C 1 et satisfont
les conditions de Cauchy-Riemann. Soit h = h1 + ih2 , écrivons:
∂u ∂u
u(x + h1 , y + h2 ) − u(x, y) = h1 + h2 + o(h),
∂x ∂y
∂v ∂v
v(x + h1 , y + h2 ) − v(x, y) = h1 + h2 + o(h).
∂x ∂y
Alors, utilisant les conditions de Cauchy-Riemann, on a
20
4. Fonctions Holomorphes.
∂u ∂u ∂v ∂v
f 0 (z) = −i =− +i .
∂x ∂y ∂y ∂x
∂f
f 0 (z0 ) = (z0 )
∂z
2. On a
∂f 1 ∂f ∂f
(z0 ) = +i (z0 ).
∂z 2 ∂x ∂y
De plus, f est holomorphe si et seulement si
∂f
(z0 ) = 0 .
∂z
Preuve : On a
z+z z−z
x= et y = ,
2 2i
alors
∂x ∂x 1 ∂y −i ∂y i
= = et = , = .
∂z ∂z 2 ∂z 2 ∂z 2
Donc
∂f ∂f ∂x ∂f ∂y
= +
∂z ∂x ∂z ∂y ∂z
1 ∂f ∂f
= −i
2 ∂x ∂y
1 ∂ ∂
= −i (u + iv)
2 ∂x ∂y
= f 0 (z).
21
On a aussi
∂f ∂f ∂x ∂f ∂y
= +
∂z ∂x ∂z ∂y ∂z
1 ∂f ∂f
= +i
2 ∂x ∂y
1 ∂ ∂
= +i (u + iv)
2 ∂x ∂y
∂u ∂v ∂u ∂v
= − +i + .
∂x ∂y ∂y ∂x
Exemples
1. La fonction f (z) = ez est Holomorphe sur C car ∂f
∂z
= 0 ∀z ∈ C
22
Chapitre 5
Fonctions Analytiques.
N
X
SN = an z n
n=0
est convergente.
Remarque
(i) Si une série entière est absolument convergente alors elle est convergente.
+∞
X
(ii) S’il existe z0 ∈ C tel que la série |an ||z0n | est convergente alors la série (5.1.1) est
n=0
absolument convergente pour tout z ∈ C tel que |z| ≤ |z0 |. En effet
• On a
N +p
X
|SN +p − SN | ≤ |an ||z n | −→ 0
n=N +1
23
car la série (5.1.2) est convergente.
(ii) Pour tout n ∈ N, on a
N
X N
X
n
SN = |an ||z | ≤ |an ||z0n |,
k=0 k=0
+∞
X
et donc la suite (SN ) est croissante et majorée par S 0 = |an ||z0n |.
n=0
Alors
Preuve : On pose :
un (|z|) = |an | |z|n .
et on applique la regle de d’Alembert pour la série de fonction.
On calcule le rapport des termes consécutifs :
Par hypothèse
an+1
−→ `,
an
donc
un+1 (|z|)
−→ ` |z|.
un (|z|)
Du critère de d’Alembert on déduit que:
1. Cas : 0 < ` < +∞.
|z| < R ⇐⇒ ` |z| < 1 ,
24
5. Fonctions Analytiques.
+∞
X
alors la série de terme general un (|z|) est absolument convergente et donc la série an z n
n=0
est aussi absolument convergente.
2. Cas ` = 0.
Dans ce cas la série de terme general un (|z|) est absolument convergente et donc la série
+∞
X
an z n est aussi absolument convergente et donc le rayon de convergence est R = +∞.
n=0
3. Cas ` = +∞.
Dans ce cas la série de terme general un (|z|) est divergente sauf pour z = 0 et donc la
série (5.1.1) est divergente sauf pour z = 0.
Exemples 1
1. La fonction exponentielle:
+∞ n
z
X z
e := .
n=0
n!
On a
an+1 n! 1
= = −−−→ 0 ,
an (n + 1)! n + 1 n→∞
alors le rayon de convergence de cette série est R = +∞ et cette fonction est définie sur
C tout entier.
