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Cour Module 5

Le document présente un module de formation sur l'entretien des cultures, incluant des séquences sur le contrôle sanitaire des végétaux, le choix du matériel et les opérations d'entretien. Il détaille des techniques telles que l'éclaircissage, le désherbage, le binage, l'arrosage et le buttage, ainsi que des conseils pour une gestion durable de l'eau. L'objectif pédagogique est d'enseigner aux apprenants comment entretenir efficacement les cultures pour optimiser leur croissance.

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Cour Module 5

Le document présente un module de formation sur l'entretien des cultures, incluant des séquences sur le contrôle sanitaire des végétaux, le choix du matériel et les opérations d'entretien. Il détaille des techniques telles que l'éclaircissage, le désherbage, le binage, l'arrosage et le buttage, ainsi que des conseils pour une gestion durable de l'eau. L'objectif pédagogique est d'enseigner aux apprenants comment entretenir efficacement les cultures pour optimiser leur croissance.

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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT CENTRE D’ÉDUCATION, DE FORMATION

TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL ET D’APPRENTISSAGE


………..…………………
………………………….

CAP Productions végétales

Module 5 : Entretien d’une culture

 Séquence 1 : Réalisation d’un contrôle sanitaire des végétaux


 Séquence 2 : Choix et utilisation du matériel d’entretien des végétaux
 Séquence 3 : Les opérations d’entretien des cultures
 Séquence 4 : Taille et mise en forme des végétaux
 Séquence 5 : Traitement phytosanitaire et apports en fumure

Objectif pédagogique : Entretenir les cultures

1
Cours 1 : Réalisation d’un contrôle sanitaire des végétaux et Les
opérations d’entretien des cultures (Séquences 1, 2et 4)

I. Réalisation d’un contrôle sanitaire des végétaux


Les opérations qui servent à la réalisation d’un contrôle sanitaire des végétaux
Sont :

1. L’ECLAIRCISSAGE OU DEMARIAGE
En quoi consiste l’éclaircissage ?
L’éclaircissage consiste à retirer des plantules d’une ligne.

Pourquoi éclaircir les plantules ?


Toutes les graines ne germent pas, vous devez donc semer plus de graines
que nécessaire. Par conséquent, il se peut que des plantules soient trop rap-
prochées. Leur croissance n’est pas optimale et, après une pluie, elles ne sè-
chent pas bien, ce qui favorise une infestation par des champignons. L’éclair-
cissage est donc la solution qui permet aux plantules restantes de disposer
d’assez de place pour croître et sécher rapidement.

Comment effectuer l’éclaircissage ?


• Enlevez les plantules délicatement à la main et veillez à ce que les autres
plantules ne se détachent pas.
• Avec un doigt, tassez la terre autour de la plantule restante pour qu’elle
reste bien en place.
• Lorsque vous enlevez des plantes faibles, vous pouvez les consommer en
préparant la première salade de l’année.

Quand faut-il éclaircir les plantules ?


Lorsque vous remarquez que les plantules sont trop proches les unes des
autres et restent mouillées, vous devez les éclaircir.

2. LE DESHERBAGE MANUEL
Qu’est-ce que le désherbage manuel ?
Il s’agit de l’élimination manuelle de mauvaises herbes. Cette méthode vous
permet de désherber des endroits difficiles d’accès. Par exemple, entre des
plantules dans une rangée, vous ne pouvez pas biner ou sarcler les mauvaises
herbes sans endommager les autres plantes, mais vous pouvez bien effectuer
un désherbage manuel.

Pourquoi désherber ?

2
Les mauvaises herbes poussent plus rapidement que les légumes. En particu-
lier lorsque les légumes sont encore petits, il est indispensable de les suppri-
mer. Si les jeunes pousses de mauvaises herbes deviennent plus grandes que
les légumes, elles les privent de lumière.

Comment désherber ?
• Saisissez la plantule de mauvaise herbe au plus près du sol.
• Dégagez-la et arrachez-la.
• Mettez les mauvaises herbes arrachées au compost.

Quand désherber ?
Le désherbage donne les meilleurs résultats quand les mauvaises herbes sont
encore petites et lorsque le sol est ameubli et sec.

II. Les opérations à l’entretien des cultures

Ce sont :

1. LE BINAGE ET LE SARCLAGE
En quoi consistent-ils ?
Biner et sarcler consiste à couper les mauvaises herbes juste sous la surface
du sol à l’aide d’une binette et d’un sarcloir (outils tranchants). Voir égale-
ment le point 2 de cette fiche décrivant les outils.

À quoi servent le binage et le sarclage ?


Le binage et le sarclage empêchent les mauvaises herbes d’entraver la crois-
sance des légumes. Entre deux rangées, vous pouvez utiliser la binette ou le
sarcloir sans endommager les plantes. Cette technique vous permet de tra-
vailler bien plus rapidement qu’un désherbage manuel.

Comment biner et sarcler ?


Le sarclage se fait sur un sol léger, tandis que le binage peut se faire sur tous
types de sols. Le sarcloir s’emploie en le poussant devant soi et la binette se
tire vers soi.

