Chapitre 1: Principe de relativité de Galilée
Introduction:
En mécanique classique, pour décrire le mouvement d’un point matériel il est nécessaire de
repérer à chaque instant la position du point par rapport à un système d’axes fixes ou
référentiel fixe S. Lorsqu’on passe d’un référentiel fixe à un référentiel mobile S’, on doit
modifier l’expression des lois du mouvement en utilisant les relations de transformation des
coordonnées, des vitesses, des accélérations etc.
Donc le choix du trièdre est important et il est nécessaire de connaitre les relations de
transformation des grandeurs dans le passage d’un trièdre à l’autre.
I. Trièdre de Copernic et trièdre de Galilée
Nous prendrons comme référentiel fixe S le trièdre de Copernic dont le sommet coïncide
avec le centre de gravité du système et dont les axes sont définis par 3 étoiles fixes.
Tout référentiel S’ dont les axes restent parallèles à ceux du trièdre de Copernic et dont
l’origine se meut par rapport à S d’un mouvement rectiligne et uniforme est appelé
référentiel Galiléen.
Un référentiel est d’inertie ou Galiléen si un corps libre, c’est-à-dire infiniment éloigné des
autres corps, conserve par rapport à ce référentiel un mouvement de translation rectiligne et
uniforme.
II. Transformation de Galilée
Ce groupe de transformation est utilisé en mécanique classique qui admet la notion de temps
absolu. On considère que le temps s’écoule de la même manière quel que soit le repère
considéré.
Si les deux observateurs liés aux repères S et S'
possèdent chacun une horloge (les deux
horloges étant synchrones) et si ces deux
horloges ont commencé à fonctionner au même
instant origine, on aura pour un événement
quelconque t'= t.
Soit M une particule de masse m qui à un
instant t d’une horloge liée à (S) a pour
coordonnées (x, y, z) par rapport à (S).
Soit (x’, y’, z') les coordonnées de la particule
par rapport à (S') à l’instant t’ de l’horloge de
(S’) qui coïncide avec celle de S à l’instant t
considéré.
Il existe entre x, y , z ,t et x' ,y', z', t' les
relations suivantes connues sous le nom ds
formules de transformations de Galilée:
{ (1)
Le passage de (S') a (S) s’obtient en remplaçant dans les formules de transformation, v par
(- v ):
{
De la transformation de Galilée, on déduit certaines conséquences que nous allons maintenant
passer en revue.
II.1. Loi de composition des vitesses
Considérons un troisième référentiel (S'') animé d’un mouvement rectiligne uniforme de
vitesses v' par rapport à (S') dans la direction commune des axes OX, O'X', O''X'':
Le groupe de transformation de Galilée permettant de passer de (S) à (S'') s’obtient en
remplaçant dans les relations précédentes v par v'' avec v''= v + v’’. Cette relation constitue
la loi de composition des vitesses en mécanique classique.
II. 2 Invariance des lois de la mécanique classique
Soient , , , les composantes de la vitesse d’un point matériel dans le référentiel (S).
Les composantes de la vitesse du
même point dans le référentiel (S`)
sont données par :
𝑣
(3)
Les composantes de l’accélération
du point M dans le référentiel (S) et
(S') s’obtiennent en dérivant encore
par rapport à t les expressions ( 3).
Les accélérations ⃗ et ⃗⃗⃗ repérées dans (S) et (S') sont donc égales : ⃗ =⃗⃗⃗⃗
.
En mécanique classique, on considère la masse comme une grandeur invariante indépendante
de la vitesse.
Pour une particule de masse m, la loi fondamentale de la dynamique s’écrit ⃗⃗⃗⃗=m⃗ dans (S)
⃗⃗⃗ dans (S’).
et ⃗⃗⃗⃗⃗= m
⃗ ⃗⃗⃗
→ ⃗F⃗ ⃗⃗⃗⃗
F ⃗⃗⃗
m⃗ = m
Les lois de la mécanique classique comme la loi fondamentale de la dynamique s’expriment
de la même manière pour 2 observateurs liés aux 2 référentiels galiléens (S) et (S’) c’est-à-
dire pour 2 observateurs en mouvement de translation rectiligne et uniforme l’un par rapport
à l’autre.
On montre aussi que la loi de conservation de la quantité de mouvement et la loi de
conservation de l’énergie d’un système isolé sont de la même forme respectivement; on dit
que ces lois sont invariantes dans la transformation de Galilée.
On en déduit que tous les référentiels galiléens sont équivalents en mécanique newtonienne ;
par suite de cette équivalence, il n’y a pas de référentiel galiléen privilégié et on ne peut
distinguer un référentiel d’un autre référentiel par une expérience en mécanique. D’où
l’énoncé du principe de relativité de Galilée:
ÉNONCE:
Les lois de la mécanique de Newton sont invariantes de forme par rapport aux
transformations de Galilée reliant les coordonnées et les temps déterminés dans deux
référentiels quelconques. On dit que ces lois sont covariantes par rapport aux transformations
de Galilée.