2. Calcul du rayon de convergence de la série :
+∞
X
f (z) = (3n + 5n ) z n .
n=0
3 n+1
an+1 3n+1 + 5n+1 5
+1
= =5 3 n
−−−→ 5.
an 3n + 5n 5
+ 1 n→∞
1
R= ,
5
Dans le cas où les coéfficient an ne sont pas tous non nuls ou bien les an sont donnés de
différentes formes, on utilise le critère de racine nème de Cauchy.
Pour cela on donne les rappels sur les limites sup et les limites inf suivants.
25
Rappel: lim sup et lim inf
Soit (xn ) une suite de nombres réels et
An = { xk ; k ≥ n } .
Pour n ≥ 0, on pose
Xn = sup n≥0 (An ) et Yn = inf (An ).
n≥0
On a
Yn ≤ Xn , ∀ n ∈ N .
Notons que
An+1 ⊂ An ∀ n ∈ N .
Alors
Xn+1 ≤ Xn et Yn ≤ Yn+1 , ∀ n ∈ N ,
donc la suite (Xn ) est décroissante et minorée par Y0 et la suite (Yn ) est croissante et
majorée par X0 . Donc elle sont toutes les deux convergentes.
Notation
On note par :
On a bien sûr
• lim sup xn est appelée limite supérieure et lim inf xn est appelée limite inférieure
n→+∞ n→+∞
de la suite (xn ).
Remarque
Si la suite (xn ) converge vers ` alors
Alors
• Si |z| < R, la série (5.1.1) est absolument convergente.
26
5. Fonctions Analytiques.
Preuve : On a :
p p p
lim sup n |un (|z|)| = lim sup n |an ||z|n = lim sup n |an| |z| ,
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Exemples 2
• La fonction sinus:
+∞
X z 2n+1
sin z := (−1)n .
n=0
(2n + 1)!
On a
n1
p 1
lim sup n |an | = lim = 0,
n→+∞ n→+∞ (2n + 1)!
alors cette fonction est définie sur C tout entier.
• la dérivée de f est aussi une série entière ayant le même rayon de convergence que
f (z).
+∞
X +∞
X
0 n−1
f (z) = nan z = (n + 1) an+1 z n .
n=1 n=0
27
Preuve :
(i) Posons
+∞
X +∞
X
n−1
g(z) = nan z = (n + 1)an+1 z n .
n=1 n=0
On a 1 p
n
lim ((n + 1)|an+1 |) n = lim |an |,
n→+∞ n→+∞
1
car lim ((n + 1)) n = 1.
n→+∞
Donc le rayon de convergence de g(z) est le même que celui de f (z).
(ii) Montrons maintenant que
f (z + h) − f (z)
lim = g(z).
h→0 h
Soit R le rayon de convergence de f (z) et fixons z tel que
|z + h| < r,
On a
f (z + h) − f (z) SN (z + h) + RN (z + h) − SN (z) − RN (z)
− g(z) = − g(z)
h h
SN (z + h) − SN (z) RN (z + h) − RN (z)
= + − g(z)
h h
SN (z + h) − SN (z)
≤ − SN0 (z) +
h
0
+ |SN (z) − g(z)| +
RN (z + h) − RN (z)
+ .
h
(a) Du fait que SN (z) est un polynôme alors on peut dériver termes à termes, donc
alors
ε
∃ N1,ε ∈ N : ∀ n, n ≥ N1,ε =⇒ |SN0 (z) − g(z)| < .
3
(b) Éstimons le reste. En utilisant:
28
5. Fonctions Analytiques.
et donc
RN (z + h) − RN (z) ε
∃ N2,ε ∈ N : ∀ n, n ≥ N2,ε =⇒ < .
h 3
(c) Choisissons maintenant
SN (z + h) − SN (z)
− SN0 (z) −→ 0 (h → 0),
h
alors
SN (z + h) − SN (z) ε
∃ δ > 0, : |h| < δ =⇒ − SN0 (z) < .
h 3
On déduit alors que
f (z + h) − f (z)
∀ ε > 0, ∃ δ > 0 : ∀ h, |h| < δ =⇒ − g(z) < ε ,
h
est C-différentiable une infinité de fois sur son disque de convergence. De plus
• la dérivée de f (k) est aussi une série entière ayant le même rayon de convergence
que f (z).