Quand faut-il biner et sarcler ?


Dès que les lignes de légumes semés sont visibles, vous pouvez biner ou sar-
cler entre les rangées, de préférence par temps ensoleillé et sec. Sur un sol

3
argileux, binez ou sarclez les mauvaises herbes avant l’assèchement complet
de la terre, car une terre argileuse sèche est trop dure.

L’ARROSAGE DES PLANTES


2.
Quand faut-il arroser ?
N’arrosez les plantes que lorsqu’elles en ont vraiment besoin. Si vous arrosez
vos plantes tous les jours, elles deviendront paresseuses et elles ne dévelop-
peront pas de bonnes racines. Dans ce cas, si vous arrosez tous les jours et
que vous oubliez de les arroser un jour, elles périront. Laissez donc la plante
chercher elle-même de l’eau afin qu’elle fabrique de nombreuses racines.
L’arrosage est uniquement nécessaire en période de sécheresse.
Ne décidez donc pas trop rapidement d’arroser les plantes : vérifiez d’abord
l’humidité du sol. Pour ce faire, enfoncez une bêche dans le sol pour pratiquer
une entaille et palpez la terre sur une profondeur de 10 cm. Si le sol est frais,
l’arrosage n’est pas nécessaire. Si vous ne sentez pas de différence de tempé-
rature, vous devez arroser les plantes.

Comment arroser ?
Utilisez un arrosoir muni d’une pomme finement percée (voir point 2 de cette
fiche sur les outils) pour arroser les jeunes plantes. Pour les plantes plus
grandes, vous pouvez retirer la pomme de l’arrosoir. Pour les plantules, uti-
lisez un vaporisateur.
• Arrosez les plantes par temps nuageux et certainement pas en plein soleil,
car les gouttes d’eau tombées sur les feuilles produiraient un effet de
loupe en renforçant le rayonnement solaire, ce qui brûlerait les plantes.
• Si possible, utilisez de l’eau de pluie pour l’arrosage des plantes. Vous
pouvez la récolter dans une citerne.
• L’eau ne doit pas être trop froide. Si l’eau provenant de la citerne est très
froide, remplissez un seau et laissez-le se réchauffer au soleil.
• Donnez aux plantes une bonne quantité d’eau en une fois plutôt que de
les arroser un peu tous les jours. Cela permet aux plantes de former de
bonnes racines et de ne pas les rendre dépendantes de l’eau qu’elles rece-
vraient tous les jours.

4
3. LE BUTTAGE
Qu’est-ce que le buttage ?
Le buttage consiste à élever de la terre autour de la tige d’une plante.

Pourquoi butter des plantes ?


Le buttage stimule la croissance de la partie enterrée de la tige.
Cette technique permet de protéger les jeunes plantes contre les gelées noc-
turnes. Les terres buttées se réchauffent plus rapidement et la pluie s’en éva-
cue mieux. De plus, en buttant des plantes, vous éliminez les mauvaises
herbes.

Comment effectuer le buttage ?


Prenez de la terre se trouvant entre les rangées et poussez-la vers les plantes
à l’aide d’une binette ou à la main.

III. GESTION DURABLE DE L’EAU


Les légumes contiennent beaucoup d’eau : les pommes de terre jusqu’à 77 %, les
choux jusqu’à 93 % et les salades jusqu’à 95 %. L’eau transporte les miné-
raux depuis les radicelles jusqu’aux feuilles. Pour donner un exemple parmi
les légumineuses, le transport d’un kilo d’éléments minéraux requiert plus de
350 litres d’eau. Un apport régulier d’eau est donc vital pour les légumes.

Il convient d’orienter le potager de manière à devoir lui apporter le moins


d’eau possible. S’il est tout de même nécessaire d’arroser, utilisez de l’eau
de pluie plutôt que de l’eau du robinet. Vous pouvez récolter de l’eau de pluie
dans une citerne, dans un puits ou dans un tonneau.

Dans un sol trop mouillé, les plantes risquent de ne pas absorber suffisam-
ment d’éléments nutritifs, ce qui perturbe leur croissance et les fait périr.
• Creusez des rigoles autour de votre jardin.

5
• Cultivez les plantes sur des lits surélevés : surélevez la terre de la parcelle
de façon à ce qu’elle soit plus haute que le sentier. Vous pouvez consoli-
der les bords de ces lits à l’aide de bois ou de pierres.

Dans un sol trop sec, la récolte est moins importante, les légumes montent
(ils fleurissent trop vite) et ils sont fragilisés à cause d’infestations parasi-
taires et de maladies.
• Couvrez le sol d’un paillis (voir la fiche 3 relative à l’analyse et à l’amen-
dement des sols).
• Arrosez les légumes.
• Pour inciter les plantes à s’enraciner plus profondément, n’arrosez pas les
légumes plus d’une fois par semaine ; ils chercheront de l’eau plus acti-
vement.

Les plantes sont plus sensibles au stress hydrique durant certaines périodes
de leur croissance qu’à d’autres moments.

