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DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE L’HEMATOME SOUS DURAL
CHRONIQUE
Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI
PLAN :
INTRODUCTION
DIAGNOSTIC POSITIF :
I- Signes cliniques
II- Bilan
III- Facteurs étiologiques
PRONOSTIC
TRAITEMENT
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DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DE L’HEMATOME SOUS DURAL
CHRONIQUE
Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI
INTRODUCTION :
- Collection liquidienne limitée par une membrane (caillots en voie de liquéfaction) située entre la dure
mère et l’arachnoïde, résultant de l’hémolyse d’un hématome passé inaperçu.
* Dans 90%des cas : sujet âge> 50 ans ;
* 50% des cas : aucune histoire de traumatisme crânien,
* C’est une urgence vitale en raison du risque d’engagement brutal.
DIAGNOSTIC POSITIF :
I- Signes cliniques :
Les signes cliniques apparaissent progressivement et tardivement (des semaines, voire des mois après
le trauma crânien souvent modéré, voire oublié) :
A- Tableau typique :
- Les céphalées inaugurent souvent la maladie, capricieuses, irrégulières, de topographie imprécise,
elles sont plus rarement nocturnes et matinales, influencées par les changements de position de la tête ;
- Troubles des fonctions cognitives (>70% des sujets âgés) : Sd démentiel, lenteur d’idéation, trouble
de mémoire, confusion ;
- Signes focaux : hémiparésie, épilepsie ;
- Un syndrome frontal ;
- Les troubles psychiques, mineurs sont rapportés par l entourage : modification du caractère, troubles
de la mémoire, apathie, troubles de l’humeur et du comportement ;
- L’hypertension intracrânienne avec œdème au fond d’œil, le déficit moteur sont d’apparition plus
tardive, ce sont des éléments péjoratifs, tout comme les troubles de conscience.
B- Tableau atypique : mais conduit au scanner qui redresse le diagnostic :
- Pseudo AVC.
- Sd tumoral intracrânien.
- Epilepsie tardive.
C- Tableau trompeur :
- Sd méningé si engagement débutant ;
- Sd médullaire si HSDC bilatéral ;
- Sd psychiatrique isolé.
II- Bilan : scanner +++
- Le tableau, de constitution progressive, évoque une lésion une lésion expansive intracrânienne.
- La fluctuation des troubles, les antécédents de traumatisme crânien orientent vers le diagnostic que
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confirme le scanner cérébral en montrant :
* Soit une hypodensité extra cérébrale, à bords parallèles, avec effet de masse ;
* Soit un simple refoulement des structures médianes par processus isodense ;
* Parfois, les structures médianes sont en place : l’hématome sous-dural est bilatéral, son diagnostic
est facile s’il est hypodense, difficile s’il est isodence : le moindre doute impose une IRM.
III- Facteurs étiologiques :
Diagnostic à évoquer systématiquement :
- Le traumatisme crânien peut être oublié ou méconnu, et il faut savoir évoquer ce diagnostic
systématiquement devant des troubles neuro-psychiques d’aggravation progressive survenant sur un
terrain prédisposé :
* Vieillard ;
* Traitement anticoagulant,
* Coagulopathie,
* Sujet éthyliques,
* Jeune enfant ou nourrisson,
* Sujet déshydratés.
- Chez le nourrisson, l’HSD est une complication de déshydratation intracellulaire qui peut se
révéler par des convulsions, une tension de la fontanelle chez un enfant des déshydraté,
- L’examen du fond d’œil recherche des signes d HIC et des hémorragies,
- Le Dc est confirmé par l’écho transfontanellaire ou scanner cérébral.
PRONOSTIC :
Le pronostic est favorable si le traitement est précoce, mais mauvais s’il s’agit d’un âge présentant déjà
des troubles de consciences, une mydriase.
TRAITEMENT :
- Hospitalisation immédiatement,
- Bilan pré-opératoire, bilan standard.
- Le traitement est chirurgical, consistant à faire un (ou deux) trou(s) de trépan agrandi(s), à ouvrir la dure
-mére et évacuer l’hématome .Un drainage postopératoire de l’espace sous-dural est parfois laissé pour
48 heures.
- Le traitement chirurgical n’est urgent qu’en cas de trouble important de la conscience.
- Sinon, il vaut mieux faire précéder le geste chirurgical d’un traitement médical destiné à réexpandre le
cerveau (acétate de cortisone et chlorure de sodium).
- Un scanner cérébral apprécie le degré de retour du cerveau à la paroi.
- Surtout chez le sujet âge, le maintien de la position déclive, tête en bas, permet d’aider ce retour à la
paroi.
- Un hématome de faible abondance chez un sujet très âgé n’est justiciable que d’un traitement
symptomatique (corticoïdes).