29
• La dérivée f (k) s’obtient en dérivant termes à termes la série de f (z) i.e
+∞
X (n + k)!
f (k)
(z) = an+k z n . (5.1.3)
n=0
n!
+∞
X
0
f (z) = (n + 1) an+1 z n .
n=0
+∞
!0
X (n + k)!
f (k+1) (z) = an+k z n
n=0
n!
+∞
X (n + k)!
= an+k nz n−1
n=1
n!
+∞
X (n + k + 1)!
= an+k+1 z n
n=0
n!
(ii) Montrons que la série (5.1.3) a le même rayon de convergence que la série f (z).
Comme
p p
lim n |an+k | = lim n |an |
n→+∞ n→+∞
n1
(n + k)!
lim = 1.
n→+∞ n!
On a
n1
(n + k)(n+k)
k n+k n + k k ln (1+ k )
= (n + k) n = e n − −−→ 1 ,
nn n n n→∞
n1
e−n−k
k
= e− n −−−→ 1,
e−n n→∞
2n1 1
2π(n + k) k 2n
= 1+ −−−→ 1,
2πn n n→∞
30
5. Fonctions Analytiques.
|z − z0 | < R − |z0 |,
r ≥ R − |z0 |.
Preuve : Posons
+∞
X f (n) (z0 )
g(z) = (z − z0 )n ,
n=0
n!
31
En posant m = n + k, on aura
+∞ m
X X m!
|g(z)| ≤ |am | |z0 |m−k (r − |z0 |)k
m=0 k=0
(m − k)! k!
+∞
X
≤ |am |(|z0 | + r − |z0 |)m
m=0
+∞
X
≤ |am |rm
m=0
< ∞,
donc, pour
|z − z| < r − |z0 | ,
la série g(z) est convergente.
Alors le rayon de convergence de g(z) est supérieur ou égale à r − |z0 |, pour tout r < R.
On déduit alors que le rayon de convergence de la série g(z) est supérieur ou égale à
R − |z0 |.
Montrons maintenant que
g(z) = f (z).
Utilisant (5.1.3), on a
+∞ +∞
!
X X (n + k)!
g(z) = ak+n z0k (z − z0 )n
n=0 k=0
n! k!
+∞ m
X X m!
= am z m−k (z − z0 )k
m=0 k=0
(m − k)! k! 0
+∞
X
= am (z − z0 + z0 )m
m=0
+∞
X
= am z m
m=0
= f (z).
32
5. Fonctions Analytiques.
Remarque
On demande seulement à f d’être développable en série entière au voisinage de chaque
point de z de Ω.
Notation
L’ensemble des fonctions Analytiques dans Ω est noté A (Ω).
Remarque
On a vu précédemment que toute fonction développable en série entière est holomorphe
sur son disque de convergence . On a donc
A (Ω) ⊂ H(Ω).
H(Ω) ⊂ A (Ω).
Exemple
1. Tout polynôme est analytique sur C.
2. la fonction
+∞
1 X
f (z) = = zn
1−z n=0
3. La fonction
+∞
1 1 X n
f (z) = = n+1 z
a−z a n=0
33
5.2.1 Principe des zéros isolés pour les fonctions analytiques
Proposition 5.8 Soit f (z) = an (z − z0 )n une série entère de
P
rayon de convergence R > 0. Si au moins un des coéfficients an est non nul alors il existe
0 < r < R tel que
si a0 6= 0 : |z − z0 | < r =⇒ f (z) 6= 0
si a0 = 0 : ( |z − z0 | < r et z 6= z0 ) =⇒ f (z) 6= 0.
• En d’autres termes, il existe r > 0 tel que, sur Dr (z0 ), la fonction f s’annule au
plus en z0 .