1. LORS DU SEMIS
Les graines doivent absorber de l’humidité pour pouvoir se développer. Pla-
cez les graines directement en contact avec la terre humide. Si la terre a été
travaillée juste avant le semis, tassez-la encore un peu pour éviter que la
couche supérieure du semis ne se dessèche.

Si vous commencez à arroser les graines après le semis, vous devrez pour-
suivre l’arrosage sans interruption. Il est néfaste de donner de l’eau un jour,
puis d’arrêter l’arrosage durant deux jours. En effet, le germe formé dans la
terre ne peut pas se dessécher durant la germination. Il ne convient pas d’ar-
roser trop abondamment, car les graines peuvent pourrir. Ne les arrosez pas
d’un jet d’eau, mais bien en utilisant une pomme d’arrosoir finement percée
(voir le dessin au point 2 de cette fiche consacrée aux outils) ! Versez l’eau
en fine pluie sur les graines.

Si la sécheresse ou chaleur persistent, vous pouvez couvrir le semis d’un sac


de jute humide que vous arroserez délicatement. Vous maintiendrez ainsi la
terre humide et vous l’empêcherez de former une croûte. Chaque jour, véri-
fiez si les graines germent ! Après la germination, vous devrez retirer la toile
pour permettre aux plantules de recevoir de la lumière. Retirez la toile en
soirée pour éviter un trop grand choc.

2. LORS DE LA (TRANS)PLANTATION
• Placez les plantes dans une bassine remplie d’eau durant deux heures pour

que les mottes s’imprègnent bien d’eau.


• Plantez de préférence par temps nuageux ou pluvieux, en soirée.
• Pour protéger une plante d’un soleil de plomb au cours des premiers jours,
vous pouvez la recouvrir d’un pot en pierre renversé durant les heures les

6
plus chaudes ou (plus tard) vous pouvez placer ce pot du côté sud de la
plante.
• Vous pouvez aussi placer des branches garnies de feuilles (provenant de
votre haie, par exemple) du côté ensoleillé de chaque plante, comme om-
brage temporaire.
3. STADES DELICATS
Durant la croissance, certains légumes ont besoin d’une plus grande quantité
d’eau à certains stades :
• Haricots : au début de la floraison et lorsque les cosses se forment ;
• Salades : 7 à 10 jours avant la récolte ;
• Choux d’été, chou-fleur d’été et d’automne : 2 à 3 semaines avant la
récolte :
• Courgettes : lors de la fructification ;
• Petits pois : lors de la floraison et au moment de la formation des cosses
• Pommes de terre : lorsque les tubercules ont la taille d’une bille ;
• Maïs doux : au début de la floraison et lorsque les épis grossissent ;
• Tomates : dès la floraison ;
• Brocolis, céleris, épinards : toujours en cas de sécheresse.

Les légumes-feuilles, comme les salades et les épinards, exigent beaucoup


d’eau.
Les jeunes plantes ont de petites racines et sont plus sensibles à la sécheresse
que les plantes plus âgées qui possèdent un système racinaire développé.
COMMENT ARROSER ?
4.
Pour les plantes plus grandes, comme les choux et les tomates, vous pouvez
creuser une petite rigole autour de leur pied pour y verser de l’eau.
Pour les légumes comme les salades, les épinards et les oignons, creusez un
petit canal entre les rangées.
Pour éviter la formation d’une croûte de terre dure, vous pouvez recouvrir la
rigole ou le canal d’un peu de compost ou de paillis après l’arrosage.
En enterrant un pot ou une bouteille, vous pouvez donner beaucoup d’eau
tout en dosant l’arrosage.
Si vous disposez d’un paillis épais au pied des plants de tomates, ils iront
chercher l’eau à 150 cm de profondeur. Vous ne devrez donc plus les arroser.

7
Durant les mois d’été secs, arrosez les poireaux tous les jours. La stagnation
de l’eau permet de noyer les larves de teigne du poireau.

5. QUAND FAUT-IL ARROSER ?


En principe, il vaut mieux arroser le matin afin d’éviter un trop grand refroi-
dissement du sol et laisser assez de temps aux plantes pour sécher.
En été, vous pouvez arroser le soir pour éviter que l’eau ne s’évapore trop
vite et pour empêcher les gouttes de produire un effet de loupe, ce qui brûle-
rait les plantes.
Attention : les légumes qui restent humides (comme les tomates) subissent
plus vite les attaques de champignons. Vous devez donc les arroser le matin
!