Preuve :
(i) Si a0 6= 0 alors f (z0 ) = a0 6= 0. Comme f est continue alors
(ii) Si a0 = 0, comme au moins un des coéfficients an est non nul alors soit k le plus petit
entier tel que ak 6= 0. On écrit
∞
X ∞
X
f (z) = an (z − z0 )n = (z − z0 )k an (z − z0 )n−k = (z − z0 )k . g(z).
n=k n=k
g(z0 ) = ak 6= 0,
alors g(z) ne s’annule pas sur un voisinage de z0 . Donc, sur un voisinage de z0 , f (z) ne
s’annule qu’en z = z0 .
Corollaire 5.9 Si une série
+∞
X
f (z) = an (z − z0 )n
n=0
de rayon R > 0 admet une suite infinie de zéros convergente vers z0 alors f (z) est iden-
tiquement nulle sur le disque DR (z0 ). i.e.
an = 0, ∀ n ∈ N.
• En d’autres termes :
• Si z0 est un zéro d’une série entière non nulle, alors z0 n’est pas limites d’une suite
de zéros de cette série et donc z0 est un zéro isolé de cette série.
Preuve : Par l’absurde. Supposons que f = 6 0, alors les coéfficients an ne sont pas
tous nuls. Soit k le plus petit entier tel que ak =6 0. Écrivons :
∞
X
k
f (z) = (z − z) an (z − z0 )n−k = (z − z)k . g(z).
n=k
34
5. Fonctions Analytiques.
Ce qui entraine :
f (z) 6= 0 ∀ z ∈ Dr (z0 ) \ {z0 }. (5.2.2)
Mais la suite (zj ) converge vers z0 alors
∃ jo ∈ N ; j ≥ jo =⇒ zj ∈ Dr (z0 ) \ {z0 },
Preuve : Par l’absurde. Supposons que f admet deux développements en séries en-
tières:
+∞
X +∞
X
n
f (z) = an (z − z0 ) et f (z) = bn (z − z0 )n .
n=0 n=0
Alors
+∞
X
(an − bn ) (z − z0 )n = 0 =⇒ an = bn , ∀ n ∈ N,
n=0
ak − bk 6= 0.
Absurde car
+∞
X
(an − bn ) (z − z0 )n = 0.
n=0
f (z) = g(z) , ∀ z ∈ Ω.
(zj ) ⊂ A et zj −→ z0 .
35
Soit r > 0 tel que Dr (z0 ) ⊂ Ω et f, g soient développables en séries entières sur Dr (z0 ).
Comme
h = f − g = 0 sur A
alors
h(zj ) = 0, ∀ j ∈ N.
Comme la suite (zj ) converge vers z alors
∃ j0 ∈ N ; j ≥ j0 =⇒ zj ∈ Dr (z0 ).
h = 0 sur Dr (z0 ).
h = 0 sur Ω.
Soit
Γ = { ω ∈ Ω, ; h = 0 sur un voisinage ouvert de ω }.
Pour terminer, il suffit de montrer que
Γ = Ω.
|u − ω0 | ≤ |u − z| + |z − ω0 |
1
< (ε − |z − ω0 |) + |z − ω0 |
2
1
< (ε + |z − ω0 |)
2
<ε
36
5. Fonctions Analytiques.
On déduit alors
∃ r > 0 : Dr (ω0 ) ⊂ Ω.
lim ωj = ω0 .
j→+∞
h = 0 sur Dr (ω0 ).
Donc
ω0 ∈ Γ,
et donc Γ est fermé.
Ce qui prouve, du fait que Ω est connexe, que
Γ = Ω,
et donc
f = g sur Ω.
Théorème 5.12 Soit f une fonction analytique dans un ouvert Ω ⊂ C qui est connexe.
Si f n’est pas identiquement nulle sur Ω alors tous les zéros de f sont isolés. i.e.
sur Dr (z). Comme f n’est pas identiquement nulle alors les coéfficients an ne sont pas
tous nuls. Soit k le plus petit entier tel que ak 6= 0, alors
37
Théorème 5.13 Soit f une fonction analytique dans un ouvert Ω ⊂ C qui est connexe.
S’il existe un point z ∈ Ω tel que
f (n) (z0 ) = 0 , ∀ n ∈ N,
Preuve : Comme f est analytique sur l’ouvert Ω alors f est développabe en série de
Taylor
+∞
X f (n) (z0 )
f (z) = (z − z0 )n
n=0
n!
sur un certain disque Dr (z0 ). Comme, par hypothèse, f (n) (z0 ) = 0, ∀ n ∈ N, alors
f = 0 sur Dr (z0 ).
f = 0 sur Ω.
38
Chapitre 6
f (z) f (z)
ou ,
Q(z) g(z)
Définition 6.1 [Zéros] Un zéro d’une fonction holomorphe f ∈ H(Ω) est un point z0 ∈ Ω
tel que f (z0 ) = 0. On note
D’après le théorème ??, dans un ouvert connexe Ω ⊂ C, l’ensemble Zf est discret dès que
f 6≡ 0.
Définition 6.3 (Ordre d’un zéro) L’entier ν = νf (z0 ) est appelé l’ordre d’annulation
de f en z0 . Si ν = 1, le zéro est dit simple.
Définition 6.4 [Pôle] Une fonction f ∈ H(ω \ {z0 }) admet un pôle en z0 si la fonction
1/f s’étend en une fonction holomorphe dans un voisinage de z0 .
39
Théorème 6.5 Si f admet un pôle en z0 , alors il existe ν ≥ 1 et une fonction holomorphe
h non nulle telle que
h(z)
f (z) = .
(z − z0 )ν
F (z)
f (z) =
g(z)
Dans ce cas
F (z)
h(z) = .
g1 (z)
Définition 6.6 [Ordre d’un pôle] L’entier ν est appelé l’ordre du pôle. Il est simple si
ν = 1.
Exemple : Pour z0 = 0, on a
∞
1 + X z n , |z| < 1,
1 z
n=0
= ∞
z(1 − z) X 1
− , |z| > 1.
zn
n=2
En effet,
1 1 1
= + .
z(1 − z) z 1−z
40
7. Séries de Laurent et Résidus..
Preuve : En effet, pour tous R1 < r1 ≤ r2 < R2 , il existe une homotopie reliant Cr1 à
Cr2 à travers les cercles concentriques intermédiaires :
contenue dans Ar1 ,r2 ⊂ AR1 ,R2 . Le théorème d’homotopie de Cauchy s’applique donc. Si
une série de Laurent
+∞
X
f (z) = an z n
n=−∞
converge normalement sur tout compact de AR1 ,R2 , on peut retrouver ses coefficients par
intégration : Z
1 f (z)
an = dz.
2iπ Cr z n+1
L’analogue d’une série entière convergente dans un disque devient donc, sur un anneau,
une série doublement infinie comportant des puissances négatives de z.
41
ces coefficients étant indépendants de R1 < r < R2 .
De plus, les parties
X+∞ +∞
− 1 1 +
X
f = a−n , et f (z) = an (z − z0 )n
(z − z0 ) n=1
(z − z0 )n n=0
42
7. Séries de Laurent et Résidus..
alors
Res (f ; z0 ) = a−1 .
En effet, en posant z = z0 + reit et en intégrant :
2 π
Z 2π 1 i(n+1)t
a e = 0 si n 6= −1
Z
n
an (z − z0 )n dz = an rn eint i r eit dt = n+1 0
γ 0
i 2π a−1 si n = −1.
+∞
X
Comme la série an (z − z0 )n est convergente alors
n=0
+∞
X
lim (z − z0 ) an (z − z0 )n = 0
z→z0
n=0
43
Exemple 1
Calcul des résidus de la fonction :
1
f (z) = .
(z − 1)(z + 2)
1 1
Res (f ; 1) = lim (z − 1) f (z) = lim = .
z→1 z+2z→1 3
1 1
Res (f ; −2) = lim (z + 2) f (z) = lim =− .
z→−2 z→−2 z − 1 3
Exemple 2
Calcul du résidu de la fonction :
sin z
f (z) = .
z 2 (z + 1)
Pour cette fonction, z = 0 et z = −1 sont des pôles simples. En effet f (z) s’écrit
sin z 1
f (z) = ,
z z(z + 1)
et sin z
z
est holomorphe. Le résidu de f (z) en z = 0 se calcul comme suit : on écrit
sin z
z(z+1)
f (z) =
z
où la fonction
sin z
z(z + 1)
est holomorphe sur un voi(0) alors
sin z
Res (f ; 0) = lim z f (z) = lim = 1.