Cours 2 : Choix et utilisation du matériel


d’entretien des végétaux

I. APERÇU DU MATÉRIEL NÉCESSAIRE

Les outils indispensables

Bêche (1) bêcher

Râteau (4) égaliser le sol

Binette (8) arracher des mauvaises herbes

Sarcloir arracher des mauvaises herbes

Les outils utiles

Fourche à bêcher (2) aérer un sol sablonneux, remuer le compost

Biobêche (3) aérer un sol lourd (pas nécessaire sur un sol sablon-
neux)
Plantoir (6) repiquer des plantes (par exemple, des choux)

Griffe (9) égaliser le sol, arracher des mauvaises herbes

Serfouette (7) arracher des mauvaises herbes

Arrosoir à pomme percée arroser


(10)

8
Seaux ou caissettes transporter des plantes, du compost...

Bottes et vêtements de tra- éviter de se salir


vail

II. L’ENTRETIEN DES OUTILS


Les outils sont en contact avec les plantes et le sol humide : ils peuvent rouil-
ler facilement. Un bon entretien est donc indispensable.
Entretien quotidien
Après chaque utilisation, brossez toujours l’outil pour éliminer la terre et ran-
gez-le dans un endroit sec.
Entretien annuel
Avant de ranger les outils pour une période plus longue (par exemple l’hiver),
éliminez tous les résidus de terre et de végétaux à l’aide d’une petite brosse.
Ensuite, vous pouvez enduire les outils d’huile végétale (pour salade, colza,
etc.) en utilisant une brosse de peintre. Evitez l’huile de moteur, dont les ré-
sidus pourraient entrer en contact avec les légumes

9
Cours 3 : Traitement phytosanitaire et apports en fumure

I. Généralités
1. Objectifs de la phytopathologie
La pathologie végétale (phytopathologie) est la science qui étudie les maladies des
plantes, surtout les maladies des plantes cultivées.
Les phytopathologistes étudient la biologie des plantes et des agents pathogènes des
plantes, et leurs interactions dans les environnements où les plantes sont cultivées. Les
phytopathologistes étudient les moyens de contrôler ou de réduire les maladies des
plantes, à la fois sur le terrain et après la récolte. Enfin, les phytopathologistes travaillent
avec les agriculteurs pour réduire la perte de récolte dues aux agents pathogènes des
plantes.
Etiologie: est l'étude des causes et des facteurs des maladies infectieuses et non infec-
tieuses. Les maladies des plantes sont dues à :
(1) Des organismes pathogènes : surtout : champignons, bactéries, virus, nématodes,
(2) Les maladies physiologiques : conditions environnementales qui ne sont pas favo-
rable pour la plante (manque des substances nutritives, l’inondation, trop de soleil,
etc.)
La distinction entre une maladie causée par un pathogène et une maladie physio-
logique n'est pas toujours facile à faire !

2. Place de la phytopathologie dans le processus de production, et l’importance des


maladies des plantes dans l'agriculture
Ravageurs et maladies représentent de grandes pertes de récoltes à travers le monde. Les
mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les maladies des plantes représentent chacun une
perte annuelle de récolte d'environ 15 %. Les maladies des plantes peuvent être :
 Maladies désastreuses, par exemple le mildiou des pommes de terre, la fusariose
du bananier ;
 Maladies limitants le rendement, comme la pourriture des racines ; Cultures de
mauvaise qualité, qui ne peuvent être facilement remarqués

10
 En outre, en particulier dans les pays tropicaux, les maladies des plantes causent
des pertes post-récolte des fruits et légumes.
3. Le concept de maladie des plantes : Quelles sont les fonctions d'une plante saine ?
Tous les organismes vivants ont certaines fonctions biologiques nécessaires à la santé.
Pour les plantes, ces fonctions biologiques comprennent :
1) Absorption d’eau et éléments minérales par les racines.
2) Transport d’eau et éléments minérales dans la plante.
3) La photosynthèse.
4) Transport des produits de la photosynthèse (sucres) tout au long de la plante.
5) Métabolisme et croissance.
6) Stockage de la nourriture.
7) Reproduction.
Tous les agents pathogènes des plantes interfèrent avec un ou plusieurs de ces fonctions
biologiques. Par exemple, un agent pathogène qui s'attaque aux feuilles réduira la capacité
de la plante à mener la photosynthèse. Un champignon qui attaque les racines de la plante
réduit l’absorption d’eau et d’éléments minéraux, ainsi que leur transport.
4. Les ennemis des cultures
Les ennemies sont nombreuses et variées ; à côté des ravageurs classiques, des in-
sectes et des maladies cryptogamiques, nous trouvons les bactéries et les virus, les ca-
rences, les phénomènes atmosphériques... En conséquence, il faut adopter une définition
qui englobe l'ensemble : « On désigne sous le nom d'ennemi tout ce qui est capable de
causer aux plantes cultivées des dégâts dont l'importance fixe la vigilante attention du
producteur.
Les dégâts occasionnés aux plantes cultivées et aux récoltes stockées, sont classés en
trois catégories :
 Ennemis des cultures : ils sont représentés par les animaux nuisibles, les
champignons et les bactéries parasites, les virus. Viennent ensuite les parasites
plus imposants comme les nématodes, minuscules vers qui mangent les racines,
les protozoaires et les insectes ravageurs. On peut rajouter les plantes parasites
telles que le gui, les cuscutes et les orobanches.
Le parasitisme effectué par d'autres plantes est de deux types : un hémiparasite,
comme le gui, est capable de photosynthèse mais puise la sève brute à partir d'un
autre végétal. Un holoparasite dépend entièrement de la plante hôte.