z→0 z→0 z(z + 1)
Et
sin z
Res (f ; −1) = lim (z + 1) f (z) = lim = − sin 1.
z→−1 z2 z→−1
44
7. Séries de Laurent et Résidus..
Exemple
Calcul du résidu en z = 0 de la fonction :
(z 2 + z − 1) ez
f (z) = .
sin z
La fonction F (z) = (z 2 + z − 1) ez est Holomorphe sur C et la fonction g(z) = sin z est
Holomorphe et z = 0 est un zéro simple de g(z). Alors d’après ce théorème ,
(z 2 + z − 1) ez
Res (f ; 0) = = −1.
cos z |z=0
Théorème 6.14 [Théorème des résidus] Soit f holomorphe sur Ω sauf en un nombre
fini de points z1 , . . . , zn . Si γ est une courbe fermée entourant tous les pôles alors :
Z n
X
f (z)dz = 2πi Res (f, zk ).
γ k=1
Preuve : On introduit des trous de sérrures pour les points z1 , . . . , zn , puis on fait tendre
les épaisseurs des couloirs vers zéro on obtient des petits disques D1 , . . . , Dn , dont chaque
Dk est centré en zk . Comme f est Holomorphe à l’intérieure de γ et en dehors des disques
Dk alors
Z Xn Z Xn
f (z) dz = f (z) dz = 2πi Res(f, zk ) .
γ k=1 Ck k=1
qui est Holomorphe sur C \ {2i, −2i, }, et qui a deux pôles simples z0 = 2i et z1 = −2i.
Soit la courbe fermée :
Comme le résidu
1 1
Res (f ; 2i) = lim = ,
z→2i z + 2i 4i
alors Z R Z
dx dz 1 π
+ = 2iπ = ..
−R x2 + 4 +
CR z2 + 4 4i 2
Mais
|z 2 + 4| ≥ |z 2 | − 4 = R2 − 4,
45
alors
Z Z
dz 1
≤ dz
+
CR z2 + 4 +
CR z2 + 4
1
≤ 2πR −−−→ 0
R2 −4 R→∞
Exemple 2
Soit 0 < a < 1. Calculons :
+∞
eax
Z
dx.
−∞ 1 + ex
On introduit la fonction méromorphe :
eaz
f (z) = .
1 + ez
La fonction f (z) est sous la forme :
g(z)
f (z) = ,
h(z)
où g et h sont deux fonctions holomorphes.
Le seul point où le dénominateur 1 + ez s’annule est z = iπ.
Le résidu de f en z = iπ est donné par :
g(iπ
Res (f ; iπ) = = ei(a−1)π .
h 0 (iπ)
On choisit comme contour un rectangle du demi-plan supérieur, de sommets
|eR+iy + 1| ≥ eR − 1 ,
46
7. Séries de Laurent et Résidus..
alors
2π
eaR
Z
f (R + iy) i dy ≤ 2π ∼ 2πe−(1−a)R −−−→ 0.
0 eR − 1 R→∞
Or :
1 − e2aiπ = −2ieaiπ sin(πa),
alors
+∞
eax 2iπ eiaπ e−iπ
Z
π
x
dx = aiπ
= .
−∞ 1+e −2i e sin(πa) sin(πa)
Alors,
∞
X ∞
X
m n+m
g(z) = (z − z0 ) f (z) = an (z − z0 ) = an+m (z − z0 )n .
n=−m n=0
alors
lim g(z)(m−1) = (m − 1)! a−1 = (m − 1)! Res (f ; z0 ) .
z→z0
47
Exemple
Calcul du résidu en 0 de la fonction :
sin z
f (z) = .
z4
Comme
sin z
lim =1
z→0 z
alors z = 0 est un pôle d’ordre m = 3. Le théorème précédent donne alors
d2
1 3 sin z
Res (f ; 0) = lim 2 z
2! z→0 dz z4
d2
1 sin z
= lim 2
2! z→0 dz z
1
=− .
6
On a utilisé un D.L. en zéro.
48