11
La compétition entre les plantes peut être considérée une agression. Cette compétition
peut avoir lieu pour la lumière, pour la nutrition. En ce qui concerne la compétition pour
la lumière, les espèces en compétition vont croître en hauteur le plus rapidement pos-
sible pour capter le plus de lumière. Pour la compétition vis à vis de la nutrition on
retrouve cette distribution entre les espèces. Chaque espèce occupe certains niveaux du
2 sol avec ses racines. En fait le phénomène de compétition est négatif pour une même
espèce. Certaines espèces possèdent une toxicité racinaire et foliaire. Le caféier lors de
l'émission des graines produit des composés toxiques qui empêche le développement
d'autres individus. Le mimosa, l'eucalyptus sont capable de télétoxie : leurs exsudats
racinaires empêchent le développement d'autres espèces. Enfin l'association de certaines
espèces entre elles empêchent le développement d'autres espèces.
 Phénomènes et éléments naturels : dans cette catégorie, nous trouvons :
les conditions atmosphériques défavorables, les éléments naturels insuffisants ou
en excès, ou intervenant sous diverses formes. C'est le cas des gelées, de la foudre,
de l'eau (y compris la neige et la grêle) ; ainsi que la chaleur, la lumière, l'air, la
nature du sol, les accidents de végétation et les maladies physiologique.
 Accidents : nous rangeons dans cette troisième catégorie les blessures cau-
sées lors des travaux culturaux, la pollution atmosphérique et l'action parfois no-
cive de certains engrais et pesticides.
5. Les symptômes
Le moment ou les symptômes apparaissent est souvent considéré comme le début
de la maladie, alors qu'il s'agit en réalité de l'extériorisation d'un processus dont l'origine
est antérieure et qui peut être détecté plus tôt quand on utilise des techniques appropriées.
On voit donc que la notion de maladie basée sur les symptômes, est relative et dépend des
critères utilisés pour la mettre en évidence. La maladie commence dès la première cellule
est infectes, mais elle ne se manifeste que lorsque les réactions s'extériorisent. La période
qui sépare ces deux stades est appelée temps d'incubation.
Les symptômes révèlent des altérations du végétale par-rapport au phénotype at-
tendu, tandis que les dégâts se rapportent au produit, ou au potentiel de production.
Certaines maladies sont caractérisées par des symptômes spectaculaires qui ne pro-
voquent guerre de dégât, notamment lorsqu'ils manifestent à des stades particuliers de la
croissance (jaunissement des céréales à la sortie d'hiver). D'autre en contraire ne présen-
tent que des symptômes limites, mais occasionnèrent des pertes économiques importantes.

12
Les symptômes comportent essentiellement de couleur, des altérations d'organes, des
modifications anatomique, des productions anormales de substance et des altérations di-
verses du métabolisme.

II. La lutte contre les pathologies végétales

1. Le « triangle de la maladie »
Pour qu'une maladie apparaisse, trois éléments doivent être présents. Trois pièces né-
cessaires :
1) Tout d'abord, il doit y avoir un hôte qui est susceptible (prédisposé) à devenir ma-
lade.
Par exemple, certains champignons pathogènes des plantes principalement attaquent les
jeunes racines et plants, donc nous pouvons dire que les plantes plus âgées ne sont pas
susceptibles à la maladie.
2) Deuxièmement, il doit y avoir un agent pathogène, que nous appelons parfois «
l’agent causal", qui est capable d'attaquer la plante.

3) Troisièmement, l'interaction entre l'agent causal et la plante doit se produire dans un envi-
ronnement qui est favorable (propice). Par exemple, certains agents pathogènes des plantes dans
le sol ne peuvent attaquer quand il y a beaucoup d'eau dans le sol, tandis que d'autres sont plus
actifs dans le sol sec. De nombreux champignons qui attaquent les feuilles des plantes nécessi-
tent une pellicule d'eau sur la surface des feuilles en vue de pénétrer dans la plante.
Nous pouvons illustrer l'importance de ces trois facteurs avec un modèle appelé le «
triangle de la maladie » (Figure 1). Le triangle de la maladie fournit également un moyen
de penser à lutter contre les maladies des plantes, car si nous pouvons éliminer ou de
réduire l'importance de l'une quelconque des trois côtés du triangle, nous pouvons élimi-
ner ou de réduire la maladie.

Figure 1. Le triangle de la maladie.

13
Par exemple, pour un champignon pathogène, l'application d'un fongicide peut tuer
l'agent pathogène et éliminer le côté du triangle "pathogène virulent". Or, si nous plantons
des cultures avec une résistance génétique à un agent pathogène (« résistance » est le
contraire de « susceptibilité »), nous pouvons éliminer ou réduire le côté du triangle de la
maladie étiqueté « hôte sensible". Comme autre exemple, parce que certains agents pa-
thogènes des plantes ont besoin d'eau pour attaquer les racines des plantes, nous pouvons
éliminer un‘ « l’environnement favorable » en drainant le sol, ou en plantant lorsque le
sol est sec.
Pour toutes les maladies des plantes, nous pouvons penser à des façons d'utiliser
le triangle de la maladie pour découvrir des mesures de lutte contre la maladie.
2. Les moyens de luttes
La lutte contre les pathologies peut être préventive ou curative. Au nombre des mé-
thodes curatives on distingue la lutte chimique et la lutte biologique. La lutte intégrée
associe les techniques préventives aux méthodes curatives.
2.1. La prévention
Certaines pratiques permettent de réduire de façon consistante l’incidence des maladies
sur les plantes. Une bonne maîtrise de l’irrigation est indispensable pour une prévention effi-
cace. Une rotation des cultures permet d’éliminer efficacement le stock de pathogènes dans le
sol. L’élimination des plantes malades et des débris végétaux infectés permet de freiner la pro-
pagation des pathogènes dans un champ. Lors du plantage et de l’entretien des cultures, il faut
éviter de blesser et d’endommager les plants. On cultivera de préférence des variétés résistantes
ou tolérantes aux pathologies locales. Les semences doivent être traitées avec des substances
adéquates et les outils de travail désinfectés. Le sol 4 peut également être désinfecté.
2.2. La lutte chimique
La lutte contre les maladies cryptogamiques se fait à l’aide de substances appelées
fongicides. Le cuivre fut le premier fongicide utilisé. Il fut notamment utilisé contre le
mildiou de la vigne. Puis on utilisa la bouillie bordelaise qui est du sulfate de cuivre neu-
tralisé
à la chaux. Aujourd’hui on utilise des molécules de synthèse à cet effet. Les carbamates
(pesticides) furent pendant longtemps utilisés. Aujourd’hui les molécules utilisées sont
pénétrantes ou systémiques.
La lutte contre les bactéries s’effectue grâce à des bactéricides. Autrefois des anti-
biotiques furent utilisés à cet effet. Aujourd’hui cette pratique est interdite à causes des

14
risques qu’elle pourrait entraîner pour la santé humaine. En effet on craint que les bactéries
phyto-pathogènes ne développent des gènes de résistances, qui pourraient être transmis
aux pathogènes de l’homme.
2.3. La lutte biologique
Elle consiste à utiliser des agents biologiques pour lutter contre les agents patho-
gènes et les vecteurs de maladie. En fonction de l’organisme à combattre on peut utiliser
des bactéries, des insectes, des champignons et même des virus. Ainsi la mosaïque afri-
caine du manioc a été freinée en utilisant une minuscule guêpe d’Amérique du sud. On
combat Erwinia amylovora, l’agent pathogène du feu bactérien par l’intermédiaire d’Er-
winia herbicola.
2.4. La lutte intégrée
Elle résulte de la combinaison de plusieurs techniques de lutte associées au facteur
environnemental. Elle permet une combinaison harmonieuse de toutes ces techniques. Les
molécules chimiques sont associées aux bonnes pratiques agricoles et aux ennemis natu-
rels des pathogènes. On fait aussi appels aux symbiotes à l’instar des mycorhizes. Le sys-
tème de défense de la plante est stimulé en vue de lutter naturellement contre les patho-
gènes. Cette technique de lutte est non seulement efficiente mais aussi peu dommageable
pour l’environnement. Elle entre dans le cadre de l’agriculture durable.

III. Gestion et maîtrise des maladies et ravageurs

1. Les principales maladies sous abris

L’Oïdium
 Facilement reconnaissable par sa sporulation blanche

 Il existe 2 types d’oïdiums :


Externe : le champignon se développe entièrement sur la surface
externe de différents organes des plantes, entrainant à terme leur
dessèchement

• Interne : une partie du champignon se développe à


L’intérieur (mycélium) de la plante et une autre à
l’extérieur (spore)
 Se développe principalement en saison fraîche Cut
 Concernées :

15
• Externe : Concombre, courgette, melon, fraise
• Interne : Poivron
 L’oïdium externe entraîne un dégât indirect sur les
plantes en limitant la photosynthèse
 L’oïdium interne aura pour conséquence la défoliation
des plants
Oïdium externe

Oïdium interne

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La cerposcoriose

 La culture concernée par cette maladie est la salade


 C’est une maladie tropicale

 Elle se développe principalement en saison chaude

 Apparaît lors des périodes de fortes chaleurs et d’humidité Peut


se propager via l’eau et les éclaboussures
 Reconnaissable par ses tâches nécrotiques en forme concentrique
avec un point blanc au centre

Lors de fortes attaques, les taches confluent et les feuilles se nécrosent


entièrement

Lors de fortes attaques, les taches confluent et les feuilles se nécrosent entièrement

L’Anthracnose

 Les principales cul-


tures concernées par cette maladie sont le poivron, le piment et
la fraise
 Se développe principalement en saison chaude

17
 Apparaît surtout lors des périodes de fortes pluies et d’humidité
Peut se propager via l’eau et les éclaboussures
 Reconnaissable par ces taches nécrotiques en forme concen-
trique avec un point blanc au centre
 A ne pas confondre avec l’alternaria ou la cercosporiose (symp-
tômes sur feuilles identiques)
Poivron Poivron fraise

La Cladosporiose
 La culture concernée par cette maladie est la tomate

 Se développe toute l’année par forte hygrométrie et par


manque d’aération
 Les attaques débutent normalement par le bas des plants de
tomates
 Décoloration jaune sur le dessus des feuilles

 Sporulation brune sur le dessous des feuilles

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Le Pythium
 La principale culture concernée par cette maladie racinaire
est le concombre
 Se développe surtout par fortes chaleurs et lors d’hygrométrie
élevée et manque d’aération
Se développe facilement sur des systèmes de cultures dont les
réseaux d’irrigation ne sont pas désinfectés ou sur pains de cul-
ture réutilisés
Les attaques arrivent généralement en début de Cycle après repiquage.

La Fumagine
 La fumagine est un complexe de
champignons qui se développe sur le
miellat (substance sucrée) déposé sur
les plantes (tiges, feuilles, fruits) ou
les supports de culture, par divers
insectes piqueurs suceurs (pucerons,
aleurodes, cochenilles, …)
 N’impacte pas directement les
plantes, la fumagine va bloquer la
lumière diminuant ainsi l’action
photosynthétique des plantes et donc
Potentiellement le rendement
 Déprécie la qualité visuelle et de
Conservation des fruits recouverts de
fumagine
 Difficulté pour le nettoyage des fruits

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Les bactéries

Erwinia et Pseudomonas

 Peuvent atteindre de nombreuse cultures

 Se développent surtout par fortes chaleurs et hygrométrie


élevée
 Se développent facilement sur des systèmes de cultures dont
les réseaux d’irrigation n’ont pas été désinfectés ou sur pains
de culture réutilisés
 Les attaques arrivent généralement lorsque les plantes sont
en pleine production ou proches de la récolte
 Une mauvaise gestion de l’irrigation et de la fertilisation
(EC – pH) peut grandement favoriser l’apparition de ces
bactéries

Erwinia sur salade

Effondrement brutal d’un plant de salade en Les tissus du collet de cette salade ont pris
une teinte culture NFT verdâtre et finissent par se liquéfier. Une odeur nausée abonde accom-
pagne ces symptômes

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Pseudomonas sur tomate

Le feuillage de ce plant finira ou Moelle noire par se nécroser entièrement Vous


pouvez observer que le système racinaire reste sain

Le virus : TYLCV
 Tomato Yellow Leaf Curl Virus
 Le virus des feuilles incurvées
jaunes de la tomate
 N’infecte que la tomate
 Transmis strictement par l’aleu-
rode Bemisia tabaci
 Toute solanacée peut être un por-
teur sein du TYLCV et donc source
d’infection

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III. Application d’un engrais, un amendement, un produit phytosanitaire
solide

J’ORGANISE MON TRAVAIL


Je me prépare : • Je me remémore les consignes de sécurité relatives à l’application d’un
engrais, un amendement ou un produit phytosanitaire solide et consulte les précautions spéci-
fiques à ce produit

• Je m’équipe des EPI prescrits dans la notice


• Je m’informe de la quantité à appliquer sur la surface à traiter
• Je prépare l’épandeur et place judicieusement le stock de produit si je dois faire le plein
de l’épandeur 2

• . J’applique le produit :

• J’adapte ma vitesse de déplacement à la quantité de produit à appliquer sur la surface à traiter

• Je veille à ce que le produit soit épandu de manière homogène, en particulier s’il est
appliqué manuellement
• Je suis attentif à préserver les zones à ne pas traiter 3. Je nettoie le matériel d’épandage

Je me lave soigneusement les mains d’abord, le visage ensuite

IV. Défense des cultures

Ennemis/
Cultures Dégâts Traitements
maladies
• La plante pousse mal
• Le bout des feuilles se • Diméthoate EC
Thrips dessèche • Dècis EC
• Les feuilles se
recroquevillent
Oignon Chenilles Dècis EC en cas de
rongent trouent le feuillage
(spodoptera) pullulation
à l’endroit de la pourriture • Éviter une irrigation
Pourriture blanche se développent de filaments abondante
du bulbe blanchâtres • arracher et brûler les
plantes attaquées

Ennemis/
Cultures Dégâts Traitements
maladies

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Chenilles (borer du Dévorent les feuilles, le • Diméthoate EC
chou) cœur et les pommes • Karaté
Mildiou
Chou Feuilles mouchetées Fongicide approprié
(peromospora
prasitica sp.
Taches arrondies, brunes
Altenariose Fongicide approprié
sur les feuilles
• Croissance réduite
Nématodes • Galles sur les racines Rotation culturale
Carotte secondaires
• Lésion noire sur les
feuilles
Altenariose Fongicide approprié
• Jaunissement des
feuilles
• Croissance réduite • Rotation culturale
Nématodes • Galles sur les racines • Traitement au furadan
secondaires granulés en pépinière
• Coupent les bouquets
Chenilles de fleurs • Diméthoate EC
Tomate (noctuelles) • Rongent et trouent les • Karaté EC
fruits
• Lésion noire sur les
feuilles
Altemariose Fongicide approprié
• Jaunissement des
feuilles
• Jaunissement des Diméthoate EC
feuilles
Acariose bronzée
• Brunissement des
feuilles
Mildiou Maladie sur feuilles Fongicide approprié
Pourriture et chute des
Botrytis et Bremia feuilles captafol 25g/10L
Cercosporiose lésion noire sur les feuilles benomyl
Laitue Insectes rongent et trouent les
malathion filitox
(crisomelides) feuilles
mauvais développement
Virus des feuilles et Elimination des plants
jaunissement de la plante infestés
Piquent et sucent la sève et • Karaté EC
Puceron vecteurs des maladies • Diméthoate EC
virales
Poivron / Pourriture et chute Diméthoate EC
piment Mouches des fruits
prématurée des fruits
• Croissance réduite • Rotation culturale
Nématodes • Galles sur les racines • Traitement au furadan
secondaires granulés en pépinière

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Virose • Mauvais
développement de la Utilisation des boutures
plante saines
Patate
douce • Décoloration du
feuillage
• Croissance réduite
• Rotation culturale
Nématodes • Galles sur les racines
• Solarisation
secondaires
• Déformation des
Manioc feuilles • Variété résistante
cochenilles
• Défoliation et • Utilisation des boutures
Farineuse
blanchissement du saines
feuillage

Ennemis/
Cultures Dégâts Traitements
maladies
• Croissance réduite • Rotation culturale
Nématodes • Galles sur les racines • Traitement au furadan
secondaires granulés en pépinière
• Diméthoate EC
Coutelière Trouent les tubercules • Insecticide micro
africaine granulé
• Dècis EC
Pomme de Rongent le feuillage et • Diméthoate EC
terre chenilles
coupent les tiges • Dècis EC
• Croissance réduite • Rotation culturale
Nématodes • Galles dans les • Traitement au furadan
tubercules granulés en pépinière

 Lors de l’utilisation des produits phytosanitaires mentionnés dans le tableau ci-


dessus, on prendra garde aux points suivants :
 Ne pas utiliser continuellement un produit identique. Si l’on utilise de façon
continue un même produit phytosanitaire, certains insectes nuisibles commenceront
à développer une résistance à ces produits, et l’effet insecticide de ce produit
diminuera.
 En particulier, pour les produits de la catégorie des phosphores organiques (le
Malathion filitox du tableau ci-dessus), ou les pyréthroïdes (Karaté EC, Dècis EC
du tableau ci-dessus), on se limitera à 1 ou 2 utilisations par campagne. Par ailleurs,
dans la mesure du possible, on évitera l’utilisation des pyréthroïdes en début de
cultures, et on recourra à des produits sélectifs (TITAN EC, EMACOT etc.).
 Comme toutes sortes de produits sanitaires sont sur le marché en plus des produits
mentionnés dans les tableaux précédents, dans la mesure du possible, on achètera
plusieurs produits dont les caractéristiques insecticides sont différentes et on les

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utilisera tour à tour. Si l’on a des incertitudes sur les caractéristiques insecticides
d’un produit, on posera la question à son agent vulgarisateur.
 On envisagera aussi en fonction des besoins le recours aux produits phytosanitaires
organiques présentés dans le tableau ci-dessous :

Les différents produits phytosanitaires organiques qui peuvent être fabriqués, leur
mode de fabrication, leurs effets

Matériaux Mode de fabrication et d’utilisation Effets


Mettre une poignée de piments séchés dans 1 Effet répulsif sur les
litre d’eau bouillante, et les laisser macérer pucerons, les heliothinae
durant 24 heures. Ajouter à cela 5 g de savon, (noctuelles), les acariens. On
Piments +
bien mélanger et épandre sur la face des peut aussi en attendre un
savon
feuilles. Comme les effets ne durent pas, il effet insecticide.
est souhaitable d’épandre ce produit au
minimum 1 fois tous les 2-3 jours.
Mettre des feuilles de tabac (10 g environ) Effet insecticide sur les
dans 1 litre d’eau à macérer durant 24 heures. pucerons, les chenilles
Ajouter à cela 5 g de savon, bien mélanger et vertes, les punaises, les
épandre sur la face des feuilles. Comme les acariens, etc.
Tabac +
effets ne durent pas, il est souhaitable
savon
d’épandre ce produit au minimum 1 fois tous
les 2-3 jours. On évitera autant que possible
d’utiliser ce produit sur les cultures de
solanacées.
Cendres Les cendres de paille et de bois seront Elles exercent un effet
de paille et épandues directement sur les plantes. La répulsif face aux pucerons,
de bois durabilité de leurs effets est extrêmement aux noctuelles etc.
faible.
Plonger des feuilles de neem dans de l’eau Effet répulsif sur beaucoup
bouillante et les laisser macérer durant 24 d’insectes nuisibles. À part
heures. Ajouter à cela 5 g de savon, bien cela, enfouir des feuilles de
Neem +
mélanger et épandre sur la face des feuilles. neem dans le sol permet de
savon
Le produit tient environ une semaine, mais il lutter contre les nématodes
ne faut pas en attendre des effets
particulièrement puissants.
Râper une gousse d’ail et la mélanger à 1 litre Effet répulsif notamment sur
Ail +
d’eau. Ajouter à cela 5 g de savon, bien les tétranyques et les
savon
mélanger et épandre sur la face des feuilles. chrysomèles.

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